Jeudi 9 février 2012 à 8:11

Biologie, santé.

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Les titres des journalistes, à la recherche du sensationnel, sont souvent trompeurs !
Les biologistes ont parfois des idées qui nous paraissent saugrenues jusqu'à ce qu'ayant lu l'article, on en comprenne le sens.

J'ai lu récemment dans Sciences News, un titre qui disait que grâce à l'électricité on pouvait faire pousser des yeux de grenouille dans leur intestin.
                J'avoue que je me suis imaginé, regardant dans mon intestin si ma digestion se passait bien, et bien que n'étant pas grenouille – même de bénitier, ce grand coquillage des mers du Sud – cela m'a semblé bizarre comme situation.

Ce n'est pas une blague que je vous raconte, malgré ma tendance à parfois être facétieux.

Des scientifiques ont réussi à créer un têtard capable littéralement de se voir digérer, car l'animal en question a un œil dans le ventre.
                 L'équipe du biologiste Michael Levin, spécialiste de l'évolution à l'université de Medford, Massachusetts (Etats-Unis), a manipulé les cellules abdominales du têtard de sorte qu'elles se retrouvent dans un état électrique bien précis. Ces cellules se sont alors développées jusqu'à devenir un œil parfaitement formé, et les chercheurs affirment que cela serait possible dans n'importe quelle partie de l'organisme.
                Cette expérience constitue un grand pas en avant dans le domaine de la régénération des organes et des membres : on peut imaginer que quelqu'un qui aura perdu un bras ou une jambe aura peut-être la possibilité d'enfiler une manche spéciale qui enverra des impulsions électriques sur les cellules de la plaie pour qu'elles fassent repousser le membre disparu.

Jusqu'à présent, les spécialistes de l'évolution partaient du principe que ce sont des messagers chimiques – des molécules spécifiques - qui permettent le développement de structures biologiques comme les yeux ou les membres.
                Déjà, l'équipe de Michael Levin était parvenue à faire repousser la queue d'un têtard en injectant du sel dans les cellules caudales afin de modifier leurs propriétés électriques.

Je vous ai déjà expliqué, à propos de la conduction de l'influx nerveux, que lLes cellules sont équipées de , formés par des protéines spécifiques, portes microscopiques, qu'elles peuvent ouvrir ou fermer afin de contrôler le flux, à travers leur membrane, d'ions tels que le sodium, le potassium et le calcium. Je vous ai montré que ces migrations d'ions engendrent des différences de potentiel électriques importantes dans les neurones.
                 Dans les cellules autres – sauf peut être dans les muscles, - la dépolarisation générée par la circulation de ces ions est infime, de l'ordre de quelques millivolts, mais, Michael Levin et ses collaborateurs ont découvert que ces minuscules écarts de tension entre les cellules ont une influence importante sur leur migration et leur développement.

Environ dix-neuf heures après la fécondation des œufs, le potentiel de membrane de certaines cellules de la tête des têtards chute à environ - 20 millivolts, et ces cellules sont situées à I'emplacement exact où apparaîtront les yeux plus tard. Par ailleurs, l'injection de produits chimiques empêchant cette baisse de tension bloque la formation des yeux.
                L'équipe de Michael Levin a donc greffé des canaux ioniques dans certaines cellules des têtards afin de déclencher une chute de tension à - 20 millivolts. Dans toutes les zones où les canaux ont été implantés, on a observé la formation d'un œil.
               Jusqu'alors, les chercheurs pensaient que seules certaines cellules de la tête étaient capables de générer des yeux quand on injectait dans l'organisme des protéines spécifiques qui commandent le développement de l'œil. Le potentiel électrique conditionne le développement d'un œil presque n'importe où, ce qui signifie que l'électricité peut remplacer l'information chimique, et c'est plus facile d'agir par cette méthode.
                L'équipe de Michael Levin tente actuellement de déterminer les conditions exactes dans lesquelles apparaît le potentiel de membrane et de mieux comprendre le processus qui conduit ensuite à la formation d'un œil. Les scientifiques cherchent par ailleurs à établir si d'autres organes possèdent, eux aussi, des signatures électriques spécifiques.

Le rôle de l'électricité dans le corps humain est relativement peu étudié, hormis sur les neurones et les muscles, mais les découvertes originales et intéressantes de cette nouvelle étude pourraient bien inciter de nouveaux biologistes à se pencher sur le sujet.

Mercredi 8 février 2012 à 8:25

Paysages

t en intermède et pour rappeler les images que nous voyons depuis dix jours à la télé, jusqu'où ne va pas la neige ?

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Mardi 7 février 2012 à 8:25

Actualité

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    Je regardais au journal télévisé, des automobilistes interrogés par les journalistes, qui râlaient contre les pouvoirs publics, suite aux intempéries.
    Je comprends l'un d'entre eux qui avait mis six heures pour faire 15 km sur l'autoroute. La faute à une semi remorque qui avait bravé les interdictions de circuler, était sorti du parking où il était contraint de se garer, et s'était mis en travers de la chaussée.
    Il a fallu amener un camion grue pour le remettre sur roues et ce camion grue avait du mal à venir vu l'embouteillage et la neige.
    En fait cela prouve surtout l'indiscipline de certains qui n'appliquent pas les règles de sécurité et portent ainsi préjudice aux autres. Ils mériteraient d'être sanctionnés.

    Mais je suis aussi étonné de l'inconséquence de certains automobilistes : un retraité se plaignait parce que dimanche, il avait été deux heures en retard à un déjeuner de copains. Quand on prévoit des intempéries, si c'est un déplacement vital, on essaie de le faire, mais si ce n'est pas indispensable, on le remet et on n'en fait pas toute une histoire.
    De même que lorsqu'on fait du voilier pour son plaisir, on ne sort pas du port par tempête.

    Je trouve aussi que les gens ne supportent plus la moindre contrariété aujourd'hui. Ils étaient rentrés chez eux dimanche soir, par le train, qui avait eu deux heures de retard et critiquaient vivement la SNCF.
Ont ils jamais de leur vie entretenu ou conduit un train? Pourquoi le grand froid ne perturberait il pas la marche d'un train ?
    Peut être auraient ils pu, pour une fois, se passer de partir en week-end.
    Que diraient ils, s'ils étaient à la place des pauvres gens qui n'ont pas de quoi se loger et manger à leur faim?

    Un autre était virulent parce que, dans sa ville, les saleuses n'étaient passées que vers 11h du matin dimanche. Moi jz trouve que c'est extraordinaire de dextérité. La neige, en région parisienne a commencé à tomber à 8h. Les cantonniers ont quand même le droit, comme la personne qui râlait, de dormir chez eux la nuit du samedi au dimanche.
Aller les chercher, équiper les saleuses, se rendre sur les lieux, sabler toutes les rues (les unes après les autres forcément, pas toutes en même temps) et que ce soit fait à 11h.!!!
    Ce râleur ferait il mieux à leur place?

    Un autre se plaignait auprès du Ministre des Transports que des routes secondaires n'avaient pas été déneigées. Pour une fois je suis d'accord avec le Ministre, qui répondait que lorsqu'il y a partout en France de la neige, on est obligé d'établir des priorités dans le déneigement, qu'on ne peut avoir des saleuses pour faire face à un enneigement partout à la fois, car cela coûterait trop cher au contribuable pour une fréquence annuelle faible.
    Il est certain qu'au Canada par exemple, où cela est fréquent on peut avoir des moyens plus importants, et également rendre les pneus neige obligatoires, et pour quelques cm de neige, cela suffit pour circuler.

    Je me souviens de l'hiver 1945, où il y a eu de grandes chutes de neige, jusqu'à 50 cm en certains endroits. C'était juste après la guerre et on n'avait presque pas de chauffage. Il n'y avait pas de transport et les enfants allaient à l'école, s'enfonçant dans la neige jusqu'aux genoux. Je m'en souviens, j'avais 13 ans. Nous ne trouvions pas cela agréable, mais nous ne nous plaignions pas.
    Maintenant on ne supporte plus rien, même pas quand on est heureux.

Lundi 6 février 2012 à 8:11

Politique, économie, religion.

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      Dans l'article du 31/1/2012, sur notre petit Nicolas bienaimé, j'avais cité deux appellations des services des entreprises s'occupant des personnels : « Relations humaines » autrefois, « Ressources humaines » aujourd'hui. Cela a étonné mes jeunes correspondant(e)s, qui font leurs études et ne connaissent pas encore le milieu du travail.
      J'ai reçu beaucoup de mails me demandant de préciser les points de vue des entreprises dans ce domaine.
      Je ne voudrais pas généraliser intempestivement, car il existe encore des entreprises, (en général moyennes ou petites) où l'homme est respecté.
      Je vais donc plutôt vous parler du point de vue différent, suivant que le dirigeant y est ingénieur ou financier.

      Une entreprise a une production qu'elle vend :  celle ci peut être très diverse : matérielle, virtuelle ou intellectuelle, des objets, des services, des finances, et son statut peut être très divers entreprise privée, publique, organisme, coopérative, association....

      Une entreprise à quatre sortes de besoins prioritaires :
          - de l'argent pour financer son fonctionnement;
          - des investissements pour mettre sur pied son outil de production (bâtiments machines, installations et matériels divers...)
          - de la matière première qui peut être très diverse d'une entreprise à l'autre, selon sa destination.
          - des hommes qui effectuent le travail.
      Et elle doit vendre ce qu'elle produit, pour faire entrer de l'argent et ainsi, entretenir le fonctionnement de son activité.
      Cela est vrai quelque soit la destination de l'entreprise, mais évidemment dans des proportions différentes selon par exemple qu'il s'agit d'une usine qui produit des objets ou une société d'import-export. C'est vrai pour l'ingénieur comme pour le financier.

      Mais il y a ensuite en général, une très grande différence entre le point de vue de l'ingénieur et du financier : le but poursuivi .    

      Le financier, qui dirige une entreprise, a un but prioritaire, minimiser l'argent nécessaire au fonctionnement et maximiser l'argent résultant des ventes et donc maximiser les profits des actionnaires, (et aussi son propre salaire).
     Certes pour l'ingénieur qui dirige une entreprise, celle ci soit être rentable, ne pas perdre d'argent, ne pas générer des dettes qu'elle ne puisse rembourser, et rémunérer ceux qui en sont propriétaires ou lui ont confié de l'argent (les actionnaires), mais cette rémunération doit rester raisonnable et compatible avec le fonctionnement de l'entreprise.
    Dès lors ingénieur et financier ne voient pas les besoins de l'entreprise de la même façon.

    Pour l'ingénieur l'argent nécessaire au fonctionnement ne doit pas être gaspillé et doit être dépensé à bon escient, en fonction des besoins prioritaires et dans un souci d'économie. Certes si de l'argent est disponible, il ne doit pas dormir et il faut le placer. Mais l'argent de l'entreprise ne doit pas être utilisé à des spéculation sauf si la vocation même de l'entreprise est la spéculation (mais il n'y a alors pas besoin d'ingénieur pour cela !).
    Pour le financier, il faut à tout prix minimiser les dépenses, et peu importe le moyen de faire fructifier l'argent.

    Pour le financier, les investissements ne sont vus que sous l'aspect « retour d'investissement » : il faut qu'il apportent le plus vite possible des rentrées d'argent.
    S'il est plus rentable de produire dans une usine sans hommes, il faut de faire, et l'ordinateur est avant tout un outil d'automatisation.
    Pour l'ingénieur l'investissement et l'ordinateur sont des outils au service des hommes qui font fonctionner l'entreprise, pour les aider dans leurs tâches. Certes on doit avoir un retour d'investissement raisonnable, mais, avant d'investir, il faut en étudier les répercussions techniques et humaines.

    De la même façon le financier doit rechercher le coût le plus bas des matières. Bien entendu il faut que le produit soit encore d'une qualité suffisante pour le faire vendre. Mais à court terme et si, lorsqu'il ne sera plus à la tête de l'entreprise, le produit ne lui survit pas longtemps, c'est le dernier de ses soucis. Il faut que l'argent soit vite gagné.
    Il faut jouer sur la publicité, sur le besoin, et peu importe qu'un matériel ne dure que trois ans si on habitué le consommateur à le changer plus fréquemment.
    L'ingénieur a le souci de la qualité parce qu'elle est la réputation de « son » produit auprès de « ses » clients et qu'il s'en sent responsable vis à vis d'eux. Certes la qualité a un prix, et il faut que celui ci ne soit pas exagéré, mais c'est à lui ingénieur, de faire concevoir un produit en conséquence. L'ingénieur compétent est habitué à prévoir et a donc le souci du long terme.

    C'est certainement au sujet des hommes que la divergence est la plus grande.
     L'ingénieur respecte les autres hommes (et femmes) de l'entreprise; il estime qu'il a simplement eu la chance de pouvoir faire plus d'études qu'eux.
     Il pense qu'un des buts de l'entreprise est aussi de procurer du travail et des moyens financier pour vivre, à ceux qu'elle emploie.
     Même s'il est à la tête de l'entreprise, il essaie de prendre le temps d'aller voir dans les atelier et les bureaux quelles sont les conditions de travail, il ne néglige pas l'hygiène et la sécurité, et il sait que pour que ceux qui sont dans l'entreprise la servent bien, il faut qu'ils soient motivés et que cette motivation passe par un minimum de satisfaction de leurs besoins.
    Il sait (voir mon article sur la pyramide de Maslow le 26 mai 2007 ) que l'homme a d'abord des besoins matériels indispensables à sa survie et à sa sécurité (que le financier et trop souvent le politique qualifient de façon inappropriée de « besoins sociaux »), mais qu'il a besoin aussi d'appartenance à une famille et à un groupe, de reconnaissance et de considération, et finalement de réalisation de lui même et d'accéder à une certaine connaissance, à certaines activités, à une certaine réussite.
    Bref chaque homme a besoin d'une part de bonheur, à tous les niveaux de l'entreprise, et pas seulement pour ses dirigeants et les nantis de cette terre.
    Pour la plupart des financiers qui dirigent aujourd'hui une entreprise, l'homme qu'elle utilise n'est qu'un numéro, un rouage, auquel il se sent très supérieur, de par sa position hiérarchique, et peu importe ce qu'ils deviennent, pourvu que l'entreprise puisse fonctionner et produire des gains financiers. La délocalisation n'est pas un problème : les hommes ne sont qu'une ressource, comme les matières ou les investissements.

    C'est pour cela que les « relations humaines » sont devenues les « ressources humaines ».
    Mais il ne faut pas voir que le mauvais coté de ce terme.
On peut aussi penser qu'il faut « optimiser » cette ressource qui est « précieuse » pour l'entreprise, et donc qu'il faut former sa main d'oeuvre, qu'il faut lui reconnaître un minimum de considération et de respect et faciliter ses conditions d'emploi.
    Une ressource est précieuse, on réfléchit aux conséquences avant de la délocaliser.

    Sans doute, me direz vous, je généralise et je caricature ! C'est vrai.
    Mais pendant des années, je me suis occupé dans une grande entreprise, du personnel, des investissements, de l'informatique et des finances correspondantes, et j'ai gardé, depuis que je suis à la retraite, des contacts avec les entreprises actuelles et malheureusement, je constate que trop souvent la réalité ressemble à ce que je viens de caricaturer.

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Dimanche 5 février 2012 à 8:12

Paysages

Puisque nous sommes en période de grands froids, pour ne pas créer des différences de température trop importantes, voici quelques autres aspects des paysages de neige, l'architecture ou la ville sous leur manteau blanc :

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Samedi 4 février 2012 à 8:27

Politique, économie, religion.

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Des correspondant(e)s me demandent ce que je pense des dires de Sarkozy et de Hollande sur les banques. Je ne suis pas très calé en économie et je ne peux donc donner un avis pertinent; je me contenterai de dire mon opinion personnelle et mes doutes.

Dans leurs services aux particuliers je ne critiquerai pas trop les banques si ce n'est sur deux points :

                     - le premier c'est que leur service est trop cher , notamment sur les services sur internet, qui ne leur coûtent pas grand chose, car utilisant peu de main d'oeuvre (c'est nous qui faisons le boulot de frappe).
                    - les conseillers des banques regardent avant tout l'intérêt de la banque et ne défendent celui du client que s'il concorde avec celui de la banque. Le conseil au client est donc très suspect !
                Par ailleurs depuis 1999 les banques de dépôts peuvent aussi être des banques d'affaires. Elles spéculent avec notre argent.

                Sur le plan de la spéculation je ne suis pas assez calé pour savoir comment on pourrait empêcher les dérives actuelles.
                Mais je trouve scandaleux, de façon d'ailleurs plus générale que par rapport aux seules banques, que l'on puisse acheter de la marchandise, qui d'ailleurs n'est même pas encore produite, puis la revendre, sans jamais l'avoir vue ou manipulée, uniquement par écritures informatiques, et que l'on puisse ainsi faire renchérir les matières premières.
                Le marché à terme où l'on achète sans payer et ou on ne peye qu'après avoir revendu plus cher est une calamité.
                Le pire ce sont les CDS, j'en parle en fin d'article.

Au plan des nations, autant je trouve tout à fait anormal que l'on vive à crédit avec une énorme dette permanente et que l'on emprunte pour rembourser cette dette ( pour une société ou un particulier, cela s'appelle de la « cavalerie » et cela mêne à la faillite), autant je trouve anormal que des spéculateurs puissent mettre une économie en péril et que les agences qui conseillent les financiers soient toutes américaines.
                Je pense également qu'un certain protectionnisme devrait exister. On hurle dès qu'on essaie de protéger notre industrie, mais personne ne dit rien quand les USA annulent le marché d'avions passé par l'Etat à Airbus, pour lui substituer un marché à Boeing, sans compter toutes les « normes » américaines qui empêchent d'acheter à l'étranger, souvent pour des raisons de qualité très contestables. Pourquoi ne faisons nous pas de même en France?

Et sur les banques je citerai ces lignes d'un Président des Etats Unis, Thomas Jefferson 3ème président des USA de 1801 à 1809.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/215pxTJeffersonbyCharlesWillsonPeale17912.jpg« I believe that banking institutions are  more dangerous to our liberties than standing armies. If the  American people ever allow private banks to control the issue of  their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and  corporations that will grow up around the banks will deprive the  people of all property until their children wake-up homeless on the  continent their fathers conquered. »


Thomas Jefferson (Letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin, 1802)

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées constituées. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui croîtront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par le renchérissement, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison, sur le continent que leurs parents ont conquis »

Je ne garantirai pas l'exactitude de cette citation que j'ai trouvée sur internet, mais en tout cas, elle décrit bien la situation crée par les « subprimes » aux Etats Unis.

                Et je vous disais que je suis scandalisé par la
spéculation des banques contre les Etats grâce aux "CDS à nu"
              
  Les CDS sont des contrats d'assurance sur des actions ou des obligations, pour se prémunir des risques d'impayés. Ils sont dits "à nu" quand on achète ces contrats sans détenir le titre financier qui justifie cette assurance: par exemple, on s'assure contre le risque de faillite d'un Etat alors qu'on ne détient aucune obligation de cet Etat. Cela crée de l'inquiétude sur cet Etat : un peu comme si l'on assurait la maison d'un voisin, qui pourrait bien brûler... on se débrouille pour qu elle brûle : il suffit de vendre des obligations de ce pays, obligations qu'on ne possède toujours pas, mais qu'on s'engage à livrer à une date ultérieure déterminée.... quand on pourra alors les acheter à un cours plus bas que celui auquel on les a vendues. On gagne sur les deux tableaux et on ruine ainsi un pays (ou une entreprise). Je ne comprends pas que l'on tolère cela !

             Je n'aime pas beaucoup faire de la politique, mais mais vingt-cinq des Etats sur les vingt-sept de l'Union Européenne sont gouvernés par la droite libérale ou conservatrice. Cette famille politique n'a pas voulu prendre les bonnes décisions pour empêcher la spéculation et mutualiser les dettes.
           Et en France, Nicolas Sarkozy imaginait en 2007 d'introduire un crédit hypothécaire qui permettait de gager un nouveau crédit à partir des remboursements déjà effectués. Il voulait importer en France un modèle voisin des subprimes américains qui était en train d'exploser !     

Vendredi 3 février 2012 à 8:09

Actualité


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  Vous avez sûrement entendu parler de Kodak.

C'est une société américaine qui a été l'un des pionniers des émulsions photographiques pour les appareils des particuliers, des professionnels et du cinéma. Elle avait 135 ans. Elle avait de nombreuses usines en Amérique et dans le monde et rien qu'à Rochester, siège de Kodak, elle employait plus de 60 000 personnes.
           Kodak était devenu un "nom commun" comme frigidaire.!
           Mais le numérique est arrivé et l'on emploie de moins en moins de pellicules photographiques ou cinématographiques. Depuis 2003 Kodak a fermé 13 usines, 130 laboratoires et licencié 47 000 personnes. A Rochester, il n'emploie plus que 7 000 salariés.

           La société s'était reconvertie en partie dans la production d'appareils numériques et les petits appareils comme les plus performants sont remarquables, car performants - comme presque tous les appareils - mais simples d'emploi.

Quand j'étais petit ma mère avait un appareil Kodak, énorme, mais performant pour l'époque, qui ressemblait à la photo ci dessous.

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     Mes enfants ont eu un "instamatic" à pellicule argentique qui fonctionne toujours et continue à faire de belles photos (mais chères à cause du développement et tirage).

     J'ai depuis plusieurs années un appareil numérique Kodak, qui me satisfait entièrement et certaines de mes petits enfants ont un mini-kodak dont ils se servent avec plaisir et habileté.

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La "mémoire" de notre famille ne serait rien sans Kodak

             Je viens d'appendre que Kodak vient de se déclarer en faillite le 19 janvier pour pouvoir bénéficier de la loi sur les faillites. Un repreneur serait recherché, mais son PDG dit :  "Maintenant nous devons terminer notre transformation en nous attaquant davantage à notre structure de coûts et en tirant efficacement de l'argent des actifs non stratégiques. Le conseil d'administration et la totalité de l'équipe de direction estiment que c'est une étape nécessaire et la chose qu'il convient de faire pour l'avenir de Kodak"
            Kodak ne va donc pas mourir, mais quelle sera son activité future? 

            Les dirigeants de Kodak n'ont pas été des devins.
Le cœur de métier de Kodak est longtemps resté la chimie. Tout ce qui touchait à l'électronique pure était perçu comme relevant du "gadget", et le numérique n'a pas été pris au sérieux par les responsables de l'entreprise.
           De grands progrès avaient été faits en matière de photographie argentique dans les années 1970-1980. Les pellicules de grain très fin, étaient de plus en plus sensibles aux faibles lumières. Kodak disposait de dizaines de milliers de brevets et, pendant des décennies, la société a profité d'un statut de quasi-monopole. Aux yeux de ses dirigeants, Kodak semblait insubmersible comme le Titanic ou le Concordia.
            Les dirigeant ont commis une grosse erreur en refusant d'engager en 1945 Chester Carlson qui a fondé ensuite la société Xerox.
            Certes sa reconversion dans les appareils numériques de photographie a été excellente, mais son lecteur de CD et ses imprimantes ont été des échecs.
            Le groupe n'a plus enregistré de bénéfices depuis 2007. Son action qui valait 90 dollars en 1997 n'en vaut plus que 0,47 aujourd'hui ! 

Quand une entreprise américaine n'est pas en mesure d'assumer sa dette ou de payer ses créanciers l'entreprise ou ses créanciers peuvent déposer une demande pour la protection de la faillite sous le chapitre 7 ou le chapitre 11 auprès d'un tribunal fédéral.
           Sous le chapitre 7, l'entreprise cesse ses activités, un mandataire vend la totalité de ses actifs, et distribue le produit aux créanciers. Tout montant résiduel est retourné aux propriétaires de l'entreprise. Sous le chapitre 11, dans la plupart des cas, le débiteur garde le contrôle de ses opérations et est soumis à la surveillance du tribunal1.
            Le chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis permet donc aux entreprises de se réorganiser sous la protection de cette même loi.

           Je ne sais pas ce que continuera à faire Kodak, et je ne cherche pas à faire de la pub pour cette société, mais je pense que lui ou un autre continuera à faire des appareils numériques car ils sont très appréciés dans le monde entier. Mais c'est un pan du passé de la chimie et de la photographie qui disparaît

Jeudi 2 février 2012 à 7:58

Paysages

Suite des images de neige, voici quelques beaux paysages, pour lesquels la neige donne aux arbres des allures irréelles.
En région parisienne, il n'y a pas encore de neige, mais on gèle - 7d° ce matin et du vent du nord en tempête.

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Mercredi 1er février 2012 à 8:39

Ecologie, Changement climatique

Mon dernier article sur le climat m'a valu quelques coms et quelques mails.
 Maud citait le scepticisme de notre ancien ministre de l'enseignement (guère mieux que l'actuel et qui se prenait pour un dompteur de mammouth) : il affirmait que l'évolution actuelle n'est rien à coté des évolutions séculaires.
Codtroll cite les mécanismes de régulation de la nature et plusieurs mails me demandent ce que sont ces mécanismes.
Un autre correspondant me dit qu'une corrélation mathématique n'est pas une preuve de cause à effet. (c'est exact je le dis souvent !).


     Je ne veux pas entrer dans une polémique.
     Les querelles de Claude Allègre ressemblaient beaucoup à des règlements de comptes avec d'autres scientifiques et de plus avaient des relents politiques.
     Mais on voit pire : le candidat républicain Rick Perry déclare que le changement climatique n'existe pas et que «nombre de climatologues manipulent les données pour continuer à percevoir les subventions de recherche». Mais il nie aussi les lois sur l'évolution de Darwin et croit que l'homme descend d'Adam et d'Eve !! Il faut croire que les politiques sont parfois encore plus bêtes aux USA qu'en France !
     C'est certainement vrai que le réchauffement climatique est une « vache à lait » économique et politique, mais aussi liée avec la mode de l'écologie, et le renchérissement de l'énergie et notamment du chauffage et de l'essence.
     Les politiques font parler beaucoup d'eux, même si Durban est un fiasco complet, et la plupart des règlements pour l'habitat qui ont suivi les accords du Grenelle de l'environnement sont inapplicables techniquement ou hors de prix.
     Et quand on voit les inepties et les inexactitudes de performances que citent des industriels (par exemple en matière de pompes à chaleur), on est évidemment indisposé.
     La voiture électrique est une belle chose, mais son prix aussi (et encore sans la location des batteries) et s'il fallait équiper des millions de voitures, la ressource de lithium ne serait sans doute pas suffisante.
     Sarkozy joue à King-Kong et à "écolo Zorro", le sauveur de la planète, en vantant son exemplarité en matière de lutte contre le CO2, mais la France ne pèse malheureusement pas lourd vis à vis de la consommation honteuse d'énergie des USA et de l'essor chinois et indien et ce n'est pas elle qui sauvera le climat.

     Mais ce n'est pas parce qu'économistes, marchands et politique profitent du réchauffement climatique en l'agitant comme un épouvantail qu'il faut le nier.
     Bien sûr des corrélations mathématiques disent simplement que les phénomènes ont un lien mais n'établit pas de cause à effet.
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      Cependant cette courbe nous montre qu'actuellement il se passe quelque chose d'anormal.
Mais dans le cas du CO2, on a plus : une explication scientifique, l'effet de serre et des modèles de calculs qui ,même s'ils ne sont pas précis, donnent des tendances.
Alors on est sûr que le CO2 est une cause, mais pas la seule.


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Les mécanismes de lutte de la nature : c'est le cycle du carbone de la végétation et des océans :
La végétation absorbe du dioxyde de carbone et en rejette, mais en temps normal, ce cycle est équilibré. De même pour les océans.
Donc dans le cycle naturel, en l'absence des rejets humains, la quantité de CO2 reste constante.


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Si l’homme rejette du gaz carbonique en supplément, végétation et océans vont essayer de rétablir l’équilibre et ils augmentent les quantités absorbées, mais ils ne peuvent pas le faire suffisamment et actuellement, on constate un excédent de 3,3 milliards de tonnes de CO2 par an en augmentation tous les ans. En plus on déforeste trop.



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Et il ne faut pas croire que le CO2 reste limité au régions industrielle. La courbe ci contre représente la concentration de CO2 dans une île au milieu de l'Océan et elle augmente, le CO2 diffusant dans l'atmosphère sous l'effet des vents.




Quant aux réactions à long terme du climat, on peu, en carottant les glaces remonter à des centaines de millénaires en arrière et mesurer certaines des constantes du passé.
La courbe ci dessous en est un exemple avec une extrapolation de l'ensoleillement vers l'aveni, c'est à dire la quantité de chaleur délivrée par le soleil. (attention, l'échelle du bas est en centaines de milliers d'années, le carré rouge de droite représente 100 000 ans !). Il ne faut pas trop compter sur un phénomène solaire pour refroidir notre terre et contrecarrer les variations dues à l'activité humaine.

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