Samedi 31 mars 2012 à 8:25

Sciences et techniques

La mode est à l'étude de micro-drones et parmi ceux-ci, les développements les plus sérieux concernent les quadricoptères, hélicoptères minuscules à 4 rotors
            Il existe aussi des jouets dans ce domaine mais je vous en parlerai demain. Aujourd'hui je voudrai vous parler des recherches et développement menées à l'Université américaine de Pennsylvanie par l'équipe d'un chercheur indien, Vijay Kumar.
            Ce chercheur fait de nombreuses conférences et est doué de qualités médiatiques certaines et il a conçu de véritables shows pour vanter ces créations. Vous pouvez voir une de celles-ci à l'adresse indiquée par Maud : http://www.youtube.com/watch?v=4ErEBkj_3PY&feature=youtu.be
            Son accent américain n'est pas très agréable, alors ne vous attardez que sur les images, je vais vous expliquer le reste et comment fonctionne son appareil.
 
            Un quadricoptère est donc un petit engin muni de 4 rotors, un devant (1), un derrière (3), et un sur chaque coté (2) à droite et (4) à gauche.
            Ce micro-drone n'est qu'un engin d'étude dont la petite taille permet de l'essayer en laboratoire et de mettre au point son fonctionnement.
            il ne pèse que 50 grammes, mesure 20 cm de diamètre et ne consomme que 15 watts d'énergie.
            A bord, des moteurs aux quatre coins sous les rotors et au centre, la micro-batterie,, des gyroscopes et des accéléromètres, qui donnent un renseignement sur l'orientation de l'engin, sa vitesse et ses accélérations dans les trois directions et des microprocesseur qui vont contrôler le vol, ainsi qu'un système de communication wi-fi avec une tablette, genre iPad.

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            La propulsion élémentaire est la suivante :
                        - si les 4 rotors tournent à la même vitesse, leur effet compensant le poids de l'engin, celui-ci se maintient là où il est en vol stationnaire.
                        - si on accélère les quatre rotors, l'engin va monter parce qu'il est horizontal, mais si l'engin est incliné, il va aller dans la direction de l'axe perpendiculaire à son assiette.
                        - si on diminue la vitesse des 4 rotors, il va descendre (ou aller dans la direction opposée à son inclinaison)
                        - si on fait tourner le rotor 3 plus vite que le rotor 1, l'engin va piquer du nez vers l'avant, et dans le cas inverse, va se cabrer.
                        - si on fait tourner le rotor 4 plus vite que le rotor 2, l'engin va s'incliner vers le rotor 2 et inversement.
                        - si enfin vous faites tourner les rotors 2 et 4 à une vitesse différente des rotors 1 et 3, l'engin va pivoter sur lui même horizontalement autour de l'axe vertical passant par son centre.
            Je vous ai parlé d'avant et d'arrière car je ne pouvais faire autrement pour expliquer, mais en fait les 4 rotors sont équivalents et l'engin peut aller dans tous les sens et évidemment on peut combiner ces actions sur les 4 rotors et le minuscule ordinateur de bord calcule 600 fois par seconde la vitesse à donner à chacun des rotors pour effectuer les manœuvres de vol et, comme l'engin est très léger, il réagit aussitôt et est très agile.
            Si R est le rayon de l'engin (environ 10 cm) comme l'inertie angulaire est proportionnelle à R5, avec un faible rayon, on la diminue considérablement et on peut tourner plus rapidement et avec moins de dépense d'énergie.
            Si vous avez regardé le film, vous avez pu voir le petit quadricoptère faire plusieurs tonneaux en moins d'une seconde et se rétablir ensuite parfaitement.
 
            Des gyroscopes et des accéléromètres mesurent la position, les vitesses angulaires et les accélérations du robot dans l'espace et transmettent ces informations aux calculateurs, et ceux ci commandent alors les vitesses des rotors. L'aboutissement de la recherche très difficile de cette université est la mise au point des équations physico-mathématiques des différents mouvements à donner à l'engin, par l'intermédiaire de ses rotors, en fonction des indications de ces appareils de mesure.
 
            Ces équations sont très complexes, car en fait, si vous voulez aller d'un point A en un point B, vous avez les trois dimensions de l'espace que nous connaissons tous, mais il y a en plus la direction de l'engin (c'est à dire de son vecteur vitesse), la valeur de cette vitesse, l'accélération (dérivée de la vitesse pour les matheux et matheuses de S), puis les valeurs dérivées que l'on appelle la "secousse", (un bond brusque de très courte durée), et le "décrochage" (quand vous passez dans un stade où rien ne réagit plus et qui ne doit pas trop durer !!). Bref si vous combinez tout cela vous évoluez dans un espace à 12 dimensions que l'on ne peut représentez qu'au moyen de matrices auxquelles je ne comprends pas grand chose, bien qu'ayant fait autrefois pas mal de maths !
            Les équations sont telles qu'à tout instant secousse et décrochage soient minimalisés, et on a donc une trajectoire fluide, malgré des acrobaties hardies.
            Suivant ce que l'on veut faire faire à l'aéronef, on change les instructions, on lui donne des points de repères et des ordres déterminés. Vous avez pu le voir passer à travers des cerceaux et même à travers un cerceau jeté en l'air, mais dont on a mesuré la trajectoire par une caméra et transmis la position à l'ordinateur du petit robot, qui passera dedans allègrement, comme il passera par l'orifice étroit vertical d'une porte, en passant lui même sur la tranche, incliné à 90 d°, et avec assez de vitesse pour ne pas se casser la figure.
 
            Vijay Kumar fait aussi voler ses petits quadricoptères en escadrilles. Mais il ne lui est pas possible de commander ensemble au niveau de son iPad centrale, les mouvements de plusieurs machines car cela demande trop de puissance de calcul à l'ordinateur et les robots n'auraient pas le temps de donner les ordres nécessaires à leurs rotors.
Alors il fixe simplement, comme pour la "patrouille de France", une configuration géométrique de positionnement dans l'espace les uns par rapport aux autres, et des distances minimales à respecter pour qu'il n'y ait pas d'effet mutuel aérodynamique.
            Ensuite on calcule sur l'iPad la trajectoire du "point moyen" de toute l'escadrille avec une répartition de configuration en 3 dimensions dans l'espace, des appareils les uns par rapport aux autres, et on demande à chaque robot de calculer lui même son erreur de position par rapport à ce point moyen, 100 fois par seconde et son ordinateur en tient compte dans les ordres qu'il donne aux rotors 600 fois par seconde.
            Vous avez pu voir sur le film, le ballet de 20 quadricoptères qui passent sous différentes formations dans un orifice vertical rectangulaire : mieux que des girls, de la natation synchronisée, ou que les chevaux du Cadre Noir de Saumur !!
            Vous avez pu les voir également positionner de petites poutres pour construire des cubes superposés. Là, les mouvements étaient commandés successivement, le chercheur ayant ensuite fourni un plan de ce qu'il fallait construire et des matériaux à utiliser.
            Et dans un clip final, neuf petits robots jouent de la musique concrète sur divers instruments.

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            Vijay Kumar montre aussi un quadricoptère beaucoup plus gros, qui peut emmener une caméra, un pointeur laser (comme celui avec lequel on mesure la distance entre deux murs en bricolage) et un scanner laser, (comme celui de votre imprimante), et avec ces capteurs il va faire une carte de son environnement pour pouvoir se diriger par rapport à lui, comme s'il avait à bord, un micro-GPS, en estimant sa position 100 fois par seconde.
            Sur la vidéo il montre un robot qui effectue ainsi la cartographie de l'immeuble dans lequel il entre et qu'il parcours de pièce en pièce..
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            J'espère que je n'ai pas été trop confus dans mes explications et que j'ai donné envie, à certains d'entre vous d'aller voir le film.
            Mais ne vous laissez pas non plus emballer par cette démonstration très médiatique. Ces petits engins ne sont que des démonstrateurs. La vraie percée technologique, ce sont les équations de vol et leur réalisation informatique, qui sont applicables à des engins plus opérationnels, mais sans autant de spectacle.

            Demain je vous parlerai des applications pratiques des drones

Vendredi 30 mars 2012 à 8:26

Sciences et techniques

  Maud, notre cow-chevrette, m'a indiqué l'adresse d'un film assez époustouflant, concernant des études faites à l'université américaine de Pennsylvanie par un chercheur indien, Vijay Kumar, sur des "micro-drones"; (je vous la donnerai demain).
            Ayant eu l'occasion autrefois de suivre des études analogues, mais évidemment beaucoup moins avancées, j'ai eu envie de faire trois articles sur cette question.
            Aujourd'hui je vous parlerai des drones en général, demain je vous parlerai des micro-drones et après demain (ou le 2 avril), de leurs utilisations civiles possibles.

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                   Qu'est ce qu'un drone ?
 
            Les américains les appellent UAV (Unmanned Aerial Vehicle) ou UAS (Unmanned Aerial System, « système d'aéronef(s) sans pilote à bord »).
            L'appellation drone désigne la même chose, mais c'est une appellation exclusivement française, dérivée d'un mot anglais qui signifie "faux bourdon" et donnée en 1930, comme sobriquet par les anglais à une cible aérienne, le "Quenn Bee".
            Pendant la guerre, les bombes volantes allemandes V1 et v2 sont les précurseurs des drones.
            En France, après 1950, il existait déjà des engins analogues :
            - des jouets, petits modèles réduits d'avion ou d'hélicoptère, pilotés par radio et achetés (fort cher), ou construits par des amateurs d'automatismes.
            Les robots à l'époque étaient terrestres, et encore embryonnaires.
            - des matériels militaires qui étaient essentiellement des "cibles" pour l'entraînement des équipes terrestre de canons ou missiles antiaériens et des pilotes des avions de chasse; au départ la cible était détruite à chaque fois, mais comme c'était trop cher, ils sont devenus des "remorqueurs" de cibles en toile ou en plastique, accrochées par un câble à une certaine distance de sécurité.
            Les études militaires des années 60 à 80, étaient plutôt axées soit sur la commande de véhicules robots terrestres, soit sur le pilotage à distance de missiles ou l'autopilotage de missiles de croisières par comparaison, avec un carte numérique embarquée sur leur ordinateur de bord, du terrain vu sous eux par une caméra.
            Les études de drones ont débuté aux USA dans les années 70 et en France, à partir des années 80, et au départ, étaient essentiellement militaires et concernaient surtout la recherche de renseignements au dessus d'un territoire ennemi.
            Les drones étaient alors de petits avions sans pilote, munis qu'un système de navigation autonome et de caméras dans le visible et l'infrarouge pour ramener ou transmettre des images d'observation du sol et de ses occupants et pour relayer de façon plus précise et à un instant donné, les informations obtenues par satellites.
            Ils ont été très utilisés au Kosovo, en Irak et en Afghanistan.
            Il existe maintenant également des "drones de combat" porteurs de munitions ou d'armes. Ils peuvent servir aussi "d'illuminateurs laser " pour guider vers un objectif, mais il n'existe que quelques matériels américains de cette espèce et sans doute des prototypes russes et chinois.
            La motivation est essentiellement alors d'économiser des vies humaines, en ayant un avion sans pilote, qui de ce fait est plus petit, n'ayant que du matériel à loger à bord.
            Un avion de reconnaissance, vu les multiples tâches à effectuer en plus du pilotage avait deux ou trois hommes d'équipage.
            Les avions de reconnaissance modernes (U2 américains) volaient au dessus de 20 000 mètres, étaient hors de prix, et le vol était assez pénible pour le pilote.Les drones, eux, ne se fatiguent pas et n'ont pas besoin de masque à oxygène pour respirer.!
            La Chine semble actuellement consacrer des efforts importants au développement de drones.
 
            Des drones civils ont été également développés pour des reconnaissances dans des milieux hostiles, mais le nombre d'applications est très faible pour le moment, mais en forte croissance. J'en reparlerai. Mais de tels engins auraient été très utiles à Fukushima, de même que des drones qui pourraient transporter des charges assez importantes.
            On commence à les utiliser pour la surveillance des avalanches, du trafic routier et maritime, des feux de forêts ou la lutte contre les insectes (frelons asiatiques et chenilles processionnaires).

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            Les mini et les micro-drones
 
            Les drones militaires dont je viens de vous parler, doivent transporter un appareillage complexe : système de propulsion et carburant permettant de faire des centaines de km, système autonome de guidage, brouilleurs et leurres pour échapper au repérage, système de transmission des images... et ils sont donc volumineux et lourds.
            Les drones "stratégiques", à long rayon d'action et volant à haute altitude, bourrés d'électronique, restent encore plus volumineux (plusieurs mètres d'envergure et plusieurs tonnes), mais ceux utilisés au ras du sol et à faible distance ont considérablement diminué de taille avec les progrès de la miniaturisation de l'électronique et des caméras.
            Des mini-drones, portables à dos d'homme, discrets et simples d'emploi, peuvent constituer «l'œil avancé», de jour et de nuit, de l'unité en opération sur le terrain en temps de guerre ou du commando appelé à intervenir en zone hostile, dans un environnement accidenté ou urbanisé.
 
            Mais évidemment, les films de science fiction aidant, on cherche toujours à faire plus petit, mais l'utilisation de micro-drone est alors différente. Certes ils devront toujours embarquer une caméra et retransmettre ses images; mais la durée de mission sera courte et ils seront alors destinés à aller dans des zones difficiles d'accès, un immeuble par exemple. leur rayon d'action sera de quelques kilomètres.
            C'est l'outil rêvé d'OSS 117 et des films de science fiction.
            Mais les conditions de vols sont alors très différentes : le drone classique n'a pas besoin d'une mobilité très différente de celle d'un avion.
            Le micro-drone doit être capable de manoeuvres exceptionnelles, de contourner brusquement des obstacles, de se faufiler, bref d'avoir à la fois une stabilité et une maniabilité extraordinaires.
 
            Ce problème de maniabilité et de commande autonome ou à distance de tels engins n'est pas facile et pose des problèmes ardus, qui passionnent des universités et leurs chercheurs en automatisme, et bien sûr leurs étudiants. Des concours parmi les équipes d'étudiants ont lieu et les "bestioles" les plus extraordinaires ont vu le jour, mais elles n'ont aucun avenir opérationnel et restent des jouets scientifiques onéreux. Par contre elles ont participé à la maîtrise de la commande de tels engins et c'est grâce à ces petits "démonstrateurs", que la "mécanique de vol" des petits drones a fait en dix ans, d'énormes progrès. J'essaierai demain de vous en expliquer quelques difficultés, et vous pourrez visionner le film dont Maud m'avait donné l'adresse, qui est vraiment extraordinaire.
            Quelques prototypes ont cependant un certain avenir et tout particulièrement les quadricoptères (hélicoptères à 4 rotors).

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            Mais ce sont aussi de beaux jouets : un quadricoptère télécommandé par iPhone est vendu à la FNAC 300 € , semble t'il (j'ai vu cela sur internet, mais pas vérifié !).
 

Jeudi 29 mars 2012 à 8:05

Paysages

En intermède des photos de rues ou de monuments de Sicile, dans lesquels le sol a été planté de petites fleurs, qui donnent l'impression de tapis colorés tissés.
Je félicite les jardiniers pour leur patience.!


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Mercredi 28 mars 2012 à 9:06

Sciences et techniques

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            Je n'avais pas l'intention de faire un article sur les tueries de Toulouse. Les médias en ont bien assez parlé.
            Mais des correspondant(e)s me posent une question technique à laquelle je sais répondre, alors je vais traiter ce problème particulier.
 
            Pourquoi, pour capturer le meurtrier vivant, n'a t'on pas utilisé des produits qui l'endorment ou le mettent hors d'état de nuire. On endort bien les bêtes féroces !
 
            Ce n'est pas aussi simple que cela !
 
 
            Le problème n'est pas qu'endormir la personne !
            Un tigre ou un lion n'a pas un révolver ou une kalashnikov pour vous tirer dessus. On peut donc l'approcher jusqu'à une certaine distance sans trop de risques.
            Et pour endormir un tigre on lui envoie une seringue avec un fusil spécial et une énorme dose de tranquillisant au voisinage de la veine qui irrigue le cerveau. Comme il ne sait pas ce que c'est, il est surpris et n'a pas le réflexe en général de bondir sur l'opérateur
            Et parfois le tigre saute sur le vétérinaire, et celui qui l'accompagne avec un fusil, doit tuer le tigre pour que le véto ne se fasse pas manger !
            Quand on a en face un forcené prêt à tirer sur tout ce qui bouge, ou qui menace près de lui un otage, il risque fort de passer à l'acte dès qu'il se sentira menacé et cela complique le problème, d'autant plus qu'il est en général barricadé et que l'on ne peut l'approcher en un temps très court.
 
            Le problème est une question de temps de réaction !
           
            On peut introduire des somnifères dans la nourriture, mais il faut déjà que la personne visée accepte de la manger, puis elle va la digérer lentement et s'endormir peu à peu. Il a largement le temps de tuer des otages ou de sortir se battre, avant de s'endormir.
            Ceux qui ont subi une opération me diront qu'on plonge aussitôt dans les vaps.
            Vous me direz qu'on peut envoyer dans l'atmosphère d'une pièce où se trouve un forcené, un anesthésiant gazeux tel qu'en le respirant il soit très vite incapable d'agir.
            Oui mais dans votre opération, on vous a injecté dans une veine une dose d'anesthésiant précise.
            Pour que l'action par les poumons soit rapide, car il faut, pour agir, que le produit arrive au cerveau, il faut une dose énorme et quand on envoie un gaz dans l'atmosphère d'une pièce close par un orifice assez petit, le produit se mélange mal et il y a des différences de concentration très grandes, qui feront que le produit va, selon l'endroit, ou être peu efficace, ou trop agir.
            En général on a de forte chance que l'individu visé fasse un arrêt cardiaque et on a intérêt à le soigner rapidement.
            Peut être vous rappelez vous la prise d'otage en 2002 par des tchétchènes, dans un théâtre de Moscou de 850 spectateurs. Les forces d'intervention russes ont introduit dans le système de ventilation un incapacitant dérivé d'un anesthésiant, le fentanyl, et ils ont donné l'assaut.
            Ils ont éliminé les 40 tchétchènes, sans partes pour les intervenants, mais 130 otages ont été tués par le gaz en cause.
 
            Il semble que le Raid ait essayé de neutraliser le meurtrier de Toulouse avec des grenades lacrymogène. Le produit incapacitant utilisé, le CB, (ortho-chlorobenzilidène-malononitrile) est une poudre solide (ou parfois dissout dans un solvant qui est pulvérisé en fines gouttes), irrite les muqueuses, c'est à dire principalement les yeux, les muqueuses respiratoires (toux, éternuements, difficultés à respirer), et la peau, aux endroits où elle est humide.
         En plein air, ce n'est pas dangereux car la dose qui provoquerait des troubles graves est plus de mille fois supérieure à celle qui est efficace. On risque tout au plus un affolement des individus. Et laver les muqueuses avec du sérum physiologique fait cesser les sensations de brûlure.
         Par contre on ne doit jamais employer (en opération normale) ces produits dans un espace clos (pièce, voiture, car, avion ...), car on ne maîtrise pas alors la concentration et on risque une crise cardiaque de personnes sensibles, sous l'effet de la sensation d'étouffement.
         Quand on veut mettre hors d'état de nuire un meurtrier dangereux, on peut évidemment prendre ce risque, mais il y a deux inconvénients :
         - d'abord les forces d'intervention doivent elles mêmes porter un masque qui réduit leur capacité d'action.
         - ensuite si la personne visée est sidérée par l'opération, tant mieux, mais si c'est une personne de sang froid, déterminée et qui s'attend à cette intervention et retient sa respiration, elle a le temps de réagir brutalement et de faire face. C'est ce qui est arrivé à Toulouse.
 
         On peut agir plus efficacement si on peut envoyer une centaine de grammes d'un certain incapacitant, avec un appareil type extincteur à poudre, au niveau de la poitrine de l'individu à neutraliser. Il y a alors un réflexe de blocage de la respiration par le système para-sympatique, et l'individu tombe immédiatement évanoui. Il faut évidemment le ranimer dans les minutes qui suivent.
         Mais le problème est de pouvoir envoyer le produit en grande quantité devant le nez de l'individu, et donc s'il est enfermé dans une pièce de disposer d'un orifice assez grand et pas trop loin de lui et bien orienté. C'est assez rare.
 
         Vous voyez donc que ce n'est malheureusement pas simple de mettre hors d'état de nuire un individu armé et décidé à nuire et à rechercher ainsi la mort, face aux forces de l'ordre. Les hommes du Raid ont fait tout ce qu'ils ont pu, le visant aux jambes et aux bras, mais comme lui cherchait à les tuer, ils ont dû l'abattre. On ne peut rien leur reprocher à mon avis.
         Le mieux eut été de la garder enfermé 48 heures de plus, jusqu'à épuisement. C'est probablement ce qu'auraient décidé le Préfet et le Procureur, qui donnent les ordres d'intervention, s'il n'y avait pas eu Sarkozy et Guégan pour tirer les ficelles.
         On en va quand même pas pleurer ce fou dangereux illuminé, qui a assassiné des enfants innocents et des hommes sans reproche. J'espère surtout que l'on condamnera sévèrement ceux qui ont pu l'aider, voire l'inciter à commettre de telles actions horribles.
         Mais il ne faut pas incriminer pour autant ceux qui pratiquent la religion musulmane. De nombreux crimes ont été commis dans le passé, par des fanatiques intégristes catholiques, juifs ou athées, au nom de leur croyances trop radicales, etsouvent d'une soif de puissance et de mépris des autres;  nous ne devons pas tomber dans le piège de confondre la religion avec le banditisme et la folie meurtrière de certains, qui ne cherchent que le pouvoir par la terreur.

Mardi 27 mars 2012 à 8:09

Stress, dépression, médicaments

            Quand j'étais jeune il n'y avait pas de psys : pas encore inventés.
            Bien sûr il y avait eu le père Freud et sa psychanalyse, mais seuls des psychiatres l'utilisaient et à l'époque, ils ne soignaient que de vraies maladies mentales. Les tranquillisants n'existaient pas (la première benzodiazépine, le valium, date de 1963), et les médicaments psychotropes se comptaient sur les doigts de la main.
            Les gens qui avaient du vague à l'âme ou une humeur changeante faisaient avec et de bonnes vieilles recettes de grand-mères, basées sur une vie studieuse et hygiénique, en venaient en général à bout.
            Les médias n'existaient pas, le multimédia non plus, il fallait travailler et il n'y avait pas de chômage. Alors on ne stressait pas et pour se reposer du boulot, on faisait du sport !
 
            Mais aujourd'hui avec l'audiovisuel en plus du travail, on ne sait plus où donner de la tête, on est stressé et en plus on a peur de perdre son travail, quand on n'est pas déjà au chômage. Et puis il faut bien donner du boulot aux psys, bien que les accidents et autres malheurs occupe pas mal de cellules psychologiques.
            Alors pour faire un peu peur et inciter à consulter, on a inventé des noms pour tous nos états d'âme et les hebdomadaires et la télé nous en rebattent les oreilles.
 
            Autrefois, ceux qui avaient une humeur un peu instable, on disait qu'ils étaient cyclothymiques, et c'était un petit mot gentil, qui ne faisait peur à personne.
            Ma grand mère, une des rares femmes à l'époque sachant conduire une voiture, disait plutôt "celui là il a le caractère en dos d'ânes et en montagnes russes".
            Aujourd'hui les psys vous diront l'air inquiet, "il est peut être bipolaire", et évidement vous le verrez tout de suite dans un hôpital psychiatrique, alors que la plupart du temps ce n'est pas si grave que cela.

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  Que fait une personne bipolaire?
 
            C'est une personne dont l'humeur est assez fluctuante et qui oscille entre des périodes d'excitation et des périodes de mélancolie, passant assez facilement d'un extrême à l'autre.
 
            Le psys vous diront que c'est un trouble maniaco-dépressif (maniaque ne veux pas dire comme dans le langage courant tatillon, préoccupé d'une chose jusqu'à l'obsession, mais signifie en psychologie, avoir des degrés d'humeur d'irritation ou d'énergie anormalement élevés, être hyper actif un peu comme Sarkozy !).
            Alors c'est vrai que pour certaines personnes, cela peut être grave, car un état maniaque très intense peut conduire à des crises de fureur ou de violence, voire des délires et des hallucinations tandis que la mélancolie poussée à l'extrême devient une dépression, avec d'éventuels états suicidaires.
           Dans le cas où les personnes présentes des troubles sérieux où parfois les états d'excitation et de dépression se mélangent, la maladie peut être confondue avec la schizophrénie.
 
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             Si vous vous référez aux livres de psychologie, dans la phase dépressive, la personne ressent un manque de motivation, des problèmes de concentration, de l'apathie ou de l'indifférence, de la fatigue et des pertes d'intérêts dans les activités, anxiété, timidité ou manque de confiance en soi.

            Au stade suivant elle éprouve des sentiments persistants de tristesse, d'anxiété, de culpabilité, de colère, d'isolement ou de désespoir ; des troubles du sommeil et de l'appétit; agressivité, souffrance chronique avec ou sans cause apparente.
            Dans la phase d'excitation euphorique, la personne est gaie et hyperactive, a tendance à être euphorique, à avoir davantage d’idées, à faire des projets parfois très ambitieux voire irréalistes, et peut manifester une certaine désinhibition sociale.
            L'individu peut perdre contact avec la réalité, ne plus ressentir la fatigue ni l’envie de dormir, prendre des risques importants pour lui ou devenir agressif.

            Ces deux états sont entrecoupés d'états normaux pendant lesquels la personne qui s'est livrée à des écarts de comportement en raison à son état d'excitation et d'euphorie, peut regretter ses actes malheureux au point de tomber alors dans l'état dépressif.
            La durée des épisodes maniaques ou dépressifs, va de quelques semaines à plusieurs mois. Leur fréquence est également variable.
            Chaque malade a donc son propre "cycle" qui est composé d'une phase maniaque, d'une phase dépressive et d'une phase "normale". On parle de trouble bipolaire à cycle rapide lorsque les patients présentent au moins quatre cycles par an. Parfois, l'humeur peut même changer tous les jours, ce qui rend la vie de ces patients extrêmement difficile.
            C'est vrai que certains malades présentent ces symptômes à l'extrême et dans certains cas de prise de risque ou d'agressivité, il est nécessaire de les hospitaliser.
            C'est vrai aussi que certaines personnes, qui ont des accès importants, fonctionnent normalement lorsqu'elles ne sont ni en phase maniaque, ni en phase dépressive, et se sentent généralement bien. Ces périodes "normales" peuvent durer plusieurs années.
            On peut donc être bipolaire, sans bien s'en rendre compte et le diagnostic est parfois difficile.
            On estime à 1% le nombre de personnes atteintes par cette maladie. (ce qui me paraît énorme !). Les femmes sont autant touchées que les hommes. En moyenne, le trouble bipolaire apparaît vers l'âge de 30 ans.
            Les recherches actuelles sont en faveur d'importants facteurs génétiques à l'origine de ce trouble. Cependant, différentes sources de stress extérieurs semblent capables de favoriser la survenue d'un épisode. Les saisons affecteraient aussi les troubles de l'humeur: la manie est plus fréquente en été et la dépression en hiver.
 
            Mais à l'inverse tout le monde à des hauts et des bas dans son humeur sans être pour cela bipolaire.
J'ai constaté que certaines personnes qui ne souffraient que de d'une toute petite dépression passagère, ont souvent reçu des étiquettes effrayantes en allant voir un spécialiste : borderline, psychose, hypomanie, maladie bipolaire… Toutes sorte de maladies mentales effrayantes.
J'ai trouvé sur internet et dans des journaux, des "tests" (qui ne sont pas ceux utilisés par les médecins), et je me suis amusé à les faire.
Suivant mes humeurs du moment et la façon d'ont j'interprétais les questions et donc faisait les réponses, je me suis trouvé parfois à la limite de la bipolarité ou du borderline (qui est une grande variabilité des émotions).
 Par exemple quand on vous demande si pendant une durée d'au moins deux semaines consécutives vous avez ressenti:
- Une absence d'intérêt ou de plaisir pour des activités habituellement agréables.
                        - Une variation de plus de 5% ou de votre appétit (en + ou en -).
                         Un état de fatigue.
                        - Des difficultés à vous concentrer ou à prendre des décisions.
                        - Une distractibilité avec l'attention très vite attirée par des événements extérieurs multiples.
                        - Une certaine tristesse ou de l'anxiété.
            Si vous êtes un peu fatigué par l'hiver ou votre boulot, vous répondrez forcément "oui".
 
            Alors si vous êtes d'humeur changeante, ne vous croyez pas tout de suite bipolaire.
Commencez par vous demander si vous dormez assez, si vous ne passez pas trop de temps à des activités multimédias, et si votre vie n'est pas trop trépidante.
            Et si vous avez vraiment des doutes, voyez votre médecin généraliste avant d'aller voir le psy !
 
 

Lundi 26 mars 2012 à 7:52

Sculpture, musées, peinture

   Je n'ai pas encore lavé ma voiture, alors je peux vous montrer encore des vitres arrière sales et pour satisfaire la curiosité de quelques correspondant(e)s, la photo de l'artiste américain,
         Demain je laverai ma voiture !!


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Dimanche 25 mars 2012 à 9:28

Sciences et techniques

                   Hier j'évoquais la neige et la formation des avalanches.
                     Aujourd'hui je vais parler des accidents qu'elles entraînent et de la prévention ou des secours.
 
Le ski et les accidents de montagne dus aux avalanches
 
Comment meurt on dans une avalanche ?Parfois de peur (crise cardiaque),mais surtout du fait de polytraumatismes (10%; choc avec rochers arbres, blocs de glace, chute dans des barres rocheuses); par hypothermie (10%); et surtout par asphyxie (80%), due au manque d'oxygène, par noyade , la neige en aérosols pénétrant dans les poumons, ou à l'écrasement da la cage thoracique sous le poids de la neige.    
                     De 1971 à 2007, il y a eu en France, 1600 accidents répertoriés, 3900 personnes emportées et 1090 décès.
Le plus souvent des skieurs de randonnées ou hors pistes, parfois des amateurs imprudents, mais aussi des professionnels ou des amateurs chevronnés.
Il y a eu de grandes catastrophes : au Pérou, des villages détruits, 4 000 morts en 1962, 18 000 en 1970; en Autriche 160 victimes en 1964, et en France 30 décès en Ariège en 1934, 13 morts dont 4 guides à l'Aiguille verte en 1964, 12 à Chamonix en 1999, 9 randonneurs en 2001 dans le Queyras ....
Il y a eu aussi des miracles : plusieurs exemples de rescapés ayant séjourné de 20 à 79 heures dans une avalanche; une chute de 700 m avec l'avalanche; en 1951 coincé 12 jours en Autriche, en mars 1955, 2 Italiennes passent 37 jours dans une grange, sous 18 mètres de neige.
 
          Les secours immédiats
 
Il ne faut pas partir seul, et signaler son itinéraire, ne pas partir aussitôt après des chutes de neige, se renseigner auprès des professionnels et la météo, (bulletin d'évaluation du risque d'avalanche), traverser un par un, les zones dangereuses, et se surveiller mutuellement. Traverser en légère descente et essayer de sortir latéralement de l'avalanche, si elle se déclenche, essayer de se maintenir en surface par des mouvements de brasse (possibilité d'airbag), protéger ses voies respiratoire, et si on est enseveli, se ménager, au moment de l’arrêt de l’avalanche, un espace libre avec les bras repliés devant le visage..
 
La proportion de rescapés par rapport aux emportés est de l'ordre de 70%
Mais deux facteurs de survie sont importants : la durée d'ensevelissement et sa profondeur :
           - 90 % si immédiat;   80 % sI < 20 mn;   34 % si < 35 mn; <10 % si plus de 2h.
           - 80 % si < 50 cm; 60 % si de 50 cm à 1m; 33 % si de 1m à 1,5 m; 29 % si de 1,5 m à 2m.
Il faut donc pouvoir trouver rapidement la personne ensevelie et pouvoir la sortir de sous le manteau de neige, alors que les secours vont mettre du temps à arriver. Il est donc essentiel de porter un appareil de recherche de victime d’avalanche (ARVA ou DVA), d'avoir pelle et sonde (télescopique et d'être habillé chaudement.
Si l'on est indemne, et si des camarades sont ensevelis, il faut aussitôt rechercher des indices visuels en surface, localiser avec l'ARVA et sonder, puis creuser pour dégager le plus rapidement la victime, pratiquer respiration artificielle et massage cardiaque si nécessaire et prévenir pour avoir des secours médicalisés. Les chiens spécialement dressés sont des "détecteurs" extraordinaires, mais ils doivent pouvoir être là rapidement

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La prévention technique des avalanches

 On cherche à empêcher le départ de l'avalanche, par des plantations d'arbres, des banquettes, des râteliers, des filets; on peut aussi essayer de la dévier par des étraves, des obstacles, des tremplins, des tunnels, mais tous ces équipements sont très onéreux. (nécessité d'un nombre important).

On cherche à déclencher les avalanches préventivement par des explosifs, amenés par des pisteurs ou des hélicoptères, lancés par des mortiers ou des lanceurs divers.

Dégâts sur un chalet après une avalanche                                                                     Obstacle anti avalanche

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Installation d'obstacles sur une pente                                                     Déflecteur d'avalanche.

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                Par ailleurs on étudie en permanence les caractéristiques des couches de neige, leur composition, leur profil, leur température. Les résultats sont envoyés régulièrement aux centres météo qui par massifs éditent les bulletins de prévision. En outre des logiciels de simulation et de prévision existent, ainsi que de nombreux travaux scientifiques pour mieux connaître la neige.

                    Statigraphie                                                                                    Simulateur d'écoulement de neige

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           Très souvent, en hiver, le journal télévisé nous parle de gens enfouis sous une avalanches, dont certains ont été sauvés, d'autres sont morts, ensevelis sous la neige.
            Faire du hors pistes ne s'improvise pas, pas plus que faire de la voile, du parachutisme ou de l'ULM. Il faut d'abord apprendre un minimum, puis être suivi par des professionnels expérimentés et écouter leurs conseils et surtout leur mise en garde si on ne veut pas courir à la catastrophe.
            On ne part pas en mer en voilier quand la météo annonce un très grand vent, pas plus qu'on ne doit faire du hors piste quand le risque d'avalanche est avéré.
 

Samedi 24 mars 2012 à 8:29

Sciences et techniques

Le printemps arrive et la neige va bientôt se mettre en sommeil.
            Alors il faut peut être que je me dépêche de faire le résumé d'une conférence passionnante que j'ai entendue en janvier, sur la neige la formation et le danger des avalanches et les moyens de s'en protéger, démonstration pragmatique d'un expert, matériels et photos à l'appui, faite par un ingénieur du ministère de la Défense, Philippe Connille, membre éminent du Club Alpin, qui organise et encadre souvent des randonnées à ski dans les Alpes enneigées.
 
            Mon premier article sera consacré à la neige, et à la formation des avalanches. Dans un second article je parlerai des accidents, de la prévention et des secours.

La neige est un matériau vivant :
 
La neige est formée de cristaux mais c'est en fait un matériau complexe, visqueux et plastique, qui évolue dans le temps en fonction de son environnement.
Les cristaux sont à l'origine, souvent ramifiés avec des pointes (des dendrites), et la neige fraîche est légère, bien que son poids soit variable en fonction de la température et du vent qui influent sur la croissance et l'agglutination des cristaux : moins de 100 kg par m3, par temps froid.
La neige tombée sur le sol évolue en permanence, en fonction de son propre poids qui la tasse, des différences de température jour - nuit (et du soleil) et du gradient de température interne, qui peut atteindre 5 à 20 d°C par mètre d'épaisseur de la couche, la température en surface étant plus basse. En effet la neige blanche réfléchit plus les rayonnements (albedo entre 0,6 et 0,85) et absorbe moins d'énergie que le sol (albédo moyen 0,3)
La couche contient de l'eau et même de la vapeur d'eau et les phénomènes de gel et de condensation modifient l'ensemble.
Sur une pente, le haut de la couche, lors du tassement, glisse plus facilement que la surface inférieure, et d'autre part des forces de cohésion existent en son sein, de telle sorte que, sur un toit on voit souvent la neige glisser et pendre sans tomber au bout du toit.
Selon la courbure de la surface sous-jacente, la neige est soumise à des compressions qu'elle supporte en se tassant (surface concave), ou à des tractions (surfaces convexes) qu'elle supporte mal (rupture de la couche).
On appelle "métamorphoses" les transformations dans le temps de la couche de neige
          - métamorphose destructive : lorsque le gradient de température au sein de la couche est faible (<5d°/m), des sublimations et des condensations se produisent, formant des ponts de glace, et les dendrites disparaissent peu à peu, les cristaux s'arrondissant formant de petites boules : il y a compression la couche gagnant en cohésion et en densité.
Cette transformation a une durée variable, qui peut être longue, par faible température.
          - métamorphose constructive : quand au contraire le gradient est fort, on constate aussi des phénomènes de sublimation congélation, mais avec un gradient du bas vers le haut.
Les cristaux se transforment en grains à faces planes qui forment des strates instables pouvant glisser les unes sur les autres.
Quand le gradient est très fort (> 20d°/m), les cristaux se transforment en "gobelets" de glace, pouvant atteindre plusieurs mm qui forment comme un tapis posé sur roulement à billes.
          - la métamorphose de fonte : la chute de pluie, le redoux font pénétrer l'eau de fonte dans le manteau neigeux. La lubrification entre sol et neige qui en résulte, donne une couche très instable.
La neige surtout quand elle est fraîche contient de l'air et est isolante et donc la température sous le manteau neigeux ne descend guère au dessous de -5 d°.
Lors des tassements l'air est expulsé et la neige peut contenir de l'eau et la densité augmente, pouvant atteindre 500 kg/m3. Celle de la glace est de l'ordre de 900kg /m3.
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              Cristal de neige à dendrites                                                     Gobelet                                                   Grain à face plane  


Le manteau peut être instable, entraînant des avalanches.
 
Une avalanche se déclenche quand la composante du poids de la neige (plus éventuellement ce qui passe dessus, hommes, animaux, nouvelles chutes de neige…), est plus forte que les frottements.
Si l'aspect gravité est simple (à condition de connaître l'état de tassement de la neige), le problème des frottements est complexe puisqu'il dépend de la transformation de la structure neigeuse que l'on a explicitée ci-dessus. Les cas de fort gradient de température interne ou de redoux rendent très instable le manteau neigeux.
Une avalanche ne se produit que sur des pentes supérieures à 23 degrés et a une faible probabilité au dessous de 30 degrés. Une avalanche qui s’est déclenchée peut cependant continuer en ralentissant sur des pentes inférieures. Elle est plus probable sur surfaces convexes (cols notamment).
L'orientation (soleil, température) et l'exposition au vent interviennent.
La rugosité du sol et la végétation rase (pâturée), augmentent frottement et retenue.
Le relief influe évidemment sur le trajet de l'avalanche (couloirs).
L'épaisseur de neige fraîche augmente le danger (> 20 cm) et le rend très sérieux (> 30 cm) L'appréciation du risque demande donc une bonne connaissance de la pente et des conditions nivométéorologiques qui ont régné auparavant.
Une avalanche peut être caractérisée par la forme de la rupture à son origine qui peut être ponctuelle, (avalanche de poudreuse), ou au contraire linéaire entraînant un départ de plaques de grandes épaisseurs.
La neige pulvérulente a une très faible cohésion et peut "couler et glisser" ou former un nuage d'aérosols, qui est très dangereux (effet de souffle et risque de noyade par absorption de l’aérosol). La neige au soleil peut déclencher des "avalanches de fonte" de forte densité, notamment dans les couloirs.

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          Avalanche de poudreuse, avec aérosols                      
                                                                                                                               Epaisseur de la zone de rupture d'une plaque

            

Vendredi 23 mars 2012 à 17:59

Divers

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     Je remercie toutes mes correspondantes et correspondants qui ont eu la gentillesse de me souhaiter mes 80 ans.
     Cela m'a beaucoup touché et fait plaisir.

     Je leur enverrai personnellement un petit mot; j'espère que je pourrai le faire à toutes et à tous ce week-end.

Vendredi 23 mars 2012 à 16:49

        Si vous êtes comme moi, quand vous voyez une vitre arrière de voiture extrêmement sale, vous auriez envie d'écrire dessus.
       Alors que faites vous ?
                 - vous écrivez  "sale"  ?
                     - vous écrivez "lave moi" ?
                          - vous écrivez un gros mot ou une injure ?
                                 - ou vous fautes un joli  dessin  !!

     C'est ce que fait cet artiste, Scott WADE, mais voyez avec quel talent.
     Alors, tous ceux qui êtes doués en dessin sur Cow (et il y en a beaucoup), entraînez vous !!!


En faisant cet article, j'ai pensé à Codtroll et aux Asticow


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  !








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