Lundi 30 avril 2012 à 6:45

Politique, économie, religion.

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            J'ai reçu hier un mail "spam" de "l'Institut de la Justice", qui m'a choqué.
            Il s'empare du fait divers du policier qui a tué un criminel multirécidiviste et sur lequel une enquête est en cours.
           
            Ce mail est un réquisitoire violent contre les magistrats et la Justice, qui sont laxistes envers les criminels et durs avec les policiers, un appel à la haine contre les délinquants, au renforcement de toutes peines (c'est tout juste si le rétablissement de la peine de mort n'est pas demandé), et à l'impunité de la police.
            Je conçois qu'il puisse y avoir des erreurs de la part de magistrats comme il peut y avoir des bavures du coté de la police. Tout homme est faillible et peut céder à ses sentiments ou s'affoler. C'est regrettable et la formation des magistrats comme des policiers, devrait contribuer à éviter cela.
            Sans doute êtes vous trop jeunes pour vous souvenir, mais ce manifeste me rappelle les documents que le régime nazi et d'extrême droite de Pétain nous diffusait en 1942/43 contre la Justice et la Résistance, qualifiée de terroriste, et qui portait aux nues la milice de Vichy et la Gestapo, qui "agissaient pour notre bien à tous".
            L'Institut reproche entre autres, au syndicat de la magistrature, ses prises de position pour monsieur Hollande. Je ne les ai pas entendues, mais s'il l'a fait, je considère que ce n'est pas son rôle et qu'il a eu tort de le faire.
            Mais il est curieux de constater que "l'Institut de la Justice", qui se prétend un expert indépendant, termine son mail par un appel pathétique à voter pour monsieur Sarkozy, pour le bien de tous et la garantie de notre sécurité. J'ai eu l'impression de voir la réclame pour un épisode de Zorro, tellement c'était peu discret et maladroit.
 
            C'est aussi bizarre de voir que, alors qu'il se réclame d'être un expert, il fasse preuve d'une ignorance totale des règles de celle ci.           
            Je ne pleure pas sur le sort d'un malfaiteur notoire, il a récolté ce qu'il a semé, et on ne se promène pas dans la rue avec une grenade et un révolver à la main.
            Mais quelque soit l'endroit et la personnalité de la victime, quand il y a mort d'homme, il y a enquête, c'est la règle et la loi : d'abord par l'Inspection compétente, (s'il y a accident dans une entreprise par exemple, c'est l'inspection du Travail) et ensuite par la Justice.
            Dans la fonction publique, le fonctionnaire est présumé innocent, mais il est suspendu de ses fonctions durant l'enquête. C'est la règle et elle est acceptée de tous.
 
            Dans le cas présent, si le malfaiteur avait fait face au policier, révolver au poing, ou si en fuite, il avait été blessé aux jambes, la mise en examen n'aurait pas eu lieu. Mais l'homme ayant été blessé mortellement dans le dos, l'Inspection est obligée de déférer au Parquet la suite de l'enquête.
            Je rappelle par ailleurs qu'une mise en examen n'est pas une reconnaissance de culpabilité. C'est la décision de poursuivre l'enquête et la possibilité pour celui qui est poursuivi et son avocat, d'avoir accès au dossier.
            Si la balle a ricoché le policier sera innocenté et rétabli dans ses fonctions après enquête du juge d'instruction.
            Mais s'il a tiré sciemment dans le dos de l'homme, il est normal qu'il soit jugé et vu le type de malfaiteur, et le déroulement de l'opération, il devrait bénéficier de circonstances atténuantes, bien que, si ce que ce que cite l'institut est exact et que le révolver du malfaiteur ait été retrouvé sans qu'une balle ait été tirée, cela rend au contraire douteuse la légitime défense.
            En effet la règle de la police est de ne jamais tirer sur une partie vitale d'un individu qu'en position de riposte et de ne pas le faire sur quelqu'un, qui ne vous fait pas face ou n'est pas une menace pour un de vos collègues.
            C'est en effet une action tout à fait répréhensible pour un policier, qui détient une arme qui peut tuer, et qui doit en rester maître. Ce n'est pas une manette de jeu vidéo !
Sinon c'est le risque qu'un jour ce soit un de mes enfants ou un des vôtres, qui, ayant dit inconsidérément "mort aux vaches" dans une manif, avec une main dans sa poche, se fasse tirer dessus par un policier "en état de légitime défense", du fait de la menace.
 
            L'action de la justice dans ce cas est donc conforme aux règles et n'a rien de politique, d'autant plus qu'un juge ne se saisit pas de l'affaire qu'il souhaite, mais est désigné par le Procureur de la République, nommé par l'Etat et qui le représente et donc on ne peut accuser les magistrats d'avoir ouvert une enquête pour des raisons de politique électorale.
            A mon avis, cet "Institut de Justice", que je ne connaissais pas jusqu'à présent, m'apparaît comme un organisme d'extrême droite camouflé, genre ceux de Suède, car à mon avis, même Marine Le Pen n'aurait pas approuvé la violence d'un tel mail.

 

Dimanche 29 avril 2012 à 10:30

Adolescence

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            J'avais fait il y a un mois un article sur l'influence des films violents au cinéma et à la télé sur les adolescents et l'incitation à la violence.
            J'ai lu plusieurs études sur l'influence des jeux vidéo, et notamment celle de Laurent Buègue, professeur de psychologie sociale à l'Université de Grenoble, qui parlait d'un jeu qui avec des images d'une qualité et d'un réalisme inégalé, faisait l'apologie des vices urbains : gang, trafics, drogue, prostitution, violence....
            Il stigmatisait également des jeux téléchargeables gratuitement, qui mettaient en valeur l'actualité et la brutalité mondiale. Le joueur s'identifiait à un kamikase arabe qui organisait des attentats et tuait indistinctement hommes, femmes et enfants, dont le nombre était comptabilisé et le but étant évidemment d'obtenir le score maximal.
            Un troisième jeu aux USA, faisait incarner au joueur l'assassin Seung-Hui Cho, auteur d'une tuerie dans une université, et ce jeu consistait à abattre le maximum d'étudiants sur le campus.
            Dans ces jeux on peut choisir nom, vêtements, allure, tatouages, bref tout ce qui renforce la personnalisation et l'identification à l'agresseur.
            Et la violence constitue malheureusement le thème principal de la moitié des jeux vidéo vendus dans le monde et ce sont les plus vendus !
           
            Comment savoir s'ils engendrent la violence : deux méthodes sont utilisées par les chercheurs en sociologie.
            Des personnes sont placées devant un écran où elles jouent pendant une quinzaine de minutes à un jeu vidéo violent et d'autres jouent, dans des conditions identiques, à des jeux vidéo neutres. Ensuite, on compare leurs comportements d'agression.
            Les niveaux de difficulté, d'excitation ou de frustration associés à ces jeux devront être équivalents afin que l'on ne puisse attribuer les différences observées qu'au degré de violence véhiculé par le jeu.
            Autre méthode : recueillir des informations sur les comportements agressifs d'un certain nombre de personnes, en les interrogeant ainsi que leur entourage, leurs professeurs... ainsi que sur le type de jeux vidéo qu'ils pratiquent et la durée moyenne qu'ils y consacrent. Dans ce type de statistiques, on veille aux biais connus, notamment au fait que les garçons jouent plus aux jeux vidéo violents et sont plus agressifs verbalement et physiquement, en moyenne, que les filles.
            On peut recueillir des informations à plusieurs reprises auprès des mêmes personnes, afin d'étudier leur évolution dans le temps et les variations de leur comportement en fonction de leur assiduité aux jeux violents.
 
            Les très nombreuses études faites montent toutes que la pratique régulière de jeux violents accroît de façon importante la tendance des joueurs à être violents dans la vie courante.
            Et réciproquement, dans une recherche réalisée auprès de 300 adolescents scolarisés aux Pays-Bas, Jeroen Lemmens, de l'Université d'Amsterdam, a montré que ceux qui aiment les jeux vidéo violents sont le plus souvent des garçons ayant un niveau d'agressivité élevé et un niveau d'empathie bas.
            D'autres recherches ont montré que les enfants adeptes des jeux vidéo violents ont davantage de conflits avec leurs enseignants, sont plus agressifs verbalement et physiquement.             Dans une étude effectuée auprès de 1 254 adolescents âgés de 12 à 14 ans, Lawrence Kutner et Cheryl Olson, de la Faculté de médecine de Harvard, ont mis en relation divers problèmes de comportement avec la pratique de jeux vidéo violents : provocation, frustration, , mauvaise humeur, violence en groupe, alcoolisme, voire délinquance.
            Ainsi agression, délinquance et utilisation de jeux vidéo sont bien liées, mais ces études montent certaines conséquences plus précises.
 
            Le caractère particulièrement sanglant de certains jeux n'est pas sans conséquences.            
            Dans une récente étude, Christophe Barlett et ses collègues de l'Université de l'Iowa, ont fait jouer des participants à un jeu violent classique, dans lequel il est possible d'abattre les ennemis sans voir le sang couler. Avec l'option "sang" activée, ils ont observé une plus grande pression sanguine et un rythme cardiaque plus élevé chez les joueurs que lorsque l'option "sang" était désactivée. En outre, l'hostilité des joueurs augmentait, et ils avaient davantage de pensées agressives après le jeu, indépendamment de leur caractère agressif initial, mesuré au début du jeu.
            La pratique de jeux violents induit des pensées agressives comme l'on montré de nombreuses études et les joueurs ont ensuite une plus grande anxiété et un plus grand sentiment d'hostilité envers les autres. Ce sont ces pensées agressives qui se traduisent ensuite par des comportements plus agressifs.
            Plus le jeu est réaliste, plus les participants s'immergent dans le jeu et plus ce phénomène est constaté.
            Mais l'effet n'est pas seulement à court terme; une étude faite sur des joeurs réguliers mais qui avaient dû s'arrêter de jouer faute de temps, avaient encore une agressivité supérieure à la moyenne, un an après cet arrêt, plus d'hostilité envers d'autres personnes et moins d'altruisme.
 
            Mais un fait grave est que les jeunes ados, pas encore assez réfléchis ne se erendent pas compte du danger des jeux vidéos qui les éloignent de la réalité:
            Dans leur étude, Kutner et Olson ont distingué quatre motifs recherchés par les enfants : l'excitation et le plaisir (ils jouent pour gagner, arriver à terminer la partie au dernier niveau) ; l'aspect social (ils aiment jouer entre amis) ; les émotions ressenties (ils jouent pour calmer leur colère, oublier leurs problèmes, se sentir moins seul) ; ils jouent pour ne pas s'ennuyer (pour tuer le temps).
            Et un enfant de 8 ans disait "j'aime ce jeu parce qu'on peut tirer sur les gens et rouler à toute vitesse en voiture. Quand je serai plus grand' je pourrai faire cela aussi !! "
            En effet un des mécanismes clés est celui de la désensibilisation.
            Nick Carnagey, de l'Université de l'Iowa, a montré que les personnes ayant joué à des jeux vidéo violents étaient moins sensibles à la violence que les autres : la conductivité de leur peau restait faible et leur rythme cardiaque lent (peu d'émotion). le cerveau des joueurs réguliers est comme désensibilisé aux images de violence qu'on leur projette, et ces personnes se montrent ensuite plus agressives par manque de frein naturel.
            Certains jeunes peuvent aller jusqu'à ne plus se rendre compte de la valeur de la vie, des conséquences de la mort, à force d'avoir" plusieurs vies" dans les jeux vidéo et de pouvoir tuer impunément sans conséquence grave dans un monde virtuel.
            On peut en effet être effaré du nombre de jeunes ados mineurs qui blessent grièvement ou tuent un de leur camarade, souvent pour des raisons dérisoires, sans se rendre compte des conséquences de leur geste pour évidemment la victime, mais aussi pour leur propre avenir qu'ils compromettent ainsi définitivement.
            Ce sont sans doute des gens instables et on ne sait quelle part ont les jeux vidéo dans leur geste, mais il est certain que de tels actes étaient beaucoup plus rares il y a soixante ans et que donc on doit probablement y voir un phénomène de société.
            Je ne sais pas si on peut interdire certains jeux trop violents, mais en tout cas, il faudrait faire l'éducation des parents pour qu'ils surveillent mieux leurs enfants et notamment exclure les ordinateurs dans les chambres jusqu'au moins à l'âge du lycée et en surveiller l'emploi dans une pièce commune.
 

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Samedi 28 avril 2012 à 8:58

Divers

Excusez la présentation bizarre du blog depuis hier : la colonne de droite est partie en bas de la page à la fin des articles et je n'arrive pas à corriger.
Je vais appeler au secours l'équipe cow.
Cela s'est arrangé cet après-midi. Merci à l'équipe COW


Un intermède un peu différent de d'habitude : quelques idées à appliquer chez vous :


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Nettoyer facilement le centre d'une fraise avec une paille  -->










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Monter le volume de votre iPhone / iPod en le plaçant dans un bol - la forme concave amplifie la musique.



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Ré-utiliser les contenant des lingettes humides pour entreposer les sacs en plastiques.











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Trouver les petits objets comme des boucles d'oreilles
en fixant un bas au bout du tuyau de l'aspirateur.









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Se servir d'un casque de douche pour transporter ses souliers dans vos bagages et éviter de salir le linge.
Vous pouvez en trouver à peu près dans tous les hôtels.








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Faire cuire vos petits gâteaux directement dans des cornet de crème glacée.
Tellement plus le fun and plus facile à manger pour les enfants, les jeunes et les moins jeunes









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Sauve espace brillant !  Installer une tige à tension pour y accrocher vos bouteilles à vaporiser. 








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Etonnez vos amis avec ces oeufs durs en forme de coeur lors de vos déjeuners.

Vendredi 27 avril 2012 à 8:16

Biologie, santé.

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                    En cherchant de la documentation sur l'asthme et la pollution dans les écoles, j'ai trouvé un article du Ministère de l'Environnement du Canada sur la prévention de la pollution à l'école, qui m'a intéressé parce que très pragmatique et je vais vous en donner des extraits.
              Penser globalement et agir localement : telle est la clé d’un environnement durable. La prévention de la pollution suppose que l’on fasse des choix intelligents. Prévenir la pollution, c’est modifier ses projets, ses pratiques et ses habitudes de façon à réduire à la source la pollution et les déchets au lieu d’essayer de réparer les dégâts après coup.
                    Il faut notamment réfléchir à l'utilisation des produits et donc à leur achat, et donc déterminer les sources des déchets et de la pollution et trouver des moyens de les supprimer.
                    Le grand nombre de personnes présentes dans les écoles, et le grand nombre d’activités auxquelles elles se livrent, font qu’il se produit une plus grande quantité et une plus grande variété de déchets dans ces institutions qu’à la maison. Tout au long de l’année, les élèves, le personnel administratif, les enseignants, les préposés à l’entretien et les fournisseurs, ainsi que les élèves, utilisent tous de l’énergie, de l’eau et des produits chimiques et achètent mobilier, décoration et fournitures.
                    Par conséquent, les écoles constituent un excellent endroit où recueillir, présenter et enseigner des données et des idées sur la prévention de la pollution sur la manière de réduire ou de supprimer la pollution et les déchets, qui peuvent nuire aux personnes ou à l’environnement et peser lourdement sur le budget des écoles.
         
           Quelques actions pratiques pour réduire la pollution et les gâchis trouvés sur cet article canadien :
 
          - Se rendre à l’école et en revenir à vélo, à pied ou en ayant recours aux transports en commun ou au covoiturage.
          - Demander aux chauffeurs des autobus et des voitures de l’école d’arrêter leur moteur lorsqu’ils attendent que les élèves montent dans leur véhicule ou en descendent.
          - Utiliser des colles, des peintures, des marqueurs et d’autres produits qui soient moins toxiques.
          - À la fin de l’année, recueillir les fournitures scolaires inutilisées pour les employer l’année suivante.
          - Acheter du papier recyclé. Utiliser les deux faces du papier.
          - Afin de créer des occasions d’apprentissage au grand air grâce à une expérience pratique, organiser une séance de plantation d’arbres sur le terrain de l’école ou mettre sur pied un projet visant à restituer son caractère naturel à ce terrain.
          - Apporter à l’école u nrepas « sans déchet » en utilisant des récipients et un sac réutilisables.
          - Utiliser des stylos rechargeables ainsi que des cartouches d’encre ou de ruban également rechargeables.
          - Éteindre les machines lorsqu’elles ne sont pas utilisées.
          - Organiser un projet de recyclage du papier, du verre, du plastique ou du métal.
          - Supprimer l’emploi de pesticides et de produits chimiques sur les terrains de jeu des écoles.
          - Encourager les élèves à mettre en pratique chez eux les principes de prévention de la pollution qu’ils ont appris à l’école.
          - Former une équipe de prévention de la pollution.
 
            J'ai trouvé aussi sur une étude belge, cette constatation étonnante, mais que je n'ai pas recoupée ailleurs :
 
                      La grande majorité des écoles ne disposent pas de ventilation mécanique, et lorsque c'est le cas, elle n'est le plus souvent pas entretenue. Dans la plupart des écoles visitées en 2001possédant une VMC, la qualité de l'air intérieur ne respectait les renouvellements d'air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne, nécessaire à la dispersion des polluants. Le débit maximal constaté était de 10 m3/h.
                      Selon une enquête danoise menée entre 2003 et 2005, les résultats des élèves diffèrent en fonction des conditions de ventilation des locaux scolaires. Les résultats des tests de lecture et de compréhension sont deux fois meilleurs lorsque le volume d'air renouvelé est multiplié par deux, passant de 4,2 à 8,4 litres.
                      En Belgique, Dans 2 classes d'enfants de 10 ans: la température plus faible (20°C) et une aération plus importante (9.6 litres par seconde par personne) ont montré une amélioration potentielle des résultats scolaires.
 
            J'ai trouvé aussi ces constatations sur le matériel scolaire :
 
                      L'offre de matériel scolaire est dominée par les gadgets, le plastique et les accessoires qui misent davantage sur le marketing que sur la conscience environnementale. La plupart d'entre eux contiennent des composants toxiques tels que solvants organiques (toluène, xylène...) et métaux lourds. A part pour quelques rares marques, l'aspect écologique des fournitures scolaires n'est pas considéré comme un objectif en soi.
            - Feutres et marqueurs : certains contiennent des solvants toxiques tels que trichloroéthane, toluène ou xylène repérables à leur forte odeur.
            - Surligneurs : les surligneurs fluorescents, bien que n'ayant pas d'odeur, n'en contiennent pas moins des substances nocives pour la santé et l'environnement. L'effet fluorescent de l'encre est obtenu au moyen de pyranine, et parfois de dérivés de coumarine et de xanthène. Ces composés sont toxiques et à éviter au maximum.
            - Les gommes : souples aromatisées, elles sont dangereuses car les enfants peuvent les sucer et les avaler.
            - Les effaceurs d'encre : ils contiennent du savon, de la soude et du thiosulfate de sodium, parfois même du formaldéhyde. Il ne faut donc jamais les mettre en bouche pour les humecter même s'ils se dessèchent.
            - Les correcteurs liquides : ils sont composés de solvants toxiques. Ils sont d'ailleurs interdits dans certaines écoles. Les produits à l'eau sont additionnés de conservateurs allergènes.
            - Blocs, cahiers, papier d'impression... souvent blanchis au chlore.
            - Les colles : la toxicité des colles est due principalement aux résines et solvants qu'elles contiennent. Les solvants organiques tels que le toluène, le formaldéhyde, l'acétone sont volatiles. Leur inhalation est dangereuse pour la santé.
            - Les livres et magazines neufs émettent des aldéhydes.
 
                      En résumé le matériel scolaire que nous donnons à nos enfants et qui est souvent mis en bouche - même par les plus grands d'entre eux - peut contenir du toluène, du formaldéhyde, de l'acétone, des solvants toxiques et du chlore.

Jeudi 26 avril 2012 à 8:03

Biologie, santé.

             Je vous parlais hier de pollution, je vais vous résumer aujourd'hui les aspects "santé" dans les écoles.
           Les allergies chez l’enfant deviennent de plus en plus préoccupantes, et qu’elles soient alimentaires, cutanées ou respiratoires, constituent un véritable problème de santé publique, pouvant concerner jusqu'à 30% des enfants.
            En France, on compterait environ 25% d’allergiques et ils sont chaque année de plus en plus nombreux. Les personnes asthmatiques et les enfants en général sont considérés comme étant plus vulnérables à l’exposition aux polluants.
            De nombreuses données scientifiques montrent un lien entre la pollution due au trafic routier et les allergies. In vitro, les particules fines émises par les véhicules diesel, favorisent la synthèse d’immunoglobuline E (un des marqueur de l’allergie). In vivo, le dioxyde d'azote irrite les poumons, diminue les défenses de l’organisme contre les infections des voies respiratoires et a été mis en cause dans la survenue d’asthme et d'infections respiratoires.
            À l’échelle de la population, il semble évident qu’il existe une corrélation entre l’augmentation de la concentration de particules fines dans l’atmosphère et les allergies. Mais jusqu’à présent, les données disponibles sur les effets de la pollution atmosphérique urbaine étaient basées essentiellement sur les mesures de la pollution ambiante loin des sources, pollution minimale à laquelle nous sommes tous au moins exposés dans une ville, réalisées par les stations de monitorage de la qualité de l’air et dont on donne des résultats à la télévision.
            L'étude de l'INSERM apporte des données beaucoup plus précises, concernant les jeunes enfants.
            La pollution étant mesurée (voir l'article d'hier), des médecins ont examiné les enfants et réalisé un bilan de santé. L’examen clinique a consisté en plusieurs tests allergologiques cutanés permettant de déterminer les origines des allergies, puis les enfants ont été soumis au test de la course libre afin de déterminer l’apparition d’un asthme à l’effort.

            Selon l’analyse des plus de 7000 questionnaires qui visaient à connaître les antécédents d’allergies, près d’un jeune sur 4 a souffert ou souffre d’eczéma, un sur cinq de rhinite allergique et un sur dix souffre d’asthme. Pendant l’année ayant précédé l’enquête, 8,1% avaient eu des symptômes évocateurs d’asthme. Pendant la période de l’étude, 10,6% des enfants ont présenté un eczéma et 8,6% un asthme à l’effort quelle que soit leur exposition aux polluants.
            L’enquête montre un lien entre la pollution atmosphérique de proximité et l’asthme et les allergies. Les enfants qui vivent depuis au moins 8 ans dans des lieux où les niveaux de pollution atmosphérique liée au trafic automobile est à peine supérieures aux normes recommandées souffrent significativement presque 2 fois plus d'asthme allergique, 1,5 fois d'asthme à l'effort et 3 fois plus d’eczéma par rapport aux enfants qui vivent dans des zones où les concentrations sont inférieures. Une tendance identique est également observée pour le rhume des foins.

            Bien entendu les personnes déjà asthmatiques seront plus sensibles à la pollution qui, comme le tabagisme, favorise les manifestations préexistantes : une personne asthmatique déclenchera plus facilement une crise ou sera plus gênée lors d'un pic de pollution.
            La pollution par les petites particules et ses effets favorisera aussi l'intervention nocive des pollens et autres allergènes (acariens, poils d'animaux....).
 
            En ce qui concerne les aldéhydes, les manifestations sont celles causées par les produits irritant les muqueuses : congestion nasale, conjonctivites, irritation de la peau, dermatites, maux de tête, angines, voire même nausées et irritation de larynx
 
            Une étude européenne, SINPHONIE, est actuellement en cours dans 27 pays d'Europe dont la France sur les effets de la qualité de l'air dans les écoles sur la santé des écoliers.
            Pour les chercheurs, il conviendrait de réduire autant que possible les sources de pollution. L'obligation d'étiqueter les produits de décoration, bientôt étendue va dans ce sens.           
            L'obligation de contrôler la qualité de l'air dans les écoles élémentaires devra être effective avant 2015 et il sera sans doute nécessaire de diminuer les normes actuelles de l'OMS.

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         Je profite de cet article sur l'étude ISAAC de l'INSERM de pollution de l'air des écoles pour dire quelques mots sur l'asthme, car on sous-estime en général son importance.
         Sur la planète, l'asthme touche environ 150 millions de personnes : trois millions et demi de Français, 5,1 millions d'Anglais, 17 millions d'Américains, 15 à 20 millions d'Indiens [1]...
            L'asthme, et ses symptômes plus ou moins marqués : sifflements dans la poitrine, essoufflements, toux nocturne ou matinale. Sans parler du phénomène tant redouté des patients : la crise - le bronchospasme, l'impossibilité à rejeter l'air inspiré. D'après l'OMS, les coûts (directs et indirects) de cette maladie dépassent, au niveau mondial, ceux de la tuberculose et du sida réunis.
         Il n'y a pas un asthme, mais des asthmes. Il existe une forme d'asthme non allergique, qualifiée également d'intrinsèque. L'asthme ne débute pas forcément dès l'enfance , mais peut apparaître à l'âge adulte; 90 % à 95 % des enfants asthmatiques sont prédisposés aux allergies (ils sont appelés atopiques)), mais seuls 25 % à 30 % des enfants atopiques sont asthmatiques. De même, l'asthme non allergique ne concerne quasiment que les adultes, mais n'y représente qu'une partie des cas, environ 10 à 30%, et cet asthme est souvent plus sévère que la version allergique, et a la particularité d'affecter essentiellement les femmes. Certains cas d'asthme professionnel, eux aussi, relèvent de mécanismes non allergiques.           
 
            La proportion d'asthmatiques a beaucoup augmenté en 30 ans.
            Il ne se déclenche en effet que chez des individus génétiquement prédisposés, mais trente ans est une période bien trop courte pour que la composition génétique des populations ait pu changer. Donc, c'est du côté de l'environnement qu'il faut chercher et c'est ce que montre l'étude de l''INSERM.
            La prévalence de l'asthme chez les enfants est extrêmement hétérogène selon les pays : de 4,1 % à 32,1 % chez les jeunes enfants et de 2,1 % à 32,2 % chez les adolescents; les plus fortes proportions : le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que certains pays d'Amérique du Sud; parmi les pays européens non anglophones, la prévalence de l'asthme décroît de l'ouest vers l'est et du nord vers le sud. Enfin, les chiffres de prévalence obtenus chez les adultes sont le plus souvent inférieurs à ceux relevés chez les enfants.
 
            Une étude originale est en cours dont l'origine avait été la constatation que le contact de la volaille et du bétail réduisait la prévalence de l'asthme.
            Cette étude examine l'influence d'endotoxines bactériennes sur les cellules immunitaires dites dendritiques qui, les premières, détectent les agents infectieux et libèrent des médiateurs qui, pense-t-on, atténuent les réactions favorables à l'asthme.
            La disparition des endotoxines bactériennes de notre environnement et de notre nourriture aseptisés aurait-elle favorisé et favoriserait-elle l'asthme et les allergies ?
            Finalement, entre l'évolution de notre mode de vie et la pollution que nous engendrons, on peut se demander si l'asthme n'est pas un mal de notre civilisation.
   

Mercredi 25 avril 2012 à 8:50

Biologie, santé.

  La pollution est un sujet qui est beaucoup abordé par les médias, notamment à la télévision, souvent superficiellement parce que à la recherche du sensationnel. Mais il y a aussi, heureusement, des études sérieuses.
             Maud m'avait adressé une étude très intéressante et très sérieuse de l'INSERM, (Institut National de Santé et de Recherches Médicales), sur la pollution dans les écoles faite par un directeur de recherche, madame Isabelle Anessi-Maesano.
            Je ne vous résumerai pas cette étude car elle est trop technique et vous ne liriez plus la suite de mon article, mais je vais essayer de poser le problème et de vous donner quelques résultats.
            L'étude comporte des statistiques très rigoureuses, faites dans 401 classes de 108 écoles primaires de six grandes villes françaises et sur 6 590 enfants. C'est donc une véritable étude épidémiologique.

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            Les enfants sont en pleine croissance, leurs bronches sont plus petites, ils ont une activité plus intense, etsont donc plus sensibles aux effets de la pollution de l'air que les adultes.
            Dans les pays industrialisés, les enfants passent environ 80% de leur temps à l'intérieur, dont une grande partie à l'école.
            La pollution de l'air extérieur est certainement maléfique, mais celle de l'air intérieur l'est encore plus, pouvant entraîner chez les enfants des problèmes de santé à court et à long terme tels que la congestion nasale, rhinites, des irritations de la peau et des yeux, des réactions allergiques, de l'asthme, des maux de tête, de la fatigue, des vertiges ou encore des nausées.
            Les chercheurs ont analysé pendant une année scolaire, à l'aide de pompes et capteurs passifs, les concentrations de différents polluants atmosphériques : les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètre, le dioxyde d'azote (NO2) et 3 aldéhydes (formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine), et accessoirement l'ozone (O3).
            Des données ont été également relevées dans certains domiciles concernant le chauffage et le tabagisme notamment, afin d'écarter des confusions causales.
            En parallèle, l'équipe de recherche a étudié les signes cliniques des enfants grâce aux données recueillies lors d'une visite médicale comportant aussi un test cutané aux 11 allergènes les plus communs (acariens, chat, pollens…) et un test d’exercice permettant de détecter l'asthme à l’effort. Ces données ont été complétées par un questionnaire rempli par les parents.
            Les résultats ont été traités statistiquement de façon multicritères afin d déterminer si possible les relations entre polluants et affections.
 
            D'abord, d'où viennent ces polluants ?
            Les particules fines et le dioxyde d'azote proviennent essentiellement de l'extérieur, dans une faible mesure de combustions diverses, mais essentiellement des gaz d'échappement automobile (notamment diesels pour les particules résultant d'impuretés et d'une combustion incomplète de produits lourds), et peuvent rentrer par transfert (en ouvrant les fenêtres) à l’intérieur des locaux, et sont présent à l'extérieur ; cour, préau.
            Les aldéhydes sont des polluants intérieurs issus de nombreuses sources: les produits de combustion (cigarette, bougies, encens, cheminée, cuisinières à gaz), de construction et de décoration (bois, parquets stratifiés, des colles de moquettes, les colles urée-formol, des papiers peints, mais également des vernis, des mousses isolantes), d'entretien (détergents vaisselle, désinfectants, lingettes) et de traitement agricoles (insecticides)… Ils sont considérés comme des produits irritants, notamment pour toutes les muqueuses.
            L'Organisation Mondiale de la Santé et l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire émettent dont des normes à ne pas dépasser. (Je vous les donne même si cela n'intéresse que peu d'entre vous, mais, sinon vous allez me les réclamer !!) :
Particules fines (< 2.5 μ) : 10µg/m3 ; 
Dioxyde d'Azote: 40µ/m3; Formaldéhydes : 10µg/m3.

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http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/images-copie-2.jpg
 
            Qu'a t'il été constaté au plan purement pollution :
            D'abord qu'un enfant sur 3 était soumis à une pollution supérieure aux normes, ce qui est une proportion énorme.
            Selon les relevés, les villes les plus polluées dans l'étude étaient Strasbourg et Bordeaux et la moins polluée, Reims.
 
            Pour les particules et l'oxyde d'azote, c'est la proximité des la circulation automobile.
            Aux Etats-Unis, en Californie, il est interdit de construire une école près des axes routiers. A Créteil, les deux écoles sont à droite et à gauche de la rocade, et quand l'A86 est bouchée, c'est l'excès de pollution ! A l'école, on ne peut pas toujours ouvrir les fenêtres pour des raisons de sécurité (étage) ou à cause de la circulation.
            De plus les récréations dans les cours se fait en atmosphère polluée.
            D'autres facteurs interviennent sur le niveau de pollution: absence ou défectuosité de la ventilation avec filtres, état du bâtiment, travaux...
            Les particules fines émises par les véhicules peuvent rester en suspension pendant des heures et même des jours. Au dessus de 10 μ, elles pénètrent peu dans les poumons arrêtées par les poils du nez, mais plus leur taille est réduite, plus elles pénètrent profondément dans les voies aériennes déclenchant asthme et allergies respiratoires. Les particules très fines de l'ordre du micron pénètrent jusque dans les bronches.

 
            Pour le formaldéhyde, on a relevé jusqu'à six fois la norme et même jusqu'à onze fois cette valeur à Reims. Dans ce dernier cas, la cause de la pollution était un meuble vernis qui venait d'être acheté, et il fallait trois mois environ pour le débarrasser de ses polluants volatiles.
            Aujourd'hui, tout le mobilier ou presque est en contreplaqué et émet du formaldéhyde, notamment. Le matériel scolaire est de plus en plus chimique, avec de plus en plus de solvants et de COV. Bref, les sources de pollution sont de plus en plus nombreuses dans les classes. Et le coût du chauffage ne cesse de croître, donc on ouvre moins les fenêtres pour économiser l'énergie, et dans les classes qui n'étaient pas ventilées, les enseignants ont tendance à vaporiser des désodorisants pour masquer les odeurs résultant de ce manque de ventilation, ce qui entraîne plus de pollution.
            Les fournitures utilisées par les enfants (feutres, colles, effaceurs...), contiennent souvent non seulement des aldéhydes, mais aussi des hydrocarbures chlorés.
 
            Une autre étude a été lancée en 2010. Celle de la pollution dans des écoles bâties sur d'anciens sites industriels. Elle sera menée sur 1200 sites, crèches, écoles, collèges et lycées, dans 70 départements.
            Lorsqu'un ancien garage, une usine chimique, une fonderie... ferment, ils ont peut-être laissé derrière eux quelques pollutions : des métaux lourds ou des solvants dans le sol ; des résidus d'hydrocarbures dans l'eau...
            Les diagnostics seront menés par des bureaux d'étude sous le contrôle du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). En cas d'identification de concentrations de polluants préoccupantes, des contrôles sur la qualité de l'air seront effectués et si nécessaire, des travaux pourront être entrepris afin d'éliminer tout risque sanitaire.
L'ensemble de l'opération devrait durer quatre ou cinq ans,

Mardi 24 avril 2012 à 17:42

Paysages

Comme annoncé des photos de la Seine vers 1870 que m'a envoyées un ami; on reconnait la Samaritaine et les quais de Bercy avec leurs entrepôts. Mais là encore j'ai du mal à identifier toutes les photos, notamment le dernier pont.
Je me demande, comme disait Codtroll, si certaines photos ne sont pas celles de la ville de Marseille vers 1870.
Je sais que certains gros voiliers de commerce remontaient la Seine, mais leur taille me paraît bien grande.
Si vous voulez voir d'autres photos intéressantes de Paris entre 1850 et 1900, allez sur http://www.info-histoire.com/actualite/19eme-siecle/156/paris-au-xixe-siecle-en-photo/


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/Diapositive08-copie-4.jpg



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Lundi 23 avril 2012 à 7:58

Biologie, santé.

 
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Une application abusive et regrettable du principe de précaution dont je parlais il y a quelques articles.
 
            Le 9 juin 2011 quatre voix seulement, auraient suffi pour que le Sénat rejette, l'un des articles les plus controversés de Ia loi de bioéthique, celui interdisant les recherches sur l'embryon et sur les cellules souches embryonnaires. Mais, sous la pression du gouvernement, ces voix ont fait défaut.
            Je suis d'accord pour qu'on fasse des réformes, le pays en a besoin, mais malheureusement, le gouvernement Sarkozy, s'il a la volonté de les faire, les fait toutes de travers en prenant les mauvaises solutions et en mettant à chaque fois, la France et les français dans une mauvaise position.
            Heureusement, on va bientôt en être débarrassé !.
            La nouvelle loi de bioéthique n'a donc pas apporté le changement espéré par beaucoup de chercheurs : les recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires restent interdites, sauf dérogations spéciales, alors que la plupart des pays les autorisent. La France risque donc de prendre du retard dans ce domaine.

  Ci-dessous, des cellules souches
embryonnaires vues au microscope

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            Qu'est ce que les cellules souches embryonnaires?
            Elles proviennent d'embryons au stade "blastocyste", c'est-à-dire âgés de 5 ou 6 jours qui mesurent 150 microns environ, groupes de 4 à 16 cellules non différenciées encore et qui peuvent donc être capable de se transformer en n'importe quel type de cellule du corps humain.
            Par la suite lorsqu'à un stade ultérieur on a un blastocyste d'une quarantaine de cellules, elles sont déjà spécialisées et chacune ne peut plus donner lieu qu'à certains types de tissus d'organes.
            ces cellules sont appelées cellules "ES" (embryon stem cells).
            D'où proviennent ces embryons : d'interventions médicales de procréation assistée pour des couples ayant des difficultés à avoir des enfants naturellement (environ 15% de la population et 2% des bébés des pays riches sont issus de fécondation artificielle in vitro ou F.I.V).
            Dans une fécondation naturelle, l'ovocyte quitte l'ovaire grâce au mouvements du conduit qui le mène à l'utérus (la trompe de Fallope) et il y rencontre les spermatozoïdes qui ont été capable de traverser tout l'utérus et de remonter la trompe. Après fécondation l'ovule poursuit sa progression dans la trompe et le blastocyste se multiplie en chemin et finit par s'implanter dans l'utérus au bout d'environ une semaine.
            Dans la fécondation in vitro, (après stimulation pour favoriser la production d'ovules multiples au bout de 6 cycles environ), on prélève des ovules sur la mère, que l'on féconde in vitro avec des spermatozoïdes, (en général traités pour améliorer leur pouvoir fécondant), et on congèle ces embryons. On en prélève pour les implanter ensuite dans l'utérus de la mère.
            Les premières interventions datent de 1978 en Angleterre et en France en 1982. 
                                                                                                             Ci-dessous, un blastocyste

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/images-copie-3.jpg            Dans le monde plusieurs centaines de milliers de tentatives ont lieu chaque année avec une réussite d'environ un tiers; en France il y a environ 12 000 naissances par an de "bébés éprouvette".
            Les embryons ainsi obtenus et qui ne sont pas implantés, sont conservés dans des conditions strictes fixées par la loi. Le couple peut les garder pour une implantation ultérieure.
            S'il n'a plu de projet de procréation, la loi dit qu'il a le choix entre les donner à un autre couple (rare), les donner à la recherche, ou des détruire.
            En fait les embryons qui ne peuvent être utilisés pour la recherche sont détruits, ce qui est une perte regrettable.
            Il y avait fin 2009 en France 165 600 embryons congelés, dont 110 000 en projet parental et donc 55 600 "abandonnés" dont 13 800 donnés par les parents à la recherche, et seulement 1160 dérogations de recherche ont été accordées.
Il n'est pas question de "créer" des embryons pour les recherches, mais seulement d'utiliser, ceux en bien assez grand nombre au lieu de les détruire.
            Bien sûr toute recherche peut être déviante, et il ne faut pas autoriser la recherche à faire n'importe quoi et si la loi autorisait pleinement ces recherches , un contrôle de l'Académie de Médecine resterait indispensable.
            Il ne s'agit pas, par exemple, que l'on se mette à fabriquer un fœtus dans une machine (un utérus artificiel - lire le "Meilleur des Mondes" de Huxley). Cette technique que l'on appelle "ectogénèse" est cependant étudiée au Japon et aux USA sur des animaux (souris, chèvres).
            Le laboratoire d'endocrinologie de l'Université de Cornell a même fait quelques essais sur un embryon humain (pour améliorer l'efficacité des FIV), mais a abandonné compte tenu du scandale provoqué !).
            Par contre il est très important de voir comment, à partir de cellules souches qui ne savent pas encore quel type de cellule elles vont créer, de rechercher comment les inciter à créer tel ou tel type de cellule, puis, si cela est possible, de fabriquer des cellules spécialisées (globules blancs, rouges, plaquettes....), de régénérer des tissus, voire de développer alors un "morceau" de corps humain : un membre, un cœur, un foie, un pancréas.... à des fins de chirurgie réparatrice, voire même des solutions pour triter des maladies comme parkinson ou Alzeimer à partir de cellules neuronales..
            De telles recherches seraient importantes au plan des connaissances notamment des mécanismes de reproduction et différenciation cellulaires, et elles sont intimement liées aux recherches sur le génome et donc l'étude des anomalies génétiques et des maladies correspondantes.
 
            Les japonais et les américains, en outre ont été les premiers en 2007, à étudier les possibilités d'un autre type de cellules souches : celles qui se trouvent, partiellement indifférenciées, à l'intérieur d'un tissu donné et qui sont là pour en permettre un renouvellement naturel. Elles sont capables de donner naissance à différentes lignées cellulaires d'un tissu donné. Elles ne sont pas omnipotentes" comme les cellules souches ES, mais seulement pluripotentes.
            Ces cellules sont appelées iPS (induced pluripotent stem cells)
            Les chercheurs partent d’une cellule adulte prélevée chez une personne, c’est-à-dire une cellule de dent, de peau, de sang, etc., dans laquelle ils introduisent un cocktail de gènes grâce à des rétrovirus. Une fois la cellule adulte reprogrammée, celle-ci est alors capable de s’auto-renouveler indéfiniment et de se métamorphoser à la demande en diverses cellules de l’organisme, de la famille des tissus où elles ont été prélevées à l'origine.
            On peut même programmer des cellules iPS "malades" afin d'étudier la maladie et comment la guérir.
 
            Cette avancée est très intéressante, mais il ne faut pas croire que le fait de ne pas prélever sur des embryons résoudra les problèmes éthiques.
            Dans de nombreux cas les cellules iPS sont prélevées sur des fœtus ou des enfants décédés (avec bien entendu l'autorisation de la famille). Et même si elles sont prélevées sur un homme vivant, il n'est pas question de faire ensuite n'importe quoi avec elles.
            Par ailleurs l'utilisation de rétrovirus favorise l'apparition de tumeurs cancéreuses.
 
            Toutes ces recherches sont extrêmement importantes pour la médecine et notamment la guérison de maladies génétiques actuellement incurables.
            Certes il faut encadrer ces recherches pour éviter des conséquences nuisibles, mais il ne faut pas non plus les freiner par des peurs tatillonnes ou par l'ignorance de dirigeants incompétents et plus soucieux de leur réélection ou du profit des riches, que du bien être de leurs concitoyens.

Dimanche 22 avril 2012 à 8:51

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

http://lancien.cowblog.fr/images/images/XuhFCJcWistock000001906463xsmalls.png
           Vous savez que je m'intéresse au fonctionnement du cerveau humain et notamment à l'apprentissage de l'enfant, car je pense qu'on devrait davantage en tenir compte dans les recommandations que l'on donne aux parents en matière d'éducation et aux professeurs quant à l'instruction.
            Je vous ai plusieurs fois parlé de cet apprentissage, mais jamais de celui du fœtus dans le ventre de sa mère.
            Je voudrais vous donner les grandes étapes de l'évolution du fœtus puis parler de cet apprentissage et de ce qu'on peut en connaître, car on ne peut évidemment pas l'interroger sur ce qu'il ressent.
 
            Voici d'abord le déroulement dans le temps des principales étapes de développement de l'embryon et du fœtus et de ses capacités humaines.
 
 
Développement embryonnaire :
 
            - première semaine : les cellules se multiplient et commencent à se différencier.
Le placenta commence à se développer dans l'utérus de la mère.
            - 21 à 28 jours : le tube neuronal, yeux, le cœur se développent, et la pulsation cardiaque se met en place
            - 5 à 8 semaines, 3cm, 1gramme : les bourgeons des bras et jambes sont visibles, la plupart des organes achevés, le cerveau se développe.
            - 8 à 12 semaines, le sexe, les systèmes excréteur et respiratoire se développent.
Le cerveau peut assurer toutes les fonctions vitales.
            L'embryon a les caractéristiques d'un être humain.
 
Développement du fœtus :
 
            - 13 à 16 semaines, 20cm, 450gramme les cheveux, peau et squelette osseux sont en place.
            - 28 à 28semaines : les poumons et le système vasculaire se mettent en place
            - 30 semaines, 37 cm, 1kg, les chances de survie en cas de naissance prématurée sont grandes.
            - 38 à 40 semaines, 50 cm, 3 kg, le fœtus s'étoffe et prend les dimensions d'un nouveau-né et c'est la naissance.

Développement des organes sensoriels et de leurs fonctions :

            - toucher : dans les 20 premières semaines, le développement des sens commence par le cerveau et la bouche et se propage vers le bas du corps. Le cerveau droit se spécialise dans le repérage spatio-temporel. Les organes de l'équilibre et le cervelet se développent. Le fœtus ressent les pressions de l'utérus sous l'effet des mouvements de la mère et des siens.

            - goût : (3ème mois) : les organes du goût se développent. Si on injecte un goût sucré dans le liquide amniotique, la fréquence de la déglutition du bébé devient plus fréquente que la normale, dans le cas d'une substance amère, la fréquence est moins élevée que la normale.
         - odorat (24 à 28ème semaine de grossesse), il se développe et le cerveau du fœtus est sensible aux est sensible à des produits odorants véhiculés par le sang de la mère on l'a vérifié chez les enfants prématurés nés à 6 mois. La consommation maternelle de produits anisés dans les dix jours précédant la naissance rend à l'enfant cette odeur agréable, et 4 jours après la naissance, il aime de l'eau anisée, alors que ceux dont la mère n'en a pas consommés montrent du dégoût pour cette boisson (mais ils ne savent pas encore dire beurk !).

         - audition (6 mois) l’enfant est entouré de bruits, intestinaux de la mère, ses pulsations cardiaques, sa voix, la musique qu'elle écoute. L'audition dépend de la fréquence et l'intensité, ainsi que du ton, seuls les sons plus graves passent tous les obstacles. La voix rythmique et mélodique semble bien préservée en particulier celle de la mère qui est transmise par vibration sonore de l'air ambiant au travers du liquide amniotique, autant que par vibration des os. L'enfant est capable de discerner les sons selon leur intensité.
         Un fœtus qui s'intéresse à quelque chose ralentit la fréquence de sa succion instinctive dans le liquide amniotique; il l'augmente s'il "s'ennuie". On peut ainsi montrer qu'il s'intéresse aux bruits extérieurs.
         Par ailleurs dans les jours qui suivent la naissance quand on donne à un bébé une tétine en lui faisant entendre a voix de sa mère et une autre en lui faisant entendre la voix d'une autre femme, il tête préférentiellement la première.
         Lorsqu'une femme a écouté régulièrement pendant sa grossesse une série télévisée, il semble que le bébé une fois né reconnaisse la musique du générique de l'émission.
         Il y a chez ma fille une horloge dont le carillon fait beaucoup de bruit et fait sursauter tous ceux qui n'y sont pas habitués. Pourtant, dans les jours qui suivaient sa naissance, ma petite fille ne sursautait jamais à ce bruit qu'elle avait entendu en tant que fœtus.

L'apprentissage du foetus

         Cela pose la question de la cognition et des capacités d'apprentissage du fœtus par habituation: on présente au fœtus un stimulus répétée, on note une perte d'intérêt progressive, (succion moins fréquente que si le stimulus est neuf) on présente alors un second stimulus différend du premier et on peut constater si l'enfant le trouve différent ou non, selon qu'il est motivé ou que cela ne l'intéresse pas.
 
         vision : à partir de sa 20ème semaine le bébé est capable de mouvoir ses paupières, la vision est fonctionnelle chez les prématurés. On pense que la vision se développe à partir de la 25ème semaine mais son développement s’étale sur une longue période après la naissance, avant d’atteindre l’efficacité d’une vision adulte.
 
         motricité : à partir de la 7ème semaine, des mouvements du fœtus sont observables à l’échographie. Au quatrième mois, la mère peut percevoir ces mouvements. Au premier trimestre de la grossesse, ils sont constant; durant le second trimestre, le nombre de mouvements diminue, mais ils acquièrent une certaine précision et de la coordination; au cours du 3ème trimestre, ils s’organisent de façon cyclique.
On a repéré 15 types de mouvements entre la 7 et 23ème semaine  et les manques peuvent être des indices de pathologies.
 
         mémoire : il semble que le cerveau soit rapidement doté d'une certaine mémoire, mais qui n'est pas durable quelques minutes, puis quelques heures, quelques jours.
         A partir du sixième mois de grossesse, il semble que la mémoire du fœtus soit capable de consolidation et qu'il retienne des données sur son environnement, notamment auditif : voix, lecture à haute voix, musique, chansons, bruits divers....
 
         Des études montrent que l'habitude de la voix de personnes parlant une certaine langue, prédisposent probablement le futur bébé à mieux la comprendre. Elles montrent que la prosodie du discours (le rythme, l’intonation, les contours mélodiques) et certaines caractéristiques sont conservées in utero.
            Des IRM ont montré en 2011, que chez le bébé, les centres auditif et de Wernicke, (avant que l'enfant ne sache parler), étaient plus sollicités par la langue maternelle, que par une langue étrangère.
            Il est probable que ces capacités d'apprentissage des sons chez le fœtus sont une conséquence de l'évolution, une adaptation pour mieux reconnaître et être reconnu par sa famille, condition de survie pour l'enfant qui a besoin de sa protection, autrefois aux temps préhistoriques.

Samedi 21 avril 2012 à 8:10

Photos, photos comiques

Un ami m'a envoyé de vieilles photos de Paris (en noir et blanc, bien sûr), voire des gravures.
Je n'ai pu ni les localiser, ni les dater, mais vu les costumes et l'existence des photos je pense qu'elles ont été prises entre 1870 et 1900
Aujourd'hui je vous montrerai des photos des grand boulevards ou de grandes rues du centre et dans 3 jours de la Seine et ses bateaux.
          La première photo, toutefois de la place de la Concorde me laisse perplexe, L'obélisque a été mise en 1836 mais les trams électriques ne sont apparus qu'en 1880. Elle me paraît ridiculement petite et c'est bizarre qu'on ne voit pas la Seine et cela ne peut être dos à la Seine car on verrait le Ministère de la Marine (date des rois) et la Madeleine !!

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sortir de la tristesse

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