Vendredi 20 avril 2012 à 8:20

Libertés et règles

  Le principe de précaution n'est pas forcément une mauvaise chose, tout dépend comment on le gère.
            On a le choix entre deux stratégies, l'une basée sur l'analyse objective et scientifique des risques incriminés, de leurs causes et de leurs conséquences, mais aussi des conséquences positives qu'ils entraînent; l'autre qui consiste à ne prendre en compte que les risques, et à bannir tout ce qui risque d'arriver de positif.
            C'est ce qui est choisi actuellement.
            Si nous avions appliqué cette stratégie au XIXème siècle, il n'y aurait eu que très peu de progrès en santé publique, car toutes les avancées majeures, vaccination, anesthésie, radiologie, chirurgie, nouveaux médicaments..., impliquent des risques.
 
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D'abord un exemple hors santé publique :
 
           La simple évocation des risques provoqués par le nuage de cendres du volcan islandais Grimsvôtn a fait interdire les vols, ce qui a provoqué une pagaille monstre et des pertes financières pour les compagnies aériennes.
            Heureusement, celles ci ont effectué des vols expérimentaux avec des mesures des conséquences sur les réacteurs et sur l'avion, à partir desquels a été bâtie une stratégie, mais plusieurs États auraient dû le faire dès les premières heures, alors que, fascinés par l'évocation d'un risque, ils n'ont rien fait.
 
 
                        Des exemples concernant les maladies :
 
            Vous vous souvenez certainement de l'affaire de la vache folle.
Le gouvernement français a interdit les farines animales au lieu de changer leur mode de fabrication, ce qui aurait été aussi efficace et moins coûteux.
            Pour rassurer le public, il a décidé d'abattre toutes les bêtes d'un troupeau, même de quelques milliers de bêtes, quand une seule était atteinte, mesure coûteuse que la France a été te seul pays à adopter et qui a inquiété au lieu de rassurer. L'erreur bénigne d'un magasin Carrefour mettant en vente ta viande d'un bœuf sain mais ayant appartenu à un troupeau où une vache avait été atteinte ensuite, ce qui aurait été légal dans tous les autres pays, a déclenché une mévente de la viande pendant plusieurs semaines.
            Cette mesure d'abattage a été très coûteuse et traumatisante, alors que rien ne la justifiait et par la suite aucun des cas de maladie de Creutzfeldt Jakob n'a été clairement imputable en France, à une consommation de viande contaminée.
            L'opinion publique est persuadée de la primauté du risque du à la pollution, alors qu'il provoque moins 1% de cancers dans la population. Elle le place bien avant le tabac ou l'alcool qui font annuellement 60 000 et 45 000 morts.
            Par contre la pollution est la cause de nombreuses allergies.
             L'arrêt de la vaccination contre l'hépatite B, en raison d'un hypothétique risque de sclérose en plaques a conduit à de nombreux décès par cancer post-hépatite du foie.
 
 
                         Dangers de pollution
 
            La Directive européenne de 2004 sur la protection contre tes champs électromagnétiques comprend une prescription dont l'application rendrait impossible [a pratique d'lRM. Plus d'un milliard d'examens IRM ont pourtant été réalisés sans que le moindre problème soit décelé.
            Face aux protestations des académies de médecine européennes, la Commission européenne a dû revoir cette directive et retarder son application.
            Le seul danger possible, mais non certain, des téléphones portables est leur action sur le cerveau d'enfants qui en feraient un usage intensif sans oreillettes.
            L'éloignement des antennes de téléphonie mobile des centres-villes est une décision est emblématique et une démarche trompeuse qui a conduit à augmenter la puissance d'émission des téléphones portables et a en réalité augmenté l'exposition réelle des populations aux ondes électromagnétiques. 
            Les canalisations en plomb qui, dans la majorité des cas, n'avaient aucun rapport avec [e saturnisme, ont été remplacées par des canalisations ne disposant pas des mêmes effets bactériostatiques. Des centaines de millions d'euros ont ainsi été dépensées sans aucune assurance de bénéfice sanitaire.
            Je ne parlerai pas des vaccins antigrippe, car j'ai déjà fait un article à ce sujet, mais d'une part il est anormal que le ministre de la Santé ait commandé autant de vaccins sans clauses de tranches conditionnelles, et d'autre part l'affolement des services publics et le peu de sérieux de la campagne ont jeté le doute et je connais plusieurs personnes âgées, qui, ne s'étant pas fait vacciner cette année, ont souffert d'une méchante grippe.
 
 
                         Les rayonnements ionisants.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/cancersdose.jpg            Le comportement des pouvoirs publics, vis à vis de personnes qui, ayant reçu des doses faibles de rayonnements ionisants, ont par la suite développé un cancer, est assez étonnant, car ont donne pratiquement raison à toutes leurs requêtes, quelques soient les faits.
            Or toutes les expériences sur animaux comme les statistiques de personnes soignées par irradiation ou des victimes d'Hiroshima de Nagasaki ou de Tchernobyl, montre que si on ne reçoit pas des doses supérieures à 2 sieverts, la probabilité de développer un cancer n'est pas plus grande que pour des gens non irradiés (cancers naturels) et que d'autre part ces cancers interviennent dans les 10 à 15 ans après l'irradiation et en cas d'irradiation totale, sont des leucémies.
            Mais évidemment on ne peut pas affirmer avec certitude que au dessous de 2 sievert l'irradiation ne peut pas provoquer de cancer.
            La gestion du risque postule une relation sans seuil, choix par certains aspects raisonnable, et on applique même cette extrapolation hasardeuse aux faibles doses, par exemple délivrées en radiodiagnostic, alors que des données solides prouvent qu'elle n'est pas pertinente. Le principe de précaution légitime de telles estimations, même si elles sont erronées.
            Cette surestimation du risque des faibles doses n'est nullement « protectrice », car elle peut avoir des conséquences graves en conduisant à renoncer à des examens médicaux utiles, et on a même constaté des phénomènes d'effet bénéfique de rayonnements ionisants à faibles doses, avec une diminution du risque pour de faibles expositions, qui stimulent les défenses naturelles contre [es cellules cancéreuses.
 
            Des études sur le radon, gaz radioactif qui est émis par les minerais de radium présents dans le granit en Bretagne, montre un effet cancérogène pour le poumon à forte concentration, qui d'ailleurs ne risque pas d'être atteinte en plein air. Cette étude est basée sur des interview de malades atteints de cancers. Le tabac représente en la matière un risque près de trente fois plus élevé. 0r aucune étude épidémiologique concernant te radon ne prend correctement ce facteur en considération. Certains travaux surestiment ainsi les risques du radon en lui attribuant des pathologies qui sont en réalité dues au tabagisme.
 
            Devant les fenêtres d'un laboratoire d'un hôpital, où l'on utilise des marqueurs radioactifs, il existe un petit trottoir sur lequel, en trente ans, on n'a jamais vu marcher qui que ce soit. Lorsque des travaux ont été réalisés récemment dans ce laboratoire, on a fait murer les fenêtres donnant sur ce trottoir, sous prétexte que si quelqu'un venait à y passer 35 heures par semaine pendant toute l'année, la dose d'irradiation admissible pour le public serait légèrement dépassée. Les personnels du service travaillent donc désormais privés de lumière du jour devant un trottoir toujours désert, ce qui n'est bon ni pour la santé, ni pour le moral.
         Absurdité de l'interprétation idiote du principe de précaution.

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Jeudi 19 avril 2012 à 8:05

Libertés et règles

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            Le principe de précaution a été mis dans la constitution. Est ce une bonne chose ?
            J'ai malheureusement l'impression que comme beaucoup d'actions de notre gouvernement depuis 5 ans, on est face à un problème, on veut à juste titre engager une réforme, et, obnubilé par la hâte et la retombée médiatique, on bâcle une solution sans réfléchir à son application ultérieure et à ses conséquences. Et on accouche d'une solution parfaitement inefficace quand elle n'est pas nocive.
            Pour moi, le principe de précaution, tel qu'il est appliqué actuellement, ne tient pas compte des repères d'une gestion rationnelle, raisonnable et équitable des risques. Il a manifestement amplifié certaines tendances alarmistes de notre société et de l'opinion publique, en leur donnant une légitimité, il favorise les intérêts individuels au détriment des intérêts collectifs, les manipulations, le principe du parapluie cher à l'Administration et la suspicion vis à vis de toutes les situations incertaines et des paroles des politiques et des médias, qui d'ailleurs, en quête de sensationnel, en rajoutent largement sur ce sujet.
            Je voudrais aujourd'hui rester dans les généralités et demain vous donner des exemples précis, pris dans le domaine délicat de la santé publique.
 
 
                        Une suspicion généralisée encouragée voire provoquée, par les médias.
 
            Le risque zéro n'existe pas, et le plus souvent, des accidents peu probables sont dus à des circonstances exceptionnelles et à des imprudences successives.
            Toute chose ou situation nouvelle, toute action ou réalisation, peuvent avoir des conséquences bonnes ou mauvaises, qu'il faut analyser, au plan de la gravité et de la probabilité de réalisation.
            Mais les médias, à la recherche du scoop, ou des individus pour des raisons personnelles, savent qu'inquiéter les gens vis à vis de leur santé est facile, et ils montent en épingle les éventuels effets négatifs, sans pour autant ni regarder le côté positif, ni faire une analyse rationnelle objective.
            Je vous ai montré dans des articles sur la "perception immédiate émotive" que, pour exciter un groupe ou une foule, il fallait les gaver d'arguments affectifs et les empêcher de réfléchir objectivement, afin de passer directement de l'émotionnel à l'action, sans passer par le rationnel.
            Ainsi, pour la grande majorité des risques, réels ou supposés, la défiance et la crainte l'emportent sans véritable analyse, qu'il s'agisse des installations chimiques, de la drogue, des maladies professionnelles, des déchets radioactifs, chimiques ou encore des antennes relais, et malheureusement les risques peu importants cachent souvent les risques potentiellement plus dangereux, mais moins connus ou moins spectaculaires.
            Plus grave encore, i[ se développe une suspicion sur la transparence de l'information, car à force de raconter n'importe quoi et de nous prendre pour des imbéciles, de passer aussi à coté de vrais dangers, comme le médiator, on finit par douter de tout et donc d'imaginer le pire, si on est pessimiste, ou de négliger le danger, si on est optimiste.
 
 
                        La débauche des intérêts privés aux dépends de ceux de la communauté.
 
            Le principe de précaution est régulièrement le prétexte invoqué lorsque sont en jeu des intérêts particuliers et privés, face à des besoins publics : la construction d'une autoroute, d'une ligne haute tension, du TGV, d'une éolienne, d'une antenne radio, d'un incinérateur, d'une usine...
            Je ne dis pas que ces actions n'induisent pas des nuisances, mais il faudrait en étudier techniquement et objectivement la portée.
            Mais, en brandissant quelques études inquiétantes souvent inexactes et biaisées, surévaluées et non confirmées, comme on en trouve quel que soit le sujet, notamment en cherchant sur internet, les opposants à l'installation accréditent t'idée d'un débat scientifique majeur et exigent que l'on prouve l'absence totale de risque immédiat et futur, exigence évidemment impossible à satisfaire.
            Le principe de précaution est alors invoqué dans sa forme la plus extrême : s'abstenir, démonter ou détruire.
 
                        La gestion rationnelle du risque est remplacée par une lutte d'influences.
 
            Le principe de précaution p[ace évaluation et gestion du risque dans un cadre non scientifique et non hiérarchisé, aucune différence n'étant faite entre hypothèse et certitude, entre perception des risques et dangerosité réelle objective des facteurs incriminés.
            Tout devient prioritaire : un risque mis en évidence doit être traité comme s'il s'agissait d'un périt majeur. Le risque n'est plus quantifiable et les mesures de santé publique destinées à s'en prémunir ne sont plus évaluables. On est face à une situation émotionnelle et toute démarche rationnelle d'évaluation des bienfaits face aux risques n'est plus comprise.
            Il devient impossible de mesurer en aval l'efficacité des mesures prises, puisque ces risques n'ont pas été mis en évidence.           
            Cette situation conduit à un risque sans prix, sans coût, (comme dans le cas des vaccins antigrippaux), et la gestion rationnelle des risques cède donc peu à peu la place à une lutte d'influences, qui voit s'opposer médias, groupes politiques, administrations, écologistes, industriels, chercheurs, professionnels de santé, et individus soucieux de leurs intérêts.
            Nous sommes bien loin d'une élaboration collective des stratégies de lutte contre les risques.
            Bien souvent sont ainsi privilégiés des risques totalement hypothétiques, au détriment de dangers bien réels. Les décisions prises peuvent se révéler arbitraires, coûteuses, dépourvues de bénéfice sanitaire, trompeuses, voire dangereuses. Les moyens sont affectés aux grandes peurs plutôt qu'aux grands fléaux.
 
 
                        L'évaluation du risque, quand elle a lieu, est souvent biaisée.
 
            Le climat émotionnel qu'on vient de décrire peut en outre influer sur les évaluations, car les scientifiques y sont eux mêmes sensibles, et d'autre part, eux savent que le risque zéro n'existe pas et que toute mesure comporte une incertitude et que le "calcul d'erreur" n'est pas une chose évidente. Ils réalisent donc des estimations du risque qu'ils jugent prudentes, mais qui sont en réalité des surestimations.
            Face à ces chiffres alarmistes, largement relayés par les médias, la population réclame logiquement aux pouvoirs publics des actions protectrices et des réglementations plus contraignantes sont donc adoptées et les limites abaissées, générant des coûts parfois considérables, qui confortent le public dans son inquiétude : la diminution des normes est considérée non comme un seuil de protection prudente en attendant une meilleure connaissance du risque, mais comme la preuve que ce risque était réel et important.
            L'opinion publique demande donc davantage de mesures, et dans ce cercle vicieux, il se crée, entre ta réalité du risque et sa perception dans l'opinion, un décalage qui a été aggravé par le principe de précaution, qui donne ainsi au risque, même mineur, une existence qui n'a plus besoin d'être prouvée.
 
            Je ne nie pas les risques, je ne condamne pas le principe de précaution, je constate simplement que son application me paraît aberrante, face à des hommes politiques obnubilés par l'opinion publique, l'hyperactivité, une Administration tatillonne et parapluie, et des médias irresponsables et dénués de connaissances scientifiques, à la recherche du sensationnel et de la course à l'information, sans prendre le temps d'en comprendre le sens et d'en évaluer la véracité et la portée.
 
            Demain je vous donnerai des exemples concrets précis.

 

Mercredi 18 avril 2012 à 7:43

Architecture

Suite de mon article, il y a 3 jours.

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Mardi 17 avril 2012 à 8:36

Biologie, santé.

  Je vous avais décrit hier l'approvisionnement en eau de Paris; je voudrais aujourd'hui vous dire comment, dans une "usine de production d'eau", on rend l'eau potable, de telle sorte qu'elle ne soit pas dangereuse pour notre santé et qu'en outre, elle soit agréable à boire. J'essaierai d'être le plus simple possible au plan technique.
 
         L'eau recueillie dans les sources et les rivières contient des débris issus de l'environnement, lesquels sont souvent le support d'organismes vivants, microbes notamment; elle a dissous des sels minéraux présents dans le sol, et enfin elle est polluée par des produits chimiques, issus le plus souvent de notre activité, industrielle ou agricole : pesticides, nitrates.....
         Il faut donc éliminer tous ces éléments indésirables  par un traitement de l’eau brute pour la rendre potable.
            A partir des recommandations émises par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), des réglementations nationales et internationales ont été mises en place afin d'éviter la présence de micro-organismes et de substances chimiques indésirables dans l'eau potable.
(JO du 2 février 1998)


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             La première opération est de débarrasser l'eau de la plupart des déchets solides qu'elle contient.
 
                        - à l’arrivée dans la station, les eaux usées passent à travers des grilles qui retiennent les déchets solides les plus grossiers (papiers, matières plastiques…). Il s’agit d’une simple étape de séparation physique que l'on appelle le dégrillage.
                        - dans le bassin derrière ces grilles, on laisse l'eau reposer pour que le sable et les graviers se déposent au fond du bassin où ils sont récupérés : c'est le désablage.
                        - dans le même temps on injecte dee bulles d’air dans l'eau, ce qui permet de faire remonter les huiles et lesgraisses en surface d’où elles sont éliminées : c'est le déshuilage et dégraissage
                        - l'eau contient des particules très fines en suspension qui ont échappé aux traitements précédents. On met dans l'eau un produit chimique "floculant", qui est une longue molécule polymère (en général des poly-acryl-amides), qui entourent les particules en suspension faisant ainsi des agglomérats plus volumineux et plus lourds, qui vont donc se déposer par sédimentation
             Ce traitement physico-chimique permet d’éliminer une forte proportion des matières en suspension qui se déposent au fond du bassin sous forme de boues; c'est la floculation/décantation.
 
            La deuxième opération consiste à éliminer les germes vivants de l'eau traitée précédemment.
            Diverses méthodes peuvent être utilisées, selon la place dont on dispose. Ce sont soit des procédés physiques, soit des traitement biochimiques.
            Les procédés physiques utilisent de "bonnes bactéries", qui vont éliminer une partie des microorganismes :
                        - Le lagunage : ce procédé consiste à laisser faire la nature, en exposant les eaux usées à la lumière du soleil dans une série de bassins de faible profondeur. Les microalgues vivant dans ces
eaux s’y développent. Elles dégagent ainsi de l’oxygène qui, ajouté à celui qui s’échange entre l’air et
l’eau permet aux bactéries épuratrices de vite se multiplier.
                        - Les boues activées : ce procédé imite l’épuration naturelle observée dans les cours d’eau, en l’intensifiant : l’eau, dans laquelle on insuffle de l‘air, est brassée pour faire se multiplier rapidement les microorganismes épurateurs, qui évoluent librement dans les eaux sales.
                        - Les biofiltres : ce procédé s’inspire de l’épuration naturelle opérée par les sols : l’eau à épurer passe à travers une couche formée de petites billes sur lesquelles les microorganismes épuratoires de cette eau affectionnent de se fixer. Le système est aéré artificiellement
                        - La clarification : elle permet de séparer par décantation l’eau des bactéries qui forment des boues.
            Ces procédés peuvent être utilisés non seulement pour préparer de l'eau potable pour la consommation, amis aussi pour épurer les eaux usées évacuées des villes par les égouts, selon le schéma ci dessous d'une station d'épuration
 http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/traitementeauxusees.jpg
 
            L’eau qui sort à ce stade n’est pas potable car elle contient encore des polluants et une charge microbienne résiduelle de faible concentration.
            L'eau subit alors des analyses microbiologiques systématiques et selon sa teneur en bactéries et virus, va subir deux traitements
                                    - Ozonation. L'eau est désinfectée grâce à l'ozone, (O3), qui, puissant oxydant, a une action bactéricide et antivirus. Ce gaz, mélangé à l'eau, agit aussi sur les matières organiques en les cassant en morceaux. Il améliore également la couleur et la saveur de l'eau.
                        - Chloration. Du chlore est ajouté à la sortie de l'usine de production et sur différents points du réseau de distribution afin d'éviter le développement de bactéries et de maintenir la qualité de l'eau tout au long de son parcours dans les canalisations.
            Le goût de l'eau chlorée est désagréable, mais il suffit de la mettre dans une bouteille une heure au réfrigérateur, pour que le chlore s'évapore.
            Le traitement à l'ozone détruit d'autres matières organiques et oxyde également certains métaux comme le fer et le manganèse, ce qui permet ensuite de mieux les éliminer.
                        - Dans certaines usines le traitement à l'ozone est remplacé par un traitement sous des rayons ultraviolets.
 
            Mais de plus en plus des résidus de produits utilisés en agriculture existent encore (pesticides, engrais, nitrates...).
            On les élimine en général par un passage sur des filtres en charbon actif.
         Les molécules organiques, dont la taille a été réduite lors de l’oxydation, pénètrent et se fixent dans les pores du charbon actif. On utilise aussi parfois un charbon actif dit biologique, lequel possède, adsorbées sur ses parois, des micro-organismes grands consommateurs de matières organiques biodégradables.
            Dans des traitements plus sommaires, on se contente de disperser du charbon actif en poudre dans un bac de décantation.
 
            Si l'on rencontre encore des difficultés, notamment avec les nitrates, le calcaire et le magnésium, on peut utiliser des résines échangeuses d'ions, mais ce sont des procédés onéreux.
            Une eau dure est une eau riche en ions calcium (Ca2+) et / ou magnésium (Mg2+).             Elle ne présente aucun danger pour la santé et peut donc être consommée en tant qu’eau de boisson. Mais elle peut être à l’origine de certains inconvénients tels que l’entartrage (dépôt de carbonate de calcium CaCO3 ou de carbonate de magnésium MgCO3) des appareils dans lesquels l’eau est chauffée (lave-linge, lave-vaisselle…) ou de traces sur des surfaces lavées (baignoires, lavabos, robinetterie).
Utilisée lors de la toilette, elle peut être responsable d’une certaine sécheresse de la peau et des cheveux. D’autre part, le savon donne, en présence d’une eau dure, un précipité de carboxylate de calcium (R-COO)2Ca et/ou de magnésium (R-COO)2Mg, donc son pouvoir détergent sera réduit et le dépôt de ces précipités sur les textiles lors de la lessive, rend le linge rêche.
            Une résine échangeuse d’ions est un solide insoluble, qui, au contact d’une solution, peut échanger les ions qu’il contient avec d’autres ions de même signe provenant de la solution et qu'ils éliminent ainsi.
            Ce sont surtout des polymères synthétiques, stables aussi bien vis-à-vis des acides et des bases que des oxydants et des réducteurs, qui forment un réseau macromoléculaire sur lequel sont fixés un très grand nombre de groupements actifs ionisables portant des charges électriques, qui retiennent à leur voisinage, par attraction électrostatique, les ions de charges opposées qui sont susceptibles d’être ainsi échangés.
 
            Enfin, si besoin est, l’acidité de l’eau peut être corrigée afin de protéger les canalisations de la corrosion.
 
            J'ai été un peu long, mais j'espère que maintenant vous aurez conscience du travail et du coût que représente la potabilité de l'eau et que vous aurez à coeur de l'économiser.
        
       

Lundi 16 avril 2012 à 11:25

Biologie, santé.

            Le système d'approvisionnement en eau de la ville de Paris est extraordinaire et s'est constitués au cours principalement des deux siècles derniers, mais mais des ouvrages importants existaient déjà du temps de rois de France
            Cette eau est produite par une société d'économie mixte de la Ville de Paris, "Eau de Paris" à partir d’eaux souterraines et d’eaux de rivières, rendues potables avant d’être acheminées jusqu’aux robinets de tous les Parisiens., qui, en fonction du lieu de résidence, consomment ainsi 550 000 m3 par jour, d'eau de rivière potabilisée, ou d'eau souterraine prélevée du côté de Provins, Sens, Fontainebleau, Montreuil-sur-Eure ou de Verneuil-sur-Avre. Les réservoirs peuvent aussi recevoir un mélange d’eau de surface et d’eau souterraine. La diversité des unités de distribution contribue à sécuriser l'approvisionnement.
 
            "Eaux de Paris est un service important qui comporte:
 
                        - 600 salariés répartis entre ses sites de production, ses services et son siège administratif.
                        - 1 centre de contrôle et de commande de l'eau de Paris
                        - 3 usines de production d'eau potable à Ivry, Orly et Joinville
                        - 94 points de prélèvement d'eau souterraine sur les sites de production d'eau souterraine de Fontainebleau, Sens, Provins au Sud et Montreuil sur Eure, à l'Ouest
                        - 4 aqueducs principaux, au total 600 km, Avre à l'Ouest, Vanne, Loing et Voulzie au Sud,
                        - 5 grands réservoirs situés aux portes de Paris
                        - un périphérique de l'eau, "LIRE", permettant des transferts d'eau entre les réservoirs
                        - un service réalisations et maintenance et son centre d'essais et de métrologie.
                        - un service d'auscultation des conduits, MAC
                        - un service ingénierie avec sa cellule de grands travaux parisiens
                        - une plate-forme de recherche
en outre, Eau de Paris gère, pour le compte de la ville, le "Pavillon de l'eau"
 
Le schéma ci dessous résume l'approvisionnement en eau de la région parisienne :
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            La Seine et la Marne ont été dotées de barrages, destinés d'une part à limiter principalement en période hivernale et printanière les risques de crues et soutenir le débit des fleuves en période estivale et automnale et d'autre part à alimenter en eau la région parisienne.
Les barrages d'EDF dans le Morvan concourent à cette régulation de la Seine.
 
 
            J'ai eu l'occasion de visiter le réservoir de Montsouris, (14ème), alimenté par plusieurs rivières, canalisées par un réseau d'aqueducs.:
            - la Vanne qui prend sa source près de Troyes (Champagne-Ardenne), puis se jette dans l'Yonne à Sens (Bourgogne) elle-même étant un affluent de la Seine.

            - le Loing qui naît en Bourgogne et se jette dans la Seine en Seine-et-Marne (77).

            - le Lunain dont la source se trouve aussi en Bourgogne et qui rejoint le Loing à Episy (77).

            - la Voulzie qui naît à Voulton (77) et se jette dans la Seine à Saint-Sauveur-lès-Bray (77).
            Le premier aqueduc construit pour acheminer ces eaux est l'aqueduc de la Vanne (en 1874 par Eugène Belgrand), il longe sa rivière sur presque tout son trajet puis passe par la forêt de Fontainebleau (77) avant de terminer sa course par Chevilly-Larue, l'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil, puis en souterrain dans Gentilly et enfin Paris.
            L'aqueduc du Loing et du Lunain, construit en 1900, rejoint l'aqueduc de la Vanne au niveau de la forêt de Fontainebleau. Enfin, l'aqueduc de la Voulzie, construit en 1925, rejoint celui de la Vanne lui aussi du côté de Fontainebleau.
            Les photos ci dessous montrent d'abord l'aqueduc près de Fontainebleau, puis l'aqueduc d'Arcueilqui enjambe la Bièvre, ouvrage de 38 m de haut bâti par-dessus l'aqueduc de Médicis, bäti en 1613, lui-même ayant été construit parallèle à l'aqueduc gallo-romain aujourd'hui presque disparu.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/borneloing.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/aqueducvanne.jpg
 















            Les réservoirs de Paris sont actuellement au nombre de 5.
            Le réservoir de Montsouris a succédé à un grand réservoir de 1.030 m3 d'eau, composé de 5 rangées de 13 colonnes espacées d'environ 1,50 m, le plafond étant à une hauteur d'environ 2,70 m mais le niveau de l'eau ne dépassait pas 1,50 m. Une partie du précieux liquide était ensuite acheminée vers un autre réservoir situé rue de l'Estrapade (5ème) et élevée grâce à une pompe à incendie           
            Il a été bâti entre 1868 et 1873sur d'anciennes carrières, et a nécessité, lors de sa construction, 1800 piliers maçonnés pour soutenir le poids du réservoir et de 200 000 tonnes d'eau et cinq ouvrages de consolidation dans les catacombes.
         Construits sous le couvert d'une butte plantée de gazon, pour maintenir fraîcheur et humidité, (l'eau est ainsi maintenue à température de la source), deux fois deux réservoirs superposés et de capacités différentes, de profondeur de 3,30 m et plus de 5 m pour les réservoirs inférieurs, d'une longueur de 265 m et d'une largeur de 135 m, ont une capacité de stockage de 202 000 m3, ce qui représente plus d'un tiers théorique de la consommation quotidienne des habitants de Paris. Ce réservoir approvisionne en eau 20 % des Parisiens.

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Mais l'eau collectée dans la Seine et la Marne et même celle des sources plus pures doivent être purifiées
         -des dépôts terreux qui emportent virus, bactéries et autres microorganisme;
         - des pesticides et des engrais;
         - des minéraux ou métaux indésirables, notamment les nitrates;
         - et de plus en plus de produits organiques issus de l'activité humaine, notamment résidus de médicaments.
 
         Dans mon prochain article je vous parlerai des procédés utilisés pour rendre l'eau potable.

Dimanche 15 avril 2012 à 7:38

Architecture

Entre deux articles sur l'eau potable, un petit intermède en photos
J'ai trouvé sur internet des photos sur des monuments étrangers, éclairés de nuit qui m'ont paru intéressantes. Je vous les montrerai donc en deux fois :


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Samedi 14 avril 2012 à 8:14

Biologie, santé.

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            Je vous disais hier que l'eau de ville contenait des sels minéraux, de même que l'eau embouteillée.
            A quoi servent ces sels ou autres produits chimiques?
 
            CALCIUM (Ca) : Essentiel pour la croissance et la solidité des os, le calcium est fourni à 70 % par les produits laitiers. Avec une moyenne proche de certaines eaux minérales naturelles (de 80 mg/l à 100 mg/l), la consommation quotidienne d’un litre d’eau du robinet à Paris couvre 10 % des besoins journaliers en calcium seulement. Donc ne pas croire qu'on peut se passer de laitages !!
            Il possède d’autre rôles moins connus mais tout aussi importants : il intervient dans la coagulation sanguine, la contraction musculaire et permet le bon déroulement de différentes réactions chimiques.
         Chez l'adulte le besoin est de l'ordre de 900 mg/jour, mais plus important chez les femmes enceintes et les personnes âgées (1200 mg)
 
           POTASSIUM (K) : Ce minéral joue un rôle-clé dans la contraction des muscles et du cœur, mais aussi dans la transmission de l'influx nerveux. Il intervient dans le fonctionnement neuromusculaire et combat les crampes. Le potassium participe également au bon fonctionnement des reins, et des glandes surrénales qui régulent le stress et la production d'énergie.
Il est indispensable de consommer du potassium en assez grande quantité pour contrer les effets du sodium consommé en excès. Une personne adulte devrait consommer 3 à 5 g de potassium par jour ; les enfants de 0 à 6 ans entre 0,5 et 1 g/jour.
            es sources principales de potassium sont les fruits secs, les oléagineux, la banane, les légumes frais, les céréales, les légumineuses... On en trouve aussi dans certaines boissons comme le thé et le chocolat chaud.
 
            MAGNESIUM (Mg) : Le magnésium est un activateur de certaines réactions chimiques qui se passent dans l'organisme. Il intervient dans beaucoup de systèmes différents, notamment dans la production d'énergie et à la transmission des messages nerveux. Il joue un rôle important dans les échanges entre les cellules et leur milieu. Il intervient à plusieurs niveaux dans les mécanismes immunitaires, les réactions inflammatoires et les allergies.
Il semblerait aussi que le magnésium agisse aussi contre le vieillissement en diminuant les dommages provoqués par les radicaux libres
         L'organisme ne le stocke pas et il lui faut donc un apport quotidien et régulier.
            L'apport journalier moyen recommandé est de 350 mg.
         Le magnésium se trouve dans le lait, les produits laitiers, les eaux minérales, les céréales complètes, noix, légumineuses, et les légumes verts à feuilles, le chocolat....
 
            SODIUM (Na) : Ce sel minéral permet de maintenir l'équilibre hydrique du corps. En collaboration avec d'autres sels comme le bicarbonate et le chlore, il participe aussi à l'équilibre acido-basique qui donne au sang un pH stable.
Il intervient aussi dans la transmission de l'influx nerveux et la contraction musculaire.
Enfin le sodium intervient dans le passage du sucre et d'autres nutriments du sang vers l'intérieur des cellules.
         Les apports recommandés sont de 5 à 8 g par jour et jusqu'à 10 g pour les grands sportifs. Le seuil vital minimal est de 2 g.
            Une alimentation trop riche en sodium peut endommager les reins et augmenter les risques d’hypertension artérielle.
            La moitié du sodium consommée provient des aliments, l'autre est apportée par le sel ajouté à la cuisson et à l'assaisonnement. Les aliments riches en sodium à l'état naturel sont les produits de la mer, les oeufs, la viande, le lait, le fromage frais, les légumes frais.
 
            FLUOR (F) : Le fluor permet de protéger les dents des caries. Chez les adultes, le fluor contribue à prévenir l'ostéoporose. Mais, à forte dose, il est toxique.
            L'apport journalier recommandé est de 0,5 mg pour les enfants à 2 mg/jour pour les adultes. Il se trouve aussi dans le thé.
 
            CHLORURES : Avec le sodium et le potassium, le chlore participe à la bonne répartition de l'eau dans le corps et contribue à équilibrer le pH dans l'organisme et est un élélment indispensable à la transmission de l'influx nerveux.
          Il participe aussi à la digestion, en se combinant avec les ions h2 class="article"+ pour former de l'acide chlorhydrique déversé dans l'estomac. Enfin, il contribue au transport du CO2 dans le sang.
         La concentration maximale admise des chlorures dans les eaux destinées à la consommation humaine est de 200 mg/l. C'est d'ailleurs à partir de cette concentration que l'on commence à ressentir le goût de chlore. 
Le chlore est naturellement éliminé par l'urine, mais une surdose accidentelle peut provoquer des vomissements.
         La principale source est évidemment le sel de table.
 
         SULFATES :Les sulfates représentent la source majeure de soufre, un composant essentiel de nombreuses protéines de la peau des ongles, des cheveux, et des hormones comme l'insuline. Sans lui ces molécules n'ont pas la bonne forme et ne peuvent pas fonctionner. Il entre également dans la composition de certaines vitamines, du cartilage, des tendons et des os. Par ailleurs, les sulfates accélèrent le transit intestinal.
         Souvent, les végétariens sont à risque de carence en souffre, car c'est principalement la viande, les oeufs, les fruits de mer et le poisson qui l'apportent dans l'alimentation.
         Le soufre est éliminé par les urines, au-delà de 200 mg/L
 
        NITRATES; NITRITES :Les nitrates sont des composés d'azote et d'oxygène, et sont indispensables aux développements des végétaux, mais nocifs pour l'homme.
Le nitrate en lui-même n'est pas toxique. Sa toxicité vient de la chaîne de réaction qu'il subit dans l'organisme. Le nitrate est réduit par des enzymes en nitrite. Celui-ci peut oxyder l'hémoglobine en méthémoglobine, qui ne peut plus absorber d'oxygène.
La limite réglementaire de présence de nitrates dans l'eau est de 50 mg/l. Pour les nourrissons, certains pédiatres préconisent une limite à 15 mg/l.
L'eau du robinet de Paris contient 15 à 48 mg/L de nitrates. Certaines eaux en Bretagne sont au delà des normes.
 
      BICARBONATE :Le bicarbonate dans l'eau provient de la dissolution du gaz carbonique dans les sources naturelles. Plus il y en a, plus l'eau est gazeuse.           
Le bicarbonate agit sur l'acidité gastrique, et il permet de donner au sang un pH stable : il facilite la digestion en régulant le pH d'un estomac trop acide. Par ailleurs, le bicarbonate serait utile aux sportifs pour diminuer l'acidité de l'organisme lié à la production d'acide lactique.
En dehors de l'eau la principale source est les fruits et les légumes.
 
     METAUX : des métaux comme le fer, le zinc, le cuivre, le manganèse... ont une utilité pour l'organisme, mais snt peu présents dans l'eau.
 
    POLLUANTS : L'eau peut contenir de nombreux polluants plus des microbes, notamment bactéries. C'est pourquoi il faut la traiter avant de la livrer à la consommation.
            Parmi les produits les pesticides provenant de l'utilisation agricole.
            Mais on commence à se préoccuper d'autres polluants issus de nos habitudes et notamment, résidus de médicaments (hormones en particulier).

Ci-dessous : les aliments qui nous apportent des oligo-éléments :

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Vendredi 13 avril 2012 à 8:10

Ecologie, Changement climatique

             J'ai visité les bassins de stockage de l'eau qui alimentent Paris, ainsi qu'une "usine" de traitement. Bien que ce soit assez spécifique de Paris, j'ai pensé que cette question de l'eau pouvait intéresser mes correspondant(e)s, à condition de la traiter de façon plus générale.
            Je vais donc faire un certain nombre d'articles sur l'eau, mais, pour ne pas vous lasser, j'intercalerai d'autres articles.

 
            D'abord à quoi nous sert l'eau dans nos villes ?
           
                        L'eau est nécessaire au corps humain qui contient 75 % d'eau chez le nourrisson, 60 % chez l’adulte, 55 % chez les personnes âgées.
            Si l’eau est nécessaire à la vie, le corps humain ne peut pas la stocker et en élimine en permanence. La transpiration, l’urine et la respiration – au moment de l’expiration – poussent l’homme, chaque jour, à subvenir à ses besoins en eau, en buvant et en mangeant. Pour maintenir un organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par des apports réguliers et on ne peut rester en vie plus de deux ou trois jours sans eau. Il ne faut donc pas oublier de s'hydrater ou d'éviter que les enfants se deshydratent.
            L’eau est la boisson la plus saine qui soit. Elle ne contient en effet ni calorie, ni sucre, et elle est neutre ! De plus elle contient des sels minéraux utiles à la santé.
 
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            Pour se maintenir en bonne santé, l’hygiène est essentielle. Consacrer du temps à sa toilette, c’est avant tout consacrer du temps à sa santé. Se laver les mains régulièrement en sortant des toilettes et avant chaque repas reste le meilleur moyen d’éviter la transmission des microbes. De la même manière, se brosser les dents quotidiennement prévient les caries dentaires.
            En cuisine, que ce soit pour rincer les aliments, les faire cuire ou laver la vaisselle, il faut également pouvoir disposer d'une eau qui soit saine.
 
            En France, on consomme en moyenne 150 litres d'eau par jour et par personne, soit l'équivalent d'une baignoire remplie. À Paris, la consommation journalière d'une famille de 3/4 personnes est de l’ordre de 120 litres d’eau, qui se répartissent selon les proportions ci-dessous.
 
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             Mais la consommation est assez hétérogène d'une personne à l'autre selon ses habitudes (par exemple douche ou bain). Ils faut connaître quelques chiffres :
                        - un bain : environ 150 litres;
                        - une douche : 20 à 60 litres suivant le temps où l'on reste dessous;
                        - lavage vaisselle en machine : 10 à 18 litres;
                        - lavage vaisselle à la main : 10 à 20 litres;
                        - lavage de linge en machine : 40 à 85 litres;
                        - chasse d'eau 3 à 12 litres;
                                    - un robinet qui goutte ? 35 m3 par an = 100 €
                                    - un filet d’eau qui coule ? 140 m3 par an = 400 €;
                        - une chasse d’eau qui fuit ? 220 m3 par an = 635 €.           
 
 
            La consommation est également variable dans le temps.
            En moyenne Paris consomme 550 millions de litres chaque jour.
            En semaine, la pointe de consommation a lieu vers 8h00. Au cours de la journée, la consommation est stable avec deux augmentations moins marquées à l'heure du déjeuner et du dîner (à 13h00 et à 19h30). La consommation chute après la fin des programmes de télévision de début de soirée (vers 23h00) et descend à son niveau minimum entre 2h00 et 4h00.           
             Le samedi et le dimanche, ainsi que les jours fériés, la consommation est plus faible et la pointe du matin a lieu plus tard.
            Au cours de l'année, les congés scolaires représentent des périodes de faible consommation alors que les records de consommation s'observent les jours de canicule (plus de 30°C), habituellement en juin ou en septembre. Traditionnellement, les jours de plus faible consommation de l'année ont lieu le dimanche de Pâques, le 15 août ou le 25 décembre.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/82.jpg            Parce que l’eau est précieuse, il faut la respecter et préserver l’environnement dans lequel elle se trouve. Les bons gestes pour ne pas la gaspiller, la polluer et la fragiliser sont simples.
            Il suffit de quelques bonnes habitudes pour éviter les gaspillages : privilégier les douches, ne pas laisser le robinet d'eau ouvert quand on effectue un lavage (dents, vaisselle, légumes...), avoir une chasse d'eau à deux vitesses et faire réparer toutes les fuites rapidement.
            Il faut aussi préserver l'environnement : ne jetez pas n’importe quel produit dans l’évier ou dans les toilettes; privilégiez les produits d’entretien et de ménage qui ne contiennent pas de solvants; limitez les doses de détergent pour laver le linge, la vaisselle et la maison : plus de produit ne lave pas mieux et nécessite d’utiliser davantage d’eau pour rincer. 
 
 
            L’avantage de l’eau du robinet est qu’elle est disponible sans emballage, qu’elle ne génère aucun déchet plastique et n’implique aucun geste de tri des emballages.
Par rapport à l’eau embouteillée, cela permet d’économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne et de contribuer à la réduction des émissions de CO2.
            Pour gagner du temps, vous pouvez être tenté de préparer des biberons, des boissons chaudes ou de cuisiner avec de l’eau chaude. C’est une très mauvaise habitude, éventuellement dangereuse pour la santé, car l’eau chaude passe par le chauffe-eau dans lequel elle peut se détériorer. L’eau y stagne plus longtemps, le tartre s’y développe et, bien souvent, les métaux de la canalisation ont tendance à se dégrader en fonction de la température de l’eau. De même, les températures élevées favorisent le développement de certains micro-organismes. 

            Il est donc recommandé d’utiliser toujours l’eau froide, que l’on fait chauffer.
            Après une longue période d’absence, pensez à évacuer l’eau qui a stagné dans vos canalisations avant toute utilisation pour des usages alimentaires. Évacuez les premières eaux avec la chasse d’eau ou l’arrosage des plantes par exemple.
 
         Le prix de l’eau à Paris au 1er janvier 2012 est de 3,0163 €/m3 TTC.
         Il est estimé qu’à Paris, la consommation journalière est de l’ordre de 120 litres d’eau par personne dans une famille de 3-4 personnes pour un usage normal. Le prix journalier pour une famille de 4 personnes est donc d’environ 1 €.
         Quelques chiffres approximatifs: un litre d’eau de boisson : 0,3 cts; une douche : 0,116 €; un bain : 0,345 €; un lavage-vaiselle : 0,0435 €; un lavage-linge : 0,200 €
         Avec une eau embouteillée, plus que le produit lui-même, vous payez le coût de fabrication de la bouteille, le conditionnement, le transport, et la publicité de la marque... (coût du liquide : 20 % ; coût de l’emballage et de la commercialisation : 80 %).
 
            Je vous parlerai demain des produits contenus dans l'eau, et la semaine prochaine, je décrirai le système assez extraordinaire de l'approvisionnement en eau de la ville de Paris.
 
 

Jeudi 12 avril 2012 à 8:17

Paysages

Quelques paysages dans la nature : deux sites, puis des photos plus insolites.

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Mercredi 11 avril 2012 à 7:49

Enseignement, école, fac

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             Non je ne vais pas vous dire qu'il faut aller voter et faire votre devoir électoral; je vais parler à nouveau de l'école.

           
  Il y a une dizaine de jours j'entendais des parents d'élèves s'insurger parce que leurs pauvres petits chéris qui étaient dans le primaire, avaient le soir en rentrant, une demi-heure de travail, d'une part pour apprendre quelques lignes de leçon, préparer une dictée ou faire quatre ou cinq opérations, histoire de revoir ce qu'on avait expliqué le matin ou l'après midi.
            Ces mêmes parents se plaignaient que leurs autres chérubins au collège avaient une heure de travail chaque soir pour faite un ou deux exercices er-t apprendre leurs leçons.
            Les pauvres enfants surchargés et fatigués !!
            C'est bizarre, mes enfants en avaient le double et n'étaient pas fatigués, et moi autrefois, j'en avais le triple et non seulement j'étais dispo, mais cela m'intéressait !!
            A vrai dire je crois que ce sont surtout les parents qui sont fatigués et qui n'ont pas envie d'aider leurs enfants à faire ces travaux, surtout s'ils ont un peu perdu le fil depuis leurs propres études. C'est vrai qu'on est fatigué le soir, en rentrant du travail, mais il n'est pas question de faire le travail à la place des enfants, mais seulement de vérifier qu'ils l'ont fait et au besoin de leur donner une explication s'ils n'ont pas compris (ou écouté ?) la leçon du jour.
 
            Et les parents de demander la suppression des devoirs et leçons à la maison !!
 
            Je me demande s'ils se rendent compte des conséquences !
            Déjà leurs enfants ont plus tendance à aller jouer sur leur ordinateur ou tchatcher sur internet qu'à travailler et beaucoup d'entre eux ne réussissent pas pleinement dans leurs études, uniquement faute de travail. Sans doute réussiront ils leur bac, dont le niveau a bien diminué, mais celui des études supérieures a beaucoup moins baissé et demande toujours une quantité de travail certaine, à laquelle leur progéniture ne sera pas habituée et risque de trainer lamentablement sur les bancs de la fac ou de se faire virer d'une classe de prépa.
            Je me demande aussi s'ils évaluent les connaissances de leurs enfants.
            Il m'arrive d'aider des jeunes dans leurs études, surtout en maths et en physique, et je suis effaré du niveau rencontré.
 
            A l'entrée en sixième, certains savent certes lire, mais je me demande s'ils comprennent bien le sens du texte, de la rédaction, ou de l'énoncé du problème. La plupart du temps ils savent à peine leurs tables de multiplication. Quant aux règles de proportions multiples (la bonne vieille règle de trois), ils cherchent désespérément à se rappeler ce que c'est et comment on l'applique. Je sais bien que leur ministre ne sait pas répondre à la question simplette : "si dix objets coûtent 22 euros, combien coûtent 15 objets ?" Alors .....
 
            A l'entrée au lycée, certains, qui n'ont sans doute pas fait assez d'opérations simples (multiplication et division avec des nombres décimaux), puis ensuite n'ont plus utilisé que la calculette, ne savent plus faire ces opérations élémentaires. Et on prend la calculette pour des opérations évidentes qui se font de tête multiplication par exemple par 2 ou par 5.
            Quant aux fractions, il vaut mieux ne pas en parler !!
 
            Au lycée, beaucoup ont tout oublié de l'enseignement au collège, ils ne connaissent plus les règles de divisibilité, ne savent pas faire trois lignes de calcul sans se tromper de signe, ni essayer de trouver une méthode si l'énoncé ne vous la donne pas.
            Ils n'apprennent pas les leçons et s'étonnent, ne sachant pas le cours, de ne pas savoir faire les exercices. Ils n'apprennent pas par coeur les formules de maths ou de physique, sous prétexte qu'il est autorisé de les avoir dans sa calculette, mais du coup mettent 5 minutes à les trouver, et ont oublié comment on s'en sert.
            Et surtout quand une expression est une partie de ces formules, ce qui permet de la transformer, ils ne la reconnaissent pas et sèchent donc sur la conduite à tenir, même simple.
            Et ne sachant pas les notions physiques qui accompagnent formules de physico-chimie, ils ne savent comment orienter la recherche pour faire leur exercice.
           
            Il n'y a pas de miracle. On devrait faire aux parents un petit cours sur le cerveau de leurs enfants.
             L'instruction c'est essentiellement apprentissage et mémorisation.
 Bien sûr cela demande concentration et attention, ce qui est déjà difficile aujourd'hui.
Mais cela demande surtout répétition et entraînement donc travail.
            Il ne suffit pas d'avoir à peu près compris le processus de multiplication ou division pour savoir le faire. Il faut en avoir fait quelques centaines pour que cela devienne automatique, et que le cortex frontal n'ai plus à réfléchir et laisse le cervelet mener l'opération. Et du coup, à force de les appliquer, on a retenu la table de multiplication, et on a acquis des ordres de grandeur, des intuitions pour faire plus vite les divisions.
            Réduire des fractions au même dénominateur, résoudre des équations du premier et du second degré, c'est tout simple et très mécanique, mais il faut l'avoir fait une bonne dizaine de fois pour que cela devienne un réflexe.
            Et si on a pris l'habitude de réfléchir et de faire quelques schémas dans l'espace à 3 dimensions, on finit par voir un peu dans l'espace et les équations de plans et de droites ne vous paraissent plus des énigmes.
            De même la théorie des graphes (le peu qu'on en fait en terminale) et l'embryon de statistique, seraient plutôt amusantes par les exercices concrets, si on avait appris les formules et ce qu'elles signifient. Evidemment si on ne les sait pas, on n'ira pas bien loin.
            Tout ce que nous retenons, mémoire, données, processus, découle du renforcement des connexions de neurones entre eux, à travers leurs axones, synapses et dendrites. Et ces connexions sont au départ labiles et instables et c'est la répétition qui va les renforcer et les rendre durables.
            SI je me souviens encore de la plupart des formules que j'ai apprises au lycée ou en prépa, alors qu'elles ne m'ont guère servi depuis, c'est que l'apprentissage et la mémorisation a été faite par de très nombreux exercices.
            On n'avait que très peu le temps d'en faire en classe. S'exercer c'était le soir dans sa chambre, devant son bureau (ou il n'y avait ni micro-ordinateur, ni télé, ni téléphone portable !), qu'on pouvait le faire.
 
            Et là je ne vous ai parlé que de sciences, mais en lettres c'est pire, car il faut beaucoup plus réfléchir, c'est moins automatique, moins logique, moins systématique. L'apprentissage est plus difficile et plus long.
 
            Supprimer devoir et leçons à la maison, c'est à mon avis faire des nuls, incapables de suivre ensuite un enseignement supérieur, des personnes qui auront tout oublié de ce qu'elles ont appris en classe, et qui auront omis de développer leur intelligence.
            Mais évidemment cela reposerait les parents qui pourraient mettre leur enfant devant le micro ou la télé, et là, ils savent se débrouiller seuls !!

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sortir de la tristesse

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