Jeudi 31 mai 2012 à 8:05

Divers

Une de mes filles m'a envoyé des photos de fleurs extraordinaires et rares, non par leur beauté, mais par leurs dimensions.

           D'abord, Amorphophallus titanum (Araceae), la plus grosse fleur au monde :
                     2 mètres de haut et pesant 75 kilos, et elle a une croissance très particulière, elle s'ouvre durant trois jours seulement, une fois tous les 40 ans!.....    Elle s'est ouverte à Veracruz au Mexique.


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          Elle a été découverte à Sumatra en 1878 par le botaniste italien Odoardo Beccaria (1843-1920),
          La plante fleurit rarement dans la nature et encore plus rarement en «captivité».  Elle a fleuri pour la première fois aux Jardins botaniques royaux
en Grande-Bretagne, en 1889.
         Ces dernières années, le nombre de plantes dans le monde ayant beaucoup augmenté, celui des floraisons aussi et il n’est pas rare qu’il y ait maintenant plus de 5 floraisons annoncées la même année à travers le monde.



           Le record de taille appartient à un arum titan ayant fleuri en mai 2003, au jardin botanique du château de Poppelsdorf de Bonn avec une hauteur d’inflorescence de 2,74 m.  Au mois de janvier précédent, son tubercule, pesait lors d’un rempotage, 78 kg.

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           Le 7 octobre 2004, à Sydney, en Australie, un arum titan d’un diamètre de 1,33 mètres a éclos pour la première fois depuis que sa graine avait été plantée, en 1993.

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Mercredi 30 mai 2012 à 8:36

Notre personnalité

            Nous avons vu dans l'article d'hier que le manque de confiance en soi était dû en partie à nos préférences cérébrales, au départ innées, mais modifiées ensuite par l'apprentissage, c'est à dire notre éducation et notre instruction.
            Mais le vécu exerce aussi son influence sur ces préférences et sur notre confiance en nous.
            L'adolescent et même le jeune plus âgé est en général à un tournant de sa vie où il cherche peu à peu son autonomie, en sortant du cocon de la famille, en prenant ses responsabilités et en devenant progressivement adulte.
            En général le manque de confiance en soi résulte d’expériences négatives qui incitent l’adolescent à douter de ses capacités qu’il est en train d’acquérir peu à peu, et de penser qu’il ne peut être autonome et responsable.
            Le réflexe habituel de l'extraverti timide et plutôt pessimiste et influençable, est de rester uniquement sur les sensations d'anxiété ou de gêne qu'il a ressenties, et non pas de mémoriser les éléments positifs des expériences (même s’il a fait l'effort d'en tirer les leçons, et de communiquer avec des personnes qui avaient l'air sympathiques).
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/manquedeconfianceensoi.jpg            J’ai souvent aidé des jeunes qui étaient pessimistes et n’avaient aucune confiance en elles mêmes
    Elles décrivent souvent en noir foncé leur environnement, leur réalité, leur vie et s'accablent de mille défauts.   
    “Je ne vaux rien; je suis toujours en retard, désorganisée;  je ne travaille pas efficacement. Je suis nulle en communication et personne ne me prend au sérieux et ne m’aime; je suis une incapable, je n'ai aucun succès en amour, je n’entreprends rien, je rêve de choses impossible; je ne réussirai rien de ma vie.....
            Il faut donc demander aux personnes qui n'ont pas confiance en elles, d’analyser le coté positif des situations qu'elles ont rencontrées En se forçant ainsi à analyser tous les aspects positifs et négatifs des situations rencontrées, elles peuvent ainsi remettre en cause - voire modifier - leurs à-priori.
            Personnellement lorsque j’aide quelqu’un qui n’a pas confiance en soi, je lui demande de lister et d’analyser toutes ses qualités, les actions qu’il a réussies, les personnes qui l’apprécient, les compliments qu’il a reçus ...
 
            Je suis toujours étonné de voir combien mes correspondantes, d’une part ont souvent une mauvaise opinion d’elles mêmes et donc une confiance très limitée en elles, et d’autre part, attachent surtout une importance exagérée à l’opinion des autres, de leurs camarades mais aussi de personnes qu’elles ne connaissent pas.
            Il en résulte souvent que leur comportement et l’image qu’elles veulent donner d’elles, ne sont pas conformes à la réalité, mais au personnage qu’elles voudraient que les autres voient en elle. C’est ce que C.G. Jung appelait la “Persona”.
 
            Lorsqu’une personne qui n'a pas confiance en elle, est laissée face à ses peurs, les évitements lui permettent de fuir les situations angoissantes, mais la maintiennent  dans l'idée fausse qu'elle ne peut les affronter, et peu à peu elle s'isole dans son coin, psychiquement et même physiquement à l'écart. Cela peut aller jusqu'à lagoraphobie.
                Il faut donc lui apprendre à s'exposer à des niveaux croissants d'anxiété, en provoquant des situations faiblement, puis plus fortement anxiogènes (aborder des inconnus, se faire remarquer dans un lieu public, prendre la parole dans une réunion, etc.). Elle peut alors constater que son angoisse peut être forte « a l'intérieur» sans que cela soit perçu par les autres, ce qui n'a pas de conséquences sur le plan de l'opinion d'autrui, que craint énormément une personne qui n'a pas confiance en elle même..
 
                Bien sûr, il existe une certaine correspondance entre l’opinion que nous croyons que les autres ont de nous et ce qu’ils pensent réellement de nous, mais nous nous trompons parfois complètement à ce sujet, et l'opinion des autres sur nous mêmes n'est pas le plus souvent conforme à l'idée que nous nous en faisons. Souvent la manière dont nous nous présentons aux autres dans nos relations dépend directement de la perception que nous croyons que les autres ont de nous.
                Il en résulte que notre “Persona”, le rôle que nous jouons en société, correspond peut être à ce que nous voudrions que les autres voient et pensent de nous, mais pas forcément à ce qu’ils voient et pensent réellement.
                J’ai remarqué que souvent mes correspondantes se trompent quant à l’opinion des autres et c’est en partie ce qui nuit à leur estime de soi !
                Elles croient en général que les autres les jugent mal et que les autres ne les aiment pas, ce qui a une influence négative sur leur vision d’elles-mêmes. Et plus nous croyons que les autres ne peuvent pas s’intéresser à nous, plus nous paralysons notre comportement de manière à susciter le moins de réactions (négatives) possibles de la part des autres.
                A l'inverse, une personne qui croirait que les autres l’apprécient, alors que ce n'est pas vrai, risque de se plonger dans une situation humiliante.           
Retrouver une confiance en soi, demande que l'on analyse sa "Persona", ce que le sociologue Erving Goffman appelle la “présentation de soi” en comparant la vie humaine à un théâtre : nous y jouons tous différents rôles, nous suivons des règles et sommes évalués par les autres selon nos performances.
            Mais nous adoptons surtout un comportement différent lorsque nous sommes seuls ou devant un auditoire. Nous possédons plusieurs “nous-mêmes” que nous présentons à différentes occasions en société selon nos intentions et selon les situations.
            Décrypter ces comportements et les situations correspondantes, devrait permettre d'être davantage nous même, de nous affirmer et de moins craindre l'opinion des autres.
 
            Je suis toujours un peu embarrassé quand je suis face à quelqu’un qui a une mauvaise image d’elle même parce qu’elle attache trop d’importance à l’opinion des autres. Il n’y a pas de recettes universelles dans ce domaine et chaque cas est particulier.
                J’essaie de montrer à mes correspondantes qu’on ne devrait jamais être obnubilé par le regard des autres, ni se fier à l'opinion des autres pour avancer dans la vie. Une opinion est un ensemble d'idées que l'on se fait sur quelque chose ou sur quelqu'un - un jugement donc - et une opinion peut être influencée par le milieu social, les médias et les préjugés...
                Alors, pourquoi se fier sur les idées ou les préjugés de certains pour s'empêcher de vivre librement sa vie ? Et je me souviens d’une dissertation que j’avais faite en philosophie, il y a plus de 60 ans :
“Le jugement d'autrui ne peut-il pas constituer une entrave à ma liberté ?”
 
            Je pense enfin que pour retrouver confiance en soi, il faut regarder l'avenir et donner un sens à sa vie : “Qu’est ce qui est important pour moi? Ma vie vaut elle d’être vécue ? Pourquoi?”
                La réponse à la quête du sens de sa vie peut être très différente d'une personne à l'autre, voire chez la même personne à des moments différents de sa vie.
    Cependant, les recherches de psychologie menées sur le sujet montrent que l'être humain donne du sens essentiellement à travers trois dimensions:
        - une dimension affective et relationnelle : l'amour, l'amitié et la famille ;
        - une dimension cognitive : les pensées, convictions, valeurs et choix philosophiques, appréciation de l'art ou connaissances scientifiques ;
        -  l'engagement dans une activité, professionnelle (y compris bien sûr les études) ou autre.
    Chacun donne du sens à sa vie au travers de son cœur, de son cerveau et de ses mains.
    Pour approcher ce que donner du sens à sa vie peut signifier, il faut donc examiner ces trois dimensions : les relations affectives, les convictions personnelles et l'action.

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Mardi 29 mai 2012 à 8:57

Préférences cérébrales

            Cela fait longtemps que je n'avais pas parlé des problèmes de l'adolescence et des jeunes.
            J'avais, il y a quelques semaines, parlé de l'influence de la télévision, des jeux vidéos, d'internet et du portable, parce que deux questions me préoccupaient :
                        - la violence et les agressions traumatisantes, voire avec blessure ou mort, et ce pour des raisons souvent futiles, pour lesquelles une simple explication verbale suffirait.
                        - le peu de motivation et de travail de beaucoup d'adolescents et de jeunes, face aux études, parce que trop occupés par les possibilités multimédias, qui dispersent les esprits et les rendent peu à peu incapables de se concentrer et de faire attention pendant longtemps à une tâche. La conséquence de cette carence de travail avant le bac, entraîne malheureusement souvent un échec dans l'enseignement supérieur, notamment à la fac, et finalement un manque notoire de curiosité intellectuelle.
 
            Un autre problème que je constate, c'est le manque de confiance en soi de beaucoup de jeunes, qui finit parfois par entraîner un véritable calvaire.
            C'est normal qu'un jeune n'ait pas entièrement confiance en lui : il n'a pas encore l'expérience de la vie, son cerveau préfrontal n'est pas encore complètement mature car il n'a pas encore eu un apprentissage suffisant pour prévoir toutes les conséquences de ses actes.
            Mais cette faiblesse ne doit pas dépasser une certaine limite sinon elle apporte des perturbations gênantes.
 
            D'où vient ce manque de confiance en soi ?
            Il y a une part de prédispositions inconscientes dues à nos préférences cérébrales. (pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, vous trouverez de nombreux articles sur mon blog dans cette catégorie).

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            Les deux préférences qui sont les plus déterminantes dans ce domaine sont l'indépendance d'esprit et l'optimisme / pessimisme.
 
            La personne indépendante d'esprit est celle sur laquelle les autres, et la société, n'ont pas une influence déterminante : elle les écoute, tient compte des us et coutumes, mais conserve son libre arbitre et tient surtout compte de ses idées personnelles et de sa propre estime.           
             La personne influençable l'est principalement par deux voies :
            La plus courante, elle est trop attachée à l'opinion que les autres ont sur elle. Elle a peur d'être jugée et d'être mal jugée. Cela devient pour certains un véritable tourment et une obsession, à tel point que toutes leurs décisions, toute leur vie en dépendent.
            La deuxième influence est celle de toutes les règles et tendances : règles morales et religieuse, règles de vie en société, mais aussi les tendances à la mode, les règles du groupe auquel on appartient ... Bien sûr, la vie en société ne serait pas possibles sans règles, mais elles sont loin d'être toutes indispensables, et, même dans ce cas, il faut qu'elles soient comprises, acceptées (le "surmoi" de Freud), et appliquées intelligemment, après réflexion.
            il faut dire que l'influence actuelle des médias, (télévision, internet, cinéma et livres) et le développement exagéré des réseaux, que ce soit sur les téléphones portables ou sur le web, fait que l'on a l'impression, si on n'y prend garde, d'être en permanence sous le regard d'autrui.
            La télévision qui nous gave d'informations stéréotypée, la saturation d'informations sur des sujets voisins (voir la campagne électorale des derniers mois), la société de consommation et la pub qui veut nous faire acheter, favorisent l'esprit moutonnier et l'esprit de mode, en nous enlevant peu à peu, notre équation personnelle pour la remplacer par ce qu'on veut que nous soyons.
            Les deux influences combinées font qu'une personne très influençable devient très sensible à l'opinion des autres, au point de bne plus avoir confiance en ses propres opinions, en ses décisions et en ses actes.
            Il est par ailleurs connu que si nous sommes sous le coup d'émotions, nous sommes moins objectifs et que pour faire agir un groupe, les meneurs savent le saturer d'émotionnel pour l'empêcher de réfléchir.
            Une personne qui ne maîtrise pas ses émotions, qui ne les comprends pas bien et qui les subit, est plus influençable.
 
 
            La personne optimiste voit le verre à moitié plein, est sereine, tourne la page face au passé et revient assez rapidement à l'objectivité après une émotion négative.
            La personne pessimiste voit le verre à moitié vide, est soucieuse de l'avenir, a, sur le passé, des remords de ce qu'elle a fait et des regrets de ce qu'elle n'a pas su faire, et le retour à la normale après un passage malheureux est lent et difficile.
            Le pessimiste au contraire, non seulement se lamente sur les problèmes importants qu’il rencontre, mais a tendance à ne pas reconnaître la part bénéfique des événements et se plaint toujours de leur aspect maléfique. Il se rend ainsi malheureux lui même et est donc souvent stressé;
            Il est certain que ces comportements pessimistes enlèvent une partie de votre assurance et sape la confiance en soi.
 
            De plus, les autres préférences cérébrales peuvent influer sur le niveau de cette confiance.
 
            L'introverti, timide aura tendance à avoir moins confiance en lui que l'extraverti, insouciant et qui a des contacts faciles avec autrui. Mais ce n'est pas généralisable, car l'introverti qui réfléchit davantage, sera très mal à l'aise dans une réception, mais aura confiance en lui pour faire un exposé sur un sujet qu'il connaît bien.
            Et l'extraverti fera dans certain cas, plus attention au jugement d'autrui que l'introverti qui a l'habitude du monde de ses pensées.
 
            Celui qui a une sensibilité émotionnelle très forte "A", aura plus de mal à maîtriser ses émotions, que celui "O", qui est peu sensible et passe rapidement à une perception objective des faits et des situations.
 
            La personne "L", qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs.
            Elle aura le plus souvent davantage confiance en elle.
 
            La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.
 
            Enfin la personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend).
Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s'adapter.
 
            La préférence "tolérance, intolérance" a une influence particulière : la personne intolérante a évidemment davantage confiance dans ses propres opinions, mais par contre, peu sensible à l'environnement et à l'opinion de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle risque de se trouver très démunie dans un milieu hostile à ses valeurs et à ses désirs.
   

Lundi 28 mai 2012 à 7:52

Paysages

Des animaux il y en a beaucoup dans le désert, près des points d'eau
          Vous reconnaitrez dans les photos : un fennec (qu'on apprivoise comme un chien), un petit hérisson du désert, une gazelle, des chameaux (qui sont en fait des dromadaires, une gerboise, un iguane et un scorpions (les plus dangereux sont les jaunes dont la piqûre est mortelle).
          Les chameaux albinos sont souvent considérés par leurs semblables comme des êtres exceptionnels que l'on respecte et que l'on laisse boire avant tous les autres.


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          Il y a aussi au Sahara toutes sortes de pierre. J'ai ramené une énorme rose des sables, dépôt calcaire avec des "pétales" qui sont à l'origine de son nom. 
          Un gros bois fossilisé, qui date du temps où le Sahara était envahi par l'océan, et les bois ont été peu à peu imprégné de calcaire. C'est maintenant une pierre ultradure, mais on y voit toutes les lignes du bois.
          Enfin en cherchant bien on peut trouver des vestiges des temps préhistoriques, flèches et outil en silex, morceaux de poterie.
J'ai trouvé quelques silex qui, d'après un archéologue que je connais, sont vraiment de cette époque.
         
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Dimanche 27 mai 2012 à 5:18

Zoologie, évolution

   J'ai été au milieu du mois, en Bretagne, près de la presqu'île de Quiberon, pour remettre en état maison et surtout le jardin.
            Comme d'habitude il y avait, à la sorti de la mauvaise saison, 60 cm de hauteur d'herbes et surtout les tempêtes avaient arraché aux pins, branches mortes et petites branches vertes qui jonchaient le sol.
            Tout tondre, désherber, nettoyer, replanter à la place de ce qui a été gelé, ont bien occupé la semaine passée là bas.
 
            Le miel de Bretagne est excellent et j'en ramène toujours, mais je suis inquiet car je constate là bas la même calamité qu'en région parisienne : les frelons asiatiques, qui contrairement à ce que vous pourriez croire, ne sont pas jaunes mais noirs, plus gros que les frelons de chez nous et pourvus d'une carapace beaucoup plus dure. Ils font aussi plus de bruit en volant. Vous en voyez un sur la photo ci-dessous en train de manger une abeille :

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            On assiste en effet à de vraies scènes de massacre des abeilles :
         Les frelons se postent en vol stationnaire devant la ruche, attaquent les abeilles qui en sortent, leur coupent la tête, puis se nourrissent de leur thorax. En quelques jours, la colonie de butineuses décline et les frelons pénètrent alors dans le rucher pour tuer les survivantes.
            La part protéinée du régime alimentaire des frelons asiatiques  est composée à 80 % d'abeilles en zone urbaine et de 45 à 50 % en zone rurale. Le reste est composé de chenilles, papillons, mouches, libellules et autres insectes, mais aussi d'araignées. Il consomme en outre une part glucidique, pour fournir l'énergie du vol, et en fin de saison, les frelons sont particulièrement attirés par les fruits mûrs.           
            Je lisais dans un quotidien de Bretagne que, si jusqu'à présent, le frelon était présent dans tous les départements du sud de la Loire, il a désormais franchi le fleuve pour se retrouver en Bretagne et en Normandie, on en voit régulièrement en région parisienne, et des frelons ont été observés en Côte-d'Or, dans les Alpes-Maritimes et dans le Nord.
         Les individus de la sous-espèce introduite en France en 2005, "Vespa velutina nigrithorax", sont supposés être originaires de Chine. Dans les pays d'Asie continentale et au nord de l'Inde où ils vivent, les conditions climatiques sont comparables à celles du sud de l'Europe.
            Il est facilement distinguable du frelon européen, "Vespa crabro" (seule autre espèce de frelon vivant en France) par sa taille et sa couleur caractéristique. L'adulte mesure environ 30 mm de long ; son thorax est brun foncé et son abdomen présente des segments abdominaux bordés d'une fi ne bande jaune. Seul le 4e segment de l'abdomen porte une large bande jaune orangé.
 
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          Il vit dans des nids assez volumineux, les adultes vivant dans la partie supérieure et les jeunes dans les étages inférieurs.
         Comme chez les abeilles il y a une reine (une seule par nid), dont le rôle est de pondre des oeufs et des ouvrières pour la nourrir et s'occuper de la progéniture.
         Le frelon asiatique est peu agressif envers l'homme lorsqu'il est en seul. Il n'en est pas de même à l'approche du nid où l'attaque peut être collective et virulente. Huit à douze piqûres peuvent provoquer un empoisonnement nécessitant une hospitalisation.
 
         Donc si vous voyez un frelon asiatique, tuez le sans pitié. Mais si vous voyez un nid, n'approchez pas et signalez son emplacement à la mairie ou aux pompiers.
 
NB : Ne pas confondre ces insectes avec les mobylettes Vespa bien connues !
Vous trouverez une vidéo intéressante sur http://apiculteur.wordpress.com/2009/03/02/video-en-francais-frelon-asiatique-petit-documentaire/

Samedi 26 mai 2012 à 8:15

            Je suis toujours assez étonné quand j'entends des femmes dire qu'elles se sont fait faire des injections de "Botox" ou quand je lis sur les magazines féminin des réclames pur les traitements pour estomper les rides.
            En effet les toxines botuliques à base du Botox, relâchent les muscles et donc détendent la peau.
            La chirurgie et la dermatologie esthétiques s'étant banalisés depuis une quinzaine d'années, l'usage extramédical de toxine botulique est maintenant répandu dans les sociétés occidentales qul vantent la jeunesse, le corps et le bonheur individuel.
            L'injection de Botox n'est plus réservée à une clientèle riche et célèbre, mais est devenue, pour certaines l'occasion de se faire plaisir.
            En 2009 la société américaine Allergan, qui commercialise ce produit, a fait le tiers de son chiffre d'affaires, soit 1,3 milliards $ grâce à ce produit.
 
            Cela me donne des frissons dans le dos, car une équipe de mon labo a, il y a bien longtemps, étudié les effets de la toxine botulique sur des animaux, et ce n'est pas rassurant. Jamais je n'utiliserais un tel produit en dehors d'une surveillance médicale très sévère.
            Certains la considèrent comme un agent "biologique" potentiel.
            En fait c'est un produit chimique, une toxine, qui est sécrétée par une bactérie Clostridium Botulinum.
            D'autres êtres vivants (animaux et plantes) sécrètent également des toxines (tous les venins de serpent, de scorpions, araignées, cônes, insectes...) mais aussi des algues, des champignons et autres végétaux. Le curare et la digitaline pourraient être considérées comme toxines.
            Ce sont des biomolécules qui sont nocives à très faible dose pour l'organisme humain, et la plupart ont un effet paralysant sur le système nerveux et peuvent être mortelles par arrêt du coeur ou de la respiration : on les appelle alors "neurotoxines".
            Elles ont en général une action sur la transmission des ordres de contraction des muscles, que j'expliquerai plus loin.
            La toxine botulique est le plus souvent produite par les bactéries qui infectent et se développent dans des aliments, notamment viandes et conserves mal stérilisées (botulus en latin veut dire "boudin" et au Xème siècle l'empereur bizantin Léon VI a interdit le boudin suite à des intoxications alimentaires), mais aussi dans le miel.
            Le Clostridium Botulinum n'est pas transmissible entre humains.
            Les cas de botulisme sont assez rares 1000 par an dans le monde environ et 45 personnes en France de 2007 à 2009.
           
            Pour donner une idée de sa virulence, la toxine botulique est 40 millions de fois plus toxique que le cyanure et la dose létale "50" (qui produit statistiquement 50% de décès dans un groupe), est de l'ordre de 1ng/kg dans la circulation sanguine, c'est à dire pour un être humain de 60 kg, environ 60 10 -9 gramme.
            C'est une énorme protéine, (6760 atomes de carbone, 10447 atomes d'hydrogène, 2010 d'oxygène, 1743 d'azote et 32 de soufre). Une chaîne, la plus grosse, lui permet d'entrer dans les neurones infectés et la seconde, plus petite, qui est une enzyme, porte l'activité toxique.
 
            Son mécanisme d'action est le suivant :
 http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/muscle.jpg           Une fibre musculaire est reliée au système nerveux périphérique par des neurones dits moteurs qui projettent vers elle plusieurs terminaisons nerveuses, qui ont à leur extrémité une. jonction neuromusculaire, analogue à une synapse, qui assure la transmission des signaux neuronaux vers les muscles
            En temps normal des vésicules contiennent un neurotransmetteur, l'acétylcholine, ainsi qu'une protéine dans leur paroi (synaptobrévine sur le schéma). Lorsque la vésicule atteint la synapse, une seconde protéine (SNAP25 sur le schéma) s'associe à la précédente pour faire pénétrer la vésicule dans la paroi de la synapse et l'ouvrir, de telle sorte que l'acétylcholine est alors déversé dans la fente synaptique. (schéma de gauche).
            L'acétylcholine est alors fixée par des récepteurs du muscle et provoque sa contraction.
            Elle est ensuite détruite par une enzyme la cholinestérase, pour que le muscle puisse se relâcher et se recontracter à la suite d'un nouvel influx nerveux.
           
            http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/synapsemuscle.jpgLes toxines botuliques (de deux sortes A et B), perturbent cette connexion.
            Elles traversent d'abord la paroi intestinale, puis sont véhiculées par le sang, jusqu'aux muscles;
            Elles entrent à traverse la paroi de la synapse en se liant à des protéines (SV2 - schéma du milieu) et ensuite bloquent l'une ou l'autre des protéines synaptobrévine ou SNAP25. (schéma de gauche sur la figure).
            L'acétylcholine n'est plus libérée et il n'y a plus de contraction musculaire.
            On constate donc une paralysie des muscles à la fois droite et gauche, et si le malade n'est pas soigné, la paralysie atteint les muscles pulmonaires et il meurt.
            Les soins consistent en une mise sous assistance respiratoire et l'injection d'une antitoxine, qui va concurrencer l'action de la toxine, mais n'est efficace que sil'injection est faire rapidement.
 
            Mais la toxine botulique n'est pas inutile.
            Ce sont des outils précieux en recherche qui ont permis de préciser les mécanismes neuronaux de contraction musculaire.
            On envisage d'utiliser les toxines comme "vecteurs" de molécules thérapeutiques : la toxicité des toxines botuliques étant contenue dans leur chaîne légère, on pourrait remplacer cette dernière par ure molécule thérapeutique; en se liant à son récepteur sur la membrane neuronale, la chaîne lourde de la toxine insérerait alors spécifiquement cette molécule thérapeutique dans les terminaisons nerveuses, où elle pourrait corriger des dysfonctionnements de certains neurones.
            Par ailleurs les effets relaxants de la toxine peuvent être utilisés, évidemment à très faible dose sous contrôle médical, pour des affections diverses : clignements spontanés incontrôlés de paupières, dysfonctionnement des muscles de la nuque, crampe de l'écriture, spasmes façiaux, de l'estomac ou du tube digestif....
            Mais il faut être sûr qu'on ne vous en injecte pas trop et donc avoir un bon médecin.

Vendredi 25 mai 2012 à 8:17

Paysages

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           On croit trop souvent que le Sahara n'est qu'une mer de sable et qu'il n'y a pas d'eau.
           Une bonne partie du Sahara est un plateau - voire des montagnes dans le Hoggar - et vous y trouvez des falaises, beaucoup de pierres et des vestiges d'érosion, aux formes extraordinaires. Les pierrailles sont tantôt noires, tantôt rouges ou jaunies par les dépôts de sable.
           Quand à l'eau, si vous forez un puits, vous en trouvez presque toujours, entre 50 et 200 mètres de profondeur, mais c'est évidemment un investissement coûteux.
Et si vous avez de l'eau, vous pouvez cultiver des légumes et avoir deux récoltes par an.!
            Mais pour la boire, c'est autre chose, elle est le plus souvent magnésienne, a une consistance d'huile, et les intestins n'apprécient pas.
            En plus à la saison chaude, vu l'évaporation de la peau, on boit 4 à 6 litres par jour !! Mais on n'a pas l'impression de transpirer, la sueur s'évapore au fur et à mesure et il faut faire attention à la deshydratation.


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Jeudi 24 mai 2012 à 6:48

Ecologie, Changement climatique

Consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.
Réguler le marché agricole dans le monde.


           La première réaction, face à la consommation, qu'elle soit énergétique ou de nourriture est d'abord de produire plus, mais on peut aussi se demander si on ne pourrait pas consommer moins et provoquer moins de gaspillages.

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Le premier problème est la consommation de viande, car elle monopolise lla plus grande partie des terres agricoles.
            Certes il n'est pas question de devenir végétariens, ce qui risquerait de provoquer de graves perturbations de notre santé, car le corps a besoin de protéines, mais même de petits
changements de régime alimentaire, comme remplacer le bœuf nourri aux céréales par de la volaille, du porc, ou du bœuf élevé en pâturage, peuvent être très rentables.
         
            D'autre part, il est nécessaire de réduire le gaspillage dans le système alimentaire.
            Près de 30 pour cent de la nourriture produite est jetée, perdue, gâtée ou dévorée par des bêtes nuisibles.
            Dans les pays riches, la plupart des déchets se retrouvent dans les poubelles des consommateurs et des restaurants. Réduire les portions surdimensionnées, la quantité de nourriture jetée aux ordures, permettrait de limiter les pertes, mais aussi de lutter contre l'obésité.
            Dans les pays plus pauvres, les pertes sont du même ordre de grandeur, mais ont lieu chez le producteur (pertes de récoltes, de stocks ruinés par des nuisibles ou d'aliments jamais livrés en raison d'infrastructures et de marchés déficients). De meilleurs systèmes d'entreposage , de réfrigération et de distribution réduiraient ces déchets de façon appréciable.
 
 
            Un autre problème soulevé par l'équipe de Jonathan Foley est le problème des marchés, qui ruine actuellement l'agriculture de certains pays pauvres.
            Nourrir la planète en 2050 nécessitera d'énormes échanges de nourriture de continent à continent. [L'Asie, avec plus de cinq milliards d'habitants ne pourra en aucun cas être autosuffisante en produits alimentaires; quand elle aura utilisé tous ses sols cultivables, construit tous les barrages pour irriguer tout ce qu'elle peut, et poussé à t'extrême ses rendements, il lui manquera environ le quart de ses besoins. C'est déjà le cas aujourd'hui pour tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord: 30 et 80 pour cent des produits alimentaires y sont importés. Il faudra donc augmenter et réguler les échanges et les prix afin de réduire la facture alimentaire, et éviter la sous-nutrition.
            Il ne peut-être question d'un libre échange, selon les lois du marché actuel, car le paysan africain cultivant à la main un hectare, avec des rendements de l'ordre de dix quintaux, serait mis sur le même plan que le paysan européen ou américain, qui cultive seul100 hectares de façon mécanisée, et y obtient des rendements de l'ordre de 100 quintaux par hectare. ll y a donc un facteur 1 000 entre la productivité d'un Africain et celle d'un agriculteur des pays de l'Ouest, sans parler des aides et subventions que le second reçoit. Les mettre en concurrence reviendrait à condamner le premier. (C'est d'ailleurs ce qui se passe en ce moment, entraînant l'exode rural et l'accumulation des pauvres ruraux dans les bidonvilles périurbains où ils ne trouvent pas de travail et vivent d'expédients ou d'aide, et essaient d'émigrer).

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            Il sera donc indispensable de maintenir des barrières douanières régionales pour protéger l'activité des paysans de certains pays, élever peu à peu leur niveau de vie, éradiquer leur sous-nutrition, éviter l'exode rural et faire produire régionalement la nourriture des villes avoisinantes.
            Il faudra aussi arriver à réguler les variations prohibitives des prix agricoles liées à la conjoncture économique mondiale et aux épisodes de sécheresse, et amplifiées par la spéculation.
            La création de marchés locaux et un problème beaucoup plus général de régulation financière des spéculations, sont des conditions indispensables pour arriver à nourrir le monde au milieu de notre siècle.
 

Mercredi 23 mai 2012 à 9:00

Ecologie, Changement climatique

Augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
 Mieux utiliser engrais et eau.

            Nous avons vu hier que, pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre énormément l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
 
            Nous avons dit que se posait le problème de l'utilisation de l'eau et des engrais.
 
            Pour augmenter la production, deux options existent :
                        - stimuler la productivité des meilleures exploitations, en relevant leur capacité de rendement grâce à une amélioration de la génétique des espèces cultivées et de la gestion des cultures, mais avec un risque de recours accru aux engrais et pesticides.
                        - améliorer les rendements des exploitations les moins productives, afin d'utiliser tout leur potentiel.
            La seconde option donnerait le gain le plus important et le plus immédiat, en particulier dans les régions où la faim est la plus aiguë, mais évidemment il n'est pas défendu par les grands exploitants agricoles des pays de l'Ouest, et les financiers qui en profitent.
 
            L'humanité exploite actuellement 38% des terres exemptes de glace de la planète. Les cultures occupent un tiers de cette surface; les pâturages et les grandes prairies naturelles pour le bétail couvrent le reste. Il y a peu de place pour étendre les terres cultivées, car la plupart des terres restantes sont des déserts, des montagnes, de la toundra ou des zones urbanisées. Cependant, les exploitations de nombreuses régions agricoles pourraient être plus productives, comme le montre la figure ci dessous.
            0n produirait bien plus de nourriture si la productivité des exploitations les plus pauvres atteignait le niveau maximal possible, compte tenu du climat et des sols.
            Par exemple, le rendement pour le mais (dans les cercles) pourrait considérablement augmenter dans certaines régions du Mexique, d'Afrique de l'0uest et d'Europe de l'Est, si on améliorait les semences, l'irrigation, les engrais et les marchés.
            Mais cette augmentation du rendement ne doit pas être faite au moyen d'une utilisation incontrôlée de l'eau, des engrais, et de produits chimiques.
 
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            Mes discussions personnelles avec les écologistes sont souvent orageuses, car autant je suis contre l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides, comme celle de souches génétiquement modifiées Monsanto, qui ne peuvent se resemer tous les ans et procurent à une firme américaine un monopole prohibitif, autant je suis contre les produits dits "biologiques" et j'estime qu'il faut faire des études sérieuses scientifiques de l'amélioration des semences.
            Je considère que la généralisation du bio serait une catastrophe pour les rendements agricoles, sans garantie pour notre santé, car les engrais naturels ont tout autant d'inconvénients que les pesticides (voir les nitrates en Bretagnes dus au lisier de porc et à la contamination de pousses de céréales en Allemagne).
            Tout excès dans un sens ou dans l'autre comporte des risques accrus, et le problème ne sera pas résolu par le bio, mais par une utilisation raisonnable des engrais et des pesticides.
            C'est ce que recommande l'équipe de Jonathan Foley, qui constate, entre autres, que la moitié des engrais actuellement utilisés ne servent pas et vont polluer la nature.
            D'autres techniques permettent aussi d'augmenter les rendements : réduction du labourage qui perturbe le sol et provoque de l'érosion, utilisation de plantes, cultivées entre les cultures alimentaires, qui réduisent les mauvaises herbes et apportent des nutriments et de l'azote au sol, lorsqu'elIes sont enfouies au moment du labour, laisser les résidus des cultures dans les champs, afin qu'ils se décomposent en nutriments.....
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/arrosageagriculture.jpg            En moyenne, il faut environ un litre d'eau d'irrigation pour faire pousser une calorie de nourriture, bien que certains endroits en utilisent beaucoup plus. Certaines exploitations peuvent limiter considérablement l'utilisation d'eau sans trop réduire la production de nourriture, en particulier sous les climats secs. Les principales stratégies sont l'irrigation au goutte-à-goutte
à la base de la plante et non gaspillée en pulvérisations dans l'air, le paillage en couvrant le sol de matières organiques pour retenir l'humidité) et la réduction des per-tes d'eau dues aux systèmes d'irrigation, en diminuant l'évaporation.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pollutionagricole.jpg            Pour les engrais, c'est un ajustement dans les deux sens qu'il faut effectuer. Certains endroits sont trop pauvres et fournissent donc une faible production agricole, tandis que d'autres sont trop riches et sont source de pollution. Les engrais ne sont presque jamais utilisés à la bonne dose, notamment en Chine, dans le Nord de l'Inde, au centre des États-Unis et dans l'Ouest de l'Europe, où les exploitations pourraient réduire l'utilisation d'engrais sans diminuer (ou très peu) la production alimentaire : actuellement 10 % des terres arables sont à elles seules responsables de 30 à 40 pour cent de la pollution par les engrais agricoles.
 
 
            Demain je parlerai des modifications souhaitables de la consommation et des marchés.
 

Mardi 22 mai 2012 à 8:37

Ecologie, Changement climatique

Je m'intéresse beaucoup à l'écologie, mais les écologistes pure race seraient certainement horrifié par ma façon de concevoir la sauvegarde de la planète, car elle n'est pas utopique et doctrinale, mais très terre à terre.
            J'avais lu des études de l'iNRA et de l'Académie des sciences sur l'agriculture française, et je viens de lire un rapport fait par l'équipe de Jonathan Foley, directeur de l'Institut sur l'environnement de l'université du Minnesota, une des figures scientifiques du développement durable, à la tête d'une équipe d'études internationale.
            Son rapport fait cinq recommandations pour faire évoluer l'agriculture pour qu'elle puisse nourrir les humains de notre planète sans être la principale source de pollution, comme actuellement.
                        - améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension sur les forêts.
                        - augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
                        - mieux utiliser engrais et eau.
                        - consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.                
                        - réguler le marché agricole dans le monde.
 
            Je consacrerai donc trois articles à ces recommandations.
 
            Il y a actuellement 7 milliards de personnes sur terre, et en 2050, nous risquons d'être 9 à 10 milliards.
            Un milliard de personnes souffrent aujourd'hui de faim d'une façon chronique.
            Le problème ne vient pas tant de la quantité de nourriture disponible - les agriculteurs en produisent suffisamment pour répondre à leurs besoins - que de sa répartition géographique inégale et de l'escalade des prix, face aux ressources financières des peuples.
            Mais l'augmentation de la population d'une part et la hausse de la consommation des populations actuelles devraient doubler la demande.
            L'augmentation de la demande en viande en particulier est inquiétante, car 75% des terres agricoles sont déjà consacrées à l'élevage (ou à produire des céréales pour la nourriture des bêtes).
            Par ailleurs 5% des terres servent à la production de biocarburants, financièrement intéressante.
            On constate par ailleurs que l'agriculture est un des principaux acteurs de la pollution, non seulement par les pesticides et les engrais, par une utilisation intensive de l'eau, mais aussi par la production de CO2, directe (transformation, énergie, transports...) et indirecte (déforestation, les forêts absorbant le CO2), sans compter le méthane produit par les excrétions animales.
            La détérioration, déjà importante de l'environnement est donc un obstacle à l'augmentation de production de nourriture.
           
            C'est donc un véritable défi auquel nous sommes confrontés pour les prochaines années et dont les gouvernements des pays riches se soucient assez peu, du fait de l'emprise des financiers sur leur économie : doubler la production de nourriture avec une meilleure répartition, en réduisant les impacts nocifs de l'agriculture.

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Améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension.
 
            Jusqu'à présent l'extension urbaine a gagné sur les terres arables, même si celles-ci avaient un excellent rendement, et l'extension de l'agriculture s'est faite essentiellement au détriment des forêts, notamment tropicales et des savanes.
            En fait, il faudrait ralentir et de stopper progressivement l'extension de l'agriculture
La disparition des écosystèmes déforestés a des conséquences importantes sur l'environnement, provoquant une perte de diversité et l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone
            Le ralentissement de la déforestation réduirait considérablement les dommages environnementaux, tout en n'imposant que des contraintes mineures sur la production alimentaire mondiale.
            Pour compenser la perte en capacité agricole que cela entraînerait, des mesures pourraient être prises pour réduire l'urbanisation, Ia dégradation et l'abandon des terres agricoles les plus productives.
            Par ailleurs, une meilleure politique de production des biocarburants, favorisant des cultures non alimentaires, (comme celle du "panic érigé", une herbacée très répandue dont les bilans écologique et énergétique étudiés notamment au Québec, seraient bien meilleurs que ceux du maïs), pourrait libérer des terres arables pour la production agricole alimentaire.
 
            Pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
            C'est ce que nous examinerons ensemble demain.

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