Mercredi 20 juin 2012 à 8:04

Enseignement, école, fac

Deux sujets qui ne m'auraient pas inspiré, si j'avais passé mon bac, parce que trop engagés du coté politique ou religieux.
 
         Mais ils sont intéressants quand même :
 
                  
                  Toute croyance est-elle contraire à la raison?
 
                                                                  Serions-nous plus libres sans l'Etat?

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         Une croyance, c'est clair, c'est ce que l'on croit, mais notons que dans le vocable actuel, cela a un sens péjoratif de croire à quelque chose de discutable, de peu réaliste, voire de farfelu.
 
         C'est tenir quelque chose pour vrai, indépendamment des preuves de son existence.
         Toutefois ce n'est pas une simple opinion, un sentiment, une pensée, une certitude personnelle : croire à tort ou à raison qu'on est amoureux d'une personne n'est pas une croyance, mais une simple idée à la quelle on accorde une certaine valeur.
         Et puis il y a des croyances de toutes sortes : superstitions, influences diverses (astrologie, incantations, passes magnétiques, grigris, sciences occultes), et puis celles non démontrables pour lesquelles on peut avoir une certaine foi (comme les croyances religieuses, et enfin celles dont on peut montrer en partie la véracité comme les données et théories scientifiques (mais sont elles appelées des croyances quand elles sont avérées ?). on pourrait même parler de croyance politique au sens croire en quelqu'un, en un parti...
         Finalement le mot "croyance englobe bien des choses différentes et c'est ce qui me gêne un peu. Au fond on aborde la théorie de la connaissance et de la pensée humaine, car en général la croyance est ajustée à notre personnalité, à notre formation et éducation, à notre façon de penser, à notre environnement.
         Mais aussi à notre crédibilité, à nos facultés de raisonnement et aussi aux archétypes collectifs. Il y a même des modes.
 
         Bien sûr on pourrait opposer trois types de croyances :
                  - Celles pour lesquelles on sait pertinemment que la plupart des preuves dont on dispose, indique qu'elles ont fausses : ce sont les mythes, les légendes, les superstitions, voire des rumeurs....) ou très peu probables.
         Leur objet est le plus souvent un lien supposé entre certains faits et certains causes en vue d'une prédiction de l'avenir, ou une façon de se protéger d'effets maléfiques ou de provoquer des événements positifs
                  - Celles pour lesquelles on ne peut démontrer qu'elles sont ni vraies ni fausses, qui sont des actes de foi abstraits et intellectuels et qui correspondent à un besoin profond de notre être : c'est le cas des croyances religieuses notamment.
         Une des raisons souvent invoquée de l'importance de ces croyances est notre peur de la mort et le désir de revivre une autre vie (meilleure en général !). Je me souviens quand j'étais en terminale avoir étudié avec un très grand intérêt l'évolution des religions depuis la préhistoire.
         Une autre raison est aussi la nécessité de règles morales pour rendre la vie possible en société.
         Bien sûr il faudrait aussi invoquer la tentation du pouvoir que cela peut donner sur les autres.
                  - Celles qui peuvent recevoir une preuve ou une démonstration, évidemment souvent imparfaite, et qui sont de nature technique et scientifique.
         Mais dans le vocable courant on parlerait plutôt de connaissances que de croyances.
         Mais certaines sous un jour scientifique, sont fortement sujettes à caution : dans la plupart des cas les études sérieuses épidémiologiques montrent par exemple que l'homéopathie ou l'acuponcture ont la plupart du temps un effet placébo plus que réel, et les études statistiques que la graphologie n'a aucune valeur prédictive (elle permet par contre d'identifier une écriture).
 
         Ce qui me frappe, c'est que beaucoup des croyances sont en fait liées pour les hommes à des problèmes de survie ou de recherche du bonheur.
 
 
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         Le problème de l'influence de l'Etat est un sujet bateau de philosophie et de politique : dirigisme, libre concurrence, répartition des pouvoirs, démocratie, anarchie, révolutions ...
         L'Etat est il l'ennemi de la liberté ?
 
          Je crains qu'effectivement dans un premier temps au moins, un jeune bourgeois et un jeune de banlieue n'aient des idées opposées à ce sujet.
         La police, représentante de la loi et de l'Etat, est souvent perçue comme un frein répressif à la liberté, et on rit de voir Guignol taper sur un gendarme.
         Le rôle essentiel de l'Etat est d'instituer des règles, un ordre qui rende possible la vie de ses citoyens, et règle veut dire contraintes et restrictions de liberté.
Nietzsche pouvait dire que l’État est le plus froid des monstres froids.
         Cela dit, si nous pouvions faire tout ce qui nous passe par la tête , la vie pour le voisin (et réciproquement pour nous même) serait impossible et donc cet ordre est indispensable pour notre liberté de vivre dans un contexte relativement paisible.
         Actuellement les désordres et les calamités qui règnent dans les pays arabes montrent que l'absence d'Etat peut être , comme l'Etat dictature en Syrie, la source d'affrontements et de massacres.
 
         L'homme a une certaine liberté naturelle (voir le Contrat Social de Rousseau), et nul n’obéit à l’État que volontairement et c’est être de mauvaise foi que de prétendre le contraire, mais c'est évidemment au prix d'éventuelles sanctions.
            Sartre a même écrit " Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande, mais il parlait de liberté intellectuelle d'engagement individuel, notamment dans la résistance à l'occupant.
 
            Comme nous sortons des élections, on peut penser que le citoyen peut, dans une certaine mesure, participer à l'Etat, du moins dans une démocratie.        
            Un autre rôle de l'Etat n'est pas de restreindre la liberté, mais d'essayer d'organiser l'avenir et de rassembler les ressources pour gérer les besoins communs aux citoyens.
            C'est un rôle de gestionnaire, de créateurs de biens, qui certes nécessite des règles et impose des contraintes (les impôts et taxes notamment), mais qui crée un environnement favorable à la vie de demain, et donc une certaine liberté pour tous.
 
            L'Etat est donc une source de restriction de liberté, mais il a aussi pour tâche d'assurer une liberté minimale pour chacun . Même Marx et Engels, partisan d'un Etat fort, pensaient que l'Etat est à la fois facteur de liberté et d'oppression.
            Il doit en fait assurer l'égalité des citoyens et donc une certaine liberté pour tous, comme le dit bien la devise révolutionnaire "Liberté, Egalité, Fraternité".
            Evidemment il y a de grandes différences entre démocraties et pays totalitaires.
 
            Mais de plus en plus dans le monde actuel, régi par la mondialisation et l'argent, ou par des intégristes religieux dans certains pays, on s'aperçoit que d'autres facteurs de pouvoir, de restriction des libertés, voir d'oppression existent, bien plus insidieux et puissant que l'Etat, qui est démuni vis à vis d'eux et ne parvient plus à assurer son rôle coordonnateur. La crise de l'Euro est un bel exemple du pouvoir des spéculateurs, qui est bien plus privatif des libertés individuelles, par des voies insidieuses et détournées.

         Après une pose intermède demain, je traiterai encore des sujets de philo dans deux articles

Mardi 19 juin 2012 à 8:01

Enseignement, école, fac

Vous savez que tous les ans j'aime commenter les sujets de philo ou de français du bac
           Que toutefois mes lectrices et lecteurs ne prennent pas cela comme un corrigé. Ce ne sont que de simples réflexions personnelles, et puis mon bac date d'il y a 65 ans et j'ai oublié une bonne partie de ce que disaient les philosophes

          J'ai été étonné de trouver deux sujets sur le travail.
          Est ce chômage grandissant ou le fait que beaucoup d'élèves renâclent au travail qui a inspiré les profs ?

                   Que gagne-t-on en travaillant?


                   Travailler, est-ce seulement être utile? 

 
         Tout d'abord je ne parlerai que du travail de nos jour, car cette notion a beaucoup évolué. Du temps des rois par exemple, travailler pour les nobles était déchoir.

         Je crois qu'il faut d'abord réfléchir à la signification des mots (une manie chez moi !).
         Etre utile, ce n'est pas équivoque c'est servir à quelque chose, c'est apporter quelque chose à quelqu'un, reste à savoir qui.
         Travail, c'est bien sûr le métier, l'activité économique, également le travail non rémunéré chez soi, ou le travail de formation dans le primaire, le secondaire ou le supérieur mais c'est aussi tout ce qui demande des efforts, de la peine, le "labeur", et cela quelque soit le but en cause.
Et je ne parlerai pas de signification particulières comme le travail de l'accouchement ou le "travail psychologique" chez le psy !
         Que gagne t'on en travaillant, est ce la simple rémunération, le sentiment d'être utile ou une certaine fierté de ce qu'on a fait, voir un plaisir à réaliser certaines tâches.?
 
         D'abord tout dépend de quel point de vue on se place.
 
         Il y a évidemment celui de la collectivité et de l'entreprise.
         Quand j'étais jeune c'était évident et réciproque : l'homme (l'humain) qui travaillait rendait service à la collectivité et celle-ci lui donnait en échange un salaire pour assumer sa subsistance et celle de sa famille, mais réciproquement l'entreprise avait pour but de créer, à coté de "richesses", des "emplois" et des "moyens de subsistance".
         Le dirigeant d'entreprise - souvent un ingénieur - était conscient de ce devoir et l'humain avait une place dans son métier et dans ses obligations.
         Aujourd'hui, malheureusement, le financier à la tête d'une entreprise a certes toujours pour but de produire, vendre et créer des richesses, mais le but étant de réaliser le maximum de dividendes pour ses actionnaires, tout en essayant de faire survivre, non pas l'entreprise, mais ce moyen de gagner de l'argent.
         L'utilité du travail a donc évolué. Ce n'est pas de produire des biens utiles, mais des biens vendables ayant le plus haut rendement financier possible, et ce n'est plus de donner du travail aux hommes qui vous entourent, mais de payer le travail le moins cher possible, pour une qualité minimale nécessaire pour arriver à le vendre, et afin de générer le maximum de bénéfices;
 
         Pour la collectivité et l'entreprise;, l'utilité du travail et le "gain" correspondant ont donc considérablement changés en 50 ans.

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         Voyons maintenant le point de vue individuel de celui qui accomplit le travail.
          Plus que jamais en cette période de chômage, le but du travail et du métier, si on trouve un poste correspondant, est de toucher une rémunération pour "gagner sa vie".
         Et une partie du désenchantement des jeunes (et de plus âgés), est de ne pas avoir de certitude dans ce domaine, même après des études réussies; ne pas pouvoir assumer ce besoin basique est une source de stress et de détresse.
         L'utilité du travail primaire au plan individuel, c'est donc avant tout la rémunération. Cela correspond à la satisfaction des besoins physiologiques et de sécurité de la pyramide de Maslow.
 
         Je crois que nous aspirons aussi à être utiles, à faire quelque chose qui serve aux autres à la communauté, voire à nous même.
         Un des gros problèmes du chômage, voire même de la retraite, c'est tout à coup, avoir l'impression de ne plus servir à rien, de ne plus rendre de service, de n'être plus rien.
         C'est à la fois le besoin d'appartenance à la société le besoin d'estime, non seulement des autres, mais de nous même.
 
         Mais presque tous ceux et celles que je connais aspirent à un métier et un travail qui leur plaise.
         Il est certain que faire en permanence des tâches pénibles qui vous déplaisent, est stressant et aboutit en général à la détresse.
         A l'inverse, on accepte les efforts, la fatigue, si on fait une tâche qui vous plaît, si on crée des choses qui vous tiennent à coeur, ou si les sujets du travail vous intéressent intellectuellement ou sentimentalement.
         J'ai connu des cancres absolus qui ne remuaient pas le petit doigt pour faire le travail de classe, et qui se défonçaient pour une activité qui était leur dada, leur joie de vivre.
         Besoin d'estime de soi, besoin de s'accomplir, mais plus matériellement, besoin de faire des choses agréables et d'être heureux.
 
         Enfin travailler c'est rarement faire cela tout seul dans son coin, et pour beaucoup de personnes, le travail est une source de relations sociales.
          Pour le chômeur, voire pour le retraité, être isolé, ne plus avoir les contacts avec les collègues de travail, ne plus diriger ou faire partie d'une équipe, ne plus avoir de vie communautaire, est une épreuve extrêmement pénible et qui conduit certains à la dépression.
 
         Evidemment si j'avais voulu vraiment faire de la philosophie, j'aurais pu parler d'Aristote qui opposait l'action au produit du travail, de Descartes qui mettait en avant la santé comme bien le plus précieux (Salvador en a fait une chanson), de Bacon et ses vues de la science et de la technique, d'Hégel et de Marx et du travail de l'esclave pour le maître. Mais je ne passais pas mon bac, heureusement j'ai oublié une partie de mes cours de philo !!
 
         Au fond, pour résumer ma pensée, je dirai que l'homme a beoin à la fois de travailler pour la communauté et pour lui même, de se sentir uitle et reconnu au sein d'un groupe.

        Demain je traiterai de deux autres sujets du bac philo.

Lundi 18 juin 2012 à 8:13

Sculpture, musées, peinture

Intermède et ce ne sera pas des animaux aujourd'hui, mais des humains.
         Des statues dans nos villes, mais des statues vivantes, dans lesquelles se cachent un homme ou une femme grimés et s'obligeant à une immobilité figée. J'ai vu autrefois de tels artistes sur le boulevard Montparnasse à Paris, et c'était impressionnant. On avait envie de les toucher pour voir en quoi ils étaient faits : terre, cuivre, étain, marbre ou chair.

         Je vous laisse apprécier :


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Dimanche 17 juin 2012 à 8:14

Animaux

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             Si vous ne savez pas quoi lire, allez chercher en bibliothèque "un éléphant dans ma salle d'attente" écrit en collaboration avec Sylvie Overnois, par Florence Ollivet-Courtois, qui est la seule vétérinaire libérale en France à exercer exclusivement sur la faune sauvage et les animaux de parcs zoologiques, et elle raconte ses aventures parfois assez extraordinaires et illustre, au fil d’anecdotes pittoresques et pleines d'humour, le métier qu’elle exerce.
            Par exemple, appelée pour ramener au bercail une vache Watusi, échappée d'un zoo, elle arpente les rues un fusil hypodermique à la main et est prise par les spectateur pour un braqueur armé d'un fusil d'assaut !. Ou bien elle n'est pas prise au sérieux par l'ostéopathe quand elle lui dit qu'elle s'est fait mal au dos en voulant relever une girafe allongée par terre.
 
            C'est elle même une femme assez exceptionnelle, arrière-petite-fille, petite-fille et fille de vétérinaires, et elle en est la quatrième génération.
            A six ans, Florence Ollivet-Courtois assure la réanimation des chiots nés par césarienne, à sept, elle se retrouve dans les bras d’un chimpanzé.
            Elle a fait ses études à l'école vétérinaire de Maison Alfort, puis au zoo de Washington et exerce ensuite dix ans au zoo de Vincennes à Paris.
            Elle aime les bêtes mais elle est aimée d'elles.
 

 http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/otarie.jpg          Elle soigne éléphants, lions, rhinocéros, hippopotames, girafes, pandas, alligators, tapirs, aigle des steppes, leur fait avec l'aide des soigneurs, des piqûres, des échographies, desIRM, des radiographies, des soins dentaires.... 
          Elle a réussi à convaincre une chimpanzé diabétique de prendre tous les jours son insuline.
Pour faire une prise de sang à un mâle otarie récalcitrant de 400 kg, elle a utilisé un petit insecte, genre tique, qui a été sucer son sang sans qu'il s'en aperçoive, et sur lequel on le récupère ensuite. Elle a fait dresser des otaries pour qu'elles acceptent les examens médicaux.
          



Samedi 16 juin 2012 à 8:14

Ecologie, Changement climatique

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          Les sommets de la Terre sont des rencontres décennales entre dirigeants mondiaux organisées depuis 1972 par l'ONU, ayant pour but de définir les pistes et les moyens de stimuler le développement durable au niveau mondial.
         Le premier sommet a eu lieu à Stockholm (Suède) en 1972, le deuxième à Nairobi (Kenya) en 1982, le troisième à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992, et le quatrième et dernier en date à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002. Le prochain sommet se déroulera ces prochains jours à Rio de Janeiro, du 20 au 22 juin 2012.
         En fait ce sont des sommets où l'on discute à la fois écologie et économie.
            François Hollande sera l'un des seuls chefs d’Etat à faire le déplacement, accompagné des ministres de l’Environnement et des Affaires étrangères et de l’écologiste Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement.
 
 
         La France voudrait que la politique de développement soit imprégnée des principes du développement durable. Elle souhaiterait la mise en place d’une Agence des Nations unies pour l’environnement, afin de coordonner l’ensemble des discussions internationales mais aussi développer les financements innovants
 
         Mais on ne peut guère mettre d'un coté les riches et le développement durable et de l'autre coté les pauvres et leurs aspirations à un monde meilleur.
         Certes le climat et l'eau sont de grands enjeux pour l'avenir, mais les pays émergents veulent aussi consommer, avoir des voitures, disposer de plus d'énergie, notamment électrique, et nous n’avons pas de leçons à leur donner là-dessus.
 
         Les Etats Unis entendent conserver leur confort et faire peu d'efforts, l'Afrique est dans une situation le plus souvent catastrophique et la Chine et l'Inde entendent ne pas arrêter leur croissance et l'amélioration de leur niveau de vie par des contraintes écologiques.
         Quant aux financiers et aux spéculateurs, ils entendent ne pas tuer le veau d'or.
         Je crains que la conférence n'aboutisse qu'à des résolutions très théoriques et que les bonnes intentions restent des voeux utopiques.
 
         Pourtant les questions ne manquent pas et la fondation "Gabriel Péri" en listait certaines que je reproduis ci dessous
 
                 Le développement durable : quelle notion ? Quel usage ? Quels dévoiements ? Comment prendre en compte l’équité sociale ou la situation spécifique des pays du Sud ?
                 Le principe de précaution : quand et comment le mettre en œuvre ? Sa portée ? Ses dérives ?
                 Le changement climatique : comment y faire face à travers des coordinations internationales ? Comment prendre en compte les responsabilités historiques différenciées ? Quels outils économiques mettre en place à l’échelle internationale ou nationale (règle, permis d’émissions, taxes) ? Comment mobiliser et comment affecter les sommes destinées au Sud pour s’adapter au changement climatique et à atténuer ses émissions de GES ?
                 Les alternatives sociétales et politiques : décroissance ? capitalisme vert ? société décarbonnée ?, écosocialisme ? communisme solaire ?
                 Les énergies : comment repenser le système d’offre énergétique compatible avec les exigences du développement et les périls du changement climatique ?
                 Enfin, comment penser le cadre du monde contemporain ? Qu’est-ce qu’une ressource pour l’homme ? Le monde est-il « fini » ? Quelle est la place du progrès technique ? Faut-il accepter le retour au malthusianisme ? Comment prendre en compte les exigences du futur sans déprécier par trop le présent et la nécessité de mettre fin aux injustices actuelles ?

Vendredi 15 juin 2012 à 8:32

Chats

Un dernier intermède de photos chats, mais cette fois ci ces chats seront doit à l'aguet, soit peu aimables, voire en colère, comme cela nous arrive parfois , à nous aussi. Le dernier se défoule même sur le vélo qui l'agace !

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Jeudi 14 juin 2012 à 8:05

Architecture

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           Après ceux de Londres cette année, les prochains jeux olympiques de 2016 auront lieu au Brésil à Rio de Janeiro.
            La ville commence ses préparatifs.
            Une tour de 105 mètres de haut, dénommée "Solar City Tower " doit être érigée sur l'île de Contonduba et servira à la foisde tour d'observation et de symbole de bienvenue pour les arrivants à Rio par mer ou par les airs.

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            Grâce à des panneaux solaires sur le sol de l'île, elle devrait générer pendant le jour, l'énergie suffisante pour la cité olympique, et après les jeux pour une partie de la ville de Rio et une partie de l'énergie est utilisée pour pomper l'eau de la mer à l'intérieur de la tour donnant l'illusion d'une chute d'eau à l'extérieur. Cette eau est simultanément réutilisée par des turbines
produire de l'électricité et le stockage partiel de l'eau fournit de l'énergie pendant la nuit.
            La tour possède également un amphithéâtre, un auditorium, une cafétéria et des boutiques accessibles au rez-de-chaussée d'où on peut prendre un ascenseur qui conduit aux divers observatoires ainsi qu'à une plate-forme rétractable pour la pratique du saut à l'élastique. 
            Du sommet de la tour, il sera possible d'apprécier le paysage tout autour de l'île où elle sera érigée et sa chute d'eau deviendra un point de référence des Jeux de 2016 et de la ville de Rio de Janeiro. La nuit une flamme olympique brillera en haut de la tour.
            Ce projet de  tour a été conçu par le cabinet suisse Rafaa Architecture et Design. Je n'ai pas réussi à trouver son coût prévisionnel qui doit être fort élevé.

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Mercredi 13 juin 2012 à 8:17

Biologie, santé.

   Plusieurs de mes correspondantes se plaignent de beaucoup transpirer, surtout quand le temps est lourd et orageux, et me demandent si c'est normal, et que faire.

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                       D'abord qu'est ce que la transpiration ?
 
            La transpiration est un phénomène physiologique naturel indispensable à l'organisme.
                        - En effet transpirer et évaporer la sueur joue un rôle important dans la thermo régulation du corps.
                        - Constituée à 99% d'eau, 0,5% de sels minéraux et 0,5% de matières organiques, la sueur élimine environ 30% des déchets métaboliques.
                        - Enfin elle joue un rôle protecteur : hydratation de la peau, et action immunologique.
            Un adulte produit environ entre un demi-litre de sueur et un litre par jour, mais en cas de fortes chaleurs et/ou d'une activité physique intense, jusqu' à 3 litres de sueur par jour.
           
            Le corps contient environ 3 millions de glandes sudoripares, qui sont localisées majoritairement sur les parties les plus sensibles au toucher, et sont de deux types :
                        - Les glandes dites "eccrines" (crine vient du grec et signifie sécréter). Les plus nombreuses elles sont localisées sur presque tout le corps mais surtout sur la paume des mains, sur la plante des pieds, et sur le front. Elles débouchent au niveau de la peau.
            Cette transpiration est naturellement inodore; elle est composée d'eau, d'un peu de sels minéraux et d'acide lactique. La sueur émise par ces glandes joue surtout un rôle dans la thermorégulation corporelle, son évaporation induisant un refroidissement immédiat et d'hydratation de la peau.
                        - Les glandes dites "apocrines". Elles sont situées surtout au niveau des aisselles, des organes génitaux, des mamelons et de la région ombilicale. Elles sont plus grosses que les glandes eccrines et leur conduit débouche au niveau d'un follicule pileux.
            La composition de la transpiration produite par les glandes apocrines est eau, sels minéraux, acide lactique, lipides, phéromones. La sécrétion de sueur produite par les glandes apocrines débute au moment de la puberté et provoquée par des stimulis émotionnels importants tels que la peur ou l'excitation sexuelle.
 
                        Conséquences désagréables de la transpiration.
 
            Les odeurs corporelles de transpiration résultent de la décomposition de la sueur par les bactéries, qui en est la principale cause, car cette décomposition conduit à l'apparition d'acides gras à chaîne courte malodorants. C'est surtout la sueur produite par les glandes apocrines, et notamment au niveau des aisselles et des pieds.

            Les conditions météorologiques influent évidemment sur la transpiration, car, d'une part une température élevée nous fait davantage transpirer afin de refroidir notre corps, mais aussi que le taux d'humidité plus ou moins élevé de l'air et le vent, font évaporer plus ou moins vite la transpiration de notre peau et de nos vêtements.
            Au Sahara où le taux d'humidité de l'air est presque nul, nous n'avions pas l'impression de transpirer et nous n'en avions pas les inconvénients, et pourtant, nous perdions beaucoup d'eau, et il fallait faire attention à la deshydratation. Il nous arrivait à la saison chaude de boire jusqu'à sept litres d'eau par jour !
 
            Trop transpirer est une anomalie qui s'appelle l'hyperhydrose.
                        L'hyperhydrose généralisée est une maladie rare, difficile à maîtriser et peut être responsable d'infections bactériennes, de mycoses, d'eczéma, de dermite de contact, de lésions des plis de la peau (notamment de l'aine).
                        L'hyperhydrose localisée touche 1 Français sur 4 et concerne essentiellement les aisselles, la paume des mains, la plante des pieds et le visage.
            C'est elle dont me parlent certain(e)s correspondant(e)s, car elle a des répercutions dans la vie quotidienne : les sensations d'inconfort liées à l'humidité ou les mauvaises odeurs persistantes peuvent induire un mal être, un isolement ou encore une perte de confiance en soi.
                    
                        Comment lutter contre les désagréments de la transpiration :
 
            Tout d'abord des soins d'hygiène corporelle :
                        - Prendre régulièrement des douches et notamment après le sport. Faire une toilette corporelle quotidienne avec un savon surgras.
                        - Éviter les savons trop puissants et les déodorants qui détruisent la multiflore cutanée utile.
                        - Se sécher soigneusement, particulièrement dans les plis.
                        - Le rasage des aisselles est conseillé pour limiter la prolifération des bactéries.
 
            Des vêtements appropriés :
                        - Changer de sous-vêtements quotidiennement, privilégier ceux en coton.
                        - Ne pas porter de sous vêtements synthétiques, ni de vêtements trop serrés.
                        - Eviter de porter des chaussettes ou des collants en nylon. Préférer les fibres naturelles  (coton ou le lin).
                        - Eviter de porter des tennis ou des chaussures en matière plastique, préférer des chaussures en cuir
 
            Une hygiène de vie :
                         - Eviter l'alcool, le tabac, les mets épicés et les aliments contenant de la caféine (café, thé, le cola ou le chocolat) qui dilatent les vaisseaux sanguins et stimulent l'action des glandes exocrines et apocrines.
                        - Eviter le stress et apprendre à le gérer par des techniques de relaxation ou des moments de repos.
 
            Divers produits peuvent atténuer la transpiration, et les odeurs correspondantes notamment la poudre d'alun ( silicate double d'aluminium et de potassium) - les produits "akiléine" sont connus et efficaces, - certains spray pour chaussures ou déodorants si leur action anti bactérienne est bien ciblée ou nulle.
            En effet les déodorants masquent seulement les mauvaises odeurs en en émettant une plus forte. Certains déodorants sont antiseptiques, mais leur action risque d'être étendue à des bactéries utiles.
            L'alun est astringent et hémostatique; (il est utilisé pour éliminer les irritations et coupures dues au rasage); il empêche également la prolifération microbienne. La mise en place systématique de poudre d'alun dans les chaussettes, élimine au bout de quelques semaines les problèmes d'odeurs dues à la transpiration des pieds.
            Les antisudoraux agissent en exerçant une action astringente, par resserrement des pores et blocage transitoire de l'excrétion. Ce sont les tanins et surtout les sels métalliques, (principalement aluminium), qui diminuent la sécrétion sudorale de moitié et exercent un effet antibactérien.
            Mais ils peuvent être à l'origine d'irritations, de réactions inflammatoires voire également d'eczémas, en raison de la libération de très petites quantités d'acide chlorhydrique.

Mardi 12 juin 2012 à 8:38

Chats

           Encore quelques chats comme intermède, puisque ces photos ont l'air de vous plaire.

          Le plus important pour un chat, après respirer boire et manger, c'est de dormir (comme pour l'homme d'ailleurs).
          Alors je vous propose quelques photos de chats au repos, certains n'étant pas forcément dans leur petit lit.

         Et enfin sur la dernière photo, ce tout petit chat vient d'être réveillé brutalement; il a l'air un peu ahuri !


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Lundi 11 juin 2012 à 8:04

Contraception, condition féminine

            Je vous ai parlé hier de la périodicité des naissances en temps normal.
            Mais il est évident que des événements nationaux ou mondiaux peuvent avoir une influence exceptionnelle.
 
C'est ce que l'on constate sur les statistiques de naissances pendant la deuxième guerre mondiale 39-45.
 
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            La diminution brutale du nombre des naissances en juin 1940 correspond à celui des conceptions de septembre 1939 : le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, et la France entre alors en guerre, mobilisant 5 millions de Français et séparant de très nombreux conjoints, soit environ un tiers de la population masculine en âge d’avoir des enfants.
            Même constat pour le creux de mars 1941 qui correspond à celui des conceptions de juin 1940, période de l’exode en France.
            En 1944, le mouvement saisonnier retrouve la forme qu’il avait en 1939.
 
            Dans les années 1970-1980, le mois de septembre était globalement déficitaire en naissances, avec cependant un pic de naissances fin septembre. Avec le tassement de la saisonnalité des naissances au cours des années, ce pic s’est maintenu et représente désormais le maximum saisonnier le plus marqué en France, l’excédent de naissances étant centré sur le 23 septembre. (voir la courbe de l'article précédent).
Ce phénomène se retrouve également dans beaucoup d’autres pays.

            Compte tenu de la durée moyenne de gestation (265 jours), ce pic correspond à des conceptions du nouvel an. Les conceptions donnant lieu à une naissance vivante sont presque deux fois plus nombreuses ce jour-là que tout autre jour de l’année.
            Les couples sont alors probablement plus nombreux à être réunis et s’ajoute à cela une moindre vigilance contraceptive ou des incidents quant à la prise de contraceptifs tels la pilule.
On peut aussi penser à l'euphorie des fêtes, et aux libations correspondantes.

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            Le nombre d’IVG (interruptions volontaires de grossesses) pour des grossesses démarrées probablement ce jour-là est en effet trois fois supérieur à celui d’un jour normal.  Cela n'est pas certain car sur la statistique ci dessus, le jour de conception n’est pas connu de manière exacte (seul le nombre de semaines de grossesse est renseigné), ce qui entraîne une incertitude sur plusieurs jours des IVG, correspondant très probablement à des conceptions autour des premiers janvier 2005 et 2006.
 
            Il m'est arrivé assez souvent d'être amené à donner des conseils de contraception à des jeunes qui me posaient des questions, et malheureusement aussi à aider de jeunes adolescentes qui avaient subi un viol, ou avaient eu un rapport sexuel non désiré à un moment où elles n'étaient plus en mesure de le refuser (ivresse ou drogue), et j'ai été aussi le témoin des problèmes que pose l'IVG.
            Les statistiques que j'ai trouvées en regardant le problème de la périodicité des naissances m'ont donc évidemment intéressé.
            Même lorsque tout se passe bien au plan physiologique, j'ai pu constater le désordre affectif et le traumatisme psychologique que cause chez une adolescente une grossesse non désirée et une IVG.
            J'ai aussi constaté parfois l'inconscience et l'ignorance des garçons, l'un m'ayant par exemple déclaré que sa petite amie ne risquait pas d'être enceinte de lui, car c'était la première fois où elle faisait l'amour !
            Ce qui me navre, c'est ce qui se passe dans des soirées où les jeunes boivent trop d'alcool, au point de ne plus savoir ce qu'ils font ou fument suffisamment de cannabis pour être dans un état second d'irresponsabilité.
            La plupart des drames que j'ai connus résultaient de tels excès, soit dans le milieu scolaire ou de l'enseignement supérieur, soit dans des fêtes privées à l'occasion d'un anniversaire ou d'une célébration.
            Je ne peux que mettre en garde filles et garçons contre les conséquences qu'ils imaginent mal, d'une conduite plus proche de celle d'un animal que de celle d'un être humain responsable de ses actes.

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lancien

sortir de la tristesse

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