Mardi 31 juillet 2012 à 8:53

Drogue, alcool, addictions

     J’ai parlé hier de l’absorption et de l’élimination de l’alcool dans le corps. Je voudrais voir aujourd’hui l’action sur notre comportement et les explications par l’action sur notre cerveau.

    L’alcool agit sur les différentes parties du corps.  Il influence la perception, l’attention et la capacité de  réaction. L’alcool produit également des effets sur les  émotions et le comportement, ainsi que sur les fonctions  physiologiques élémentaires telles que la régulation  de la température du corps et la respiration.

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    Dans un premier temps, les effets de l’alcool peuvent  être ressentis comme positifs.
    A partir d’une alcoolémie de 0,5 g /l, on se sent euphorique,  on est plus communicatif et on ressent un fort besoin de  parler.
    L’alcool agit en effet sur le circuit de récompense, dont je vous ai plusieurs fois parlé dans mes articles et dont le schéma ci-dessous résume les circuits. Les neurones de « l’aire tegmentale ventrale » libèrent de la dopamine dans les synapses  reliant ce centre à d’autres, notamment le noyau accumbens, les amygdales et le cortex préfrontal, et les circuits activés procurent une sensation de bien-être et de plaisir.
    De plus cette libération de dopamine est contrôlée par un autre neuromédiateur le GABA, un inhibiteur, qui agit sur des récepteurs spécifiques des synapses. Or l’alcool favorise aussi la libération de substances opiacées qui agissent sur les mêmes récepteurs et empêchent le GABA de modérer la libération de dopamine. Le processus s’auto-entretient.

    L’alcool perturbe ensuite l’action d’un autre neuromédiateur, qui contrôle l’action des muscles : l’acétylcholine.
    La faculté visuelle, qui demande une coordination  complexe de différents muscles oculaires, est  très rapidement affectée par l’alcool, dès la concentration de 0,5 g/l.
La coordination des muscles des membres est perturbée si ce taux augmente, puis l’équilibre est affecté, par suite d’une mauvaise commande des membres, mais aussi par action sur le cervelet (voir ci-après)..

    L'alcool agit aussi sur les récepteurs NMDA du glutamate, un neuromédiateur excitateur. Au début de l’absorption, la personne est donc excitée et très active dans un premier temps.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/gaba-copie-1.jpgMais ensuite l’alcool agit aussi sur les récepteurs du GABA et de la glycine, qui sont des neuromédiateurs inhibiteurs. Quand l'éthanol se fixe sur les récepteurs du GABA, ces derniers sont activés, c'est-à-dire qu'ils s'ouvrent et laissent pénétrer des ions chlore Cl- dans le neurone, qui est hyperpolarisé : la différence de potentiel qui règne de part et d'autre de la membrane neuronale est inférieure a celle du neurone habituellement au repos et il est donc plus difficile de l'activer : le neurone est inhibé.
    L'aleool reproduit les effets du GABA et de la glycine et donc diminue l’activité du cerveau, et après une période d’excitation, c’est donc un dépresseur.
    Son action inhibitrice sur le cervelet entraîne entre 1 et 2 g/l des troubles de l’équilibre

    L’alcool agit aussi sur les récepteurs de la sérotonine, qui a de multiples fonctions, mais notamment régule humeur. Et sur les amygdales cérébrales qui contrôlent le stress et la colère.
En général au delà d’un g/l la personne devient irritable, puis au dellà, violente, car le cortex frontal est alors atteint et en partie inhibé de telle sorte que la personne ne se rend plus compte des conséquences de ses actes.

    Le rôle inhibiteur atteint en effet le cortex frontal, entraînant d’une part un manque de réflexion et de motivation, puis un endormissement du cerveau.
Pendant le sommeil provoqué par l’alcool, le sommeil profond reste normal, mal le sommeil paradoxal est beaucoup moins important, du fait du ralentissement de l’action des neurones. Les mécanismes de restaurations pendant le sommeil sont aussi ralentis et l’effet sur l’hippocampe perturbe la mémoire et les souvenirs de ce qui s’est passé pendant l’ivresse.

    On voit qu’il est difficile de décrire les effets de l’alcool sur le cerveau car ils sont multiples, car il s’attaque à de nombreux récepteurs des synapses.
   
    Quelques mots sur les effets d’une prise chronique de l’alcool : l’alcoolisme.
    Les deux raisons les plus importantes de l’addiction à l’alcool sont l’action sur le circuit de récompense, et celle, inhibitrice, sur les récepteurs du GABA.

    Sur le schéma ci dessous, on voit  à droite l’influence de l’alcool concernant le premier mécanisme :

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    - .le noyau accumbens et le pallidum libérent la dopamine associée au plaisir, par une sorte de réflexe conditionné;
    - l'apprentissage et la mémorisation du conditionnement sont assurés par 'hippocampe et l'amygdale cérébrale : cette dernière contrôle, grâce à diverses hormones dont la crticolibérine, les mécanismes du stress et jouerait un rôle de renforcement négatif (le sujet boit pour réduire son stress).
    - le cortex orbitofrontal qui contrôle la motivation et évalue la pertinence des stimulus ;
    - le cortex préfrontal et le gyrus cingulaire antérieur exercent un contrôle cognitif et freinent le besoin impérieux et irrépressible d'alcool.
    Chez une personne dépendante de l'alcool, les stimulus associés a la drogue sont amplifiés par rapport aux autres stimulus plaisants ; le cortex préfrontal et le gyrus cingulaire antérieur n'exercent plus leur contrôle inhibiteur et le besoin d'alcool n'est plus contrôlable.

    Par ailleurs, la consommation d’alcool entraîne une hypersensibilité des récepteurs du glutamate et une désensibilisation des récepteurs du GABA.
La consommation chronique de boissons alcoolisées peut amener un changement de conformation des récepteurs du GABA et diminuer l’affinité du récepteur à l'éthanol et donc provoquer une certaine tolérance, la même quantité d'éthanol causant des effets moindres.

    Enfin il existe une dépendance psychologique liée à l’addiction à l’ambiance de fête

Lundi 30 juillet 2012 à 15:09

Biologie, santé.

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   Nous avons vu quelle était l’emprise de l’alcool au niveau de la population et plus particulièrement des jeunes.
    Nous pourrions maintenant aborder ses effets physiologiques sur le corps humain.


    Voyons d’abord l’absorption et le cheminement de l’alcool dans le corps :

    Dès l’ingestion, l’alcool passe dans le sang, et il faut environ une heure pour que tout l’alcool ingéré s’y retrouve entièrement.
    Une petite partie passe directement par la muqueuse buccale et par l’oesophage. Un quart environ de l’alcool passe dans le sang après assimilation par l’estomac et le restant par les intestins, principalement l’intestin grêle.
    L’alcool se répand par la circulation sanguine dans la quasi-totalité des tissus contenant de l’eau et diffuse dans le corps. Il se concentre principalement au niveau du cerveau, du foie, du cœur, des reins et des muscles.
    L’assimilation de l’alcool par le corps est plus ou moins rapide, en fonction de facteurs très divers, qui peuvent accroître la vitesse de diffusion :
        - d’abord des facteurs individuels physiologiques, certains héréditaires.
        - éventuellement l’état de santé.
        - une ingestion rapide de l’alcool.
        - les boissons alcooliques chaudes ou sucrées.
        - les boissons alcooliques contenant du gaz carbonique.
        - l’estomac vide.
    Plus le passage de l’alcool dans le sang est rapide, plus le  taux d’alcool dans le sang augmentera rapidement, et plus  vite on sera ivre. A l’inverse, l’alcool absorbé lors du repas passe moins vite dans le sang.
    L’alcool est plus soluble dans l’eau que dans la graisse. L’eau représente, en moyenne, environ 68% du  poids chez les hommes, contre seulement 55% chez les  femmes.
    La concentration d’alcool dans le sang dépend de la quantité d’eau contenue dans le corps et les femmes sont donc plus sensibles à l’alcool, pour une même absorption.  En général, les personnes plus lourdes ont aussi  davantage d’eau dans leur corps et donc un taux d’alcool plus faible pour une même quantité d’alcool absorbée au départ. A poids égal,  le corps d’une personne qui a moins de tissus adipeux  contient davantage d’eau que celui d’une personne plus « ronde ».
    Au départ, un verre d’alcool de 3 cl, de vin de 10 cl et de 30 cl de bière contiennent approximativement la même quantité d’alcool : 10 g. (une boisson à d degrès d’alcool, contient d% en volume d’éthanol de densité 0,8, soit d/100 X 800 g/litre, soit 8d grammes d’éthanol par litre – un litre de vin à 12 degrés contient donc environ 100 grammes d’éthanol.)
    Si nous absorbons, à jeun et dans un délai court, un nombre Ag de grammes d’alcool, le taux maximum d’alcool dans le sang sera de Ag/ 0,7 P grammes/litre pour un homme et Ag/ 0,6 P pour une femme, P étant leur poids en kilog.
    Quand lors d’un « binge drinking », un adolescent de 60 kg et une adolescente de 50 kg boivent 5 verres d’alcool à 40 d°, (en supposant qu’ils ne fassent que 3 cl), le taux d’alcoolémie est d’environ 1,1 g/litre pour le garçon et 1,6 pour la fille.
    L’ivresse apparaît entre 1 et 2 g/l d’éthanol dans le sang.
    Rappelons que le taux à partir duquel le police vous sanctionne si vous conduisez est de 0,5 g/litre.

    Dès que nous avons ingéré de l’alcool et qu’il est passé dans le sang, l’organisme commence à l’éliminer, avec une vitesse qui est relativement différente selon les individus.
    10 % de l'alcool absorbé est évacué par la sueur, les urines et l'air expiré sans qu'il ait subi de modifications biochimiques. La principale voie d’élimination de l’alcool est la voie rénale. Le rein élimine aussi de l’eau, ce qui explique l’augmentation de la quantité d’urine et la déshydratation provoquant la soif, à la suite d’une absorption d’alcool.
Le foie élimine environ 90 % de l’alcool ingéré grâce aux enzymes spéciales qu’il synthétise.
    Dans un premier temps, l’alcool est transformé en  acétaldéhyde , substance très toxique, qui  attaque les membranes cellulaires et cause des  dommages indirects en inhibant le système enzymatique.
      Dans un deuxième temps, l’acétaldéhyde est métabolisé  en acétate, puis en en acétylcoenzyme A, qui joue un rôle primordial dans le cycle des   acides gras et dans la synthèse du cholestérol.
    Dans le cas de consommation régulière de beaucoup d'alcool, des graisses sont accumulées dans le foie, entraînant une dégénérescence des cellules hépatiques.
    En outre une deuxième enzyme autre que celles du foie, (l’enzyme MEOS), intervient dès qu’une quantité d’alcool  importante est absorbée, et augmente cette élimination d’un tiers.

    La capacité d’élimination de l’alcool par les enzymes varie  d’une population et d’un individu à l’autre, ces différences  étant déterminées génétiquement. D'une personne à l'autre, le taux peut varier entre 0,10 et 0,25 g / l / h.
    Les asiatiques réagissent violemment à l’alcool car l’élimination de l’aldéhyde est beaucoup plus lente, ce qui provoque un empoisonnement. Le corps réagit à  ce poison par une dilatation des vaisseaux, des maux de  tête, des nausées, de la somnolence, des palpitations et  une accélération du rythme cardiaque.
    Les  adolescents ont un poids inférieur à celui des adultes.  De ce fait, l’alcool se répartit dans une quantité plus faible de liquide corporel et la concentration d’alcool dans le  sang se trouve ainsi augmentée. Les enzymes contribuant à l’élimination  de l’alcool par le foie sont présentes en plus petites  quantités que chez les adultes.et donc l'élimination est également plus lente.

    L’alcool agit sur les différentes parties du corps, mais surtout, il est acheminé dans le cerveau par le circuit  sanguin. Il agit alors sur le métabolisme des neurotrans metteurs et produit ainsi des effets négatifs sur diverses  fonctions cérébrales.
    Il influence la perception, l’attention et la capacité de  réaction, et produit également des effets sur les  émotions et le comportement, ainsi que sur les fonctions  physiologiques élémentaires telles que la régulation  de la température du corps et la respiration.
    L’alcool est un dépresseur
    Malgré son effet euphorisant, l’alcool n’est pas un stimulant. Au contraire, il ralentit l’activité du cerveau tout en diminuant les tensions.

    Nous examinerons demain son mécanisme d’action sur le cerveau.

Dimanche 29 juillet 2012 à 16:15

Animaux

    Comme intermède, quelques images d'animaux un peu originaux par leur expression ou leutrs couleurs : crapaud, grenouille, lézard, gecko...
    Et la dernière photo est celle d'un authentique lézard breton, pris sur le fait de lézarder sur les pierres du quai du petit port d'Auray, près de Vannes et Carnac (voir mes articles de début septembre 2011).

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Samedi 28 juillet 2012 à 17:00

Biologie, santé.

    Il y a cinquante ans, la consommation d’alcool était surtout une affaire d’adultes.
Aujourd’hui, ce qui est plus inquiétant c’est devenu une habitude de jeunes, surtout dans les pays nordiques.

    Mais le phénomène s’étend en France de plus en plus, et mes correspondant(e)s me rapportent régulièrement les méfaits de telles beuveries.
    La consommation d’alcool a certes augmenté et varie avec les pays, l'age et le sexe, mais dans tous les pays, certains jeunes pratiquent le « binge drinking »,  consommation d'au moins cinq verres d'alcool durant une même fête dans le but d’être ivre.
    Cette conduite augmente de façon  importante : en France, entre 16 ans et 17 ans, elle est passée de 33 % a 56 % pour les garçons et de 23 % a 36 % pour les filles.
    Si toutes les consommations, qu'elles soient occasionnelles ou régulières, augmentent avec l'âge, c'est surtout l'ivresse qui s'installe progressivement au cours de l'adolescence.
    Le graphique ci-dessous donne une statistique de 2008 sur l’ivresse des jeunes dans les pays européens.

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    On peut compléter ce tableau par les données suivantes : en 2010, en France
        - 59% des enfants de 11 ans déclarent déjà avoir bu de l’alcool, ils sont 72% à l’âge de 13 ans et 84% à 15 ans.
        - 41% des jeunes de 15 ans déclarent avoir déjà été ivres, contre 30% en 2005 ; à 17 ans, ils sont 59,8% à avoir déjà été ivres, et 25,6% de manière répétée
        - les adolescents français préfèrent la bière (40%) et les spiritueux (39%), à moindre niveau le vin (24%)
        - à 16 ans, la consommation régulière d’alcool (au moins 10 fois dans les 30 derniers jours) est plus importante chez les garçons que chez les filles (17% contre 10%) et sont plus souvent ivres (47% chez les garçons, 39% chez les filles). Cette différence tend toutefois à s’atténuer.
         - l’essentiel de la consommation se fait hors du cadre familial et plutôt en fin de semaine.
        
     En Europe, la consommation tout comme l'ivresse augmentent entre l'âge de 11 et de 15 ans, et ce quel que soit le pays. Cette augmentation est indépendante du niveau de consommation (ou d'ivresse) initial, et n'est pas plus faible dans les pays où les jeunes de 11 ans sont peu nombreux à boire (ou à  s'enivrer).
    Cette augmentation est plus ou moins progressive. En France, comme dans la majorité des pays, l'augmentation se situe surtout entre 13 et de 15 ans, alors qu'elle est plus progressive au Royaume-Uni, en Italie et, dans une moindre mesure, au Portugal. En France, cette augmentation est également moins importante qu'ailleurs
      Dans certains pays, le comportement des filles diffère de celui des garçons. En France, en Italie, au Portugal, en Belgique et en Pologne, les garçons consomment davantage d'alcool (et s'enivrent plus souvent) que les filles, alors qu'en Allemagne, en Finlande et au Royaume-Uni, il y a peu de différences. Les filles s'enivrent même plus que les garçons au Danemark ou au Royaume-Uni. Cette différence de consommation entre garçons et filles est à relier non seulement au statut de l'alcool, considéré comme une boisson virile dans la majorité des pays du Sud et de l'Est de l'Europe, mais aussi au statut de la femme. Dans les pays oil l'écart entre les hommes et les femmes est important (salaire, participation a la vie politique et sociale, etc.), l'écart entre le comportement des adolescents et des adolescentes l'est aussi.
     Outre l'âge et le sexe, la catégorie socioprofessionnelle des parents influe aussi sur la consommation des adolescents. Dans les pays du Nord comme dans les pays anglo-saxons, plus le niveau d'études des parents est élevé, plus les jeunes consomment cool. Au contraire, dans les pays de l'Est, ce sont les jeunes dont les parents ont un faible niveau d'études qui sont les plus nombreux à consommer de cool.. En France, la consommation d'alcool est plus élevée parmi les enfants de cadres et ceux habitant les quartiers favorisés des grandes villes.

J’avoue que cette conduite des jeunes me laisse perplexe car je ne comprends pas l’intérêt et le plaisir de se soûler. Les études actuelles donnent quelques indications, qui sont résumées dans le tableau suivant et à contrario le deuxième tableau donne les raisons que donnent ceux qui ne veulent pas boire d’alcool exagérément :

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     Chose étonnante, ce n’est pas « pour faire comme les autres » !
     La principale raison de recherche d’ivresse est « pour faire la fête et s’amuser »; je trouve personnellement qu’il y aurait bien d’autres façons plus intelligentes et moins dangereuses !
     Ce qui est grave c’est la proportion de réponses « par habitude » ou « par dépendance ».
     Quant aux réponses « pour vous calmer » et parce que vous avez des difficultés » sont de mauvaises raisons, car le tabac, l’alcool comme le cannabis sont plutôt des axcitants que des clamants, et qu’on ne supprime pas les difficultés pour autant, de telle sorte que, si on les oublie sur le moment, elles reviennent en force ensuite et en général avec un accompagnement dépressif.

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     Quant aux jeunes qui ne souhaitent pas boire, je comprends tout à fait la raison « je n’y vois pas l’intérêt » et « c’est dangereux pour la santé » et je les partage.
     Mais je suis très étonné de ne pas voir comme raison le fait de ne plus se maîtriser, de ne plus raisonner sainement, et de risquer ensuite accidents ou actions catastrophiques.
     Personnellement je me suis souvenu toute ma vie d’avoir vu un camarade, pourtant d’une intelligence remarquable, ayant trop bu, mettre sa tête dans la cuvette d’un wc et tirer la chasse d’eau pour se rafraîchir ! Cela m’a paru tellement humiliant d’en arriver là, que cette vision m’a dissuadé à jamais de boire trop d’alcool.




 

Vendredi 27 juillet 2012 à 16:34

Biologie, santé.

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     Depuis longtemps certain (e)s de mes lecteurs (trices) me demandent de faire des articles sur l’alcool et ses dangers.
     J’ai longtemps remis car le problème est très complexe, les chiffres multiples et parfois différents, et les effets de l’alcool très divers et difficiles à expliquer car multiples sur le cerveau.
     De plus l’alcool est souvent associé au cannabis, ce qui augmente considérablement leur dangerosité réciproque.
   
     Mais beaucoup de mes correspondantes en fac ou en prépa me signalent des fêtes où la consommation d’alcool entraîne des désagréments certains, voire des catastrophes, telles qu’accidents de la route, accidents par imprudence, viols, rixes, agressions et bêtises diverses.
     Alors je me suis décidé à faire un peu de doc sur internet, et dans mes bouquins et revues pour essayer d’être réaliste et exact.
     Je vais donc faire un article sur l’alcoolisme en général, ensuite sur celui des jeunes, puis des articles plus techniques sur l’action de l’alcool sur notre corps et notamment notre cerveau.

    La consommation d'alcool en France et en Europe est un phénomène culturel mais aussi un problème majeur de santé publique..
    Elément incontournable d'un repas entre amis, symbole de convivialité, l'alcool est, pour certains, devenu une habitude alimentaire. Pour d'autres, il est souvent utilisé comme anxiolytique et antidépresseur.
    Style de vie en société ou véritable drogue, l'alcoolisme est la seconde cause de mortalité en France. On y consomme en moyenne 15,6 litres d'alcool pur par an et par personne, soit l'équivalent d'environ 173 bouteilles de vin
On estime à 5 millions le nombre de personnes ayant des difficultés médicales, psychologiques et sociales, liées à leur consommation d'alcool, et l'alcool tue plus de 45 000 personnes par an dans l'hexagone, lesquels se répartissent approximativement ainsi.

Maladies
Cancers
Troubles
mentaux
Cardio-
vasculaire
Respiratoire
Digestive   
Accidents
Divers
Total
Hommes 14 000 2 000 7 000 1 000 6 000 6 000 2 000 38 000
Femmes  
   2 000    500    600    100 2 200 1 100    500   7 000

     23 000 décès sont directement imputables à l'alcool et il agit  comme "facteur associé" dans de nombreuses autres  maladies.
     A  tous les âges, la mortalité masculine liée à l'alcool est  2 à 5 fois supérieure à la mortalité féminine. En moyenne,  la consommation excessive d'alcool est à l'origine d'un décès  sur 7 chez les hommes, contre 1 sur 33 chez les femmes.   
     Outre les disparités hommes-femmes, la consommation d'alcool est socialement différenciée surtout chez les hommes. Plus faible chez les cadres supérieurs et les professions intermédiaires, elle est élevée chez les employés et les artisans. De nombreuses disparités géographiques en terme de mortalité associée sont particulièrement fortes avec des régions particulièrement touchées : Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Lorraine.   

    Les effets de l’alcool ne sont pas les mêmes chez tout le monde
    La réaction à l’alcool varie selon l’âge, le sexe, le poids, le nombre de verres bus et le rythme de consommation. Par exemple à 16 ans, on ne transforme pas l'alcool aussi bien qu'à l'âge adulte car le foie n'est pas complètement mature.
    Le mélange drogue-alcool est explosif
    Mélangé aux drogues, (ou au tabac), l’alcool peut avoir un effet dévastateur sur la santé.

    Si l’alcool agit à long terme sur la sante, ses manifestations les plus immédiates sont liées à l’ivresse, et entraînent violences et accidents notamment de véhicules.
    Quelques chiffres à connaître et qui font réfléchir :

         - 90 % des accidents de véhicules ont pour origine des facteurs humains et en tête : une mauvaise adaptation de la vitesse et une consommation excessive d’alcool.
         - L’alcool est la première cause d’accident en France, en particulier chez les jeunes : près d’un jeune sur quatre (39,8 %) tué sur la route en 2010 l’a été dans un accident avec alcool.
        - 992 jeunes âgés de 15 à 24 ans ont été tués sur les routes en 2010, et parmi eux, plus de la moitié sont décédés en fin de semaine, dont les 2/3 la nuit. Chez les jeunes tués âgés de 15 à 24 ans, plus de 80 % sont de sexe masculin.
    Les lieux des accidents sont connus : ce sont le plus souvent sur des trajets entre leur domicile et celui des amis, au retour d’une boîte de nuit ou d’un bar. Ils se produisent souvent de nuit, en rase campagne et n’impliquent qu’un seul véhicule (le conducteur alcoolisé perd seul le contrôle de son véhicule).
    L’alcool diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue. Il perturbe la vision, l’estimation des distances et provoque un allongement du temps de réaction. On ne s’en rend pas compte quand on a bu, mais ces troubles commencent à apparaître dès le premier verre. De plus, l’effet désinhibiteur de l’alcool peut pousser à prendre des risques que l’on ne prendrait pas en temps normal (vitesse, dépassement).
        - Le risque d’accident mortel augmente très rapidement en fonction du taux d’alcool dans le sang : dès 0,5 g d’alcool/l de sang, le risque est multiplié par 2, puis par 10 à 0,8 g/l, par 35 avec 1,2 g/l, etc.
        - Le mélange alcool + cannabis multiplie par 14 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Or, 40% des conducteurs contrôlés positifs au cannabis le sont également à l’alcool.



Jeudi 26 juillet 2012 à 12:04

Photos, photos comiques

Quelques photos de chiens et de chats en intermède.
Et à la fin un animal que je ne peux nommer.
Que pensez vous qu'il soit ? lol


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Mercredi 25 juillet 2012 à 8:29

Biologie, santé.

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    Hier nous avons vu ce qu'étaient les méduses, aujourd'hui voyons quels en sont les dangers.


    Les méduses  sont constituées à plus de 90 % d'eau, ce qui leur donne un aspect gélatineux. En fait ce sont uniquement les éléments de son alimentation qui font sa forme, car, sans ces derniers, le corps de la méduse s'effondrerait.
    La méduse se nourrit principalement de micro-organismes, de planctons et de petits poissons ou de petits crustacés. Comme son aspect est translucide, on voit souvent la nourriture à l'intérieur de son corps en train de digérer.
    Leurs proies sont piégées au contact des cellules urticantes ou venimeuses, puis ramenée sur le bord de l'ombrelle, où se trouve la bouche de la méduse, par des mouvements de cils (minuscules soies mobiles).
    Les méduses que nous connaissons ont des tentacules, plus ou moins longues, garnies de petits filaments et sur ces filaments, des milliers de cellules urticantes, que l'on appelle nématocystes. Rares sont les méduses qui sont dotées de cellules urticantes sur l'ombrelle et sur tout le corps.
    La plupart des méduses peuvent donc piquer en de multiples endroits à partir de ces nématocystes, qui sont munis d'un dard plus ou moins effilé, de quelques dizaines de microns de diamètre, et injecte le venin dans la paroi du corps de la victime que rencontre le filament, ceci après un stimulus physique (contact) ou chimique (différence de pression osmotique).
    Ces piqûres sont possibles même si l’animal est échoué ou mort (des tentacules coupés traînant sur une plage restent venimeux pendant plusieurs semaines).
    Lorsque nous nous baignons nous rencontrons des méduses en bordure de plage, et les piqûres de méduses sont localisées principalement au niveau des membres supérieurs et inférieurs, plus rarement au niveau du tronc ou du visage.  
    Le venin renferme des polypeptides et enzymes, parmi lesquelles la tétramine, l’histamine, qui provoquent des réactions nerveuses et immunologiques.
    Certaines méduses d'Australie ont un venin mortel, neurotoxique, hémolysant et provoquant des réactions allergiques. Les plus neurotoxiques peuvent entraîner une paralysie et la mort par arrêt du coeur et de la respiration.
    Sur nos côtes, les conséquences des piqûres de méduse sont presque exclusivement locales et cutanées, mais il peut y avoir des complications allergiques ou d'infection.

    Une piqûre légère est immédiatement suivie d’une douleur vive, comme une sensation de décharge électrique ou de brûlure. Cette douleur augmente pendant 30 à 40 minutes. Dix minutes après la piqûre apparaît un érythème léger qui s’aggrave pendant les 4 heures suivantes avec développement d’une éruption rouge-marron ou violacée sur la surface de peau touchée par le venin.
    La sévérité des réactions dépend de l’âge, des antécédents personnels, des antécédents de piqûre, de l’étendue de la surface cutanée atteinte, de la quantité de venin délivrée, de la toxicité du venin, d’un traitement initial négligé ou mal conduit, du terrain allergique des la victime.
    Dans certains cas, on peut constater la formation de cloques (véritables brûlures du second degré), un oedème local et une douleur plus intense. Ces lésions dermatologiques qui peuvent apparaître 4 à 12 heures après le contact avec la méduse, peuvent devenir hémorragiques, nécrotiques ou ulcéreuses et évoluer vers une mauvaise cicatrisation ou l’apparition de taches pigmentées définitives.

    Il est donc très important de connaître d'une part les précautions à prendre, les interventions d'urgence à faire et celles à éviter, et le traitement ultérieur prescrit par le médecin.

    Immédiatement après le contact avec la méduse, le plus important est de minimiser les quantités de venin libérées, car très peu de nématocystes délivrent d’emblée leur contenu et les tentacules et filament transparents restent accrochés à la peau des victimes, et continueront à injecter du venin.
    Ne jamais rincer à l’eau normale non salée, car la différence de pression osmotique avec les vésicules de venin , les font éclater et donc disséminer rapidement leur contenu dangereux.
    Ne jamais inciser la plaie ni chercher à la faire saigner, ni la sucer pour aspirer le venin, comme avec le venin de serpent.
    Rincer la zone touchée à l’eau de mer (ou au sérum physiologique) pour éliminer le plus possible de venin et de morceaux non fixés de tentacules, sans frotter ce qui provoquerait l’éclatement de la totalité des cellules urticantes    
    Puis couvrir la zone de sable (ou de mousse à raser) pour « piéger » les débris de méduses qui seront alors ôtés à l’aide d’un carton rigide

    Après cette décontamination d’urgence, voir un pharmacien ou un médecin.
La plaie sera séchée puis enduite d’anesthésiques locaux, de cicatrisants ou de corticoïdes. Il ne semble pas nécessaire d’avoir recours à des antibiotiques, à ce stade, même si la lésion peut s’infecter pendant les 3 à 7 jours suivant la piqûre.
Les lésions ulcérées seront nettoyées quotidiennement et recouvertes d’une fine couche de lotion antiseptique non allergisante. S’il y a aggravation, voir le médecin.
    Pour calmer la douleur,  de la glace (placée dans un sac) peut être appliquée sur la peau. Le paracétamol a peu d’effet.
Des antiallergiques peuvent être bénéfiques, mais doivent être prescrits par le médecin qui doit aussi être consulté s’il y a infection de la plaie.

    Même si les méduses de nos côtes sont peu dangereuses, n’entraînant que des blessures locales et cutanée (douleur, érythème), elles peuvent dans certaines conditions (envenimation sévère, terrain allergique, antécédents de piqûres de méduse...) provoquer des séquelles plus graves (œdème, choc anaphylactique...). Dans ce cas il faut aussitôt consulter le médecin pour éviter des conséquences non réversibles.



Mardi 24 juillet 2012 à 8:40

Biologie, santé.

             Il y a une quinzaine de jours, j'avais fait un article sur les plantes qui permettent de soigner des désagréments mineurs, et Maud m'avait indiqué un moyen de calmer les brûlures provoquées par les méduses sur les plages.
            Cela m'a donné envie de faire deux articles sur ces animaux, bien que cette année en Bretagne, le temps plutôt froid les a éloignées des plages.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Unknown-copie-6.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Aequora.jpg
 













            Les méduses sont apparues sur Terre il y a environ 650 millions d'années, bien avant les dinosaures. Elles passent toute leur vie dans la mer et sont entraînées par les courants marins. Pourtant il y a quelques méduses d'eau douce (environ 1%).
            Elles font partie du plancton et des "cnidaires"
            Une méduse est formée d'une calotte molle appelée ombrelle et d'un corps vertical fixé au centre de la face inférieure de l'ombrelle, au bord de laquelle sont attachés des tentacules ou des filaments. La contraction des fibres musculaires de l'ombrelle propulse la méduse par bonds.
 
            Les méduses se reproduisent lors de leur mort. En effet, lorsqu'une méduse est tuée elle libère ses spermatozoïdes (si c'est un mâle) et ceux-ci se dispersent dans l'océan pour féconder les méduses femelles, qui pondent des œufs en pleine mer. De petites larves en sortent, mais ces larves ne vivent pas dans le plancton : elles vont se fixer sur le fond et deviennent des polypes. Les polypes peuvent rester ainsi collés sur le fond pendant très longtemps, puis quand la quantité de nourriture et la température sont suffisantes, ils se divisent en quantités de petites méduses qui vont grandir pour devenir les méduses que nous connaissons.
            Il existe plusieurs centaines d'espèces de méduses, les petites ayant quelques centimètres et les plus grandes deux à trois mètres pour leur ombrelle, les tentacules pouvant alors atteindre 18 mètres de longueur.
            Les méduses sont des animaux venimeux : leurs tentacules sont couverts de petits filaments urticants, c'est-à-dire qu'ils sont capables de provoquer des démangeaisons, voire des brûlures. Ces filaments, appelés cnidocystes, sont en fait des cellules munies d'un minuscule harpon qui injecte un venin destiné à paralyser sa proie afin qu'elle puisse la manger. La plupart des méduses sont inoffensives pour l'homme, mais peuvent tout de même provoquer des blessures ressemblant à des brûlures très douloureuses. Certaines méduses tropicales sont malgré tout dangereuses : en Australie, plusieurs personnes meurent chaque année à la suite de piqûres de méduses. (on en reparlera demain).
            Elles sont carnivores et se nourrissent ainsi d'animaux marins en particulier de poissons (on cite comme exemple un élevage de saumons en Irlande, attaqué par des millions de petites méduses et qui a perdu 100 000 saumons !).
            Elles sont donc considérées comme des prédateurs, mais se font aussi manger par de gros poissons (thon par exemple), les poissons lune et les tortues. L'homme en consomme en Asie séchées puis coupées en lamelles et assaisonnées en salade, ou cuites en brochettes).
            A la suite de facteurs divers (réchauffement, pollution, moins de destruction parce que la surpêche a tué les poissons qui les mangent...), les méduses peuvent se multiplier anormalement et envahir une région marine ou se déposer par millier sur les plages.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Cyane.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Chrysaora.jpg











 
            Vous pouvez voir une émission de "c'est pas sorcier" sur les méduses sur :
http://c-est-pas-sorcier.france3.fr/?page=emission&id_article=1175
 
            En Méditerranée on rencontre fréquemment la méduse "Aurélie", petite méduse, mesurant de 5 à 40 cm de diamètre et de couleur transparente, bleutée et la "Cassiopée, méduse étonnante qui passe une partie de son temps à l'envers, l'ombrelle posée sur le fond et les tentacules en l'air. La "Pélagie" d'une quinzaine de centimètres a 8 tentacules blanchâtres d'une quarantaine de cm de long. Elle a la forme d'un champignon rouge et bleu.
            Sur les côtes bretonnes, on rencontre surtout l'aurélie, mais, depuis quelques temps, les Bretons observent de fréquentes incursions de Chrysaora hysoscella, venue de la mer du Nord, une méduse urticante repérable du fait de sa taille impressionnante (ses tentacules peuvent s'allonger jusqu'à 30 mètres).
            Au Japon les méduses "Echizen", ou méduses géantes du Japon peuvent atteindre 2 m de diamètre et peser près de 200 kg et sont une calamité pour les pêcheurs qui les prennent dans leurs filets et peuvent se faire piquer.
            Les "cuboméduses" sont des méduses tropicales, très venimeuses, sont les rares méduses à pouvoir tuer un être humain avec leur venin. Elles apparaissent régulièrement sur les côtes australiennes,
 
 http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/RTEmagicPphysalieeauNoaaDPtxdam23790b0a63c.jpg
            On peut voir sur la côte basque une "fausse méduse" appelée "physalie", qui fait aussi partie des cnidaires, et présentent les mêmes dangers que les méduses.
            Mais il ne s'agit pas d'un organisme unique, mais d'une "colonie de siphonophores", qui sont de tout petits organismes qui se rassemblent par milliers, en chaîne, et chacun des membres de ce "super organisme" unique, (qui peut atteindre 40 m de long), est morphologiquement et fonctionnellement différencié et spécialisé dans des taches différentes (propulsion, reproduction, chasse, etc.).
            Leurs filaments sont colorés et leur corps phosphorescents.
 
 
            Je parlerai demain du danger des méduses et des précautions à prendre.
 

Lundi 23 juillet 2012 à 11:58

Chiens

          Après les chats, quelques chiens en intermède :

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Dimanche 22 juillet 2012 à 14:55

Enseignement, école, fac

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    Ce sont les vacances.
    Alors mes correspondantes qui ne sont pas encore parties et qui n'ont évidemment plus de cours, m'écrivent plus volontiers et j'ai un peu de mal à leur répondre rapidement.
Mais je peux ainsi connaître leurs sujets de joies et de peines et essayer d'atténuer ces dernières.

    Bien sûr, il y a les échecs scolaires que je ne peux pas supprimer. Au bac c'est très rare et en général mérité, car il faut vraiment ne pas avoir assez travaillé pour ne pas réussir.
    J'ai partagé aussi quelques joies de mentions bien et très bien, clefs pour l'entrée dans les prépas. Une de mes fidèles correspondantes que j'aime bien vient d'avoir 20 en maths, physique et SVT et bien sûr la mention très bien avec plus de 18 de moyenne et entre dans une prépa des écoles d'ingénieurs. Je suis sûr qu'elle va réussir.
    Mais c'est surtout à la fac que les échecs sont le plus fréquents  Alors j'ai essayé d'analyser pourquoi avec les intéressées.
    Celles que le vieux singe appelle ses "guenons" ne sont pas plus bêtes que d'autres qui ont déjà réussi. (plusieurs de mes "vieilles" correspondantes - plus de six ans - sont à Normale Sup, à l'X ou en 4ème ou 5ème année de médecine).
    Mais celles qui ont échoué n'ont pas appris à travailler, ni sur le plan des méthodes, ni surtout en quantité.

    Il est certain que mes enfants et à fortiori moi-même quand j'étais enfant, nous avions beaucoup plus de travail à faire à la maison, le soir après la classe, dès les CM 1 et 2. (leçons et dans le secondaire exercices et dissertations).
    Nous respections nos professeurs et ce qu'ils nous conseillaient de faire, nos parents les voyaient et ne les critiquaient pas, et ils surveillaient davantage nos "cahiers de textes" où l'on consignait le travail à faire.
    Les bons élèves aidaient ceux qui étaient moins doués et ne se faisaient pas traiter "d'intellectuels"
    Surtout nous n'avions pas de tentations : MSN, Facebook,  jeux sur internet, téléphone portable. Pour parler aux copains il fallait aller les voir et cela se remarquait si on était absents!!
    Ceux ou celles, qui ont subi aujourd'hui, les plus gros échecs, ont un ordinateur et internet dans leur chambre, donc hors toute surveillance, sous un prétexte de travail, mais la machine ne sert jamais à cela !
    Les jeux sur ordinateur, Internet, le smartphone sont devenus de véritables addictions qui obsèdent les jeunes et les empêchent de travailler, les parents ne faisant d'ailleurs pas grand chose pour endiguer ce phénomène.
    Et quand on n'a pas pris tout jeune l'habitude de travailler, il ne faut pas croire que parce que tout à coup, on a résolu de le faire enfin, on va y arriver, car les mauvaises habitudes sont tenaces.
    C'est encore pire paradoxalement pour les jeunes très intelligents, car ils arrivent à avoir  de bonnes notes au collège, et même au lycée, car le niveau moyen des classes est faible, et ils ne se rendent pas compte de la très faible quantité de travail qu'ils fournissent.

    Et tout à coup, après le bac, c'est l'enseignement supérieur, les classes de prépa ou de BTS, ou la fac.

    Les classes de prépa, c'est simple : il y a presque autant de travail que lorsque je les ai suivies, il y a 65 ans, et là, si vous n'avez pas pris l'habitude du travail, si vous n'avez pas eu une mention B ou TB, au bac, vous ne tiendrez pas 3 mois; vous serez dépassé(e) par le rythme de l'enseignement et le travail à faire.
Une de mes "petites filles virtuelles" que je connais depuis plus de 7 ans, vient de sortir de Normale sup Sciences; certes elle est très intelligente, mais surtout au lycée elle travaillait plusieurs heures tous les soirs et en prépa c'était 14 heures par jour de cours et de travail chez soi. C'est au prix d'un tel travail pendant deux ou trois ans qu'on rentre dans les grandes écoles.
Bien entendu, que ce soit prépa scientifique ou littéraire, c'est pareil et  j'assimile la P1 de médecine avant le concours à une prépa.
    Ceux qui préparent un BTS doivent aussi beaucoup travailler, mais ils sont moins nombreux par classe, les profs les surveillent de près et l'enseignement est plus pratique, et cela intéresse davantage d'élèves. Mais le pourcentage de ceux qui renoncent parce qu'effrayés par le travail à accomplir est encore élevé, beaucoup plus qu'il y a 30 ans.  

    Et  la fac ?
    Là c'est pire parce qu'on ne se rend pas compte des problèmes et qu'on n'est pas surveillé et, donc, pas contraint.
    Les cours dans les grands amphis ne sont malheureusement pas toujours intéressants et du coup, on les sèche. Et pas de directives : les profs ne vous donnent pas de "devoirs et leçons", ne vous disent pas ce qu'il faut faire et apprendre.
Cette liberté est bien agréable et on en profite. Il y a tant d'occupations et d'amusements possibles et beaucoup ne font pas grand chose hors profiter de la vie.
    Vient la période des partiels, mais on a beau réviser, il y en a trop à ingurgiter et cela ne rentre pas. Les résultats des partiels sont souvent mauvais et c'est trop tard.
    Certain(e)s abandonnent alors, d'autres essaient de réagir, mais c'est tard pour reprendre les bonnes habitudes et comprendre peu à peu ce qu'il aurait fallu faire, et c'est donc le plus souvent une année de perdue.

    Que vous conseiller :

    Si vous êtes encore au collège ou au lycée, l'an prochain, ne vous laissez pas aller à l'euphorie, même si vous avez de bonnes notes; donnez vous un objectif, la mention B ou TB au bac et bossez au moins dans les matières importantes à fort coefficient. Mais aussi dans les autres, car en histoire-géo par exemple, ce n'est guère difficile à comprendre, mais il faut étudier le cours, d'une part pour prendre l'habitude du genre de question posée dans ces matières, et puis pour retenir un minimum. Ne faites pas comme certains qui croyaient que Napoléon était le fils de Charlemagne, et que les sibériens habitaient en Espagne.!

    Si vous entrez en fac, dites vous qu'il va falloir bosser beaucoup plus qu'au lycée, que non seulement vous devez aller au cours, mais ensuite essayer de l'assimiler au fur et à mesure, à partir de vos notes, des documents distribués, ou de documents que vous irez chercher sur internet.
    Il y a en général dans les facs des cours qui apprennent comment se servir d'internet comme  d'une bibliothèque. Ne vous croyez pas trop fort(e) en micro-informatique, suivez ce cours, c'est un bon investissement, qui vous servira toute votre vie professionnelle.
    Surtout ne relâchez pas votre effort, car quelques jours ou semaines perdues se rattrapent difficilement : on a perdu le fil et on ne suit plus les nouveaux cours.
    Il n'y a pas de miracle, si on veut réussir le travail compte encore plus que l'intelligence.
Et n'oubliez pas que 50 % de l'intelligence, c'est la mémoire : il faut l'entraîner et avoir un minimum de connaissances.
 
   
J'ai publié cela un dimanche pour que vous soyez moins traumatisés LoL

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