Dimanche 30 septembre 2012 à 9:00


En intermède, la suite des drôles de champignons :
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Samedi 29 septembre 2012 à 8:02

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

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Je vous disais hier qu'internet modifiant quatre de nos comportement de façon sensible, voyons lesquels :
 
Google et l'ordinateur appauvrissent il notre mémoire?
 
            Certainement si nous n'y prenons pas garde !
            Toutes les études menées dans ce domaine montrent que le fait d'accéder facilement et presque instantanément à toutes sortes de données, nous incite à ne rien retenir, si ce n'est l'endroit où nous avons noté l'adresse du renseignement ou de la connaissance recherchée et stockée.
            Il est certain qu'alors qu'autrefois je connaissais quelques centaines de numéro de téléphone, alors que maintenant je ne connais plus que ceux de ma famille que j'utilise souvent. Vous me direz que cela n'a pas grande importance, vu la nature de l'information et je suis d'accord avec vous.
            Mais nous faisons pareil avec des formules, des méthodes, des processus, et certaines connaissances utiles à notre travail. Là c'est notre intuition technique, notre créativité et notre expertise que nous abandonnons car elles sont toutes basées sur des connaissances en mémoire que l'on rapproche les unes des autres, avec pour objectif le problème à résoudre.
            Donc si nous n'entrainons pas notre mémoire à retenir un certain nombre de données (les plus utiles, celles dont nous nous servons souvent), notre mémoire va décliner par manque d'exercice, d'apprentissage.
            Certes nous nous sommes toujours servi de la mémoire d'autrui, de livres, d'articles, de bibliothèque, mais la différence est qu'avec internet la quantité d'information est énorme et presque instantanée.
            Le problème est déjà de trouver la bonne information pertinente, et la plus complète possible. Je fais beaucoup de recherche d'articles scientifique, mais ce n'est pas toujours facile à trouver si je ne sais pas quelle est leur origine. Et finalement bien que très habitué à cet exercice, je ne le trouve pas plus facile qu'en bibliothèque. Le moteur de recherche ne comprend pas votre problème aussi bien qu'une bibliothécaire!
            Un autre problème est de retrouver l'information mémorisée et il faut connaître son adresse sur l'ordinateur, même après un grand laps de temps. Pour moi qui en stocke depuis 1980 sur mes ordinateurs successifs, et sur des CD, (j'ai des dizaines de milliers de dossiers), il me faut un classement hiérarchique extrêmement rigoureux et une nomenclature pour m'y retrouver.
            Quand on donne à des jeunes des informations à rechercher sur Google, cela fonctionne bien au début, puis devant la multitude d'informations, ils oublie peu à peu les directives initiales et donc ce qu'il cherche. C'est dû à la mémoire de travail de notre cerveau, qui lors d'une tâche ne peut mémoriser plus de 5 à 10 informations et donc a du mal à mener plusieurs actions : c'est notre deuxième problème
 
Notre cerveau n'est pas multitâches
 
            J'ai déjà fait un article à ce sujet (3/6/2010; 8/7/2012).
            Notre cortex frontal dirige nos actions et il est câblé pour une seule action. Il peut en mener deux de front en partageant ses moyens et notamment la mémoire de travail, mais il est alors deux fois moins performant sur chacune. A partir de trois tâches il commet des erreurs et au delà de 4, il renonce.
            Les études montrent qu'internet ne nous fait pas progresser dans ce domaine, parce que nous sommes vite dépassés par la multitudes des informations à trier et que d'autre part, les informations non pertinentes nous distraient et nous détournent de la tâche principale.
            Le fait de zapper d'un site à l'autre nous donne plus d'informations, mais nous ne les voyons que de façon superficielle, et la compréhension en souffre.
 
Les écrans changent notre façon de lire.
 
            Gary Small a démontré que les zones cérébrales activées lors de la lecture sur le Web sont différentes des zones activées lors de la lecture d'un livre.
            Les personnes qui lisent des ouvrages imprimés activent des régions associées au langage, à la mémoire et au traitement visuel. Chez les internautes, c'est dans les régions associées à la prise de décision et à la résolution de problèmes que l'on observe l'activité la plus intense.
            Par ailleurs alors qu'on lit un document de façon linéaire par mots ou groupes de mots, alors que sur internet, on a tendance à bien lire la première phrase, puis le début de la seconde ligne, et plus on descend, moins on lit de texte, mais on saute parfois de "mot clé" en mot clé, sans lire le texte intermédiaire.
            Lisant de façon très partielle, préoccupé par le choix de la pertinence, le lecteur a beaucoup moins d'attention, de réflexion et de capacités pour comprendre et retenir.           
 
Le numérique favorise t'il l'apprentissage ?
 
            Nous avons donc accès à beaucoup plus d'information qu'autrefois; ceci favorise til notre apprentissage, nos connaissances, notre savoir faire, notre culture. ET quel est l'impact sur notre éducation.
            Toutes les études montrent que ce n'est pas en passant beaucoup de temps sur internet (même s'il s'agit de recherches et non de jeu ou de chat), que l'on progresse à l'école.
            L' apprentissage scolaire est fondé sur des savoirs, sur la réalisation de tâches exigeantes, nécessitant du temps, un lieu, des ressources et du travail, qui doit être fait par notre cerveau et pas par l'ordinateur : avoir à portée de souris des bibliothèques ou des sites remplis de théorèmes et de formules mathématiques ne se substitue pas à Ia connaissance nécessaire de la façon de les utiliser.
            Internet ne favorise pas cette acquisition, car , les nouvelles technologies posent un problème nouveau à l'attention qui est indispensable à l'apprentissage.
            En temps normal, notre cerveau est capable de faire le tri entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas, mais sur Internet, c'est plus difficile.
            Par ailleurs, nous y sommes confrontés à de nombreuses tentations, comme visionner une vidéo, envoyer un mail ou partager sur les réseaux sociaux, soit autant de sollicitations qui nous détournent de notre but initial.
            En définitive, l'interface Web ne favorise donc pas I'acquisition des connaissances indispensables à l'apprentissage.
 
            Finalement, dans tous les cas, l'éducation et la pédagogie sont indispensables pour faire du Web, un outil au service de l'acquisition de la connaissance           
             Aujourd'hui, Ia plupart des élèves qui sortent de l'école primaire sont peu, voire pas du tout, préparés à utiliser Intemet.
 
Après une pause demain, je verrai après demain, comment les diverses actions que nous menons sur internet, (chercher de l'information, jouer, discuter sur les réseaux sociaux), ne mobilisent pas les mêmes parties du cerveau

Vendredi 28 septembre 2012 à 8:31

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

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            L'article que j'avais fait sur l'influence d'internet sur notre comportement a interpellé certain(e)s d'entre vous, et vous m'avez demandé des compléments et notamment comment notre cerveau allait il se modifier.
 
            En fait il ne s'agit pas d'évolution physique de l'espèce humaine. Celle ci est régie par la loi de l'évolution, qui n'agit que très lentement au bout de nombreuses génération et donc dans quelques milliers d'années.
            Mais en fait, même si nos cerveau sont tous différents et ont des "préférences" innées différentes, dues à leur développement in utero, en fonction de nos gènes, de facteurs de croissance et du hasard pour les jonctions finales entre axones er dendrites, cependant les nouveaux-nés ont un cerveau qui n'accomplit que les fonctions vitales, plus quelques souvenirs acquis in utero (le son de la voix de leur mère par exemple) et qui est une source d'attachement et de sécurisation ensuite. Mais toutes nos qualités, notre personnalité future, notre savoir, sont potentiels et dépendent très fortement des apprentissages que nous subirons ou que nous saurons faire, depuis notre naissance jusqu'à notre mort.
            Ce sont les habitudes, les mécanismes de réflexion et d'action que nous allons acquérir qui vont modifier notre comportement. En effet tout apprentissage renforce la communication entre des centaines de milliers de neurones, entre dendrites et axones, à travers les synapses, et grâce à l'influx nerveux et aus neurotransmetteurs chimiques.
            Ce qu'internet peut changer, c'est donc un mode d'apprentissage, qui établit des connexions différentes entre nos neurones.
            Olivier Houdé, de l'université Paris Descartes, explique que : "
Toute stimulation est susceptible de modifier des régions de notre cerveau dès lors que nos sens, nos émotions et notre réflexion sont éveillés, et cela, sans doute depuis toujours dans l'évolution humaine ; C'est cette plasticité qui permet à l'homme d'apprendre et de s'accommoder à son environnement.".
           
            En janvier 2013, l'Académie des sciences publiera un rapport très attendu sur I'impact des écrans sur notre cerveau. Derrière le tmot « écran », c'est surtout Internet qui est visé. En effet, nous passons plusieurs heures par jour à surfer depuis nos ordinateurs ou nos smartphones. Certains croient que le Web conduirait notamment au développement d'une pensée superficielle et désordonnée.
            Il y a évidemment beaucoup de façons d'utiliser les micro-ordinateurs, tablettes et smartphones, : écrire, dessiner, calculer, chatcher, ou faire des recherches sur internet.....
            Cette dernière occupation a fait l'objet de recherches, notamment, depuis 2009, par Gary Small de l'université de Californie.
            En comparant l'activité cérébrale d'internautes novices et d'internautes chevronnés lorsqu'ils utilisent un moteur de recherche, comme Google, il s'est aperçu que les plus expérimentés activent plus de zones de leur cerveau.

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            Sur les clichés d'IRM ci dessus, les régions cérébrales activées par des internautes novices (1) ou les internautes chevronnés (2), lors de la lecture d'un livre, sont semblables.
 Lors d'une recherche sur Internet, les internautes novices !3) activent presque les mêmes zones que lorsqu'ils lisent, tandis que les internautes plus expérimentés mobilisent des
ressources supplémentaires (4).
 
            Demain, je vous parlerai de quatre sortes d'impact de l'usage du Net sur le cerveau.

Jeudi 27 septembre 2012 à 0:00

         Une lectrice m'a adressé un document Powerpoint sur les champignons que j'ai trouvé amusant et avec des images originales.

         Alors, pendant deux intermèdes je vais vous faire profiter des planches qui m'ont plu. Elles contiennent leurs propres commentaires.

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Mercredi 26 septembre 2012 à 8:07

Sculpture, musées, peinture

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            Je viens de lire un interview de Ludo Calcagnile, directeur du centre de datation et de diagnostic de l'université de Salento, en italie , qui me fait perdre mes illusions de jeunesse.
            Il s'agit de la "Louve de Rome".
 
               J'avais appris autre fois en histoire en sixième, puis en traduisant des textes latin (notamment l'Enéide de Virgile), la légende de la fondation de Rome
 
               Après la chute de Troie Énée, fils du roi Anchise et de la déesse Vénus, s'est réfugié sur les bords du Tibre et son fils fonda la ville d'Albe.
               Un des rois d'Albe, Numitor a une fille qui est "vestale" (elle garde le feu pour qu'il ne s'éteigne pas, et en tant que servante de la déesse du feu Vesta, elle a fait vœu de chasteté).
               Cependant, elle donne le jour à des jumeaux : Romulus et Rémus, qu'elle dit être les fis du dieu de la guerre Mars.
           Un oracle ayant prédit au frère et rival de Numitor, que les jumeaux ne lui amèneraient que des malheurs, celui-ci ordonne de les tuer, mais l'homme chargé de les tuer, les abandonne en un lieu désert et ils sont recueillis par une louve, et survivent grâce à ses bons soins, avant d'être adoptés par l'intendant des troupeaux du roi.
             Devenus adultes, les deux frères chassent le roi d'Albe et décident de fonder une ville à l'endroit où ils ont été sauvés par la louve, à 25 kilomètres au nord-ouest d'Albe.
            Du haut des collines ils consultent les oracles (le nombre de vautours qu'ils voient) et Romulus est ainsi désigné comme roi de la ville et il tue son frère, le 21 avril de l'an 753 avant JC., date de fondation de la ville, qui s'appellera ROME.
         Ce n'est certes qu'une légende, mais la plupart des romains y croient en partie, et tous les livres d'histoire ont, comme celui de mon enfance, une image d'une statue en bronze de la louve et des deux jumeaux.
Cette statue était étrusque et provenait donc de l'antiquité, environ le Vème siècle avant JC, mais une datation a détruit cette croyance
 
          La conclusion de datations au carbone 14 faite depuis 5 ans dans le laboratoire de Salento, montrent que Ia statue n'est pas étrusque, contrairement à ce que les historiens de l'art pensaient, mais date du Moyen Âge, entre 1021 et 1153.
Une restauration avait eu lieu en 2000 et on pensait déjà que la statue de la louve ne pouvait pas être étrusque, car elle a été moulée d'un seul tenant,
            Les fondeurs réalisaient avec une armature métallique entourée d'argile, la partie interne du moule qui existe toujours, à I'intérieur de la statue.
            Pour donner de la consistance à ce moule, ils lui ajoutaient divers végétaux, notamment
de la paille, qui peuvent être datés au carbone-14 et 28 datations confirment cette nouvelle date.
 
            Les autorités et la majorité des universitaires étaient convaincues que la statue était étrusque ! Admettre que cette statue, qui est une icône en Italie, dont on voit partout des reproductions, n'était pas une relique du glorieux passé antique, est une déception voire une catastrophe nationale !!!
            Mais j'avoue que l'écolier que j'étais est aussi un peu déçu. La légende était plus jolie que la réalité, comme toujours.

Mardi 25 septembre 2012 à 8:51

Scarification, suicide

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           J'ai, ces derniers temps, été confronté à 3 cas de scarification, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, tous les trois à la rentrée des classes, à l'aide de la pointe d'un compas. J'ai pensé qu'il était utile de refaire un article à ce sujet.
(nota : je ne parle pas de la scarification "artistique" qui s'apparente à un tatouage, mais d'automutilation).
 
            Je voudrais d'abord rappeler que c'est d'abord une question de société (pour ne pas dire de mode) dans ce domaine. Ni quand j'étais ado, ni quand mes enfants l'étaient, les jeunes n'auraient jamais songé à se scarifier, car c'était une action inconnue, qui s'est répandue il y a une dizaine d'années.
            Cela dit, le jeune qui se scarifie a un problème et sa scarification exprime sa souffrance, et donc il ne faut pas prendre son action pour un caprice, mais essayer de comprendre ce qui lui arrive.
 
            Traitons d'abord le problème du risque.
            Il y a un risque grave, mais rare, c'est d'atteindre une veine ou une artère. On risque une hémorragie importante et cela se termine à l'hôpital.
            Un autre risque plus courant est celui de l'infection. La pointe d'un compas notamment, qui a traîné dans une trousse, est relativement sale et peut donc contaminée l'écorchure.
            Une infection non soignée peut être grave, et il est recommandé de désinfecter les olaies provoquées par une scarification.
            La conséquence la plus importante est la trace que laisse la scarification sous forme de cicatrices assez peu esthétiques. Je connais quelques jeunes qui, ainsi auront des cicatrices pendant plusieurs années, sur les bras ou sur les jambes et l'été, quand il fait chaud, à la plage, ou à la piscine, ce n'est pas beau et cela se remarque.
            Par contre la scarification n'est ni un signe de dépression, ni celui d'envies suicidaires. Il est rare que ces états soient associés, mais c'est un signe précurseur d'alerte de mal être, qu'il faut prendre au sérieux.
 
            Pourquoi se scarifie t'on ?
             Dans beaucoup de cas c'est un appel à l'aide, c'est montrer qu'on a un problème auquel les autres n'ont pas fait attention, qu'on est seul(e), face à ce problème, démuni(e). C'est souvent le cas face à un traumatisme, un conflit, la peur d'un certain avenir ou des conséquences d'un acte. Le divorce des parents, un deuil, un conflit avec les parents, les professeurs ou les camarades de classe, une déception amoureuses sont des origines courantes.
            Dans des cas plus grave où le jeune souffre vraiment, c'est essayer d'oublier sa souffrance, en s'infligeant une souffrance physique qui vous fait oublier la souffrance morale.
            Dans quelques cas où on se reproche quelque chose, c'est alors une punition qu'on s'inflige.
            Chez de jeunes adolescentes, qui à la suite de la puberté n'aiment pas leur corps, se trouvent souvent trop grosse, car la formation leur a fait prendre quelques kilos (ce qui est normal d'ailleurs et pas une raison de surpoids), c'est aussi une réaction pour dire à ce corps qu'on le méprise et qu'on peut l'enlaidir sans le regretter.
            Enfin dans quelques cas particuliers où la jeune souffre d'un certain sentiment d'infériorité ou de non reconnaissance, surtout de ses camarades c'est un défi : "je suis capable de m'infliger cela !
            Mais hormis ce dernier cas, l'ado est en général honteuse de son geste et culpabilise.
 
            Que faire face à cette situation.?
            Surtout ne pas sévir, ne pas fustiger l'acte, cela ne fera qu'aggraver les choses en culpabilisant l'ado un peu plus.
            Il faut essayer de créer un dialogue et de connaître peu à peu la raison de cet acte.
            Puis il faut discuter de ces raisons
                        - d'une part au plan sentimental, car la scarification est en général une action subjective et liée à des émotions.
                        - d'autre part au plan logique, car les raisons n'étant pas au départ objective, il faut redonner à la situation ses aspects objectifs et logiques que l'ado n'a pas envisagés. Il arrive parfois qu'au bout de la discussion on puisse montrer que le ou la jeune a fait une montagne d'une situation finalement banale, car elle n'en n'avait ni les clés, ni les éléments.
            Si l'on arrive à expliquer la cause et à la ramener à de justes proportions, comme on a aidé l'ado à comprendre son problème, qu'on s'est intéressé à son cas et qu'il ne se sent pus abandonné, en général la scarification cesse.
            On peut alors lui parler des risques pour l'inciter à ne pas recommencer.
 
            Ce qu'il ne faut pas faire c'est surtout ignorer le problème et ne pas en parler. Car le problème et la souffrance restants présents, l'ado continuera à se scarifier et cela peut devenir un besoin une addiction, comme l'alcool, la drogue ou le jeu, et si on arrive à ce stade, ce sera beaucoup plus difficile à cesser, comme lorsqu'on veut arrêter de fumer.
            En effet si la scarification apporte sur le moment, un certains mieux être, les problèmes ne sont pas supprimés pour autant et deviennent ensuite encore plus insupportables; on est donc incité à recommencer pour apaiser sa souffrance et peu à peu, l'addiction s'installe ainsi.
            Et dans le cas de traumatismes graves, on peut aller vers la dépression.
           
            Je constate que malheureusement les parents ne font pas assez attention au comportement de leurs ados et ont beaucoup de mal à créer le dialogue. L'ado n'aime pas se confier à ses parents qui ont l'autorité parentale et donc le jugent.
            Souvent l'ado se confie mieux à quelqu'un qui n'est pas de son entourage, qu'il ne rencontrera jamais dans ce cadre.
            C'est la raison pour laquelle des jeunes qui se scarifiaient m'ont souvent raconté leurs problèmes et qu'on les a ramené ensuite à des proportions plus raisonnables.
            Je suis prêt à aider encore des jeunes qui se sentent perdus dans cette galère de la scarification, et/ou au milieu de leurs problèmes, mais s'il m'écrivent ou mettent un com sur mon blog, qu'ils pensent que, avec leur seul pseudo, je ne peux leur répondre et qu'il faut me laisser soit une adresse de blog, soit une adresse électronique, qu'on peut toujours créer avec un pseudo pour l'occasion.

Lundi 24 septembre 2012 à 9:01

Animaux

Aujourd'hui, je n'ai guère le temps, des problèmes dans la copropriété, des conférences techniques à organiser, et des mails à faire.

Alors je vous donne seulement l'adresse d'une vidéo d'animaux dans la nature, que j'ai trouvée plaisante à regarder :


Je ferai demain un article plus sérieux.

http://player.vimeo.com/video/30903448?autoplay=1



Dimanche 23 septembre 2012 à 7:48

Actualité

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             J'ai dit hier que je pensais que chaque homme devait respecter la liberté d'opinion d'autrui et notamment ses croyances religieuses et que les tourner en dérision ou se moquer de l'entité "Dieu" quel qu'il soit (ou de l'athéisme), était une action simpliste et inintelligente, car c'était se moquer de notions philosophiques abstraites, qui sont tout sauf amusantes !
            Par contre il était normal de pouvoir critiquer le comportement maléfiques de personnes humaines, la religion ayant servi de prétexte, et cela éventuellement avec humour, ou avec les moyens modernes audiovisuels, l'auteur étant alors responsable de ses propos et pouvant en répondre devant la justice.
 
            En ce qui concerne les journalistes et professionnels de la communication, je pense que la liberté de la presse doit être garantie, sinon la démocratie est absente et on ouvre la porte à toute dictature, mais que la responsabilité des informateurs est engagée sur les conséquence de leur information, et qu'ils doivent faire preuve d'intelligence et de raison, en ne cherchant pas le sensationnel à tout prix, et en essayant d'imaginer les conséquences de leurs actes.             C'est ce que font les personnes intelligentes, mais de même qu'on peut faire et dire des âneries au nom de la liberté d'opinions et de la religion, on peut aussi le faire au nom de la liberté de parole et de celle de la presse, et tous les journalistes ou cinéastes ne sont pas forcément intelligents.
 
            En ce qui concerne le "clip américain" mon avis ne repose que sur les informations entendues à la télévision et que je ne peux vérifier.
            Il semblerait qu'un cinéaste ait tourné un navet se moquant des musulmans et de leurs rites religieux, lequel, paru aux USA il y a six mois n'aurait eu aucun succès et que le clip était la bande annonce du film.
            En fait ce serait une affaire close, si quelqu'un n'avait pas traduit ce clip en arabe en le publiant sur internet. C'est surtout cette personne qui est responsable, plus que le cinéaste, qui est simplement un producteur minable.
            Mais l'affaire semble ensuite avoir été amplifiée et montée en épingle par des activistes musulmans, qui ont trouvé ce prétexte pour exciter des foules peu enclines à la réflexion à la date du 11 septembre, et les inciter à la violence, ce qui a entraîné la mort de l'ambassadeur américain et de ses collègues, et ensuite celle de manifestants au cours de manifestations violentes.
            En fait, à mon avis, il ne s'agit que de provocations destinées à susciter la haine et la violence vis à vis des USA, et la religion n'est dans cette affaire qu'un moyen pour provoquer des émeutes et actions violentes, employé par des provocateurs conscients de leurs actes.
 
            Pour les caricatures de "Charlie Hebdo", je considère que, certes les caricatures ne sont pas très choquantes et qu'il n'y a pas de quoi blesser quelqu'un dans sa religion dans des circonstances normales, mais que, dans les circonstances actuelles, c'est de la provocation, et que le rédacteur de ce journal, lorsqu'il invoque la liberté de la presse pour se justifier, fait preuve d'une irresponsabilité totale, et on peut penser que, ou que son intelligence est limitée, ou qu'il veut faire parler de lui, ou/et qu'il espère ainsi vendre beaucoup d'exemplaires de son journal.
            Il mériterait à mon avis qu'on l'assigne en justice et que le gouvernement demande le remboursement des frais engagés pour protéger ses ambassades.
 
            La liberté de la presse consiste à ne pas pouvoir, pour les pouvoir publics, empêcher la parution d'un article s'il ne contient rien de contraire à la loi, mais la poursuite devant les tribunaux de gens irresponsables et la demande de dommages et intérêt est possible, si on peut démontrer les inconvénients entraînés par la parution. C'est malheureusement un recours parfois nécessaire: si les journalistes ou informateurs n'ont pas suffisamment le sens des responsabilités pour anticiper les conséquences de leurs actes.
 

Samedi 22 septembre 2012 à 7:51

Actualité

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             Je n'aime pas parler des religions, car c'est un sujet délicat et on risque sans le vouloir de choquer ou blesser quelqu'un. Mais des correspondant(e)s me demandent ce que je pense des problèmes déclenchés par la publication américaine et par Charlie Hebdo.
            Je traiterai cela en deux articles : aujourd'hui la liberté d'opinion, les religions et la laÏcité et demain je parlerai de la liberté de la presse et d'informer et des incidents en cause.
            Bien entendu, il ne s'agit que d'une opinion personnelle.
 
            Je suis plus à l'aise pour parler sciences et techniques, que pour parler de religions, pourquoi ?
            La notion de Dieu est très difficile à définir. La raison comme la sciences ne peuvent prouver, ni son existence, ni sa non-existence. Si vous lisez les écrits des philosophes, lorsqu'ils parlent de métaphysique, qu'ils défendent l'un ou l'autre point de vue, ils donnent les arguments conformes à leur thèse, mais vous pouvez toujours trouver des exemples qui les contredisent. Les images que nous nous faisons de Dieu sont des images humaines, donc forcément fausses, et, si nous essayons de définir Dieu, nous utilisons des termes très abstraits.
            Tout cela est normal : par définition Dieu est immatériel, et toutes nos représentations sont basées sur nos sens et l'interprétation par notre cerveau de l'environnement matériel.
            Croire en Dieu est donc une question de foi, de croyance personnelle et je pense donc que chacun doit avoir la liberté de ses croyances et de ses opinions, et donc de sa religion, y compris ne pas croire en Dieu, et que personne ne doit aller contre cette liberté.
            Par contre ce que l'on en fait en pratique est une autre question, si, au nom de ces croyances, si on fait du mal à autrui, ou si ses actions sont nuisibles à la société.
            J'ai discuté quand j'étais plus jeune, avec des amis catholiques, protestants, israélites, musulmans et athées et leurs arguments m'ont tous parus valables, sincères et dignes de respect. Je regrette de n'avoir pas connu de bouddhiste.
            Nous avons une croyance parce que nos parents nous ont élevés ainsi, ou parce que nous avons rencontré une personne qui nous a convaincu de sa pertinence, mais je pense que toute personne intelligente doit se rendre compte qu'elle aurait pu naître ailleurs ou rencontrer une personne de convictions différentes et donc avoir, avec la même sincérité, une croyance autre tout aussi valable.
            Je pense que c'est une raison suffisante pour respecter l'opinion et la croyance d'autrui.
            J'estime donc que se moquer de Dieu - quel qu'il soit - , ou de l'athéisme, alors que ce sont des concepts philosophiques, est faire preuve d'un manque d'intelligence et de réflexion, et même d'intolérance, car c'est faire fi de la liberté de croyance et critiquer avec des arguments matériels inappropriés, des concepts abstraits et immatériels.
           
            Par contre je trouve normal que l'on puisse critiquer le comportement d'hommes ou de femmes, dans la mesure où leur comportement au nom de leur religion, est néfaste pour d'autres humains, ou pour la société en général.
            Que l'on reproche le prosélytisme de fanatiques qui veulent imposer aux autres leurs croyance, le comportement violent de groupes au nom de leur religion, ou la soif de pouvoir de certains religieux qui veulent avoir une emprise sur les autres (et cela quelle que soit la religion en cause), me semble normal, car c'est alors exprimer son opinion vis à vis de comportements humains, de faits matériels et de situation regrettables et dommageables.
            Bien entendu il faut que les faits soient exacts sinon on tombe dans la calomnie.
            Que l'on plaisante sur certains rites ou habitudes religieuses ne me paraît pas répréhensible, mais il faut être conscient que l'on risque de choquer ceux qui les pratiquent.
 
            En général une morale est attachée à une religion. Mais il existe aussi un ensemble de règles communément admises par une société à une époque donnée, et qui ont été érigées pour permettre la vie en société et se traduisent en général dans les pays par la loi et la justice.
            Beaucoup de règles morales sont communes à toutes les religions et sociétés et certains actes sont considérés comme répréhensibles : meurtre, viol, inceste, vol, agression....
            Elles sont en général bien admises, mais il faut être conscient qu'il peut y avoir des exceptions culturelles : par exemple la civilisation égyptienne ne voyaient pas un inceste quand les pharaons se mariaient entre frère et soeur. Il y a 40 ans à Tahiti - je ne sais pas aujourd'hui, n'y étant pas retourné -, la notion de propriété était presque inexistante pour les autochtones, et donc on pouvait emprunter vos affaires et vous les rendre, sans que cela constitue un vol. Cette absence du sens de propriété empêchait aussi de ressentir la jalousie, et la notion d'adultère était ignorée.
            Critiquer les convictions morales de quelqu'un me paraît tout aussi peu intelligent que de critiquer ses convictions religieuses. Les tourner en dérision me paraît faire preuve de facilité ou de lâcheté, parce qu'on n'est pas capable d'en discuter sérieusement. Qu'on ait une autre croyance, d'autres convictions est normal, qu'on les défende pied à pied l'est aussi, mais il faut que cela reste dans une discussion positive correcte, et de bonne foi, sans jugement de l'autre, et sans intention de le blesser, mais aussi sans intention de le convertir à ses propres croyances.
            Par contre relever certaines erreurs, critiquer celui qui prône une vertu et ne la pratique pas ou même multiplie les actions inverses, me paraît relever de la simple constatation, la poursuite devant les tribunaux pouvant sanctionner des inexactitudes ou des calomnies;
 
            En résumé je prône la liberté totale des opinions et pense qu'elle devrait être défendue par tous, individus ou collectivités et que les croyances et opinions d'une personne ne regardent qu'elle et n'ont pas à être mises en cause..
            Par contre j'estime que le comportement des personnes doit être conforma à leurs opinions et que la personne doit respecter celles des autres, ne pas faire de prosélytisme, défendre, mais ne pas vouloir imposer les siennes, et ne pas, au nom de ces opinions, porter préjudice aux autres hommes.
            Je sais que c'est parfois difficile, mais je pense que c'est respecter autrui, comme on souhaiterait qu'il vous respecte.
 
            Demain je reparlerai des événements actuels et des caricatures qui ont fait tant de bruit ces derniers jours.

Vendredi 21 septembre 2012 à 8:50

Souris écureuils marmotte

Enfin quelques écureuils bien de chez nous, comme dans mon jardin en Bretagne.

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sortir de la tristesse

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