Samedi 22 décembre 2012 à 7:53

Politique, économie, religion.

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          Noël c'est le moment où on pense aux jouets des enfants.

            Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un petit village du Jura, de 1200 habitants environ, Arinthod, où est installée la société de jouets Smoby, un bien joli petit village comme le montrent ces photos.

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             Cette société avait connu des difficulté, son propriétaire n'ayant pas su la gérer correctement et en 2008, l'entreprise était à la dérive et rachetée par un groupe allemand.

            Les effectifs étaient passés de 900 à 360 et la moitié de la production était délocalisée.
            Son nouveau directeur général, Thomas le Paul, s'est mis au travail, a repensé l'outil de travail. Il a non seulement sauvé des emplois de l'usine, mais il vient de rapatrier du travail de l'étranger et embauche actuellement.
            40 % de la production se faisait en Chine et ce pourcentage a été ramené à 20%; 10% se font aussi en Espagne, mais 70% en France.
            En fait il a misé sur deux facteurs :
            - l'innovation pour créer des jouets originaux et pensés pour une production  la moins chère possible, tout en conservant la qualité.
            - l'automatisation des tâches fastidieuses et peu compliquées, ce qui a diminué les prix de revient, et rendu les postes de travail plus intéressants. il a misé sur l'investissement.
            Il a investi 7 millions d'euros en 2011 et investira encore 5 M€ en 2012. L'usine a gagné 5.000 m2 en 2011 et s'agrandira du double en 2012, pour s'étendre sur 35.000 m2. Les machines ont été en grande partie renouvelées, les locaux modernisés.
            Son chiffre d'affaires va atteindre 200 millions d'euros et ses effectifs sont remontés à 450 et selon le reportage que j'ai vu à la télé, les personnels semblent avoir repris confiance.
            Le directeur prétend qu'il est à peine plus cher que ses concurrents chinois et de bien meilleure qualité, ce qui me paraît certain, car les produits chinois sont souvent fragiles et dangereux, notamment en matière de jouets.
 
            Produire en France est une chose importante dont on ne se préoccupe pas assez.
            Pour les produits de consommation courante, je ne comprends pas qu'il n'y ait pas un étiquetage sérieux et visible indiquant où sont fabriqués les produits, en pourcentage éventuellement quand seul l'assemblage est fait en France (mais dans certains cas, seul l'étiquetage et l'emballage y sont faits.
            Une publicité devrait être largement faite pour certaines entreprises qui font des "gros produits d'investissement (voitures, électroménager, multimédia...).
            A qualité et prix à peu près identiques, j'ai préféré acheter une C3 de Citroên faite à 60% en France, plutôt qu'une Clio, faite presque entièrement à l'étranger.
            Et dans le domaine de la grosse industrie, nous ne protégeons pas assez nos entreprises. Les USA, les anglo-saxons, le Brésil l'Allemagne font des cahiers des charges tels que leurs produits nationaux sont favorisés par leurs clauses. Et les services de l'Etat donnent priorité aux achats nationaux (Les USA ont cassé un marché d'avions ravitailleurs de l'armée de l'air passé à Airbus, pour le repasser à Boeing).
            Je veux bien qu'Arnaud Montebourg montre partout son tee-shirt de marin, fabriqué en France, c'est une image qui frappe, mais ce n'est pas suffisant pour redresser la France. Il faudrait des mesures plus efficaces.
 



          

Vendredi 21 décembre 2012 à 8:15

Paysages

Encore quelques beaux lacs dans le monde :
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Le Lac Ontario, alimenté par les chutes du Niagara, se jette dans le Saint-Laurent, au Canada.



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Le lac Majeur, de la Lombardie au Tessin, a plus de 370 mètres de profondeur.








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Le lac Atitlan, au Guatémala, à 1560 mètres d'altitude, est bordé par trois volcans; on en voit un à l'horizon.








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Le lac Mathéson, en Nouvelle Zélandereflète des forêts et le mont Cook.









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Un des très sauvages lacs du plateau des Sept Laux, en France, en Isère








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Un des 16 lacs du parc de Plitvice, en Croatie, reliés entre eux par 92 cascades.

Jeudi 20 décembre 2012 à 8:21

Biologie, santé.

éd
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  Je vous ai parlé des cellules souches dans de récents articles.
 
            Quels sont les espoirs thérapeutiques dans ce domaine? Ils sont nombreux.
            Quel médecin n’a jamais espéré pouvoir réparer entièrement les tissus endommagés de ses patients ? Cette médecine régénérative pourrait se substituer à terme aux traditionnelles greffes d’organes.
 
            Nous avons vu que les cellules souches embryonnaires peuvent être totipotentes, c'est à dire générer toutes sortes de cellules.
Les perspectives thérapeutiques sont donc basées sur le schéma ci dessous :
 
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            On prélève l'information génétique d'une cellule saine du malade
            On utilise par ailleurs un ovocyte dont on enlève le noyau et on y introduit le matériel génétique du malade.
            Cet ovocyte va alors se différencier comme il le ferait dans un embryon donnant des neurones, des cellules du foie, des cellules du muscle cardiaque, des cellules de peau, des cellules du sang etc....
            Prendre le matériel génétique du donneur permet, comme dans les greffes, d'éviter les rejets.
 
            Quand les cellules IPs seront mieux connues et maîtrisées quant à leur croissance, on pourra prélever des cellules souches de la peau capables de reconstituer l'essentiel de l'épiderme, y compris les glandes sébacées et les poils ou sans doute des cellules souches d'autres organes, chaque type de cellule IPs étant spécifique, parce que seulement pluripotentes.
 
            On peut donc espérer soigner des maladies aussi différentes que Alzheimer, Parkinson, diabète, leucémie, maladies de la peau, du foie, des reins, déficiences cardiaques ....
 
            Certains essais positifs ont déjà eu lieu :
 
Des scientifiques taïwanaisprélevé des cellules "souches" de la cornée saine chez six patients qui présentaient un défaut de vision unilatéral et les ont cultivé au laboratoire sur une membrane amniotique identique à celle entourant le foetus pendant la grossesse. Ensuite, ils ont procédé à une greffe au niveau de l’oeil abîmé après avoir enlevé la surface superficielle de la cornée malade pour leur permettre de mieux se développer. En quelques jours, les nouvelles cellules se sont multipliées. Après un mois environ, une nouvelle cornée avait poussé. Chez cinq des six malades, la vision s’est notablement améliorée et il n’a pas été observé de phénomène inflammatoire au niveau de l’oeil ayant subi la greffe.
 
A défaut de pouvoir transplanter un cerveau, opération pour l’instant bien heureusement impossible, pourquoi ne pas greffer des neurones ? Cette thérapie cellulaire s’est révélée en mesure d’améliorer la mémoire de rats.
L’étude a été menée par des chercheurs de l’université de l’Illinois, à Chicago, sur des rats âgés ayant perdu une partie de leur capacité de mémorisation, et qui avaient de grandes difficultés à retrouver leur chemin dans labyrinthe. Après transplantation de cellules souches foetales dans leur hippocampe, ces rats sont parvenus à surmonter cette épreuve, l’un des rats âgés traités allant même plus vite que le jeune rat auquel il était confronté.
Des essais de transplantations de neurones sur l'homme ont déjà été pratiqué pour lutter contre la maladie de Parkinsosn.
            Le cœur n'a pas de cellules souches et ne peut donc se réparer. Des médecins de l'hôpital Saint Louis à Paris ont réussi à greffer des cellules souches musculaires du patient, après culture au laboratoire. Sans doute serait il possible d'utiliser aussi des cellules embryonnaires.
            Des chercheurs ont prélevé de la moelle osseuse de souris mâles, pour la greffer à des souris femelles ayant subi un infarctus 3 à 5 heures plus tôt. Après 9 jours, non seulement ces cellules greffées au voisinage de la zone endommagée s’étaient déplacées jusqu’à celle ci, mais elles avaient restauré 68 % de ces tissus.
 
            On pourrait aussi lutter contre le diabète par une greffe sur le pancréas, qui, lui aussi ne possède pas de cellules souches, à l'état adulte. Il a même été possible de créer des greffes des cellules de Langerhans, qui produisent l'insuline, en injectant des cellules dans le foie.
 
            Certaines études toutefois peuvent être discutables sur le plan éthique selon les applications recherchées : des chercheurs japonais ont mis en culture des cellules iPS provenant de cellules de peau de souriceaux femelles. Puis ils y ont introduit deux gènes leur permettant de se différencier en cellules germinales primordiales à partir desquelles se forment
les ovocytes qui ensuite ont ont été mises en culture avec des cellules ovariennes d'embryons de souris : les cellules greffées se sont développées en ovocytes matures. Fécondés in vitro, puis remis dans l'utérus des souris, ces œufs ont donné naissance à des souriceaux viables, clones de leur mères, dont, une fois adulte, la descendance s'est avérée normale.
            Ces recherches peuvent aboutir à la thérapie de l'infertilité, et à une meilleure connaissance scientifique de la formation des cellules reproductives.
            Mais évidemment on peut aussi aboutir au clonage reproductif d'humains.
 
            Mais les greffes d'organes ne sont pas la seule retombée scientifique et la recherche sur les cellules ES humaines permet également de progresser dans la connaissance du développement humain. Grâce au criblage de génomique et au criblage pharmacologique, les chercheurs espèrent notamment mieux comprendre le développement de certaines maladies génétiques et identifier les molécules susceptibles de restaurer un développement normal. Par ailleurs, l’étude des mécanismes altérant l’auto-renouvellement des cellules ES pourraient à terme permettre d’élucider certains mécanismes moléculaires à l’origine de la formation des tumeurs cancéreuses.           
            Enfin, il existe un autre type d’application des cellules ES humaines : la "toxicologie prédictive". L’objectif est de développer des lignées de cellules ES afin de les utiliser pour des tests cellulaires in vitro. Elles permettraient alors de prédire les éventuels effets délétères de substances chimiques et d’identifier les risques pour la santé humaine, mais aussi d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de molécules destinées à des médicaments.

Mercredi 19 décembre 2012 à 8:17

Biologie, santé.

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                                             Les clones (1999) Tétra, et (1996) Dolly (voir l'article)

          Nous avons vu hier quelles étaient les diverses sortes de cellules souches et leur origine : ovocyte fécondé de 4 à 6 jours, fœtus, sang du cordon ombilical ou du placenta après la naissance, prélèvement de cellules souches sur divers organes adultes.
            Aujourd'hui je vais essayer de vous expliquer comment on peut utiliser ensuite ces cellules souches.
 
            Les techniques les plus courantes concernent les cellules souches embryonnaires.
            Mais les recherches en Frances sont interdites sauf dérogation, alors qu'elles sont autorisées dans la plupart des pays européens et aux USA.
            C'est à mon sens très regrettable, car on prend un retard certain dans ce type de recherche qui peut à terme sauver de nombreuses vies humaines.
            La France a pris une habitude catastrophique, qui peu à peu détruit de nombreux emplois dans le pays : c'est d'appliquer à outrance le principe de précaution.
            Lorsqu'il y a un risque mal connu dans un domaine, on peut à la rigueur interdire certaines applications (par exemple l'exploitation du gaz de schiste par la technique d'injection d'eau), mais il ne faut surtout pas interdire les recherches; on peut toujours les orienter, les encadrer et les contrôler.
            Si l'on s'était montré aussi tatillon lors des études de Pasteur, il n'y aurait aujourd'hui aucun vaccin.
            C'est vrai que cette technique de clonage, si elle doit permettre de nombreuses applications très prometteuses, soulève aussi des problèmes éthiques.
 
            Qu'est ce qu'un clone : ma petite amie La Rousse, ou mon ami le petit Robert me disent que c'est "un objet ou un organisme considéré comme identique à un autre". Si l'on se limite à la biotechnologie, le clonage désigne la reproduction en laboratoire de gène, cellule ou organisme à partir d'un exemplaire original.
            Le clonage de gènes ou de cellules est utilisé depuis plus de vingt ans pour mettre au point des vaccins ou des médicaments.
            Mais c'est le clonage d'organisme entier qui est en cause si l'on part de cellules souches embryonnaires totipotentes, car on peut orienter de deux façons différentes les recherches : soit on ne cherche à reproduire que des organes, certes nombreux, mais séparément, c'est le "clonage thérapeutique" qui est autorisé dans la plupart des pays, mais si on cherche à reproduire un organisme entier, c'est le "clonage reproductif" que de nombreux pays interdisent, du moins en ce qui concerne les organismes humains.
            On pourrait en effet créer un individu, identique à un autre, à condition toutefois d'avoir recours à une mère porteuse. Une femme pourrait par exemple enfanter une fille identique à elle même, un clone de son mari, ou deux femmes pourraient avoir une fille ayant leurs deux patrimoines génétiques, sans intervention d'un donneur homme, ou cloner un enfant décédé.
            Des applications posant encore plus de problèmes éthiques seraient envisageables en sélection de population, avec des thèmes racistes ou totalitaires type nazis.
            De vrais jumeaux sont des clones naturels par scission de l'œuf initial, mais qui ont en commun un patrimoine génétique plus important car ils ont en commun le patrimoine génétique de l'ovule initial, alors que le clone d'une personne partirait d'un ovule différent..
 
            Voyons ensuite ce qu'est le clonage "reproductif" :
            Si on utilise des cellules souches embryonnaires, On prélève un ovule auquel on enlève son noyau (qui contint le matériel génétique) et on le fusionne avec un embryon de 3 ou 4 jours.
La cellule qui en résulte peut produire un embryon qui devra être transféré dans l'utérus d'une mère porteuse de la même espèce. Cette technique a été utilisée sur de petits animaux vers 1985, puis sur des singes en 1997 (naissance de Tetra).
            SI on utilise des cellules différenciées d'un organe (la peau par exemple), dont l'on transfère le matériel génétique dans l'ovule, après différentes sollicitations électriques et chimiques, la cellule recrée est capable de se diviser. L'embryon obtenu pourra être implanté dans l'utérus d'une mère porteuse, mais cette technique cette technique, qui a donné naissance à la brebis Dolly, n'a qu'un très mauvais taux de succès (1 à 2 % de naissance) et semble donner des organismes qui vieillissent prématurément.
            Comme on l'a dit plus haut de telles études peuvent déraper si on ne les encadre pas étroitement.
 
            Voyons maintenant ce qu'est le clonage thérapeutique.
           Il y a tout juste dix ans, une lignée de cellules souches embryonnaires (ES) humaines était réalisée pour la première fois au monde par une équipe américaine. Depuis lors, les recherches menées sur les cellules ES humaines n’ont cessé de se développer, en raison notamment des possibilités futures thérapeutiques considérables.
       Les techniques de transfert de noyau d'une cellule souche embryonnaire déjà différenciée dans un ovule sont identiques à celle du clonage reproductif, mais. Seule la dernière étape diffère : dans le cas du clonage thérapeutique, les cellules souches sont prélevées et servent aux recherches, en produisant des organes différents en laboratoire; dans le cas du clonage reproductif, l'embryon entier est implanté dans l'utérus d'une mère porteuse.
       Les problèmes à résoudre sont d'abord le développement en laboratoire de ces cellules, ce qui a trouvé aujourd'hui des solutions. Ensuite de reconnaître les différentes cellules souches et de les isoler : les progrès fait en matière de génome et d'analyse ADN permettent cette reconnaissance, mais la séparation des différentes cellules est difficile.
         Les laboratoires commencent à disposer de banques de données de cellules souches, saines d'une part pour des études thérapeutiques, porteuses de certaines maladies d'autre part, pour en étudier les causes et la thérapeutique.
 
             Et les cellules IPs
             Nous avons vu que l'on pouvait prélever des cellules souches spécifiques sur un organe et les cultiver ensuite dans des conditions adéquates : on obtient alors des cellules IPs.
Pour les créer, on utilise un rétrovirus pour injecter dans les cellules prélevées le matériel génétique adéquat.
Cela élimine les problèmes éthiques, mais on a un autre problème : être sûr que à long terme les cellules ainsi crées et multipliée, puis dont on a arrêté la croissance, ne vont pas recommencer à croître, provoquant des cancers. Etude difficile car les durées de latence peuvent excéder la dizaine d'années.
            Le prix Nobel de médecine 2012 a été décerné au Japonais Shinya Yamanaka et au Britannique John B. Gurdon., pour leurs recherches sur les cellules IPs et les essais qu'ils ont fait pour régénérer des tissus vieillis en remplaçant des cellules malades.
            Mais ces cellules souches sont peu accessibles, peu disponibles, et pour l'instant, l'efficacité des essais est faible. Mais les recherches vont progresser sûrement.

Mardi 18 décembre 2012 à 7:54

Biologie, santé.

            J'avais écrit, le 23 avril 2012 un article sur le sujet suivant :"Pourquoi interdire les recherches sur l'embryon?"
            Cela ne m'avait pas valu beaucoup de mail sur le moment, mais par la suite, plusieurs correspondant(e)s m'ont demandé des articles sur les cellules souches et leurs applications.
            C'est un sujet scientifique récent, car certes des études étaient déjà faites en 1980, mais elles ne se sont multipliées que grâce aux progrès faits dans les études du génome et de l'ADN.
            C'est difficile à expliquer et j'ai un peu peur de donner des explications rébarbatives.
            Je vais donc répartir mes explications en plusieurs articles, et, pour ne pas vous saturer.
            Aujourd'hui je parlerai seulement de la nature des cellules souches en regard de leur origine physiologique et de leur potentiel qui en résulte.

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            Une première catégorie de cellules souches sont dites "embryonnaires".
            Elles proviennent d'embryons au stade "blastocyste", c'est-à-dire l'ovule 4 jours après la fécondation, qui mesure alors 100 à 150 microns environ, et comporte, par division cellulaire de l'ovule fécondée, 4 à 16 cellules encore non différenciées.
            Ces cellules souches peuvent donc être capables de se transformer en n'importe quelle cellule de n'importe quel organe du corps humain. Ce sont les seules cellules qui peuvent produire un corps humain complet et viable, à condition d'être implantées "in vivo"; par contre leur développement "in vitro" est limité et ne donnera pas un organisme complet.
            On les appelle aussi "cellules totipotentes", ("tout pouvoir"), indiquant que théoriquement ces cellules peuvent être différenciées en tout type cellulaire de l'organisme qu'elles devaient conduire à former (cellules épithéliales, neuronales, hépatiques, musculaires, graisseuses ...).
            Dans certains cas où un couple n'arrive pas à avoir d'enfant (fausses couches), on peut avoir recours à une fécondation "in vitro" (FIV) : on prélève des ovules sur la mère, que l'on féconde in vitro avec des spermatozoïdes, du père, et on congèle ces embryons. On en prélève pour les implanter ensuite dans l'utérus de la mère (en France il y a environ 12 000 naissances par an de "bébés éprouvette").
            Les embryons ainsi obtenus et qui ne sont pas implantés, sont conservés dans des conditions strictes fixées par la loi. Le couple peut les garder pour une implantation ultérieure.
            S'il n'a plus de projet de procréation, la loi dit qu'il a le choix entre les donner à un autre couple (rare), les donner à la recherche, ou des détruire.
            La recherche sur de telles cellules n'est autorisée que "sur dérogation", après enquête sur le but poursuivi. Il est normal qu'il y ait un contrôle éthique, car ce sont les seules cellules qui peuvent donner finalement un humain et donc on peut craindre certaines études déviantes par exemple ayant pour but de créer une "super-race". (cf. les théories nazies).
 
            Une deuxième catégorie de cellules est celle des cellules souches "pluripotentes".
Ce sont aussi des cellules embryonnaires, (ES = embryonnaires souches), mais à un stade ultérieur du développement du blastocyste, de la partie interne alors qu'il comporte une quarantaine de cellules (environ 7 à 8 jours après la fécondation; la partie externe formera le placenta).
            Elles ne peuvent pas produire un organisme entier, mais peuvent se différencier en n'importe quel type de cellule du corps humain, et ont donc vocation à former tous les tissus de l'organisme.
 
            La troisième catégorie de cellules souches, que l'on nomme "multipotentes", va se trouver dans le foetus, mais aussi dans de nombreux tissus de l'homme en vie, même adulte et vont permettre à ces organes de se réparer, voire de se renouveler.
            Ces cellules souches ont donc des possibilités plus restreintes que celles des cellules ES., mais peuvent donner naissance à plusieurs types de cellules, mais ayant un type de fonction donné.. Ainsi les organes hématopoïétiques des mammifères, par exemple, (situées principalement dans la moelle osseuse et dans la rate pour les globules rouges, dans les ganglions lymphatiques pour les blancs), produisent des globules rouges, des lymphocytes, des plaquettes, des macrophages, mais elles ne peuvent pas donner des cellules musculaires ou des cellules nerveuses.
            On peut récupérer certaines de ces cellules dans le cordon ombilical ou le placenta à la naissance, mais leur utilisation thérapeutique est limitée par des conditons e compatibilité immunologique.
            La production de cellules sanguines est quelque chose d'énorme : 2 millions de globules rouges par seconde et au total 1013 cellules par jour.
 
            Quatrième catégorie, la plus répandue, les cellules souches unipotentes ne peuvent produire qu'un seul type cellulaire (tout en s'auto-renouvelant) comme la peau, le foie, la muqueuse intestinale, les glandes génitales.....
            Certains organes, tels que le cœur, ne renferment pas de cellules souches et n’ont donc aucune possibilité de régénération en cas de lésion.
            En ce qui concerne les neurones, seuls l'hippocampe et certains centres vitaux contiennent des cellules souches.
            Le fonctionnement de ces cellules est loin d'être anodin : chaque seconde, 20 millions de cellules sont renouvelées dans notre corps.
 
            Dernière catégorie, mais de cellules souches artificielles : les cellules souches "pluripotentes induites" iPS, crées au Japon, en 2007 par le laboratoire Shinya Yamanaka, d'abord à partir de cellules de souris, puis à partir de cellules humaines.
            La méthode est simple : on prélève des cellules de la peau, et on insère un mélange adéquat de gènes typiques des cellules souches habituelles à l'aide de rétrovirus.
            On peut ainsi fabriquer les cellules souches dont on a besoin et soigner des maladies diverses sur des souris pour le moment.
            On ne sait pas en effet les effets à long terme, notamment cancérigènes que pourraient induire ces traitements et il faut étudier le plus possible cette question, avant l'application à l'homme.
 
            En définitive, les cellules souches peuvent se multiplier indéfiniment et se différencier en des cellules spécifiques d'une fonction donnée, si elles sont mises dans des conditions favorables où les "facteurs de croissance" jouent un grand rôle.
 
            Dans mon prochain article, je parlerai des techniques de culture des sellules souches et notamment le clonage, et par la suite de thérapie cellulaire.

Lundi 17 décembre 2012 à 7:57

Actualité

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            Il y a eu beaucoup d'articles, de reportages sur internet quant à la tuerie aux USA dans une école. Je ne vais pas en rajouter dans ce sens.
            Je suis tout à fait d'accord avec ceux qui trouvent qu'aux USA, la vente libre des armes est source de violence et un cercle vicieux, car la peur des violences a pour conséquence un achat plus grand d'armes et donc un risque plus grand de violence.
            Cela dit, je ne suis pas sûr que, même en France, un fou déterminé n'arriverait pas à se procurer une arme et à pénétrer dans une école.
            Certes je ressens l'horreur de ce malheur, car j'imagine ma peine si un de mes enfants ou petits enfants était la victime d'un tel acte.
 
            Mais ce qui me choque aussi, c'est l'attitude des médias, qui trouvent une occasion de faire du sensationnel, reviennent sans cesse sur les causes de cette assassinat, en racontant n'importe quoi, sans même réfléchir aux conséquences de ce qu'ils racontent.
            En particulier, ils ont voulu nous faire croire que le coupable avait fait cela parce qu'il était autiste. C'est risquer de monter inconsidérément l'opinion publique contre ces malheureux, déjà bien handicapés par le fonctionnement différent de leur cerveau.
 
            La plupart des autistes ne sont pas violents et quand ils le sont, ce n'est pas orienté volontairement contre quelqu'un.
            Un autiste peut s'automutiler, se taper la tête contre un mur, en apparence sans raison.
Il peut même porter des coups à quelqu'un, mais sans en avoir après cette personne.
            C'est déclenché par une raison qui nous paraît souvent inconnue, bizarre et futile, car nous ne raisonnons pas du tout comme lui et surtout ne ressentons pas du tout les mêmes émotions. Je ne suis pas sur que lui même sache pourquoi il a eu cette crise.
            J'ai lu des articles médicaux sur des autistes qui, en crise ont tapé sur leur éducateur, ou leurs parents, mais jamais je n'ai entendu parler d'autiste qui aurait tué quelqu'un avec une arme improvisée pendant sa crise.
            En fait certains autistes ne maîtrisent pas leurs émotions et donc peuvent avoir des sursauts de violence, mais ce ne sont pas des crises d'agressivité car elles ne sont pas dirigées contre une personne en voulant lui faire mal. Ceux qui veulent les calmer par la force en tapant sur eux font erreur; il faut arriver à les faire sortir de leur crise par le calme et le raisonnement, même si on est obligé de les immobiliser pour les empêcher de nuire.
            Certes on n'a pas toujours la force de faire face seul et il faut parfois être plusieurs, (une de mes filles s'occupe d'autistes et c'est souvent difficile), mais après leur crise, ils ont l'air malheureux de ce qu'ils ont fait, car il ne réalisent pas ce qui est arrivé. Ils s'excusent parce qu'on leur a appris à le faire, mais il n'est pas évident qu'ils comprennent le sens de cet acte.
            On n’ a pas l’ impression que cette violence est là pour nuire à autrui mais au contraire pour se défendre d’un monde extérieur qui est vécu chez eux comme intrusif, frustrant, inadapté, étranger, et donc comme angoissant.
            Il existe actuellement peu d’ouvrages traitant de la gestion de la violence chez les autistes, et ceux qui existent font plutôt allusion à des activités permettant de contenir l’autiste pour éviter les crises de violence, et les institutions n’ont pas vraiment de technique pour cela, ce type de situation délicate étant gérée sur le tas et en fonction du type de violence, par les éducateurs.
 
            Pour en revenir à ce qu'il s'est passé aux USA, un autiste peut être violent dans une crise, mais il n'aurait jamais prémédité un tel acte, emportant calmement en dehors de sa crise des armes et mettant un gilet pare-balles et il n'aurait pas fait un carnage parmi des enfants.
            Il pourra se défendre contre une personne qui lui semble l'agresser, pour une raison qui nous échappe complètement, mais il n'agressera pas un groupe éloigné de l'endroirt où il a eu sa crise et la préméditation lui est inconnue.
 
             C'est une chose triste et handicapante d'être autiste, mais ce sont des êtres attachants et ceux qui les soignent ont bien du mérite, mais c'est aussi passionnant d'essayer de comprendre un tel être, qui, contrairement à ce qu'on dit, ne manque pas d'intelligence, mais simplement raisonne et ressent ses émotions très différemment de nous.
 
            Si vous voulez savoir ce qu'est un autiste mais aussi avoir un témoignage de l'amour de ses parents, allez lire le blog (sur cow), d'une mère "Le boudoir de Pakita" http://www.pakita-boudoir.com. C'est prenant et émouvant.

Dimanche 16 décembre 2012 à 8:43

Paysages

J'ai trouvé sur internet de très belles photos de lacs su monde entier, et j'ai pensé que cela pourrait faire quelques intermèdes.
Voici d'abord quelques records :
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Le plus étendu est le Lac Supérieur, entre USA et Canada, qui couvre 82 350 km2.







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Le Lac Titicaca au Pérou, le plus haut du monde à 3 800 mètres d'altitude.






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Le lac Tazawa au Japon, qui est situé dans le plus grand cratère de volcan, avec 423 mètres de profondeur
.







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Un lac de Nurek au Tadjikistan, qui est le plus grand lac de retenue du plus gros barrage fournissant près de 80% de l'électricité du pays.







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Le lac Baïkal en Russie, le plus profond du monde avec 1 637 mètres. 365 rivières s'y jettent constituant la plus grande réserve d'eau douce d'Asie.




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Le Craterlake, à 2100 mètres d'altitude, remplit le cratère le plus profond des USA. ON peut voir dans ses eaux très claires jusqu'à 30 mètres de profondeur.

Samedi 15 décembre 2012 à 7:54

Notre cerveau : émotions

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            Pour tout homme sensé de notre civilisation, auquel on a inculqué quelques notions de morale, et donc également pour la justice, le crime avec préméditation est plus grave que l'accident dans lequel on n'avait pas l'intention de donner la mort.
            Cela nous apparaît comme une question de responsabilité, voulue ou fortuite, devant un fait identique : la mort.
            On peut se demander comment notre cerveau réagit devant de tels faits.
C'est ce qu'a voulu savoir Liane Young, à l'université de Cambridge, dans le Massachusett.
 
            Elle a mis en scène les deux versions suivantes des mésaventures d'une jeune fille M., empoisonnée par son amie A.
            Dans les deux cas M. est empoisonnée, alors qu'elles visitent toutes deux une usine de produits chimiques, par du café servi par A, à partir d'un distributeur de boisson qui verse dans un verre du café non sucré et on rajoute le sucre en poudre que l'on veut contenu dans des sachets, enfermés dans une petite boîte, à coté du distributeur.
            A boit du café sans sucre, mais M désire du café sucré.
 
            Scénario 1 : A souhaite empoisonner M. Elle met le café dans des verres et voit la boîte sur laquelle il y a écrit "poison". Elle verse un sachet de poudre blanche dans le verre de M;
Mais la dose est insuffisante et M ne meurt pas.
           
            Scénario 2 : A ne souhaite pas tuer son amie M; sur la boîte en carton il n'y a rien d'écrit. A croit qu'il s'agit de sucre et verse un sachet dans le verre de M. Mais c'est du poison et M meurt, empoisonnée.
 
            Les personnes ayant un cerveau normal considéraient le premier cas comme une tentative de meurtre qui a échoué, et le second cas comme un accident, la personne n'ayant pas eu l'intention de nuire à son amie.
            Le cas 1 était jugé plus grave moralement et juridiquement que le cas 2.
 
            Liane Young a fait passer ce test à deux groupes de malades atteints de problèmes cérébraux qui pour les premiers, inhibait le cortex préfrontal ventromédian, et pour les seconds, un centre situé sur le coté du cerveau, au dessus de l'oreille dans la zone temporo-pariétale.
            Les deux groupes jugeaient le cas un moins grave que le cas 2, car dans le premier, M n'était pas morte. Ils jugeaient donc moralement plus acceptable de vouloir la mort de quelqu'un, mais de ne pas avoir réussi à le tuer, que d'avoir tué quelqu'un par accident, sans le vouloir et sans avoir pu connaître préalablement les risques de son acte. La notion d'intention et de responsabilité leur échappait complètement. Seul le résultat était pris en compte.
 
            En complétant ses études par d'autres tests, l'équipe de chercheurs a montré que la zone temporo-pariétale, en liaison avec la mémoire, avertissait des dangers du poison et reliait le risque de mort à celui d'enfreindre des règles morales.
            Le cortex ventromédian ajoutait des aspects émotionnels à cette évaluation cognitive, , la notion de responsabilité et de culpabilité.
            Le cortex frontal prenait ensuite la décision de mettre du sucre ou non.
 
            Dans le scénario 1 les personnes normales voyaient ces centres activés et l'information poison était donnée. Si le cortex frontal passait outre, c'était volontairement, en connaissance de cause. Dans le cas 2, le cortex temporo-pariétal ne pouvait informer de la présence du poison, en l'absence d'information sur les sachets.
            Pour les personnes atteintes de lésion, ce cortex temporo-pariétal ne délivrait pas l'information poison et conséquences, et s'il s'agissait du cortex préfrontal, cette information n'était pas liée aux aspects moraux de responsabilité et de culpabilité, mais seulement aux aspects factuels mort ou pas mort.
 
            Malheureusement, pour mener notre vie correctement, il vaut meiux que notre cerveau soit en bon état de fonctionnement.

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Vendredi 14 décembre 2012 à 8:27

Anecdotes

Certains de mes lecteurs savent que j'écoute beaucoup de musique classique, essentiellement de la musique dite baroque, ou du début du romantisme. Comme autrefois mon chien "Truffe", je n'aime pas la musique moderne dissonante ou concrète.
 
 http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Unknown1.jpg           Ceux et celles qui connaissent un peu la musique classique ou qui ont fait du piano, connaissent sûrement la "lettre à Elise" de Beethoven.
            Sinon, allez l'écouter là : www.youtube.com/watch
 
            Mais le problème de ce morceau qui initialement s'appelait "Bagatelle en la mineur", est de savoir qui est Elise. Car c'est un mystère qui fait toujours l'objet d'hypothèses et le journal télévisé a fait état d'une nouvelle présomption.
 
            Mais pour vous expliquer cela, il faut que je vous parle un peu de la vie amoureuse de Beethoven.
            Pour faire le résumé que je publie ici , je me suis en particulier inspiré d'un texte d'Alain Duault de 2011, que vous pouvez lire sur : www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00479-beethoven-n-a-pas-compose-de-lettre-a-elise.php
            Ce grand compositeur avait une très haute idée de l'amour, de la vie à deux et il a recherché toute sa vie la femme idéale. Il a souvent aimé, écrit de la musique pour les femmes qu'il désirait, mais il n'a jamais pu fonder un foyer.
           Le compositeur avait avec les femmes une inépuisable capacité d'amour. Et des femmes il en a connu beaucoup : affection fraternelle, grand amour passionné, petit amour passager, beaucoup de femmes ont aimé cet homme. Ses échecs, ses projets de mariage tombant à l'eau l'ont beaucoup touché et ont aussi inspiré sa musique.
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            A la fin du 18ème siècle, Beethoven (né en 1770) était proche de la famille du comte de Brunswick, lequel avait deux filles Joséphine (dite Pepi) et sa sœur aînée Thérèse, toutes deux élèves de Beethoven, au plan musical.
            Il fut d'abord amoureux de Joséphine, mais celle-ci, si elle admirait le grand compositeur, ne se voyait pas l'épouser et elle se maria à 20 ans, en 1799, au comte de Deym, beaucoup plus riche que le musicien.
 

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            En 1801, Beethoven tomba amoureux de la comtesse Giulietta Guicciardi, cousine des soeurs Bruswick qui avait 17 ans, et qui fut aussi son élève. Il lui dédiera la Sonate "Au clair de lune". Son amour fut peut être partagé un moment, car elle lui fera don d'un portrait qu'il gardera toute sa vie. Mais elle se mariera en 1803 avec le comte Robert von Gallenberg, plus fortuné que le compositeur.

 
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            Vers 1803 Beethoven fut amoureux de la comtesse Anna-Marie Erdödy, mais qui était déjà mariée, mais séparée de son mari depuis 2 ans.. Il lui écrivit de nombreuses lettres et lui dédia deux trios et deux sonates. Malade elle même à la suite d'un accouchement, elle a su soutenir le compositeur, qui, désespéré de sa surdité croissante , était devenu suicidaire.
            Vers 1808 elle vint au secours du compositeur, qui voulait quitter Vienne et lui permit d'y rester et de continuer son œuvre en lui trouvant des mécènes.
            Il semble que son amour fut partagé en 1812, et qu'ils aient envisagé une relation durable, mais un malentendu les sépara.
            Ils se rapprochèrent à nouveau en 1814 et lui dédia une sonate pour violoncelle. Il semble qu'elle fut son inspiratrice de la symphonie Pastorale entre 1805 et 1808 et de la neuvième en 1819
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/ThereseBrunswick.jpg            En 1804 Joséphine devint veuve, et Beethoven revint vers elle et lui dédia la sonate "Appassionata". Mais entre temps il était devenu sourd et c'était, pour lui, un grand obstacle à un mariage, mais surtout la famille Brunswick était hostile à une union avec un "roturier pauvre", si célèbre soit il.. En 1810, elle épousera le baron de Stackelberg.

            Et Beethoven tombe amoureux en 1806, de sa sœur, Thérèse de Bruswick, et il semble qu'ils seront même un temps fiancés, et le compositeur gardera un portrait d'elle; mais là encore, cette idylle n'aboutira pas, probablement en raison du traumatisme causé par sa surdité. (portrait de Thérèse de Brunswick ci-contre à gauche)
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 http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Brentano.jpg           Il semble qu'en 1811 Beethoven soit proche d'une cantatrice, Amalie Sebald, qui avait 24 ans (portrait à droite ci-contre).
           Puis qu'il ait été amoureux entre 1810 et 1812 d'Antonie Brentano. (à gauche ci-contre)
 





            En 1812 Joséphine se sépare de son mari, homme brutal et ruiné et accompagne Beethoven à Prague. Les mauvaises langues disent que la fille qu'elle aura neuf mois plus tard est de lui. Mais son mari l'obligera à réintégrer le toit conjugal. Elle mourra en 1821 à 42 ans.
 
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            Beethoven fut également amoureux de la Comtesse Almerie Esterhazy, jeune femme née en France en 1789.
            On trouve très peu de renseignements sur cette personne qui, en définitive, épousera le capitaine Murray, de l'armée autrichienne.


 
 
           Et qui est Elise ? Est ce une de ces femmes?

http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/malfati.jpg            Sur la partition manuscrite de la "Bagatelle en la mineur", composée en 1810, il semble qu'il y ait eu d'écrit le prénom de Thérèse.
            On a longtemps cru que c'était Thérèse de Brunswick, mais il semble que ce soit une autre Thérèse, une jeune aristocrate de 18 ans, née en 1792, Thérèse Malfatti von Rohrenbach zu Dezza . Elle est son élève, Beethoven en est amoureux et la courtise. Elle, toute jeune et coquette, s'amuse de cet amour. Il finit par la demander en mariage à son père, qui lui refuse la main de sa fille, qu'il mariera en 1816 à Wilhelm von Drossdik, un noble autrichien, qui n'a qu'un an de moins que Beethoven.
            Mais il écrit pour elle ce petit morceau de piano qui sera l'un des plus célèbres du compositeur.
 
            Alors pourquoi Elise?
         Cette "Bagatelle" est restée un manuscrit ignoré jusqu'à la mort du compositeur, en 1827, et ce n'est qu'en 1865 que le musicologue Ludwig Nohl, qui l'a découverte, décide de la publier. Mais le document est en mauvais état et sa lecture est difficile. Ludwig Nohl se concentre sur la musique, avant d'observer la dédicace manuscrite: il lit "für" (pour), puis un prénom dont seules deux dernières lettres, "se", sont distincte, la suite, pâté d'encre illisible même à la loupe.           
            il fait imprimer "für Elise" quand il publie cette Bagatelle deux ans plus tard, en 1867 et cette charmante mélodie et la simplicité de son exécution lui valent un grand succès dans les salons. Il faut donc lui trouver un nom. On l'appellera la "Lettre à Elise".
            Et nouvel épisode du feuilleton : au journal télévisé, il y a quelques jour on annonce que cette Bagatelle aurait été écrite pour une amie de Thérèse Malfatti, âgée de 14 ans et qui jouait du piano avec elle, et Thérèse aurait demandé à Beethoven, d'écrire une petite pièce pour piano simple à jouer.
            Est ce vrai?
 
            Mais une bien plus grande énigme subsiste : Parmi les lettres retrouvées dans les papiers de Beethoven après sa mort, figure une lettre de 8 pages, écrite au crayon, et ne comportant aucun nom de destinataire ni de date.
 
            On l'appelle "lettre à l'Immortelle Bien-Aimée"
            Du fait du récit, on a pu reconstituer la date : 6 et 7 juillet 1812.
            Elle parle d'un grand amour et du désir d'une vie commune.http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Malfati.jpg
            Mais personne ne sait à qui elle a été écrite. L'hypothèse la plus souvent avancée est Joséphine de Brunswick, mais, du fait qu'elle était mariée, d'autres pensent qu'il s'agissait de la comtesse Anna-Marie Erdödy, qui était en instance de divorce.
            Certains parlent aussi d'Antonia Brentano, mais elle était mariée, et beaucoup moins intime, semble t'il, ce qui rend cette hypothèse peu probable.
            Mais on a également trouvé dans les documents de Beethoven, ce portrait de femme dont personne n'a pu trouver l'identité. (ci contre)
 
            Les amours de Beethoven sont donc complexes et plein de mystères ! D'ailleurs je n'ai pas cité plusieurs relations connues mais qui n'ont eu qu'une durée éphémère, et lui ont aussi inspiré des œuvres et leurs dédicaces.
            Mais cela n'empêche pas d'apprécier ses œuvres.
 
 

Jeudi 13 décembre 2012 à 8:06

Paysages

Suite de mon intermède sur les photos de Paris vu du ciel :

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