Jeudi 31 janvier 2013 à 7:44

Energie, nucléaire, économies

Suite de l'article sur les objections à l'exploitation des gaz de schistes.
 
8 - Inconvénients sonores.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/gazdeschiste-copie-1.jpg            Les forages effectués ou Cap Ferret, résidentiel et station estivale réputée, ont été réalisés avec des appareils entièrement insonorisés. Les habitants de Lacq et de Parentis, dans les Landes, ne se sont jamais plaints. Le trafic des camions peut être limité à la journée.
            L'activité la plus intense a lieu pendant la phase de forage, qui dure de 6 à 8 semaines et la phase de stimulation qui dure quelques jours, rnême si l'opération proprement dite ne dure que quelques heures.
           Ensuite une fois que les tètes de puits sont installées, il n'y a plus aucun bruit pendant les 20 ou 30 ans de l'exploitation à part les quelques jours de maintenance des puits.


 
9 - Contamination chimique.
 
             Les additifs chimiques pour la fracturation, certains bio-dégradables, sont utilisés en quantités minimes et leur nature est clairement et obligatoirement divulguée publiquement. Tous ces produits sont utilisés dans la vie courante.
            Ces produits sont remontés peu à peu avec l'eau et le gaz produit. Ils peuvent aussi contenir des matériaux naturellement radioactifs (radium notamment), et du benzène. L'eau et ces additifs sont séparés du gaz en surface. La teneur de radioactivité est mesurée à la sortie de la tête de puits et l'eau est épurée par traitement.
 
10 - Risques pour la santé.
 
            On a reproché au gaz de schistes d'être la cause de traces de benzène dans l'organisme, qui est un  toxique dans le sang. Or il s'est avéré que toutes les personnes testées étaient des fumeurs et que là était l'origine du benzène.
            Les opposants ont aussi affirmé, que dans les régions d'exploitation de ces gaz, le nombre de cancers avait augmenté. Aucune étude sérieuse ne l'a constaté. La présence de benzène cancérigène dans certains gaz naturels conventionnels ou non conventionnels oblige à pratiquer un traitement spécifique pour éliminer, en même temps, tous les composés organiques volatils et le soufre. Aucun additif chimique pour la fissuration n'est cancérigène.
 
11 - Le permis d'exploration est forcément suivi du permis d'exploitation.
 
            Ce n'est pas le cas en France. où de nouveaux dossiers doivent être déposés et examinés après enquêtes publiques. Le préfet statue finalement par arrêté après consultation du CODERST, conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques.
 
12. L'aggravation du réchauffement climatique.
 
            C'est le dilemme de tous les pouvoirs publics : comment subvenir aux besoins énergétiques sans aggraver l'effet de serre. La priorité actuelle est de retrouver le plein emploi, et de rétablir nos finances en se souciant évidemment aussi de minimiser la pollution de l'air. Il faut rappeler que la France, grâce à ses centrales nucléaires et ses barrages est le grand pays le moins polluant du monde (deux fois moins de rejets de CO2 que l'Allemagne), et seulement 1,5% des rejets mondiaux. Certes le gaz naturel n'est pas l'énergie idéale, non polluante, sûre, économique, pérenne, mais c'est une ressource indispensable pour nos économies tant que l'on ne saura pas :
            - stocker à grande échelle, l'électricité produite par les éoliennes et les capteurs solaires,
            - capter et séquestrer le CO2 De nombreuses recherches sont en cours.
            - développer la géothermie profonde.
            - exploiter les profondeurs des océans : hydrates de méthane gazeux, pétrole profond.
            - développer l'Arctique.
            - mieux exploiter les huiles lourdes (Canada, Vénézuéla).
            - mieux utiliser la biomasse
            - utiliser la fusion thermo-nucléaire.
            Ces progrès ne seront pas disponibles économiquement avant 20 à 50 ans.
            De plus le développement des énergies renouvelables forcément intermittentes, est favorable à la demande de gaz naturel, qui est le meilleur et moins cher moyen de produire de l'électricité à la demande, quand en hiver il n'y a pas de vent ou de soleil et que la demande d'électricité est maximale.
 
13 - Le développement de cette ressource va entraver le développement des énergies renouvelables.
 
            Les énergies renouvelables actuelles, même très subventionnées ne peuvent subvenir aux besoins énergétiques pour le présent et pour le futur proche, même si leur coût diminue. De plus cette ressource du gaz n'empêche pas la poursuite des économies d'énergie indispensables, rentables et bonne pour l'environnement. Il n'y a pas lieu d'opposer l'exploitation des gaz de schistes, financée par le privé, à la nécessité d'économiser l'énergie, les deux activités étant favorables à l'emploi.
            Comme on le constate aux Etats-Unis, le prix du gaz suit les lois du marché, son abondance baisse son prix. Les énergies renouvelables ne peuvent se développer avec les seuls investissements privés et dans la situation de déficit de nombreux pays, les subventions déclinent.
 
14 - Pollution de l'air.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/Epuisementdesressourcesdepetroleinfonuggetmain.jpg            Elle n'est pas spécifique du gaz de schistes mais de tous les hydrocarbures quand des tests de mise en production sont effectués et que le gaz est brûlé à la torchère. Ces essais sont nécessaires pour évoluer la capacité du réservoir. C'est une procédure classique, courante, de courte durée, pratiquée depuis plus de cent ans.
            Quant aux émissions de méthane dons l'atmosphère, elles représentent 10% de l'ensemble des gaz à effet de serre (la plus importante après le CO2, étant la vapeur d'eau) mais seuls 3% proviennent des puits de gaz, des gazoducs et des fuites de réservoirs de stockage. Les 7% restants proviennent des dépôts d'ordures ménagères, des mines de charbon et de la fermentation stomacale du bétail. Les fuites de gaz attribuables aux gaz de schistes sont négligeables.
 
            En définitive, certes l'exploitation des gaz de schistes a certains inconvénients, comme toute action industrielle. Mais ces inconvénients sont faibles, et les connaissances actuelles et une réglementation sévère permettent de les minimiser.
            Il faut constater malheureusement le rôle négatif de nos médias, qui ont failli dans leur rôle non seulement d'information non biaisée, mais aussi de pédagogie, et ont distillé avec les "verts" la peur dans l'opinion publique.
            Il faut espérer que les pouvoirs publics ne passeront pas à coté de cette opportunité de redresser notre balance commerciale, assurer notre dépendance énergétique, créer des emplois non délocalisables, et développer notre industrie pétrolière, qui a tendance actuellement à rechercher des marchés hors de France, puisque l'exploitation de gaz de schistes y est impossible temporairement.
            De plus, les compétences acquises, notamment dans la connaissance géologique du sous-sol français, préparerait la mise en place de la géothermie profonde et de la transition énergétique. La géothermie profonde est la seule énergie thermique illimitée, permanente, non polluante, pouvant être installée à peu près partout, pour des investissements du même ordre que ceux des forages pétroliers et sensiblement inférieurs à ceux de l'éolien. (Le gradient de température est de 3,3 d°/ 100 m de profondeur).
            La France est, parmi les grands pays, l'un des mieux placés pour réussir cette transition énergétique et disposer ainsi avec son hydraulique, son nucléaire, sa biomasse, le gaz et les énergies renouvelables, d'un avantage compétitif unique. Elle dispose déjà d'un prix de l'électricité avantageux qui lui permettrait d'implanter rapidement un parc d'automobiles électriques peu polluantes.
         Il y a un effort à faire; il faut le faire pour nos enfants et au moins pour leur laisser un pays compétitif, avec moins de chômage, et le moins polluant possible, où il fait bon vivre.

Mercredi 30 janvier 2013 à 7:23

Energie, nucléaire, économies

Les objections à l'exploitation des gaz de schistes, évaluation des risques. (1)
 
            Ces objections proviennent surtout des problèmes rencontrés aux USA dans cette exploitation, essentiellement en ses débuts, mais dans un contexte très différent du contexte français.
 
            En effet, aux Etats-Unis le sous -sol appartient au propriétaire du terrain, alors qu'en France, il appartient à l'Etat.
            Il en résulte que, la première exploitation de gaz de schiste ayant été faite par un tout petit producteur, il y a eu ensuite de nombreux petits exploitants. Ces petits propriétaires de ces petits gisements ne sont pas affiliés à la puissante "International Association of Drilling Contractors (ADC) et ne sont parfois pas très respectueux des règles officielles et cherchent à minimiser leurs coûts. Certains ont eu tendance à choisir le sous-traitant d'exploitation le moins-disant, n'ayant pas une expérience suffisante et mal outillé.
            Il en est résulté de nombreux problèmes.
            L'Etat américain, conscient de ce problème a considérablement durci la réglementation d'exploitation, et les grosses compagnies, qui ne s'étaient pas à l'origine intéressées à ce type d'exploitation, ont, devant les promesses de gain, racheté presque toutes les petites exploitations et les problèmes ont pratiquement disparu.
            En France, seules les grandes compagnies ont le droit d'exploiter sous licence de l'Etat, et les permis, comme les conditions d'exploitation sont très étroitement encadrées et des organismes de contrôle existent depuis longtemps.
 
            On peut alors examiner techniquement les risques envisagés par les détracteurs des gaz de schistes :
 
1 - Pollution des nappes phréatiques.

   Les nappes phréatiques sont à faible profondeur avec un maximum de 600m dons le bassin parisien.
 http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/gazdeschiste.jpg           Compte tenu de la profondeur des gisements, (2000 à 4000 m), des nombreuses couches rocheuses imperméables, soit des millions de tonnes de roches, aucune pollution n'est possible à partir de la zone fissurée contenant l'huile ou le gaz.           
            Le risque provient du fait que tous les tubes des puits traversent les aquifères, mais il est négligeable si les règles de l'art ont été respectées.
            Tous les puits sont en effet tubés par des tubes en acier spécial épais sans soudure (vissés) dont l'espace annulaire est cimenté. Avant l'opération de cimentation, le diamètre du trou de forage est mesuré tout le long  du puits, pour déterminer exactement le volume de laitier à injecter. La cimentation est ensuite contrôlée pour vérifier qu'il n'y a pas de vides et que l'adhérence du ciment est correcte.
            Aux USA une quarantaine de cas de pollution auraient élé signalés, en particulier à Pavilion au Wyoming, où le gisement est à 600 m, (donc près des nappes aquifères), alors que plus de 450 000 forages gaziers ont été faits dont 80 000 pour les gaz de schistes, sans pollution. Ces cas sont en général imputables à de tous petits entrepreneurs qui n'ont pas toujours les compétences techniques nécessaires et, à plus forte raison, les moyens financiers.
            Des centaines de milliers de puits dans le monde traversent des nappes aquifères sans problème. Les grandes compagnies pétrolières maîtrisent de longue date la technique nécessaire pour réaliser des puits parfaitement étanches.
 
2 - Les forages profonds sont la cause de la pollution.
 
            C'est une ineptie. Les forages pétroliers à 3000 ou 4000m ne sont pas profonds mais très courants. Le record du monde ou Texas est de 10 000 m. Certains puits à Lacg ont dépassé 6 000m, dans les années 50, sans aucune fuite.
Tout l'espace annulaire autour des tubes, est cimenté. L'embase de la tête de puits est soudée sur le premier tubage. Sur cette embase, la tête de forage sera boulonnée, le bloc de sécurité en acier forgé, qui comporte des vannes, tarées à 1 500 bars, permettant d'isoler le tubage, puis la tête de puits, quand le forage sera terminé et complété pour la mise en production (voir les photos sur le précédent article).
            Toute fuite est en principe impossible, mais immédiatement détectée par mesure de la pression et colmatée.
 
3 - La fracturation hydraulique est mal connue.
 
            Faux ! Ce n'est pas une nouvelle technique comme l'ont dit les médias, mais une technique de production, vieille de plus de 40 ans, développée par de grandes sociétés de service, et utilisée dans tous les champs pétroliers. Plus de deux millions de fracturations hydrauliques ont été exécutées dans le monde.
            La zone fracturée est de faible épaisseur, à forte profondeur, dans des roches solides,  et aucun effondrement n'est à craindre.

4 - Emprise au sol. Dégradation des sites.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/thumblextractiondugazdeschisteundangerpourlenvironnement6100gif.jpg            Des progrès pour minimiser l'emprise ou sol ont été faits. Une installation complète de forage occupe environ 30m X 50m; on translate la sonde de quelques mètres pour forer les puits suivants. Les têtes de puits sont rassemblées dans une enceinte dont l'emprise au sol est bien moindre
que pour les éoliennes.
            Pour la fracturation, il faut une quantité de matériel et d'équipement sur une courte période: plusieurs camions de pompage de grande capacité, des mélangeurs, des camions de transport du sable, une unité de commandement, en tout une quarantaine de véhicules gros porteurs. L'emprise au sol peut atteindre 100mX100m y compris les bassins de décantation des eaux usées et les bassins à boue. Ensuite il ne reste sur place que quelques têtes de puits distantes de 3m, dons un enclos grillagé. A la fin du chantier, les opérateurs sont dans l'obligation contractuelle de remettre le site dans son état initial. Les canalisations doivent âtre ensouillées à au moins trois mètres.
            Mais il n'y aura jamais en Europe autant d'appareils de forage qu'aux Etats-Unis où la densité de population est bien plus faible.
 
5 - La consommation d'eau.
 
            Elle est de 10 000 à 20 000 m3 au maximum, (soit six piscines olympiques ou la consommation annuelle de moins de 50 personnes) pour la fracturation hydraulique, et 1000 à 2000 m3 pour la boue de forage. L'eau saumâtre peut être utilisée pour la fracturation hydraulique. Il n'est pas nécessaire d'utiliser de l'eau potable, que par ailleurs on utilise abondamment en Fronce (35 milliards de m3 / an) pour les wc, le lavage des voitures et l'arrosage des jardins, contrairement aux Etats-Unis où pour ces usages, on utilise de
l'eau non traitée, sur un deuxième compteur.
                  Dans quatre grands gisements des USA, où des centaines de puits sont forés par an, la consommation d'eau n'a représenté au plus que 0,8% de la consommation régionale. Pour produire la même quantité d'énergie, le gaz de schiste utilise deux fois moins d'equ que le nucléaire, quatre fois moins que le pétrole, six fois moins que le charbon, et 500 fois moins que l'éthanol combustible "vert" dérivé du maïs.
 
6 - Pollution des sols par une fuite de gazoducs.
 
            Celle-ci ne peut être que minime car toute baisse de pression est automatiquement détectée et commande la fermeture automatique des vannes de sectionnement.
 
7 - Le risque sismique.
 
            Deux cas auraient été constatés en Grande-Bretagne avec des secousses très faibles (2-3) sur l'échelle de Richter, soit les tremblements causés par un poids lourd sur un dos d'âne.
            Les études sismiques préalables permettent de détecter les failles. Les emplacements de forage sont sélectionnés en connaissance de cause.

.... suite sur l'article de demain....

Mardi 29 janvier 2013 à 7:59

Paysages

Dernier intermède sur les arbres  aujourd'hui, pour vous repposer, et je reprends demain les articles sur le gaz de schistes.

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Lundi 28 janvier 2013 à 8:06

Energie, nucléaire, économies

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/schistes.jpg
 
Quelle est l'originalité de l'exploitation des gaz de schistes par fissuration hydraulique ? (schéma ci dessus)
 
            Les schistes (shales en anglais) sont des roches sédimentaires de nature argileuse compactées en feuillets. L'aspect ressemble à celui de l'ardoise.(voir la photo sur le premier article d'hier).
             Le gaz et pétrole de schistes proviennent de la transformation de la matière organique par l'activité bactériologique, la pression et la température, laquelle matière a été déposée dons les bassins sédimentaires et compressée par les couches successives superposées. Cette roche-mère compacte a piégé dans ses micro-pores ces hydrocarbures formés pendant des siècles. Elle est imperméable et ne permet donc pos l'écoulement naturel du gaz ou de l'huile.
 
            Contrairement à ce que croit l'opinion publique, à la suite des dires des médias, les méthodes d'exploitations des gaz de schistes sont toutes connues depuis des années et éprouvées dans le domaine pétrolier.
            Leur originalité est simplement la combinaison du forage vertical à de grandes profondeurs, du turboforage horizontal et de la fissuration hydraulique.

Ci dessous un trépan classique (puits verticaux) et un trépan de turboforage (puits horizontaux).

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/b9a40585e9.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/turboforage.jpg
 
















          On fore d'abord verticalement de manière classique avec la rotation du train de tiges de forage entraînant le trépan jusqu'au toit du gisement. Des tubages (casings) de diamètres décroissants, vissés les uns aux autres et parfaitement étanches, sont successivement descendus et cimentés pour isoler le puits de tout contact avec des nappes aquifères.
           On passe alors au turbo-forage pour forer progressivement en biais, puis horizontalement, Seul le trépan est entraîné en rotation par une turbine placée au bout du train de tiges et actionnée par la boue de forage en circulation sous pression. Le forage horizontal coûte environ 20 % de plus qu'un forage vertical..
            Ce drain horizontal, généralement de 2000m, peut atteindre 5000m. En forant plusieurs puits verticaux avec leurs drains horizontaux, on peut ainsi drainer une large partie du gisement. C'est une procédure classique qui existe depuis 1980, en production de pétrole offshore à partir d'une plate-forme fixe ou flottante selon la profondeur d'eau, afin d'éviter la multiplication des plateformes, chacune coûtant 3 à 4milliards de dollars.
            Le puits est tubé et cimenté. Les tubages concentriques sont appelés « casings ». Le dernier "casing" descendu dans le trou de 21,6 cm est de diamètre 17,8. ll est perforé par charges creuses tout le long du drain pour permettre l'entrée du liquide ou du gaz.

Ci dessous les tuyauteries (casings) qui sont descendues dans le forage.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/t033900001310097.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/images.jpg












            Mais en général le gaz de schiste (ou l'huile)l est retenu dans les micropores des divers feuillets de roches, qu'il faut "fracturer" ou plutôt fissurer pour le libérer, (on crée de petites fissures dans la roche par rupture mécanique sous pression des forces de cohésion dans les plans de sédimentation et de leurs fragilités naturelles).
 
            La technique de fissuration hydraulique intervient alors pour rendre perméable ce réservoir de schistes, technique coûteuse exigeant toute une batterie de camions-pompes, de citernes, de rampes de distribution, d'une unité de commande.
            Elle consiste à injecter de l'eau sous très forte pression (600 bars, tous les équipements sont tarés à 1000 bars) additionnée de sable ou de micro-billes de céramique et d'additifs ou adjuvants chimiques spécifiques bien définis selon les caractéristiques de la formation à fissurer, pour faciliter l'écoulement des débris et de la boue de fissuration.
            Le sable sert à empêcher les micro-fissures de se refermer sous I'effet de la pression hydrostatique des couches supérieures. Ces micro-fissures de 2mm environ atteignent 150 à 200 m de long dans les plans stratigraphiques et quelques dizaines de mètres dans les autres plans. Elles établissent des communications entre les pores permettant ainsi au gaz ou au liquide de s'écouler vers le drain horizontal et de remonter à la surface jusqu'à la tête de puits, par le tube descendu au milieu du dernier casing de 17,8, ceci sous l'effet de la pression locale très forte qui règne au niveau de la couche de schistes (sous l'effet du poids de toutes les couches géologiques supérieures).
 
            Dans les deux articles suivants j'examinerai après demain (demain c'est intermède en photos), quelles sont les objections actuelles à l'exploitation des gaz de schistes et je montrerai que ces objections résultent d'une crainte exagérée et d'informations inexactes développées par les médias et d'une application exagérée du principe de précaution, sans qu'on ait analysé suffisamment les causes des problèmes intervenus aux USA. (j'ai séparé cet exposé en deux articles pour qu'ils ne soient pas trop longs et ne vous rasent pas trop.

Ci dessous des photos de la tête de forage qui entraîne les tiges et des vannes de sécurité en haut des tiges.

 http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/bakken1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/clamshellCasingcutter.jpg

 

Dimanche 27 janvier 2013 à 8:33

Energie, nucléaire, économies

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/Schistes990x6601.jpg

J'avais fait le un article (19 avril 2011), sur les problèmes qu'avait provoqués aux Etats Unis l'exploitation des gaz de schistes et j'étais d'accord sur le fait que, avant de lancer des exploitations, il fallait absolument examiner dans quelles conditions elles allaient être faites et quels étaient les risques correspondants.
            Mais une fois de plus l'application rigide et sans réflexion du principe de précaution aboutit à une absurdité : l'arrêt en France de toute étude et de toute prospection, alors qu'il aurait fallu au contraire intensifier celles-ci et examiner les risques de l'exploitation avant de l'autoriser, pendant que l'on examinait où étaient les gisements et qu'elle était la configuration de leur sous-sol.
            Je vais donc revenir en plusieurs articles sur ce problème, car les médias, recherchant comme d'habitude du sensationnel, ont désinformé l'opinion publique sur ce sujet.
            Je me servirai de certaines données et de certaines photos de l'Institut Français du Pétrole et d'un de ses ingénieurs, Monsieur Levier, dont j'ai suivi une conférence.
            Aujourd'hui je vais parler de l'enjeu économique et je résumerai ensuite les problèmes techniques.
 
            L'enjeu économique :
 
            Tous les pays du monde ont actuellement autorisé la prospection et l'exploitation des gaz de schistes, à l'exception en Europe de la France, de la Bulgarie et de la Hongrie.
            Il y a donc un enjeu économique certain et la France prend actuellement du retard dans ce domaine, alors que techniquement, elle a de grandes possibilités.
            Grâce aux gaz de schistes, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs de gaz depuis 2010 devant la Russie et le prix du gaz ayant beaucoup baissé (trois fois moins cher qu'en France), la recherche pétrolière a été relancée et les USA devraient dépasser la production de pétrole de I'Arabie Saoudite entre 2017 et 2020. Cela risque de changer certaines donnes politiques, car tout le monde sait que ce pays finance en partie les terroristes, mais personne ne dit rien car on a besoin de son pétrole.
         Le marché gazier mondial est modifié car les Etats-Unis, ancien plus gros importateur de gaz naturel, ont cessé d'importer.
            Ils ont ainsi assuré leur indépendance énergétique pour plus de cent ans.
 
            La consommation d'énergie dans le monde est en forte croissance, du fait principalement des pays émergents, qui cherchent à augmenter le niveau de vie de leurs populations, notamment la Chine et l'Inde. (12 milliards de TEP en 2012 et elle doublera presque d'ici 2035).
            L'évolution de la répartition des diverses provenances de l'énergie mondiale est prévue dans le tableau ci-dessous :
                                     
Nature des énergies
2012
2035
Pétrole, biocarburant
34%
26%
Charbon
31%
27%
Gaz
20%
25%
Total énergies fossiles
85%
78%
Hydraulique
8%
8%
Nucléaire
5%
10%
Renouvelable
2%
4%
 
            La part d'énergies fossiles reste très forte, et donc l'émission de gaz de serre correspondante, les USA et la Chine n'ayant toujours pas signé les accords de Kioto).
            Le gaz est moins polluant que le charbon, puisque produisant moins de CO2, mais ce n'est pas une énergie "propre".
            C'est encore une énergie fossile, mais nous n'avons pas encore les moyens de nous passer de celles-ci, alors autant en favoriser une moins polluante.
 
            Les réserves de gaz de schistes sont une ressource très importante, beaucoup mieux répartie que le pétrole et donc favorable à une plus grande indépendance énergétique.
            Elles sont évaluées à : (en milliers de milliards de m3) :
 
Pays
Chine
USA
Argentine
Mexique
Af.duSud
Australie
GB
Pologne
France
Ressource
24
21
22
19
14
11
6
5
5 ?
 
            En France cette ressource représente l'équivalent de 100 ans d'importation de gaz.
            La France aurait par ailleurs des réserves importantes de pétrole (huile) de schistes.
 
            La facture énergétique de la France a représenté plus de 45 milliards d'euros en 2009 dont 9 milliards pour le gaz (47 milliards de m3 importés). En 2011, cette facture s'est élevée à 61 milliards dont 11 milliards pour le gaz, soit près de 90% de notre déficit commercial, (à comparer aux 50 milliards pour les intérêts de la dette).
Nos importations proviennent de Norvège (36,8%), Pays-Bas (16,8%), Russie (16,1%), Algérie (15,4%), Qatar, Nigéria, Egypte. Elles représentent 98% de nos besoins en gaz. Le reste provient de Lacq dans les Pyrénées Atlantiques, et sert à alimenter les industries qui se sont implantées autour du site.
 
            En France ces gisements de gaz de schistes se trouvent entre 2000 et 4000 m dans le bassin parisien, le bassin aquitain et les parties méridionales de la vallée du Rhône (Montélimar), Hérault, Ardèche, Gard et du massif central, Dordogne et en Moselle.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/5aedbdceef6d11e0b42459fa35f4e722.jpg

            Une soixantaine
de permis dont 17 pour les schistes avaient été octroyés par le ministre Borloo. mais ont été suspendus par Nathalie Kosciusko Morizet.
            Le rapport préliminaire des experts du comité ministériel reconnaissait qu'il serait dommageable pour l'économie nationale et pour l'emploi que notre pays s'interdise de disposer d'une évaluation approfondie de cette richesse potentielle dont on n'a pas une idée précise de son coût de production sauf qu'il sera certainement plus cher qu'aux Etots-Unis et préconisait :
                        - de lancer un programme de recherche scientifique sur les techniques de fracturation hydraulique dons un cadre national ou européen.
                        - de promouvoir la réalisation d'un nombre limité de forages expérimentaux d'exploration instrumentés, en particulier dons les bassins du sud-est moins connus que le bassin parisien au plan de leur sous-sol.
                        - de réviser le code minier et la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation sur leur territoire.
                        - d'effectuer une mission aux USA pour visiter des sites opérationnels.
                        - d'avoir un encadrement strict pour ces opérations.
            Alors que la plupart des pays européens et mondiaux vont vers une exploitation d'un gaz meilleur marché, nous risquons de subir une augmentation importante du coût de nos importations de gaz naturel, alors que nos finances ne sont pas dans une situation favorable.
            Une prospection dans un premier temps ne comporterait aucun risque, et il est absurde de l'interdire, de même que la recherche de méthodes d'exploitation autres que la fracturation hydraulique, ou l'amélioration de celle-ci en matière de sécurité..
 
            Dans les trois articles suivants, je vais essayer d'examiner d'abord ce qu'est l'exploitation des gaz de schistes par fissuration hydraulique, puis quels sont au plan technique, les risques présentés par l'exploitation du gaz de schiste.
 

Samedi 26 janvier 2013 à 7:50

Paysages

Suite des arbres extraordinaires exotiques : aujourd'hui, les baobabs.

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Vendredi 25 janvier 2013 à 8:02

Notre cerveau : émotions

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             Pour maîtriser ses émotions, il faut d'abord les identifier, puis les comprendre, c'est à dire trouver leurs causes réelles et voir leurs manifestations et leurs conséquences.
Mais il faut ensuite réagir pour ne pas se laisser dépasser par elles.
 
                        Première action : exprimer ses émotions.
            Bien des gens ne parviennent pas à expliciter ce qu'ils ressentent en eux mêmes ou pour autrui, ou le font d'une façon inadaptée.
            Exprimer ses émotions, c'est se forcer à mieux les comprendre, mais c'est aussi désamorcer leur action, par l'effort que l'on fait pour que ce que l'on ressent ne perturbe pas l'expression de la parole ou de l'écrit.
            On peut en effet exprimer ses émotions oralement ou par écrit (par exemple dons un journal intime ou un blog), et dons la plupart des cas, cet exercice est bénéfique.
            Lorsqu'il s'agit d'émotions négatives, telles la tristesse, la peur ou la colère, l'expression peut être un moyen d'en réduire l'impact négatif. On "décompresse" en quelque sorte sa mémoire, (comme si on soulevait la soupape d'une cocotte minute), et l'inconscient se trouve en partie libéré. Les émotions négatives ne tournent plus en rond dans votre cerveau émotionnel avec la même intensité car vous avez créé une porte de sortie.
            Dans le cas d'émotions provoquées par un tiers, l'expression de l'émotion peut servir à clarifier des situations conflictuelles ou ambiguës.
            Autre point positif de l'expression des émotions : le partage social. Partager avec des amis, avec quelqu'un en qui on a confiance.
            C'est d'abord une tendance presque naturelle à parler de ce que nous ressentons, lorsqu'il nous arrive un événement riche en émotions, mais évidemment plus marquée chez les extravertis que chez les introvertis, qui ont plus de réticences à parler d'eux.
            Mais l'un des avantages est que la personne à qui l'on en parle, même si elle cherche à comprendre avec ses neurones miroirs, n'est quand même pas aussi concerné par ces émotions. Elle peut alors essayer d'examiner la situation comme si elle était spectatrice, en faisant plus appel à la logique qu'aux sentiments et donc en essayant d'aborder les faits plus objectivement, les émotions entraînant plutôt la subjectivité.
Cette personne vous fera alors voir la situation autrement et pourra vous aider à résoudre certains de vos problèmes qui justement engendraient ces émotions.
            A l'inverse garder des émotions négatives pour soi est en général maléfique. Les chercheurs ont montré que cela entraînait une augmentation des paramètres physiologiques
associés, (fréquence cardiaque et respiratoire, sudation..) comme si les effets masqués de l'émotion se trouvaient renforcés. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à dissimuler leurs émotions, ont moins d'émotions positives et plus d'expériences émotionnellement négatives.
            Finalement savoir mettre des mots sur ce que l'on sent, en parler à des proches, partager autour de soi le monde intérieur de ses émotions fait partie des compétences que les psychologues appellent "intelligence émotionnelle", qui rendent la vie plus facile, mieux adaptée au monde social, tout en améliorant sa santé intellectuelle.
 
           
                        Deuxième recommandation : réguler ses émotions.
 
            Il faut             d'abord atténuer nos émotions négatives :
            De nombreuses méthodes existent, mais elles demandent de l'énergie, et il faut donc donner un peu de soi pour en retirer ensuite une amélioration; en voici une recommandée par de nombreux psychologues :
            Nos émotions négatives ne sont pos causées par une situation, mais plutôt par l'évaluation que nous faisons de cette situation.
            Il est donc possible de modérer l'émotion négative en recherchant une autre évaluation de la situation, une outre façon de l'envisager, quitte à demander l'aide d'une autre personne qui aura un regard différent, n'étant pas directement impliquée dans cette situation et ayant une expérience différente.
            Une outre façon de réguler ses émotions négatives est la recherche d'un contact social
plus grand. L'isolement est un facteur important d'émotions négatives, d'angoisse ou de tristesse, et aller à la rencontre des autres pour partager ce que l'on ressent, est un bon réflexe; même si l'on se sent parfois enclin ou repliement lorsqu'on traverse une phase difficile.
 
            A l'inverse, il faut renforcer les émotions positives :
            Il s'agit d'accentuer les émotions positives, de les prolonger, ou d'en augmenter la perception.
            La première chose à faire est de prendre totalement conscience de cet état positif.
            Il faut d'abord repérer les moments de bien-être, pour s'y attarder, profiter de toutes les petites joies de la vie, en oubliant ses soucis.
            La méditation et le yoga peuvent y aider.
            Il s'agit de saisir le bonheur ou vol : rester attentif à ce qui se passe en soi, cueillir les bonnes sensations et les savourer.
            La perception intime d'un sentiment s'enracine en gronde partie dons l'expression corporelle associée et donc, exprimer ou maximum, par des gestes, des paroles, des sourires, des intonations, des expressions du visage, la joie ou le bonheur que vous ressentez.
            Ainsi, se comporter comme si l'on était animé de sentiments positifs peut engendrer une émotion positive. Sans compter qu'à force de sourire, vous serez l'objet de l'attention d'autrui et vous susciterez des réactions positives.
 
                        Enfin il faut essayer d'utiliser ses émotions à bon escient.
            Maîtriser nos émotions peut avoir parfois des inconvénients.
            Par exemple, les émotions positives sont à double tranchant, car elles conduisent souvent à percevoir et à juger des situations ou des personnes avec plus d'enthousiasme que ne vaudrait une appréciation objective des faits.
            ll importe de savoir faire la part des choses, d'être conscient de ces biais possibles, de distinguer ce qui relève d'un jugement objectif et ce qui est influencé par nos émotions.
            Les émotions négatives peuvent évidemment avoir l'effet inverse.

Jeudi 24 janvier 2013 à 8:06

Notre cerveau : émotions

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Beaucoup des jeunes avec lesquels je discute ont des problèmes, du fait qu'ils maîtrisent mal leurs émotions.
 
         Bien entendu les psys en mal de client se précipitent sur l'occasion pour les persuader qu'ils sont anormaux et qu'il faut se soigner. Et comme on ne sait pas trop quoi leur dire sur leur "maladie mentale", on a inventé le trouble bipolaire que l'on met à toutes les sauces.
         Certes certaines personnes ont vraiment ce trouble, mais la plupart du temps il ne s'agit que d'une humeur un peu changeante, au gré du stress et surtout de quelqu'un de sensible, qui maîtrise mal ses émotions et bien souvent aussi, qui accorde trop d'importance à l'opinion des autres.
            Mais certains psys ont inventé un questionnaire tel, qu'après l'avoir rempli, une personne sur deux peut se sentir bipolaire !!! Faut bien se trouver des clients ! (Tous les psys ne sont pas comme cela heureusement, mais j'en ai connu certains....il y a aussi des syndics, des notaires, des banquiers....)
 
            Alors il est important d'essayer d'être plus à l'aise avec ses émotions et pour cela il y a certaines précautions ou attitudes que je vais essayer d'exposer rapidement.
 
 
            La première chose est d'essayer de connaître, d'identifier ses émotions.
            Cela vous paraît évident, mais si j'ai connu certains individus qui distinguent aisément s'ils sont tristes, déçus, en colère ou se sentent coupables, d'outres ne parviennent pas à distinguer ces différents états et se sentent simplement "bien" , ou "mal".
            Il faut savoir que toues les émotions ne provoquent pas les mêmes conséquences physiologiques : la peur et la colère augmentent les rythmes cardiaque, la respiration et la sudation. La tristesse augmente souvent le rythme cardiaque, mais pas la transpiration, et la gorge nouée est surtout la conséquence de la peur, de la crainte. La joie, la surprise le dégoût n'entraînent pas ces modifications.
            Mais cela vaut la peine de prendre un peu de recul pur savoir ce que l'on ressent, d'observer comment on réagit.
            Ma grand mère me disait de tourner 7 fois ma langue dans la bouche avant de parler, pour éviter de dire des bêtises ou des maladresses.
            C'est analogue, identifier nos émotion, c'est savoir qu'on est dans un état particulier, qui comprend des risques et c'est pouvoir mieux les maîtriser, ne pas se laisser dépasser par les événements.
            De plus, la capacité d'identifier ses émotions est un avantage lorsqu'il s'agit de détecter la nature des émotions d'autrui : loa compréhension des émotions d'autrui suppose en effet une reproduction interne de l'état émotionnel chez l'observateur en reproduisant en miroir l'émotion de l'autre. (voir l'article sur les neurones miroirs du 23 mars 2008).
            Les individus qui savent bien reconnaître le contenu de leur propre expérience émotionnelle réussissent mieux dans leur vie sociale ou en famille : ils savent mieux se contrôler, mais aussi mieux détecter les réactions des autres, percevoir l'inquiétude, la déception ou l'irritation dons le regard d'autrui ?
 
 
            Le deuxième point est de comprendre ses émotions.
            Comprendre ses émotions, c'est essayer d'en trouver les causes et de déterminer les conséquences actuelles et futures, possibles.
La plupart du temps les émotions sont déclenchées par des événements, des désirs et des besoins, plus ou moins liés entre eux.
            Certain(e)s de mes correspondants sont tristes parce qu'ils ou elles se sentent seul(e)s mais la tristesse; bien qu'ayant cette cause profonde, est déclenchée par un événement de nature différente ;: une image, une lecture, une musique, une réflexion...
            D'autres qui ont été frustrés, malmenés il y a parfois longtemps, sont souvent sujets à des colères, à une agressivité, sans rapport avec un mot malheureux qui va les déclencher.
            Dans le domaine positif, le soleil le ciel bleu, un oiseau qui pass nous remplissent de joie, mais en fait c'est que notre état de ce moment était peu perturbé par des soucis ou du stress.
            Lorsqu'une explosion émotive se produit, il faut éviter de l'attribuer au déclencheur le plus proche, le plus évident, mais s'interroger sur les causes profondes de cette manifestation.
            Comprendre ses émotions, c'est comprendre en quelque sorte sa relation au monde.

            Evidemment, ce que je viens d'écrire, c'est de la théorie; en pratique ce n'est pas toujours facile de comprendre ses émtions. une bonne connaissance de soi, de sa personnalité, notamment grâces aux préférences cérébrales aide énormément.
            Nous continuerons demain à voir comment on peut exprimer, réguler et utiliser ses émotions.

Mercredi 23 janvier 2013 à 8:49

Notre cerveau : émotions

             Je voulais refaire quelques articles sur les émotions, leur compréhension et leur maîtrise. Alors comme chaque fois que je reprends un sujet que je n'ai pas abordé depuis longtemps, je vais sur les sites des universités que je connais, je lis quelques revues scientifiques, pour actualiser mes connaissances.
            J'ai lu un article, qui m'a beaucoup étonné, car j'avais toujours appris jusqu'à présent que les émotions concernaient de nombreux centres dans le cerveau qui y participaient tous et que, à par les centres amygdalien pour la peur, le stress, la colère et des centres des cortex insulaire et cingulaire pour les "émotions pures" c'est à dire sans cause ou quelle que soit la cause, il n'y avait pas de centre spécialisé.
            Et là, un article de Sylvie Berthoz, chargée de recherches à l'INSERM et psychologue pour jeunes à l'hôpital de Paris-Montsouris, décrit au contraire la spécialisations de centres dans les diverses émotions.
           
            Je vous ai déjà parlé du classement psychologique des émotions, celui le plus connu étant dû au chercheur américain Plutchik avec sa célèbre "roue des émotions" (ci dessous et mon article du 27 octobre 2009). Mais c'était un classement théorique sans base physiologique.
Il semble que maintenant on sait que les grandes émotions primaires sont traitées par des centres spécialisés (mais qui ne font pas que cela !).
 
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            Les études d'imagerie cérébrale fonctionnelle sur les émotions ont été d'abord menées chez des patients déprimés, anxieux ou victimes de lésions cérébrales. Mais il est difficile de distinguer un état dépressif majeur et un état transitoire de tristesse, qui fait partie du vécu émotionnel du sujet en bonne santé. Ces deux états peuvent être traités par des réseaux neuraux en partie communs, quoique distincts et ce n est qu'en multipliant les études sur des personnes malades, d'une part, et chez le sujet sain, que cette connaissance a pu progresser.
            Mais les études sont complexes, car les réactions émotionnelles comportent différents stades, notamment la formation d'une émotion, son expression, l'expérience subjective qui lui est associée dans notre mémoire et l'adaptation du comportement aux circonstances émotionnelles particulières. Ces différentes opérations mettent en jeu des processus complexes au cours desquels les mécanismes de représentation mentale et d'action évoluent.
            Pour essayer de déterminer les processus cérébraux les chercheurs exposent les personnes à un stimulus émotionnel, en leur faisant voir des images accompagnées de sons et paroles ou racontent une histoire qui déclenche une émotion.
            On peut aussi créer un processus interne en leur demandant de se remémorer des événements personnels en relation avec tel genre d'émotion.
            On compare ensuite les résultats de toutes ces études pour essayer de faire ressortir les résultats communs les plus saillants.
            C'est ainsi que l'on peut aujourd'hui localiser certaines régions du cerveau qui semblent plus particulièrement impliquées dans la perception de telle ou telle émotion et notamment les émotions primaires.
            Par contre. il ne semble pas exister de dominance de I'hémisphère droit du cerveau dans le traitement des émotions, ni une spécialisation des zones antérieures dans les émotions positives ou des zones postérieures dans les émotions négatives, contrairement à ce qui avait été suggéré dans les modèles précédents issus de la neuropsychologie.
 
 
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            Toutefois, si certaines activations cérébrales de centres particuliers semblent dépendantes de la nature de l'émotion, d'autres ne le sont pas. Ainsi quelle que soit
l'émotion induite, qu'elle soit plaisante ou déplaisante, et indépendamment de la méthode d'induction (externe ou interne), une structure cérébrale située dans Ie lobe frontal - Ie cortex préfrontal dorsomédian - est systématiquement activée. Cette région cérébrale jouerait un rôle clé dans « l'intégration émotionnelle », pour associer l'émotion, son contexte et ses conséquences. (par exemple si vous voyez un méchant molosse menaçant, ce n'est pas la même intensité d'émotion si vous êtes derrière une vitre ou si lui est dans une cage, que si vous êtes face à lui, sans protection.
 
            D'autres équipes se sont intéressées au déroulement dans le temps des émotions en enregistrant les "courants magnétiques" provoqués par la propagation de l'influx nerveux.
            ils ont montré que les scènes déplaisantes focalisent davantage notre attention et que par ailleurs notre cerveau effectue une analyse très rapide des réactions émotionnelles des visages de nos interlocuteurs, résultat probable de l'évolution et de réactions ancestrales de survie.
 
            La tâche se complique, dès qu'on veut étudier des réactions plus complexes que les émotions primaires. Certains chercheurs l'abordent en étudiant l'activation dans le temps de divers sites cérébraux et donc en étudiant les connexions successives
            Ils ont montré notamment que, en plus de centres des émotions primaires, des centres intervenaient sur des tâches lus générale : le cortex cingulaire dans la prise de conscience de nos émotions, des zones temporales s'il y avait partage de l'émotion, empathie, et le cortex préfrontal qui servait de filtre émotionnel afin de mieux contrôler nos émotions, cela dans un optique de réaction volontaristes.
            Mais un second mécanisme relativement automatique existerait aussi impliquant l'amygdale, l'hippocampe (mémoire) et tout le circuit de Papez dans le cerveau émotionnel.
 
 
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            Enfin les chercheurs semblent avoir montré que les personnes qui étaient plus ou moins émotives (contrôlant plus ou moins leurs émotions) devaient leurs caractéristiques en particulier à des gênes contrôlant d'une part la production de sérotonine, neuromédiateur qui contrôle l'humeur et, d'autre part, la connexion plus ou moins grande entre les centres amygdaliens et le cortex préfrontaL.
 
            Ces études sont intéressantes car elle permettent de comprendre peu à peu le mécanisme des émotions et donc d'une part de pouvoir imaginer des thérapeutiques en cas de dérèglement mental dans ce domaine, mais aussi de mieux savoir comment une personne en bonne santé, pourrait mieux ressentir, identifier et contrôler ses émotions.
 
 
 

Mardi 22 janvier 2013 à 8:28

Paysages

Une de mes filles m'a envoyé une série de photos d'arbres extraordinaires.
J'en ai trié une vingtaine pour vous les montrer en trois intermèdes : voici le premier qui concerne des arbres exotiques ressemblant à des palmiers ou à des arbres du désert
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