Lundi 21 janvier 2013 à 8:06

Politique, économie, religion.

  Madame Merkel a certainement une grande popularité en Allemagne, car elle défend les intérêts de son pays, et elle a le soutien des industriels, des riches et des classes moyennes. Elle a souvent un discours assez arrogant, et veut que son pays soit le "modèle européen".
         Il est certain que ce n'est pas tellement du goût des français, plutôt latins et pas très favorables à l'esprit anglo-saxon.
         Cependant beaucoup de nos élites en France (ou des personnes aisées ?) considèrent l'Amérique comme un modèle dans le monde et l'Allemagne comme le modèle en Europe.
         Les médias en particulier nous bassinent les oreilles avec la prospérité allemande et on finit par y croire.
         Alors j'ai été étonné par des articles de journalistes allemands, qui, dans le courrier international, dénoncent les "failles du modèle allemand", tout en faisant d'ailleurs quand même l'éloge de madame Merkel.
 
         L'article le plus étonnant est celui qui dénonce le niveau de pauvreté en Allemagne, alors que le taux de chômage est relativement bas et cela saute aux yeux sur le schéma ci-dessous.
 
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         Il semblerait que, certes il y a peu de chômage, au moins dans l'ancienne Allemagne de l'ouest, mais l'emploi y est en fait très précaire.
         Selon une récente enquête il y aurait 7,4 millions d'emplois précaires sur 41 millions, 1/3 des employés dans la restauration et 1/4 dans le commerce.
         Ces "mini jobs" ont un salaire horaire très faible, aboutissant à moins de 450 € par mois, et contournent toutes les lois et conventions collectives et de plus l'Etat accorde à ces employeurs des systèmes d'impôts très avantageux.
         Par ailleurs le système social (maladie et chômage) est beaucoup moins évolué qu'en France et 67,8% des chômeurs sont au dessous du seuil de pauvreté, (contre 33% en France, 39% en Espagne, et 4è,5 en Grande Bretagne (chiffres Eurostat).
         En 2010, 12,8 millions d'Allemands, soit 15,8% de la population) vivaient au dessous de ce seuil (contre 12% en 2005)
 
         Un autre article dénonce des failles dans le système industriel dans de granndes sociétés :
         Le groupe Thyssen accuserait plusieurs milliards de pertes et présenterait une gestion frauduleuse. Deutsche Bahn, la société des chemins de fer, aurait maquillé les chiffres du projet de construction de la gare de Stuttgart, pour faire adopter le projet. Le chantier titanesque de l'aéroport de Berlin serait dans un état déplorable, tant au plan financier que technique. La banque centrale Deutsche Bank, serait empêtrée dans un grand nombre de procès pour abus de confiance.
         Je n'ai pas les moyens de vérifier ces dires. Je cite seulement le journal.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/enquete.jpg             D'après diverses enquêtes, les allemands se montreraient très inquiets pour l'avenir. Ils craindraient surtout de voir leur pays s'endetter avec la crise de l'euro.
Mais une autre source de crainte est l'avenir des retraites, en raison de la très faible natalité, et la pauvreté qui menacerait alors les personnes âgées.
         Quant aux entreprises allemandes, elles seraient inquiète de la conservation de leur niveau technique, car les vieux ingénieurs et techniciens s'en vont et, la natalité étant faible, la relève ne se fait pas.
 
         Finalement, le modèle allemand n'est pas si bien que cela, surtout au plan social.

Dimanche 20 janvier 2013 à 10:05

Relations avec nos parents, famille

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           Quand j'étais gosse, ayant eu la chance que ma grand-mère m'apprenne à lire à 4 ans, je dévorais des livres et notamment des livres de contes
            Adulte j'en ai lu à mes enfants, avant qu'ils ne les découvrent eux mêmes, puis à mes petits enfants. Mais cela fait longtemps que je n'ai pas eu ce plaisir et je le regrette.
            Ce qui se passe dans les contes est assez différent de la réalité, cela vous le savez bien. Certaines lois physiques sont évidemment transgressées (les bottes de 7 lieues), des miracles s'accomplissent en réalisant des vœux, les princes charmants existent, et des transformations exceptionnelles ont lieu (citrouille carrosse).
            Cependant si les mondes des contes sont plus étonnants que la réalité, ils ne sont pas plus vertueux pour autant et on y retrouve facilement tous les pêchés capitaux et les dangers de notre vilaine Terre.

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           Mais on se pose moins de questions sur certains aspects psychologiques des personnages de contes et j'ai toujours été admiratif devant leurs qualités.
            Le petit Poucet se sent responsable de ses frères, comme s'il était adulte malgré son jeune âge, il est assez imaginatif pour trouver l'idée de semer des petits cailloux, et quand il trouve les bottes de 7 lieues, qu'il n'avait jamais vues auparavant, il sait à quoi elles servent et il sait s'en servir sans consulter une notice ! Même à mon âge je ne sais pas faire cela !!
            Ces personnage ont une stratégie imaginée à l'avance : par exemple le chat botté sait qu'il va aller voir l'ogre pour le forcer, par vantardise, à  se transformer en souris pour pouvoir le manger.
Chacun son tour !!.
            En général on les considère comme des personnes très intelligentes et on les invite à réfléchir à ce qu'elles vont faire et les fées et bons génies leur donnent des conseils ou leur enseignent leur expérience d'adulte. La fée conseille à Peau d'Ane de demander une peau d'âne à son père et beaucoup de récits mettent en valeur des préceptes moraux : la princesse de Riquet à la Houppe respecte ses engagements et Riquet et elle, faisant preuve d'altruisme, échangent beauté et intelligence. Le petit chaperon rouge aime beaucoup sa "mère grand" !
            Ce qui m'amuse par contre; ce sont les interprétations tout à fait délirantes, des psys férus de psychanalyse, qui voient dans l'aventure du chaperon un chemin initiatique de l'adolescente au seuil de la puberté et dans le loup qui l'attend dans le lit de sa grand-mère qu'il a mangé, un prédateur sexuel; et de l'absence des pères, souvent réelle dans les contes, resurgit le complexe d'œudipe (vaste fumisterie pour les neurobiologistes) et le Prince charmant de la Belle au Bois dormant, est évidemment le résultat de ce transfert de l'amour pour le père.
           
            Ces vieux contes n'enchantent plus les jeunes qui leur préfèrent Harry Potter, et là, si les pouvoirs magiques sont plus que jamais présents, (j'aimerais bien me déplacer à cheval sur un balais au dessus des embouteillages parisiens !), Harry a des parents qui ne s'occupent guère de lui, ne sait pas à l'avance ce qu'il doit faire, découvre bien des choses par lui-même, malgré l'enseignement de son collège de sorciers, et il doit découvrir peu à peu, dans un long parcours initiatique, les règles d'un monde incompréhensible..
            Au fond, il est plus près de la vie actuelle des jeunes.
            D'abord l'image a remplacé le texte et le conte est au cinéma et moins sur le papier, avec évidemment une démarche différente, faisant davantage appel à la vue qu'aux mots.
            les adultes ne possèdent pas le mode d'emploi des objets qu'ils côtoient, et quand bien même ils le connaissent, comme le sage et vieux Dumbledore, celui-ci ne l'enseigne pas à Harry pour qu'il le découvre par lui même.
            C'est tout à fait l'absurdité de nos méthodes actuelles d'enseignement des maths et des sciences, où les explications préalables aux exercices sont rares, pour que l'élève "fasse preuve de créativité" et invente règles et leur usage. Ce qui est une grave méconnaissance du fonctionnement du cerveau, qui n'invente rien de toutes pièces, mais ce contente de l'originalité de rapprocher de façon originale des données déjà mises en mémoire, et donc acquises au préalable.
            Cela rejoint aussi la mentalité des jeunes actuels qui pensent que leurs camarades sont plus à même que leurs parents (voire que leurs professeurs !), de leur apprendre ce qui leur sera utile dans la vie. Tout juste acceptent ils que les adultes leur donnent une idée des objectifs à atteindre, comme dans les jeux de rôle.
            Ce fossé de communication entre adulte et jeunes résulte sûrement ne partie de l'évolution des techniques de communication, l'essentiel passant par le net et le téléphone.
            Je me rend compte combien mon dialogue avec les jeunes est facilité parce qu'ils s'étonnent qu'un vieux singe de 80 ans puisse manier aussi bien qu'eux le blog et la messagerie.
            Et la proximité réelle des parents est remplacée par celle virtuelle des amis sur facebook ! Le corps n'est plus ressenti que comme un objet qu'il faut nourrir, dont il faut assouvir les passions et supporter (mal) les souffrances, il peut faire du sport pour réaliser des performances afin d'épater la galerie, mais il n'est plus le partenaire constant du plaisir intellectuel et de l'amour sentiment.
            Une autre évolution qui me frappe, est que la punition n'est pas ressentie comme un encouragement à s'améliorer et à ne pas retomber dans les mêmes erreurs, mais comme une humiliation insupportable; ils ne sont pas coupables, mais honteux et ils manquent tellement d'estime d'eux-mêmes que, lorsqu'ils sont punis, ils ne peuvent plus penser être estimés, et ont
parfois même une envie d'abandonner l'existence.
            Pour beaucoup de jeunes la punition (ou la sanction scolaire) est ressentie comme une marginalisation, une honte insupportable et entraîne alors chez eux une réaction à l'opposé de ce qui était recherché : une crise d'agressivité visant à rejeter la honte qu'ils ont l'impression qu'on veut leur imposer. D'où les violences vis à vis des parents et professeurs.
            Le paroxisme est une susceptibilité à fleur de peau, qui les amène à considérer ne serait ce qu'un regard comme une offense, qui ne devrait entraîner qu'indifférence ou haussement d'épaule et conduit parfois au meurtre.
            Le sens de la punition n'étant plus compris, cela de la gratification ne l'est plus non plus, celle-ci n'étant souvent plus perçue que comme un service que les parents doivent uax enfants, puisque c'est eux qui ont voulu les mettre sur cette Terre.
            Et le dernier point qui nous éloigne des contes de fées, c'est que avec le virtuel et les jeux vidéos, le monde des adolescents est devenu la culture de l'improvisation et de l'adaptation aux événements qu'on ne maîtrise plus, et que cela malheureusement favorise l'absence de réflexion et l'abandon de la logique et du bon sens pratique, qui sont couplés à la réalité et aux sensations du corps.

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Samedi 19 janvier 2013 à 9:36

Chiens

Dans un zoo russe une femelle chimpanzé est morte laissant son bébé orphelin.
    Une des employés l'a emmené chez elle, et sa chienne l'a adopté et le traite comme un de ses chiots.

    Ces images m'ont paru touchantes :


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Vendredi 18 janvier 2013 à 7:51

Sexualité, Homosexualité

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               Aujourd'hui, diverses études sociologiques permettent d'affirmer que l'homosexualité existe dans toutes les sociétés. Le pourcentage de personnes à orientation homosexuelle est à peu près le même dans toutes les sociétés et à travers toutes les époques. En clair, le comportement homosexuel est universel et a toujours existé. Selon les statistiques, l'homosexualité exclusive touche environ 3 % de la population, mais il est probable que devant les critiques et les tabous qui entraînent une certaine réticence à se dire homosexuel leur nombre est sans doute plus élevé.
             Ces statistiques recensent uniquement les adultes ayant un comportement net et non les “essais” de l'adolescence.


           Maintenant que je vous ai rafraîchi la mémoire sur le rôle de l'hypothalamus, voyons ce que les chercheurs disent sur les raisons de l'homosexualité.
 
            Il faut distinguer au plan sexuel, deux choses différentes : le désir et l'acte lui même.
 
            En ce qui concerne l'acte, les processus mettent en jeu les mêmes centres du cerveau chez l'homme et la femme, mais avec des conséquences différentes, notamment au plan physiologie des centres moteurs commandant les muscles.
            Mais ils restent les mêmes quelque soit le sexe du partenaire.
 
            Le problème de l'homosexualité est au niveau du désir.
            On ne trouve pas facilement des études sur ce problème, elles sont surtout américaines. C'est vrai que c'est très difficile à étudier car l'expérimenattion animale n'est pas possible sur un tel sujet , et on ne peut expérimenter (heureusement !) sur l'homme comme sur un animal.
              D'une part le nombre d'homosexuels sur lesquels on peut faire une étude est très limité et d'autre part il faut attendre leur mort pour pouvoir examiner leur cerveau (et que la famille l'autorise!).
         Enfin ces études sont faites sur des personnes adultes et souvent âgées (lors de l'autopsie) alors que la formation du cerveau dans ce domaine intervient dans l'adolescence. Les explications sont donc délicates. Cela dit certains circuit nerveux se modifient la vie durant et surtout la production d'hormones est éminemment variable.
 
 
              En ce qui concerne les adultes, j'ai trouvé trois explications générales de tendances homosexuelles, mais rien n'indique qu'on ait ainsi fait le tour du problème.
 
              Chez les femmes, on a noté une activité relativement très supérieure à la normale des glandes surrénales, induisant des taux anormalement élevés d'hormones androgènes.
         Des études ont fait état de taux de testostérone élevés chez des lesbiennes, mais d'autres lesbiennes ne présentaient pas cette caractéristique.
             Par ailleurs on ne sait pas si le fait d'être homosexuel a une influence sur les taux d'hormones (ce pourrait être une conséquence et non une cause).
              Ces femmes présentent dans leur enfance des comportements de “garçon manqué” et devenues adultes, ont souvent tendance à nouer des relations homosexuelles.
              Par analogie avec des études menées sur des rongeurs, il est possible que ces niveaux élevés d'androgènes circulants, aient “orienté” les circuits cérébraux à l'origine dimorphes (notamment au niveau de l'hypothalamus), dans un sens masculin plutôt que féminin, avec pour conséquence, des jeux plus agressifs et finalement, le choix d'un partenaire sexuel féminin.
         Mais ce n'est pas prouvé. Injecter de la testostérone à un bébé guenon n'induit pas de comportement sexuel mâle et un singe castré (qui n'en produit plus) peut rester très actif sexuellement surtout s'il est entouré de femelles et même s'intéresser aux mâles.
    Raisonner en opposant l'action de la testostérone à celle des œstrogènes est une vue simpliste qui ne correspond pas à la réalité biologique», dit le chercheur Catherine Vidal, rappelant qu'hommes et femmes produisent chacun ces deux hormones, mais en proportions différentes. Tout est donc une subtile question de dosage... et d'interprétation par le cerveau.
 
              Chez les hommes, des chercheurs (notamment LeVay aux USA) sont arrivés à la conclusion que certains noyaux de l'hypothalamus pouvaient être en relation avec l'orientation sexuelle.
              Ils ont montré notamment qu'un noyau de l'hypothalamus (appelé dans leur jargon NIHA3) était deux fois plus gros chez les hommes hétérosexuels que chez les homosexuels et que, au contraire, un autre noyau (dit suprachiasmatique car il est localisé dans l'hypothalamus juste au dessus du chiasma optique, le croisement à l'entrée du cerveau des nerfs optiques droit et gauche), était deux fois plus gros chez les hommes homosexuels que chez les hommes hétérosexuels et les femmes.
              Je n'ai pas trouvé dans la littérature d'explication valable de ces constatations. Les hypothèses sur le développement de ces noyaux sous l'effet des hormones androgènes sur les gênes sont assez contradictoires.
         Il existe diverses études s'appuyant sur cette constatation de différence de formation de l'hypoothalamus, qui prônent que l'homosexualité est héréditaire, (notamment une étude portant sur de vrais jumeaux, et une autre publiée en juillet 2006 portant sur la probabilité d'être homosexuel si on est le plus jeune d'une série de garçons dans une famille).
         Les  statistiques portent en général sur des populations très faibles et particulières et les chiffres sont très peu convaincants et très critiqués par les experts en statistique.
De plus une étude statistique permet de trouver des corrélations mais ne renseigne pas sur les relations de causes à effets
            En fait bien que le génome soit maintenant mieux connu, aucune explication n'est venue étayer cette théorie. On n'a pas trouvé le ou les gènes de l'homosexualité.
 
 
              Des psychologues ont également mis en lumière l'influence de l'éducation sur l'orientation sexuelle.
          Ils ont montré qu'un certain nombre d'homosexuels avaient été élevés par leurs parents comme un enfant de sexe opposé, (parce qu'ils désiraient un enfant de ce sexe opposé à celui qu'ils avaient eu réellement).
     Cependant ils n'ont jamais pu montrer la relation de cause à effet entre les deux faits, relation qui reste une hypothèse.
 
 
              Nous n'avons pas de certitude d'explication physiologique ou psychologique de l'homosexualité, mais ce qui est certain, c'est qu'il est aussi absurde de reprocher à quelqu'un cette orientation, (pire encore de la considérer  comme immorale et de l'exclure de la société), que si on excluait ainsi un gaucher par rapport aux droitiers, ou quelqu'un qui souhaitait être scientifique, auquel on aurait donné une instruction littéraire (ou inversement).
         Certaines personnes homophobes s'appuient sur la théorie de Freud selon laquelle l'homosexualité était due à un “complexe d'Oedipe inversé” et elle a été incluse comme maladie mentale dans le guide de diagnostics psychiatrique DSM jusqu'en 1973. Depuis 1973, ce n'est plus considéré comme maladie mentale.
            Les neurobiologistes ont montré en effet que les hypothèses de Freud sur les refoulements sexuels de l'enfant, notamment dans ses rapports aux parents, étaient tout à fait erronés l'enfant n'ayant pas (sauf s'il était agressé sexuellement) de blocage sexuel avant la puberté et que le complexe d'Oedipe n'existait pas.
 
    

Jeudi 17 janvier 2013 à 7:48

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

Mon article sur les homosexuels et le mariage pour tous m'a valu quelques commentaires et quelques mails, dont certains me demandent s'il existe une explication neurologique de l'homosexualité.
            Il n'y a pas d'explication certaine mais seulement des pistes, et certaines font intervenir un centre essentiel de notre cerveau l'hypothalamus.
            Comme un jeune m'a aussi demandé des explications sur le rire et que je compte faire un article, qui mettra en cause l'hypothalamus, il faut que je vous parle plus longuement de ce centre.
 
         Situé juste en dessous du thalamus (d’où son nom), et juste au-dessus du tronc cérébral, et du chiasma optique, (le croisement à l'entrée du cerveau des nerfs optiques droit et gauche), il est de petite taille (proche de celle d’une amande). L’hypothalamus est cependant une structure complexe qui se subdivise en de nombreux noyaux (ou amas de neurones) essentiels à la vie de notre corps. Il est connecté à de très nombreux autres centres du cerveau et donne ses ordre à une glande toute proche, l'hypophyse, qui régule la plupart de la production des hormones, faite par toutes les glandes de notre corps.
            A la fois par la voie nerveuse et par la voie hormonale, l'hypothalamus est essentiel au maintien de l’équilibre du milieu intérieur de l’organisme (aussi appelé homéostasie) qui assure notre survie. Il contrôle le rythme de notre cœur, la tension artérielle, notre respiration, notre température, la faim, la soif, nos comportements sexuels, et il joue un rôle important dans l'éveil, le sommeil et les rythmes correspondants (que l'on appelle les rythmes circadiens).
 
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            Vous trouverez ci-après une description rapide du rôle des divers centres, empruntée à un cours de l'université McGill de Montréal; (cf. schéma ci dessus).
            Le noyau hypothalamique antérieur joue un rôle important dans le maintien de la température du corps et dans le sommeil.
            La partie la plus latérale du noyau ventromédian est, elle, impliquée dans le contrôle de la prise de nourriture.
            Le noyau supra-optique, qui contient des neurones sensibles à la pression osmotique du sang, régule l’équilibre hydrique de l’organisme par l’intermédiaire de l’hormone vasopressine qu’il produit.
            Le noyau suprachiasmatique, est connecté aux nerfs de la rétine et joue un rôle dans nos rythmes éveil-sommeil.
            Chaque noyau particulier de l’hypothalamus, même le plus petit, est souvent impliqué dans plus d’une fonction. Le noyau paraventriculaire, par exemple, influence à la fois les comportements de l'attachement (par exemple de la mère à l'enfant, en sécrétant une hormone , l'ocytocine), de la prise de liquide et de nourriture, dla réponse au stress en liaison avec les centres amygdaliens, très impliqués sur ce problème, en plus de contrôler la pression sanguine, la température corporelle, certains réflexes gastriques et même la réponse immunitaire !
            D’autres neurones de l’hypothalamus contrôlent le système nerveux végétatif sympathique (qui accélère) et parasympathique (qui ralentit), modulant ainsi nos réponses émotionnelles viscérales.
            L’influence de l’hypothalamus sur notre comportement sexuel a un aspect dépendant des stimuli nerveux, (notamment l'orgasme), mais il agit surtout par son action sur l'hypophyse, glande endocrine située juste sous l’hypothalamus, qui va coordonner pratiquement toutes les sécrétions des glandes réparties dans notre corps, y compris les glandes sexuelles (les ovaires chez la femme et les testicules chez l’homme).
         Elle reçoit des stimuli des noyaux de l'hypothalamus, qui, informé par les retours nerveux de la situation dans notre corps, active ou freine la production par l'hypophyse des préhormones de commande.
 
            Même si nos comportements sexuels sont régulés par de nombreux centres du cerveau (centres sensoriels, amygdale, hippocampe qui contrôle la mémoire, centres participant aux émotions, processus de compréhension d'autrui, circuit dopaminergique du plaisir...), de nombreuses études montrent que les circuits de l’hypothalamus jouent un rôle fondamental dans l’expression du désir et dans les fonctions reproductives.
            Dans un prochain article, j'essaierai d'expliquer le rôle éventuel de l'hypothalamus dans l'homosexualité.
 

Mercredi 16 janvier 2013 à 9:00

Paysages

Suite de Paris, vu de Notre Dame :

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Mais si sur ces photos, il fauisait beau en haut de Notre Dame, aujourd'hui il a neigé sur Paris, comme le montre cette photo de ma terrasse , prise ce matin à 7h30, avec le lever du soleil


Mardi 15 janvier 2013 à 8:08

Sciences et techniques

  La troisième partie de la visite du musée de l'air est consacrée aux avions d'après guerre  dont un certain nombre de prototypes sont rassemblés dans des salles, essentiellement le début des avions à réaction militaires et le passage du mur du son.
Ci dessous dans l'ordre, le Mistral, le SO 9000, le Griffon, le mystère IV, le Mirage III et derrière lui, l'avion fusée à statoréacteur Leduc, enfin le Mirage 2000.
Mais il y a des dizaines de prototypes.

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           Puis on peut voir à l'extérieur sur les pistes en béton d'une part deux prestigieux avions de ligne qu'on visite ; deux  Concorde et un Boeing 747, en partie désossés à l'intérieur, de telle sorte qu'on voit le câblage électrique et hydraulique, les soutes et la structure de la coque, et un Canavair, avion de lutte contre les incendies de la Protection Civile. D'autre part tous les prototypes d'avions militaires successifs de l'armée française et quelques avions étrangers.

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           Une autre salle est consacrée aux voilures tournantes, premiers prototypes d'hélicoptères et matériels français successifs

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           Enfin une grande salle est consacrée à l'espace avec diverses maquettes de fusées et des satellites divers, tandis qu'à l'extérieur on peut admirer une Ariane, imposante par sa hauteur.


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           Nous sommes restés toute une journée et nous n'avons pas tout vu. Il faudrait 2 jours pour tout bien visiter !
           J'ai regretté de ne pas pouvoir aller faire un tour sur les simulateurs de vol, voir si je savais encore piloter, ce que je n'ai plus fait depuis 20 ans.
          
           Si vous êtes intéressé par l'aéronautique, et que vous passiez à Paris, allez voir ce musée, c'est vraiment intéressant et pas encore trop cher, 13 € si l'on inclus les visites intérieures d'avions et les simulateurs, 8 € pour une seule de ces deux activités, avec accès à toutes les salles.

Lundi 14 janvier 2013 à 7:18

Sciences et techniques

En 1914 les avions avaient atteint une certaine maturité par rapport à ceux des pionniers.

Une grande salle du musée de l'Air et de l'Espace est consacrée aux avions militaires de la guerre de 14/18.

(ci dessous le Spad de Guynemer et le fokker allemand de von Richthofen)

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           Ces avions sont d'abord utilisés dans un rôle d'observation, pour régler le tir de l'artillerie ou pour déposer et récupérer des agents derrière les lignes ennemies, les pilotes n'ayant alors que leur arme individuelle à bord.

            Les premiers essais de bombardement ont lieu dès août 1914, et les avions sont progressivement munis d de mitrailleuses, d'abord placées hors du champ de l'hélice, puis le tir s'effectue à travers l'hélice avec l'invention de la synchronisation moteur/arme. D'autres appareils disposent d'une arme pointée vers l'arrière et utilisée par l'observateur. Les combats deviennent de véritables duels, d'abord solitaires puis par formations entières.

Les progrès accomplis durant cette période sont énormes; les avions dont certains volent à 250 km/h et à plus de 7000 m d'altitude, ont été engagés sur terre et sur mer et la production a été importante (50.000 avions et 90.000 moteurs assemblés en France, pour environ 5 000 avions en service).

   La salle permet de voir, accrochés au plafond, les principaux avions français et allemands.

(Ci dessous un Bréguet équipé d'une mitrailleuse à l'arrière et un bombardier lourd allemand Gotha)

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           Une salle est consacrée aux progrès de l'aviation, principalement de transport de courrier, de fret et ensuite de passagers, de l'entre-deux guerres

(Ci dessous l'avion de l'aéropostale  de Saint Exupéry 1927 et le Potez 62 de 1938)

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(Ci dessus des avions de ligne (10 à 20 passagers) le Bernard 190 de 1920 et le Douglas DC2 de 1935)

Un hall est consacré aux avions militaires de la guerre 39/45 : nous y avons vu les principaux avions à hélice français, anglais, américains et allemands.

(Ci dessous les deux chasseurs consurrents le Spitfire anglais et le Focke Wulf allemand).


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            Et nous sommes montés dans un Dakota qui nous a parachuté dans les lignes ennemies, au milieu des tirs de DCA.

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     Malheureusement le musée n'a pas de superfroteresse B 29 de 1942. Cela m'aurait intéressé de visiter son poste de pilotage, ni de Léo 45 , à droite, le  bombardier français, dont mon père a commandé une escadre en 1940, et sur lequel, avant de partir au front, il m'avait fait faire en 1939, mon baptême de l'air, (j'avais 7 ans), mort de trouille, dans le nez complètement vitré du mitrailleur avant : on était sanglé sur un petit siège métallique dans une bulle de verre blindé; c'était impressionnant, mais quelle belle vue : mieux qu'en hélico !!.

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Dimanche 13 janvier 2013 à 14:25

J’aime bien les mots d’enfants; ils sont souvent pleins de naïveté. L’Internaute en en publié récemment qui m’ont fait sourire et je vous les retransmets en intermède :

          Le travail, c’est la santé, mais c’est fatigant :

C’est pas juste, tu nous donnes toujours du travail et nous on te voit jamais travailler !

Mes mains sont trop petites pour travailler !

Faut que tu arrêtes de me faire travailler sinon je n’aurai plus de forces pour jouer à la récré.

- Thomas, tu ne m’écoutes pas, tu es dans la lune
- N’importe quoi !. Je ne suis pas dans la lune, je suis dans la classe avec toi.


          Parfois on est un peu amoureux de son instit :

Moi de toutes façons, je vieillirai jeune alors que toi, tu vieilliras vieille.

T’es belle, je voudrais bien t’épouser. Mais je sais que je suis trop petit. Mais qua,nd je serai grand ce ne sera pas possible : tu seras vieille et tu ne seras plus belle.


          On doit faire des travaux pratiques :

- Ton dessin est très beau. Dis moi ce que tu as pris pour le faire
- J’ai pris cette main là !

- J’ai demandé de dessiner un carré et toi, tu as dessiné un rond
- C’est pas grave, j’ai bien dessiné un carré, mais j’ai seulement oublié de mettre les coins.

- Les moutons vivent dans la bergerie et les cochons ?
- Dans la cochonnerie.


          On n’est pas toujours sage :

- Je ne supportes plus les bavardages et tout le bruit que vous faites
- Moi et Antoine on ne fait que le bavardage. Le bruitage c’est les autres

Pourquoi quand il y a une bêtise de faite en classe, tu me demandes toujours si c’est moi ? Je fais peut être des bêtises, mais je ne suis pas le seiul; et les autres ils m’aident aussi.


          Et parfois il y a un incident :

- Où est ce que tu t’es fait mal?
- Au genou de mon pantalon.

Je suis tombé en courant dans la maison. J’ai eu un trou à la jambe et j’ai même eu des points de soudure


          Et puis un gosse, c’est logique

On a fait un sapin de Noël hier; on lui a mis son déguisement de Noël
On l’a beaucoup enguirlandé.

- Mais c’est fantastique, tu sais déjà nager ! Où as tu appris?
- Ben, dans l’eau.

Je veux bien du gâteau au chocolat, mais tiu peux enlever le gâteau, moi je n’aime que le chocolat

- Pourquoi tu as un gros ventre ?
- Parce je porte mon bébé dans mon ventre. Ta maman aussi elle t’a porté ainsi.
- Ah non, ma maman à moi, elle a utilisé une poussette. C’est plus commode.

Comment cela se fait il que le Père Noël travaille encore; il est bien trop vieux
Grand père est beaucoup moins vieux et il est déjà en retraite.

Dimanche 13 janvier 2013 à 8:24

Sciences et techniques

  J'ai eu l'occasion de visiter avec un groupe d'ingénieurs, le musée de l'Air, au Bourget, le premier aéroport de Paris d'avant la guerre de 40.
C'est une visite très intéressante que je vais vous raconter en trois articles.

Nous avons vu successivement les machines des pionniers de l'aéronautique, les avions de la guerre de 14/18, l'après guerre et les avions de la guerre 39/45, puis l'aviation moderne civile et militaire à réaction.
           
  Ce premier article sera consacré aux pionniers de l'aviation, qui est, à mon avis la partie la plus intéressante de la visite, car la moins connue de nos jours.

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          Au début de la visite, une salle nous rappelle le tout début de la conquête de l'air avec les montgolfières et les ballons à hydrogène, d'abord captif puis libres en 1783, dont plusieurs des aéronautes ont payé de leur vie leurs exploits. C'était à la fois une aventure dangereuse (la production d'hydrogène à partir de fer et d'acide notamment), mais aussi une recherche de physique car celle du vol était totalement inconnue. Par la suite apparaîtront les ballons dirigeables, avec les "Zeppelin" vers 1900; après l'incendie de 1937, l'hydrogène sera abandonné au profit de l'hélium.
      (ci-contre l'envol le 21 novembre 1784 de Pilâtre de Rozier et du marquis d'Arlandes.)


 

On voit ensuite des machines en vraie grandeur, pendues au plafond de la salle, des "précurseurs" qui s'inspirant des idées de Léonard de Vinci (qui avait fait des dessins d'hélicoptères et de parachutes), ont essayé au début du 19ème siècle de s'envoler en imitant les battements d'aile des oiseaux ou ensuite, comme Georges Cayley en 1808, (le premier à comprendre le poids, la portance et la traînée) vont construire des planeurs, voire des engins avion ou hélico à pédales. La plupart ne voleront pas ou ne feront que de petits vols limités de quelques dizaines de mètres en ligne droite, car le contrôle de la trajectoire sans gouvernes était impossible.

 Ci-dessous des planeurs de Lebris (1860, tiré par un cheval)et de Lilienthal (1890, du haut d'une falaise)

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   Pour permettre de virer Louis Mouillard propose de gauchir les ailes avec des filins qui les déforment et Otto Lilienthal et autres font des milliers de vols entre 1850 et 1895 avec des machines extraordinaires, tirées au départ par un cheval ou au bord d'une falaise. Les ailes et les empennages prennent forme, mais il faudra l'arrivée de la motorisation pour vaincre la pesanteur. Les premiers essais ont été faits avec des moteurs à vapeur, voire électriques, dont diverses maquettes sont exposées. 

La partie la plus intéressante, car la moins bien connue des visiteurs, est l'histoire des premiers pionniers de l'aviation à moteur et de la compréhension des notions élémentaire sur l'aérodynamique et le vol, de 1890 à 1914, avec les essais des premiers aéroplanes à moteur, utilisant des hélices.
             D'abord les avions successifs de Clément Ader qui sera le premier, en 1897, à quitter à plusieurs reprises le sol (de quelques centimètres) au camp de Satory, avant de perdre le contrôle de sa machine. (ci dessous, à gauche).

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             Le premier vol véritable est celui des frères Wright le 17/12/1903 sur 284 mètres pendant 59 secondes et seulement en ligne droite. L'appareil n'a pas de roues, ni de gouvernail. Il y a un petit empennage à l'arrière mais aussi une petite voilure paralléléipédique à l'avant, que l'on soulève par câble, permet le décollage. Deux manettes agissant sur un jeu de câbles, gauchissent les ailes pour contrôler le vol et virer. Le moteur est trop peu puissant. (ci-dessus à droite)

Dans une très grande salle sont rassemblés des dizaines d'avions, qui ont été construits par de nombreux personnages, certains dilettantes, d'autres scientifiques ou techniciens, tous cherchant à établir des records et à maîtriser les difficultés du vol.
On peut aussi visiter un atelier de construction de ces avions des pionniers où il faut maîtriser la menuiserie, la technique des tissus en toile, la motorisation, la mécanique et maintes astuces pour arriver à construire ces engins de façon fiable.
Dans des vitrines, des maquettes d'avions bizarres, biplans, triplans et quadriplans.

Les pilotes découvrent peu à peu des lois de la mécanique : la traînée de l'hélice exerce un couple sur le moteur et l'appareil et le met en roulis, tendant à le faire virer et initialement les avions tournet en rond !. Il faut compenser cette action par un gauchissement dissymétrique; l'effet gyroscopique met aussi l'appareil en virage brutal  mais tend à le faire basculer du fait que la poussée du moteur et le sens du vol ne sont plus colinéaires.
Divers accidents on lieu; pour augmenter la puissance, on utilise deux moteurs, mais toujours pas de gouvernail et on les fait tourner dans des sens différents.

On voit apparaître peu à peu, des perfectionnements : l'unification des trois commandes qui commandaient les câbles, sous forme d'un "manche à balai" unique, les ailerons (Robert Esnault Pelterie), qui remplacent le gauchissement des ailes pour pouvoir décoller et gérer altitude et direction et contrôler tangage, lacet et roulis, puis le gouvernail qui aide à ce contrôle et à gérer la direction.
           Peu à peu les machines ressemblent à des avions tels que nous les comprenons, et en même temps des records sont battus et les performances augmentent. Divers records sont battus : distance, altitude, vitesse, traversée de la Manche en 37 minutes par Blériot en 1909 (en 1909 le record d'altitude est de 150 m et on vole à 60 km/h. Un hydravion est construit en 1910 par Henri Fabre.

Ci-dessous les avions de Blériot et d'Esnault Pelterie (métallique, avec des ailerons) : 1908

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En 1905, Charles et Gabriel Voisin créent la première usine d'aviation du monde et en 1911, Robert Morane et Raymond Saulnier fondent une société de construction d' aéroplanes. (Ci dessous à droite, un de leurs avions.)
           En 1909, une école de pilotage est créée à Pau par Wilbur Wright,  et un officier du génie, le Colonel Roche, créé à Paris la première école d’ingénieurs spécialisée dans l’aéronautique, la future SupAéro. Au 1er janvier 1910 est créé le brevet de pilote d'avion.

Les progrès sont foudroyants : en 1913 : Georges Legagneux atteint 6 120 m d'altitude, Victor Stoeffler bat le record de distance : 2 165 km en 24 h, et Manuel Prévost atteint 204 km/h. (Ci dessous à droite, l'avion de Stoeffler)

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