Samedi 12 janvier 2013 à 8:00

Paysages

J'ai trouvé sur internet des photos de Paris vu de la cathédrale Notre Dame.
      J'en ai sélectionné une quinzaine, que je vous présente en deux intermèdes :


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Vendredi 11 janvier 2013 à 8:41

Sexualité, Homosexualité

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  Les discussions entre le gouvernement et les adversaires du mariage pour tous, n'en finissent pas de remplir les rubriques des journaux télévisés et cela devient agaçant.
           
            Je comprends parfaitement que les catholiques et plus généralement des personnes appartenant à une religion, peu importe laquelle, soient contre le mariage dans leur église, de deux personnes du même sexe.
            Je suis marié depuis presque 60 ans et je ne me vois pas attiré par un garçon !
            Mais j'ai connu des hommes et des femmes homosexuel(le)s, je m'entendais bien avec ces personnes, je les estime et elles sont pour moi, des hommes et des femmes comme les autres hétérosexuel(le)s. D'ailleurs le plus souvent je ne connais leur tendance que parce qu'elles me l'ont dit, sinon je n'aurais rien remarqué, car ces personnes ne s'affichent pas particulièrement et seuls leurs amis sont au courant.
 
            Mais l'attitude des catholiques et leurs manifs m'agacent.
            Ils sont les premiers à hurler parce que les intégristes musulmans veulent imposer leur charia et ils veulent imposer la leur, à toute la société française.
            Pourquoi interdirait on à deux homosexuels de se marier à la mairie. N'y a t'il pas "égalité" dans la devise de la France?
            Pourquoi alors ne pas interdire à un ou une noir(e) de se marier avec une ou un blanc, même chose pour les jaunes qui ont les yeux bridés, à un catholique de se marier avec un protestant ou un juif,
            Et même interdire de se marier à un mangeur de viande et une végétarienne, un pauvre et une riche, un scientifique et une littéraire, un homme de droite et une femme de gauche ou vice-versa, voire un partisan de Copé et une fan de Fillon parce qu'elle le trouve beau gosse, un daltonien qui voit vert et un autre qui voit rouge !!!
            Pourquoi se mêler ainsi de la vie des autres et ne pas leur donner droit au bonheur. Ils ne font de mal à personne !
 
            Je croyais que les règles catholiques prescrivaient aussi que l'on ne doit pas faire l'amour en dehors du mariage, que l'on ne doit pas vivre en union libre, que l'on ne doit pas divorcer et que les prêtres font vœux de chasteté. Je crois qu'ils auraient fort à faire dans ce domaine avant de s'occuper des homosexuels.
            J'ai envie de faire une manif pour le mariage des prêtres et éviter ainsi la pédophilie de certains d'entre eux, rare heureusement.
 
            Je pense que la position de beaucoup d'homophobes est en fait très ambiguë et hypocrite (peut être de façon inconsciente d'ailleurs).
           J'ai discuté ces derniers temps avec quelques catholiques de ces problèmes et je me suis aperçu que finalement, ce qui les choquait dans l'homosexualité (Freud a parfois raison), c'est l'acte sexuel entre deux personnes de même sexe. Et plus ce sont des gens "coincés" et prudes, et plus leurs propos sont homophobes, mais ils n'évoquent jamais les "images défendues" que leur imagination leur suggère et qui les choquent.
            Je pense qu'ils doivent admirer ce que les historiens disent de Louis XIII, roi très catholique, qui, lorsqu'il honorait sa femme, faisait un collier à trois tours avec son chapelet autour de son sexe, pour que Dieu bénisse sa descendance. Heureusement que la procréation assistée n'existait pas, il aurait fait baptiser ses spermatozoïdes à l'eau bénite et leur aurait fait mettre une médaille autour du cou.
 
            J'ai aussi entendu les pires choses sur la souffrance d'enfants de couples homosexuels. J'avoue que je n'ai qu'une seule expérience dans ce domaine, et les enfants en question me paraissent heureux, et les psychiatres semblent dire la même chose.
            Par contre il m'arrive souvent de m'occuper d'ados qui sont bouleversés parce que leurs parents, père et mère, n'ont pas le temps de s'occuper d'eux, ou pire, se disputent, vont divorcer et les prennent en otage. J'ai même aidé récemment une jeune que sa famille, pourtant aisée et très religieuse, battait méchamment, alors qu'elle m'a paru plutôt raisonnable, peu turbulente et faisant des études normales.
            Alors je ne vois pas pourquoi on empêcherait des couples homosexuels d'adopter des enfants, sous le prétexte fallacieux qu'ils ne pourront pas appeler l'un ou l'une, maman ou papa. Je voudrais bien voir comment les gens qui disent cela élèvent leurs enfants.

Jeudi 10 janvier 2013 à 8:07

Vivre sa vie

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             Il est certain que, lorsqu'on est un vieux singe, comme moi, on a reçu une éducation il y a bien longtemps, et on a ensuite mis en mémoire des tas de souvenirs au cours de sa vie.
            On a donc parfois du mal à réagir comme les jeunes d'aujourd'hui et certaines réactions, tant de mes correspondant(e)s que de mes petits enfants ou de leurs ami(e)s, m'étonnent toujours.
 
            J'ai par exemple du mal à comprendre pourquoi vous attachez tant d'importance à l'opinion d'autrui, et de vos camarades en particulier, au point de faire parfois d'énormes bêtises du fait de cette attention exagérée.
            Certes se moquer complètement de l'opinion des autres serait être asocial, égoïste et extrêmement prétentieux. Mais en faire sa religion est un excès tout aussi regrettable.
 
            Je pense que c'est en partie une question de mode et d'influence du multimédia : des images diffusées par la télévision d'une part, et des réseaux sociaux et téléphones portables d'autre part.
            Etant ado, certes mes camarades comptaient pour moi, j'avais des contacts nombreux, mais réels (parfois même physiquement rugueux). Cela dit, je ne me sentais pas orphelin lorsque je n'étais pas avec eux, et je ne m'ennuyais pas le moins du monde. Effectivement le téléphone portable et la messagerie ne nous manquaient pas et nous aurions même trouvé cela horripilant, de ne pas pouvoir être tranquille une seule minute.
            Et d'une part je ne passais pas mon temps à regarder (et envier) ce qu'ils avaient (au contraire on essayait d'avoir des choses différentes, ce qui nous donnait plus de possibilités tous ensemble).
            D'autre part si mes camarades avaient une certaine opinion sur un sujet donné, je ne me sentais pas obligé de la partager et j'avais mes propres raisons et mon libre-arbitre.
            Bien sûr je préférais qu'ils aient une bonne opinion de moi, plutôt qu'une mauvaise, mais l'image que je donnais de moi n'était vraiment pas une grande préoccupation et mes actes étaient rarement conditionnés par ce souci.
            Enfin, conséquences de la guerre sans doute, nous avions très peu d'argent de poche et de ce fait, nous étions forcés d'avoir le sens de la valeur des choses, et de l'effort qu'il fallait fournir pour les obtenir.
            La vie était certes plus difficile et moins attrayante, mais paradoxalement, je crois que nous étions plus heureux.
 
            La première attitude qui m'étonne aujourd'hui, c'est votre envie quasi générale et irrépressible de posséder la même chose que le voisin ou même mieux que lui. Posséder, même des choses inutiles est devenu une compétition. C'est la société de consommation.
            Il vous faut le plus souvent le dernier smartphone, avoir un micro-ordinateur plus performant, des chaussures et vêtements de marque, pas forcément parce que vous en ressentez l'utilité, mais surtout parce que vos copains viennent de les avoir.
            Il faut avoir autant d'amis qu'eux sur facebook, avoir comme eux un (ou une) petit(e) ami(e), aller plus loin dans les niveaux des jeux sur internet, avoir chargé les mêmes musiques et les mêmes films (même s'ils ne sont pas à votre goût)
            Bizarrement la seule envie que vous n'ayez pas souvent c'est d'avoir de meilleures notes qu'eux en classe. Ce n'est pas étonnant car la compétition générale de possession et les réseaux médiatiques, vous prennent tellement de temps que vous n'avez pas assez de temps à consacrer aux études. Autrefois celui qui travaillait bien n'était pas traité d'intellectuel par ses camarades, qui avaient trop besoin de lui pour les aider dans leurs devoirs.

            Cette mode a deux inconvénients :
                        - le premier est que c'est très onéreux et donc vos parents réagissent contre ce gaspillage dangereux, qui voudrait que tout le monde dépense comme les plus riches, sans en avoir les moyens. Les conflits avec les parents, même laxistes, sont nombreux de ce fait.
                        - le second inconvénient tout aussi regrettable, est que cela ne vous rend pas plus heureux, au contraire.
            Souhaiter sans cesse du nouveau, l'avoir sans effort et presque sans l'avoir désiré longtemps, fait que l'on se lasse vite de ce que l'on a, parce qu'on désire tout de suite mieux, ou le joujou suivant. Un désir permanent de possession devient une addiction, comme une drogue, créant manque et souffrance.
            Mais il est certain que les médias avec leurs publicités et les films et téléfilms, ainsi que la sortie incessante de nouveaux modèles, font de nous tous des otages de la société de consommation.
 
            La deuxième attitude qui m'étonne aussi de la part des jeunes, c'est l'importance qu'ils accordent à leur image au regard des autres.
            Certes, là encore, un minimum est nécessaire.
            Il y a toujours dans un groupe, quelques vantards, des Tartarins de Tarascon, mais cette tendance est aujourd'hui généralisée, de vouloir épater copains et copines.
            Il faut se vanter de ses exploits, pratiquer des sports, non pour se faire plaisir et soigner son corps, mais pour faire des performances dont on puisse se vanter, raconter ses aventures sentimentales et donc en avoir beaucoup, montrer ses dessins et écrire des romans, même si on n'est pas doué et qu'on ne trouve pas de plaisir à les réaliser, fumer même si on sait que c'est dangereux.
            Le pire c'est que lorsqu'un copain vous dit "t'es pas cap de faire cela", là vous foncez tout droit pour le faire, sans vous soucier des conséquences possibles. On veut faire des exploits en skateboard, en trottinette, en planche à voile (mais la planche, c'est ringard!) mais mieux en windsurf, (gare aux membres cassés), en moto, voire en auto, on va faire du hors-piste, on se saoule aussi pour faire comme le copain ou on fume un joint, et on conduit ensuite.... et c'est l'accident.
            C'est aussi la grosse bêtise que l'on fait pour pouvoir filmer l'exploit avec son téléphone portable et pouvoir le montrer aux copains ou le publier sur internet.
            La seule image qui ne vous intéresse pas c'est celle du bon élève en classe, sans se rendre compte que l'instruction, c'est ce qui rend intelligent, et donne quelques chances d'avoir un métier, par ces temps affreux de chômage.
 
            Les actions, heureusement rares, (mais inexistantes autrefois sauf par quelques fous échappés d'asiles), que je ne comprends pas du tout, c'est lorsqu'un jeune frappe son professeur ou ses parents, voire les blesse sérieusement, lorsqu'il blesse un camarade avec un couteau ou une arme à feu, et souvent pour un motif futile, ou lorsque un ou des garçons violent une fille. Les jeunes en question ont l'air sains d'esprit et ne sont pas des idiots complets, alors que peut il se passer dans leur tête, pour avoir ainsi des comportements d'animaux sauvages.?
 
            Je comprends qu'étant ado, vous n'ayez pas encore d'expérience de la vie et que vous vous laissiez entraîner dans des comportements moutonniers. Le problème, c'est que cela devient une habitude, et je constate que des jeunes maintenant adultes ou presque, ont ce même comportement, car ils ne peuvent s'en débarrasser?. C'est devenu une seconde nature. C'est cela qui m'inquiète pour l'avenir.

Mercredi 9 janvier 2013 à 7:52

Architecture

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           Voici d'abord deux immeubles modernes : le premier ressemble plutôt à un suppositoire et

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       Une usine bizarre type Lego, et un immeuble dans lequel, je ne sais plus où sont planchers et plafonds :

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      Deux maisons modernes assez originales : je ne sais pas si elles sont très habitables !      

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           Et enfin un immeuble classique, mais le peintre était fantaisiste !

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Mardi 8 janvier 2013 à 7:49

Biologie, santé.

 Tant que je suis dans mes lectures sur les recherches de biologie, autant faire un autre article.
            La lutte contre le Sida est une chose très importante vous le savez, mis même si la thérapeutique s'est considérablement allégée et améliorée, on ne voyait pas de progrès quant à une vrai guérison.
            Les traitements actuels, (des "antirétroviraux"), réduisent la concentration du VIH dans l'organisme des séropositifs, en bloquant sa multiplication.
            On ne peut presque plus détecter le VIH par les tests habituels, mais il n'est pas éradiqué complètement, et les malades ne guérissent donc pas. car quelques exemplaires du virus ont infecté certains globules blancs à longue vie, échappant ainsi à l'action des antirétroviraux. Ces globules blancs deviennent des " réservoirs" du VIH.
            Ils échappent en effet à notre système immunitaire qui ne peut repérer et attaquer que
les cellules fabriquant Le VIH. Or dans ces globules blancs, si le virus transforme comme dans les autres cellules son matériel génétique (de l'ARN) sous forme d'ADN et intègre cet ADN dans leur noyau, par contre cet ADN viral reste silencieux: la cellule ne le décrypte pas pour produire de nouveaux virus. (Voir dans mon article d'hier ce qu'est l'ADN silencieux).
 
            Selon le journaliste Jean-Philippe Braly dont j'ai lu l'article, une équipe de Caroline du Nord, aux USA, dirigée par David Margolis, serait en passe de mettre au point un nouveau médicament, capable de détruire les "réservoirs" de VIH.
            De quoi s'agit il ?
            Le médicament n'est paradoxalement pas nouveau : c'est un anticancéreux utilisé pour traiter des cancers du système lymphatique : le Vorinostat,
            il inhibe certaines enzymes utilisées par le virus du sida pour rester enfoui à l'état dormant dans le génome de ces globules blancs réservoirs.

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            L'équipe américaine l'a donc essayé sur huit séropositifs déjà sous antirétroviraux.
            Quelques heures après l'administration du Vorinostat, les globules blanc avaient repris la fabrication du virus et donc celui-ci devenait détectable et sortait dans l'organisme, mais soumis aux antirétroviraux, il était lui aussi détruit.
            Quelques mois après le taux de virus était redevenu quasi nul et donc une partie des "réservoirs avait bien été détruite.
 
            Cette étude est un premier pas prometteur, mais d'abord le nombre de patient testé est faible. Ensuite les effets secondaires du Varinostat, connus par son traitement anticancéreux, sont assez sévères : anorexie, spasmes musculaires, baisse du taux de plaquettes.
            Il faudra sans doute trouver d'autres produits aux propriétés analogues.
            Par ailleurs on ne sait pas quel est ensuite le taux de "réservoirs" résiduels, non touchés par le traitement.
            Il reste donc beaucoup à faire, mais c'est une piste prometteuse.
 

Lundi 7 janvier 2013 à 7:56

Biologie, santé.

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            Lorsque j'avais fait des articles sur l'ADN, (début juillet 2010), j'avais montré comment des séquences d'ADN pouvaient se transformer en ARN "messager", qui servait ensuite à coder les acides aminés, lesquels se transformaient en protéines.
            J'avais dit que seuls quelques % de l'ADN (environ 3%) servaient ainsi : les gênes au nombre d'environ 21 000 (c'est ce que l'on appelle la "partie codante" de l'ADN; le reste de l'ADN semblait ne servir à rien et on l'appelait "l'ADN silencieux" ou même, plus irrévérencieusement "l'ADN poubelle". Au total l'ADN humain contient environ 3,2 milliards de nucléotides.
            Je lisais récemment certains des articles parus le 6 septembre 2012, concernant l'étude "Encode" et je constate que certaines séquences d'ADN ne sont pas aussi silencieuses qu'on le croyait.
            Le projet Encode a pour objectif d'établir une encyclopédie de l'ADN humain, le séquençage terminé en 2003 n'ayant déterminé que la succession des quatre bases puriques dans "l'échelle ADN" (ces 4 bases sont l'adénine, la cytosine, la guanine et la thymine).
            Encode a pour but de déterminer dans cette succession quelles sont les séquences correspondant à des gènes qui peuvent s'exprimer, et quelles sont celles qui pourraient avoir aussi d'autres fonctions et localiser ces séquences actives dans nos 23 chromosomes.
            Encode a été créé sous l'impulsion de l'Institut national des Etats Unis pour la recherche sur le génome humain. Environ 500 chercheurs d'une trentaine de laboratoire y participent et viennent de déposer les conclusions de presque 10 ans de travail. Malheureusement la France a très peu participé.
            Cette conclusion est étonnante : 80% environ de notre ADN a une activité biochimique !
            Cela dit, ce n'est qu'un début : on constate une activité, mais le plus souvent on n'en connaît pas le but exact.
            Ils ont traqué toutes les relations entre les brins d'ADN et les protéines, ainsi que les modifications de structure.
 
            En particulier ils ont collecté tous les fragments d'ARN et ont synthétisé les séquences correspondantes d'ADN, dont ils ont ensuite déterminé la succession de base, ce qui a permis de localiser le fragment dans l'ADN complet.
            Ils ont ainsi constaté que 62% de l'ADN était transcrit en ARN et seulement 5,5% provenait de la partie codante (et donc 94,5% de la partie non codante.
            Dans cette partie non codante, on connaissait déjà des séquences qui donnaient lieu à des ARN particuliers, qui permettent de "lire" les ARN messagers et les ARN de transfert qui servent de connecteurs pour fabriquer les acides aminés.
            Mais ils ont surtout trouvé une multitude d'ARN qui n'ont encore aucun rôle identifié aujourd'hui.
 
            Une autre série d'expériences importantes cherchait à déterminer les séquences d'ADN dites "régulatrices", sur lesquelles se fixent des protéines, nommées " facteurs de transcription", lesquelles régulent la lecture des gènes. Elles peuvent ouvrir les brins d'ADN, lancer la transcription, augmenter ou diminuer la quantité d'ARN messager synthétisé.
            Ces séquences constituent 8,1 % de l'ensemble de IADN, beaucoup plus que ce que l'on pensait.
            Parmi les séquences "régulatrices", ils ont trouvé des zones qui contrôlent directement l'expression des gènes placés à proximité dans la séquence d'ADN on les appelle des "promoteurs". Ils ont également trouvé des séquences dites "amplificatrices", qui régulent l'expression de gènes situés parfois très loin dans la molécule d'ADN, grâce au repliement de celle-ci qui leur permet de s'en approcher.
           
            Seulement 10 % des séquences actives d'ADN non codant possèdent actuellement un rôle biologique connu : la répression ou l'amplification de l'expression de tel ou tel gène.
            On ne sait pas à quoi servent les 90% restant de ces séquences, pourtant actives biochimiquement. Sans doute y a t'il certaines qui sont redondantes, voire inutiles, mais il reste beaucoup de travail difficile à faire.
            D'un point de vue médical, aucune modification découverte sur ces portions d'ADN non codantes ne s'est encore révélée être à l'origine d'une maladie létale, contrairement à certaines mutations identifiées à l'intérieur des gènes codants.
            Par contre, 80% des mutations identifiées jusqu'à présent comme liées au développement de maladies multifactorielles (diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires,etc.) se trouvent sur ces séquences non codantes étudiées par Encode.
 
            Il est certain qu'en déterminant cette encyclopédie des éléments d'ADN, les biologistes viennent d'entamer un travail titanesque. Car après l'observation de ces éléments fonctionnels il va falloir rechercher la compréhension de leur rôle. C'est l'objectif de la prochaine phase de recherche d'Encode.


Dimanche 6 janvier 2013 à 8:38

Sculpture, musées, peinture

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          Je vous propose aujourd'hui comme intermède les "œuvres de peintres sur voitures.
Ils ont parfois des idées originales.

           Celui qui a décoré ce car se prend pour un grand peintre classique immortalisant les grandes batailles de l'histoire.

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Je ne pense pas que la voiture de celui-ci accepte de voguer sous l'eau, malgré son profil peint de sous-marin.











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Cette image est beaucoup plus bucolique avec ce couple de mésanges.











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Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas une Jaguar, mais seulement une Mercédes.




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Quant à ce peintre, il considère Titi comme un grand méchant loup.





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Cette petite voiture peut quand même, malgré sa taille, transporter 3 grenouilles.









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Là ce n'est pas une peinture, mais une conception originale d'un side-car.
Quand même je me demande s'il peut tourner à gauche en toute sécurité.

Samedi 5 janvier 2013 à 8:13

Actualité

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            Je suis parfois étonné et navré de la réponse de jeunes avec lesquels je corresponds, des petits-enfants de mes amis, ou de camarades de mes petits enfants, quand on parle du métier qu'ils feront plus tard.
            Je ne parle pas d'enfants pour lesquels la question n'est pas pertinente parce qu'ils sont trop jeunes, mais de jeunes de 17 à 20 ans.
 
            L'un deux à qui je posais cette question me répondait : "je veux être directeur, parce qu'on gagne beaucoup d'argent et qu'on a un beau bureau".
            Le problème, c'est que "directeur" n'est pas un métier. Il faut d'abord avoir un métier que l'on exerce dans l'entreprise. Puis si on a fait la preuve de ses compétences et de ses capacités de relations humaines, on vous confie une équipe à diriger. Et ce n'est qu'au bout, à nouveau, de plusieurs années, pendant lesquelles on vous confiera d'autres équipes, ou une équipe plus importante, que ceux qui dirigent l'entreprise jugeront que vous avez sans doute les qualités et l'expérience pour être directeur.
            Mais entre temps vous aurez dû beaucoup travailler, développer vos aptitudes, apprendre de nombreuses notions, et montrer votre capacité à prévoir, à organiser, à gérer, à déléguer les fonctions en responsabilisant vos subordonnés, à distribuer le travail et en assurer le contrôle.
 
            Un autre jeune, en deuxième année de médecine, me disait qu'il avait choisi médecine parce qu'on pouvait gagner beaucoup d'argent, et qu'il ferait une spécialité, car c'était mieux payé et que c'était moins pénible comme travail puisqu'on restait dans son bureau et que l'on avait ses week-end.
            Je me souviens de camarades de classe qui il y a 65 ans voulaient faire des études de médecine, pour soigner des gens qui souffraient et sauver des vies.
 
            Un jeune relativement doué et travailleur est parmi les premiers dans une classe de prépa aux grandes écoles, et c'est un matheux exceptionnel. Alors je lui demandais s'il choisirait l'X ou Normale Sup. La réponse a été immédiate : je ne veux pas faire un travail d'ingénieur pendant des années avant d'avoir un poste important. Je veux tout de suite bien gagner ma vie : je ferai Normale Sup, mais sûrement pas de recherche après : je me ferai embaucher par une banque comme trader
 
            Je connaissais aussi un jeune qui trouvait trop fatigant d'aller au lycée et à 16 ans il a quitté les études pour faire du commerce. Il allait à l'étranger, et ramenait des tas de marchandises qu'il revendait, y compris je crois du cannabis. Il semblait effectivement gagner pas mal d'argent et voulait se payer une belle maison, mais il a fini par être logé pour quelques années en prison.
 
            Je suis assez peiné de tels constats, et je comprends l'angoisse des jeunes face au chômage. Mais si notre société ne donnait pas des salaires démesurés aux footballeurs et autres sportifs, aux PDG de très grosses sociétés qui ne sont pas plus compétents que beaucoup de ceux de petites et moyennes entreprises, (j'ai connu les deux et je peux juger), à certains artistes, certes de talent, mais qui ensuite vont en Belgique, en Russie ou en Suisse pour se soustraire au fisc, sans parler de ceux qui trafiquent la drogue, si les médias ne se faisaient pas le relais pour vanter leurs richesses, sans doute cela n'inspirerait pas de telles pensées.
 
            Je ne dis pas que tous les jeunes sont ainsi.
            Je connais aussi un jeune qui a un BTS de mécanique et travaille dans une entreprise d'automatisme, mais qui est aussi pompier volontaire, ce qui est presque bénévole et comporte bien des dangers, et cela par pur altruisme, pour être utile aux autres.
            Je connais un jeune médecin généraliste en Bretagne, qui certes a un salaire convenable, mais ne roule pas sur l'or, et se déplace le week-end si ses clients sont malades et qui prend le temps de les connaître et de les comprendre.
            Je connais une jeune qui finit son cursus de physico-chimie de Normale sup et fait de la recherche, malheureusement pour un traitement ridicule en regard de son savoir et de ce qu'elle fait, mais qui ne se plaint pas de son sort, car ce travail lui plaît.
            Je suis heureux du comportement d'un tout jeune, qui n'était pas du tout enclin aux études, mais est alors entré dans une école hôtelière, et qui veut devenir cuisinier et qui se donne à fond dans ce métier qui lui plaît, et les restaurants où il fait des stages, lui disent combien ils sont satisfaits. Il trouvera facilement un emploi, et, qui sait, deviendra peut être un grand chef réputé dont on viendra déguster la cuisine.
            Je connais beaucoup de jeunes qui travaillent le soir pour payer leurs études, ou qui travaillent dur pour gagner leur vie, souvent pour un salaire peu élevé et qui font un travail assez fastidieux et qui ne se plaignent jamais. J'en connais même encore quelques unes, qui s'ennuient quand elles ne travaillent pas, mais cela devient plus rare.

            Il y a heureusement encore des jeunes pour lesquels le fric n'est pas la seule préoccupation, et qui savent ce que c'est que travailler et faire effort.
            Et je suis persuadé qu'ils auront, sauf malchance, plus de bonheur dans la vie, que ceux qui ne pensent qu'à l'argent et qu'à posséder.
            La recherche permanente de la possession n'apporte pas le bonheur, les psychologues l'ont bien montré, car on se détourne vite de ce qu'on vient d'acquérir parce qu'on ne l'a pas assez désiré, qu'on l'a eu trop facilement. On vit alors dans le désir permanent de nouvelles choses qu'on n'a pas encore et le stress de cette perpétuelle quête apporte bien plus de soucis que de joies. Et même s'il se prend pour de la crème (franco russe) et malgré ses millions, Depardieu mourra un jour, comme tout le monde !

Vendredi 4 janvier 2013 à 7:58

Biologie, santé.

             J'ai fait il y a peu de temps des articles sur l'autisme, (25 à 29 octobre 2012), qui est un trouble aux aspects très divers et d'ailleurs on parle maintenant de "maladies du spectre autistique".
 
            Je lisais hier un article sur des recherches faites à l'université Mc Gill à Montréal, qui comporte des spécialistes émérites du cerveau et publie toujours des compte-rendus intéressants.
 
            Mais pour vous en donner le résultat, il faut que je vous donne d'autres explications préalables, que l'article suppose connues.
 
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            Les synapses, si vous avez lu certains articles de mon blog sur le cerveau, vous devriez savoir ce que c'est.
            La cellule nerveuse, le neurone, a, comme toute cellule, un corps cellulaire central contenant le noyau, et deux types de prolongements, de 1 à 15 micromètres de diamètres : les dendrites et les axones.
            Les dendrites sont le plus souvent très nombreux (bien que certains types de neurones peuvent en avoir fort peu), et elles amènent au neurone des informations de type électrique, l'influx nerveux en provenance d'autres neurones; un neurone est, en moyenne, connecté à 10 000 autres. L'influx nerveux n'est pas un courant électrique comme celui d'EDF, c'est ce que l'on appelle une "polarisation". Des échanges d'ions à travers les membranes des dendrites et axones, chargent leur paroi à un endroit donné, lequel se déplace le long de la dendrite ou de l'axone, et donc une charge électrique se déplace ainsi en apparence, ce qui finalement ressemble à un courant électrique. (un peu comme la houle ou la "ola" semble se déplacer, alors qu'il s'agit de simples mouvements de bas en haut, décalés dans le temps.
            Le neurone reçoit donc, par les dendrites, des informations d'autres neurones sous forme de différences de potentiels électriques, positives et négatives, et il les additionne.
            Si le total dépasse une certaine valeur, le neurone déclenche alors un signal électrique dans l'axone, qui le plus souvent est unique et peut mesurer plus d'un mètre, et l'axone transmet ce signal à la dendrite d'un autre axone (ou exceptionnellement à un muscle pour le contracter).
           
            L'axone d'un neurone et la dendrite d'un autre neurone ne sont pas connectés. Ils se terminent tous deux par une protubérance, qui sont séparées par quelques microns. On appelle l'ensemble une synapse et l'intervalle entre les deux une "fente synaptique".
            La transmission du signal nerveux dans la synapse est de nature chimique.
            Des protéines enroulées sur elles-mêmes forment ce que l'on appelle un "bouton synaptique" et chaque protéine n'est sensible qu'à quelques neurotransmetteurs (on ne connaît environ 150). Ceux-ci sont le plus souvent stockés dans des vésicules qui libèrent le neurotransmetteur quand arrive l'influx nerveux dans l'axone. Ils se fixent sur le bouton synaptique, qui se dilate et laisse alors passer des ions positifs ou négatifs selon le neurotransmetteur concerné. Ces ions déclenchent l'influx nerveux, positif ou négatif, dans la dendrite postsynaptique.
 
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            La fente synaptique ne doit pas trop se déformer. Des protéines assurent sont maintien. On les appelle des neurexines (coté présynaptique), et des neuroligine (coté postsynaptique). Situées de part et d'autre de la fente synaptique, elles de collent comme des aimants les unes aux autres, assurant la stabilité de cette jonction et l'alignement des canaux ioniques. De ce fait elles contribuent à la formation des synapses chez le foetus et chez l'enfant, alors que le cerveau est encore plastique et malléable.
            Et un bon fonctionnement du système nerveux dépend de l'équilibre entre les synapses excitatrices et inhibitrices. Or les neuroligines jouent aussi un rôle déterminant pour établir cet équilibre.

            Venons en à l'autisme :

           En 2003, le généticien français Thomas Bourgeron a montré, dans une recherche sur des familles avec plusieurs enfants autistes, que les mutations de deux gènes avaient entraîné un arrêt complet de la fonction de ces gènes et avaient déclenché l'autisme chez les patients affectés. Or ces gènes sont responsables de la création de deux protéines, neuroligine-3 et neuroligine-4.         
            L'autisme touche près d'une personne sur 100 dans le monde.
            Si ses causes génétiques sont multiples, deux caractéristiques se retrouvent dans de nombreux cas : d'une part, dans diverses régions du cerveau (hippocampe, cortex préfontal et frontal. . .), les circuits neuronaux sont hyperconnectés ; d'autre part, dans plusieurs cas liés à des mutations, la machinerie moléculaire de traduction du code génétique est déréglée.
            En 2008 la même équipe et également des équipes du Texas, ont modifié génétiquement de souris, bloquant le fonctionnement des neuroligines, et les souris ont présenté des symptômes voisins de l'autisme.
            D'autres gênes ont été identifiés qui codent le développement des dendrites et leur mauvais fonctionnement peut entraîner l'autisme., ou qui contrôlent le fonctionnement d'autres variétés de neuriligines. (cf un article de La Recherche n° 40 paru en 2009).
            Les scientifiques pensaient donc que des anomalies de formation des synapses pouvaient jouer un rôle important dans le développement de l'autisme chez le fœtus et le jeune enfant.
 
            Les biologistes de l'équipe québéco-américaine de l'université de McGill ont produit des souris génétiquement modifiées qui ne produisaient plus un gêne codant des protéines intermédiaires entre l'ARN messager, provenant de l'ADN et la formation des acides aminés puis des protéines. (cf mes articles de début juillet 2010)           
            Ainsi, chez ces souris, la traduction de certains ARN messagers n'est plus restreinte, et les protéines synthétisées à partir de ces ARN messagers sont produites en excès et, parmi elles les neuroligines.
            Les souris ainsi  génétiquement modifiées, présentent de nombreux symptômes analogues à l'autisme : faible interaction sociale, communication altérée, comportements répétitifs. L'analyse de l'activité neuronale de l'hippocampe dans des coupes de cerveau a montré que les neurones de ce centre étaient hyperconnectés.
            Une action directe sur la synthèse des neuroligines supprime les symptômes autistiques des souris.
 
            Les biologistes vont tester cette hypothèse de cause de l'autisme sur des animaux
ayant subi diverses mutations génétiques impliquées dans les troubles autistiques, mutations
mutations en amont de la traduction des ARN messagers en protéines, mais aussi en aval, dans l'espoir de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

Jeudi 3 janvier 2013 à 8:00

Architecture

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Je voudrais vous montrer en intermède quelques perles d'architecture.
Ci dessus, un propriétaire de château qui devait avoir la nostalgie de son enfance.

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Celui qui a commandé cette demeure devait être un éleveur de volaille. C'est le musée Dali à Figueres, mais je ne pense pas que ce soit lui qui l'ait dessiné.









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Mais l'architecte qui a fait cet hôtel ne voulait sûrement pas mettre tous ses œufs dans le même panier.










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Voilà une bibliothèque où on a envie de lire !










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Lorsque vous voyez cela en rentrant dans ce café, vous vous demandez ce que vous verrez en sortant, après avoir bu un whisky.









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Ce propriétaire a trouvé chaussure à son pied !













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Ma voiture marche à l'essence et moi au café !








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Et pour finir ce détail de toiture, coçu par un architecte sortant d'un cauchemar.

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lancien

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