Jeudi 28 février 2013 à 8:04

Scarification, suicide

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            Je m'adresserai d'abord à celles qui ont envie de passer à l'acte, mais sans avoir l'intention de mourir, uniquement à titre “d'avertissement” pour attirer l'attention de quelqu'un sur soi, soit des parents, soit de l'être aimé qui vous a délaissée.
            Un tel acte est absurde, tant sur le plan du risque que de l'efficacité.
 
Le risque, malgré vos précautions, n'est pas anodin.
    Vous connaissez mal les médicaments et même si un “vidal des familles” existe dans la bibliothèque, les doses indiquées, ainsi que leurs effets, sont des moyennes, et même si vous avez calculé sans vous tromper celle relative à votre poids, il faut savoir que les sensibilités individuelles peuvent être assez variables, notamment en fonction de votre état de santé ou de réactions par exemple allergiques, ou de potentialisation entre deux médicaments (ou par l'alcool que vous auriez pris pour vous donner du courage).
    Il y a eu des cas où l'ado est tombée dans le coma, et où elle risque, si les cellules du cerveau sont mal irriguées, des paralysies ou autres séquelles graves.
 
L'efficacité de votre geste est très incertaine.
    D'abord un garçon, surtout s'il est jeune, a horreur de culpabiliser. Alors votre geste va plutôt l'éloigner encore plus de vous. Le pire c'est si vous avez fait du chantage : “si tu ne m'aimes pas, je me tue”. Je n'ai pas encore rencontré de garçon aujourd'hui qui supporte cela (peut être en était il autrement au temps des romantiques du 19ème siècle !.)
    Si c'est un garçon sérieux et qu'il a de l'affection pour vous, certes il s'occupera de vous, essaiera de vous aider sur le moment, mais ce n'est pas cela qui le fera changer d'avis s'il n'a pas, ou plus envie de vous aimer.
   
    Et ne croyez pas qu'il admirera votre courage. Il considérera au contraire que vous n'avez pas pensé à vos parents, à vos amis à qui vous allez faire beaucoup de peine. Vous n'avez pas pensé à son chagrin à lui et donc vous n'avez pas tellement d'attachement pour lui.
    Bref il verra beaucoup plus l'aspect “faiblesse” de votre acte que l'aspect “courage” et vous n'en sortirez pas grandie, au contraire. Il trouvera que vous êtes une fille à problèmes, et que cela risque de lui en attirer d'autres s'il continue ou devient votre petit ami.
 
            Vous allez perturber grandement votre vie familiale, semer le désarroi et la peur dans votre famille, et souvent augmenter votre propre peine et vous déstabiliser un peu plus, parce qu'un tel geste est beaucoup plus stressant qu'on ne croit, pour tous ceux qui vous aiment mais aussi pour vous même.
   
            Mais il y a aussi celles qui sont vraiment très tristes au point de penser parfois que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, mais qui ne pensent pas donner un sens à leur geste (j'ai traité cela dans mon dernier article), mais simplement ont cette idée par lassitude de leur état de souffrance.
 
        Dites vous d'abord que tant que vous resterez en état de raisonner, que vous penserez logiquement, vous avez des chances de vous en sortir.
        Voltaire écrivait : “Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue”.
        Il y a des milliers de gens qui souffrent plus que vous, qui sont dans des situations bien plus difficiles et qui s'en sortent, qui s'en sont sortis.
        Il y a aussi ceux qui sont au bord de la mort dans des situations désespérées, et qui luttent pour vivre. Pensez à cette petite fille, atteinte d'un cancer, qui disait à une de mes jeunes correspondantes : “Je voudrais être comme toi... parce que tu vas vivre longtemps...”
 
    Par ailleurs mourir est au contraire une source d'angoisse et de souffrance.   
    Des personnes qui ont fait une tentative, m'ont raconté combien le suicide est pénible. Moi non plus je ne le savais pas, mais celles qui ont essayé m'ont apporté leur témoignage.
    D'abord on a peur avant, et on est très angoissé, on hésite et c'est une véritable torture de l'esprit. Puis juste après, on panique parce qu'on ne peut plus revenir en arrière, que l'on ait pris des médicaments ou que l'on se soit ouvert les veines
    On se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n'entend. On panique et c'est une souffrance horrible, celle de tout le corps, qui n'est rien à coté de la souffrance uniquement psychologique d'avant sa tentative.
    En plus quand on se rate, si le cerveau est privé trop longtemps d'oxygène on peut rester paralysé toute sa vie.
    La mort sans souffrance, ce n'est qu'un rêve, un rêve absurde et sans espoir.
 
Le suicide n'est pas une fin en soi. C'est la fin de soi
    Quand vous serez morte, vous ne pourrez plus regretter votre geste, vous ne pourrez plus revenir en arrière, vous ne ressentirez plus rien, ni joie, ni souffrance.
    Alors que vous apportera cette issue autre que le néant ?
    Aucune situation, aucun chagrin, aucune personne qui vous a trahie ne vaut la peine que l'on quitte cette vie.
    Ce sont des situations passagères qui nous font certes souffrir, mais elles ne dureront pas éternellement et le bonheur reviendra, alors que la mort est, elle, définitive et tout espoir sera perdu à jamais.
 
    Françoise Sagan disait “Quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres.”.  Sans aller jusque là, avez vous pensé à ceux que vous laissez derrière vous, à vos parents, à vos amis, qui seront  désespérés de votre mort et qui culpabiliseront de ne pas avoir pu vous en empêcher.
    Pouvez vous vous sentir responsable de leur peines futures, pouvez vous leur infliger cela, alors qu'il suffirait que vous décidiez de vivre pour leur épargner ce désespoir ?
 
         Enfin ne culpabilisez pas, n'ayez pas honte de vous sentir suicidaire. Vous n'êtes ni folle, ni forte, ni faible, ni incapable, ni idiote. Cela ne veut même pas dire que vous vouliez vraiment mourir, mais que vous avez plus de souffrances que vous n'avez de volonté et de ressources, pour pouvoir être plus forte que cette douleur et la dominer.
            Le poids de cette douleur est trop fort pour vos épaules, et il risque de vous mettre à terre
            En aucun cas je ne vous jugerai, et pour moi, il ne faut ni être courageux, ni lâche, pour penser au suicide, mais simplement ne pas avoir trouvé la clé de la porte de sa souffrance, qui conduit au bout du tunnel
             Il faut donc réagir avant et appeler à l'aide pour que quelqu'un vous soutienne momentanément, vous prête son épaule pour que vous puissiez vous y appuyer, et vous soulage ainsi d'une partie du poids de votre souffrance.
 
 

Mercredi 27 février 2013 à 7:58

Enseignement, école, fac

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            Lorsque j'essaie d'aider quelqu'un à remonter la pente, à sortir de sa tristesse, je commence par l'écouter sur de nombreux sujets, par lui poser des questions sur son environnement, sur son passé.
            Il arrive que sa détresse soit due à un très grand traumatisme précis, mais, le plus souvent, c'est une multitude de causes, qui peu à peu se sont accumulées, une dernière faisant parfois déborder le vase.
 
            Je suis très étonné de constater une cause de grande détresse assez fréquente : l'attitude méchante et cruelle des camarades de classe, qui harcèlent un jeune sans défense, voire le maltraitent et en viennent à des voies de faits et des tortures morales et physiques.
            Ces situations n'existaient pratiquement pas quand j'étais jeune, et très peu du temps de mes enfants. C'est vraiment aujourd'hui une tare de notre société actuelle.
 
         J'ai connu des dizaines de correspondantes qui, soit au primaire, soit au collège, et même parfois au lycée, ont été harcelées par leurs camarades de classe, qui les prenaient pour tête de turc et bouc émissaire.
           
         Certaines ont même fait l'objet de racket ou ont été frappées.
           
         Peut être croyez vous que ce sont de petites brimades sans importance. Ce n'est pas vrai. J'ai connu des jeunes qui ont été profondément traumatisées et qui ont mis des années à s'en remettre.
         Cela me choque.
            
         Que l'on se moque gentiment parfois d'un camarade, qu'il y ait parfois des heurts verbaux entre deux personnes, c'est normal.
           
         Que par contre tout un groupe harcèle une camarade faible et qui ne sait pas se défendre, c'est lâche. C'est une preuve d'inintelligence et de cruauté de la part de ceux qui le font. Quand on voit que l'on blesse quelqu'un, le bon sens et le minimum de considération pour les autres, demande d'arrêter et ne pas comprendre cela est faire preuve de bêtise et d'égoïsme et à la limite de perversion.
         Quant à celui ou celle qui supporte cela, s'il ne peut se défendre efficacement, il ne faut pas accepter cela en se repliant sur soi même.
         
De même ceux qui sont témoins de tels faits ne doivent pas fermer les yeux et faire comme s'ils n'avaient rien vu.           
         Il faut en parler à vos parents et que les parents en parlent aux professeurs qui sont responsables de ce qui se passe dans l'établissement, mais ne peuvent être partout et tout voir.
         Je suis étonné du racisme de certains qui maltraitent une nouvelle sous prétexte qu'elle est originaire du Maghreb ou du Vietnam, qu'elle a un nom ou un prénom qui sort de l'ordinaire. une moquerie d'un jour passe encore, mais des semaines et des mois, c'est de la bêtise et de l'inconscience.
         Je trouve idiot que l'on traite une bonne élève d'intellectuelle, avec un ton péjoratif et qu'on se moque d'elle et qu'on la harcèle, parce qu'elle est consciencieuse et travailleuse. Les classes seraient elles devenues un ramassis de cancres et de demeurés égoïstes et cruels, pire que des animaux. Ils devraient se rendre compte à leur âge, que "l'intellectuelle" réussira sans doute ses études et finira par avoir un travail alors qu'eux resteront au chômage, surtoutt s'ils n'ont pas appris en classe à travailler.
 
         Mais je pense que les parents aussi ont leur part de responsabilité, qu'ils n'ont pas su éduquer convenablement ces jeunes inconscients qui torturent leur prochain et les ont confortés, probablement par leur faiblesse et leur laxisme, dans un égoïsme béat et coupable.
         Au minimum ils n'ont pas donné à leur enfant suffisamment de caractère, de goût de l'individualité, de sens de la personnalité et de l'indépendance vis à vis de la mode moutonnière d'aujourd'hui.
         Les jeunes qui volontairement, torturent leur camarades sont peu nombreux et le font le plus souvent, pour se rendre intéressants vis à vis de leurs camarades.
         Si ceux là non seulement ne faisaint pas attention à eux, mais leur montrait tous solidairement et ensemble leur hostilité, sans doute ces jeunes ne continueraient pas leur manège.
         Et si c'était le cas il faudrait que les autorités du lycée soit saisies et que les sanctions tombent.
 
         J'ai souvent aussi, eu des plaintes de jeunes dont les camarades avaient profité des facilités de commentaires sur un blog ou sur facebook pour les insulter, écrire des insanités, publier des articles ou des images gênantes.
           
            Ceci également ne fait que montrer la bêtise et la mauvaise éducation de ceux qui se livrent à ce harcèlement minable.
           
            Si je tombais un jour sur un blog où un tel acte se produit, non seulement je dirais ce que je pense aux auteurs, mais encore je les signalerais au modérateur.
 
            Quant aux victimes, je leur conseille ceci. D'abord de ne pas trop prendre au sérieux ces agissements. Ce que pensent des imbéciles n'a pas beaucoup d'importance.
            Ensuite, effacer ces commentaires désagréables. Et si vraiment cela devient insupportable, changer de blog, en créer un autre dont vous ne donnerez l'adresse qu'à vos amis et recopiez y vos articles.
           
 
            Cela m'arrive d'avoir des remarques désagréables sur mon blog ou dans des mails. Si c'est simplement quelqu'un qui n'est pas d'accord avec moi, on discute, c'est enrichissant.
            Si c'est quelqu'un de désagréable, il m'arrive de lui répondre. Mais s'il insiste de façon malpolie et injurieuse, je me moque de ce qu'il peut dire; je supprime son commentaire ou je mets son mail à la poubelle ! Les chiens aboient et la caravane passe !!

Mardi 26 février 2013 à 7:49

Architecture

Suite des photos de la cathédrale de Strasbourg. Si vous ne les avez pas vues allez voir celles du 23 février avant de voir celles ci.
Les photos 3, 4 et 5 sont celles de la grande porte d'entrée.
La grande rosace est superbe, mais en photo, cela se voit moins. La photo suivante est , à l'intérieur, la très connue horloge animée.
On m'a demandé "pourquoi Strasbourg?" il y a aussi d'autres belles cathédrales. C'est vrai et le temps de chercher et rassembler quelques photos, je ferai trois intermèdes sur quelques autres cathédrales de France.

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Lundi 25 février 2013 à 8:05

Scarification, suicide

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(suite de mon article d'hier)

Le désir de mourir :
    On a souvent tendance à croire qu’une personne suicidaire veut mourir. C’est faux : elle veut plutôt cesser de souffrir et non arrêter de vivre. Elle a épuisé les moyens qu’elle connaissait pour mettre fin à sa souffrance.
Son problème l’aveugle et l’empêche de voir les autres solutions qui s’offrent à elle et celles-ci existent. C’est ce que j’appelle “l’overdose de tristesse”.
    Les adolescents peuvent épuiser très rapidement les moyens qu’ils connaissent pour tenter de diminuer leur souffrance d’où l’importance de rester à l’écoute lorsqu’un adolescent vit des difficultés.
 
D'après les statistiques, 80 % des jeunes suicidaires ne sont pas des dépressifs mais uniquement 10 % d'entre eux.
    S'il existe des caractères prédisposants, chaque ado peut avoir des pensées morbides, en raison de cette période de profonde mutation avec ses difficultés spécifiques, et même si apparemment tout va bien.
    Il existe toujours un accident initial :
        - un accident, une agression;
        - un chagrin d'amour;   
        - la perte de la personne aimée;
        - des difficultés relationnelles avec les parents,   
        - de mauvais résultats scolaires;
        - des relations conflictuelles avec ses copains.
 
Même s'il donne parfois l'impression d'être la conséquence d'un événement, la tentative de suicide est avant tout l'aboutissement d'un cheminement souterrain et douloureux.
    Les problèmes familiaux sont parmi les premières raisons évoquées et parmi ceux-ci :
        - les conflits parentaux et conjugaux ;
        - le manque de soutien des parents,
        - les familles recomposées;   
        - les conflits dans la fratrie.
            - dans certains cas, des violences physiques ou morales.
 
   L'environnement sentimental et émotionnel est aussi une source importante de désespoir :
            - la perte d'un amour, surtout le premier.
            - la rupture ou l'éloignement d'amis.
            - la mort de camarades.
            - un climat de violence;
            - les moqueries, critiques, brimades, le racisme.
            - les violences physiques ou morales, notamment le racket.
 
Des évocations au suicide qui sont fréquentes, peuvent être annonciatrices du geste. Il ne faut pas les prendre à la légère.
 
Des causes multiples s’additionnent :
    Il n’existe pas une cause unique expliquant pourquoi certaines personnes ont des idées suicidaires.
Une personne peut vivre des difficultés à différents niveaux dans sa vie ce qui la rend plus fragile. Elle peut rechercher des moyens pour résoudre ses problèmes et se sentir mieux. Lorsque les moyens qu’elle utilise ne sont pas efficaces, le suicide peut commencer à lui apparaître comme la solution lui permettant de mettre fin à sa souffrance. A force de ne pas trouver de solution, ses idées suicidaires deviennet de plus en lpus fréquente et la personne peut commencer à planifier son geste (comment, où, quand).
 
        Une goutte de trop et c’est l’overdose de tristesse :
    Lorsque le vase est trop plein et que la personne envisage le suicide comme la solution à sa souffrance, un événement précis, parfois banal, peut le faire déborder. La personne peut alors basculer et passer à l’acte. Le témoignage que je vous ai rapporté dans mon article du 17 février 2009 en est un exemple.
 
        L’alerte :
C’est effectivement difficile de repérer un jeune ayant des pensées morbide s’il n’en parle pas. On peut cependant indiquer quelques symptômes : dans le monde réel, le mal-être avec l'agressivité et la souffrance ; dans le monde imaginaire : l’adolescent est absent, distant, froid, dans une totale indifférence. Ce sont ces aller-retours d'un état à l'autre qui sont symptomatique de l'entrée dans la trajectoire suicidaire.
    Mais très souvent l’adolescent cache son mal-être sous une insouciance joyeuse pour donner le change et ne pas inquiéter.
 
    L’important, si un(e) de vos camarades à des idées morbides, c’est d’abord de l’écouter de lui montrer que vous tenez à elle, que vous êtes là pour l’aider, mais si vous voyez que cela persiste, il faut alerter des personnes plus expérimentées que vous : l’infirmière du lycée, le professeur principal, vos parents...
    Il ne faut pas laisser le mal progresser
 
            Je continuerai mercredi et jeudi à parler des brimades en classe et de l'aide qu'on peut dire à quelqu'un qui pense trop au suicide.

 

Dimanche 24 février 2013 à 8:11

Scarification, suicide

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           J’ai eu l’occasion ces temps derniers, de parler, avec certaines de mes correspondantes (notamment après le suicide de plusieurs jeunes), d’un sujet pas très gai et un peu tabou, “la mort”, et je crois qu’il n’est peut être pas inutile d’en parler parfois et d’y consacrer quelques articles.
            Déjà un de mes correspondants m’avait demandé si je craignais la mort et je lui avais répondu dans mes articles des 5 et 13 août 2010, que je craignais beaucoup plus de souffrir que de mourir, mais que ma préoccupation actuelle était plus de vivre et d’arriver à faire tout ce que j’entreprenais, occupations peut être un peu trop nombreuses pour le temps dont je dispose, et que parmi ces occupations, il pouvait y avoir aussi celle de préparer ma mort, non pas pour moi, qui n'en aurai plus rien à faire, mais pour ceux qui seront encore vivants après moi (et en fait, je prépare la vie des autres).
            Aujourd’hui je ne voudrais voir l’attitude de l’homme adulte face à la mort, mais celle des adolescents.
 
            L'enfant vit dans le présent, il prévoit peu son avenir et la mort lui est au départ inconnue et elle va le rester s'il n'y est pas confronté dans sa famille ou ses camarades. L'enfant s'éloigne peu à peu de la protection du nid familial, mais il découvre peu à peu la liberté et l’autonomie et il prend conscience que l'environnement  lui apporte gains et pertes, joies et douleurs.
            La mort évoque donc, pour l’enfant, l’expérience de la perte douloureuse, négative : la mort d’un parent, par exemple, est souvent pour lui la perte majeure de tout ce qu’il aime, de tout ce qui lui donne son sentiment de sécurité et là, il n’y a pas de compensation.
            La relation à la mort existe aussi dans les pulsions agressives ainsi que dans les « vœux de mort » de l’enfant vis à vis de ses parents ou camarades et dont les parents devraient l’aider à prendre conscience de leur signification, et à en faire un meilleur usage.
            L’enfant cherche à donner un sens à la mort, une explication(une punition, l’effet de vœux de mort), une justification (« pour laisser la place aux autres »), l’attribue à la vieillesse (qui est un temps si lointain qu’il pense ne jamais l’atteindre, et donc son angoisse est limitée).
 
            A l’adolescence, les questions sur la mort vont ressembler à celles que se posent les adultes, même si le langage est différent; elles portent surtout sur les modalités de la mort, sur l’angoisse et la souffrance (ça fait mal ?), sur ce que pense celui qui meurt (a-t-il peur, regrette-t-il sa vie, en veut-il aux vivants), sur ce qu’il devient dans leur vie à eux (est-il oublié, etc. ?).    
            La mort représente la solitude, le temps qui ne passe plus, l’impossibilité de faire ce qu’on faisait avant, le fait de ne plus être avec les autres, etc.
            Si cette présence de la mort peut se traduire parfois par des conséquences bénéfiques, par exemple des vocations médicales (vouloir combattre la mort) ou artistiques (représenter l’irreprésentable, faire intensément exister l’image, de ce qui n’est plus là...), elles peuvent aussi s’exprimer par l’attrait pour certaines oeuvres (livres de fantômes ou livres policiers), dans les sports dangereux (qui peuvent apparaître comme un jeu avec la mort, comme pour la défier ou s’en approcher au plus près, par curiosité), ou dans des comportements violents ou d’autodestruction (comme si la personne se sentait obligée de reprendre à son compte la violence insupportable de la mort pour ne pas lui laisser ce privilège).
 
            J’ai bien des fois été confronté à des adolescents qui pensaient trop à la mort, et pour un adulte, c’est beaucoup plus difficile de comprendre un adolescent pour lequel la mort est une obsession, alors qu’il a tout pour être heureux, ou que du moins, ses problèmes ne sont ni majeurs, ni vitaux, et cela d’autant plus qu’en général, il ne sait pas expliquer son attitude.
            Il faut alors beaucoup l’écouter, questionner, essayer de comprendre son environnement, mais c’est effectivement difficile de savoir comment l’aider à sortir de cette phase dépressive et dangereuse pour lui.
            Quant aux suicides, les jeunes que j'ai côtoyés et qui avaient des pensées morbides, n'avaient pas réellement envie de mourir et en avaient même peur, mais ils souffraient et à un moment ils avaient une "overdose de souffrance" qui arrivait comme une pulsion, et risquait de les entraîner vers l'acte fatal.
            On ne peut malheureusement être tout le temps près d'eux et les empêcher de ressentir cette chute brutale vers le gouffre.
            Alors il faut leur apprendre à en parler avant, quand ils ressentent qu'ils n'en peuvent plus, mais sont encore lucide, et s'ils en parlent à des camarades, il faut que ceux-ci alertent des adultes : les parents, les profs, l'infirmière de l'école.... Et les adultes doivent tout de suite croire au danger et intervenir, faire parler, écouter. Il ne faut pas perdre une minute.
            La mort est là qui rode, et elle agit très vite dans un esprit qui a perdu sa lucidité, quand " l'overdose de tristesse te de souffrance " l'a submergé.

Samedi 23 février 2013 à 7:27

Architecture

  Bien que je ne sois pas croyant, j'adore les églises; les grandes cathédrales, comme les petites chapelles de Bretagne et de Dordogne que j'ai presque toutes visitées. Beaucoup sont belles et on est bien à l'intérieur; c'est reposant et l'atmosphère est particulière. Et puis j'admire ceux qui les imaginées, qui les ont ont faites, qui les ont décorées et ceux qui les entretiennent aujourd'hui pour qu'elles ne disparaissent pas. Ceux qui les ont meublées aussi avec des tableaux, des statues, ou qui ont décoré leurs murs de sculptures et de gargouilles.
Je dois avoir près d'un millier de photos d'églises.
        Mais celles que je vais vous montrer aujourd'hui ne sont pas de moi, mais de Guy Voirin. C'est la cathédrale de Strasbourg, l'une des plus belles (mais il y en a bien d'autres en France !), surtout par ses sculptures et ce sont elles que je vais surtout vous montrer dans cet intermède et dans le suivant. 
       Si vous voulez admirer, sortez les photos de mon blog sur votre "bureau" d'ordinateur" et ouvrez les plein écran. Les détails sont superbes.

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Vendredi 22 février 2013 à 7:54

Biologie, santé.

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           A la suite des figurines en chocolat dont j'ai publié les photos il y a quelques jours, j'ai reçu des mails qui me posent plusieurs questions sur les bienfaits du chocolat que j'évoquais.
            Alors autant faire un article sur ce sujet.
 
            Le chocolat contient plus de 300 substances chimiques différentes qui nous influencent de diverses manières.
            Bien entendu il contient surtout des substances nutritives : protéines, glucides, donc des sucres et des graisses. Pour celles-ci, dans les bons chocolats c'est essentiellement du beurre de cacao. Mais dans les chocolats de mauvaise qualité, celui-ci est en partie, remplacé par d'autres graisses, qui ne sont pas bonnes pour la santé.
            Ce que je vais dire ensuite concerne le "bon chocolat".
            C'est un aliment calorique 120g de chocolat pur renferment 525 calories, et le chocolat au lait, davantage encore. Donc attention à cet apport de calories qui, à l'excès, et en l'absence d'exercices, fait grossir.
 
            Par contre, mangé en quantités raisonnables, le chocolat est bénéfique :
 
            - Il contient du magnésium, du potassium et même pour le chocolat au lait, du calcium : ces atomes, transportés sous forme d'ions dans le sang, sont nécessaires au système nerveux et notamment au cerveau.
 
            - Il contient du fer, utile pour le transport de l'oxygène par l'hémoglobine du sang, et du chrome, qui participe à la régulation du sucre dans le sang.
 
            - Il met de bonne humeur : selon les chercheurs de l’Institut des neurosciences de San Diego (Etats-Unis), le chocolat contient de l’anamide, produit qui exerce une action sur le cerveau semblable à celle du cannabis (les récepteurs sur les synapses, de l'anamide et ceux du tétrahydrocannabinol sont les mêmes)
 Le chocolat ne vous fera pas "planer", (pour avoir l'équivalent d'un "joint", il faudrait manger 30kg de chocolat !!), mais ses composants favorisent la bonne humeur.
            Par ailleurs, l’absorption de nos aliments favoris stimule la sécrétion d’endorphines, les analogues naturels de la morphine, produits par le cerveau, et qui soulagent la douleur.
 
            - Il tient en éveil . Le chocolat est une source de caféine, substance stimulante. (100 g de chocolat contiennent environ 20 mg alors que 100 g de café moulu contiennent 57 mg de caféine). Le chocolat de bonne qualité est plus riche en caféine que les produits bon marché.
           
            - Il permettrait de contrôler le taux de mauvais cholestérol . Le beurre de cacao contient de l’acide stéarique, une graisse saturée réputée pour son action bénéfique sur le cholestérol.
 
­- Il prolonge l’impression de satiété. L’index glycémique (taux d'absorption du sucre contenu dans un aliment par le sang) du chocolat noir , sans sucre ajouté (composé de plus de 70% de cacao), est assez bas (environ 22). Ainsi, l’énergie qu’il apporte est libérée lentement dans le sang, ce qui procure une impression de satiété durable. Donc si on n'en mange pas trop, il évite donc de grossir en diminuant vos envies boulimiques.
 
            - Il faciliterait la digestion du lait . Des chercheurs de l’université de Rhode Island ont découvert que l’addition d’une cuillère à café et demi de cacao dans une tasse de lait permettait de supprimer les crampes et les sensations de ballonnements chez les personnes supportant mal le lactose. Le cacao stimulerait la production d’une enzyme, la lactase, utile à la digestion des produits laitiers.
 
            - Il pourrait accroître l’espérance de vie . Les chercheurs de l’université de Harvard ont suivi 5 années durant 7841 personnes âgées de 65 ans et plus. Les consommateurs modérés de chocolat (de 1 à 3 tablettes par mois bof moi j'en mange davantage !!), vivaient environ un an de plus que les abstinents.
            Les avis des médecins sont partagés sur l’interprétation de ces résultats. Ils pensent que cette longévité est liée aux polyphénols. Ces antioxydants empêchent le mauvais cholestérol d’endommager les artères et les vaisseaux sanguins. Des médecins de l’université de Californie à Davis affirment que 50g de chocolat au lait contiendraient autant de polyphénols qu’un verre de vin. Selon les rapports publiés dans un journal médical britannique, le chocolat noir contient 4 fois plus que le thé noir, d’antioxydants, reconnus bénéfiques dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et le cancer.
 
            Cependant, je connais certaines de mes "guenons", qui se jettent sur la nutella et le chocolat et dont la plupart craignent de grossir. Alors elles ne se nourriraient qu'avec cela.
            Le chocolat ne peut se substituer aux autres aliments . Si vous calmez vos tiraillements d’estomac à l’aide de sucreries, vous risquez de perdre l’appétit pour les aliments nutritifs nécessaires à votre corps, tels que les fruits et les légumes frais, les viandes maigres, les céréales et les produits laitiers écrémés.
            Par ailleurs, comme tout aliment sucré, il provoque des caries et il faut se brosser les dents. Mais, selon des études récentes, le beurre de cacao contiendrait des substances freinant la formation de la plaque dentaire.
            Consommé à outrance, le chocolat augmente le taux d’amphétamine phényléthylamine naturelle. Une concentration importante de cette substance chimique sécrétée par le cerveau peut provoquer des sautes d’humeur. Enfin, chez des personnes sensibles à cette substance, la caféine peut parfois engendrer des problèmes d’estomac et des tremblements, augmenter le taux d’acides gras dans le sang, le rythme cardiaque, la vitesse de respiration, et provoquer, enfin, des troubles du sommeil.
            Donc il faut comme d'habitude, rester raisonnable et je ne consommerai pas un kilo de chocolat par semaine avec l'espoir de vivre jusqu'à cent ans (sans être gâteux toutefois).

Jeudi 21 février 2013 à 8:55

Politique, économie, religion.

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            Je me demande parfois ce que Dieu pense du mariage homosexuel, de la contraception et de l'avortement, de la conception assistée par FIV, du cannabis ou des attentats et exactions des salafistes (là je parle bien sûr de ce que penserait Allah).
            J'aurai du mal à trouver cela dans les Saintes Ecritures ou dans le Coran.
            Chacun a sa réponse.
 
            Des psychologues Nicholas Epleg et ses collègues, de l'Université de Chicago, ont effectué une étude sur de nombreuses personnes et ils ont constaté que les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête, toutes croyantes, avaient tendance à considérer que les positions de Dieu sur ces questions seraient... les leurs !
            Ainsi, parmi les personnes interrogées, les conservateurs affirment sans hésiter que Dieu serait favorable à la peine de mort et hostile au mariage homosexuel ainsi qu'à l'avortement, alors que les libéraux soutiennent qu'il légaliserait l'avortement et le mariage pour tous et abolirait la peine de mort.
            Y aurait-il autant de dieux que de croyants ?
 
            Les psychologues ont observé l'activité cérébrale des personnes interrogées sur ces questions et ont constaté que penser à Dieu, active des zones du cerveau concernant la "pensée autoréférentielle", qui s'activent quand on parle de soi, qu'on exprime son opinion ou qu'on développe les arguments de ses analyses et de ses idées, zones qui restent silencieuses lorsqu'on parle des idées des autres.
            En fait, les zones du cerveau activées quand on pense à Dieu sont exactement les mêmes que lorsqu'on pense à soi-même.
 
            J'avais appris, étant enfant que Dieu a créé l'homme à son image, affirmation déjà bien prétentieuse, puisque Dieu ne peut être considéré que comme un "pur esprit", alors que l'homme est bien assujetti à son corps, et a souvent des conduites bien indignes de cette image.
            Aujourd'hui, je crains que ce ne soit l'inverse, et que l'homme crée chaque jour Dieu à sa propre image.
            Dieu doit frémir sur son petit nuage quand il voit cela.
            Mais vous voyez, moi aussi, je cède à la tentation de voir Dieu dans notre ciel, et je m'imagine ce que je ferai à sa place ! Les zones de mon cerveau que les journalistes appellent les "centres de Dieu", et qui s'activent lorsque l'on est en méditation, ont dû se réveiller.
            L'homme est finalement un immense utopiste orgueilleux.
 


Mercredi 20 février 2013 à 8:18

Politique, économie, religion.

Malheureusement il faut se résoudre à vieillir.

            On a en général la chance de garder ses facultés intellectuelles et donc on ne se voit pas tellement diminuer, mais on est de moins en moins performant en sport, vos enfants, puis vos petits enfants, vous battent au tennis, et courent et nagent plus vite que vous.

            Puis vous fatiguez plus vite et un jour, vous renoncez à la planche à voile, car vous n'êtes plus sûr de revenir quand il y a beaucoup de vent et par petit temps c'est rasoir !!

            Puis il faut vous ménager, ne pas trop vous fatiguer et vous prenez conscience du déclin de la fin de votre vie, en espérant que cela n'aille pas trop vite.
            Ceux qui ont un poste important, les "grands de ce monde" ne veulent pas s'avérer ainsi, en train de décliner, même légèrement, et certains finissent par un  pépin de santé, comme madame Clinton. Mais le plus grave c'est lorsqu'un dirigeant s'accroche et s'entête alors que la baisse de ses facultés ou de sa puissance de travail, lui font faire des erreurs. Et cela arrive, dans les entreprises comme en politique.

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            Alors contrairement à certains fanas qui crient à l'abandon, et bien que je ne sois pas catholique, j'admire le Pape d'avoir osé prendre cette décision hors normes, de démissionner de sa charge écrasante.

            Il lui a sûrement fallu beaucoup de courage et lutter contre l'influence de son entourage, mais je lui donne cent fois raison. Il lui faut maintenant ménager sa santé, et c'est faire preuve ainsi d'une grande modestie et d'une grande lucidité, que de démissionner tant qu'on est encore valide, mais que l'on sent qu'on ne peut plus être performant en raison de la baisse de ses facultés physiques.

            Certes je n'étais souvent pas de l'avis de Benoît XVI, et j'espère que son successeur sera plus objectif quand à l'emploi du préservatif contre le Sida, de la contraception et de la limitation de la population mondiale, et qu'il sera plus tolérant pour l'homosexualité. Peut être qu'un jour le Pape se rendra compte qu'il vaut mieux pour l'Eglise, autoriser le mariage des prêtres que d'être obligé de déplorer quelques cas de pédophilie.

            Mais, malgré ces divergences je pense que Benoît XVI était un grand homme, digne de notre admiration et que nous devons rendre hommage à sa décision, ne pas la regretter, et lui souhaiter encore des années de vie, moins fatigantes.

 

Mardi 19 février 2013 à 8:15

Photos, photos comiques

On m'a envoyé l'adresse d'un petit film sur une excursion cycliste en montagne, qui m'a donné la chair de poule.
Etes vous aussi impressionné(e)s que moi ?

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lancien

sortir de la tristesse

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