Vendredi 8 février 2013 à 8:45

Préférences cérébrales

            Je discute par mail avec des correspondant(e)s et je suis étonné du nombre de personnes pessimistes; je ne parle pas d'un pessimisme passager, mais d'une tendance vraiment ancrée dans leur personnalité.
 
            Certes c'est d'abord une préférence cérébrale innée : on est optimiste ou pessimiste et on peut décrire cela en 5 tendances principales :
 
                        - on a tendance à voir dans la vie les choses du bon coté (le verre à moitié plein) ou au contraire les choses sous l'angle défavorable (le verre à moitié vide).
                        - de ce fait on est face aux événements et à son entourage, soit plutôt serein, gai, soit au contraire, inquiet, soucieux, triste.
                        - l'optimiste face aux problèmes du passé en tire la leçon, puis ait tourner la page.
Le pessimiste a des remords de ce qu'il a mal fait et des regrets de ce qu'il n'a pas su faire.
                        - il en résulte que l'optimiste a une certaine confiance en lui, qui manque au pessimiste.
                        - enfin face à l'adversité et aux ennuis, l'optimiste arrive a remonter rapidement à la surface, alors que le pessimiste ne se remet que lentement et difficilement.
 
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            On ne sait pas à quoi est dû cette préférence cérébrale.
            Sans doute à l'importance plus ou moins grandes de certains neuromédiateurs chimiques, qui influent sur notre humeur, comme la sérotonine, ou sur le circuit de récompense, comme la dopamine.
            Sans doute aussi à des connexions plus ou moins fournies et rapides netre le cerveau émotionnel et le cortex frontal qui réfléchit.
            Peut être aussi à des configurations un peu différentes de notre mémoire.
 
            Mais en fait cette préférence, même si elle est innée, est fortement influencée par l'éducation et l'instruction. L'influence des parents dans l'enfance est forte, celle des problèmes qu'apporte la vie, notamment sociale aussi.
            L'optimisme et le pessimisme initiaux peuvent être ainsi fortement diminués ou accrus.
            Certes le pessimiste aura moins l'occasion de faire des erreurs, car il sera plus méfiant et aura détecté bien des risques, mais en définitive les erreurs qu'il fera cependant seront plus graves pour lui psychologiquement et en général les pessimistes sont moins heureux que les optimistes.
 
            Je disais que je trouve le nombre de pessimiste beaucoup plus grand aujourd'hui que lorsque j'étais jeune.
            Une des questions que je me pose : est ce que ce sont de vrais pessimistes, où est ce que les circonstances les rendent provisoirement optimistes.
            Pourtant quand j'étais jeune c'était la guerre, les dangers, les privations et la vie n'était pas rose.
            Est ce que l'éducation, la vie d'aujourd'hui pousse au pessimisme?
            Nous sommes à une période de grands changements techniques et dans nos habitudes de vie, un peu comme l' été la Renaissance après le Moyen Age, et qui devrait être pleine de promesses. Mais la Renaissance avait été ressentie par ses contemporains comme une période difficile, inquiétante, chaotique, incompréhensible.
 
            Une tendance que je constate c'est l'immobilisme de beaucoup de personnes, jeunes ou âgées, face à ce pessimisme. Cela me rappelle une phrase de Goethe, souvenir du lycée, "Le pessimisme condamne à être observateur et non acteur".
            Mais est ce étonnant ?
            On nous abreuve d'information malheureuses et inquiétantes à la télé et dans les médias : meurtres, accidents, attentats, guerre, chômage, risques pour notre santé.....
            Bien sûr i et normal de nous informer, mais pourquoi ne voit on que très rarement des situations bénéfiques, agréables. On nous dira que les "gens heureux n'ont pas d'histoire" et évidemment seul le sensationnel intéresse les médias.
            Un autre aspect est celui de l'incertitude qui règne et qui nous donne l'impression de n'avoir plus d'action sur les événements et sur l'avenir. C'est peut être ce sentiment de perte de contrôle pour nos capacités d'action qui perturbe notre équilibre émotionnel et nous empêche d'agir.
            Mes ancêtres et même moi quand j'étais jeune, vivions dans un univers au sein duquel on pouvait exercer un certain contrôle : on maîtrisait d'ou venait la nourriture et les produits fabriqués dans des usines en France; nous voyions à quoi aboutissait notre travail ; nous comprenions comment fonctionnaient les outils et techniques qui facilitaient le quotidien. Ce n'est plus notre cas. Même si la santé était pus précaire car la médecine moins performante, on avait confiance dans le médecin, comme dans l'instituteur ou le professeur, que l'on respectait pour leur savoir et leur dévouement.
            Aujourd'hui nous disposons de beaucoup plus de moyens, mais les professeurs ne nous apprennet plus que des connaissances théoriques et ne savent plus nous enseigner la maîtrise de ce qui nous entoure, le médecin est impersonnel et ne vient plus à domicile, mais reste au milieu de tous ses instruments électroniques, nous avons d'énormes moyens de communication, mais nous ne comprenons pas comment ils fonctionnent et nous ne les maîtrisons pas. Enfermés dans nos villes, nous ne voyons plus les paysans cultiver la terre (d'ailleurs de façon très automatisée) et nous ne savons plus d'où vient notre nourriture (d'ailleurs il vaut peut être mieux que nous ne voyions pas les batteries d'élevage de poulets !!).
            Quant aux produits industriels, certes ils sont moins chers, mais de moins en moins sont fabriqués en France et nous sommes totalement impuissants quant à leur qualité.
            Surtout le chômage grandissant, le manque d'humanité des entreprises, plonge les jeunes dans une crainte lancinante de ne pas trouver du travail et d'y être exploités
            Les limites tolérables d'incertitude, de complexité et de manque de contrôle ont peut-être été dépassés, ce qui nous incite au pessimisme.
 
            Nous devrions cependant garder un certain espoir.
            D'abord, l'intelligence de l'espèce humaine, capable de trouver des solutions, y compris aux problèmes qu'elle a elle-même créés !
            Ensuite, l'accélération des progrès scientifiques et techniques, les révolutions informatiques et biologiques.
            Le péril n'est peut-être pas si grand, même devant les catastrophes : " I'arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse" disait mon grand-père avec optimisme.
En général quand le danger grandit, les moyens d'y remédier et de sauver augmentent.
 
            Certes pour surmonter la crise ou nos problèmes personnels, nous devrons faire de nombreux efforts, mais le premier à faire c'est de retrouver notre optimisme pour augmenter notre motivation et notre désir d'action.

Jeudi 7 février 2013 à 8:07

Architecture

Suite et fin de l'intermède sur les maisons alsaciennes.

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Mercredi 6 février 2013 à 8:11

Notre cerveau; nos sens; système nerveux


            Lorsque je parle de conscience, certaines de mes correspondantes y trouve une certaine ambiguïté.
            En Philosophie, en effet, la "conscience morale" est le respect des règles d'éthiques, du "surmoi" de Freud, la conformité à ses propres "valeurs". C'est d'ailleurs la seule signification de ce mot jusqu'au siècle des lumières où la science a commencé à avoir ses lettres de noblesses.
            En neurobiologie, "conscience" a un tout autre sens, c'est lié à "avoir conscience de".
            La conscience, c'est la faculté qui nous permet d'appréhender, au travers de nos sensations, ce qui se passe dans le monde extérieur (les perceptions de nos cinq sens), et dans notre monde intérieur (nos émotions entre autres). C'est en quelque sorte ce qui nous donne conscience de vivre, et donc d'exister : c'est la conscience du "moi".
            Conscience, éveil et sommeil sont très liés. Dans notre sommeil nous n'avons pas conscience du monde extérieur, sauf faiblement dans les microréveils de quelques secondes, pendant lesquels se produisent les rêves (voir mon article des 26, 27, 29 janvier 2010).
            Je vais reprendre un peu le problème de l'éveil et de nos perceptions.


                D'abord un sujet sur lequel vous trouverez très peu de renseignements sur internet : la coordination de nos sensations par le “Thalamus”.
                Le thalamus est un important centre nerveux de notre cerveau central, juste au dessus de l'hypothalamus. L'un de ses rôles est de coordonner nos sensations .
            Mais il faut au préalable parler d'un autre centre vital : le tronc cérébral, à la base du cerveau au dessus du cou et de la colonne vertébrale. Il est, avec l'hypothalamus, à la base de toute notre vie végétative.
            Une partie de ce centre contient des neurones qui grâce à des phénomènes d'échanges ioniques, sont de véritables oscillateurs, comme le quartz de votre montre, et envoient ainsi des influx nerveux à une fréquence(1 hertz = une oscillation par seconde) de :
                        - quelques hertz  pendant notre sommeil profond (1 hertz Hz = une oscillation par seconde);
                            - autour de 30 hertz pendant le sommeil paradoxal;
                           - 40 hertz quand nous sommes éveillés et donc conscients.
               Ces influx nerveux sont envoyés par le tronc cérébral à divers neurones pour les synchroniser et en particulier à ceux du thalamus
    La conscience demande donc une fréquence de travail des neurones du thalamus de 40 oscillations par seconde.
 
            L'interprétation de nos sensations est faite par des centres spécialisés de la vue, de l'ouïe, du toucher, de l'odorat, le goût, relativement complexes quant à leur fonctionnement. Je ne les décrirai pas ici, il faudrait une trentaine d'articles !
            Mais comment ces centres sont il coordonnés, comment le cerveau sait il qu'une sensation se rapporte à un objet donné?
            Toutes nos sensations , avant d'être envoyées aux centres d'interprétation, passent par un centre coordonnateur : le Thalamus. Voyons comment. (schéma ci dessous).

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            Le thalamus reçoit les stimulations à 40 Hz du tronc cérébral. Une série de neurones de ce centre oscillent également avec une fréquence double (80 Hz).  
            Ils envoient ces signaux vers les neurones des centres de perception : vue, ouïe toucher.... 
            Sous l'effet de cette stimulation les neurones qui ont reçu des informations de sensations vont alors renvoyer de l'information avec fréquence de 40 Hz.
                Comme 40Hz est la moitié de 80Hz, cela veut dire que les neurones des centres de perception vont réagir à un balayage sur deux (pas forcément le même pour tous les neurones).
            Les neurones du Thalamus oscillant à 80 Hz, reçoivent donc de chaque neurone actif de perception, une information tous les quarantièmes de seconde, suivie d'une absence d'information. C'est exactement comme une camera de cinéma argentique qui recevait une image de la pellicule, suivi d'un "noir", (pour que chaque image soit bien séparée et différenciée de la précédente),mais l'oeil qui a un temps de réponse de 1/10 de seconde ne le voit pas et a l'impression du mouvement !
            Le thalamus oscillant à 80 Hz, (toute les 12,5 ms), lorsqu'il reçoit une information, il ne pourra recevoir la suivante que 25ms après (40Hz) et il profite donc de l'oscillation suivante à 80Hz pour envoyer l'information à d'autres centres du cerveau, ceux chargés de l'interprétation, qui reçoivent donc des information à 40 Hz et aussi, quand cela apparaît pertinent, au cortex frontal qui va interpréter de façon intelligente, ces sensations.
 
            Supposons qu'un oiseau est perché sur notre main et chante.
            Le cortex olfactif et le cortex gustatifs qui ne sont pas concernés puisqu'on ne mange pas l'oiseau, qui ne sent pas (mauvais et ne s'est pas parfumé non plus lol ), ne répondent donc pas.
            Mais, dans la même oscillation de 25ms :
                Le cortex sensoriel renvoie la sensation de la pression des pattes de l'oiseau sur la main. Le cortex visuel renvoie l'image de l'oiseau. Le cortex auditif renvoie le son de son chant.
                Le thalamus fait la synthèse de ces signaux et les envoie au cortex frontal qui réfléchit. Il consulte la mémoire et celle ci lui dit : c'est un oiseau et même c'est un canari jaune, perché sur la main et qui chante. L'hippocampe, qui gère la mémoire, dit même au cortex frontal : "ce canari s'appelle Titi".
 
            Que déduire de ce processus ?
 
                D'abord que, pendant l'éveil, les diverses zones qui interprètent les signaux de nos cinq sens sont consultées à la fréquence de 80 Hz, c'est à dire toutes les 12,5 millisecondes, mais ne répondent, pour un même neurone que toutes les 25 ms.
                Un même neurone ne peut donc différencier deux sensations que si l'intervalle qui les sépare est d'au moins 25ms et si nous considérons tous les neurones des centres perceptifs, balayés à la fréquence de 80 Hz, nous ne pouvons donc pas différencier deux phénomènes se passant à des intervalles inférieurs à cette durée. de 12,5 ms.
    Toutefois si un incident attire notre attention, il y a une “remise à zéro” de ce balayage en cours et le cycle recommence aussitôt et nous avons toutes les chances de saisir le phénomène qui a appelé notre attention, moins de 12 ms après cette remise à zéro.
 
                Si l'information paraît inintéressante au thalamus, il la met en mémoire, mais elle ne touche alors qu'un nombre restreint de neurones.
                Nous n'avons pas alors conscience de cette information et les neurobiologistes disent qu'elle est mise en mémoire dans notre inconscient.
            Si au contraire elle paraît importante, le thalamus transmet les informations dans les 12,5 millisecondes qui suivent au cortex frontal, qui a ainsi une synthèse et peut “savoir ce qui se passe”  avec le maximum de détails.
            Le cortex oriente alors nos sens vers des actions qui leur permettent de saisir d'autres informations sur le même sujet : il va faire orienter les yeux, “prêter l'oreille”, déplacer la main, humer l'air, sécréter de la salive pour mieux sentir le goût etc...
                Ces informations , si elles se révèlent vraiment intéressantes seront mises alors consciemment en mémoire et nous nous rappellerons que nous les avons ressenties, du moins pendant un certain temps, car lorsqu'elles seront devenues inutiles, le souvenir sera effacé pendant notre sommeil.           
            Quand le sommeil vient et la conscience disparaît, non seulement les oscillations diminuent de fréquence, mais certaines parties su cerveau s'arrêtent d'osciller et la synchronisation entre tous les centres n'existe plus, de telle sorte que des centres distants ne peuvent plus communiquer entre eux.
            La conscience c'est donc un fonctionnement synchrone de notre cerveau qui permet aux divers centres d'échanger des informations

Mardi 5 février 2013 à 8:21

Biologie, santé.

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Allez vous bâiller ?
 
            Pas d'ennui, je l'espère. Non, j'ai envie de vous faire bailler par contagion !!
            Tout le monde bâille, les lions, les chiens, les rats, les hippopotames, les poissons et bien sûr les hommes et les femmes, les enfants et les adultes; mais personne ne sait pourquoi.
 
            Actuellement, la plupart des recherches portent sur la nature contagieuse du bâillement, et sur son côté suggestif. J'espère bien qu'en lisant cet article, plus de la moitié entre vous auront envie de bâiller, car le simple fait d'y penser suffit à la plupart des gens pour en éprouver le besoin.
 
            Oui mais voilà : avant six ans les enfants n'ont pas cette "contagion par imitation".
Et pourtant les enfants de six ans bâillent moins que ceux de deux ou trois ans.
            Et même le fœtus baille ! Et il le fait davantage à 24 semaines d'âge fœtal qu'à 36 semaines. Passée cette phase, le fœtus bâille beaucoup moins. Est ce lié au développement de son cerveau, ou à la régulation du flux sanguin cérébral comme le croient certains chercheurs ?
            Par ailleurs l'embryologie du système nerveux et de la face montre un parallélisme étroit entre bâillement et succion : mêmes structures neuro-anatomiques, même période d'apparition fœtale.
            Il se peut donc que le bâillement soit initialement un comportement spontané du fœtus, remplissant une fonction de maturation du cerveau, et que nous gardions cette contraction ensuite comme un vestige, qui se réactiverait à la vue d'autres personnes en train de bâiller, ou lorsque nous sommes vraiment trop fatigués ou à l'approche de l'endormissement.
            Nous baillons aussi d'ennui et le bâillement s'accompagne d'une baisse de vigilance.
 
            Nous baillons plus de 250 000 fois au cours de notre vie, 5 à dix fois par jour et plus fréquemment au réveil.
            Le bâillement comporte trois phases, suivies d'une sensation de bien-être et de détente, notamment relâchement des muscles : une longue inspiration, une apnée d''environ une seconde, et une expiration rapide, parfois accompagnée d'une stimulation des glandes lacrymales et associée ou non à des étirements des membres, du cou et évidemment de la mâchoire.
            Il ne semble pas que le bâillement améliore l'oxygénation du cerveau, mais il provoque cependant une forte augmentation de son activité électrique.
            Il semble lié chez les singes mâles, à une augmentation brusque du taux de testostérone. Un singe castré ne baille plus. On n'a pas fait l'essai chez l'homme !
 
            Il semble qu'au départ ce soit le tronc cérébral qui déclenche le bâillement en faisant contracter les muscles du larynx, du visage et de la mâchoire, mais le cortex préfrontal intervient sûrement dans le phénomène de contagion et d'imitation. Ce qui est bizarre est que la contagion touche même les aveugles. Les "neurones miroirs, qui nous font comprendre autrui par imitation intérieure sont également activés
            De nombreux neurotransmetteurs sont sollicités. Certes c'est l'acétylcholine qui déclenche la contraction des muscles. Mais presque tous les neurotransmetteurs interviennent et notamment la dopamine, donnant une sensation de bien être et déclenchant la production d'ocytocine par l'hypothalamus (comme lors de l'allaitement du bébé).
            Evidemment dans la contagion, les centres de perception sont concernés : vue, audition, mais aussi les centres du langage si nous lisons un texte qui parle de bâillement.
 
            Mince j'ai à peine fini mon article que je viens de bailler deux fois de suite !!
 
            Autre question : si l’on comprend aisément pourquoi il convient de mettre la main devant la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, il est curieux de mettre la main devant la bouche lorsque l’on bâille : en effet, il n’y a là a priori, pas de risque de contamination de ses voisins (on inspire) et il n’y a pas plus de risque  particulier d’inoculation d’un virus, puisqu’un bâillement n’est au final qu’une respiration particulière.
            Il semble que cette habitude, devenue bienséante, ne soit issue ni d'une marque de politesse; ni d’hygiène, mais résulte d’une superstition selon laquelle le diable profiterait des bâillements pour pénétrer l’âme des pauvres humains.
         Mais, même si l’on s’inquiète moins du diable et de ses diableries, aujourd’hui qu’autrefois, la politesse veut tout de même que l’on évite d’exposer ses amygdales à tout bout de champ à ses voisins.  (Là je ne parle pas des centres du cerveau, mais des glandes au fond de la gorge).

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Ci contre à droite un "diable de Tasmanie" bâillant : -->

Lundi 4 février 2013 à 8:10

Architecture

J'ai plusieurs correspondantes qui habitent en Alsace et elles me parlent de leurs villes et village. J'y susi allé aussi en voyage et je trouve certains endroits fort beaux. J'avais d'ailleurs une grand-mère d'origine alsacienne, que j'aimais beaucoup, et qui faisait des pâtisseries excellentes : tartes; kugelhopf, zopf, strudel.... Elle m'a appris à lire et à écrire quand j'avais 4 ans, puis me faisait faire opérations et dictées, mais elle m'a aussi appris à être poli et bien élevé et à respecter mes semblable. Elle avait la main leste et j'ai reçu quelques paires de claques, mais toujours méritées et par contre, si j'avais un problème, elle était toujours là pour m'aider.
        J'ai trouvé des photos de maisons alsaciennes, très en couleur et fleuries et cela me rappelle parfois certaines maisons bretonnes à colombages.
        J'en ferai donc cet intermède et le suivant.  Je ne sais malheureusement pas où elles ont été prises. Un(e) correspondant(e) pourra peut être le dire.

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Dimanche 3 février 2013 à 8:32

Biologie, santé.

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             J'ai expliqué, dans mon article d'hier, l'aspect physiologique du rire, quasi inconscient. (ou du moins on ne le maîtrise pas, même si on le ressent).
 
            Mais évidemment il faut se poser la question : on ne rit pas sans raison. Qui déclenche le rire? Et cela c'est beaucoup plus difficile à déterminer, même avec le secours de l'IRMf, qui permet de localiser les centres en fonctionnement dans une situation donnée.
 
            Il existe des cas de rires incontrôlés, qui se déclenchent tout seuls. C'est considéré comme une anomalie, analogue à des crises d'épilepsie. Cette maladie est due à de petits amas anormaux de neurones dans l'hypothalamus ou dans son environnement.
            Des stimulus chimiques (par exemple l'inhalation de protoxyde d'azote) peuvent aussi déclencher le rire, involontairement, par action sur des centres voisins de l'hippocampe.
            Vous pouvez aussi déclencher le rire par des actions sensorielles sur la peau, qui sont transmises au cortex somatosensoriel (responsable du sens "toucher", sur le dessus du crâne).
            Ce sont les "chatouilles", l'information sensorielle étant transmise d'une part à l'hypothalamus et d'autre part au cortex préfrontal (médioventral), qui "sait" donc qu'on vous torture ainsi et qui va essayer (en vain ou avec succès selon les individus et les circonstances) d'inhiber l'hypothalamus pour qu'il ne déclenche pas le processus de rire, au grand dam de ceux qui vous chatouillent.
 
            Il y a ensuite des processus plus ou moins volontaires de rire.
            D'abord chez le jeune enfant de quelques mois, le cortex préfrontal n'est pas mature et la réaction provient du cerveau émotionnel. C'est une sensation émotionnelle qui le déclenche : la vue de sa famille, du biberon, d'un jouet.
            De la même façon chez l'enfant ou l'adulte, des réactions émotionnelles, transmises par les cortex cingulaire et insulaire à l'hypothalamus peuvent provoquer au moins le sourire, voire le rire.
            Il arrive souvent que l'on rit ou sourit, alors qu'on n'a pas vu, lu ou entendu quelque chose de drôle, mais simplement qu'on est heureux, avec des souvenirs plaisants ou avec des amis ou parents. C'est le cerveau émotionnel qui déclenche ces réactions, mais le cortex préfrontal est impliqué dans la régulation de ces émotions
            Le cortex préfrontal ventromédian est en effet impliqué dans le circuit de récompense. Il réagit donc aux événements et sensations qui apportent du plaisir et cette information participe au déclenchement du rire, conséquence d'une euphorie, d'une anticipation sur le plaisir.
 
            Mais le rire est le plus souvent provoqué par le cerveau qui réfléchit, le cortex frontal.
            Celui-ci intervient d'abord en faisant une interprétation de nos sensations : vue et lecture, écoute d'une histoire, puis en réfléchissant à l'interprétation intelligente que nous en faisons.
            C'est alors un problème relativement psychologique et des chercheurs ont étudié comment une lecture, une histoire, la vue d'une image ou d'une situation pouvaient provoquer le rire. Mais le livre de 1899 écrit par Bergson reste toujours d'actualité.
            La zone du cortex cérébral concernant le rire se situe dans l'hémisphère droit, où sont traitées des choses diverses, qui rassemblent des notions et sensations complexes, la synthèse, les capacités et sensations artistiques, à côté de la zone de Brodman, où se situe le contrôle de la personnalité. C'est une zone qui intervient aussi dans des émotions complexes tel le sentiment de beauté.
            Mais les zones du préfrontal des deux hémisphères et notamment le gauche, qui réfléchissent en anticipant nos actions, interviennent aussi.
            En effet, très souvent, l'effet comique vient d'un décalage soudain et inattendu entre la perception d'une apparence, d'un stimuli, et d'une information d'ordre cognitif ou social, qui est le plus souvent l'anticipation de la situation résultant de ces stimuli. Dès lors, une appréciation synthétique de l'ensemble et de ce décalage, générera une réponse non logique mais émotionnelle qu'est le rire.
            Lorsque vous regardez une caricature, lorsque vous lisez ou écoutez une histoire, votre cortex préfrontal réfléchit et anticipe les conclusions, ce qui va arriver, et cela inconsciemment et très vite.
            Et puis vous lisez ce qu'il y a dans la bulle de la caricature, ou vous remarquez un détail contradictoire, vous lisez ou écoutez la chute de l'histoire, et c'est en contradiction avec ce que votre cerveau avait prévu, complètement décalé et inattendu. C'est en général la surprise de ce décalage qui provoque le rire. En quelque sorte le cerveau se moque de son préfrontal qui s'est trompé dans ses prévisions !!
            Mais si vous n'avez pas compris remarqué ce décalage et qu'il faut vous l'expliquer, l'histoire perd presque tout son caractère amusant et vous ne riez pas.
            Dans le même ordre d'idées le rire vient aussi de l'absurdité en contradiction avec une certaine logique : c'esr-t ce qui fait le succès des shadocks !
            Vous riez aussi d'une anomalie d'une personne humaine, parce que tout à coup, vous vous rendez compte qu'elle n'est pas "dans la norme", qu'elle diffère beaucoup de la conduite habituelle des autres ou qu'il y a contradiction entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/220pxHenriBergson02.jpg           Pour Bergson le rire est un "geste social" : "Par la crainte qu'il inspire, il réprime les excentricités, tient constamment en éveil ..." Il agit comme une sorte de rappel à l'ordre, il maintient donc un certain équilibre dans le groupe.
         De plus le rire est un phénomène de groupe, un partage avec d'autres humains:
"Le rire cache une arrière-pensée d'entente, une complicité avec d'autres rieurs, réels ou imaginaires".
         Le rire a "une fonction sociale", il est le reflet des moeurs d'une société, d'où des plaisanteries intraduisibles ou un humour propre à telle ou telle communauté.
         Mais il demande un certain détachement, une certaine insensibilité : on ne peut pas rire de quelqu'un qui nous inspire de la pitié ou du chagrin. Donc pour rire, il nous faut annihiler nos émotions, prendre un certain recul face à l'événement : "Détachez-vous, assistez à la vie en spectateur indifférent : bien des drames tourneront à la comédie", disait Henri Bergson.

                        Un psychiatre américain, Allan Reiss, de l'université de Standford, a fait une étude de ce phénomène dans les années 2002/2004, en prenant des histoires drôles (ou des dessins animés) et en changeant quelques mots, quelques images, pour que la chute, la blague ou le coté amusant ne fonctionne pas. Il a ainsi mis en lumière les réactions du cerveau par IRMf.
            Il a même trouvé quelque chose de curieux :
            Les hommes n'ont pas le même sens de l’humour que les femmes. Certes, ils trouvent les mêmes dessins animés drôles et les notent de la même manière que les femmes. Par contre l’image de l’activité cérébrale est différente. Lorsque les femmes sont confrontées à un dessin animé amusant, leurs régions du cerveau dédiées au langage et à la hiérarchisation des informations, sont plus actives que celles des hommes.
            Par ailleurs le circuit de récompense dopaminergique réagit davantage chez les femmes, bien que les deux sexes donnent les mêmes notes aux dessins animés.
            Les neurones dopaminergiques ne réagissent pas à la récompense elle-même mais à la différence entre ce à quoi on s’attend et ce que l’on ressent réellement, lors du stimuli agréable.             Avant l’expérience, Allan Reiss avait dit à tous les volontaires qu’ils allaient visionner 180 dessins animés et qu’une poignée d’entre eux était drôle. Les hommes avaient probablement des attentes plus élevées que les femmes : ils s’apprêtaient à rire. Les femmes, quant à elles, étaient plus sceptiques et ont ainsi donc été plus agréablement surprises par les dessins animés humoristiques. Les réactions face aux dessins animés ennuyeux concordent avec cette explication. Le système de récompense se désactive chez les hommes car ils ne reçoivent pas la récompense attendue, alors que chez les femmes il s’active un peu ou pas du tout car elles ne s’attendaient pas à rire.
            Allan Reiss a également montré en 2008 que les enfants sont plus sensibles à l'humour que les adultes, et que la perception de l'humour change au moment de la puberté, ce qui correspond aussi à une modification du système d'apprentissage et de récompense, qui perd un tires de ses neurones entre 7 et 14 ans.
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Samedi 2 février 2013 à 8:22

Biologie, santé.

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Un jeune m'a demandé récemment des renseignements sur le fonctionnement du cerveau sous l'effet du rire. J'ai donc été chercher si je trouvais des études de neurobiologie et j'avoue ne pas avoir trouvé beaucoup de choses. Il semble que le rire ne passionne pas les chercheurs de ce domaine. mais je vais quand même vous en parler un peu.
           
 
            Il faut, je pense bien séparer deux choses : le mécanisme biologique du rire qui déclenche un certain nombre de réactions physiologiques automatiques et presque inconscientes, et puis l'aspect "intellectuel" qui fait que l'on rit parce qu'on lit une histoire drôle, qu'on voit une caricature, un film, ou qu'on est témoins d'une scène humoristique.
            Ce deuxième aspect relève d'ailleurs autant de la psychologie que de la physiologie. je le traiterai demain
 
            Le mécanisme biologique semble provenir au départ de l'hypothalamus, qui est un très gros centre du cerveau central, et dont le rôle est multiple, car il régule (ou participe à la régulation) de nombreuses activités élémentaires vitales. (voir mon article du 17 janvier 2013).
            Il reçoit de très nombreuses innervations en provenance de tout le corps, et se trouve donc "informé" de l'état de tout notre organisme.
            Il agit par trois canaux :
                        - il est lié à de très nombreux centres du cerveau et peut donc avoir une action interne.
                        - il est le principal utilisateur des réseaux nerveux sympathique, (qui "accélère) et parasympathique, (qui ralentit), qui agissent sur nos organes vitaux (cœur, poumons, artères, système gastro-intestinal, glandes...)
Il contrôle donc notre cœur, la circulation sanguine, la respiration, la température corporelle, la faim, la soif, l'instinct sexuel et est un relais très important en matière de douleur et de réactions aux maladies.
                        - il envoie des ordre à une glande interne au cerveau, l'hypophyse, qui elle même peut envoyer des "pré-hormones", lui permettant de contrôler et de déclencher l'action d'autres glandes productrices d'hormones. Celles -ci envoient en retour des informations à l'hypothalamus, qui "dirige" alors l'action de l'hypophyse (par exemple en ralentissant son action si celle-ci a été suffisante).
 
            Certains chercheurs ont cherché quels étaient les mécanismes du rire et du sourire, depuis le sourire de l'enfant vers quelques mois, jusqu'à celui de l'homme, voire d'animaux, évolués comme les singes (dont l'hypothalamus est assez voisin de celui de l'homme).
            Ce sont des centres de la partie latérale de l'hypothalamus qui semblent en cause au départ.
            Ils agissent d'abord sur les centre générateurs des mouvements (dur le dessus du crane), lesquels en passant par des relais situés dans le tronc cérébral (au dessus de la colonne vertébrale, dans la partie supérieure du cou), activent d'abord les muscles de la face
(mimiques), des cordes vocales et de la respiration.
            Mais l'action passe ensuite par le système sympathique : accélération du rythme cardiaque, dilatation des artères d'où une moindre pression artérielle, et dilatation des bronches. Dans le cas de fous-rires, l'hypothalamus étant plus sollicité, peut agir par l'intermédiaire du sympathique sur la vessie, (d'où les enfants qui font pipi de rire dans leur culotte lol).
            Il peut aussi agir sur les muscles des yeux et des glandes lachrymales et déclencher le "rire aux larmes".
            Ensuite l'hypothalamus commande au parasympathique de calmer le jeu et de ralentir toutes ces actions.
 
            Toutefois l'action de l'hypothalamus se fait aussi par le canal de l'hypophyse, qui excite notamment les glandes surrénales. Il y a alors production d'adrénaline et de noradrénaline, qui sont des hormones et des neurotransmetteurs excitateurs. L'adrénaline participe à la modification du rythme cardiaque et de la pression artérielle, et libère du glucose dans le sang pour faire face à des consommations plus grande d'énergie.
            En même temps qu'il demande au parasympathique de calmer "électriquement" le jeu, l'hypothalamus provoque la sécrétion d'endorphines par l'hypophyse, (des analogues de la morphine), qui sont des calmants.
            Il sécrète d'ailleurs ces neurotransmetteurs lorsqu'on ressent une douleur physique. Les endorphines bloquent alors des relais dans la moelle épinière et le signal de douleur qui remonte au cerveau est atténué.
            Dans le cas du rire, les endorphines aident le parasympathique à diminuer les effets provoqués par le système sympathique et l'adrénaline.
 
            Deux autres phénomènes interviennent :
            - L'hypothalamus est relié à tout le cerveau émotionnel, et notamment aux centres amygdaliens qui ont un rôle principal en cas de peur, de colère et de stress.
            Dans le cas du rire, l'hypothalamus diminue le rôle de ces centres, et par ailleurs il fait produire par les surrénales une hormone anti-stress, le cortisol.
Cette action, la dilatation des artères qui irriguent davantage le corps et l'augmentation de la respiration qui donne davantage d'oxygène, provoquent une sensation de bien être.
            - L'hypothalamus est relié aux centres que l'on nomme centres d'apprentissage ou du plaisir, (voir mes articles sur mon blog), qui libèrent de la dopamine. Il y a donc une deuxième sensation de plaisir qui accompagne le rire.
            Au total le rire est un anti-stress et procure en général des sensations apaisantes et agréables. C'est même un antidouleur (sauf si on a mal au diaphragme ou aux muscles intercostaux ou du ventre), du fait de la production d'endorphines et de noradrénaline qui réduit les inflammations. Le rire est donc une excellente thérapeuique.
 
            Rire ne s'apprend pas, c'est inné chez l'espèce humaine. Mais on rit 10 fois moins seul qu'en présence d'autres personnes et donc le rire a un rôle social.. Les chercheurs en psychologie cognitive ont trouvé que les mêmes parties du cerveau étaient activées lorsqu'une histoire drôle est racontée ou lorsqu'un rire est entendu. Le rire est donc communicatif.
            "Le rire est le propre de l'homme" disait Bergson. Ce n'est pas absolument certain. Certes rire à une plaisanterie nécessite la compréhension du langage humain. Mais sourire à quelqu'un implique des parties du cerveau qui existent aussi chez les animaux supérieurs. Alors peut être savent ils sourire !

            Dans l'article de demain, je me poserai des questions sur le déclenchement du rire par notre cortex frontal qui "pense".

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Vendredi 1er février 2013 à 8:53

Histoires drôles

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On m'a envoyé une histoire qui m'a bien fait sourire et donc, je ne résiste pas au plaisir de vous la raconter

 
         " Il était une fois une équipe française de canoë.
         Une société française et une autre japonaise décidèrent de se défier chaque année lors d'une course de canoë, avec un équipage de huit hommes.
Les deux équipes s'entraînèrent dur, et quand arriva le jour de la course chaque équipe était au meilleur de sa forme. Pourtant les Japonais vainquirent avec une avance de plus d'un kilomètre.
Après la défaite, le moral de l'équipe française était au plus bas. Le Top Management décida qu'il faudrait gagner l'année prochaine, et mit sur pied un groupe d'étude pour examiner la question.
            Le groupe d'étude découvrit, après de nombreuses analyses, que les Japonais avaient sept rameurs et un capitaine. L'équipe française par contre n'avait qu'un rameur, mais sept capitaines.
Face à cette situation de crise, le Management fit preuve d'une grande sagesse : il engagea immédiatement une société de conseil pour analyser la structure de l'équipe française.
         Après de longs mois d'un dur labeur, les experts arrivèrent à la conclusion que, dans l'équipe française, il y avait trop de capitaines et pas assez de rameurs.
 
         Sur la base du rapport des experts, il fut donc décidé de changer immédiatement la structure de l'équipe.
Il y aurait donc désormais quatre commandants, deux superviseurs, un chef des superviseurs, et un rameur. En outre, on introduisit toute une série de mesures pour motiver le rameur : "Nous devons améliorer son cadre de travail et lui donner davantage de responsabilités ".
            L’année suivante, les Japonais vainquirent avec une avance de deux kilomètres.
 
            La société française licencia immédiatement le rameur, à cause des mauvais résultats obtenus dans son travail.
Cependant, elle paya un bonus aux commandants en récompense de la forte motivation dont l'équipe avait fait preuve.
La société de conseil prépara une nouvelle analyse, dans laquelle il était démontré que l'on avait choisi la bonne tactique, que la motivation était bonne, mais que le matériel utilisé devait être amélioré.
          Actuellement, la société française est en train de réfléchir à un nouveau modèle de canoë."

         Bien sûr c'est très exagéré, mais j'ai connu des entreprises où....
 

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lancien

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