Un grand nombre d’erreurs et de bêtises circulent ou sujet des différences psychologiques entre les deux hémisphères, et quant à la dominance de l'hémisphère cérébral gauche ou droit , et quant à la différence des cerveaux des hommes et des femmes.
            Je vais essayer de faire un rapide point sur ces problèmes.
           
            Les expériences neuropsychologiques montrent souvent une activité différente des deux hémisphères cérébraux, que l’on appelle « latéralisation ».
            Par exemple, le chef d’orchestre de nos pensées, le cerveau frontal voit sa partie dans l’hémisphère droit plus fortement impliqué dons les réactions émotionnelles, alors que son homologue gauche est surtout impliqué dans la réflexion logique, l’organisation de nos pensées et de nos tâches, la planification, la décision et l’action.
            Les centres du langage sont localisés dons l'hémisphère gauche voir mes articles du 8/8 et 25/11/2007 sur les centres de Broca, de Wernicke et de Geschwind), alors que le lobe pariétal droit est plus particulièrement activé pendant le traitement des nombres et de l’information spatiale.
            Mais les mesures de l'activité cérébrale réalisées à l’aide de techniques d'imagerie ne montrent que les régions cérébrales qui ont la plus forte activation pour une tâche donnée.
            Cela ne signifie pas que le reste du cerveau soit inactif. Les hémisphères gauche et droit travaillent en permanence ensemble et se complètent.
            Parler d'hémisphère « émotionne globalisant » droit par opposition à l'hémisphère « logique analytique » gauche ne correspond pos entièrement à lo réalité.
            Les différences psychologiques entre les hommes et les femmes doivent être analysées avec la même prudence. Dons certains tests d'évaluation de l'intelligence, les hommes obtiennent statistiquement de meilleurs résultoas que les femmes pour des problèmes de constructions spatiales, alors que les femmes réussissent souvent mieux dons l’expression liée au langage.
            Mais ces différences sont faibles, plus marquées chez les jeunes, et les différences entre deux personnes du même sexe sont souvent plus grandes que celles entre personnes de sexes différents.
            Les statistiques permettent de calculer des moyennes et des écarts types, mais elles ne rendent pas compte des valeurs et des différences individuelles sur un petit nombre de personnes particulières.
 
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/a12crcon1b.jpg            Les deux hémisphères cérébraux communiquent, Voyons comment.
            La communication entre les deux hémisphères cérébraux est rendue possible par des faisceaux d'axones, qui les relient entre eux. La plus volumineuse, appelée corps calleux, est composée d'environ 200 à 800 millions d'axones qui passent d'un hémisphère à l'autre, ce qui reste peu en rapport des milliards de neurones que comporte le cerveau, mais énorme, en rapport avec d'autres regroupements de fibres nerveuses..
            Le fonctionnement des hémisphère et de leur communication a été étudié, soit en donnât des drogues qui « endorment » un des hémisphère, soit sur des sujet gravement épileptique, qui avaient subi un sectionnement du corps calleux, le foyer de maladie étant localisé dans un seul hémisphère, et l'opération empêchait avec succès la propagation de la crise d'épilepsie à l'autre hémisphère.
            On peut ainsi voir la spécialisation de certains centres par exemple sur la parole
            Par exemple si l'on présente un mot à l'hémisphère droit seulement, le sujet répond qu'il ne voit rien, car son hémisphère gauche dominant pour le langage (centre de Wernicke)n'a effectivement rien vu à cause du corps calleux coupé. Mais si l'on insiste en demandant au sujet d'utiliser sa main gauche pour choisir une carte avec le dessin du mot qu'il a vu, ou de prendre l'objet en question en le palpant, il réussit sans problème. L'hémisphère droit ne peut donc pas s'exprimer avec des phrases complexes, mais il peut clairement reconnaître les mots et leur signification. En temps normal les deux hémisphères collaborent grâce aux informations échangées.
            En fait les deux hémisphères travaillent toujours ensemble, mais suivant les tâches, l’un peut avoir la priorité sur l’autre ; certains traitements se font plus particulièrement dans un hémisphère sans doute pour permettre des liaisons plus rapides entre neurones.
            Il semble que la prééminence d’un hémisphère sur l’autre lors d’une tâche particulière proviendrait d’une inhibition partielle d’un hémisphère par l’autre, via le corps calleux.
            Mais chose curieuse, la pensée ayant chez l’homme, pour support le langage, qui est surtout généré par l’hémisphère gauche, alors que les représentations spatiales et certaines représentations émotionnelles sont plutôt ressenties par le cerveau droit, alors il semblerait que le cortex frontal imposerait la version du cerveau gauche, en cas d’incohérence et de désaccord entre les deux hémisphères.
            Une autre notion curieuse est la variation de cette latéralisation chez les femmes jeunes en fonction de leur cycle hormonal. Il semblerait que l’inhibition du cerveau droit par le gauche, est maximale pendant la période menstruelle où les taux d’hormones sont faibles, diminue ensuite pendant la période de production d’estradiol et est minimale au moment de l’ovulation, et réaugmente avec la période progestative.
            On constate en effet que pendant la période d’ovulation les femmes résolvent mieux les problèmes (coordination plus grande entre les hémisphères qui s’associent et se partagent les tâches), mais le font plus lentement (échanges plus longs que dans une latéralisation plus poussée). Mais en fait il s’agit de tests simples expérimentaux et pas des tâches complexes de la vie quotidienne, et il serait faux de généraliser ces résultats.
 
            Les hormones ont d’ailleurs une importance qu’on ne soupçonne pas sur les différences de comportement entre hommes et femmes.
            Par exemple, après un stress les hommes sont plus agressifs et prennent plus de risques. Le stress a provoqué la production de cortisol, d’adrénaline, mais aussi de testostérone.
            Au contraire, chez les femmes, s’il y a aussi production de cortisol (l’hormone du stress) et d’adrénaline, par contre c’est l’ocytocine qui est sécrétée (c’est une des hormones du lien social et de l’attachement), et elles prennent davantage de précautions et moins de risques

Mercredi 20 mars 2013 à 7:56

Biologie, santé.

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            Depuis quelques années se développe une psychose des ondes : téléphones portables, wi-fi, lignes à haute tension...
            Les champs électromagnétiques sont partout et certaines personnes se disent "électro-sensibles". Pourtant aucun effet physiologique n'a été scientifiquement prouvé.
 
            J'ai déjà fait un article à propos des smartphones le 8 juillet 2012; mais j'aborderais aujourd'hui la question d'une autre façon : qu'est ce que l'électrosensibilité?
 
            Certaines personnes ont des réactions très diverses mais spectaculaires : des éruptions cutanées, des maux de tête, des douleurs, des troubles de la mémoire, des vertiges, de l'anxiété, des troubles de la concentration, des nausées.
            Dans certains cas, les personnes sont tellement affectées qu'elles s'isolent, s'arrêtent de travailler et changent de style de vie. D'autres ont seulement des symptômes moins graves, qui les conduisent à éviter certaines sources de champs électromagnétiques.
            Mais aucune expérience scientifique n'a pu établir de lien de cause à effet entre la présence de tels champs et le déclenchement de ces symptômes.
            En particulier ces manifestations n'ont lieu la plupart du temps que si la personne est consciente de la présence du champ magnétique.
            Les manifestations de l'électrosensibilité pourraient avoir des origines diverses, notamment psychologiques, plus particulièrement chez des personnes anxieuses ou déprimées, qui ont tendance à attribuer à des causes environnementales, leurs troubles psychologiques.
            Il n'existe pas de profil symptomatique spécifique, ce qui signifie que les symptômes peuvent s'apparenter à d'autres troubles ou maladies. Ils sont fréquents dans la population générale, en l'absence de champs électromagnétiques.
            La vie de la personne électrosensible finit par s'organiser exclusivement autour de ce problème à tel point qu'il suscite une incompréhension de l'entourage professionnel et familial, et parfois du monde médical qui n est pas en mesure d'apporter les éléments explicatifs et thérapeutiques nécessaires. Cela entraîne un isolement social et professionnel qui entretient ou
aggrave le problème. Les symptômes, l'association de ces derniers à des sources électromagnétiques et les comportements d'évitement se succèdent, s'amplifient et s'auto-entretiennent.
 
            Des études multiples ont eu lieu, sur l'action de l'usage du téléphone mobile et dans une moindre mesure, de l'exposition aux antennes relais de téléphonie mobile, laquelle est nettement plus faible que celle du téléphone portable, sur d'une part les fonctions cognitives et sur des paramètres physiologiques tels l'électroencéphalographie, le flux sanguin cérébral, les fonctions sensorielles auditives et visuelles ainsi que les symptômes et la perception de l'exposition aux champs électromagnétiques. Ces études portent sur des volontaires en bonne santé (enfants, adolescents et adultes) et sur des personnes électrosensibles, soit en exposition du cortex cérébral dans sa globalité ou une exposition locale (plus réaliste lorsqu'il s'agit d'étudier les effets du téléphone portable).
 
            Ces études semblent montrer des effets sur l'attention et la mémoire de travail, tantôt positifs, tantôt négatifs, mais tellement faibles qu'ils ne représentent aucune implication pour les performances au quotidien. Aucun mécanisme biologique n'est susceptible d'expliquer les résultats de ces tests, et on n'est pas certain que l'effet soit dû à l'exposition aux champs magnétiques.
            En ce qui concerne les électroencéphalogrammes, enregistrés durant l'éveil ou le sommeil, des recherches mettent en évidence une augmentation des signaux dans certaines bandes de fréquences, à la suite d'exposition à des signaux de téléphones mobiles, sans influence apparente sur la santé.
            Les résultats des études sur le flux sanguin cérébral sont incohérents et il ne semble pas y avoir            d'effet de l'exposition à court terme des signaux de téléphone portable sur les fonctions auditive ou vestibulaire (qui assure l'équilibre).
 
            Des enquêtes ont également eu lieu, auprès des personnes électrosensibles, mais les
 
méthodes de sélection des personnes et le fait qu'elles soient averties des buts de l'étude biaisent les résultats.
            Des études réalisées en laboratoire, sont destinées à mettre en évidence la relation de cause à effet entre l'exposition aux ondes électromagnétiques et les symptômes rapportés, et à tester la capacité de détecter une sensibilité particulière chez certains sujets par rapport à un groupe témoin qui ne présente pas de symptômes.
            Actuellement, ces études épidémiologiques ne permettent pas de déterminer Ia cause réelle des symptômes rapportés et les effets pourraient tout aussi bien être liés à l'exposition aux champs qu'à la perception d'un risque et aux craintes associées et les études où l'on expose à leur insu des personnes à des champs électromagnétiques n'ont pas permis d'établir un lien de cause à effet entre l'apparition des symptômes et l'exposition aux champs, quelles que soient leur fréquence ou d'autres caractéristiques de cette exposition.
            Des symptômes se présentent lorsque les personnes électrosensibles ont l'impression d'être exposées, qu'elles le soient réellement ou non.
 
            Ces résultats indiquent que les personnes électrosensibles sont en fait sensibles à la perception des risques et à l'anticipation d'effets néfastes liés à l'exposition, effet qui peut également être renforcé par les messages alarmistes des médias et que l'électrosensibilité semble être avant tout, un phénomène psychologique.
 
            Telle est la conclusion d'une synthèse faite par Marion Crasson, psychologue à l'université de Liège, que je vous ai résumée dans cet article.

Mardi 19 mars 2013 à 7:57

Architecture

Suite de mes précédents articles sur les cathédrales de France : aujourd'hui, Amiens, Rouen et Beauvais

        Commencée en 1220, la cathédrale d'Amiens fut terminée en 1288, ce qui est très rapide pour une cathédrale de cette époque, la plus vaste intérieurement (un volume supérieur à 200 000 m3. De 1290 à 1375, on construisit les chapelles latérales de la nef, non prévues dans le plan initial. Elles sont au nombre de onze, six au nord et cinq au sud, les plus anciennes à l'est, les dernières à l'ouest.
        La tour sud de la cathédrale fut achevée en 1366 seulement. La tour nord posa quelques problèmes : en 1375, on dut construire une contre-butée à la tour nord, rendue nécessaire à cause de la déclivité du terrain, et elle ne fut terminée qu'en 1405.

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        La cahédrale de Rouen a éét construite entre 1145 et 1250, pour remplacer la cathédrale romane en bois, mais un chantier d'embellissement dura ensuite 3 siècles. En 1800 on rajouta en outre une fl§che de 151 m de haut.
        On peut y voir les tombeaux des ducs de Normandie et le cœur de Richard Cœur de Lion.

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        En 1225 la cathédrale de Beauvais est ravagée par un incendie, et l'évèque décide de construire un nouvel édifice, la cathédrale Saint Pierre qui sera achevée en 1345, mais en 1573  la flèche de 153 m s'écroule et ne sera pas reconstruite.
       Elle comprend deux parties différentes : le chœur gothique le plus haut du monde et le transept, chef d'œuvre de l'art flamboyant de 47 mètres de haut.

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            Mais, puisque je vous montre des églises, une petite histoire "religieuse" entendue à la télévision :
Lepape est un nom courant, j'en ai connu plusieurs. Alors comme certains ont pour prénom François, ils ont un certain succès actuellement.
           Or il existe un certain François Lepape qui habite à .... La Chaise Dieu, en Haute Loire !
           Et avant, il habitait près de Paris à Houilles, et ses copains le surnommaient "Papouille" ! lol
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           Beaucoup de mes correspondant(e)s lisent ou travaillent avec un fond sonore. Il m'arrive souvent de travailler sur mon ordinateur en écoutant de la musique classique?
 
            Peut on vraiment travailler en écoutant la radio par exemple?
 
            Les chercheurs font des études sur l'influence du bruit et de la musique sur l'attention et la mémorisation.
            Les recherches sur les environnements sonores et la mémoire ont commencé par évaluer l'effet du bruit.
            Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, le bruit ne semble pas gêner la mémorisation. Seuls les bruits intenses et chroniques entraînent des perturbations et s'ils sont très forts des destructions dans l'oreille interne.
            Pierre Salamé, psychologue au Centre d'études bioclimatiques de Strasbourg, a étudié l'effet d'environnements sonores tels que la musique instrumentale et vocale.
            Les résultats furent inattendus : si la musique instrumentale ne gêne pas ou très peu (selon les expériences), les chansons entraînent, en ce qui concerne la mémorisation, une baisse de performances d'environ 70 % par rapport au groupe témoin travaillant dans le silence.
 
            Ces recherches ayant été établies sur la mémorisation à court terme de chiffres, il convenait cependant de vérifier si on pouvait généraliser les résultats à des situations plus variées de mémorisation ainsi qu à des situations d'apprentissage en milieu scolaire.
            Une expérience a été réalisée dans un collège avec six classes de sixième. Les élèves devaient passer quatre épreuves dans différents environnements sonores similaires à ceux qu ils pouvaient rencontrer dans leur vie courante.
            Les élèves disposaient de dix minutes pour mémoriser un texte d'une page en histoire, français ou biologie. Ensuite, ils devaient répondre à des questions sur ce texte pour évaluer leur degré de mémorisation, ou bien compléter un texte comportant des blancs,
            Certains travaillaient dans le silence, d'autres dans des environnements d'airs de jazz ou de musique symphonique, d'autres en écoutant des chansons à la mode. Les groupes permutaient ensuite.
            Les airs sans parole ne perturbaient pas en général le travail, ou très légèrement quand, trop connus, ils incitaient les élèves à les fredonner.
            Les airs vocaux par contre perturbaient de façon importante l'apprentissage.
            Par contre les mêmes airs étaient sans action sur la copie d'un dessin, en noircissant des cases, tâche manuelle sans nécessité de réflexion importante.
            Des essais menés sur des adultes avec de la musique classique et des airs d'opéra chantés, ont donné des résultats analogues.
 
            Comment expliquer cet effet?
            Pendant la lecture et la mémorisation, les mots sont codés dans des systèmes sensoriels (système visuel, ou auditif si laleçon est entendue), puis dans Ie système lexical qui reconnaît les mots (centre de Wernicke), puis leur attribue un sens (centre de Geschwind), et enfin dans une mémoire sémantique, via le cortex frontal et l'hippocampe, qui retient le sens du texte et de la leçon. Tout se passe bien ainsi dans le cas de la lecture en silence, car Ie système lexical peut traiter les mots de la lecture.
            Mais si on entend simultanément une musique comportant des mots, les mots de Ia lecture et ceux des paroles de la musique, entrent en concurrence.
            Cela peut être comparé à ce qui se passe dans un ordinateur peu puissant, qui ralentit lorsque deux tâches sont exécutées simultanément (en fait alternativement par petits morceaux traités les uns après les autres).
            Des chercheurs américains ont montré que, si la langue de la chanson est connue, la gêne est encore plus forte, car l'individu comprend les paroles, ce qui entraîne une concurrence dans le système sémantique, c'est-à-dire l'analyse du sens.
            À l'inverse, lorsque deux tâches sollicitent des systèmes différents, par exemple mémoriser tout en sifflant, (siffler en travaillant comme les nains de Blanche Neige), cela n'entraîne pas de déficit, car les centres du cerveau n'ont pas à faire face à des doubles tâches.             Ainsi, dans l'expérience où il s'agissait d'écouter des chansons en réalisant une activité manuelle, il n'y avait aucune de gêne, car c'est la mémoire procédurale qui était sollicitée pour le dessin.
            Du fait que le système d'analyse lexicale unique reçoit des informations de nature visuelle (la lecture) et auditive, (l'écoute des mots de la chanson, ou de la télévision). Il se produit une sorte de phénomène d'engorgement cognitif, comme lorsqu'une autoroute à plusieurs voies subit un rétrécissement sur une voie, ce qui produit un ralentissement du trafic.
 
              Ce phénomène de goulot d'étranglement se produit aussi à un autre niveau que celui lexical : l'attention.
            Le psychologue Christophe Boujon de l'Université d'Angers ont demandé à des élèves de CM2 (âgés de 10 à l1 ans) de lire une histoire dans une condition de lecture silencieuse et dans trois conditions d'attention partagée. Dans l'une, les élèves entendaient de la musique classique, dans l'autre, ils entendaient (sans le voir) un clip vidéo et dans la troisième condition, ils voyaient et entendaient le clip sur un téléviseur.
            Les résultats ont à nouveau montré que la musique classique ne gêne pas la mémorisation de l'histoire. En revanche, l'audition de paroles provoque une baisse de 25 %, (qui s'explique par le goulot d'étranglement lexical), et regarder en même temps le clip vidéo provoque une baisse de 40 %.
            Il semble qu'il s'agisse alors d'une baisse attentionnelle, la perception des images du clip mobilise une partie des ressources attentionnelles de l'enfant, qui ne peut plus les consacrer entièrement à la tâche de compréhension et de mémorisation de l'histoire.
 
            D'autres expériences ont été faites avec des musiques classiques de chambre, comportant des différences d'intensité modérées et de la musique type rock ou métal, avec de grandes amplitudes de son et des sonorités beaucoup plus rapprochées qui ne laissent pas à l'oreille des temps de repos.
            Outre les dégâts biologique si on écoute ces dernières musiques dans des écouteurs à un niveau trop élevé, ces musique lus typées et bruyantes entraînent une beaucoup plus grande fatigue, qui fait baisser l'attention.
 

  
http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/l448xh336jpgmusiquecerveau1a455.jpg          Donc quand vous faites vos révisions, ou vos tâches scolaires, ne regardez pas des clips vidéo ou la dernière série à la télé? C'est comme si vous conduisiez votre voiture en regardant un DVD !!!
            Travailler en musique, oui, mais une musique sans paroles, une musique douce, sans grandes différences d'amplitude, ni haut volume sonore, genre musique de chambre classique.
            Notre attention n'est pas élastique, les résultats de nos examens peuvent en dépendre.

Dimanche 17 mars 2013 à 8:05

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/hippocampe.jpg  http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/cheval26.jpg
























            Mes correspondant(e)s me demandent ce que je pense du problème de la viande de cheval et des plats cuisinés.
            J'aime bien les chevaux et je n'aimerais ni voir tuer, ni manger un cheval que j'ai soigné et monté.
            Mais c'est vrai aussi pour d'autres bêtes. Quand j'étais petit, je m'attachais aux veaux et aux petits agneaux d'une ferme voisine. Il m'arrivait aussi de chevaucher les vaches (colonne vertébrale horriblement dure !!) et les cochons en s'accrochant aux oreilles (attention sauter avant l'entrée dans la mare nauséabonde).
            Cela ne m'empêche pas de manger de la viande de bœuf, de mouton ou de porc.
            Il y a 20 ans je mangeais souvent de la viande de cheval et c'est très bon, notamment un steak haché avec un œuf dessus. J'en mange moins car il n'y a plus de boucherie chevaline près de chez moi.
            Donc à priori qu'il y ait du cheval dans un plat préparé ne me gêne pas plus que s'il y a un peu d'hippocampe dans la brandade de morue.
            Donc je ne mettrais pas les plats préparés à l'index et je continuerai à en manger, pas très souvent d'ailleurs.
 
            Ce qui me gêne dans cette affaire ce sont les trois points suivants :
 
            - D'abord il y a tromperie; il y aurait marqué sur les plats X% de cheval, cela ne me gênerait pas. Mais on a vendu cette viande de cheval, moins chère, pour du bœuf, pour gagner plus d'argent. C'est une escroquerie.
 
            - Cela prouve que les transformateurs d'aliments sont prêts, pour certains, à faire n'importe quoi, par exemple comme en Chine à vendre des bêtes avariées ou malades.
            Et les Anglais qui hurlaient parce que la société française Spanguero vendait du cheval à la place de bœuf, nous refilaient au même moment de la viande de chevaux qui avaient été soignés avec des hormones et dont la consommation est interdite. Heureusement les vétérinaires s'en sont aperçu à la douane.
            Cela me rappelle le temps de la vache folle où les vaches élevées à la farine animale étaient interdites de consommation en Angleterre et où les anglais les refilaient toutes quand même au reste de l'Europe.
            Il n'y a donc pas des contrôles suffisants sur les approvisionnements des plats préparés, et, finalement, on ne sait pas trop ce que l'on mange.
            J'espère que les pouvoirs publics et les firmes sérieuses de l'agro-alimentaire vont améliorer la traçabilité.
 
            - Le troisième point est plus général.
            Je trouve scandaleux que dans le commerce interviennent des traders, dont le rôle est d'acheter n'importe quelle marchandise sans l'avoir jamais vue, transportée ou manipulée, sans même la payer au moment où ils l'achètent, pour la revendre ensuite plus chère à plusieurs sociétés, en ne payant à terme, qu'avec l'argent qu'ils ont ainsi récolté.
            Ils ne servent rigoureusement à rien, si ce n'est à faire augmenter les prix et à se mettre de l'argent dans la poche pour un service pratiquement nul.
            Je trouve encore plus scandaleux que cela existe dans le secteur alimentaire.
            Ce type de marché à terme, sans avoir aucun contact avec le produit et qui est une simple manipulation de chiffres sur un ordinateur, devrait être interdit, mais les financiers sont bien trop puissants pour que les gouvernements osent le faire.
 
            Donc, bien que cela déplaise à ces messieurs les Anglais, je continuerai à manger du cheval, des grenouilles et des escargots et à admirer les hippocampes en Bretagne, mais je surveillerais davantage ce qui est écrit sur les étiquettes des plats préparés et je privilégierai les sociétés qui vendent des plats préparés avec des produits exclusivement français, du bœuf de nos campagnes, notamment.

           
Et je ne peux vous cacher cette information, révélée par le "Canard Enchaîné" : "Le scandale de la viande de cheval vient aussi d'éclater en Afrique du Sud : du canasson a été retrouvé dans des bâtonnets de viande séchée supposée être de l'antilope.  Alertés par un morceau « qui ne ressemblait pas aux autres », les chercheurs de l'univefsité du Cap l'ont analysé et ont trouvé que les 146 échantillons testés contenaient de la viande de porc, du kangourou et de la girafe. Et, la même semaine, de l'âne et du buffle étaient découverts dans les hamburgers du pays.

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Samedi 16 mars 2013 à 9:16

Architecture

Suite de mon intermède sur les cathédrales de France.

          La cathédrale de Chartres est très connue en raison surtout de son pèlerinage annuel.
          Depuis le 9ème siècle, elle a été plusieurs fois détruite et reconstruite. Elle est l'une des premières cathédrales gothiques te a été élevée entre 1195 et 1233. Elle repose sur d'immenses arcs-boutants, comporte neuf portails et on trouve plus de 4 000 sculptures sur ses façades, qui, au Moyen Âge, servaient de bible au peuple qui ne savait pas lire. Ses vitraux sont parmi les plus beaux au monde.

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          La cathédrale de Bourges est peu connue, et pourtant c'est une église extraordinaire que je ne me lasse pas de visiter.
          Saint Etienne de Bourges est la première cathédrale gothique construite au sud de la Loire, entre 1195 et 1230. La façade ouest a été modifiée au  XIVème siècle et au XVème, la tour nord s'est écroulée et a été remplacée par la tour actuelle. Chose curieuse, ce n'est pas un coq qui est au sommet du clocher, mais un pélican en bronze.
  
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Vendredi 15 mars 2013 à 9:27

Zoologie, botanique, évolution

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            L'homme, face à un danger a été programmé par l'évolution, d'abord pour fuir et se protéger, et ne faire face que si vraiment il ne peut faire autrement
            La nature qu'elle soit animale ou végétale a des systèmes instinctifs de défense extraordinaires, plus efficaces.
 
            Je lisais récemment que des acacias d'Afrique (pas nos mimosas ceux de la photo ci-dessus, Acacia drepanolobium,”) arrivaient à repousser leurs agresseurs. Il est généreux, et fournit de l'ombre aux éléphants, mais sait se protéger : il devient toxique lorsque le grignotage de ses feuilles dépasse les limites de l'acceptable. Lorsque les insectes commencent à trop manger l'acacia, celui-ci produit une toxine qui rend les feuilles immangeables.
Même les girafes et les gazelles n'en veulent plus.
            Des épines se dressent. Pour entretenir ses défenses l'acacia accueille dans le creux de ses épines, en leur fournissant un liquide nourricier, toute une armée de fourmis, qui repousseront les autres envahisseurs.
De plus, ils émettent une odeur qui prévient les acacias voisins de se protéger à leur tour : un messager chimique arboricole qui indique qu'un prédateur est dans les parages : tous les arbres du bosquet deviennent impropres à la consommation au même moment.
            L'éléphant, avec sa peau épaisse n'a pas peur des épines de l'acacia et aime bien ses feuilles. Mais la morsure des fourmis est un vrai supplice et l'éléphant a peur des fourmis.
 
            Ces éléphants ont aussi leurs moyens de persuasion : pendant la saison des amours, les jeunes éléphants mâles qui, par inadvertance, s'approchent trop près d'une femelle en chaleur, émettent ce qu'on nomme une "odeur innocente", un signal olfactif qui indique aux éléphants mâles adultes qu'ils ne vont pas courtiser la femelle. Donc pas de jalousie.
Certains garçons devraient choisir ainsi un parfum d'innocence pour qu'on ne leur reproche pas de regarder la copine du voisin !!
 
            L'homme réagit, lui aussi, à certains arguments inconscients de persuasion.
            En 2009,le psychologue Richard Wiseman, de l'Université de Hertfordshire en Grande Bretagne, a laissé plusieurs porte-feuilles dans les rues d'Édimbourg.
            Si vous en trouviez un, que feriez vous? Le porter ou bureau de police le plus proche ou l'envoyer à son propriétaire par la poste ? Le garder ? La réponse dépend moins de la moralité individuelle que de notre héritage évolutionniste collectif.
            Choque porte feuille contenait une photo soit d'une famille qui semblait heureuse, soit d'un joli petit chien, soit d'un couple âgé, soit d'un bébé souriant. Lesquels avaient la plus grande probabilité d'être rendus ? 88 pour cent des portefeuilles avec la photo du bébé furent retournés, une proportion bien supérieure aux autres.
            Selon R. Wiseman, les bébés déclenchent un sentiment d'affection, un instinct de les protéger qui provient de notre évolution, afin de garantir Ia survie des générations futures.
            Ce comportement a été confirmé par des études de réactions de personnes sont on observait le cerveau en IRMf et auxquelles on présentait des photos de bébés plus ou moins mignons manifestant ou non leur affection, ou auxquels on faisait entendre des pleurs de bébés ou d'adultes. On a ainsi constaté que les centres amygdaliens couplés au cortex cingulaire qui sont à la base de nos émotions, étaient beaucoup plus sollicités lorsque les bébés étaient avenants ou lorsqu'ils pleuraient, ainsi que le noyau accumbens, un des organes essentiels du système de récompense.
 
            Le psychologue Robert Cialdini, de l'Université de l'État d'Arizona, a passé toute sa carrière à étudier les techniques de persuasion et il a l identifié six principes maieurs de l'influence sociale, qui, selon lui, sont tous hérités de nos lointains ancêtres et liés, d'une façon ou d'une autre, à notre survie primitive.
            Ces principes sont les suivants :
 
Réciprocité : nous nous sentons obligés de rendre lapareille quand nous avons bénéficié d'une faveur.
 
Affection : nous avons tendance à dire oui à des personnes que nous aimons bien.
 
Rareté : nous attribuons une plus grande valeur à des choses qui sont difficiles à obtenir.
 
Preuve sociale : nous regardons ce que font les autres quand nous ne sommes pas sûrs de ce qu'il faut faire.
 
Autorité : nous écoutons les experts et ceux qui sont en position de pouvoir.
 
Engagement et cohérence : nous aimons tenir parole et finir ce que nous avons commencé.
 
            Les gens qui veulent nous persuader de quelque chose, utilisent ces "drivers", sans oublier l'empathie pour attirer notre sympathie, et l'humour, pour nous mettre de bonne humeur.
            Mais aujourd'hui on vend n'importe quoi, même l'art de persuader. J'ai reçu l'autre jour une proposition pour un cours (payant bien sûr).... de drague. A mon âge !

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Jeudi 14 mars 2013 à 7:59

Chats


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            Aujourd'hui je voudrais vous parler d'une chose amusante.
            Il va exister à Londres des "bars à chats".
            Y viendront les gens qui aiment les chats mais n'ont pas assez de temps ou de place pour en avoir chez eux. On peut y boire une consommation et faire des caresses aux chats et chatons qui viennent se frotter contre vous pour quémander un morceau de gâteau.
            On peut aussi consulter internet dans ces bars, si le chat ne s'est pas couché sur votre clavier.
            Il paraît que les bars à chats existent depuis plusieurs années au Japon et s'appellent des Neko-cafés. Il y en aurait une centaine déjà.
            Le droit du travail ne concernant pas les travailleurs "chats" en question, ils sont mis à disposition des clients tout au long de la journée, sans pause obligatoire. Inacceptable pour les autorités japonaises.
            Elles ont donc décidé d'une heure raisonnable de fermeture en soirée de ces cafés, (20h), pour que les chats puissent passer une nuit tranquille.
            Cela semble soulever beaucoup de protestations car
            La grande majorité des clients seraient en effet, des travailleurs habitant dans des immeubles dont le règlement interdit la possession d’un chat, surmenés dans leur vie professionnelle, qui, en sortant de leur entreprise, ne pourront plus venir calmer leur stress et goûter à la vie de famille, car à 20h, beaucoup sont encore dans les bureaux.
            D'autre part, le matou, représentant syndical des chats fait remarquer que les chats sont vraiment heureux le soir, avec leurs grands yeux mignons qui voient dans l'obscurité.
         Caresser un chat pendant une heure coûte environ 10 €.
 
         Les Chinois et les Coréens ont très rapidement été séduits par l'idée. En mai 2012, un café semblable a ouvert ses portes à Vienne, le premier en Europe. Maintenant c'est au tour deLondres de céder à cette mode., 
            Vous pourrez trouver une petite vidéo sur ces bars sur http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/25/videos-londres-un-bar-a-chats-ouvrir-ses-portes-capitales-anglaise-en-mai_n_2757505.html?utm_hp_ref=france
             C'est devenu un phénomène de société.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/282f53d.jpg             Une jeune anglaise de 30 ans, Lauren Pears, (fort mignonne comme vous pouvez le voir sur la photo ci contre et Senior Project Manager, Creative Development Group at Sony Computer Entertainment Europe), a créé une association et a trouvé déjà 300 personnes pour l'aider et elle a récolté, grâce à internet, plus de 100 000 livres pour soutenir la création d'un premier bar à chats. Ces fonds couvriront les frais d'adoption et d'entretien des chats ainsi que le coût des machines.
            La jeune anglaise a déjà trouvé 10 des 15 chats qui formeront "l'équipe" du café et a expliqué au journal The Independent :"Nous avons essayé de trouver une solution pour préserver le bien-être des chats, c'est pourquoi il faudra s'acquitter d'un droit d'entrée. Nous allons créer un système de volontariat pour les gens qui ne peuvent se permettre de payer le droit d'entrée, il pourront venir garder les chats en soirée."
            Ce bar ouvrira à Londres en mai prochain.
            Lauren Pears va quitter son emploi chez Sony pour être "Chief Crazy Cat Lady"
 
 
            Chat alors, chat chest chuper !! Les chats c'est rentable : qui l'eut cru ?
 

 

Mercredi 13 mars 2013 à 7:40

Architecture

J'avais dit que je referai des articles de pause sur les cathédrales de France. Les photos que je vous présenterai , proviennent essentiellement du site "l'internaute".
Je vais d'abord parler de Paris, même si aujourd'hui tout est caché sous 10 à 15 cm de neige. Mais j'ai retrouvé la semaine dernière mon "petit soleil" et cela m'a fait chaud au cœur et le papy est presque joyeux malgré la neige qui rend la circulation bien difficile.

J'ai déjà fait un article sur Notre Dame de Paris, la plus connue des français et des étrangers. Elle a plus de 800 ans? Sa construction a commencé en 1163 et s'est achevée en 1272. Elle mesure 130m de long, 48 m de large, 35 de haut au niveau de la nef et peut accueillir 6000 fidèles. Ses tours ont une hauteur de 69 m et la flèche de 98 m.
Des milliers d'hommes et de femmes ont travaillé à l'édification de cette merveilleuse cathédrale dont j'admire à chaque visite les gargouilles extraordinaires.

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J'ai fait également un article sur la cathédrale de Strasbourg et je n'en retiendrai donc également que deux photos.
Ce magnifique édifice de grès rose a été érigé de 1176 à 1439, sur les fondations d'une ancienne basilique de l'an 1015, détruite par un incendie.
C'est la plus haute avec une flèche de 142 mètres.

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Tout aussi connue des français et des étrangers la cathédrale de Reims où furent sacrés la plupart des rois de France depuis Louis le Pieux en 816.
Un autre édifice antérieur avait vu le baptême de Clovis en 498. La cathédrale actuelle a été construite de 1211 à 1275. Endommagée fortement à la guerre, elle fut rénovée ed 1918 à 1938. On peut y admirer 2 300 statues et notamment des anges célèbres, aux ailes déployées.

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La prochaine fois je vous montrerai les cathédrales de Chartres et de Bourges.
              Nous avons vu dans le précédent article que les vertiges résultent le plus souvent d'un dysfonctionnement du système vestibulaire et de l'incohérence des interprétations que prut en faire le cervelet.
             Mais le symptôme « vertige » ne renvoie pas à un phénomène, une sensation uniques. Les sensations les plus fréquentes sont les suivantes : tendance à tomber, environnement visuel qui tourne, sensation que le sujet tourne sur lui-même, perte d'équllibre, faiblesse posturale, tête lourde, sentiment que l'on va s'évanouir....
            Les patients souffrant de problèmes vestibulaires développent souvent des troubles émotionnels.
            Réciproquement plusieurs études ont montré qu'un trouble vestibulaire peut être lié à un grand nombre de symptômes anxieux, surtout ceux caractérisant des troubles paniques : agoraphobie (la phobie des grands espaces ou de la foule) ou acrophobie (la phobie des hauteurs).
            Les dysfonctionnements du système vestibulaire créent un handicap, de sorte que le patient redoute les apparitions de vertiges : la crainte d'être victime de vertiges ne fait que renforcer l'anxiété.

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            Des études ont été faites mettant en jeu un plateau oscillant et une cabine fermée sur ce plateau. Le patient peut être dans ou hors cabine, les yeux ouverts ou fermés. On peut ainsi différencier les signaux de l'oreille interne, de la vue et de la proprioception.
            On a montré ainsi que les patients souffrant de troubles paniques maîtrisaient moins bien les conflits de signaux contribuant à l'équilibre.

            Des études ont été faites aussi en environnement virtuel : un ordinateur projette un certain environnement visuel en 3D, sur des lunettes que porte le patient et on envoie également des signaux sonores sur un casque. On peut ainsi créer un environnement différent, voire contradictoire avec les signaux reçus de l'oreille interne ou sur la situation de nos membres.
            La encore les patients souffrant de phobies ou simplement très stressés et anxieux sont plus sensibles à ces conflits, y compris à un simple décalage de quelques dixièmes de secondes entre les signaux sonores et visuels.
 
            On reconnaît une anxiété généralisée à six principaux symptômes :
                                    - agitation, sentiment d'être à bout, tension permanente;
                                    - sensation de fatigue, de ralentissement, non justifiée par une activité physique ou mentale intense;
                                    - difficulté de concentration, fuite dans les idées, défaut de la vigilance;
                                    - irritabilité, nervosité ;
                                    - tension musculaire;
                                    - trouble d'endormissement (insomnie), réveil nocturne.
         Le patient anxieux ressent en permanence des angoisses et des soucis sans que sa situation personnelle ne le justifie forcément. Cette anxiété interfère en permanence avec l'attention portée aux autres ou à ses propres actes, et notamment à l'opinion des autres qui est souvent interprétés à tort, source de nombreux malentendus et conflits.
            L'esprit anxieux n'est pas le seul à souffrir et le corps pâtit aussi de ce trouble. Par exemple, le sentiment de fatigue des anxieux (comme celui des dépressifs) est bien réel et peut se mesurer par une baisse des capacités musculaires.
            Au bout d'une période d'anxiété forte peuvent apparaître des vertiges et ce peuvent être des signes avant-coureurs d'une dépression.
 
            Il ne faut cependant pas s'affoler, le vertige est souvent considéré comme une urgence par les personnes qui en sont victimes alors que dans la très grande majorité des cas, le vertige est une manifestation bénigne.
            Mais il est prudent de consulter un médecin qui fera faire un bilan, car le vertige peut aussi être le signe d'une anomalie physiologique :
                        - forte migraine, accident vasculaire cérébral.
                        - réaction à certains médicaments; allergies
                        - hypertension artérielle;
                        - troubles de la vision;
                        - lésions su rachis cervical:
                        - lésion du nerf acoustique;
                        - tumeur du cervelet;
                        - une infection de l'oreille interne.
          Ne vous affolez pas, ces cas sont très rares, surtout si on est jeune, mais il ne faut pas les négliger,

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