Mardi 30 avril 2013 à 8:25

Ecologie, Changement climatique

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/39UNPhotoAlbertGonzalezFarran1.jpg
 
          
Je suis étonné que les médias ne parlent que très peu d’un problème, qui évidemment concerne peu la France, mais est important dans le monde.
 
            C’est le problème du droit à l’eau potable pour tout humain.
 
 
            En France évidemment le problème paraît évident : c’est que chacun ait l’eau courante à domicile à un prix qui ne soit pas prohibitif et que la qualité de cette eau soit satisfaisante, pour qu’on puisse la boire.
 
 
            Contrairement à ce que vous pourriez croire, avoir l’eau courante n’est pas si vieux que cela.
            Je me rappelle quand j’allais en vacances chez un de mes grands pères, en Dordogne il y a 70 ans, , bien qu’il y ait quand même déjà l’électricité, il n’y avait pas l’eau courante et les WC étaient au fond du jardin dans une petite cabane, juste au dessus de la fosse septique. C’était particulièrement pratique la nuit dans le noir, ou lorsqu’il pleuvait et qu’il fallait prendre un grand parapluie pour y aller !! En plus on avait toujours peur qu’il y ait des araignées ou des rats dans la cabane qui servait de WC., t qu’ils viennent nous gratter les fesses !!
            On  tirait l’eau d’un puits à coté de la maison, dans le jardin, à la main en tournant une grande roue qui actionnait une grosse chaîne d’acier avec des godets, qui plongeaient dans la nappe souterraine et remontaient l’eau. En haut de la chaîne les godets pleins d’eau suivaient la chaîne sur la roue, devenant horizontaux, puis la tête en bas et l’eau se déversait dans une espèce de cuvette allongée en fonte émaillée munie d’une sorte de bec sous lequel on mettait des brocs qu’on remplissait ainsi. Quatre ou cinq fois par jour il y avait la corvée d’eau : deux brocs de 12 litres, et c’était lourd à porter, même s’il n’y avait que 30 mètres à faire.
            Dans les chambres on avait pour se laver de très belles et grandes cuvettes en faïence de Gien ou de Delft, superbes et qui dataient du 18 ou 19ème siècle, avec un grand pot à eau, cela sur des tables spéciales carrelées? C’était très beau mais pas très commode, mais on arrivait quand même à se laver la figure et les cheveux et un peu le corps avec un gant de toilette
            Il y avait aussi une douche dans une petite pièce, bricolage de grand-père digne du concours Lépine : une cuve en acier de 25 litres juchée à deux mètres de haut sur des cornières d’acier soudées. Il fallait monter par une petite échelle, l’eau chaude et froide dans des brocs et la verser dans la cuve. Du bas de la cuve sortait un tuyau d’acier muni d’un robinet asur lequel était enfilé un tuyau d’acier muni d’une pomme de douche
            Il y avait aussi un évier dans la cuisine, mais pour se laver les mains on versait l’eau dans d’un broc dans une casserole munie d’un long tuyau très fin en cuivre de 30 cm de long et l’eau coulait doucement à son extrémité sur nos mains.
           Il n’y avait pas de cuisinière au bois, au charbon ou au gaz. Juste un minuscule réchaud électrique à une plaque, qui ne servait que très rarement et toute la cuisine se faisait dans l’énorme cheminée de la grande salle commune. Des tas de chaînes pendaient dans l’âtre pour accrocher des marmites de fonte et de cuivre, et des trépieds d’acier permettaient de mettre les casseroles plus ou moins près du feu. Des grils aussi pour la viande et un énorme tournebroche avec un mécanisme d’horlogerie que l’on remontait et de gros engrenages d’acier qui faisaient tourner la broche sur laquelle on mettait rôtis, lapins gigots et volailles. Cela avait un bien meilleur goût que cuit au four domestique d’aujourd’hui ! Ce tourne-broche datait parait il de Louis XVI et se transmettait de père en fils.
 
 
            Mais dans les pays émergeants, ce n’est même pas comme en ce temps là en France et il faut se poser bien des questions pour définir le droit d’accès à l’eau.
            Les pays membres des Nations Unies, ont reconnu en 2010, un doit d ‘accès à l’eau, mais les critères ne sont pas évidents, qui permettraient d’établir un niveau minimal, d'exigences et de mieux orienter les efforts d'amélioration.
            Vaut-il mieux avoir de t'eau courante en permanence à domicile, mais polluée, ou de ['eau saine à une borne-fontaine à 1 000 mètres de son logement ? Lorsqu'on a accès à un réseau d'eau qui ne coule que pendant très peu d’heures par jour, vaut-il mieux investir dans un réservoir de stockage où ['eau risque de croupir, ou recourir à des systèmes d'approvisionnement fournissant une eau de moins bonne qualité ? Vaut-il mieux aller chercher soi-même son eau au puits ou à une borne-fontaine, malgré les problèmes que cela pose, ou acheter des bidons d'origine inconnue à un vendeur ambulant ? Et j’en oublie sûrement.
            Au niveau des experts, il faudrait assurer l'accès à une eau qui satisfasse un test simple de non-contamination biologique, qui nécessite moins de trente minutes pour l'apporter à l’habitation et qui soit disponible au moins douze jours par quinzaine. Ces trois critères ne sont pas suffisants pour satisfaire les conditions de potabilité et d'accessibilité du droit à l’eau de l'homme, mais c’est un premier pas.
 
            Les besoins d'amélioration de ['accès à ['eau potable dans te monde sont souvent sous-estimés. Le seul indicateur statistique disponible au niveau mondial ne concerne qu'un accès à la salubrité de l'eau et mesure environ le nombre des personnes qui prennent leur eau au même endroit que des animaux , en rivière ou puits, soit un peu moins de 800 millions et il en résulte que les gouvernements, médias,0NG … croient que seulement 800 millions de personnes seulement n'ont pas accès à t'eau potable.
            La réalité est bien plus grave : près de 2 milliards d’humains n'utilisent que de t'eau malsaine, dangereuse pour leur santé, et entre 3 et 4 milliards, soit la moitié de ['humanité, utilise de ['eau reconnue comme non potable ou, au moins de temps à autre. une eau de qualité très incertaine.
 
            Les différences d'accès à ['eau créent une véritable fracture sociale, ceux d'un côté, qui ont de ['eau saine en permanence à domicile, et ne perçoivent pas vraiment la valeur de l'eau potable ni la chance dont ils bénéficient. De l'autre côté, il. y a tous ceux qui ont un accès à ['eau plus difficile, plus risqué ou plus coûteux, soit environ 57 % de [a population mondiale et pour eux, l'eau potable a une valeur évidente, car ils n'y ont pas accès, ou difficilement.


Lundi 29 avril 2013 à 8:06

Architecture

  Dernier intermède sur les citadelles de Vauban, celles de l'Atlantique, de la Normandie à la côte basque, en passant par la Bretagne, où je les ai visitées.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive52.jpgSur la presqu'île du Cotentin, Vauban fit construire, après le désastre de La Hougue en 1692, où 12 vaisseaux français sont incendiés et détruits par les Anglais devant l'île de Tatihou, deux tours, l'une sur la presqu'île de Saint-Vaast et l'autre sur l'île de Tatihou, accessible à marée basse.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive18-copie-5.jpg




Fort la Latte, dans les Côtes d'Armor n'est pas un fort de Vauban, car il date du 14ème siècle, mais doit être cité car il est très connu et utilisé lors de tournages de films.





http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive21-copie-3.jpg


La vieille ville historique de Concarneau et ses remparts fut fortifiée en 1691 par Vauban. Elle est aujourd'hui un lieu touristique très visité, mais bien moins agréable qu'il y a 50 ans. Elle est envahie par les "marchands du Temple", qui vendent plus de produits chinois que bretons. On se croirait à Lourdes !!

Le castrum romain de Brest avait fait place à un château de défense de la ville, rénové par les ducs de Léon en 1065, puis par les ducs de Bretagne entre 1245 et 1340, alors alliés des anglais. Du Guesclin le ramena dans le royaume de France en 1373, mais il fut repris par les anglais et revint à la France  par un traité en 1397. Richelieu fit de Brest un port et Vauban l'entoura de murs fortifiés. La ville presqu'entièrement reconstruite après la dernière guerre n'est pas belle, mais le château devenu musée et le musée océanographique, valent la peine d'y consacrer 2 jours de visites.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Unknown1.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Unknown-copie-1.jpg













Dans le Morbihan, la citadelle de Port Louis, les musées de la Marine et surtout celui de la compagnie des Indes, valent la peine d'être visités. Ce sont en fait les musées du port voisin de Lorient.
Plus loin en mer, Belle Isle mérite aussi d'aller y passer un ou deux jours et de visiter notamment sa citadelle au biord du port.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/280pxLacitadelledePortLouis.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Unknown2.jpg


















       A gauche Port Louis, à droite Belle Isle










Après la Bretagne, voyez ci dessous Saint Martin en Ré, la citadelle de Blaye à l'entrée de la Gironde, et celle de Saint Jean Pied de Port (ne pas confondre avec porc !), en Pyrénées Atlantiques, construite par Richelieu et remaniée en 1680 par Vauban.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive39-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive40.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive33-copie-2.jpg

Dimanche 28 avril 2013 à 9:19

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/118166.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/essaimplusbellesphotosinsectes98020.jpg
















            Je vous ai décrit hier les résultat de l’étude par l’université d’Harvard, d’un petit robot d’abeille « Robobee », de 3 cm d’envergure et pesant moins d’un gramme.
            Aujourd’hui, je vous parlerai de la partie informatique de l’étude, non pour contrôler le vol du robot, mais pour lui permettre de se repérer, de se guider et de programmer ses actions et l’activité de nombreux robots, « butinant » ensemble.
 
            Les robots habituels ont à bord des accéléromètres et des gyroscopes qui leur donnent le moyen de reconstituer leur trajectoire et de se repérer sur des cartes géographiques numérisées. Mais un tel mécanisme serait trop lourd pour notre robot-abeille.
            Les chercheurs ont essayé d’imiter la vision des abeilles, avec un système visuel simple, mais efficace, qui analyse le mouvement des objets dans le champ visuel d’un « œil » capteur d’images.
            Les objets proches se déplaçant plus vite dans le champ que les objets éloignés, on peut utiliser cette information pour « calculer » une représentation tridimensionnelle de l’environnement. Toutefois ce processus demande un traitement important et donc un calculateur performant, d’autant plus que le « cerveau » du robot doit ensuite prendre des décisions pour diriger son vol et commander ses actionneurs.
            Les microprocesseurs actuels pouvant faire ce calcul étaient trop gros et trop pesants.
            Harvard a donc fait développer des circuits spécialisés ne faisant qu’une seule chose, mais très rapidement, et en les associant ensuite.
            Pour cela les chercheurs ont construit un beaucoup plus grand robot ;abeille, qui n’a pas volé, mais qui portait des capteurs optiques en essai, de caractéristiques et performances diverses, et devant lesquels on projetait des images de l’environnement, comme si le robot volait réellement. On étudiait alors les réactions des ailes, la puissance consommée, les performances obtenues.
            Cette étude a permis d’optimiser en partie les capteurs et maintenant de commencer à étudier et à perfectionner les logiciels et les éléments de microprocesseurs, qui constitueront le cerveau de Robobee.
 
Le problème est ensuite de coordonner les abeilles robot pour acquérir l’intelligence d’un essaim.
            Seule, une abeille ne peut pas faire grand chose et c’est la ruche tout entière qui participe à la tâche, notamment d’exploration, en sélectionnât les zones intéressantes, en balisant les itinéraires, en répartissant les tâches.
            Des chercheurs ont fait de nombreuses études dans le domaine de « l’intelligence des essaims », et des informaticiens ont fait des logiciels qui essaient de reproduire cette qualité. Mais ce n’est pas simple, car l’approche est très particulière : on ne peut programmer l’intelligence de chaque robot, on ne peut traiter l’essaim que comme un tout, chaque robot n’étant qu’un numéro, ce qui est un raisonnement complètement opposé à l’intelligence humaine qui est individuelle.
            Un exemple simple : si on veut faire démarrer l’essaim de milliers de robot, on ne peut avoir le temps d’allumer un interrupteur sur chaque robot. Ce serait prohibitif et cela coûterait trop cher. Il faut donc un signal extérieur, partout le même où se trouve un robot qui le « réveille ».
            Harvard a développé des programmes à partir d’organigrammes des tâches à accomplir, avec des conditions pour s’adapter à des conditions particulières, qui déclenchent de nouvelles tâches. Chose curieuse, ses informaticiens traitent l’essaim d’abeilles (robots), comme la propagation d’un fluide et chaque robot utilise un calcul de probabilités en fonction des conditions de l’environnement, pour déterminer s’il va accomplir une tâche donnée.
            En définitive c’est l’étude d’un comportement collectif et d »un nouveau langage informatique qui est nécessaire pour traiter ce problème.
            Les chercheurs d’Harvard ont crée ainsi des robots qui ne ressemblent pas à Robotbee, mais sont déjà fabriqués et permettent d’étudier comment coordonner leur action entre eux, grâce à ces programmes originaux. Par exemple pour que l’un des robots puisse informer les autres de trouvailles intéressant l’ensemble. Ils espèrent ainsi avoir la collaboration d’autres équipes qui poursuivraient des buts différents de ceux de Robobee et pouvoir construire des robots d’ici une dizaine d’année pour une utilisation vers 2030.
 
 
            En effet un essaim de robots pourrait être utilisé à des fins très diverses d’exploration, par exemple rechercher des blessés, des personnes ensevelies lors de catastrophes naturelles, (par exemple en détectant, selon les robots, des sons, de la chaleur, du CO2 etc…), pour la surveillance de lieux hostiles, pour la détection d’objets disséminés dans de grandes étendues. Actuellement on peut utiliser de grands drones très coûteux, qui risquent d’échouer dans leur tâche, très longue pour explorer toute la zone concernée.
 
            Avec un essaim de plusieurs milliers de microrobots peu chers et fiables, certes la plupart des robots ne trouveront rien, mais il suffit que quelques uns trouvent ce qu’on cherchait, pour que l’essaim ait accompli la mission, dans un temps très court, ce qui est indispensable le plus souvent pour la réussite de l’opération.
 
 

Samedi 27 avril 2013 à 10:35

Sciences et techniques

J’ai lu dans la revue « Pour la Science », un article assez extraordinaire de trois professeurs de l’Université d’Harward : les docteurs Robert wood qui enseigne l’ingénierie, madame Radhika Nagpal, informaticienne, et Gu Yeon Wei, professeur de génie électrique.
            Leur équipe étudie et réalise de minuscules robots, destinés à évoluer en « colonies » pour remplacer les abeilles, décimées par les pesticides de Monsanto, qui n’arrivent plus à polliniser les plantes efficacement.
            Mais ces robots pourraient avoir de nombreuses autres missions humanitaires.
            Je vais essayer de décrire dans cet article leur structure extraordinaire et demain j’essaierai de résumer les problèmes de coordination autonome d’un « essaim » de robots.
 
            Ces robots sont extraordinaires à deux titre :
                                    Ils sont minuscules : ailes comprises ils ont une longueur de l’ordre de 3 cm et une longueur d’environ 4 cm.
                                    Leur vol imite celui des insectes et les ailes sont mues à l’aide de systèmes piézoélectrique ressemblant à des muscles d’abeille.
 
            Je reproduis ici les schémas parus dans « Pour la Science ». Le premier schéma ci dessous est celui du robot, très agrandi. Les deux schémas en dessous expliquent le mécanisme du vol, car le plus difficile est évidemment de faire voler ce robot qui s ‘appelle « Robobee » (l’abeille robot).
            Sur le schéma ci dessous, vous voyez très agrandi la constitution du robot : une structure, une batterie qui lui confère son autonomie électrique, l’alimentation, le microprocesseur qui commande le vol et les réactions du robot, puis trois « actionneurs, (en bleu) pour la commande des ailes. A l’avant des capteurs optiques, les « yeux » du robot.


http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/robotbeeplan.jpg
 
            Ce robot est d’un poids très faible : moins d’un gramme. La pesanteur et l’inertie de l’appareil sont presque négligeable par rapport aux forces aérodynamiques de frottement et d’effets des courants d’air. Les systèmes mécanique classiques (par exemple quadricoptères à voilures tournantes), ne peuvent fonctionner. Il faut imiter le vol des insectes et commander les ailes comme avec des muscles.
            Nos chercheurs ont recours à des matériaux piézoélectriques, qui se contractent sous l’effet d’une tension électrique et se courbent dans un sens, puis dans l’autre si on inverse la tension. Les ailes sont articulées de façon à pouvoir se mouvoir d’avant en arrière sous l’effet de cet actionneur principal. Le robot bat donc des ailes, mais cela ne lui confère pas une stabilité suffisante.
            Les ailes peuvent aussi pivoter sur elles mêmes, en avant et en arrière. Là pas d’actionneur : cette rotation est passive, sous l’effet des forces aérodynamiques de l’air et de l’inertie des ailes, et l’élasticité de leurs charnières. On peut montrer cela par le calcul et également que le vol est ainsi stabilisé (j’avoue que la démonstration que j’ai essayé de lire sur un article plus complet, dépasse largement mes connaissances mathématiques !!!).
            Par ailleurs de petits actionneurs latéraux peuvent « déformer » les mouvements de l’aile, pour engendrer des couples qui permettent de diriger, faire monter ou descendre et faire tourner le robot.
            Les « muscles piézoélectriques » développent une puissance comparable à ceux physiologiques d’un insecte.
            Actuellement de nombreux mécanismes ont été essayé et optimisés, tant sur le plan du vol que de la facilité de construction. Le problème principal est celui de la source d’énergie : pour le moment les vols ont eu lieu avec une source externe. Aucune batterie n’est actuellement assez légère et puissante pour permettre un vol de plus de quelques dizaines de seconde !!
            Demain je parlerai de la difficulté technique de créer un microprocesseur qui serve de cerveau à l’abeille robot, avec les capteurs lui permettant de se diriger
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/mouvementrobobee.jpg
 
            Quelques mots sur la réalisation pratique de ces minuscules robots (voir le schéma ci dessous).
            Le matériau résistant est constitué de deux plaques très fines de fibres de carbone.
On usine au laser les pièces à réaliser identiques dans les deux plaques. Puis on intercale antre elle une plaque de plastique mou et deux plaques d’adhésif et on aligne le tout .
On peut réaliser ainsi des plaques déformables et notamment des articulations, suffisamment résistantes.
            Des éléments du châssis sont ainsi réalisés sur une plaque plane et on procède à un dépliement autour d’articulations, qui permet ainsi d’obtenir une structure 3D.
            La technique doit permettre une très grande série (des centaines de milliers d’insectes) et un coût très bas.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/montagerobobee.jpg
 
            Les vols de ces robots ont eu lieu, mais avec un apport d’énergie extérieur. Il s’agit encore d’une pré-étude. Sans doute le problème du micoroprocesseur sera t’il résolu avec les progrès des technologies. Beaucoup plus difficile est celui de la source d’énergie, de très faible poids.
           
 

Vendredi 26 avril 2013 à 8:25

Architecture

Troisième intermède sur les citadelles de Vauban : le Midi et principalement les Pyrénées pour se protéger des Espagnols.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive27-copie-4.jpg




Sur les hauteurs de Collioure, le fort Saint Elme, qui surveille le chemin d'Espagne : intéressant à visiter.




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive51.jpg






La citadelle de Montlouis, dans les Pyrénées orientales,  construite en 1679, à 1600 mètres d'altitude, à coté du village qui a été entouré de fortifications.




La place forte de Villefranche de Conflent, dans les Pyrénées orientales, au creux de la vallée du Tet, aux murailles impressionnantes en pleine montagne, a été construite par Vauban en
1679.
La citadelle est sur les hauteurs tandis que le village est lui aussi, fortifié, et elle prendra le nom de Fort Libéria.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive46.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive47.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive48.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive07-copie-4.jpg

Jeudi 25 avril 2013 à 7:53

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/SDC18442.jpg

            Vous savez que je m’intéresse au fonctionnement du cerveau humain et tout particulièrement au fait que, tous les cerveaux ayant à la naissance (sauf malformation), des potentiels très importants, leur développement chez l’enfant dépend beaucoup de l’environnement, de l’éducation des parents et de l’instruction, par la suite, par les personnes responsables.
            Une question m’a toujours intrigué : on n’apprend formellement la grammaire aus enfants qu’à l’école, après six ans, quand ils savent lire et écrire. Avant les parents ou les personnes qui en ont la garde, leur font quelques remarques quand ils parlent et emploient un mot de façon incorrecte.
            Or je me souviens que certains de mes enfants ou petits enfants qui ont parlé tôt et s’exprimaient couramment à 2 ans, certes faisaient quelques fautes de français, mais finalement utilisaient correctement articles, sujets, pronoms, adjectifs, verbes et compléments. Or on ne leur avait pas appris ce qu’étaient ces fonctions et donc ils ne le faisaient que par mimétisme, en nous entendant parler. Pourtant nos phrases ne sont pas répétitives et sont très diverses. Alors comment faisaient ils pour reconnaître ces mots, leur place et leur fonction dans la phrase.
            Bien plus j’avais, parmi mes collaborateurs au travail, un couple franco-allemand, et leur fils qui avait 3 ans parlait couramment les deux langues. Or l’ordre dans une phrase des mots selon leur fonction n’est pas le même qu’en français. Pourtant il faisait très peu d’erreurs (moins que les miennes en allemand). Comment avait il appris cette syntaxe différente dans les deux langues, sans aucune explication, et par pur mimétisme, mais qu’il appliquait aux phrases qu’il créait et non uniquement celles qu’il répétait. ?
 
            Je viens de lire une explication dans un article sur les travaux de Judith Gervain, du CNRS, Université Paris Descartes, et Janet Werker de l’Université de Colombie-Britannique.
            Ces chercheurs ont montré que dès sept mois, les bébés bilingues se fondent sur la prosodie des phrases pour distinguer l'ordre des mots et reconnaître la langue parlée.
            La prosodie est l'inflexion, le ton, la tonalité, l'intonation, l'accent, la modulation, le rythme, notamment les variations de hauteur, de durée et d'intensité, que nous donnons à notre langage oral en fonction de nos émotions et de l'impact que nous désirons avoir sur nos interlocuteurs et qui mettent notamment en relief non seulement le sens de la phrase, mais aussi l'assertion, l'interrogation, l'injonction, l'exclamation ….
            Par exemple on ne peut en français faire se suivre deux syllabes accentuées, et si un nom est par exemple suivi d’un adjectif, son accentuation ne sera pas en général la même que s’il est employé seul.
            Le rythme comporte des pauses qui renseignent sur les coupures de sens en rassemblant certains mots dans la phrase.
            La structuration mélodique, la hauteur des sons, notamment sur les dernières syllabes, change en fonction du caractère assertion, interrogation, injonction, exclamation …
            Les bébés distinguent vite ces nuances et s'en servent pour commencer à structurer leurs phrases. Ils associent ainsi inconsciemment la prosodie à une structure grammaticale.
 
            Chaque fois que je lis des explications analogues sur le fonctionnement du cerveau, et sa mise en valeur au début de notre vie, je ne peux que m’émerveiller devant la Nature et les aptitudes potentielles que l’évolution nous a conférées.
            Mais je m’effraie un peu de la responsabilité des parents et des éducateurs dans le devenir des enfants dont ils ont la charge et pour lesquels les trois, puis dix premières années de leur vie d’enfant sont capitales pour leurs avenir, encore plus que les suivantes.

Mercredi 24 avril 2013 à 8:19

Zoologie, évolution

 http://lancien.cowblog.fr/images/Chats2/00002813.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/20071209chiotsendormispaname.jpg















          J’ai lu récemment un article d’Irène Tobler-Borbély sur le sommeil des animaux, et peut être cela vous intéresse t’il que je le résume.
 
            Ce n’est pas facile de savoir si un être vivant est endormi, grâce à des signes extérieurs.
            Un bébé humain dors parfois les yeux ouverts ; les poissons et les insectes n’ont pas de paupières.
            Les chevaux, les ânes, les girafes dorment souvent debout.
            Le sommeil s’accompagne d’un relâchement musculaire, mais c’est un paramètre fluctuant et pas forcément évident à la simple vue (comment interpréter chez un poisson les mouvements de nageoires ?
            On peut mesurer des activités cérébrales, mais cela nécessite un appareillage sophistiqué qui perturbe éventuellement le dormeur. C’est relativement aisé à faire chez un mammifère, mais beaucoup moins pour d’autres animaux.
            On observe aussi les mouvements oculaires, mais c’est aussi une opération délicate et les fluctuations sont importantes.
            Le signe le plus facile à observer est l’immobilité, malgré des stimuli tel une lampe de poche ée sur l’animal. Si l’animal est au repos, non endormi ; le stimulus le fait bouger.
 
            Je ne reviendrai pas sur l’analyse du sommeil humain que j’ai déjà faite lors d’articles dans la catégorie « éveil, sommeil, rêves », et en particulier le 21 juillet 2007.
            Je rappellerai seulement que deux grandes phases se succèdent à plusieurs reprises : le « sommeil profond » pendant lequel le rythme des ondes cérébrales n’est que de quelques Hertz, et le « sommeil paradoxal » (on l’appelle aussi REM : rapid eyes mouvements, car il est accompagné de mouvements des yeux), phases de REM pendant lesquelles le cerveau élimine tout ce qui lui paraît superflu dans la mémoire, ce qui donne nos rêves pendant des phases de micro-réveils. Durant le sommeil paradoxal, la fréquence des signaux cérébraux est voisine de 40 Hz, et donc de celle d’une personne éveillée. Mais l’activité musculaire est nulle, excepté les yeux et l’extrémité des doigts.
 
            La plupart des mammifères et des oiseux ont un sommeil analogue, succession de sommeil profond et de sommeil paradoxal. Seuls les dauphins parmi les mammifères n’ont pas de sommeil paradoxal. On ne sait pas pourquoi ni comment ils s’en passent. Mais en outre les dauphins en sommeil profond ont un hémisphère cérébral, qui reste éveillé à tour de rôle, sans doute pour garder l’évent respiratoire hoirs de l’eau.
            Chez les oiseaux le sommeil paradoxal est très court, environ une minute par cycle (20 minutes environ chez les humains). Les oiseaux migrateurs peuvent planer en l’air alors qu’ils sont en sommeil profond. Le sommeil varie beaucoup selon les espèces, les saisons , l’environnement.
            On a trouvé aussi des différences de type de sommeil chez les reptiles (c’est pour Kaa !) mais cela a été peu étudié chez les poissons (je vois mal un plongeur sous-marin faire passer un électroencéphalogramme à une sardine !!).
            Le sommeil a aussi été identifié chez les invertébrés, écrevisses, cafards, scorpions, mouches…
            Des études ont été faites chez la drosophile, et ont montré qu’elle était sensible à des substances hypnotiques (par exemple utilisées lors des anesthésie).
            Il semble donc que la plupart des animaux dorment, mais on n’a étudié que 240 espèces, sur plus de 7 millions. Alors prudence !
            Ce serait intéressant de trouver des animaux qui ne dorment pas, pour mieux comprendre les rôles du sommeil.
 

Mardi 23 avril 2013 à 7:42

Architecture

Aujourd'hui, intermède : la suite des citadelles de Vauban : aujourd'hui le nord de la France.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive12-copie-5.jpg





La cité fortifiée de Rocroi, dans les Ardennes, nom d'une bataille célèbre.



http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive17-copie-5.jpg











Construit en 1555 le fort de Charlemeont a été renforcé par Vauban en 1697




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive23-copie-3.jpg









Le château-fort de Sedan, dans les Ardennes, construit sur un promontoire en 1424 et remanié par Vauban en 1699, qui lui rajouta des bastions.




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive37-copie-2.jpg





Dominée par sa citadelle et entourée de remparts, Montreuil sur mer est surnommée la Carcasonne du Nord.







Les deux photos suivantes ne sont plus vraiment des places fortes, mais des citadelles dont l'architecture est intéressantes et qui sont des musées intéressants à visiter : Lille et Arras. Elles sont toutes deux maintenant un parc dans un ilot de verdure avec les bâtiments d'époque rénovés


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive25-copie-3.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive44.jpg

Lundi 22 avril 2013 à 9:09

Libertés et règles

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/CouverturePourquoilatartinetombetoujoursducotedubeurre.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/devise2.jpg

















            Des correspondant(e)s m’ont demandé quel était la caractéristique principale du pessimiste.
            Je n’ai pas envie, cette fois de parler de préférences cérébrales, mais de faire un peu de philosophie.
 
          
             Vous connaissez certainement ce que l’on appelle pas très poliment la « loi de l’emmerdement maximum ».
            C’est le crédo du pessimiste, qui l’exprime selon diverses propositions :
                   
- Lorsqu'une chose peut aller mal, elle va mal.
                    -
Tout ce qui commence bien, finit mal.
                   
- Le pire n'est jamais sûr, mais le mieux l’est encore moins
                   
- Tout ce qui commence mal, finit encore pire
                    -
Sourit… demain ça ira plus mal.  
                    - Ce que tu n'as pas fait est toujours plus important que ce que tu as fait vraiment.
                   
- On ne peut pas déterminer à l'avance le côté de la tartine à beurrer, et pourtant, elle tombe toujours de ce coté.
                    
- Quand tout baigne, il y en a forcément un qui coule.
                    
- Si ce n'est pas encore arrivé, ça ne va pas tarder.
                     - C'est toujours quand ce n'est pas le bon moment que cela arrive.
                     - C'est toujours quand vous êtes en retard et qu'il pleut que vous avez laissé vos choses urgentes dans l'autre veste.
                    
- C'est toujours quand on a besoin de Google qu'il tombe en panne.
                   
- C’est toujours lorsque tu veux écrire un article, que Cowblog est en maintenance.
                    - Plus les ordinateurs deviennent intelligents, plus on a d’embêtements (voir l’iPad).

            Les scientifiques appellent cela la loi de Murphy, du nom d’Edward A Murphy, un ingénieur en aérospatiale américain, qui disait « Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner », ce qui finalement n’est pas si pessimiste que cela. Il avait juste constaté que s'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie, ce qui est vrai. Le seul problème est la probabilité pour qu’il y ait un certain nombre de personnes qui l’empruntent.
            C’est vrai que si beaucoup de personnes actionnent un appareil ou se servent d’un outil comme par exemple l’éditeur de cowblog, et qu'il existe ne serait-ce qu’« une » façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui le feront. Et c'est d'eux seuls que le service après-vente ou l’équipe de cowblog entendra parler.
            Edward Murphy était en fait un optimiste, mais il avait conscience que les problèmes inattendus peuvent toujours survenir. Il travaillait dans l’aéronautique américaine, sur les problèmes de sécurité et de fiabilité.
            Ce principe, selon lequel le très peu probable peut quand même arriver, que ce soit par la défectuosité d’une pièce ou l’erreur d’une personne, est à la base de la qualité de nombreux matériels ou services.
            C’est son application à la construction aéronautique et spatiale, qui réduit à presque zéro, le nombre d’accidents. C’est son application qui fait que les automobiles sont beaucoup plus fiables aujourd’hui qu’autrefois.
            Mais c’est un travail qui coûte cher et par ailleurs il entre parfois en contradiction avec l’intérêt de l’industriel, car il prolonge la vie du produit vendu et diminue donc les ventes. C’est la raison pour laquelle, les appareils ménagers et audiovisuels sont plutôt moins solides qu’autrefois.
            Le domaine où l’application de la loi de Murphy est le plus sensible est sûrement l’informatique : les logiciels des microordinateurs, téléphones portables et autres appareillages (le logiciel qui fait fonctionner Cowblog aussi). Ce sont des processus complexes et donc quelques petites failles peuvent se glisser dans leur conception, qui ne se manifesteront qu’à l’occasion d’utilisations inhabituelles ou erronées peu imaginables.
            Pourtant, vu le nombre très grand d’utilisateurs et la fréquence d’utilisation, quelqu’un finira par utiliser l’appareil de cette façon et tomber sur la faille, avec des conséquences en général limitées à lui même, parfois à l’ensemble du processus.
 
            Quant à moi, je suis plutôt optimiste : je pense que la plupart du temps tout va bien, sauf parfois quand cela va mal. Mais il faut alors se battre et sortir de la mauvaise passe. Mais cela demande de la volonté et de l’énergie.


                

Dimanche 21 avril 2013 à 9:01

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/mariagepourtousplusieursdizainesdemilliersdemanifestantsontdefendulemariagepourtous.jpg

            J’ai envie de pousser un coup de gueule car j’en ai assez d’entendre parler du mariage pour tous et j’ai déjà fait des articles à ce sujet.
            A mon avis, le gouvernement a bien fait d’accélérer le processus du vote, car l’affaire a assez duré et elle a tendance à dégénérer. Et il y a maintenant plus important à étudier pour les députés et pour le gouvernement à lutter plus efficacement contre le chômage.
            Au plan des manifestations, ceux qui encombrent actuellement les rues sont des fauteurs de troubles, pour lesquels le sujet n’est qu’un prétexte pour mettre la pagaille, démolir gratuitement et narguer les forces de l’ordre. Il convient donc de les empêcher de nuire.
            Par ailleurs j’ai trouvé lamentable l’attitude de quelques députés, prêts à en découdre, parce qu’un des conseillers du ministre de la Justice avait eu, paraît il, un regard moqueur. Cela me fait penser aux jeunes qui rossent un de leurs camarades ou lui donnent un coup de couteau parce qu’il les a regardé d’une façon qui ne leur plaît pas. C’est une conduite irresponsable et inintelligente qui n’est pas digne d’un député.
            Nous avons la chance d’être en démocratie et le rôle des députés est de nous représenter, nous, le peuple, et de voter nos lois. Nous les avons élus pour cela.
            Qu’ils ne soient pas tous d’accord et qu’ils discutent, c’est une bonne chose, car les avis peuvent être différents et la loi doit être optimisée en fonction de ces avis. Mais on peut discuter calmement, avec bon sens et logique, et en respectant celui qui n’est pas d’accord avec vous, de la même façon qu’il doit vous respecter.
            En venir aux mains pour faire triompher son opinion est honteux et c’est une preuve d’une intolérance qui montre que ces députés n’ont pas compris leur métier et n’en sont pas dignes. Quel exemple donnent ils à la Nation et notamment à ses jeunes ?
            J’ai également entendu des manifestants (et même certains hommes politiques) dire que le gouvernement devrait abandonner la loi, parce qu’il y a eu dans les rues des manifestations d’opposants.
            C’est encore ignorer la démocratie. Ce sont les chambres de nos représentants qui votent les lois, pas les gens de la rue. Si chaque fois que quelques milliers de personnes manifestent, il fallait suivre leurs avis, on ne ferait jamais rien, si ce n’est tout et son contraire. Que le gouvernement ne cherche pas à promulguer une loi s’il s’aperçoit qu’une grande majorité des français est contre, c’est normal; mais ce n’est pas parce qu’une faible minorité hurle très fort dans la rue, qu’il faut se laisser impressionner.
 
            Sur le fond lui même je n’ai pas changé d’avis. Je serais le premier à protester si le gouvernement voulait imposer le mariage religieux pour tous. Mais il s’agit du mariage civil, et devant ce type de formalité, tous les citoyens doivent être égaux. C’est déjà reconnu dans presque tous les pays européens y compris l’Espagne et le Portugal, plus catholiques que la France.
            On sait que certains centres de l’hypothalamus d’une partie des hommes homosexuels sont plus proches des centres analogues des femmes, et que leur homosexualité vient probablement de cette anomalie cérébrale.
            Alors, ceux qui leur dénient le droit au mariage, devraient le faire aussi pour les gauchers, dont les centres de commande des membres sont particuliers, et pourquoi pas aussi pour les noirs puisqu’ils ont trop de mélanine dans leur peau.
            Pourquoi les roux, ceux qui louchent, qui bégayent, ceux qui sont accrocs au jeu sur ordinateur, ceux qui ne peuvent se passer de fumer …. ont ils le droit de se marier. Eux aussi ont un cerveau qui a une petite différence.
            Après tout peut être que les gens de droite et ceux de gauche n’ont pas le cerveau fait pareil : lequel est anormal ?
            Le cerveau de Jean-François Copée est il plus normal que le mien ? Peut être n’aurait il pas fallu qu’on le laisse se marier, mais heureusement ses enfants n’ont peut être pas hérité de tous ses défauts !           
            Vous me direz que j’écris des absurdités, je suis d’accord; mais est ce plus absurde que ce que vociférait ce député de droite à l’assemblée, que « en instituant le mariage pour tous, la gauche assassinait nos enfants » ?
            Pourquoi faire preuve ainsi d’intolérance et de racisme ? Serait il normal de supprimer la poste et les lettres écrites, sous prétexte que tout le monde devrait avoir internet ? Faut il interdire aux jeunes de se marier puceau ou pucelle, du fait que la plupart ont eu un ou une petit(e) ami(e) avant de trouver le compagnon de leur vie ?
            Je trouve que toute cette démarche finit par ressembler à celle des « arien blonds » des nazis, mais la plupart de ceux qui ont connu cette époque sont morts aujourd’hui.
 
            Et selon ceux que l’on me montre et qui défilent dans la rue contre cette loi, les homosexuels ne devraient pas avoir le droit d’élever des enfants. Pourquoi les divorcés auraient ils le droit de la faire : ils ont aussi enfreint la « morale catholique ».
            Je ne sais pas si ces personnes ont connu des enfants de couples homosexuels. Moi si, et ceux que j’ai connus étaient bien plus heureux et épanouis que les enfants de certains couples divorcés ou de couples catholiques normaux qui se déchirent entre eux car ils ne s’entendent plus, ou même que de couples qui s’entendent, mais qui ne s’occupent guère de leurs enfants, trop occupés eux à gagner le plus d’argent possible.
            Parmi les jeunes qui m’écrivent, beaucoup sont malheureux et ont des problèmes avec leurs parents, pour des raisons diverses, mais aucun n’est l’enfant d’un couple homoparental.
            Alors pourquoi deux femmes, sous prétexte qu’elles s’aiment ce qui ne regarde personne d’autre qu’elles mêmes, n’aurait elles pas le droit de faire un enfant, que ce soit avec un ami homme, ou par insémination. Pourquoi deux hommes qui vivent ensemble n’auraient ils pas le droit d’en adopter un ? Ce doit être assez rare, mais s’ils se sentent capable de l’aimer et de le rendre heureux, pourquoi le leur refuser. Ils feront sans doute beaucoup plus d’efforts pour cela que certains couples hétérosexuels que je connais, et qui ne traitent guère mieux leurs enfants que leur chien ou leur chat.
            Et quand je vois les parents qui manifestent pacifiquement, mais avec le risque d'une perturbation par les fauteurs de trouble, qui emmènent leurs enfants à la manifestation, je me demande s'ils sont vraiment capables de les élever ! Entre les gaz lacrymogènes, la bousculade, le risque d'être perdu, isolé ou même étouffé dans un mouvement de foule, la fatigue et la peur de se retrouver au milieu de tant de gens, tout cela pour un motif qu'ils ne comprennent pas pour la plupart, c'est de l'inconscience.
            Pourquoi n’interdirait on pas aussi à ceux qui manquent de « bon sens » de se reproduire ? lol

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast