Samedi 20 avril 2013 à 8:55

Architecture

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          Tous les élèves des collèges et lycées ont entendu parler de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, 1633/1707, ingénieur, urbaniste et surtout architecte militaire, à qui on doit de nombreuses places fortes construites ou rénovées sous Louis XIV pour défendre notre pays contre les envahisseurs du nord et de l'est, contre les Espagnol au sud, et contre les Anglais sur le rivage atlantique. C'était en outre un écrivain.
          Je vais vous faire faire un petit tour parmi quelques places fortes, en trois articles d'intermèdes. Mais vous pouvez visiter ces places fortes en allant aux Invalides à Paris, visiter le "musée des plans et reliefs", où sont exposées les maquettes de nombreuses places fortes, qui servaient aux généraux à préparer leur défense, car bien plus précises que des cartes et de surcroit en relief. Cette fabrication de maquettes disparaitra à la Révolution;, les progrès des portées de l'artillerie demandant alors une trop grande surface à construire.


           Au passage, je vous signale un dessin animé très court, qui m'a paru bien fait et agréable à voir, réalisé par un jeune qui fait des études de cinéma et qui le présente au concours d'Annecy, les dix œuvres ayant obtenu le plus de voix étant présentées à un  jury :
http://www.dailymotion.com/contest/annecy_animation_competition_2013/videos#video=xyze6e


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La citadelle que Vauban fit construire en 1668 pour renforcer les défenses de Besançon





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Aux confins de la Meuse, en Lorraine, Vauban fit fortifier la ville de Montmédy, sur un promontoire naturel.


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Le Fort Saint André, dans le Jura, a été remanié par Vauban, dans le petit village thermal de Salins les Bains.



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Pour protéger Briançon, Chateau-Queyras, s'appuyant sur le rempart naturel d'un glacier, est le verrou de la vallée du Queyras.


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Située sur un promontoire rocheux, la citadelle de Sisteron, dans les Alpes de Haute Provence, défend le village et la plaine.


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Pour défendre Briançon contre l'Italie, la citadelle de Mondauphin, au milieu d'une vallée de montagne.






Vendredi 19 avril 2013 à 7:51

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/images.jpg           Il y a aussi des adultes qui lisent mes articles, même des mères de famille, et j’en suis très heureux. L’une d’elle s ‘intéresse aux préférences cérébrales et me demande « comment pourrais-je savoir quelles sont les préférences de mon fils qui a 6 ans » ?
            Les préférences cérébrales sont innées, (elles ne sont pas directement héréditaires, et vous pouvez avoir des préférences différentes de celles de vos parents), mais elles sont ensuite très influencées par l’éducation et l’instruction.
            A 6 ans votre fils est encore très jeune et ses préférences évolueront certainement par la suite. Toutefois certaines attitudes apparaissent assez vite chez un enfant.
 
             L’enfant renforce ces préférences innées, car il fait l’apprentissage de la vie et il est plus adroit dans l’exercice de ses “facultés préférées” que dans celui des autres facultés. Il n’utilise donc presque qu’elles.
             Le plus souvent un enfant d’une dizaine d’années a des préférences très marquées (ainsi un enfant est le plus souvent très nettement droitier ou gaucher).  Mais déjà, si on l’entraîne à utiliser sa fonction non préférée, l’enfant peut alors acquérir une certaine faculté “d’ambidextre cérébral”. Cela dit cela peut le perturber psychiquement.
             Par exemple, au plan inné, je suis très “G”, mais mon grand père, me trouvant trop imaginatif et rêveur, m’a fait faire du bricolage, du calcul mental, des exercices d’observations.... de telle sorte que je suis devenu presque autant S que G, et je n’ai pas l’impression d’avoir été particulièrement perturbé (enfin faut le demander aux autres LooL !)
            Puis l’enfant grandit et peu à peu; il utilise davantage les fonctions et attitudes qui ne sont pas ses préférées. Cela dépend de l’éducation reçue, des préférences des parents (qui ont leur style de vie), de l’instruction (un élève de classes scientifique, même s’il est V, apprendra à avoir un minimum de logique).
            A l’âge adulte le métier intervient et on peut utiliser différemment ses préférences dans des milieux différents.
Par exemple, bien qu’assez introverti (I), et très logique (L), j’ai dû, dans mon métier, toujours encadrer de nombreuses personnes.
Au travail, je me suis peu à peu comporté comme un “extraverti” pour certaines sous fonctions, par exemple recevoir, écouter et diriger mes collaborateurs et ma fonction “Valeurs” (V) s’est développée au moins sous l’angle de l’altruisme.
            Par contre les préférence innées et notamment les fonctions qui ne sont pas les préférées, interviennent beaucoup plus, en cas de stress ou de non maîtrise de soi.
 
            Le tableau ci dessous donne des indications sur l’évolution des diverses préférences au cours de l’évolution vers l’âge adulte.
            Je le commenterai ensuite en parlant d’un jeune enfant.
 
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            On voit assez vite si un bébé est extraverti ou introverti.
            Le bébé extraverti a besoin de la compagnie des autres, notamment de ses parents ou de ses frères et sœurs. En leur absence il a du mal à trouver des occupations et des jeux.
            Dès qu’il sait parler couramment, il faut qu’il parle aux autres, qu’il raconte des histoires, sans tellement se soucier si elles sont vraies ou si ce qu’il dit est vraisemblable.
            Le bébé introverti sait se passer de la compagnie de ses parents et se trouver des occupations, et il est plus réservé et plus soucieux de la pertinence de ses paroles.
 
            On arrive aussi assez vite à savoir si un jeune enfant est optimiste ou pessimiste, s’il voit le verre à moitié plein ou celui à moitié vide, s’il est le plus souvent, inquiet ou serein.
 
            Plus difficile de savoir si un jeune enfant privilégie la décision (J) ou la prise d’information (P). En effet les parents ou les puéricultrices prennent la plupart des décisions pour lui et en fournissent les éléments s’ils ont l’intelligence de les lui expliquer. De plus les habitudes parentales (qui sont eux même J ou P vont influer fortement la conduite de l’enfant
            On ne verra vraiment la préférence de l’enfant lorsqu’il ira en classe : est il à l’heure pour partir à l’école, pour en sortir (J) ou traîne t’il sans raison valable (P). Fait il rapidement son travail de classe à la maison (J), ou attend il le dernier moment et faut il lui rappeler qu’il doit l’effectuer (P).
            Lorsqu’on lui donne des choix sur des actions le concernant , prend il vite une décision, ou hésite t’il sans fin, en examinant les avantages et les inconvénients ?
 
            Il est en général encore plus difficile de savoir si un enfant très jeune est « Sensitif » (préférence de perception S) ou « Global ».
            Trois indications valables : fait il facilement des tâches fastidieuses et répétitives (S), ou ces actions l’agacent elles et ils les « laisse tomber » parce qu’elles l’ennuient (G).
            Fait il preuve d’imagination, de créativité dans ses jeux (G) ou préfère t’il des jeux habituels dont on lui a montré le mode d’emploi (S) ?
            Lorsque vous lui faites faire un jeu sur ordinateur, dans lequel on parcourt des hypothèses, des solutions, des environnements… le fait il systématiquement dans l’ordre (S), ou a t’il tendance à chercher « tous azimuts » (G)
           
            Presque impossible de savoir dans son jeune âge si un enfant a une préférence de décision « logique L » ou « Valeurs V », car il est très orienté dans ses choix par ses parents et n’utilise pas de façon indépendante des critères de décision.
            On peut toutefois regarder si, dans ses lectures, les jeux sur ordinateur, les DVD qu’il regarde, s’il s’intéresse plus aux personnes (V) ou au déroulement de l’histoire (L) et s’il juge les événements heureux ou malheureux en fonction de ses sentiments ou de conséquences logiques.
            Mais un enfant « L », s’il est bien éduqué, n’est pas le plus souvent, dénué d’altruisme et si on s’en soucie dans son éducation, l’enfant « V » a cependant une certaine logique minimale.
 
            Les préférences d’influençabilité et de tolérance existent sûrement dans les prédispositions cérébrales d’un enfant, mais elles ne se manifestent que plus tard, car ces notions sont plus complexes et nécessitent une certaine compréhension des autres et de l’environnement. Je ne crois pas qu’elles se manifestent sensiblement avant 8 ou 10 ans.

           J'espère avoir ainsi, un pezu répondu aux préoccupations de cette maman.

Jeudi 18 avril 2013 à 7:59

Vivre sa vie


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        Parfois mes correspondant(e)s me disent « je suis un(e) « geek ».
Moi, je ne sais pas trop ce que cela veut dire.
 
            J’ai bien essayé de comprendre mais la signification a l’air d’être propre à chaque jeune.
 
J’ai cru comprendre qu’un « geek » était quelqu’un qui avait une passion, presque une addiction dans certains cas.
            Je l’ai entendu dire par des jeunes qui fumaient du cannabis ou qui avaient des comportements dangereux, ou qui étaient accros au sexe. Dans leur bouche le terme était plutôt péjoratif.
            Ce terme m’a été également cité par des jeunes gothiques, passionnées de sciences occultes, de macabre, voire de satanisme.
            Mais certains qui se disent « geek », semblent simplement être accrocs de nouvelles technologies : jeux vidéos, informatique, jeux de rôles.
            Parmi eux des curieux qui s’intéressent à de multiples sujets : cinéma, télévision, science fiction, bande dessinée, littérature, voire même sujets scientifiques.
            Aujourd’hui on utilise le terme de « geek » à toutes les sauces. J’ai vu en Bretagne un café qui proposait des jeux sur internet s’appeler le « café des geeks ».
            Je serai curieux de savoir comment vous percevez ce terme.
 
            Pendant que j’y suis, expliquez moi aussi ce que veulent dire d’autres termes.
            Un de mes correspondant très bon élève en classe se fait traiter de « nerd ». Je suppose que c’est une injure comme « intellectuel ».
Quand j’étais jeune je n’avais pas droit à de telles injures : on venait au contraire me chercher pour que j’explique le cours à ceux qui n’avaient pas compris et que je les aide pour leurs devoirs, notamment en maths.
J’avoue ne pas comprendre, car je n’ai entendu ce terme que dans des séries télévisées américaines, où c’est un gentil lunettard, féru d’informatique ou de jeu d’échec, voire même hacker à ses instants de loisir et qui a pour petite amie, une fille tout aussi passionnée et myope que lui, avec un chemise à carreau et une minijupe de couleur vive !
Certaines de mes correspondantes assez timides se sont fait traiter au lycée de « nolife ». Personnellement je les trouve très vivantes dans leurs mails. Elles ne sont pas asociales, mais effectivement choisissent leurs amis et encore plus leurs petits amis et elles ont bien raison sur ce sujet, de ne pas tomber amoureuses de n’importe quel garçon ayant du bagout et une belle gueule !
            Elles sont sans doute plus souvent que d’autres avec des amis virtuels ou à consulter des blogs, mais certaines d’entre elles sont d’excellentes élèves, et fournissent d’abord leur travail d’études avant d’aller sur internet.
Certaines sont passionnées par autre chose que l’informatique et internet, mais il s’agit plus de curiosité intellectuelle que d’addiction. Elles s’intéressent à presque tout : sont elles geek, nerd ou nolife ?
 
            J’avoue que je ne comprends pas pourquoi certains jeunes veulent ainsi vexer certain(e)s de leurs camarades de classe ou de fac. Pour moi, c’est une preuve de faiblesse de lâcheté et de bêtise.
Ils feraient mieux de travailler aussi bien qu’eux ou elles, car cela leur permettrait sans doute plus tard, de ne pas être au chômage. On ne peut pas éternellement rester chez papa et maman à se faire payer des études, ou des loisirs !
 
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Un chat "geek"

Mercredi 17 avril 2013 à 8:35

Photos, photos comiques

  Il y a des centaines de villes qui ont des noms curieux, en France comme à l'étranger.
              Pour vous amuser, j'en ai sélectionné quelques uns d'abord en France, puis à l'étranger :

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" Ballots "











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" Longcochon "








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" Corps nuds "








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" Trecon "










                                                                      Bouzillé
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  "  Pecs ", en Hongrie









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" ISCHGL" , en Autriche








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" Dinosaur ", aux USA









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" Curepipe ", à l'île Maurice

Mardi 16 avril 2013 à 8:20

Politique, économie, religion.

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              Bien qu’étant en retraite, (j’ai 81 ans !), il m’arrive encore assez souvent de visiter des usines, dont certaines que j’ai bien connues il y a 20 ans, et je constate combien l’atmosphère a changé, notamment en ce qui concerne les ouvriers et les employés.
Même lorsque l’entreprise n’est pas menacée par la crise et le chômage, l’atmosphère est morose et le personnel n’a plus la motivation et le goût du travail comme autrefois.           
 
Je me souviens du temps où j’avais la responsabilité d’une quinzaine d’établissements industriels. J’étais dans ces établissements deux jours par semaine, et si le matin était consacré à l’examen de la situation avec l’équipe de direction, j’allais dans les ateliers et les services l’après-midi et chaque année, je les avais tous visités.
Bien sûr je ne pouvais m’arrêter qu’auprès de quelques machines, ne m’intéresser et parler qu’à quelques hommes, mais d’une part cela me donnait une idée de leurs réactions et leurs souhaits, et pour eux savoir que leur patron s’intéressait à leur travail, même si ce n’était que celui de quelques uns (et pas les mêmes à chaque fois), c’était la preuve qu’ils existaient, que leur travail était important et reconnu.
Je trouvais en général des gens motivés, compétents et consciencieux dans leurs tâches et fiers de me montrer ce qu’ils faisaient, de la difficulté de certains de leurs travaux et de la qualité de ceux-ci. C’était pareil dans les bureaux avec les employés. Et il leur arrivait parfois de me dire deux mots de leur famille, des enfants dont ils étaient fiers car ils avaient réussi à les pousser dans l’enseignement supérieur. Quelquefois aussi malheureusement de la souffrance d’un deuil.
Certes je voyais les syndicats également, car leurs demandes étaient pour moi, importantes, même si je ne les satisfaisais pas toutes et si les discussions étaient parfois un peu difficile. Mais c’est de la discussion que jaillissent les meilleures solutions.
Aujourd’hui cette habitude des patrons de circuler dans les ateliers et services n’existe plus beaucoup dans les entreprises. La direction s’occupe des finances, de l’organisation générale, des investissements, du rendement, et de gagner de l’argent. Elle est composée de financiers et il n’y a plus d’ingénieurs, sauf dans les PME.
S’occuper des personnels, c’est le rôle de la DRH, mais qui est la direction des « ressources humaines » et non plus des « relations humaines ».
On gère les hommes tout au plus comme un investissement et au plus juste coût, et diminuer les effectifs est devenu un souci plus important que de motiver ceux qui effectuent le travail sans lequel l’entreprise n’aurait pas de raison d’exister. Le rendement s’en ressent, mais pour le relancer, on augmente la pression, on crée des normes, on surveille, on sanctionne, on menace de trouver quelqu’un d’autre : il y a tellement de demandeurs d’emploi sur le marché du travail !
            Les quelques ouvriers ou employés avec lesquels on me permet de discuter, me disent souvent leur désarroi, leur rejet du monde du travail d’aujourd’hui, le peu de considération que l’on a pour eux.
            Bien sûr ils souhaiteraient être payés davantage, payer moins d’impôts, être plus assurés de l’avenir, mais ils savent que c’est difficile à obtenir par ce temps de crise, et finalement sont plutôt raisonnables sur ce point.
            Mais ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que la direction générale et celle de l’usine les ignore, ne s’occupe d’eux que par l’intermédiaire des syndicats, qu’ils ne sont qu’un « moyen » au service de la société, comme leurs machines.
            Il y a une cassure entre les directions voire même les cadres et ceux qui font le travail de détail ou manuel. L’impression que l’on ressent c’est qu’il y a « l’élite », et les « laissés pour compte », parce qu’ils ont un travail d’exécution.
 
            Quand j’avais 20 ans et que j’étais dans une école d’ingénieur, j’avais voulu suivre en option supplémentaire des cours de travail sur machine et j’ai obtenu un CAP de tourneur et un de fraiseur. Bien sût on a été indulgent et je ne pense pas que j’aurais été capable te tenir tout de suite un poste d’ouvrier en fabrication. Mais cela m’a permis de comprendre et d’apprécier les difficultés de ce travail.
            Les ingénieurs ont tort de croire qu’ils sont « l’élite ». Le travail d’un ouvrier sur une machine à commande numérique ou d’un employé qui administre les payes est tout aussi complexe que le leur. Certes il demande moins de connaissances techniques, mais beaucoup plus d’expérience », de tours de mains, de souci du détail, d’attention pour ne pas faire d’erreur difficile voire impossible à corriger ensuite.
            Pas plus que les ouvriers ou employés ne pourraient faire certains travaux des cadres, ceux-ci ne sont pas aptes à faire correctement ces travaux de production. Il n’y a pas de sot métier et tous sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise.
            Créer ainsi un fossé entre les catégories de personnels, mépriser ceux qui font des tâches en bas de la chaine hiérarchique, les administrer et les commander de façon impersonnelle, comme des numéros d’une liste, est une erreur fondamentale, qui démotive, stresse, et nuit non seulement au rendement, mais à la quiétude l’ensemble des personnels.
            On n’apprend probablement pas à l’ENA ou dans les écoles de commerce et d’économie, ce qu’est la pyramide de Maslow, que lorsque les besoins élémentaires de l’existence et la sécurité sont assurés, l’homme à un besoin d’appartenance qu’il trouve auprès d’amis camarades, collègues et qu’il pourrait trouver dans son entreprise, si elle savait l’y inciter.
            Mais ensuite, pour être satisfait, et avoir sa part de bonheur, l’homme a besoin d’estime et de reconnaissance et de s’accomplir. Cela la plupart des entreprises moyennes et grosses ne savent plus le donner à leurs salariés, qui effectuent les tâches matérielles.
            D’ailleurs des jeunes avec lesquels je discutais, et pas des plus qualifiés, ne rêvaient que d’une chose : être dans un bureau devant un ordinateur et devenir directeur !! Je ne pense pas que ce soit forcément la voix de la réussite, mais cela montre l’évolution de la société, qui porte aux nues les joueurs de foot, mais n’a plus aucune reconnaissance pour ses professeurs, ses instits, ses ouvriers, ses employés et finalement pour tous ceux qui ne gagnent pas beaucoup d’argent, malgré un travail difficile et ingrat.
            Notre société est devenue celle des banques, des traders, des dirigeants qui ont beaucoup de relations et pas forcément plus de compétences et des salaires anormalement élevés, qu’ils ne méritent pas, par comparaison aux autres.
            Il y a pourtant parmi ceux qui font le travail matériel, des gens compétents travailleurs et consciencieux, qu’ils soient cadres, techniciens, ouvriers ou employés, qui certes aimeraient gagner plus, mais en outre souffrent moralement.
Ce qu’ils demandent en définitive me paraît tout à fait justifié, c‘est de ne pas être considérés comme des pions, mais comme des êtres humains.

Lundi 15 avril 2013 à 8:10

Biologie, santé.

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            Maud, notre « gerbille canadienne » bien connue de Cow, m’a signalé une vidéo publiée par le journal « The Guardian » qui m’a beaucoup intéressé, et je l’en remercie. J’ai pensé que cela vous intéresserait peut être aussi que je vous dise ce qu’elle contenait, et voici l’adresse du film youtube :
 
            La vidéo traite de recherches faites par l’équipe de Karl Deisseroth, chercheur en bioingénierie à l’université de Stanford, pour visualiser les circuits neuronaux du cerveau.
            Je vous parle souvent de la Résonance magnétique nucléaire (RMN), qui permet de « voir » la consommation d’oxygène de groupes importants de neurones (des centres qui en comportent quelques centaines de milliers, et qui permet de visualiser quels sont les centres du cerveau, qui fonctionnent quand on exécute certaines tâches. C’est très important pour comprendre les mécanismes cérébraux, mais le rêve des neurobiologistes serait de pouvoir visualiser les neurones eux mêmes, leurs dendrites et leurs axones.
            Des progrès avaient été faits ces dernières années, d’abord en examinant des « coupes » de cerveau de souris (mortes évidemment) au microscope à balayage électronique, puis en utilisant en 2011 :2012, une technique de RMN beaucoup plus performante, d’une résolution multipliée par 300 000, passant d’un « pixel » de 1 X 1 X 3 mm3, à un cube de 20 microns de coté.
            Ces coupes ont l’inconvénient de n’être qu’une surface plane, mais on peut en traitant des coupes successives par des logiciels analogues à ceux utilisés pour les scanners, reconstituer, avec des couleurs artificielles choisies par l’ordinateur, des images 3D des structures cérébrales. Un atlas du cerveau de souris avait été ainsi reconstitué, ce qui était déjà un grand progrès.
            Mais on ne pouvait pas voir vraiment les neurones car le milieu dans lequel ils baignaient, était opaque et empêchait un vision claire des structures.
            Le travail de recherche, baptisé « Clarté », mené de puis plus de cinq ans par l’équipe de Stanford, a consisté à « rendre le cerveau transparent ». Evidemment il ne s’applique qu’à des cerveaux de souris, d’animaux ou d’humains morts, et donc on ne peut voir le cerveau en fonctionnement, mais c’est déjà un progrès important pour la connaissance des structures cérébrales et l’étude notamment de ses anomalies lors de certaines maladies.
 
            Je vous ai déjà parlé de la gaine de myéline, qui entoure dendrites et axones, afin de les isoler électriquement et de rendre la propagation de l’influx nerveux beaucoup plus rapide. C’est cette myéline, constituée de molécules de graisses, qui rend principalement les tissus neuronaux opaques, à la fois à la lumière et à de nombreux produits chimiques. Mais on trouve aussi des lipides à d’autres endroits du tissu entourant les neurones.
            Le problème était donc d’enlever ces lipides, mais le problème, c’est que ces graisses contribuent à former les membranes des cellules et donnent au cerveau sa structure, et si on les enlève, les tissus restants s’effondrent comme une gelée trop molle.
            Les chercheurs de Stanford ont pour la première fois, réussi à remplacer ces lipides par de l’hydrogel, un gel composé en majorité d’eau.
            Les travaux ont été menés essentiellement sur des cerveaux de souris mortes, mais aussi sur quelques partie de cerveau humain (également de personnes décédées, c’est évident !
Le processus utilisé est le suivant : on immerge le cerveau dans la solution d’hydrogel pour donner le temps aux petites molécules qu’il renferme de pénétrer dans les tissus, puis on le chauffe à 37°C pendant trois heures pour faire durcir le mélange. Le cerveau et l’hydrogel forment alors une structure dans laquelle les lipides sont encore en place, mais ne sont pas prisonniers. Il n’y a plus alors qu’à extraire les graisses par «électrophorèse»), en faisant passer un courant électrique.
            On obtient alors un cerveau transparent conservant toutes ses structures: neurones, fibres nerveuses, aiguillages et connexions entre les neurones, protéines, etc. On peut alors observer ce cerveau au microscope ou en RMN et reconstituer sur ordinateur des images 3D.
J’ai prélevé deux vues sur le film qui vous montrent les résultats ; la couleur verte est évidemment artificielle, donnée par l’ordinateur.
On peut sur de telles images, voir les corps des neurones, leurs dendrites en arborescences, leurs axones, donc leurs connexions, et même d’autres cellules comme les astrocytes.
            A partir de ce cerveau de souris «clarifié», les chercheurs obtiennent une cartographie de tous les circuits cérébraux, au niveau global ou très local.
            Et, en injectant puis en effaçant à plusieurs reprises des marqueurs chimiques fluorescents dans ce cerveau gélifié et colorés (réellement ou artificiellement par l’ordinateur,, on peut visualiser
des interactions physiques et chimiques successives entre les différents composants du cerveau.
Par cette méthode, on espère rassembler de nombreuses informations sur le cerveau, mieux comprendre son fonctionnement et essayer de déterminer les causes, les mécanismes et les conséquences de maladies telles Alzheimer, la schizophrénie, l’épilepsie ou des anomalies comme les troubles autistiques.
 
Une équipe japonaise travaille déjà en utilisant la méthode de Stanford, et je vous montre ci dessous, car c’est spectaculaire, l’effet du « dégraissage » des tissus, effectué sur un embryon de souris, et qui le rend transparent (avant à gauche, après à droite). Cela montre que la technique est applicable à d’autres organes que le cerveau.
 
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Dimanche 14 avril 2013 à 8:13

Divers

Aujourd'hui, jour de détente, je vous propose deux illusions d'optique.

          Regardez cette photos vous voyez deux empreintes de pas, l'une en creux en bas, l'autre en relief en haut. N'essayez pas de lire le texte.
          Vous sortez cette photo sur le bureau de votre ordinateur et au besoin agrandissez là : vous voyez toujours la même chose, bien sûr

          Maintenant faites tourner deux fois la figure (à gauche ou à droite), de telle sorte que l'image d'en bas passe en haut.
          Eh bien vous voyez toujours la même chose : celle en creux en bas et celle en relief en haut.!!!!!

          En fait les deux empreintes sont identiques, sauf leur orientation.
          Maintenant lisez l'explication sur le texte à droite !

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      Deuxième photo :
           Sortez la aussi sur votre bureau : que voyez vous ?

           Faite la tourner deux fois de 90 d° (à droite ou à gauche)
Que voyez vous maintenant ?

           Votre œil voyait les mêmes objet un par un et le cerveau également dans les centres visuels primaires.
Mais le centre de reconnaissance des objets et visages fait une synthèse, en liaison avec le cortex frontal et en se référant à la mémoire, alors.....

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Samedi 13 avril 2013 à 7:57

Sculpture, musées, peinture

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           J’ai lu une petite étude de Steve Di Paola et ses collègues de l'Universilé de Colombie-Brilannique qui m’a beaucoup intéressé et a répondu à des questions que je me posais après la visite de musées de peinture où j’avis pu admirer des tableaux de Rembrandt. Je vous en résume le contenu.
            Rembrandt [1606-1669], est célèbre par ses portraits qui captent l'attention, mêlant le flouté de certaines zones du visage et les détails des yeux ou des coins de la bouche.
            Les historiens de l'art et les spécialistes de la perception se sont longtemps interrogés sur ce qui fait la magie de ces tableaux.
 
            Steve Di Paola a étudié la façon dont l'œil se déplace quand on regarde un tableau de Rembrandt, en utilisant des caméras de précision couplées à des logiciels mesurant les temps de fixation, le nombre de points observés, et la vitesse de déplacement du regard d'un point à l'autre.
            Ils ont constaté que le nombre de points de fixation sur les tableaux de Rembrandt est moins important que dans d'autres représentations de peintres, où Ie niveau de détail est plus uniforme.
            Le regard erre moins, se pose rapidement sur les zones que le peintre jugeait essentielles. L’œil se dirige plus vite vers les zones clés du visage où sont censés transparaître les émotions et le caractère, tels les yeux ou la bouche, et s'y attarde plus longtemps.
 
Les peintures de Rembrandt étaient novatrices et étonnent encore plus à notre époque, où la photographie offre des représentations uniformément détaillées. Les contours des visages de Rembrandt étaient flous, n'offrant pas de point où le regard puisse s'ancrer. Si bien que le regard se focalise sur l'essentiel : les yeux, ou même un seul œil, comme sur cet autoportrait au début de cet article.
Les psychologues ont tenté une expérience pour confirmer cet effet : en utilisant des logiciels de traitement d'images, ils ont modifié ce tableau de façon à flouter l'œil qui attirait l’attention pour faire ressortir l'autre. Ils ont constaté que le regard du spectateur était instantanément attiré par l'œil qu’ils avaient rendu net.            

            Ce peintre génial avait anticipé une des règles fondamentales de la perception, selon laquelle notre cerveau, lorsqu’il voit le visage d’une personne, essaie de la comprendre, à partir de l’expression de son visage et principalement par l’observation du regard des yeux et des mimiques de la bouche.

Vendredi 12 avril 2013 à 8:15

Biologie, santé.

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            J’ai lu un article sur une étude étonnante publiée parla revue « Science Translational Medicine » faite par une équipe internationale dirigée par le biologiste Valter Longo de l’université de Californie du sud et par l’endocrinologue équatorien  Jaime Guevara-Aguirre et qui concerne 22 années d’étude d’une population vivant dans les Andes, en Equateur.
            Cette population a des origines Européennes : espagnols ou juifs espagnols et portugais qui se sont convertis au christianisme à la fin du XVème siècle, par peur de l’inquisition. Elle habite dans un village reculé, dans les montagnes Equatoriennes de la province de Loja, et est donc différente des indiens, qui constituent la population habituelle de la région.
            Parmi les gens de ce village, vivent des individus de petite taille, atteints d’une maladie génétique, le nanisme de type Laron.(voir ci dessus une photo de certaines de ces personnes, avec Jaime Guevara Aguirre, qui n'est pas un géant; certains de ces nains font moins de 1 mètre.)
            La maladie de Laron est une anomalie génétique causée par l’absence d’un gène qui empêche le corps d’utiliser l’hormone de croissance, ce qui est responsable du nanisme (Laron est le médecin qui a découvert cette maladie).
Dans le village, une centaine d’individus sont atteints, et 1600 autres personnes de la communauté ne présentent pas la mutation génétique et sont donc de taille normale.
         Le suivi de cette population a duré 22 ans ; et aucun cas de diabète n’est constaté parmi ceux touchés par le syndrome de Laron, et ni aucun cas de cancer, alors que, parmi les autres participants, 5 % ont développé un diabète et 17% un cancer. Pourtant tous sont soumis au même.
 
            Les chercheurs pensent donc que l’hormone de croissance pourrait avoir une responsabilité dans la survenue du diabète et des cancers.
 
            Réduire l’hormone de croissance pourrait-il être un traitement par exemple au sein des familles à forte fréquence de diabète et de cancers?
 
John Kopchick et Andrzej Bartke ont publié en 2000 et en 1996 des études montrant un allongement de la vie de 40% chez des souris adultes, si l’on réduisait le taux d’hormones de croissance, et ils ont également montré le lien entre réduction de l’hormone de croissance et réduction du risque tumoral.
En analysant le sang des personnes atteintes du syndrome de Laron, les scientifiques ont mis en évidence un double effet protecteur : l’ADN semblait protégé contre des oxydations et la destruction des cellules dont l’ADN était artificiellement oxydé étaient détruites très rapidement, ces deux actions pouvant réduire la probabilité de la survenue d’une tumeur.
De plus, ces personnes avaient, un niveau d’insuline très bas et une très faible résistance des cellules à l’insuline, ces phénomènes pouvant éviter la survenue d’un diabète
  L’équipe de Rafael de Cabo du National Institute on Aging, a mis en contact des cellules humaines avec le sérum de personnes atteinte du syndrome de Laron. Elle a constaté que le sérum changeait l’activité génétique des cellules et était capable également capable d’allonger la survie de levures et d’autres organismes.
Ces découvertes suggèrent donc que l’utilisation d’un inhibiteur des récepteurs de l’hormone de croissance pourrait être utile pour prévenir, chez des personnes adultes, la survenue de pathologies liées à l’âge telles que le diabète ou le cancer. Ce n’est pour l’instant qu’une intéressante hypothèse qui nécessitera encore beaucoup de recherches.
            Par contre il est dommage de constater que les habitants de ce village n’ont pas tiré de bénéfice de cette étude, notamment au plan sanitaire. Malgré leur immunisation contre le cancer et le diabète, ils ne meurent pas vieux, car consommant trop d’alcool.

Nota : il semble que dans le monde, il n'y ait pas plus de 350 personnes atteintes de la maladie de Laron.

Jeudi 11 avril 2013 à 8:04

Paysages

   Aujourd'hui, pause en images. Je regarde en ce moment de vieilles photos et je retrouve des lieux que j'ai aimé visiter.
          Je vais vous montrer celle qu'on appelle la "Venise de Dordogne" Brantôme, à 20 km de Périgueux.
          C'est une petite ville de 2 150 habitants au bord d'une jolie rivière, la Dronne, qui la traverse comme un grand canal et au bord de laquelle se trouve en particulier une vieille abbaye. Le centre ville se trouve sur une île de 300m de diamètre.
          Brantôme a été habitée dès le néolithique et on y trouve de grandes grottes. L'abbaye fut fut fondée sous Pépin le Bref en 769, et l'église fut consacrée en 804 sous Charlemagne, qui y déposa des reliques de Saint Sicaire.
          En 1152, Brantôme passe sous domination anglaise, puis est libérée en 1376, mais est assiégée de nouveau au début du XVème siècle, prise par les anglais et à nouveau libérée vers 1460. Par contre elle sera épargnée lors des guerres de religion grâce à Pierre de Bourdeilles, son abbé de 1556 à 1614, qui rénovera l'abbaye, alors que son prédécesseur, Pierre de Mareuil avait créé de très beaux jardins.
         On peut aussi y voir une ancienne gare d'un petit chemin de fer à voie métrique qui a relié la ville à Périgueux de 1888 à 1949.
         Les quatre premières photos sont celles de l'abbaye, observée par des canards, puis des jardins alentours et enfin de quelques maisons de la ville.

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