Mercredi 10 avril 2013 à 8:17

Préférences cérébrales

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                  La communication ne se limite pas à des écrits ou des exposés d’information, problèmes que j’ai abordés hier.
J’aborderai donc aujourd’hui les aspects négociations, discussion, persuasion (Pour les définitions des préférences cérébrales, lire les articles de mon blog de cette rubrique).
 
1.) - Négocier
Négocier, c’est d’abord communiquer ses arguments : on va donc retrouver les recommandations précédentes. Mais c’est aussi convaincre et les préférences de choix L / V sont alors primordiales. Quelques conseils pour réussir une négociation dans un contexte « gagnant-gagnant », qui est le seul bénéfique à moyen terme :
 
avec un E : le laisser s'exprimer; l'écouter; être convivial; dire cependant ses arguments; éviter la polémique; recentrer le dé bat.
avec un I : ne pas le bousculer; lui laisser le temps de parler;
avec un S : exposer ses arguments sous forme factuelle et analytique; parler pré sent; être très concret; ne pas sauter d'étape.
avec un G : exposer l'essentiel de ses thèses et propositions; utiliser des sché- mas et des modèles ou images; parler futur....
avec un L : exposer le pour et le contre de façon logique; avoir un argumen-taire sans faille; éviter le subjectif; être rigoureux....
avec un V : exposer les avantages et les inconvénients pour les personnes; dé fendre des "thèses"; faire appel aux sentiments..
 
2.) - Expliquer ses décisions, convaincre du changement :
 
Lorsqu’une équipe a « fonctionné » sur un problème, une solution a été dégagée, elle a été discutée, chacun devrait avoir exprimé son avis, c’est au patron de l’équipe de décider, après un éventuel avis de sa propre hiérarchie. S’il est P, il faut se faire violence !
P ou J il devra expliquer à son équipe les raisons de sa décision, d’autant plus qu’elle n’est pas conforme à l’avis de certains de ses membres.
En général une décision entraîne l’action, sans novation particulière
Dans d’autres cas, elle implique un changement ; il est alors impératif d’examiner quels sont les facteurs de succès, non seulement en fonction des objectifs et de l’environnement, mais aussi selon les hommes dont on dispose.
Là aussi les préférences cérébrales peuvent encore nous venir en aide dans ces problèmes qui relèvent aussi de la communication :
 
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On peut aussi examiner les diverses phases d’un « changement » qui peut être voulu dans une entreprise, ou subi par les circonstances (par exemple le passage du lycée à la fac) :

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3.) – Eliminer les problèmes entre personnes
 
De nombreux problèmes peuvent perturber les échanges d’information et l’efficacité du groupe ; ce sont souvent des problèmes de personnes et les différences de comportement dus aux types différents de personnalités, sont à l’origine de certains d’entre eux. J’ai pris un exemple dans une entreprise car c’est plus flagrant, mais cela peut intervenir dans tout les cas où une personne a barre sur l’autre.
 
Pour appréhender ces problèmes, je propose le sujet suivant de réflexion :
 
• Un ISLJ compétent, rigoureux, méthodique, réservé, organisé, minutieux, ponctuel, respectueux des règles, aime suivre un plan d'action, que les choses soient à leur place, une structure organisée, et les travaux parfaits, mais déteste l'innovation. Il rentre dans les détails et a tendance à travailler seul et à tout faire lui même. Il ne comprend pas que les autres ne soient pas comme lui.
 
• Une EGVP également compétente, d'une grande créativité, d'une curiosité insatiable tant vis-à-vis des personnes que des choses, expansive, aimant le contact et souhaitant la même chaleur humaine des autres, se retrouve très bien dans son travail et ses dossiers, selon un mode d'organisation très personnel. Elle prend plaisir au travail notamment en équipe, mais n'aime guère ni les règles, ni les contraintes hiérarchiques ou de temps; elle aime le travail de prévision de l'avenir, et de recherche des solutions possibles, mais remet souvent ses décisions à plus tard pour explorer davantage la situation. Elle est rarement à l’heure, tant dans son travail que à ses rendez-vous. Elle évite les conflits, préférant céder plutôt que de s'affronter violemment.
 
EGVP patron et ISLJ son collaborateur : quels problèmes?
ISLJ patron et EGVP son collaborateur : quels problèmes?
Comment peuvent-ils y remédier ?
                Je referai un article sur ces problèmes en prenant ce cas comme exemple.
 
En définitive, les comportements humains sont donc l'une des clés principales du succès de nos actions et la connaissance de la personnalité des autres avec lesquels nous intervenons peut aider à maîtriser nos comportements mutuels en fonction des diverses personnalités, qui agissent sur :
 
        • l'impact de l'information et de la communication.
 
        • l'écoute des individus et des groupes.
 
        • l'analyse des malentendus.
 
        • la concertation et la négociation.
 
        • la collecte des informations avant décision.
 
        • la prise de décisions.
 
        • l'efficacité des équipes menantes et menées.
 
        • la gestion des conflits au sein des groupes.
 
 

Mardi 9 avril 2013 à 8:56

Préférences cérébrales

            Je voulais vous montrer quelle pouvait être l’utilisation des connaissances sur les préférences cérébrales, sur nos méthodes de communication avec autrui.
            C’est applicable à l’enseignement, mais ce sera en fait plus général.
 
            Le but de la communication est de faire passer un message
          
Nous rédigeons le plus souvent un exposé, ou un document de la façon qui nous permettrait de mieux comprendre nous même l’information, et nous sommes étonnés de voir que l’information passe mal chez la moitié environ de nos interlocuteurs.
Nous exposons nos idées selon notre propre préférence de perception, G ou S, et environ la moitié de notre auditoire a la préférence opposée. (voir mon article d’avant hier pour la définition de S et de G).
Il faut donc que nous nous imposions de rédiger à la fois comme un G et comme un S pour pouvoir faire passer l’information aussi bien aux G qu’aux S. Il faut donc à la rédaction comme lors de l’exposé que nous alternions la démarche pas à pas par énumération analytique, et la démarche globale, par synthèse et schémas ou modèles.
Si vous voulez faire passer une information relativement abstraite, la démarche conseillée est la suivante :

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                Si vous avez à faire passer une information relativement concrète et très fournie, en faits et informations, une démarche un peu différente est préférable :

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On peut également user du procédé suivant : exposer les faits oralement pas à pas, (S), tandis que l’on projette un transparent les résumant par un schéma. (G).
Mais les autres préférences ont également leur rôle ; il faut par exemple veiller, lors d’un exposé théorique, dans lequel il y a beaucoup de démonstrations logiques, qui conviennent aux préférences de décision « logique L » (qui choisissent selon des critères logiques), que les personnes de préférence « valeur V » ( qui décident en fonction de leurs valeurs et de leurs goûts), suivent correctement.
 
Souvent faire un exposé implique d’animer la séance de discussion.
Les recommandations suivantes vous aideront pour améliorer la communication ; comme il s’agit d’information, les préférences de perception G/S, sont primordiales : 


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 La connaissance des préférences cérébrales peut ainsi apporter une aide à chacun dans la préparation et la réalisation de ses exposés, et la conduite d’une réunion ; mais ce n’est pas la panacée universelle, et cela ne dispense pas de se poser les questions classiques en matière de communication :
• la communication s’adresse à des femmes et des hommes : quel est le Message, quel est l’Enjeu, quelle est la Cible (la nature des interlocuteurs) ?
• que vais je dire ; est ce conforme à l’objectif ; est ce compréhensible par la cible qui a une culture, un niveau d’instruction et donc un langage définis?
• la cible va t’elle écouter le message. Quel est le meilleur vecteur pour que les personnes le lisent (écrit), le voient (iamges, vidéo), ou l’écoutent (oral)?
• la cible va t’elle accepter le message ; quelles sont les résistances culturelles et les intérêts propres ?
• quelles peuvent être les interprétations erronées (il y a ce que l’on voulait faire comprendre, ce qu’on voulait dire, ce que l’on a dit, ce que les autres ont entendu, ce que les autres ont compris, ce que les autres ont retenu.?
•quelles peuvent être les objections ?
 
 

Lundi 8 avril 2013 à 8:01

Histoires drôles

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            L’élection d’un nouveau Pape a suscité bien des articles de journaliste, mais maintenant que la nouvelle n’est plus d’actualité, ils écrivent des articles sur l’Eglise et les prêtres. Même les humoristes s’en mêlent.
 
            J’ai lu un petit article qui m’a fait sourire, qui est en fait un exercice de vocabulaire, pas méchant du tout, et je veux que vous en recherchiez à votre tour, les mots :
 
 
« Missive pour le Père Spicace, 

            Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de vous en faire part.
                        
            Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope. Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien. 
                        Un seul restait joyeux : le père Fide. 
                        
            Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l'aide à comprendre ce qui s'était passé mais rien n'y fit. 
                        
            Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après. 
                        
            Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fût dite sur une musique de l'abbé Thoven. 
                        
            Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir. A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l'abbé N'Pé.
                        
            Après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la bière : l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs. Le Père Clus s'y opposa. L'abbé Casse en fut enchanté. Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre. Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits. 
                        
            Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt. Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absolution. 
                        
            Le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.
Celle-ci fût recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse. 
                        
            Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.
 Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin. L'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes. La Mère Cédés, invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.
                        
            A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux. Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun pût se remettre de ses émotions. 
                        
                        Signé : L'abbé BICI »
 
 

Dimanche 7 avril 2013 à 8:17

Enseignement, école, fac


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             Parmi les raisons qui perturbent les études des jeunes, j’ai cité hier et vant hier, le manque de motivation et d’attention, le fait de ne pas entrainer sa mémoire et donc de ne pas mémoriser suffisamment d’informations, et le manque de créativité et d’habitude d’utiliser des images mentales.
            Aujourd’hui je vais aborder l’environnement des élèves et les problèmes d’enseignement liés à leur personnalité et donc aux intelligences multiples.
 
            Il y a toujours eu dans toutes les études, une certaine compétition du moins pour ceux qui voulaient les premières places et une notation des résultats. Mais on ne peut pas dire qu’il y avait vraiment une concurrence importante et l’habitude était que les meilleurs élèves aident les moins favorisés pour qu’ils arrivent à suivre.
            Paradoxalement, alors que certains voudraient supprimer toute notation, et que l’école s’est par ailleurs démocratisée, (plus de 75% des jeunes d’une génération ont actuellement leur bac, alors qu’il y a 65 ans le pourcentage était de 25 % environ), en fait les études font ressentir le plus souvent dans l’esprit des jeunes une compétition à l’américaine, relativement stressante.
            C’est effectivement regrettable et il serait plus souhaitable que le travail se fasse en coopération et non en compétition..
            Il est certain que le fait d’augmenter considérablement le nombre des élèves et de mélanger socialement les origines, ce qui en soi est une bonne chose, a de fait un effet pernicieux. Les capacités et les niveaux des élèves sont très divers, et le professeur est obligé de s’adapter à un niveau moyen, trop faible pour les meilleurs et trop élevé pour les plus défavorisés.
            Il en résulte que les meilleurs peuvent suivre sans faire d’effort et prennent l’habitude de paresser et de passer leur temps à des activités autres, et que les plus faibles ont un sentiment d’échec, de compétitivité sans pitié, qui en fait n’existe pas réellement mais que l’on a mis dans les têtes pour faire comme les américains.
            De plus autrefois les meilleurs élèves aidaient les plus défavorisés et il régnait une relative entente et solidarité. Aujourd’hui les meilleurs élèves ne veulent pas passer du temps à cela (ils ont tort car on apprend beaucoup car il faut expliquer simplement aux autres et pour cela il faut avoir parfaitement compris et savoir son cours). Les élèves en difficultés par ailleurs, s’enferment dans leur échec et traitent les autres d’intellectuels
            La mixité sociale c’est très louable, mais on la confond avec la mixité des niveaux et si ceux issus des milieux pauvres sont défavorisés parce qu’ie leurs parents peuvent moins les aider, ceux des milieux riches ne sont souvent pas de bons élèves par manque de travail.
            On ferait mieux pour tous de faire des classes de niveau différents, où l’on pourrait donner des travaux plus complexes pour intéresser les élèves et aider davantage ceux des classes moins performantes. On pourrait peut être ainsi rapprocher les niveau pour qu’ils soient voisins en fin de secondaire.
            Ce n’est que très rarement fait, et les moins doués arrivent péniblement au bac et sont ensuite en situation d’échec, et ceux qui auraient dû être doués, sont souvent aussi en situation d’échec dans les premières années du supérieur, car on leur demande alors de travailler et ils ne savent pas le faire, et n’ont plus aucun goût pour l’effort et abandonnent leurs études ou les font traîner des années.
 
            Je voudrais maintenant parler des méthodes d’enseignement en rapport avec la personnalité différentes des élèves et je suis là en face des diverses formes d’intelligence et des préférences cérébrales de fonctionnement de notre cerveau.
            Si vous lisez mes articles sur les préférences cérébrales, vous avez dû voir que , dans ces schémas très simplifiés de personnalité, on peut attribuer quatre modes important de fonctionnement au cerveau.
            Deux fonctions concernant la prise d’information.
            Deux fonctions concernant la prise de décision.
 
            Notre cerveau perçoit et analyse les informations selon deux processus bien distincts :                       
                        - soit il gère nos perceptions de façon analytique, séquentielle (pas à pas successivement), répétitive, dans les détails, de façon concrète et expérimentale.
Il est davantage orienté sur le présent et le passé. Il appréhende les faits au moyen d'énumération des données ou de procédures.
            Nous appellerons cette préférence « perception sensitive et factuelle S ».                                    - soit il gère nos perceptions de façon synthétique, globale, dans les grandes lignes, de façon aléatoire et par bonds, plus abstraite et imaginative.
Il est davantage orienté vers le futur et la prévision. Il appréhende les faits au moyen de schémas et de modèles.
            Nous appellerons cette préférence  « perception globale et intuitive G ».
 
            Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l’un d’entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d’instinct (comme le droitier avec sa main droite).
Il y a à peu près autant d’élèves S que G et on ne peut enseigner de la même manière à ceux qui ont des fonctionnements cérébraux différents
            Or nous exposons nos idées selon notre propre préférence de perception, S ou G, et environ la moitié de notre auditoire a la préférence opposée. Donc la moitié de nos auditeurs risquent de mal comprendre et de ne pas retenir ce que nous voulons leur apprendre.
 
            Pour ne pas alourdir cet article et vous fatiguer, je retraiterai cette question après demain et mercredi, après une pause intermède, demain

Samedi 6 avril 2013 à 8:26

Enseignement, école, fac

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            J’avais commencé hier à examiner les raisons qui empêchaient un élève de réussir ses études. J’avais abordé les méthodes trop théoriques d’enseignement et l’inattention des élèves.
 
            Un troisième problème est celui de la mémoire et de la capacité de mémorisation. Je scandalise toujours mes lecteurs en disant de la moitié de l’intelligence, c’est ce qu’on a mémorisé.
            En effet l’intelligence, c’est en grande partie la capacité à réfléchir et résoudre les problèmes qui se présentent à nous. Pour cela nous avons besoin de connaissances et d’expérience, et elles sont dans notre mémoire.
            J’ai maintes fois constaté que la réussite aussi bien dans les études que dans son métier plus tard résultait principalement de ce que nous avions pu emmagasiner en mémoire et ensuite de la quantité de travail effectuée pour comprendre et résoudre les problèmes, qu’ils soient techniques ou humains.
            Or actuellement d’une part les professeurs ne font plus rien apprendre par cœur, mais les jeunes se servent le moins possible de leur mémoire : tout est sur leur ordinateur, le portable ou sur Google, on lit souvent beaucoup moins, la calculette remplace les tables de multiplication, et c’est beaucoup trop fatigant d’essayer de retenir un cours : on le survole.
            Bon nombre d’échecs dans les études, notamment après le bac sont dus au fait que la mémoire est rouillée, parce qu’elle n’a jamais été exercée.
            Les programmes d’études d’ailleurs ne demandent plus d’apprendre vraiment des notions de façon précise. Certes c’était exagéré autrefois de faire apprendre certaines notions peu utiles, mais maintenant, on n’apprend plus les règles de grammaires, ni les formules mathématiques, on ne sait plus les définitions et lois de physique qu’avec un « à peu près » qui ne suffit pas pour les utiliser. Ne parlons plus de la littérature, de l’histoire ou de la géographie, où onn se contente de disserter sans rien retenir.
            Je suis parfois navré de voir la maigreur des connaissances littéraires de jeunes de terminale L, alors que je suis scientifique, la culture générale de jeunes adultes, la faiblesse de leur vocabulaire de français, et le fait que l’on ne s’inteéesse plus et qu’on n’ait aucune connaissance hors de sa spécialité. On se croirait américains !!
            Et on ne sait plus s’adapter à la forme de mémoire des enfants, qui n’est pas la même pour tous, on ne sait même plus utiliser des méthodes mnémotechniques. Pourtant, même une formule mathématique ou scientifique peut être mémorisée grâce à une histoire
 
 
            Un autre aspect très important est celui des images mentales et de la créativité.
            J’ai fait tout récemment un article sur la créativité, en montant que l’on n’invente rien ex nihilo, mais qu’on invente en rapprochant des notions que nous avons en mémoire et que d’autres n’ont pas eu l’idée de rapprocher, ceci évidemment à partir d’observations et de réflexions.           
            Comment apprendre aux enfants à être créatifs ?
            Certainement pas comme un des professeurs que je connais, qui fait faire des exercices sur un sujet, avant d’avoir fait le cours correspondant, (pour stimuler leur créativité, dit il). Evidemment les enfants ne peuvent rien faire si ce n’est essayer de trouver les éléments du cours auprès des parents ou sur internet.
            Pour être créatif sur un sujet, il faut d’abord bien le connaître !
            Donc la première chose à faire, c’est d’apprendre parfaitement le cours, de le comprendre et de le mémoriser.
            Ensuite de faire des exercices nombreux et différents pour l’appliquer : la mémorisation et la compréhension viennent de la répétition.
            Mais quand je vois les exercices de maths et de physique chimie de mes petits enfants, je constate que tout est mâché dans l’énoncé : on leur demande de vérifier tel résultat et non de le trouver. Ils n’ont plus rien à chercher, à découvrir et donc à la clé, plus de curiosité intellectuelle, ni de satisfaction d’avoir réussi.
            On ne réussit plus rien à l’école, c’est réservé aux jeux sur ordinateur ; donc ceux-ci ont remplacé l’école peu à peu, dans l’intérêt des jeunes.
 
            Cet aspect est lié aux images mentales : en mathématiques, en physique, on ne fait plus de figure. Dans les autres cours on vous montre des images avec toutes les explications adéquates. L’imagination n’a plus cours et évidemment l’enfant préfère cette solution de paresse.
            Les images mentales sont très importantes : elles sont un outil très puissant que les enfants perdent de nos jours du fait qu’on leur apporte trop d’images. Il faut aider chaque enfant à se créer sa propre structure mentale, de réapprendre aux élèves à se créer des images mentales par des activités simples : leur demander de décrire leur maison, leur chambre, un lieu, une personne, leur apprendre à se poser beaucoup de questions pour les amener à « voir » le plus de détails, à se représenter le plus exactement et objectivement choses, environnement et situations.
            Il faut leur demander de faire des résumés et de les apprendre.
            Le dessin est un outil, un stimulateur de la pensée.
            On peut dessiner des mots, réaliser des cartes, traduire des mots en gestes, travailler en groupe de créativité (ce qu’on appelle le remue méninges ou le brain storming chez les anglo-saxons).
            Nos professeurs autrefois nous faisaient nous approprier les leçons, chacun les représentant, les réécrivant sommairement à sa manière, Nous oublions deux choses aujourd’hui où on ne sollicite que la mémoire logique, le cortex frontal.
            Nous avons deux autres mémoires fondamentales : la mémoire visuelle, photographique, et la mémoire sensitive dans nos mains, quand on écrit.
            C’est pour cela que c’est une énorme bêtise de vouloir apprendre à écrire à un enfant sur un ordinateur ,en tapant des mots au clavier, avant d’avoir appris manuellement à écrire ces mêmes mots, et une catastrophe si on supprimait l’apprentissage de l’écriture manuelle, qui doit être parfaitement acquise avant de se mettre au clavier, qui intervient en épelant au lieu de lire et écrire un groupe de mots en anticipant sur sa pensée.
 
            Demain, je parlerai de l’environnement des études, et de la connaissance et de celle de l’autre, qui est importante pour enseigner..

Vendredi 5 avril 2013 à 8:13

Enseignement, école, fac

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           Une de mes lectrices m’a rappelé que j’avais fait des articles sur l’intelligence multiple et notamment sur les travaux d’Howard Gardner.
            J’ai eu envie de reprendre un peu ce sujet, sous un autre angle : comment essayer de mieux apprendre en se servant des diverses facettes de notre intelligence.
            Je repense à la façon dont mes parents et mes professeurs essayaient de faire en sorte que nous apprenions au mieux en classe. Je compare avec les méthodes d’aujourd’hui, notamment dans les études de mes petits enfants, et je suis parfois étonné de certaines évolutions qui me paraissent néfastes ou de voir oublier des méthodes et principes qui me paraissent importants.
            Pour ne pas vous imposer une lecture trop longue, je traiterai cette question en trois articles : aujourd’hui, demain et après-demain.
 
            La première condition pour apprendre est, je crois, la motivation : il faut en avoir envie, presque y trouver un certain plaisir ou au moins une satisfaction.
            Aujourd’hui, sans doute une réminiscence de 1968 et surtout une évolution des parents qui n’ont pas le temps dans notre monde sous pression, et qui ont peur que leur rejeton ne les aime pas assez : on veut faire apprendre aux enfants par le jeu. Bien sûr, il faut que les enfants jouent, mais est ce à l’école que cela doit se faire ? Peut être à la maternelle et encore il faut commencer très tôt à donner de bonnes habitudes. On ne joue jamais sérieusement, c’est un délassement, un repos, une distraction, même si cela demande physiquement un effort comme au sport.
            Apprendre est quelque chose de sérieux, pas un jeu, mais un travail. Cela exige attention et effort. C’est même parfois un peu pénible, mais il y a une satisfaction de ce qu’on a réussi de faire ensuite, et on doit s’habituer à ce que toute récompense ne soit pas gratuite et demande un certain effort pour l’obtenir.
            Et paradoxalement ce recours au jeu a créé la peur d’apprendre, la crainte de l’échec, l’horreur de l’effort à fournir. Beaucoup de mes correspondant(e)s se lamentent de ne pas réussir leurs études après le bac, mais tout simplement ils ne travaillent pas assez et pas avec assez de concentration.
            Mes professeurs et ceux de mes enfants n’avaient jamais recours au jeu. Ce qu’ils utilisaient c’était la curiosité intellectuelle de leurs élèves et l’envie de comprendre, de savoir résoudre une question, de connaître ce qui s’était passé ou le pourquoi des choses.
            Evidemment cela demande que l’enseignement ne soit pas trop abstrait et théorique, surtout dans les petites classes. Il faut du concret pour que l’on ait l’impression que ce que l’on apprend sert à quelque chose.
            Le latin qui malheureusement n’est plus enseigné, était une école remarquable de formation de l’esprit à la logique et d’apprentissage de l’expression de la langue française. Mais évidemment si on se contente d’en enseigner la grammaire et la syntaxe et de faire des versions comme exercices d’application, c’est profondément rébarbatif.
            Alors les professeurs autrefois liaient cela à l’histoire et à la vie de tous les jours. On traduisait des récits sur la façon de vivre des romains, sur leur environnement, leurs méthodes, leur habitat, les combats de leurs armées, les jeux du cirque, les catastrophes comme l’éruption du Vésuve…. C’était passionnant de découvrir en mots et en images, la vie d’il y a plus de 2000 ans.
            Les exercices de mathématique étaient des cas concret et on faisait toujours des figures, des graphiques et même quand il s’agissait de fonction , sujet théorique, la curiosité était de finir par trouver qu’elle tête avait la courbe représentative. Maintenant on va la chercher sur sa calculette !
            La physique et la chimie concernaient l’explication et la maîtrise des phénomènes que nous rencontrons tous les jours : le comportement de la Terre et de la nature, les circuits électriques, l’écoulement des eaux, le chauffage, le fonctionnement des instruments de musique et des postes radios, les produits courants que nous utilisons… Aujourd’hui la plupart du temps la physique n’est plus qu’un empilement d’énoncés de lois et de formules mathématiques. Comment voulez vous que cela intéresse un élève ?
            Là ce n’est ni la faute des parents ni celle des élèves, mais des méthodes d’enseignement et de la réforme catastrophique de la formation des professeurs, qui leur demande des diplômes de trop haut niveau et ne dispense plus aucun cours de pédagogie.
 
            Le deuxième problème est celui de l’attention. On ne peut pas apprendre sans être très attentif à ce que l’on vous enseigne, être à l’écoute et réfléchir à ce qu’on vous dit, afin de comprendre et d’assimiler.
            Ce qui est flagrant aujourd’hui c’est que la plupart des élèves ne font pas attention en classe et ne travaillent pas assez .
            Le temps réel de concentration pour un adulte est d’une vingtaine minutes en moyenne. Après cela, d'autres pensées envahissent l'esprit. Ce temps de concentration étant inférieur chez l'enfant, il est donc nécessaire de faire de nombreuses coupures, toutes les 10 minutes, afin que l'attention ne retombe pas.
            Il ne s'agit pas de faire du "zapping", mais bien d'organiser des activités brèves, cohérentes entre elles, des changements permettant de varier les approches tout en restant dans le vif du sujet,
            Mais si une bonne pédagogie permet d’appeler l’attention des élèves, leur participation est nécessaire et le rôle des  parents dans ce domaine est important.
            Trop de jeunes prennent l’habitude de parler au copain, de faire de petits dessins, de penser à leur prochaine discussion sur facebook ou au week-end suivant, quand ce n’est pas envoyer en douce un texto.
            C’est aux parents qu’il revient d’éduquer leurs enfants. L’école n’est pas là pour cela et d’ailleurs on devrait l’appeler « l’Instruction Nationale » pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. C’est à eux de leur apprendre à ne pas se disperser ainsi, à prendre le travail au sérieux, à contrôler qu’ils font leur travail de classe, à ne pas mettre d’ordinateur, de télévision ou de console de jeu dans leur chambre, ce qui est trop tentant par rapport aux devoirs, de limiter l’emploi des téléphones portables, et de ne pas reprocher au professeur d’avoir confisqué pendant la présence au lycée des téléphones utilisés pendant le cours.
            Ce n’est pas non plus aux professeurs d’apprendre aux enfants que fumer et boire trop d’alcool est dangereux pour la santé et générateur d’accidents.
            Le rôle des parents est aussi de donner aux enfants des occupations qui leur permette de développer leurs qualités et de fixer leur attention, au lieu de les laisser zapper sur la télévision ou sur internet, et de leur apprendre à se servir intelligemment d’un dictionnaire ou de Google.
            J’ai parfois l’impression que les parents de certaines de mes correspondantes les ont eues, comme ils auraient acheté un animal domestique et finalement ne s’en occupent pas plus que de leur chien ou de leur chat.
 
            Demain, je parlerai de la mémoire et de la créativité, et notamment des jeux et des images mentales

Jeudi 4 avril 2013 à 8:07

Chiens

J'ai reçu pour mon anniversaire uns série de photos de chiens que j'ai trouvée amusante et dont je veux vous faire profiter.
          C'est le photo trombinoscope dune entreprise.

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      D'abord le PDG et le DRH







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Un stagiaire et un nouvel embauché





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L'assistant projet créatif et le comptable





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La secrétaire du patron et le mari de la secrétaire


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La vieille folle du service du personnel et l'agent de sécurité

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Le planton de l'accueil et la technicienne de surface du nettoyage


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Deux carriéristes lors des réorganisations :









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Le repas de fin d'année et après ce repas.




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                                             Et enfin, les vacances

Mercredi 3 avril 2013 à 8:36

Biologie, santé.

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   J’ai déjà fait des articles sur l’acupuncture, qui fait partie de la médecine en Chine, qui dans la plupart des cas, n’a guère plus d’effet qu’un placébo, (c’est l’effet psychologique du traitement qui intervient), mais qui enregistre des résultats dans la lutte contre la douleur et son contrôle. Elle n’a bien entendu, aucun effet sur les maladies microbiennes.
 
            C’est une méthode thérapeutique traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs millénaires, qui consiste à enfoncer de petites aiguilles à des endroits précis du corps notamment le long de conduits appelés méridiens, où d’après la théorie chinoise, l’énergie circulerait et se répandrait dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yang) à l'ensemble des constituants de l'organisme.
                Les méridiens principaux sont parsemés de points qui sont les endroits précis des piqûres, totalement indolores quand on est précisément dans le point, alors quelles sont ressenties un ou deux millimètres plus loin.
                Les méridiens ont un certain rapport avec la circulation sanguine, mais ne se superposent pas à celle-ci, pas plus qu’aux circuits nerveux.
 
            Une étude de l’équipe de N Goldman, publiée par Nature Neurosciences, a tout récemment donné une explication de l’efficacité de l’acupuncture contre la douleur.
 
            Les neurologues américains ont pratiqué des séances d'acupuncture sur des souris, avec implantation d'aiguilles dans les pattes des souris, en des points d'acupuncture traditionnels, ce qui a calmé leurs douleurs inflammatoires, consécutives à l'injection de substances irritantes. Ils ont également analysé les substances relâchées par les cellules situées à proximité des points de stimulation, en utilisant des méthodes de prélèvement microscopique.
            La pointe des aiguilles endommage la membrane des cellules situées sur leur passage, provoquant une « fuite », hors des cellules, d'adénosine tri-phosphate (ATP), la source d'énergie de l’organisme, produite à partir du glucose.
            Cette ATP se transforme au voisinage des points d’acupuncture, en adénosine, substances très analgésique, qui se fixe sur des récepteurs des neurones, bloquant en partie les influx de douleur.
            Si l’on bloque ces récepteurs par voie chimique, ou qu’on utilise des souris génétiquement modifiées qui n’ont pas de récepteur d’adénosine, l’effet de l’acupuncture est supprime.
 
            Outre l’explication des effets antidouleur de l’acupuncture, ces études peuvent ouvrir la voie à la rechercher de nouveaux médicaments antidouleurs, qui favoriseraient dans les endroits douloureux, une transformation d’ATP en adénosine. Un nouveau produit, de cette nature, la déoxycoformycine, injectée aux souris peu avant une séance d'acupuncture, triple la durée de l'effet analgésique.

Mardi 2 avril 2013 à 7:49

Psychologie, comportement

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            Etes vous créatifs ?
 
            Mais d’abord qu’est ce que la créativité. ?
 
            C’est d’abord percevoir de nombreuses choses et les mémoriser. En général les personnes de préférence de perception « Global » sont avantagées )ar rapport à celles de perception sensitive « S ».
`            Les « S » ont l’avantage d’être meilleurs observateurs, mais ils ont une perception pas à pas, qui exige temps et travail plus important et emmagasine trop de détails et il est plutôt orienté vers le présent et le passé, les habitudes et le connu.
             Le « G » perçoit plus globalement, un peu tous azimuts, et il a davantage de curiosité intellectuelle, étant plus orienté vers l’avenir et les projets. Il a donc une orientation de l’esprit plus propice à la créativité.
 
 
            La créativité c’est ensuite une capacité d’association de données mémorisées.
            Contrairement à ce que croit parfois l’Education Nationale, créer ex-nihilo n’arrive jamais. La génération spontanée d’idées est très rare et en général ne mène à rien, car l’idée est seule, sans contexte, sans point d’accrochage.
            La vraie créativité s’exerce de deux façons :
                        - soit on a un fil directeur, un but et il s’agit d’aller chercher en mémoire tout ce qui pourrait se rapporter à cet objectif, même les idées les plus farfelues.
                        - soit on n’a pas un but aussi précis et la créativité consiste à mettre ensemble des idées, des notions, des solutions, des méthodes que les autres personnes n’ont jamais songé à rapprocher les unes des autres.
            La créativité artistique a notamment cette nature.
            Donc pour que cette créativité s’exerce, il faut :
                        - avoir les données en mémoire
                        - avoir la capacité d’aller les chercher, de mettre en rapport des neurones qui n’avaient pas été amenés au départ à être connectés.
                        - ne pas avoir d’inhibition trop forte de logique et de cohérence qui empêcherait l’association de notions jugées non compatibles.
 
 
            Mais imaginer ne sert à rien si on ne fait rien des idées trouvées.
            La créativité ne se résume pas à la prolifération des idées. ll faut aussi sélectionner les plus fécondes, les évaluer en fonction de celles qui ont déjà été proposées par d'autres, savoir les développer avec constance et méthode.
            Thomas Edison disait que le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration !!
           
 
            Les neurologues ont ils des connaissances sur ce sujet ?
            L’équipe de Orjan de Manzano de l’université d’Indiana a essayé de mesurer la créativité de 80 personnes, en leur faisant rassembler des idées sur des sujets donnés, tout en examinant en IRM le fonctionnement de leur cerveau.
            Son équipe a constaté que le cortex frontal des personnes les plus créatives était plus actif, ce qui semble logique, puisque c’est lui qui va à la recherche de données de la mémoire, éventuellement avec l’aide de l’hippocampe.
            Mais ce qui est curieux c’est la raison de cette plus grande activité.
            Je vous ai déjà plusieurs fois parlé du Thalamus qui est le relais, le régulateur et le coordonnateur de nos perceptions. (cf. article du 6/2/2013).
            Les neurones du thalamus possèdent une protéine qui est  récepteur particulier de dopamine (un neurotransmetteur associé au plaisir ou à l'apprentissage). Ils ont appelé cette molécule DRD2 (cela me fait penser au petit robot de Starwars !)
            Quand la dopamine se fixe sur ces récepteurs DRD2, les neurones du thalamus inhibent les neurones du cortex préfrontal, avec lesquels ils sont connectés.
            Chez les personnes dont le thalamus renferme peu de récepteurs, le cortex préfrontal est moins inhibé que la moyenne des individus. Étant plus actif, il produit davantage d'idées.
            Bien sûr ce n’est qu’une approche simpliste, mais cela montre la complexité de notre fonctionnement cérébral.

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Lundi 1er avril 2013 à 8:37

Divers

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La SNCF s"inquiète, car les TGV, c'est cher à fabriquer, et elle vient de proposer aux français le "TGV Low cost".
Comment ne pas perdre de l'argent.?

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          Un des psys de la SNCF a eu une idée géniale : faire du baratin aux TGV mâles et femelles pour qu'ils se marient et fassent des petits-TGV.
          Comme vous le voyez sur cette photo indiscrète, cela a l'air de fonctionner : voilà deux TGV qui s'embrassent sur la bouche !!


 

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           Mais deux problèmes à résoudre : avec quoi nourrir les bébés TGV pour qu'ils grandissent, car sinon ils pourront tout au plus servir de jouets pour les enfants. Et puis on ne connaît pas bien la génétique des TGV. Quelle va être la couleur des bébés TGV. Les médecins de la SNCF ont dressé la liste de la photo ci-contre, à partir du génome des TGV.

            La SNCF construit actuellement une nurserie pour ses bébés low-cost et va embaucher des puéricultrices.

            Mais au fait, quelle est la durée de gestation d'une maman-TGV. Et va t'elle bénéficier d'un congé materniité. Comment va t'elle allaiter son petit ?
            Autant de questions auxquelles nous n'avons pas encore de réponse. La direction de la SNCF doit se réunir fin mars pour en discuter.



           Bien sûr c'est un  http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/poisson.jpg

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sortir de la tristesse

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