Vendredi 31 mai 2013 à 7:55

Sciences et techniques

J'avais vu sur la site "Internautes, des photos des 10 aéroports réputés les plus dangereux. Ayant beaucoup voyagé en avion, de ligne, militaire ou de tourisme, tantôt dans les fauteuils de passager, tantôt dans la cabine de pilotage, j'ai eu envie de chercher un peu plus de détails sur internet.
          Je ne vous montrerai pas les 10 aérodromes, mais quelques photos seulement, et je vous donnerai les adresses de quelques vidéos, qui vous montreront ce que voit le pilote.

         Ce premier aéroport, à Saint Martin " Princess Juliana", dans les Antilles néerlandaises n'est pas particulièrement dangereux pour l'avion, mais impressionnant pour les estivant sur la plage en bout de piste, les avions qui y atterrissent et passent à 10 ou 15m d'altitude au dessus de la plage. (photo ci dessous, mais aussi l'adresse suivante de film :
http://www.topito.com/top-10-des-aeroports-insolites-ou-tu-sers-un-peu-les-fesses-a-latterrissage
Si vous avez un grand écran sur votre ordi, mettez vous en plein écran c'est plus impressionnant.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/princessjulianasaintmartin998762.jpg

           Par contre aux mêmes Antilles néerlandaises, l'aéroport de Saba est lui, très dangereux : piste très courte, entourée de montagnes et de falaises et de la mer de l'autre coté. De plus il y a souvent de forts vents latéraux, vous obligeant à vous poser "en crabe".
Le film d'approche, dans le poste de pilotage d'un petit avion est impressionnant (même adresse); on s'arrête à 20 m de la mer !!


http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/saba.jpg

           Deux aéroports en bord de mer : Kansaï au Japon, où il est situé dans la baie d'Osaka sur une ïle artificielle, accessible par la route par un pont.
Il ne faut pas rater la piste, mais ce n'est pas très dangereux.
           Egalement accessible sans trop de difficulté, l'aéroport de Gibraltar, mais il est en plein milieu de la ville (faute de place) et une route automobile le traverse, évidemment fermée par une barrière, chaque fois qu"'un avion décolle ou atterrit. La police est bien faite et il ne semble pas y avoir t d'accidents.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/aeroportkansaiosaka998786.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Divers/aeroportgibraltar998814.jpg












           Les pilotes des avions à l'approche de l'aéroport de Funchal à Madère n'ont pas la tâche facile. Entourée de montagnes aux reliefs particulièrement importants, la piste d'atterrissage oblige le pilote à réaliser des manœuvres d'approche particulièrement acrobatiques. En 2000, l'aéroport a été agrandi de 180 piliers de béton lui permettant d'empiéter sur la mer.
           La vidéo vous montrera comment cette approche n'est pas facile avec ses virages et réalignements, au fur et à mesure qu'on perd de l'altitude.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/aeroportfunchalmadere999243.jpg
         L'aéroport Tenzing-Hillary, Lukla (Nepal) : classé comme l’aéroport le plus dangereux du monde, d’où partent la plupart des aventuriers qui veulent grimper l’Everest.
Située à 2860m d'altitude, la piste ne fait que 500 mètres et il n'y a aucune aide à l'atterrissage; seuls de petits avions à moteur peuvent y atterrir.
Un film est visible à la même adresse : atterrissage et décollage sont au ras de piste. Je n'aimerais pas piloter à cet endroit !!

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/lukla.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Divers/altiportlukla998842.jpg













          Enfin si vous voulez voir des approches ratées et vous faire peur je vous recommande les deux vidéos suivantes :
          La première concerne l'aéroport de Hong Kong, en bordure de mer et de la ville, où l'approche est difficile et demande divers virages. Sur la vidéo, sans doute du vent de travers, l'avion s'est présenté "en crabe", n'a pas redressé à temps et sont train d'atterrissage en a pris un bon coup (voir la "fumée" des pneus au moment de l'impact). Certains avions qui ratent leur atterrissage terminent dans l'eau (photo de droite).
          La seconde concerne l'aéroport de Saint Barthélémy, aux Antiilles françaises (vidéo sur http://lesmecanosduciel-lgm.over-blog.com/article-top-12-des-aeroport-les-plus-dangereux-du-monde-113578842.html ). Sa piste est très courte ( 640 mètres)et se termine sur le lagon, et si on ne se pose pas au début de la piste, on termine dans l'eau. Seuls les petits avions à hélices de moins de 20 places, peuvent s'y poser. (photo de gauche au décollage !!)

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/tumblrlo5ixz5xUy1qckyvs.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Sb.jpg

Jeudi 30 mai 2013 à 8:05

Architecture

Pour finir sur la tour Eiffel, quelques vues de Paris à partir des deuxième et troisième étages.
Certaines de ces photos m'ont été envoyées par une de mes amies de huit ans, une Ange, qui est fan de la tour Eiffel et qui se reconnaîtra.
Là il faisait beau, aujourd'hui, il pleut sur Paris.

La Seine vue de part et d'autre de la tour :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/09332.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/panorama2.jpg













Le Trocadéro devant la cour, coté Seine, et l'école Militaire à l'opposé avec au loin la tour Montparnasse.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/toureiffel6459.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/coleMilitaireChampdeMarsTourMontparnasse1sized.jpg
















Le Sacré Coeur sur sa colline :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/BasiliqueSacreCoeurVuedelaTourEiffel.jpg

et le dôme des Invalides
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1002167.jpg

et l'Arc de Triomphe de l'Etoile :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1002161.jpg

et enfin des quartiers de Paris :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1002155.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/HtelConcordeLafayette1sized.jpg

Mercredi 29 mai 2013 à 8:40

Architecture

    Je ne vais pas vous raconter les aménagements des trois étages de la tour, vous trouvez partout de la pub sur internet.
    Je vais surtout vous parler des ascenseurs au mécanisme original et révolutionnaire en 1900.
    Deux types d’ascenseurs existent dans la tour : 
    Les deux ascenseurs qui montent du 2ème au 3ème étage sont des ascenseurs de type classique, qui s’élèvent quasi verticalement et ne peuvent emmener qu’une vingtaine de passager; la conductrice est dans la cabine et appuie sur des boutons de commande.
    Dans cette partie, en effet la tour est de plus en plus étroite et la place est restreinte. Par contre ces ascenseurs sont davantage vitrés et on est près des poutres de la tour, que l’on voit de près et on profite de la vue du paysage qui s’élève peu à peu.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/ascenseur20tour20eiffelbdae38.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/400f9743724jbemaasqut6ubdae58.jpg



















    Si vous voulez vous représenter la scène, voici deux vidéos de cette montée :
http://www.dailymotion.com/video/x9kuku_dans-l-ascenseur-de-la-tour_eiffel_people#.UYyt4ZXxZHY    
et
http://www.youtube.com/watch?v=Na5TJlyBP0k

    La montée jusqu’au deuxième étage est moins spectaculaire, vous pourrez l voir sur la vidéo suivante,
http://www.youtube.com/watch?v=3SLIeI7TOcw
mais le mécanisme des ascenseur, qui date de 1899 et a été rénové en 1986 est exceptionnel, simple et génial.

    En fait les trois ascenseurs qui mènent aux 1er et 2ème étages sont des «funiculaires hydrauliques» Ils montent le long de rails inclinés sur les montants de la tour, tirés par des câbles qui sont tirés par un moteur hydraulique en sous-sol.
    Il y a deux cabines superposées, pouvant contenir chacune 46 personnes, posées sur un chariot se déplaçant sur des rails (voir photos ci dessous). On ne voit pas le conducteur, il est sur le bas du chariot, sous la première cabine.
    Au fur et à mesure de la montée, un système automatique de redressement maintient les cabines horizontales, alors que l’inclinaison des rails change peu à peu.
    Le tout pèse en charge 22 tonnes et chaque ascenseur fait une centaine de voyages par jour, chaque voyage aller-retour durant environ 9 minutes, la vitesse étant d’environ 2 mètres par seconde.
    Les 6 câbles d’acier, de 3 cm de diamètre, qui tirent chaque ascenseur, passent par deux énormes poulies au dessus du deuxième étage. Chacun d’eux peut supporter par sécurité deux fois le poids de la plate forme.
  
http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/ascenseurtoureiffel.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/Sanstitre3.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/dsc00196bbe4fd.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/roue.jpg



























    Le mécanisme hydraulique est monumental et ingénieux. Il est schématisé ci-dessous.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/6a9fb0b4bdac053.jpg

    Les câbles venant des poulies du 2ème étage, sont tirés vers le bas par un système de mouflage constitué d’énormes poulies dont certaines sont montées sur un chariot, (en rouge sur le schéma), qui est actionné par deux pistons hydrauliques parallèles (en bleu et noir) et se déplace horizontalement sur des rails.
    Le mouflage est tel que pour un déplacement du chariot de 16 mètres, celui de l’ascenseur est huit fois supérieur soit 128 mètres
    Les pistons sont mis en mouvement par un circuit hydraulique à eau, d’une pressionvariant de 40 à 60 bars (en bleu sur le schéma) qui, jusqu’en 1986, générait
leur mouvement grâce à trois gros accumulateurs d’environ 200 tonnes chacun
(en jaune sur le schéma) qui assuraient à la fois la réserve d’eau sous pression
(énergie du mouvement) et la fonction de contrepoids.
    Depuis la modernisation de 1986, des moteurs hydrauliques à huile haute
pression (en vert sur le schéma) assurent le mouvement des chariots porte
pistons, tandis que deux des trois gros accumulateurs historiques remplissent
la fonction de contrepoids.
    Ci dessous une photo du chariot et une autre des accumulateurs.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/c9d3b2fa858c11d97bf57ba1bdaf5e.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/toureiffelchariot1629358.jpg
















    L’énergie hydraulique sert à faire monter les ascenseurs. Pour la descente, on se contente de laisser sortir le liquide sous pression du piston.

    En dehors des ascenseurs, il existe des installations importantes de distribution d’eau et d’électricité de la tour : 18 postes de transformation électrique, 3 groupes électrogènes de secours, des pompes pour monter l’eau potable jusqu’au 3ème étage, ainsi que l’eau de sécurité incendie, la climatisation. Un système d’évacuation des eaux usées.
    Le système d’éclairage et d’illumination est également relativement complexe.
    Sans compter les problèmes de nettoyage et évidemment tous les problèmes de sécurité avec une antenne médicale permanente.
    La tour Eiffel consomme par an, 7,5 millions de Kwh d’électricité, 65 000 m3 d’eau et 2 tonnes de papier pour les billets..

    En sous sol existe aussi une salle de commande des émissions de radio-télévision pour lesquelles la tour sert de relais. (photo de gauche)

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/pictmddnBdYHFnYWU1OzoPTwoYH53YGJicCs4bXtgaTNa31HQ0QQC1VEXUtLXEpLAhgXCBdBRU1HCwUIDAsKEkpdSw.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/renovationetagetoureiffel-copie-1.jpg
 












    Quelques mots enfin sur la transformation du premier étage en 2013. Les pavillons et boutiques seront évidemment rénovées, mais le clou de ce projet est de combler en partie le vide central et de faire une partie du plancher en matériaux transparents.
Les visiteurs pourront selon leurs goûts - et leurs peurs-, évoluer soit sur une partie opaque, soit sur la partie transparente avec le vide en dessous. (photo de droite

Mardi 28 mai 2013 à 8:44

Animaux

Troisième et dernier volet des fonds des océans, des animaux bizarres :

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive13-copie-3.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive15-copie-3.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive18-copie-2.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive22-copie-1.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive04-copie-1.jpg


























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive21-copie-2.jpg

Lundi 27 mai 2013 à 9:08

Architecture

  L’exposition universelle avait été décidée en 1883, puis un concours lancé en 1886, gagné par Eiffel et, après une mise au point administrative et financière, les travaux de la tour purent commencer le 28 janvier 1887. Il restait deux ans pour la construire.
    Des calculs préliminaires avaient été faits, depuis 1884, (à la main, avec une table de log, si vous savez ce que c’est ! pas d’ordinateur à l’époque) : il fallait que la structure résiste à son poids énorme, (près de 8 000 tonnes), et à des ouragans, agissant dans diverses directions, qui exercent une pression importante, bien que la forme de  la tour et sa conception la minimisent. Le poids des visiteurs est négligeable, mais, par souci de il a quand même été fait le calcul, notamment pour calculer les planchers des étages,  avec le chiffre de 10 416 visiteurs pouvant se trouver en même temps dans la tour par grand vent, en comptant deux personnes au mètre carré !
    La tour est très souple et par très grand vent, son sommet se déplace de part et d’autre du centre d’environ 3 mètres. Mais on est si haut qu’on s’en aperçoit peu : on le ressent dans les jambes, comme en avion.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/800pxEiffeltowerForgesetUsinesdePompeyFouldDupontfournisseurDesFersdelaTour.jpg    Toutes les pièces de la tour (18 000 mais certaines sont identiques), ont été ainsi calculées et dessinées une par une, par le bureau d’étude des ateliers Eiffel, à Levallois (plus de 3000 dessins faits par 50 ingénieurs), qui va les fabriquer (150 ouvriers), avec du «fer puddlé», provenant des forges Dupont et Fould, à Pompey, en Lorraine.
    Seul l’assemblage final est fait sur le chantier et quand les ouvriers du chantier s'aperçoivent d'un défaut, les pièces sont renvoyées à l'atelier où elles sont rectifiée.
    La fonte est constitué de fer et de carbone, elle est solide mais cassante au choc et peu souple. Les premiers ponts métalliques ont été faits en fonte , tel le pont du Carrousel à Paris.
    Par des traitement spéciaux dans des fours, et en «brassant» mécaniquement la fonte,  on peut «brûler» une partie du carbone et donc avoir un fer plus résistant et plus souple. Les ouvrages vers 1900 ont été réalisés en fer puddlé. Aujourd'hui l’acier est élaboré dans des «convertisseurs» spéciaux (fours Martin, Bessemer et Thomas) et on peut y ajouter de nombreux additifs ou éléments d’alliage spéciaux.


    La construction de la tour commence par celle d’énormes fondations en béton armé, qui seront réalisées en 4 mois.
    Chacun des quatre piliers en bas de la tour a quatre arêtes, entre lesquelles vont s’entrecroiser des pièces métalliques. Il y a ainsi 16 massifs, qui ont trois de leurs faces verticales et la quatrième inclinée à 52°, suivant la direction de l'arête correspondante. Leur base, rectangulaire, a 10 mètres sur 6 mètres pour les piles Est et Sud, 15 mètres sur 6 mètres pour les piles Nord et Ouest.
    Les deux piles du côté le plus éloigné de la Seine ( piles sud et est ) sont fondées sur une couche de béton coulé de deux mètres d’épaisseur appuyé sur une couche de sable et de gravier bien ferme à sept mètres de profondeur. Les déblais ont été faits à la pioche et transportés par des wagonnets tirés par monte charge, chevaux ou locomotive.   
    Les deux piles du côté de la Seine ( nord et ouest ) ont posé plus de problèmes. En effet, le sous sol est mou, vaseux, gorgé d’eau. Il faut donc creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur pour disposer du meilleur appui possible. Les ouvriers travaillent alors dans d’énormes caissons de tôle à deux étages dans le sol. Pendant que les terrassiers, à l’étage inférieur maintenu sous pression pour éviter les entrées d’eau extérieure, creusent, le caisson s’enfonce sous son propre poids. La boue récoltée par ceux ci est remontée à l’aide de seaux par des échelles et évacuée dans la partie supérieure du caisson. Quand le caisson repose sur une base solide, il est rempli de béton pour servir de support aux fondations. L’eau ne peut donc plus rentrer.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/constructionpilierstoureiffel.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/travauxtour.jpg
















    Sur ces 16 socles de béton repose un sabot de fonte, sur lequel sera fixée l’arête de la pile. Ce sabot est fixé au moyen de deux boulons scellés, de 7,80 mètres de longueur sur 10 centimètres de diamètre. Enfin, dans chaque sabot a été mise en place, un vérin hydraulique de 800 tonnes, de 9 cm de course, que deux hommes pouvaient facilement faire fonctionner à la main, et qui a permis de parfaitement positionner les arches au moment de leur jonction au prémier étage, la verticalité devant être parfaite et les trous des boulons se mettre les uns en face des autres à mois d’un millimètre près. Une fois l’arche rivée, des cales sont mises en place, les vérins retirés et leur emplacement bétonné.
    Compte tenu de la très grande surface de ces fondation leur pression sur le sol est très faible, moins de 4 kg/cm2, c’est à dire la pression qu’exerce un homme assis sur une chaise. C’est une garantie pour la stabilité de la tour.

    La partie délicate de la construction va être celle des quatre arches jusqu’à leur raccordement et la pose du premier étage.
    De la base au premier étage, les quatre montants sont des poutres à section horizontale carrée de 15 m de côté, inclinées à 52°. Leurs arêtes sont des poutres de fer creuses de 0,80 m de côté, reliées par des pièces en treillis de fer cornières disposées en croix et par des traverses horizontales de même contexture formant avec les premières des panneaux de 12,50 m de hauteur.
    Jusqu'à 26 mètres de hauteur, le montage « en porte à faux » put s'effectuer au moyen de simples grues munies de treuils. Au delà, douze gigantesques pyramides en bois étayèrent ensuite les douze arètes intérieures, et quatre puissantes grues pivotantes de 12 mètres de portée, que l'on déplaçait progressivement le long des futures poutres de roulement des ascenseurs, hissèrent les lourdes pièces, métalliques des arches.
    Les poutres transversales de 7,50 m de côté et 45 mètres de longueur, qui réunissent les quatre montants et leur servent en même temps de points d'appui, elles furent mises en place, partie à l'aide de quatre nouveaux échafaudages de 48 mètres de hauteur.
    Commencée le premier juillet 1887, cette première phase va se terminer par la jonction des arches, le 7 décembre 1887.


http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/constructiontoureiffelparis.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/ConstructiondelaTourEiffeljuillet1888560.jpg
















    Dès lors, la tour est stabilisée et le premier étage terminé va servir de relais, pour acheminer les pièce, par des grues, plates formes tirées par des câbles,  qui suivent le chemin des futurs ascenseurs.
    Le montage se poursuit plus facilement : les poutres de sections horizontales toujours carrées, vont en rétrécissant depuis 15 mètres jusqu'à 5 mètres de côté. Leurs arêtes sont dirigées suivant la courbe de plus grande résistance au vent; au nombre de 16 jusqu'à la deuxième plate-forme, elles se réduisent ensuite à 12, puis à 8.
    La construction ne posera pas de problème particulier, si ce n’est le travail difficile des ouvriers, debout sur de minuscules plates formes, qui chauffaient, mettaient en place et frappaient avec d’énormes masses sur des rivets, dans le vent froid et une ambiance sonore infernale. Des repas étaient amenés en bas de la tour, puis une cantine fut installée au premier étage. la journée de travail est de 9 heures en hiver 12 heures en été.
Les salaires sont faibles, mais au dessus de la moyenne de ceux en usine. S'estimant insuffisamment payés au vu des risques pris, ils feront grève mois en septembre 1988 et obtiendront des augmentations de salaires.
    Le campanile, dont la hauteur est celle d'une maison à six étages, est formé par 4 arceaux convergents en treillis, orientés suivant les diagonales de la section carrée de la tour et portant à l'origine en leur point de jonction le phare terminal

    Après une pause demain (animaux des profondeurs marines), je vous parlerai des aménagements de la tour Eiffel, essentiellement de ses ascenseurs, puis le lendemain je publierai quelques photos de Paris vu du haut de la tour.
    

Ci dessous une photo lors de l'inauguration, des ingénieurs du groupe Eiffel qui ont réalisé les études.:

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/groupeeiffel126ko1.jpg

Dimanche 26 mai 2013 à 7:44

Architecture

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/toureiffelexpositionuniverselle1629413.jpg

    En 1889 devait avoir lieu l’Exposition Universelle, à Paris, et la France se devait de faire des choses qui étonnent et attirent.
    Un concours est lancé en 1886 et il est gagné par Gustave Eiffet qui propose une «tour de 300 mètres de haut» (plus de 1000 pieds = 304 m)
    Le tour en fer va être construite par 250 ouvriers pendant 2 ans, deux mois et cinq jours et elle sera inaugurée le 31 mars 1889.
    A l’origine les compliments n’ont pas été unanimes. On l’a traitée de monstrueus, de chandelier creux, de squelette disgracieux qui défigure Paris.
    Mais comme le centre Pompidou ou la Pyramide du Louvre, la tour va finir par convaincre les esprits les plus récalcitrants, et aujourd'hui, on n'imaginerait plus Paris sans sa tour Eiffel.
    Non seulement elle attire les étrangers qui viennent la visiter, mais les enfants qui viennent à Paris, ou même qui habitent l’Ile de France, ne rêvent que d’une chose : être monté au troisième étage pour y voir le panorama de toute la région.
    Gustave Eiffel donne son nom à la tour, mais n'est en fait pas son créateur. L'idée d'une tour gigantesque germe en fait dans l'esprit de deux ingénieurs qui travaillent pour lui : Maurice Kœchlin et Émile Nouguier. Emballé par le projet, Gustave Eiffel dépose un brevet avec ses deux ingénieurs, avant de leur racheter leurs droits. La tour est désormais la sienne. Si Gustave Eiffel n'a pas créé la tour, il lui a pourtant permis d'exister, en se battant pour le projet et en le faisant financer.
    A l'origine, la tour Eiffel doit être exploitée durant 20 ans, avant d'être détruite comme la plupart des palais construits pour l'exposition. Gustave Eiffel la sauve grâce à la science. Il propose de se servir de sa hauteur exceptionnelle pour des expériences de physique. Un pendule de Foucault est installé au 2e étage, ainsi qu'un manomètre géant qui calcule la pression atmosphérique. Un laboratoire de météorologie s'installe aussi au 3e étage. La tour est désormais plus qu'une vitrine du savoir-faire français, elle a une réelle utilité. En 1907, elle est sauvée, sa concession est reconduite pour 70 ans.
    Au début du XXe siècle, elle devient support d'antennes pour des opérations militaires, et centre de liaison stratégique lors de conflits. Elle est également émetteur de radiodiffusion et de télévision à partir de 1925. Aujourd'hui, avec l'ajout en 2007 de la TNT, ses 120 antennes diffusent 31 stations de radio et 54 chaînes de télévision.

    La tour fait avec ses antennes, 324 mètres; elle est constituée de 10 000 tonnes d’acier, assemblées par 2,5 millions de rivets, posés à chaud et enfoncés au marteau, à la main, ou de boulons placés à la main eux aussi. Elle est repeinte par morceaux, complètement tous les 6 ans et il faut pour cela 60 tonnes de peinture, posées à la main par des «peintres-alpinistes, qui n’ont pas peur du vertige.
    Elle comporte 5 ascenseurs mais aussi des escaliers de 1 165 marches.
    Elle s’inscrit dans un carré de 125 mètres de coté, l’écart intérieur entre les piliers étant de 74,25 mètres.
    Le premier étage se trouve à 57,60 mètres et sa largeur est de 70,70 mètres.
    Le deuxième étage se trouve à 149,20 mètres et sa largeur est de 41 mètres.
    Le troisième étage culmine à 276,10 mètres et sa largeur est de 18,65 mètres et son second niveau à l’air libre (mais avec de hautes rambardes !) est à 279 mètres.

    Le premier à monter sur la tour, par les escaliers a été Gustave Eiffel, le jour de l'inauguration, tenant dans une main une bouteille de champagne, et dans l'autre le drapeau tricolore. Il portait aussi sur la tête un chapeau haut de forme et les dames qui suivaient étaient en crinolines !!
    Puis la tour a inspiré de nombreux sportifs qui ont tenté des records:
    Le record de montée à pied a été effectué par Yves Lossuam en moins de 9 minutes (faut avoir un cœur solide !!). Un champion de VTT, Yoggi,  a gravi jusqu’au 2ème étage sans poser les pieds à terre en 22 mn. Et en 1948, Bouglione a fait monter une éléphante de 85 ans.
    Des descentes ont été faites en moto et en fauteuil roulant d’handicapé.
    D’autres ont sauté en parachute, et le premier s’est écrasé au pied de la tour en 1912. En 1987, J Hacket effectue un saut à l’élastique (très peu pour moi !!!), et en 1989, lors de son centenaire, le funambule Philippe Petit franchit sur un fil les 700 mètres qui séparent la tour Eiffel du palais de Chaillot.
    Fait remarquable, un seul ouvrier mourut sur le chantier, il s'agit d'Angelo Scaglioti, tombé du 1er étage, un dimanche, où il ne travaillait pas, mais il se trouvait sur la tour pour la faire visiter à sa fiancée.
    Et la tour reçoit beaucoup de visiteurs : 6 millions par an; l’été de l’ordre de 3à 000 visiteurs par jour : pas étonnant qu’il y ait la queue aux guichets.
    La tour Eiffel restera le monument le plus haut du monde jusqu'en 1930,date de la construction, à New York, du Chrysler building.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/toureiffel1.jpg

    Je vous ai donné quelques chiffres et quelques anecdotes sur «notre» tour bien aimée.
    Demain, je vous parlerai de sa construction.


http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/gustave76ko.jpg



















          Ci contre Gustave Eiffel et ci dessus la médaille de l'inauguration.

Samedi 25 mai 2013 à 8:07

Animaux

Autre intermède sur les fonds marins et leurs bêtes bizarres : des poulpes et des méduses.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive28.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive24.jpg


























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive25-copie-2.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive10-copie-4.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive29-copie-2.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive30.jpg

Vendredi 24 mai 2013 à 7:28

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/Unknown-copie-9.jpg

      Il arrive que certain(e)s correspondant(e)s me demandent de les aider à faire un curriculum vitae et j’essaie de le faire en pensant au temps où je travaillais et où le service de relations humaines, m’envoyait des dossiers de recrutement d’ingénieurs, avec son avis, avant choix du candidat.
    J’ai pensé que peut être, quelques réflexions sur ce sujet pourraient aider certain(e)s d’entre vous.

    D’abord il faut donner un titre à votre CV, car vous ne l’envoyez pas pour être embauché(e) pour n’importe quel poste.
    Je pense qu’il faut donc que le titre soit CV pour l’embauche à un poste de... et soit il s’agit d’un poste particulier car vous répondez à une annonce ou à une vacance connue, soit vous indiquez la ou les grandes catégories de postes que vous pensez pouvoir obtenir (par exemple un poste d’assistante d’ingénieur, de professeur de lettres, dans un service de comptabilité, d’ingénieur opticien ....
    Ce peut être aussi une mission en intérim, car c’est souvent à la suite d’un stage ou d’une telle mission qu’on obtient un emploi.

    Il faut donner quelques renseignements personnels, mais peu car ce n’est pas là dessus qu’on vous jugera.
    Contentez vous donc de mettre
         Prénom, nom,   écrivez votre nom en majuscules.
        date et lieu de naissance
        adresse
        numéros de téléphone fixe et/ou portable
        adresse de messagerie
        une photographie (scan de votre ordinateur)
Toutefois vous pouvez rajouter éventuellement ici, votre diplôme principal et le niveau d’une langue, si c’est exigé par le poste.

    L’essentiel, ce sont vos compétences et dans quelle mesure vous seriez capable de remplir le type de poste visé.
    Ces compétences  se composent :
        - de ce que vous avez appris dans vos études : votre formation.
        - de l’expérience que vous avez apprise dans des stages que vous avez faits ou des postes que vous avez déjà tenus.
        - parmi ces compétences, celles qui comptent le plus sont celles qui sont en rapport avec le poste visé, plus les langues et l’usage de la microinformatique.
        - des aptitudes que vous avez : celles qui résultent de votre personnalité et de votre éducation, de votre instruction et de votre expérience.
    En général les candidats les exposent dans cet ordre et négligent le quatrième point. Or pour être sélectionné, il faut attirer l’attention et par ailleurs la plupart des candidats ont une formation suffisante pour le poste sinon il ne postuleraient pas.
    Il faut donc se différencier et personnellement je préfère exposer les compétences à l’envers en partant des aptitudes.

    Les aptitudes, qu’est ce que c’est ? Ce sont des compétences du comportement : le savoir être et le savoir faire qui en résulte.
    N’hésitez pas (mais seulement si c’est vrai !!!), à dire que vous avez le goût du travail, que vous avez le sens des relations humaines, que vous savez mener une petite équipe, que vous savez négocier, que vous n‘êtes pas rebuté(e) par un travail répétitif, ou que vous savez faire des analyses ou des synthèses, que vous avez une certaine créativité, que vous savez planifier votre travail.
    Cherchez évidemment quelles sont les aptitudes utiles au type de poste que vous sollicitez. Ne soyez pas trop long car vos postes intéressent aussi le recruteur.

    Les langues c’st aujourd’hui important et il faut mentionner votre niveau d’anglais ou d’autres langues (éventuellement si vous avez fait de longs séjours linguistiques).
    En microinformatique, il est utile de dire si vous avez la pratique de certains logiciels, dans un environnement Windows, Mac ou autre.

    L’expérience c’est effectivement une liste datée de postes et de stages, avec leurs intitulé, en général du plus récent au plus lointain.
    Mais si ce que vous a appris un stage peut être utile au poste convoité, il ne faut pas hésiter à mettre une ou quelques lignes sur l’expérience acquise, les tâches confiées, ou les responsabilités assumées. C’est encore plus vrai pour un poste précédent.
    Si on le peut, on peut faire en sorte que ces postes servent de «preuves» de vos aptitudes. (par exemple la taille de l’équipe qu’on a dirigée, ou le titre d’études menées).

    La formation c’est classique, là aussi en remontant le temps : les cours suivis, les diplômes obtenus,  les formations suivies.
    Il est une habitude : les centres d’intérêt : sports, musique, arts, bricolage...
    Je ne suis pas sûr que cela serve à grand chose, mais vous pouvez les citer, mais sans insister : une simple liste, sauf si vous avez , pour l’un d’eux, un niveau exceptionnel.

    Le CV ne doit pas être trop long, mais il peut avoir 1, 2, voire 3 pages exceptionnellement.

    Ne le transformez pas en lettre de motivation, mais faites en une séparée, (ou un e-mail), qui vous permet de détailler quelques points de votre CV, qui renforceront les arguments de votre candidature. Ne la faites pas trop longue : moins d’une page.

    Et ne croyez pas qu’il ne faut pas envoyer des CV pendant les vacances; les sociétés continuent à travailler et c’est le moment où ceux qui sont au travail ont un peu plus de temps pour vous lire.

    Enfin utilisez une police lisible, pas trop petite et si possible élégante.
   Personnellement j’aime bien Time New Roman, Helvetica Neue ou Garamond et Arial, qui est plus neutre et que j’utilise dans toute ma correspondance.

    Enfin je connais des jeunes qui ont fait en sus de leurs CV, un «blog CV» avec davantage d’information et des images.


Jeudi 23 mai 2013 à 8:09

Sculpture, musées, peinture

      Madame Lucile Beck, docteur es sciences en physique appliquée à l’archéologie, a travaillé dans différentes directions du CEA, puis à été détachée au ministère de la Culture, au Centre de recherche et de restauration des musées de France (au Louvre) pour intégrer puis diriger l’équipe AGLAE (Accélérateur Grand Louvre d’Analyse Elémentaire, spécialisé dans l’étude des œuvres d’art). Elle dirige actuellement le laboratoire du CEA JANNUS, entité regroupant trois accélérateurs couplés, permettant d’étudier l’effet des irradiations sur les matériaux.
    J’ai eu la chance d’assister à l’une de ses conférences, sur les méthodes d’analyse des œuvre d’art au moyen de rayonnements, notamment les peintures.
    Elle nous a d’abord présenté en quelques mots, le laboratoire du Louvre, créé en 1931, mais complètement rénové en 1988, dans de nouveaux locaux situés sous le Louvre et dans lesquels sont implanté des moyens d’analyse importants, dont AGLAE.
    L’utilisation de rayonnements UV, IR et X permet de faire des photos spectaculaire de tableaux, et de comprendre une partie de leur histoire, mais le travail du laboratoire est beaucoup plus général et plus complet.
    Il doit acquérir de très nombreuses données sur les matériaux constitutifs des œuvres d’art utilisés à différentes époques : par exemple pour les peintures, support en bois ou en toile, enduits, pigments, liants et charges des peintures, vernis...
    Il doit mener une mise à jour permanente des méthodes et des matériels utilisables pour l’analyse spectrométrique des œuvres, l’analyse physico-chimique et la datation des matériaux les constituant.

    La photographie sous rayonnements ultraviolets permet une analyse en surface, car elle entraîne une fluorescence de certains composés minéraux ainsi que beaucoup de produits organiques. C’est le cas des vernis utilisés pour protéger les peintures. Lorsque des restaurations sont faites par dessus les vernis antérieurs, elles masquent la fluorescence et apparaissent donc sous forme de plages sombres. On peut également apprécier l’épaisseur du vernis déposé.

    Le réflectographie infra rouge permet une analyse en profondeur, car elle pénètre les couches de peinture, permettant de visualiser les dessins sous-jacents initiaux, dans la mesure où ceux-ci fait avec des matériaux graphités, vont entrainer une absorption plus grande de l’infra rouge par le carbone.

    Sur les deux planches ci dessus représentant la Joconde (J) et St Jean Baptiste, (B), de Léonard de Vinci, les photos (a) sont en lumière visible, (b) en UV et (c) en IR.
    On voit sur Jb, les restaurations, notamment celle faite après une dégradation par un visiteur en 1956, et on constate que la couche de vernis est beaucoup plus fine et irrégulière sur Jb que sur Bb, où elle est épaisse et oxydée, ce qui cache presque la peinture.
    Sur la Joconde, l’infrarouge en Jc fait apparaître une modification de l’emplacement des doigts de la main, la peinture masquant l’ancien dessin en lumière visible, de même que pour l’index de St Jean Baptiste.
On a pu voir par ailleurs qu’un voile de gaze était attaché à la robe de la Joconde, détail qui ne se voit pas en visible à cause du vieillissement des peintures et vernis.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/Joconde-copie-1.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/StJB-copie-1.jpg

    En observant l’envers du tableau de St Anne de Léonard de Vinci, il semblait y avoir des traits peu visibles; l’examen infrarouge a fait apparaître des esquisses d’un enfant Jésus, d’un agneau, d’un crâne et d’un cheval.
    L’IR permet également de faire apparaître des signatures ou des éléments préparatoires, sous la peinture, qui permettent de lever le doute sur l’authenticité de certains tableaux, comme certains «Georges de la Tour».
    La radiographie aux rayons X , par pénétration de l’intérieur du tableau, permet d’établir un diagnostic sur son état de conservation, et notamment de déterminer les différents assemblages : support (type de bois, tissage de la toile, couches de préparation au blanc de plomb,  réparations....), couches successives de peinture (et donc éventuellement un autre tableau sous-jacent par dessus lequel on a peint.
    Ainsi, a musée d’Antibes, un portrait de son fondateur mécène, le général Vandenberg avait disparu et avait fait l’objet de vaines recherches par ses conservateurs.
Une radiographie X vers 1980 a permis de s’apercevoir que, lors de son séjour à Antibes, en 1946, Pablo Picasso avait peint par dessus cette toile,  son célèbre Mangeur d’oursins.

    Le laboratoire du Louvre réalise par ailleurs des analyses physico-chimiques, par des méthodes classiques : microscope à balayage, diffraction et fluorescence X, effet Raman, analyses infrarouge...
    L’utilisation d’ions issus de l’accélérateur AGLAE permet aussi des analyses non destructives en profondeur.
    De telles analyses ont permis par exemple, d’identifier l’origine des supports en obsidienne de tableaux de Bartolomé Murillo, dans un gisement  au centre du Mexique.
    On peut ainsi obtenir également des informations sur les différentes matières premières utilisées pour la réalisation d’un œuvre d’art, ou pour son traitement, et évaluer si ces matières ou ces procédés étaient disponibles à l’époque supposée de sa création.
    Ces méthodes peuvent être précieuses dans les matériaux non carbonés où la datation par le C14 est impossible.
    Une tête en verre bleu achetée en 1923 par le musée du Louvre était considérée comme une superbe antiquité égyptienne et exposée comme telle, sans quon sache de quelle princesse il s’agissait. Toutefois certains egyptologue lui reprochaient sa perruque de telle sorte qu’une campagne d’analyses a été décidée. La silice, le fondant, le stabilisant, l’opacifiant, le colorant furent analysés, en les comparant à des objets de verre égyptiens dont l’origine était sûre. et il apparut que certains produits utilisés pour la fabrication de la tête bleue correspondaient à des verres de l’époque moderne. C’était néanmoins un faux d’une grande qualité.

    La plupart des examens ont lieu dans le laboratoire du Louvre où sont transportées les œuvres, mais certaines sont intransportables, selon le lieu de leur exposition ou leur taille. Il a donc été nécessaire d’étudier des moyens d’analyse portatifs qui permettent de faire sur place une part importante des examens non destructifs.


Mercredi 22 mai 2013 à 8:25

Animaux

  Revenant de Bretagne, j'ai évidemment la nostalgie de l'océan.
     Alors en intermède, quelques photos, trouvées sur internet, des profondeurs marines
     D'abord, quelques poissons aux allures bizarres.



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive23-copie-2.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive19-copie-1.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive12-copie-2.jpg


 








http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/Diapositive11.jpg


















































































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive05-copie-2.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive07-copie-2.jpg







<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast