Dimanche 12 mai 2013 à 8:37

Bretagne

            Comme je suis en Bretagne, j'ai pensé que certains de mes articles pourraient lui être consacrés, pas tous en même temps pour ne pas vous lasser.
            Il existe de nombreux villages où, pour attirer les touristes, on leur propose de loger dans les arbres, et certaines de ces chambres rustiques, au milieu de la verdure et des oiseaux sont assez originales.
            D'après ceux qui s'en sont servis, on y est bien, même si l'arbre craque un peut avec le vent, et entendre les oiseaux le matin est fort plaisant.
            Par contre ce n'est guère utilisable quand il fait froid, ou par temps d'orage. Et puis ne comptez pas y avoir ni télé, ni internet !!


Voici d'abord des "maisons" dans la vallée du Pratmeur, dans le Morbihan :

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Le même genre de maison à Kermenguy, dans le Finistère








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ou dans l'île de Groix



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Par contre celle ci a l'air plus originale, suspendue dans un filet, à Saint Michel de Plélan, dans les côtes d'Armor



Samedi 11 mai 2013 à 8:04

Absence et retour

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          Aujourd'hui, je pars pour huit jours à Saint Colomban, près de Carnac.
          Un pin de mon jardi a la mauvaise idée de pencher de plus en plus. Il a 13 mètres de haut et na plus de branches basses de telle sorte qu'il donne de plus en plus de prise au vent et il était plus prudent de l'abattre,  comme un alpiniste mais c'est interdit en période d'été.
          Alors j'ai pris rendez vous avec l'élagueur, qui va venir le descendre morceau par morceau, en allant de branche en branche, en se balançant au bout d'une corde, comme un alpiniste. Avec mon petit briuer, je réduirai en poudre les aiguilles et les toutes petites branches, je trierai le petit bois que je mettrai en tas, ainsi que les branches moyennes, coupées en bûches de 30 cm, et l'élagueur va me louer une machine pour fendre les morceaux de tronc en bûches raisonnables qui pourront brûker dans la cheminée. Donc quelques jours de travail, mais au grand air. J'espère qu'il ne pleuvra pas trop!

          J'ai préparé quelques articles pour les prochains jours et donc tous mes lecteurs, qui me suivent par RSS ou directement pourront continuer à me lire puisque j'ai programmé leur parution, chaque jour de mon absence. 
          Mais s'il m'écrivent un mail, il n'auront pas de réponse avant une dizaine de jours, car en dehors de juillet-août, je n'ai en Bretagne, ni téléphone, ni internet, et mon vieux téléphone portable, qui à plus de six ans ne peut lire ma messagerie sur internet.
          Je vous répondrai donc à mon retour.


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Vendredi 10 mai 2013 à 8:07

Ecologie, Changement climatique

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                     Une correspondante m’a demandé, dans le cadre d’un travail scolaire, ce que je pensais de l’évolution des polluants humains.
Ma première réaction a été « Pas grand chose, car il y en a trop ! », mai ce n’est pas une réponse que d’éluder ainsi le problème. Alors que dire en quelques lignes d’un article.
D’abord que nous sommes mal informés, et que les médias nous focalisent sur les accidents importants et que cela nous détourne d’une pollution, plus générale, plus insidieuse et contre laquelle on lutte mal et donc dangereuse à terme.
 
Ensuite, pour examiner un problème, il faut mettre un peu d’ordre, alors examinons les polluants dans l’air (l’atmosphère), dans l’eau (des rivières, de boisson), des sols (pollution souvent liée aux précédentes), et dans les objets que nous fabriquons et utilisons. De nombreux produits utilisés dans l’alimentation peuvent se révéler nocifs.
Il faudra aussi penser aux types de conséquences : empoisonnement, maladie chronique, à court terme ou à long terme, simple indisposition, à effet sur le descendance (tératogène). Certains médicaments sont des « polluants » dangereux
Enfin les effets peuvent être sur l’homme ou sur les animaux qui lui sont utiles.
Le caractère accidentel ou chronique de la pollution, la connaissance que l’on en a à une date donnée.
 
Dans les polluants atmosphériques, on va trouver les plus courants suivants :
 Les particules fines, les fumées, l’ozone O3, le monoxyde de carbone CO, le dioxyde de soufre SO2, les oxydes d’azote N2O NO et NO2, le méthane, l’hydrogène sulfuré SH2, mais il en existe bien d’autres notamment en fonction des concentrations recherchées.
Les particules fines désignent les poussières et les gouttelettes microscopiques qui flottent dans l'air et dont le diamètre est de moins de 2,5 micromètres . Leur composition dépend de leur origine, de la saison et des conditions atmosphériques. Les particules fines se composent surtout de sulfates, de nitrates, de carbone, de substances organiques, de minéraux provenant du sol et de métaux. Le carbone provient essentiellement des moteurs diésels et du chauffage.
Le dioxyde de soufre est un gaz incolore dont l’odeur est âcre et piquante. Il provient principalement de procédés industriels et de la combustion de carburants fossiles contenant du soufre, et, la suite de réactions chimiques dans l’atmosphère, le SO2 se transforme en sulfates.
Les oxydes d’azote proviennent essentiellement des transports. Ils peuvent se transformer en libérant de l’ozone.
Le méthane et l’hydrogène sulfuré résultent surtout de fermentations organiques.
 
 Les polluants de l’eau sont extrêmement nombreux, car ils proviennent de l’industrie ou de l’agriculture, et la pollution accidentelle peut se produire avec n’importe quel produit chimique soluble. Mais indirectement t l’homme peut polluer l’eau avec des agents bactériologiques issus de déchets, d’excréments ou de cadavres.
Mais certaines pollutions sont systématiques : on peut citer les nitrates, les hydrocarbures, les phosphates, les métaux lourds, plus récemment les PCB (polychlorobiphéniles).
Un danger récent est constitué par les rejets médicamenteux dans les égouts, notamment dans les selles, qui ne sont pas arrêtés par les stations d’épuration, par exemple les œstrogènes.
L’eau peut aussi être polluée par de simples déchets, comme les sacs et bouteilles plastiques en mer.
 
Les polluants des sols sont voisins des polluants de l’eau. Ce sont des produits organiques ou non, rejetés notamment par l’agriculture ou l’industrie et qui contaminent le sol et sont retenus par les terres. Mais le ruissellement de l’eau de pluie entraine ensuite, en général, une pollution des eaux.
Deux catégories particulières : les pesticides utilisés par l’agriculture et les produits radioactifs lors d’accidents nucléaires.
                      Comme dans la mer, nous voyons de nombreux déchets et ordures joncher le sol, tant dans les villes que dans les campagnes, et la destruction des ordures n'est pas toujours exemplaire (production dd dioxine). Sans parler de tous les objets domestiques et industriels dont nous avons du mal à nous débarrasser : téléphones, ordinateurs, téléviseurs, sacs d'emballage...
 
Polluants des objets fabriqués par l’homme. Là encore ils sont accidentellement très nombreux, car les produits mis en œuvre sont extrêmement nombreux.
Ce peut être des matières utilisées dans la construction (peintures au plomb par exemple) ou dans des objets fabriqués pour leur conférer des propriétés particulières : le bisphénolA qui servait de plastifiant pour la fabrication des biberons en polycarbonates, par exemple, ou les produits anti humidité et moisissures,
 
Enfin une dernière question : doit on considérer un médicament comme un polluant potentiel : quand on voit les dégâts produits par la thalidomide ou le médiator, on pourrait le penser. De même on peut considérer comme des polluants de nombreux produits utilisés dans l’alimentation ‘stabilisateurs, conservateurs, colorants…) et qui peuvent se révéler nocifs.
 
Si cela intéresse certains d’entre vous, je pourrai faire plusieurs articles pour examiner ces diverses sortes de polluants.

Jeudi 9 mai 2013 à 8:39

Notre personnalité

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  J’ai déjà fait un article sur la graphologie le 20 juillet 2010. Mais un jeune qui cherche du travail vient de me dire qu’on lui a refusé un poste à partir d’une analyse graphologique de sa lettre de motivation qui devait être « écrite à la main ». Je trouve cela scandaleux.
 
 
 
 
C’est une énorme absurdité car toutes les études sérieuses faites par des chercheurs, ont montré que l’analyse graphologique n’avait aucune valeur prédictive et qu’elle était d’une inefficacité totale au plan de l’analyse de la personnalité d’un individu.
 
 
 
J’ai eu la responsabilité d’établissements d’une grosse entreprise et donc entre autres, de la gestion de ses personnels. Des personnes qualifiées s’occupaient des embauches. On demandait un CV avec une lettre de motivation, puis on avait un entretien avec le chef du service demandeur et le candidat, mais j’ai toujours interdit toute analyse graphologique.
 
 
 
 
 
L’écriture est caractérisée à la fois par une relative stabilité individuelle et des variations d’une personne à l’autre. il est donc intéressant de chercher à en décrire les caractéristiques, quelles qu'en soient les applications. 
 
 
Lorsqu'on cherche à décrire les caractéristiques scripturales d'un texte, les experts s'accordent sur des critères d'analyse objectifs, par exemple, l'écriture est Inclinée, les lettres sont mal formées ou formées d’une certaine façon, il n'y a pas de barres aux t ….
 
 
            Ces critères sont utilisés pour reconnaître une écriture et les experts qualifiés dans ce domaine, peuvent avec une certaine probabilité dire si deux textes écrits sont de la même personne, à condition qu’ils n’aient pas été écrits à des époques différentes et que la personne n’ai pas subi un traumatisme avant d’écrire l’un deux. 
 
 
 
 
 
Mais c’est un tout autre problème que de vouloir à partir de ces critères en déduire des données psychologiques.
 
 
            La façon dont les experts graphologiques ont cherché à analyser ces variations et, surtout, les corrélats qui ont été proposés en termes d’aptitudes psychologiques sous-jacentes, sont peu précis, ambigus, reposant sur des critères différents qui mélangent leur influence (par exemple vitesse de l’écriture, pression de la main, direction, forme, continuité, ordonnance de l’écriture), et repose le plus souvent sur des critères subjectifs, ne faisant par ailleurs référence à aucune de théorie de la personnalité.
 
 
            Chaque fois que l’on a donné, lors d’une étude sur l’efficacité de la graphologie, des textes recopiés par une personne à un groupe de psychologues graphologues et de non-graphologues, n’ayant pas été formés à la reconnaissance de l’écriture, les résultats ont été pratiquement identiques et voisins de 50%, qui était la proportion de réponses au hasard.
 
 
 
            Les nombreuses études qui ont été faites montrent que les graphologues ne sont pas plus compétents que d’autres pour identifier les caractéristiques de certains individus au moyen de leur seule écriture.
 
 
            En fait les graphologues que consultent les entreprises ont en main, non pas un simple spécimen d’écriture, mais un CV et une lettre de motivation, et , avec l’habitude, ils peuvent déduire certains éléments de ces documents, car le contenu d’un texte écrit par l’individu sur lui même, donne des indications sur certaines de ses aspirations ou de ses activités. Les graphologues font alors des déductioins que pourraient faire tout bon psychologue, mais avec, comme lui, des risques d’erreurs car il n’a fait passer aucun test et il n’a pas discuté avec la personnes.
 
 
 
            C’est comme si je déduisais la personnalité de mes correspondantes des deux premiers mails qu’elle m’adresse ; c’est fort risqué !
 
 
 
 
Alors pourquoi les gens font ils confiance à la graphologie?
 
 
 
 Après avoir fait remplir aux participants un questionnaire évaluant l'adhésion à diverses sciences et à la graphologie, des psychologues se sont présentés comme des experts en graphologie et ont demandé à des sujets d'écrire un court texte sur une feuille blanche.
 
 
                Quelques jours plus tard, chaque individu recevait un diagnostic de son écriture, apparemment personnalisé, mais en réalité tous les diagnostics étaient identiques. 
 
 
lmmédiatement après avoir reçu le résultat de l'analyse, les sujets remplissaient à nouveau le questionnaire d'adhésion a la graphologie. Les résultats ont montré que les participants croyaient en moyenne davantage à la graphologie, alors que leur perception de la physique ou d'autres sciences n'avait pas changé. Ainsi, une explication vague et stéréotypée faite pour que chacun s'y retrouve, renforce la confiance accordée a la graphologie.
 
 
             La graphologie continue à séduire pour les mêmes raisons qui font le succès des horoscopes. Beaucoup les lisent, certains prétendent ne pas y croire, mais chacun est persuadé que le texte qu'il lit s'applique tout à fait à son cas personnel. 
 
 
En fait, il ne s'applique pas à une personne en particulier, mais à tous ceux qui le lisent. 
 
 
C’est « l’effet Barnum », décrit pour la première fois par le psychologue américain Bertram Forer. Cet effet tire son nom de Phineas Barnum, qui expliquait le succès de son cirque en disant qu'il suffit de mettre un petit peu de tout dans un spectacle, pour que chacun y trouve quelque chose qui lui plaise.
 
 
 
Selon une loi française votée en 1992, tout candidat à un poste dans une entreprise doit être soumis à des méthodes « pertinentes au regard de la finalité poursuivie ». 
 
 
A mon avis l’examen de l’écriture n’est pas conforme à la loi et devrait être interdit , comme l’utilisation de la date de naissance, par des mayens aussi peu fiables que l’horoscope ou la numérologie.
 

Mercredi 8 mai 2013 à 8:07

Architecture

Le château de la Rochepot a été construit au XIIIème siècle, sur les ruines d'un château,,construit au  XIème siècle, et incendié, dont les vestiges subsistent dans la forêt voisine. Remanié au XVème siècle, entièrement restauré au XIXème siècle avec des toits en tuiles vernissées, il est situé à la Rochepot, en Côte d'or, à coté de la Roche Nolay.
Il a également appartenu au connétable Anne de Montmorency, et au Cardinal de Retz. En 1789 il fut déclaré bien national et son donjon fut détruit.
Sadi Carnot le restaurera entre 1895 et 1920

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Comment le cerveau détermine t’il d’où vient un son, ce qui peut parfois être important pour notre survie, mais aussi sert dans les conversations à différencier nos interlocuteurs.

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           Un premier organe intervient : les pavillons de I'oreille, qui ne réfléchissent pas les sons de la même façon selon qu'ils viennent de devant, de derrière, du haut ou du bas.
          Comme évaluer d’où vient le son est primordial pour notre survie dans certains cas, ce n’est pas le centre d’interprétation auditif qui fait ce travail, car les signaux qu’il reçoit passent d’abord par le thalamus et la rapidité n’est pas suffisante.
           Mais en quelques millisecondes les centres amygdaliens sont alertés directement et c’est un centre du tronc cérébral à la base du cerveau, au dessus de la colonne vertébrale qui est directement alerté lui aussi et va interpréter les signaux qu’il reçoit en temps réel de l’oreille interne
          D’abord, il va exploiter de minuscules différences qui résultent du fait d'écouter le même son avec les deux oreilles à la fois. Les ondes sonores issues d'une source unique n'atteignent pas les deux oreilles au même moment : même s'il ne s'agit que de fractions de milliseconde, les ondes arrivent plus tôt à l'oreille qui est plus proche de la source.
           Des neurones du tronc cérébral vont évaluer cette infime différence.
          Un autre effet favorable est produit par le fait que la tête agit comme un silencieux, atténuant surtout pour les hautes fréquences. Cela produit de petites différences de volume sonore (l’intensité du son) entre les deux oreilles, Un autre groupe de neurone détecte aussi ces différences de volume.
         Enfin, le système auditif du tronc cérébral peut utiliser la différence de phase de l'onde sonore entre les deux oreilles pour localiser une source sonore. L’onde sonore, qui traduit statistiquement les vibrations des molécules de l’air, a une forme sinusoïdale avec des maxima et des minima. Si I'onde sonore atteignant l'oreille la plus proche se trouve à un maximum de son oscillation, il n'en va peut-être pas de même lorsqu'elle atteint i'autre oreille, sauf si elle a réalisé un nombre entier d'oscillations. Ce paramètre donne aussi une indication sur la provenance du son.
       Les neurones d'un centre nerveux nommé olive bulbaire supérieure, situé dans le tronc cérébral, évaluent donc ces trois paramètres. Le cerveau détermine ainsi précisément, dans un plan horizontal moyen des oreilles, la direction d'où provient le son. Si les paramètres sont identiques pour les deux oreilles, le son est situé juste devant ou juste derrière.
        L’analyse des réflexions des pavillons permet de différencier ce dernier cas et d’avoir une idée de la direction en altitude de la venue du son, mais moins précise que la localisation angulaire horizontale.
        A noter que le tronc cérébral reçoit des signaux de nos divers sens pour une interprétation d’urgence, transmise ensuite aux centres amygdaliens pour donner l’alerte si nécessaire, puis par l’intermédiaire du thalamus au cortex frontal.
 
        Voyons maintenant quelles ont été les études faites par Holger Schultze sur des gerbilles de Mongolie.
      Il a d’abord étudié la réponse des neurones du centre auditif à des son de fréquences diverses. Il a ainsi déterminé des cartes de zones sensibles aux différentes fréquences pures, dépourvues d’harmoniques (cartes tonotopes elles sont représentées par l’ordinateur avec des couleurs différentes.). Ces groupes de neurones s’organisent en bandes.
       Une zone qui reçoit l’influx correspondant à un son de fréquence donnée (ou très voisine, (petit rond blanc du milieu) peut inhiber les deux zones voisines, sensibles à des fréquences un peu différentes, (inhibition locale, pour renforcer le signal et mieux identifier la fréquence en cause). Cette inhibition locale permet donc de distinguer une personne ayant une fréquence fondamentale parmi d’autres ayant des fréquences fondamentales différentes.

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      Si on observe les « cartes cycliques » qui représentent les évolutions périodiques de l’onde en minima et maxima dans le temps, les neurones concernés sont situés radialement par rapport aux précédents, c’est à dire que pour une zone de neurones correspondant à une fréquence donnée, les neurones concernant les périodicité de l’ondre sont organisée autour d’elle comme des parts de gâteau.
     Si maintenant on fait entendre plusieurs sons différents, correspondant à des harmoniques différentes d’une même fréquence fondamentale, par exemple à plusieurs personnes ayant la même fréquence fondamentale, le point central est le même, (fréquence moyenne fondamentale identique), mais les neurones enregistrant les périodicité différentes propres aux harmoniques de chaque personne, sont situés sur des parts de gâteau autour du point central, chaque part de gâteau correspondant donc à un interlocuteur différent .
     Si l’attention se porte sur un interlocuteur donné, les neurones du point central peuvent inhiber radialement toutes les « parts de gâteau », sauf celle correspondant à l’interlocuteur privilégié.
     Cette inhibition s’effectue par des neurones (leurs axones et les dendrites des suivants), en mettant en jeu le neuromédiateur GABA, qui induit des tensions négatives sur les synapses et donc bloque les influx nerveux.
      Cette inhibition est provoquée par le cortex frontal qui appelle l’attention sur une voix particulière, qu’on veut entendre, au milieu des autres.
De plus il va aussi appeler l’attention des autres sens sur cette personne, et notamment de la vue, qui peut, dans l’incertitude entre deux mots, aider le centre de Wernicke à déchiffrer la parole en comparant au son, le mouvement des lèvres, voire la mimique et les gestes.
 
     Il est certain que cette aptitude à discriminer un son au milieu d’un bruit de fond est une opération tout à fait remarquable du cerveau. Elle suppose que les signaux transmis par l’oreille interne (voir mes articles des 20 et 22 avril 2008), soient excellents et que les transmissions de signaux soient rapides et parfaits, car le centre de Wernicke va en permanence comparer les sons entendus à des mots et à leur signification, donc à des appels incessants en mémoire.
     Avec l’âge (ou une maladie), d’un part les performances de l’oreille diminuent et d’autre part les cartes tonotopes dont moins performantes et ont tendance à se chevaucher. La discrimination est moins bonne et on a des difficultés à isoler ce que vous dit un interlocuteur, du bruit de fond ambiant.
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          Vous avez souvent constaté que lorsque vous vous trouvez dans un lieu où beaucoup de personnes parlent ensemble, (un déjeuner, une fête, avant ou après une réunion…), le niveau sonore est très élevé et couvre tous les bruits, les rendant inaudible un par un : la pièce résonne de toutes les voix, de tous les bruits des allées et venues, éventuellement du tintement des verres..
        Et pourtant, vous arrivez à comprendre ce que vous dit votre interlocuteur, voire à entendre des personnes voisines qui parlent de vous ou d’un sujet qui vous intéresse.
          Cela nous paraît normal, parce que nous y sommes habitués, mais notre cerveau réalise cependant un travail extraordinaire : filtrer l’information pertinente parmi tout ce bruit et ces bavardages. Aucun système électronique même très sophistiqué n’atteint actuellement les performances du cerveau dans ce domaine.
         C’est un travail très difficile car fait « en temps réel » : la personne ne répète pas sa phrase : il n’y a pas de rattrapage possible. Il faut que le cerveau évalue tous les paramètres du son et les compare à des valeurs anticipées. Ce travail est tellement pointu, qu’il est souvent à la limite de ses capacités, notamment en matière de rapidité mémorielle, et il n’est pas étonnant que cette capacité de reconnaissance en ambiance bruyante, diminue avec l’âge ou si vous avez une baisse des capacités auditives.
Colin Cherry, de l’Impérial Collège de Londres a été l’un des premiers chercheurs à s’intéresser à ce phénomène dans les années 50 et j’ai lu récemment un article sur ce sujet de Holger Schultze, professeur d’oto-rhino-laryngologie à l’université d’Erlangen Nuremberg, en Allemagne.
 
        On peut constater que, lorsqu'un sujet entend deux discours différents en même temps, il ne comprend que celui sur lequel il fixe son attention. Il ignore la seconde voix.
        
Le cerveau s'aide d’abord de la direction d'où provient le signal sonore. Les voix des diverses personnes qui parlent viennent de directions différentes et peuvent ainsi être distinguées dans une certaine mesure (j’expliquerai le mécanisme dans un autre article).
        Mais nous sommes capables de distinguer les voix de plusieurs chanteurs même si elles viennent d’une prise de son réalisée avec un seul microphone, et également si le son n’est diffusé que par un seul haut-parleur. La situation est encore plus difficile au téléphone : nous devons non seulement nous contenter d’une seule source sonore, mais nous ne l’entendons que d'une oreille, et, malgré cela, nous pouvons distinguer différentes voix,.
 
      Al Bregman, de l’université McGill à Montréal (celle de notre gerbille chevrette bien connue de Cow), pense que notre cerveau reconnaît des « objets audio », par analogie à des objets visuels, reconnus par nos yeux, en fonction de caractéristiques physiques des sons : fréquences, volume sonore, et leurs variations dans le temps.
Notre cerveau sait faire une analyse de fréquences (mais moins bien qu’un chien qui reconnaît le pas de son maître à 100 mètres !). Ainsi la fréquence fondamentale d’une voix d’homme est vers 100 Hz, alors que celle d’un enfant est vers 400 Hz. Les voyelles, qui sont les parties les plus sonores du langage, sont composées d’harmoniques (superposition de fréquences doubles, triples …) que le cerveau reconnaît.
      Mais surtout des expériences menées sur des souris de laboratoire et sur des gerbilles (pas Maud !!) ont montré que tous les bruits étaient transmis par l’oreille au cerveau, à différents groupes de neurones, mais que la concentration de celui-ci sur sa tâche de reconnaissance entrainait des blocages entre centres et que seules les informations jugées pertinentes étaient transmises aux centres utiles, et, dans le cas de l’homme et de la parole, au centre de Wernicke, qui la reconnaît et la traduit en termes significatif pour le cortex frontal.
 
      Demain je détaillerai la reconnaissance des sons au plan de l’orientation et je reviendrai sur ces blocages.

Dimanche 5 mai 2013 à 8:00

Sculpture, musées, peinture

Je voudrais aujourd’hui, en intermède, vous montrer un château fort peu connu et dont une partie plus récente a été très bien restaurée et transformée en hôtel-restaurant de luxe, tout à fait hors de mes possibilités financières (300 € la nuit et 40 à 100 € les menus !).
C’est le château de Fère en Tardennois, sur l’autoroute de l’est à 50 km de Reims, et 20km de Château Thierry et de Soissons.
Le village de Fère est petit (une commune de 3250 habitants) et possède une ancienne halle au blé intéressante au plan architectural :
 
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Et une église, Sainte Macre, rebâtie au Xème siècle :
 
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         Le château de Fère-en-Tardenois fut construit de 1206 à 1260 par le petit fils de Louis VI le Gros, Robert de Dreux, et offert par la mère de François premier, en 1528 au Connétable Anne de Montmorency, dont vous avez sûrement entendu parler en cours d’histoire, et qui fit construire un grand pont, enjambant les douves. Il a appartenu aux princes de Condé, et le domaine de chasse de 250 hectares est aujourd’hui propriété de l’Etat. Le château lui même est une ruine que l’on visite. Un hôtel de luxe est installé dans des bâtiments d'époque à proximité du château (dernière photo).
       Il paraît que si l’on visite la nuit le château en ruine on y voit des fantômes ; personnellement, je n’y ai vu que des chouettes et des hiboux !
 
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Samedi 4 mai 2013 à 9:20

Actualité

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          Vous avez dû, comme moi, entendre ou voir à la télé la nouvelle horrible de ce petit garçon américain, de 5 ans qui a tué sa sœur de 2 ans d’un coup de fusil.
          Un tel accident ne nous étonne pas, il y a tellement d’armes qui traînent chez tous les particuliers aux USA.
          Mais, ce qui m’a scandalisé, c’est que ce n’était pas une arme de ses parents, mais le fusil qui lui avait été offert pour son anniversaire de 5 années.
          Déjà, je ne trouverais pas très malin d’offrir un fusil en plastique à un enfant de 5 ans, mais un vrai fusil, qui tire de vraies balles  et lui apprendre à s’en servir !!
         J’ai appris que c’était un fusil 22 long rifle spécialement conçu pour les enfants, que la marque Crickett proposait des modèles appelés "mon premier fusil", destinés aux enfants de 4 à 10 ans. Les fusils, qui sont également commercialisés dans des grandes surfaces de la chaîne "Walmart", sont de taille adaptée aux mains des enfants. Il existe un modèle rose spécialement pour les petites filles, en bleu pour les garçons et en vert pour ? les écolos ?.
Le fabricant y propose également des livres sur le tir, des vestes de chasse, des casquettes ou encore des boucles de ceinture "Mon premier fusil".
        On vend semble t’il 60 000 fusils pour enfants par an.
        Dans certaines familles américaines, en particulier dans les Etats ruraux, les enfants chassent ou pratiquent le tir sportif. L’enfant de 5 ans avait, paraît il l’habitude de se servir de cette arme !!!
        Tout cela me semble dément, mais là où l’inconscience règne, c’est de laisser traîner des munitions à la portée de tous.

         Mon grand père à la campagne était chasseur, mais, si le fusil pouvait à la rigueur être pris par un enfant (il était toutefois attaché avec une chaine et un cadenas), les munitions étaient par contre, dans le tiroir en haut d’une armoire dont seul mon grand père  avait toujours la clé sur lui (il y avait aussi de l’argent et des papiers, dans ce tiroir).
         Et quand j’ai eu 14 ans, j’ai pu l’accompagner parfois à la chasse, mais sans fusil et je devais toujours marcher derrière lui. De plus son fusil à deux canons, était ouvert quand il marchait, et se fermait d’un coup sec en épaulant. Mais on pouvait tomber avec, ouvert ainsi, aucun coup ne serait parti.
Mon grand père en profitait pour me faire un cours sur les précautions à prendre, ne pas tirer sur ce qu’on ne voit pas, en croyant que c’est une bête qui bouge, toujours décharger l’arme quand on revient. Et je n’ai jamais eu le droit de m’en servir.

          L’accident aux USA n’est pas étonnant. A cinq ans un enfant ne sait pas ce qu’est la mort, encore moins peut il imaginer ce qu’est tuer quelqu’un. (voir mon article du 24/2/13). Si on l’emmène chasser et qu’il tire sur des animaux, sans doute aura t’il une idée de ce que c’est, mais ce sera bien pire, car il trouvera alors que c’est un geste anodin et permis.
         De plus avec les jeux vidéo où l’on tire sur tout ce qui bouge, où les adversaires morts sont de nouveau présents au jeu suivant, et où on a soi-même «plusieurs vies», le mort devient quelque chose d’anodin, sans importance et presque sans conséquence.

         Si on ne l’accable pas, je pense que le petit garçon est trop jeune pour se rendre compte de ce qu’il a fait, et que cela ne sera pas un trop grand traumatisme.
        Je me mets à la place des parents, qui sont en fait les vrais responsables de la mort de leur petite fille. Sans doute seront ils accablés pour le reste de leur vie, et peut être changeront ils d’attitude vis à vis des armes.
        Mais cela ne fera pas changer d’opinion la plupart des américains, alors que, aux USA, 851 personnes sont mortes en 2011 victimes d'une balle perdue tirée par accident et que, la même année, ces accidents ont fait environ 14.675 blessés dont 7.991 mineures et 3.569 âgées de moins de 13 ans.
Des textes de lois pour une réglementation plus stricte sur les armes à feu, déposées à la suite du massacre commis dans une école de Newtown fin 2012, ont été repoussées il y a deux semaines au Congrès.

Vendredi 3 mai 2013 à 7:29

Amour et peines de coeur

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          Tout le monde connaît l’histoire du Prince charmant de Blanche-Neige, qui vient réveiller la princesse endormie par la méchante reine-sorcière. Aucune adolescente ou jeune fille n’y croyait autrefois, mais elles aimaient parfois en rêver, car elles auraient souhaité qu’un très gentil garçon, ras aime, s’occupe d’elles et l’accompagne ainsi toute leur vie.
          On pourrait croire qu’aujourd’hui, à l’époque du petit ami, de la pilule et des familles recomposées, ces rêves ne soient plus d’actualité.
        Détrompez vous ; j’essaie d’aider des jeunes à surmonter leurs peines dues à des amours malheureuses, et je peux vous dire que beaucoup de jeunes filles sont encore romantiques, comme il y a 60 ans, du moins au fond de leur cœur. Les garçons par contre le sont beaucoup moins.
          Mais si les rêves amoureux des jeunes filles n’ont pas tellement changé, leurs désirs de vie ont évolué.
Il y a 60 ans, les garçons avaient d’abord le souhait de faire de bonnes études, d’avoir un métier intéressant et ensuite de gagner assez d’argent pour élever une famille.
         Puis ils essayaient de connaître des jeunes femmes, d’étudier leurs goûts, leur caractère, et finissaient par trouver celle qui leur paraissait être la plus apte à partager leur vie, et un amour naissait ainsi souvent. Certains cassaient, mais la plupart aboutissaient à un mariage relativement long, au moins jusqu’à ce que les enfants soient indépendants. La plupart des femmes ne travaillaient pas si le mari avait une situation suffisante pour faire vivre la famille.
        Dans les classes supérieures après le bac, peu de jeunes filles et presque exclusivement dans des licences de lettres ou des écoles de langues, pour lesquelles elles étaient plus douées que les garçons.
       Et les journaux de psychologie des femmes n’évoquaient que leurs aspirations sentimentales, leur sexualité (très discrètement) et leurs désirs d’enfants et la façon de les élever.
      J’ai connu quelques adolescentes qui étaient avec moi en prépa scientifique des grandes écoles, et qui étaient remarquables, mais on les comptait sur les doigts de la main, et les parents comme nos profs, les considéraient comme des phénomènes. Cela ne les empêchaient pas de pouvoir faire des mères de famille remarquables, mais d’être aussi des chercheuses, des professeurs, voire des ingénieurs dans une entreprise. Mais c’était une exception.
 
     Je pense que c’est cela qui a changé. A l’époque où un couple sur deux divorce, il est indispensable que la femme ait un métier, qui lui permette d’assurer son autonomie.
       Les garçons par contre, trop dispersés sur les multimédias et trop jeunes sur des aventures amoureuses, n’ont plus autant l’envie d’étudier. S’il y en a encore dans les prépas scientifiques et en médecine, il y en a peu dans les classes littéraires, et ceux en fac sont souvent dilettantes.
       Les filles au contraire ont pris le relais. Elles ont le courage de travailler dur et réussissent mieux que les garçons en médecine et la parité est presque atteinte dans les prépas d’ingénieurs ou des grandes écoles de commerce.
      J’en connais qui, entrées à l’X, Centrale ou Normale sup, rêvent de conquérir le monde, les universités, les labos de recherche, voire les entreprises, et qui se sentent au moins l’égale des hommes (et elles n’ont pas tort !).
      Cela ne les empêche pas, pour la plupart d’avoir envie d’une famille, d’élever des enfants, mais en n’abandonnant pas leur travail. Cela suppose bien sûr que la société évolue en conséquence et qu’il y ait assez de crèches, maternelles et aides à domicile.
 
      Mais elles restent romantiques en amour, partagées entre leur désir de pouvoir et le désir d’un amour fusionnel.
      La plupart ne rêvent pas d’aventures multiples. Ce sont tout au plus le moyen de connaître et de juger des capacités et de la personnalité des garçons.
     Mais elles voudraient connaître un garçon sérieux, qui les aime, qui s’occupe d’elles tendrement, qui soit un bon mari fidèle, mais aussi qui les admire et respecte leurs qualités intellectuelles.
     La plupart voudraient, comme autrefois, être aimées pour elles mêmes et fonder une famille, mais, en plus, réussir dans un métier qui les intéresse, comme les garçons.
Beaucoup des jeunes filles d’aujourd’hui ressemblent à celles que j’ai connues, il y a 65 ans, en prépa de maths, où elles préparaient, comme moi, les concours des grandes écoles d’ingénieurs.

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lancien

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