Jeudi 20 juin 2013 à 8:12

Enseignement, école, fac

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Parmi les sujets du bac celui de L, qui est sujet « bateau » et dont vous trouverez des corrigés partout sur internet :
- La science se limite-t-elle à constater les faits ?
 
             Autrefois en terminale (L et S) on lisait « la science et l’hypothèse » et « la science et la méthode » de Henri Poincaré
            Il est bien connu que la science cherche à comprendre les phénomènes, à en mesurer ou prévoir les conséquences et à en connaître les causes.
            Le chercheur observe donc les faits, cherche à les mesurer, formule une hypothèse soit théorique, soit pratique quant aux causes ou conséquences, essaie de mettre sur pied des expériences rigoureuses pour la vérifier, et si cela s’avère négatif, change d’hypothèse. De plus aujourd’hui, la simulation sur ordinateur permet de modéliser le phénomène et souvent les expérimentations ont pour but de déterminer des paramètres de cette simulation.
            Et il ne faut pas confondre : il ne faut pas fabriquer une théorie conforme à ce que le fournisseur de crédits désire prouver !!
 
            Le sujet des ES était dans le même domaine, mais plus délicat à traiter :

  Interprète-t-on à défaut de connaître ?
 
            En fait on ne sait pas trop de quoi il s’agit, car « connaître » c’est bien vague.
            Je pense qu’il s’agit des sciences, dont on put toujours contester l’objectivité; je crois que c’est Nietzsche, qui disait : « il n’y a pas de connaissances, il n’y a que des interprétations » (mais il disait aussi « connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts »).
            Effectivement les sciences « exactes » sont peu nombreuses ».
            Il est difficile en mathématiques d’interpréter sans connaître. Et par contre le raisonnement est ensuite rigoureux car il suit et applique des lois précises.
            Les sciences relativement « dites exactes » comme la physique ou la chimie, sont delà moins sûres. On peut faire des hypothèses inexactes, mais si l’expérience est bien organisée et exempte d’artéfacts, seules les hypothèses exactes aboutissent. Elles valident les théories.
            Mais que sont celles ci. ?
            Dans des domaines proches de la technique, ou très concrets, il n’y a pas de problème : on fait des mesures et on relie des phénomènes entre eux qui sont « palpables ». Il n’y a pas d’interprétation possible dans les vitesses de deux engrenages reliés entre eux par leurs dents : elles sont dans le rapport de leur diamètres.
            Mais effectivement quand on aborde des sujets très pointus tels par exemple la mécanique ondulatoire ou les particules élémentaires composant la matière et représentant les forces de cohésion, tout repose sur des calculs mathématiques très complexes. A certaines équations on fait correspondre une particule, que l’on décompose ensuite en plusieurs particules élémentaires pour expliquer qu’ensuite, la prévision des phénomènes plus fins et plus élémentaires exige, selon les cas des équations différentes. Parfois on ne saisit que l’aspect statistique, c’est à dire l’onde associée à la particule.
            Les modèles mathématiques (à grand renfort de calculs sur ordinateurs), permettent de prévoir de façon assez correcte les phénomènes, sauf les derniers découverts en bout de chaine, qui ne seront quantifiés que plus tard.
Au plan de la connaissance, c’est satisfaisant. Par contre quelle est la réalité de ces particules : ce sont effectivement des interprétations dont on ne sait pas définir la nature exacte : tout se passe comme si… Quelle est la réalité du boson de Higgs qui permet aux autres particules d’avoir une masse ?
            En biologie, l’expérimentation est plus difficile, on est dans le domaine du vivant. Les théories sont moins précises. En psychologie c’est encore plus discutable, car l’expérimentation est très sujette à caution.
            On peut donc établir statistiquement des corrélations, les phénomènes sont liés, mais déterminer les causes et les effets est aléatoire, et ce sont souvent des interprétations provisoires, en attendant d’autres faits, d’autres événements et d’autres mesures, au fur et à mesure que les méthodes d’investigation se perfectionnent.           
            Si l’on prend maintenant les disciplines qui manient les idées (philosophie par exemple) tout est évidemment interprétation, à partir d’hypothèses différentes.
            Il y a déjà souvent une certaine incertitude sur les faits (pas tous connus, mesures approchées), mais on n’est rarement certain des causes et des conséquences dès qu’il s’agit de phénomènes complexes, même si certaines connaissances théoriques sont connues (par exemple le changement climatique). Les résultats ne sont pas certains et il s’agit donc d’interprétations provisoires, en attendant mieux, plus certain et plus précis.
 
            Mais j’avoue que j’aurais un malin plaisir à soutenir aussi cette assertion en dehors du domaine scientifique.
            L’habitude de l’homme est, quand il ne sait pas, d’interpréter comme il peut.
            Quand c’est avec bon sens et logique, c’est le moindre mal, car il y a quelques chances que l’interprétation ne soit pas absurde. Evidemment on ne peut interpréter à partir du néant, mais à partir de faits.
            L’ennuyeux est que ceux-ci sont avérés ou faux, et que l’interprétation peut être également erronée, par hasard ou par négligence.
            Les meilleurs exemples sont ceux des médias, qui recherchent le sensationnel ou l’immédiat (être le premier à annoncer) et donnent donc des interprétations sans aucune vérification des faits et connaissances.
            Cela rejoint la citation approximative que j’avais en mémoire et qui était de la part de Nietzsche, de l’ironie amère :
« connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts »).
 

 

Mercredi 19 juin 2013 à 8:03

Enseignement, école, fac

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            Ceux qui suivent mon blog savent que tous les ans je m’intéresse aux sujets de philo et de français du bac (les autres sujets de maths et physique aussi, mais je n’en parle pas dans ce blog, par peur de raser mes lecteurs.)
            Je ferai donc plusieurs articles sur ces sujets de philo 2013. (pas sur les sujets d’explications de textes qui ne m’intéressent pas)
            J’avoue d’abord avoir été étonné par certains sujets :
- La science se limite-t-elle à constater les faits ? (sujet bateau !) m’a paru plutôt un sujet de S et je ne m’attendais pas à le voir poser en L
- Peut-on agir moralement sans s'intéresser à la politique ? m’a paru un sujet très intéressant, mais guère du niveau de jeunes du bac et très « casse gueule » car risquant de choquer, selon comment on le traite.
-- Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? me paraît bien mal posé ; la conscience de soi en philo (psycho) c’est habituellement soit la conscience d’être et d’exister, soit la conscience de sa personnalité, à la rigueur la conscience des règles acceptées par son surmoi. Je me demande quelle était la signification de la conscience de soi pour celui qui a posé le sujet ?
 
     
Je vais essayer de dire ce que m’inspire le sujet qui m’a paru le plus délicat à traiter :           
Peut-on agir moralement sans s'intéresser à la politique ?
 
            Ce sujet est brûlant, entre les scandales politiques qui fleurissent actuellement, les intégristes de tous bords qui veulent imposer leur idées aux autres et la nécessité quand on est au pouvoir de pratiquer une certaine concertation si on ne veut pas se comporter en dictateur.
 
            La première chose qui m’interroge dans cet énoncé c’est qu’est ce qu’ « agir moralement » ?
            Une première réponse est l’action individuelle de chacun selon sa propre morale. Celle si est héritée de la culture ancestrale et de la société du moment (les archétypes de Jung). De l’éducation donnée par nos parents ; de l’instruction que nous avons reçue qui nous met en contact avec le passé, la philosophie, les idées, les religions; de notre vie en société au milieu d’autres personnes.
            La morale qu’on nous inculque est faite de règles absolues, souvent « parachutées », et de règles logiques et pragmatiques pour que la vie en société soit possible.
            Nous acceptons la plus grande partie de ces règles morales, à l’exception de quelques unes et cela constitue ce que Freud appelle notre « surmoi ». Ces règles nous sont propres et nous souhaitons les respecter. Si notre action de leur est pas conforme, nous nous sentons coupables.
            Rien ne nous empêche à part cela de nous intéresser à la politique, mais cette morale est personnelle et vouloir l’imposer aux autres c’est faire preuve d’intolérance. Rien ne nous empêche non plus à ce stade d’ignorer la politique.
 
            Un aspect très différent est l’action non plus individuelle, mais collective, et évidemment, dès lors, puisque cela concerne tout le monde, on se rapproche de la politique. On peut difficilement l’ignorer.
            Là je me poserai deux questions bien différentes : qu’est ce qu’agir moralement au plan collectif, et l’action politique doit elle être soumise à une certaine moralité et laquelle. ?
 
            Le problème de la morale collective est qu’elle est fluctuante et varie dans le temps et selon les endroits.  Je me souviens étant jeune ingénieur avoir été surpris de constater que si, en France recevoir des « pots de vin » pour favoriser un industriel dans un marché, notamment de l’Etat, était considéré comme malhonnête et puni, dans d’autres pays, c’était normal et considéré comme un complément de salaire !!!.
            L’action morale collective est donc difficile à définir et la considérer comme absolue n’est donc pas réaliste.
            On peut évidemment partir d’une idée idéaliste que l’action morale est alors le fait d’agir pour le bien d’autrui. C’est encore plus contradictoire et on le voit bien aujourd’hui par temps de crise : le bien des riches et celui des pauvres n’est pas le même, et chacun prêche pour son cas personnel.
            En démocratie, on peut avancer un peu : il existe un perlement élu, qui vote les lois et est censé représenter les citoyens. On peut donc dire l’action morale publique est celle qui est conforme à la loi, au droit voté et institué par le Parlement et l’Administration.
            Cela a le mérite d’être clair et précis. Mais le Parlement est rarement élu à plus de 55/45%, et l’administration est tatillonne et pratique peu la concertation.
            Donc la loi peut paraître injuste à certain. Peuvent ils considérer qu’ils sont dans l’action morale s’ils n’obéissent pas à une loi qu’ils trouvent injuste, et s’y opposent de façon pacifique, voire violente.
            J’ai eu un jour une discussion avec un jeune qui pensait que, « dans cette société pourrie, il avait le droit moral de brûler les voitures des nantis ! »
 
            La loi est votée par le Parlement, mais est mise en œuvre par le gouvernement, donc chacun des membres a ses idées morales.
            N'est-il pas irréaliste et même dangereux de soumettre la politique à une morale qui se prendrait pour "la" Morale Absolue?
            On le voit tous les jours dans les états musulmans où la charia religieuse est instituée en loi pour tous et aboutit à l’intolérance et la dictature, et n’empêche pas les luttes fratricides entre sunnites et chiites.
            A contrario la loi sur « le mariage pour tous », qui se veut égalitaire, s’est heurtée à l’opposition des catholiques intégristes, qui voudraient que comme les intégristes musulmans, leur morale religieuse soit imposée à tous.
            En fait le conservatisme exagéré est similaire au péril révolutionnaire. Le Vatican veut abolir cette loi, les musulmans intégristes tuent les homosexuels, les talibans interdisent l’instruction scolaire aux femmes, l’Inquisition catholique exécutait les non croyants, voire les schismatiques, et les khmers rouges emprisonnait tout le monde, de peur de laisser un coupable en liberté.
            Imposer sa morale aboutit politiquement à la dictature d’une personne ou d’un clan.
            Je suis toujours mal à l’aise quand un Président américain clame qu’il défend le « Bien » contre le « Mal » (le mal ce sont toujours les autres !!).
            Il semble normal qu’agissant pour le bien de tous (ou du plus grand nombre), on recherche la concertation.
            Mais on est confronté alors aux idées et aux morales de chacun. Tant mieux s’il y a un socle commun suffisant, mais il peut aussi y avoir de profondes divergences, selon le sujet.
            Par ailleurs la loi doit être claire et applicable, donc concise et pas complexe à l’infini. Elle ne peut traiter tous les cas particuliers. Or les situations peuvent être très diverses. On va donc aboutie à l’impossibilité de satisfaire tout le monde.
            Face à ce choix, qui a forcément un aspect moral, on a alors trois risques majeurs que je ne développerai pas parce qu’ils sont connus : l’immobilisme, la démagogie, et l’injustice.
 
            Dernier point qui est la « réciproque »  de l’énoncé : faut il soumettre l’action politique à une certaine morale. ?
            Je pense que les récents développements sur les affaires Cahuzac et Guegan, montrent que ce serait souhaitable. Mais ce n’est pas si facile que cela.
            Mais cela doit passer par des règles de droit réalistes. La publication des patrimoines des députés n’est pas une mauvaise chose en soi, mais apparaît plus comme de la démagogie sous la pression de l’opinion publique.
 
            Finalement ce sujet m’inspire trois réflexions :
       - s’intéresser à la politique et agir en politique sont deux choses bien différentes. On peut avoir sa morale propre et « s’intéresser » à la politique.
       - l’action morale n’est pas quelque chose d’universel et il est bien difficile de définir une voie unique. Imposer « sa morale » en politique, c’est agir en dictateur.
       - la morale n’est pas l’affaire de la politique : son domaine c’est le droit et la justice. Néanmoins il ne s’agit pas d’abandonner toute morale si l’on est un homme politique, au contraire. On peut appliquer ses principes moraux à sa conduite, et on doit se conformer aux lois, mais ils ne faut pas appliquer à tous ses propres principes, sans en examiner la légitimité et les conséquences.

Mardi 18 juin 2013 à 7:33

Actualité

Un deuxième article sur les voiliers de Rouen, ici en mer au large avant d'entrer en seine

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D'abord deux voiliers russes, le Mir et le Krutzenshtern

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Puis deux voiliers Polonais le Pogoria et le Dar mlodziezy

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Enfin deux voiliers français "école"  bien connus, le Bélème et l'Etoile.
Pour être admis, il ne faut pas avoir peur de monter en haut des mâts sur les verges : c'est la première épreuve de séclectioin des jeunes mousses.

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Lundi 17 juin 2013 à 8:06

Drogue, alcool, addictions

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                   J’ai déjà publié plusieurs articles sur les effets de l’alcool sur le corps humain (30 et 31 juillet 2012), ou sur l’alcool et les jeunes (28 juillet 2012).
   Un article récent sur ce sujet m’a paru intéressant :
 
                Certaines études récentes montrent que l’abus d'alcool pendant l'adolescence pourrait provoquer des changements durables du comportement, jusque dans l'âge adulte, du fait notamment de la non-maturité du cortex frontal de notre cerveau, qui n’arrive à maturité qu’entre 20 et 25 ans.
                On savait déjà que les personnes ayant un passé de consommation d'alcool, étaient handicapées dans les situations de prise de décision complexe, comme si leur cerveau n'arrivait plus à évaluer correctement les risques, mais on ignorait si la consommation d'alcool était la cause de ces déficits, ou la conséquence.
               Des expériences récemment menées à l'Université de Seattle montrent que des rats à qui l'on donne de l'alcool régulièrement durant l'adolescence sont ensuite handicapés à l'âge adulte, même après une longue période d'abstinence, quand il leur faut évaluer la probabilité d'événements plus ou moins gratifiants.
                Lorsque l’on a habitué les rats à diverses situations de distribution de nourriture, où l’attribution d’une grande quantité s’accompagne d’un risque élevé de punition (une décharge électrique par exemple), on constate que ces rats choisissent une situation moyenne, avec un risque faible, mais u se satisfaisant d’une quantité de nourriture plus faible.
           Les rats normaux tiennent donc compte à la fois de la taille d'une récompense, et de la probabilité de la recevoir, ce qui les conduit à choisir des situations présentant des gratifications moyennes, mais plus probables, un choix qui se traduit, à terme, par plus de nourriture.
Au contraire, les rats ayant été exposées jeunes à l’alcool, préfèrent choisir la possibilité de gagner une importante quantité de nourriture, mais avec une probabilité très faible. Leur perception et leur raisonnement sontt donc biaisés en direction des perspectives alléchantes, mais irréalistes.
 
               Cette étude suggère que la corrélation entre alcool et perturbation à terme de l’esprit de décision, dans les recherches sur l'être humain va bien dans le sens d'une causalité, l'alcoolisme de l’adolescent hypothéquant durablement les capacités de décision de l'adulte, notamment dans les domaines de la vie courante, où il faut savoir peser les bénéfices et les inconvénients des décisions, dans un contexte de probabilité.
 
             Cette étude va dans le même sens que celles effectuées sur la consommation de cannabis chez les jeunes mineurs, qui montre un effet à long terme, par diminution de la capacité de décision, probablement due à une inhibition partielle de la maturation du cortex frontal.
 
                 Il reste à étudier comment cet effet intervient au plan de la neuro-chimie.

Dimanche 16 juin 2013 à 10:59

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

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            Certaines de mes correspondantes me disent qu’elles ont de mauvaises habitudes et qu’elles aimeraient s’en débarrasser.
            Elles prennent de bonnes résolutions dans ce sens, et font des efforts. Elles ont tout à fait conscience de l’intérêt d’agir ainsi (par exemple ne plus grignoter en regardant la télévision leur éviterait de prendre du poids !). Et pourtant elles n’arrivent pas à leurs fins et leurs habitudes persistent, ou si elles diminuent un temps reviennet ensuite à peu près identiques.
            Pourquoi. ?
 
            D’abord entendons nous sur le mot habitude. Il ne s’agit pas d’automatismes, tels faire du vélo, nager, conduire une voiture ou écrire un SMS. Ces automatismes, acquis au départ en réfléchissant pour faire l’action (avec notre cortex frontal), deviennent peu à peu réalisable sans réflexion (du moins s’il ne se passe rien d’anormal), et sont pris en charge par le cervelet, comme marcher et garder son équilibre.
            Ces automatismes sont pratiquement indélébile, si on sait nager et si on tombe à l’eau, le réflexe de nager est immédiat, même si on ne l’a pas fait pendant 10 ou 20 ans.
 
            Par habitude, j’entends les comportements que nous avons acquis dans un contexte donné et qu’effectivement nous répétons presque inconsciemment. Je ne parle pas de tics physiologiques, mais de comportements complexes dans lesquels il y a une part psychologique importante. En général , à l’origine, les actions correspondantes ont été acquises, soit parce qu’elles étaient nécessaires, soit parce qu’elles procuraient un certain plaisir.
            Certaines de ces habitudes peuvent être bénéfiques le plus souvent : manger certains produits bons pour la santé, faire du sport, avoir une activité cérébrale importante….
            D’autres peuvent être néfastes : certaines habitudes alimentaires, aller trop sur internet, garder le téléphone portable près de soi la nuit, attendre le dernier moment pour faire son travail, se scarifier …
           
            Les neurobiologistes ont constaté deux choses :
            - d’abord si, à l’origine les actions correspondantes sont surveillées voire organisées par le cortex frontal, peu à peu ce sont des centres du cerveau central qui prennent le relais.
            Le thalamus est évidemment concerné puisqu’il coordonne toutes nos perceptions, et l’hippocampe aussi car nos actions font appel à la mémoire.
            Mais ensuite ce sont la substance noire et les ganglions de la base qui sont concernés (voir schéma ci dessous).

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            Il semble qu’en matière de mémorisation l’hippocampe engendre des comportements flexibles et le striatum des comportements rigidifiés (les chercheurs l’ont montré en bloquant l’activité de chacun de ces éléments à tour de rôle), y compris lors de comportements simples provoqués par l’environnement ou alors dan s des apprentissages complexes nécessitant une très longue expérience des événements (la prévision météorologique, par exemple).
            - ensuite que beaucoup de ces habitudes ne correspondaient pas à l’intention initiale qui les avaient entraînées. Les actions initiales étaient ainsi motivées, mais cette intention avait peu à peu disparu, lorsque ces actions étaient devenues un rituel.
            Dès lors il n’est pas étonnant que malgré de bonnes résolutions on ne se débarasse pas aussi facilement des habitudes prises, puisque les intentions originelles n’en sot plus les causes. Les intentions de s’en débarrasser, si bonnes soient elles ne sont pas plus actives au bout de peu de temps.
 
            Alors comment faire ?
            Les observations des neurobiologistes montrent que finalement les habitudes sont davantage liées au contexte, à l’environnement. On ne les a pas dans un but donné, mais à un certain moment, dans un certain lieu, dans certaines circonstance..
            C’est donc sur l’environnement qu’il faut agir. Les psychologues ont par exemple montré qu’on perdait facilement des habitudes après un déménagement, un changement d’établissement scolaire ou de travail …
            Donc si vous voulez vous débarrasser de vos habitudes essayez d’éviter les circonstances dans lesquelles elles se produisent, et changez cet environnement, car c’est lui qui déclenche l’habitude prise.
            De la même façon, si vous voulez éviter de prendre de mauvaises habitudes, faites varier les circonstances qui les déclencheraient. Elles auront peu tendance à s’imposer.
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Samedi 15 juin 2013 à 8:27

Animaux

Suite des photos de Deniz Kabuklari sur les coquillages.

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Vendredi 14 juin 2013 à 8:17

Psychologie, comportement

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            Changer c’est apprendre de nouveaux comportements, c’est à dire la façon de se sentir dans une situation donnée, de réfléchir et de penser, puis d’agir. C’est abandonner les anciens comportements devenus inutiles ou nuisibles pour les remplacer par de nouveaux, mieux adaptés. Et cela s’apprend !

            Le premier problème : que faut il changer et quand ?
            Je crois qu’il y a trois stades d’inadaptation :
                        - d’abord si nos comportements sont vraiment inadaptés, que cela ne va plus ;
                        - autre cas nous pensons que cela ne va pas mal, mais que cela pourrait aller mieux ;
                        - enfin quand l’environnement à changer et que face à cette nouvelle situation, les comportement déjà acquis ne conviennent plus.
            Dans le premier cas nous sommes face à un problème que nous n’arrivons pas à résoudre, une situation que nous n’arrivons pas à surmonter, que ce soit dans notre vie personnelle, dans notre travail ou dans notre vie sentimentale. Là le changement s’impose, car il faut transformer le négatif en positif.
            Dans le second cas, nous voulons progresser, être plus heureux, être plus performant. Il est simplement souhaitable de changer.
            Dans le troisième cas la situation qu’elle soit négative ou positive est imprévue et nous n’avons pas eu le temps de nous y adapter : il faut donc agir pour trouver de façon urgente, de nouveaux comportements qui y soient adaptés.
 
            Que changer ?
            Il y a des choses qui dépendent de nous, et d'autres non. Rien ne sert de vouloir changer ce qui ne dépend pas de nous, c'est peine perdue.
            Parmi les choses qui ne dépendent pas de nous, il y a en premier lieu le comportement des autres, y compris l'opinion qu’ils ont de nous. Si nous comptons améliorer notre situation en changeant quelqu'un d'autre, notre compagne ou compagnon, notre enfant, notre patron, notre employé, notre professeur, nos camarades ….nous ne réussirons qu'à nous mettre sous pression nous-mêmes ou à nous fâcher avec la personne que nous aimerions influencer.
            Concentrons-nous plutôt sur ce qui dépend de nous, et seulement sur cela, sur lequel nous avons prise. II s'agit de notre propre comportement, de notre manière d'agir de penser et de ressentir dans une situation donnée, et pas le comportement d’autrui.
            Il y a donc trois aspects :
            D’abord la prise d’information, c’est à dire nos sensations.
            C'est ce que nous percevons par nos sens (la vue, l'ouïe, le toucher, etc.) et par les récepteurs qui nous informent sur l'état intérieur de notre corps (la situation de nos muscles, les battements du cœur, le rythme de la respiration, etc.).
            Les émotions sont des comportements particuliers, où la dimension sensorielle est très importante : elles surviennent lorsque, à tort ou à raison, l'organisme « sent » qu’il existe un enjeu très important.
            Après la prise d’information, nous réfléchissons : notre manière de penser, c'est ce que nous nous disons à nous-mêmes dans la situation que nous souhaitons changer.
            Ensuite vient le troisième stade de l’action. Notre façon d’agir, c’est les gestes que nous faisons dans la situation problématique, et que nous aimerions remplacer par d'autres, plus appropriés.http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/tklamar.png
 
            Tout changer à la fois peut être difficile, car un comportement est souvent trop complexe pour qu'on puisse le modifier directement.
            Alors on peut le décomposer, notamment en ces trois stades, afin d’agir sur chacun d’eux, ce qui est plus facile. Mais évidemment les trois stades ne sont pas indépendant et il y a en général des réactions réciproques entre eux, qui interviennent si on agit sur l’un d’eux.
            Mais il est en général plus efficace d’agir ainsi par petits bonds pour changer son comportement que de vouloir effectuer une révolution brutale.
            Pour désapprendre un comportement devenu inutile, c'est facile, il suffit de ne plus le pratiquer et il s'éteindra progressivement, comme les souvenirs. Pour acquérir un nouveau comportement, c'est plus compliqué.
            Deux attitudes complémentaires sont possibles :
                        - la première c’est de s'habituer à une situation nouvelle en s'y exposant de façon répétée. Au niveau élémentaire, c’est le comportement d’apprentissage décrit par Pavlov, que nous connaissons tous : un comportement ancien est appliqué à une situation nouvelle.
 Dans tous les domaines de la vie courante, nous commençons par acquérir une certaine maîtrise dans un milieu donné, puis nous transposons cette maîtrise apprise, à des situations de plus en plus éloignées du contexte où elle a été initialement acquise.
            S'exposer a n contexte nouveau de manière répétée, autrement dit « faire avec », au lieu de l’éviter, permet d’assimiler progressivement le comportement nouveau, et de faire peu à peu évoluer ses habitudes. C’est la méthode que nous appliquons souvent pour apprendre à rédiger, à présenter un document, à faire un exposé en public, en commenbçant par des cas simples et en les compliquant peu à peu.
            En outre il est plus facile de s’adapter peu à peu aux cotés négatifs et déplaisants de la nouvelle situation.
                        - la deuxième attitude est d’innover, de chercher d’autres méthodes, d’autres voies que celles actuelles, applicables au nouveau comportement et aux nouvelles situations.
            On peut rechercher des sensations différentes, de remplacer celles inutiles ou déplaisantes, essayer de voir les informations autrement. On peut aussi les interpréter différemment, avec des critères différents, penser autrement.
            Enfin on peut imaginer de nouvelles façons ou méthodes d’action.
 
            Une autre condition du succès du changement est de se fixer des buts, des objectifs précis, des stades à atteindre, quitte à les modifier, s’ils étaient trop ambitieux au départ ou mal adaptés. En effet pour que nous arrivions à changer, il faut de la continuité, de la volonté et de la motivation.
            Et changer le monde, ce dont rêvent beaucoup de mes jeunes correspondantes, commence par se changer soi-même.

Jeudi 13 juin 2013 à 7:19

Notre cerveau : émotions

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            Chaque être humain change sans cesse a mesure que le temps et l’expérience modifient peu a peu son corps et sa façon d’être, ses comportements.
            Mais, à coté des changements que nous subissons malgré nous, du fait de l’environnement et du temps, dans quelle mesure sommes-nous libres de changer ? Avons-nous le choix d’évoluer dans le sens que nous souhaiterions ?
            C’est ce que me demandent souvent mes correspondant(e)s.
            Changer, c'est apprendre de nouveaux comportements, (c’est à dire les façons d'agir, de penser et de sentir dans une situation donnée), mieux adaptés, et abandonner des comportements anciens devenus inutiles ou nuisibles.
            Mais pour changer, encore faut il bien se connaître. De plus il s’agit d’apprentissage et il faut en respecter les procédures.
            Aujourd’hui, je voudrais dire quelques mots de la conscience qu’a chaque être humain de lui même, ce que les psychologues appellent la « conscience du soi ».
           
            Quels sont les éléments qui sont responsables du fait que nous ne sommes pas des zombies, des automates qui seraient sans véritable conscience d’eux mêmes et de leur environnement. Car nous sommes conscients d’une frontière nette entre nous et l’environnement matériel ou des autres. Pour nous, nos pensées, nos souvenirs, nos motivations, nos sentiments, nos émotions, nos désirs, nos actions nous appartiennent en propre, et même si nous essayons de comprendre celles ou ceux d’autrui, nous savons que ce ne sont pas les nôtres.
            C’est la première caractéristique du « soi ».
 
            Une autre propriété du « soi » est sa stabilité apparente: nous sommes persuadés que ce cadre de nos pensées, nos sentiments, nos actions est assez constant et stable, en fait il évolue en permanence puisque chaque événement, chaque expérience influe sur notre physiologie et sur notre psychologie. Des changements profonds sont apportés insensiblement par l’éducation, l’instruction, le métier…par la vie.
   Au bout de quelques mois l’enfant maîtrise ses mouvements, entre un an et 18 mois il reconnaît son visage dans un miroir, A deux ans le langage lui apporte la conscience du « je » puis celle de ses principales émotions, dans la mesure où il peut les nommer. A l’école, ses expériences se multiplient par le contact avec les autres. Le « soi » est en pleine évolution jusqu’à la maturité.
 
   Antonio Damasio, neurobiologiste portugais qui enseigne à l’Université de Califormie, définit trois niveau du soi :


     Ce qu’il appelle le « protosoi », qui est une représentation neurologique inconsciente de ce qui se passe dans notre organisme, des défauts du maintien de son équilibre (de « l’homéostasie »). Les principaux acteurs sont l’hypothalamus (qui contrôle l’hypophyse) et le tronc cérébral, ainsi que quelques noyaux du cerveau central. Nous n’en avons conscience que lorsque l’hypothalamus fait remonter des informations au cortex frontal : (par exemple, je suis fatigué, j’ai faim …). Il semble que le cortex insulaire inférieur, à la limite des lobes frontal et pariétal, soit le centralisateur de la conscience de notre « soi corporel ».
 
     Un niveau intermédiaire, qui est une conscience de notre « soi » dans l’espace et le temps ; c’est notamment le monde de nos sensations, générées par nos organes des sens, interprétées par des centres spécifiques, coordonnées par le Thalamus, et aboutissant à des centres spécialisés de stockage des informations, dont les plus importantes sont signalées au cortex frontal. Toutefois les centres amygdaliens, les cortex cingulaire et insulaire interviennent aussi dans ce processus car intermédiaires entre ces sensations et les réactions émotives. Ce « soi » appartient au présent.
 
      Le niveau supérieur, qui est le « soi autobiographique », qui est ce que nous avons mémorisé de notre vie : tous les apprentissages événements, expériences, images .. et qui appartient donc au passé.
Il s’appuie sur le langage et sur des schémas, représentations, images, et fait donc intervenir les centres du langage, l’hippocampe (professeur de la mémoire), et tous les centres de stockage du langage, des souvenirs, des images, des concepts appris…
Evidemment le cortex frontal intervient comme coordonnateur.
 
            De nombreux neurobiologistes ont montré que dans les moments où la conscience du soi intervenait le cortex préfrontal médian, beaucoup plus actif lorsque quelque chose se rapporte à nous. Ainsi il s’active, avant même que nous ayons vu notre image dans une glace, quand nous avons l’intention de faire cet acte. Au contraire il s’active moins quand nous sommes face aux mêmes circonstances mais concernant un autre que soi.
            Dans un jeu vidéo, lex cortex préfrontal et pariétal sont davantage activé lorsqu’il s’agit des actions du personnage, cen,sé vous représenter que pour celle des autres.
 
            Cette fonction du soi, entraine aussi d’autres phénomènes : la même action n’a pas la même conséquence quand elle vient de nous, au lieu d’un tiers, car nous savons qu’elle allait arriver puisque nous en avons donné l’ordre : ainsi nous réagissons peu quand nous nous chatouillons nous mêmes.
            Nous ne nous entendons pas parler car il y a alors une inhibition des centres de la parole vers ceux de l’audition. De même certains transferts du cortex pariétal qui reçoit des sensations corporelles, vers le cortex préfrontal, n’a pas lieu si ces sensations résultent d’une action ordonnée par le cortex préfrontal (qui planifie nos actions), et qui a envoyé au cortex pariétal l’information de l’ordre d’action préalablement donné.
            Par ailleurs le « soi » aide à contrôler ses émotions en en réévaluant les paramètres.
 
            Quelques mots pour ceux qui aiment l’histoire : Héraclite en 500 avant JC disait « connais toi, toi même. Descartes vers 1600 opposait corps et esprit (voir la citation en haut de mon blog), et disait « je pense donc je suis ». Kant disait vers 1800 que l’esprit humain construit son propre monde, alors que Hégel, à la même époque, dissait que le soi était un état supérieur de la conscience. James, un peu avant 1900 considérait soi et émotions comme des fonctions cérébrales et Freud au début du XXème siècle, appelait l’attention sur le rôle de l’inconscient.
 
            Dans l’article de demain, je regarderai comment on peut évoluer soi même et changer ses habitudes, ses comportements.

Mercredi 12 juin 2013 à 7:14

Actualité

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           J'ai toujours été fasciné par la beauté des grands voiliers (encore que je ne me vois guère grimper en haut de leurs mâts, quand il y a beaucoup de vent et qu'il faut carguer la toile !!). Voici quelques images des bateaux qui étaient présents à Rouen.
             D'abord, aujourd'hui  6 grands navires prestigieux des Pays bas :

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Le Tolkien











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Le trois mâts goélette Thalassa













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L'Artemis









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le Stad-Amsterdam






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l'Atlantis









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Le Wylde Swan











et pour finir aujourd'hui, quand même un bateau franço-britannique, l'Etoile du Roy.
C'est un trois-mâts carré, reproduction proche d'une frégate britannique de la Bataille de Trafalgar, initialement baptisé Grand Turk et construit en 1996, en Turquie pour le besoin d'un film.
En 2010, il est acquis par Étoile Marine Croisières, et a été dès lors rebaptisé l’Étoile du Roy.

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            Je viens de lire un article de la revue américaine « Nature »,  qui, bien que très sérieux, m’a fait rire :
 
            Des neuroscientifiques de l'Université de Pasadena en Californie ont découvert des « neurones des caresses », en caressant les pattes de souris de laboratoire au moyen de petits pinceaux.
            Ces souris avaient été génétiquement modifiées pour que les neurones conduisant des membres à la moelle épinière deviennent fluorescents lorsqu'ils s'activent. Ils ont ainsi réussi à observer in vivo l'activation de certains neurones appartenant à une population de neurones nommés « fibres de type C » qui interviennent dans le toucher, certaines réagissent aux pincements, d'autres aux tapotements, d'autres encore aux caresses.
            Ainsi identifiés, ces neurones ont pu être soumis à l'action de drogues qui ont suscité chez les souris une sensation d'être caressées, qu’elles trouvaient, semble t’il, plaisante. (bon elles ne l’ont pas dit quand même ; cela me paraît une déduction bien humaine !!)
            Cela m’aurait quand même amusé de voir des neurones s’allumer quand je caresse mon chat !!
 
            Les neurones « somatosensoriels », situés à droite et à gauche dans la moelle épinière, émettent des influx vers la périphérie de la peau, où ils recueillent des informations de cellules spécifiques, certaines sensibles au toucher, d’autres au chaud et au froid, certaine à la pression et au choc, d’autres à la douleur.
            L’information transmise au cerveau est analysée et nous donne des « sensations ».
            Des neurones semblables à ceux des souris ont été observés chez l’Homme. Appelées fibres C tactiles, on les retrouve dans les régions de la peau susceptibles de porter des poils, donc pas sur la paume des mains par exemple.
 
            Si l'on en croit la théorie de l'évolution, l'existence de neurones dévolus à la perception des caresses tendrait à prouver que celles ci sont importantes pour vivre, puisqu'ils auraient été sélectionnés pour une fonction précise. (ma grand mère disait qu’il fallait toujours caresser les gens dans le sens des poils !! Elle n’était pourtant pas neurologue.
 
            Messieurs les garçons, si votre souris vous réclame des caresses, ne l’en privez pas et si vous êtes trop maladroit, allez voir votre neurologue, il aura peut être une potion magique pour combler cette lacune !!
            Mais ne vous trompez pas de neurones, car cela m’étonnerait que votre souris aime les pincements !
            Evidemment les journalistes commencent à les appeler « les neurones des massages » !
            Certains racontent aussi que l’on pourrait ainsi traiter stress et anxiété et peut-être retrouver la douceur et le bien-être procuré par un massage, en avalant simplement une pilule.

 

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