Lundi 10 juin 2013 à 8:02

Actualité

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            J’entends beaucoup parler, autour de moi, de l’assassinat par des jeunes d’extrême-droite, de Clément Meric, ce jeune garçon élève de Sciences Po, en raison de ses opinions politiques.
            Je pense surtout à la peine des parents de ce jeune homme, et comme tous, je suis horrifié qu’en France, on puisse aujourd’hui subir un tel sort, et j’espère que la justice condamnera les assassins à une peine sévère et exemplaire.
            Mais j’entends aussi, sur cet affaire, des réflexions qui me paraissent manquer de bon sens.
 
            Pourquoi n’interdit on pas ces mouvements d’extrême droite tout de suite ?
            Je suis d’accord que les interdire aurait une valeur symbolique dans les circonstances actuelles. Mais sur le plan efficacité, cela n’apporterait pas grand chose, car rien n’empêche les partisans et adhérents de ces groupes de refaire une association de nom différent ou de faire des exactions sans appartenir à un mouvement précis.
            Par ailleurs il n’est pas possible de faire cela sans une étude préalable. En effet une telle interdiction ne peut se faire que dans le cadre de la loi de 1936, revue par décret en 2012. Or une loi exige pour toute action des motifs, des preuves. Il serait d’un très mauvais effet que le gouvernement ayant dissous ces mouvements, se fasse ensuite désavouer par une action en justice, parce qu’il a négligé de rassembler les éléments suffisants pour justifier sa décision.
 
            Les partisans de ces mouvements extrémistes sont sûrement fichés par les renseignements généraux. Pourquoi ne les arrête t’on pas ?
            Heureusement nous ne sommes pas en France dans un pays totalitaire où règne un dictateur, mais en démocratie, où, la liberté est avant tout celle des idées et des opinions.
            Si, à cause de cet assassinat commis par certains hommes qui ne se contrôlent pas et font peu de cas de la vie d’autrui, on se met à arrêter tous ceux qui ont une certaine opinion politique, même s’ils n’ont rien fait de répréhensible, alors on se montre comme ces délinquants : intolérants, sectaires et despotiques. Pourquoi alors ne pas arrêter tous les gens d’extrême gauche, ceux de gauche ou de droite, les centristes, ou tous les musulmans sous prétexte qu’il y a des islamistes terroristes !!
            On peut aussi arrêter tous ceux qui fréquentent les stades de foot sous prétexte qu’il y a parfois des spectateurs malveillants qui commettent des exactions.
 
            Pourquoi, lors de manifs qui dégénèrent, n’arrête t’on pas tous les « casseurs » qui font des violences, cassent des vitrines ou brûlent des voitures ?
            Il ne m’est arrivé qu’une fois dans ma vie, et bien malgré moi, car j’étais là pour d’autres raisons, d’assister à une manif en train de dégénérer à la violence et à un affrontement avec les forces de l’ordre.
            Contrairement à ce qu’on croit ce n’est pas facile d’arrêter alors les délinquants. Sauf dans un affrontement direct, ceux ci ne font les exactions que lorsqu’ils sont certains que la police n’est pas encore près d’eux et ils prennent ensuite la fuite aussitôt. Ils sont par petits groupes très mobiles et connaissant bien le terrain. La seule façon de les arrêter serait que des caméras de surveillance les prennent en photo et qu’on les identifie.
            Quant à ceux qui affrontent ouvertement la police (et qui ne sont pas les mêmes à mon avis), bien sûr elle en arrête, mais c’est toujours difficile , car il y a des blessés de part et d’autre suite à ces violences. Il ne faut pas croire que ces manifestants violents vont tendre leurs mains en disant « passez moi les menottes s’il vous plaît ! ». Il ya a bagarre et en groupe : c’est presque un combat de rue, sauf que la police doit faire attention à faire le moins possible de blessés, car sius surveillance des médias et de l’opinion publique. Elle est donc en état d’infériorité.
            Et puis il y a aussi le risque d’arrêter un peu brutalement un innocent, qui se trouvait là par hasard, parce que par exemple il rentrait chez lui ou allait voir un ami. C’est ce qui m’arrivait et je me suis empressé de me mettre à l’abri dans une entrée d’immeuble, car vous avez l’impression d’être impuissant au milieu du chaos.

            Pourquoi retenir le chef d'accusation "violence ayant entraîné la mort, sans intention de la donner" ?
            Le juge d'instruction applique la loi; il regarde les faits et ne doit pas tenir compte des sentiments, émotions et passions
 La préméditation est quelque chose de précis : c'est avoir souhaité la mort de quelqu'un, l'avoir organisée, préparée puis exécutée. Là, semble t'il, la rencontre n'était pas prévue, et des échanges de paroles vives ont précédé la rixe. Il ne semble pas y avoir de préméditation, ce qui n'excuse pas le crime, mais c'est un chef d'accusation différent.
 
            Je pense que, avant de critiquer une personne, un groupe ou une institution, il faut réfléchir à la façon dont se présente la situation et aux possibilités réelles et à leurs conséquences. Et il ne faut pas juger nos concitoyens sans preuves et sans savoir exactement les circonstances et les faits. C’est l’affaire de la justice, à laquelle il faut faire confiance.

 

Dimanche 9 juin 2013 à 8:10

Bretagne

J'ai trouvé des photos de coquillages extraordinaires faites par Deniz Kabuklari et je voudrais vous en montrer certaines.

Je commence évidemment pas des coquillage de ma chère Bretagne.


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Samedi 8 juin 2013 à 7:39

Zoologie, botanique, évolution

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Les manchots sont des oiseaux qui vivent près des pôles. Pourtant ils ont des ailes atrophiées et ne peuvent voler, mais son par contre d’excellents nageurs et plongeurs.
On aimerait savoir comment ils ont acquis ces caractéristiques et se sont adaptés aux froids extrêmes.
Ils passent l’été à nager dans l’océan et à plonger jusqu’à 300 mètres de profondeur, à la recherche de poissons, de calmars et de krill, pour amasser une réserve suffisante de nourriture, pour mener leur migration hivernale dans les terres et la glace et se reproduire.
 
Comme les oiseaux ils ont des becs et des plumes, mais au fil de l’évolution de 60 millions d’années, leurs ailes se sont transformées en nageoires.
Leur dos noir, vu de dessus, se confond avec les vagues et les protège contre les prédateurs, et leur ventre blanc, vu de dessous se confond avec la surface de l’eau et les rends peu visibles à leurs proies.
Leurs pattes courtes et épaisses leur servent de gouvernail, comme à un catamaran, et leurs os denses, facilitent leur plongée en servant de lest.
Les manchots se sont bien adaptés aux froids extrêmes et les « empereurs » ( plus d’un mètre de haut et 40kg), ont colonisé le pôle sud.
 
Les paléontologues ont trouvé, en Nouvelle Zélande, des fossiles de 27 millions d’années, mais assez et plus récemment de 63 millions d’années et en bien meilleur était, qui renseignent sur l’état morphologique des manchots de cette époque lointaine.
Les manchots d’alors volaient et ressemblaient à des cormorans, avec de longs becs effilés et des ailes flexibles, mais avec des os des ailes plats et larges et plus denses comme les manchots actuelles. Ils pouvaient également nager.
Ils existaient sans doute avant la catastrophe qui a fait disparaître les dinosaures, sur un vaste continent que l’on appelle « Zélandia » et qui s’est en partie submergé dans l’océan et a dérivé vers la place de l’actuelle Nouvelle Zélande.
La température des océans était nettement plus élevée à l’époque que celle d’aujourd’hui. Les manchots, débarrassés de leur prédateurs dinosauriens, auraient alors proliféré et auraient émigré vers de nombreuses régions dont les abords du pôle austral , il y a environ 50 millions d’années.
Les manchots cherchant leur nourriture de plus en plus bas, et l’eau froide des profondeurs faisant perdre beaucoup plus de calorie que l’air, leur morphologie a évolué, avec la création d’une rencontre de vaisseaux sanguins sur l’humérus, qui crée un échangeur de chaleurs entre les divers vaisseaux et permet de compenser la perte de chaleur des nageoires, bien qu’ils évoluent pour la plupart en pays relativement chaud en surface.
Cette caractéristique leur a permis alors de pouvoir aller jusqu’aux terres australes plus froides.
Il semble que les races de manchots se sont alors diversifiées.
Certains avaient un bec long, fort et pointu, au bout d’un cou musclé et « harponnaient » les poissons. D’autres avaient une cape rouge et grise, différente de celles des manchots actuels. On a compté jusqu’à une cinquantaine d’espèces fossiles dont des manchots géants d’1,40 m et plus de 60 kg, qui sont probablement les plus migrateurs.
Actuellement la plupart des espèces restantes vivent dans des zones peu froides (moyenne 5d°) et seuls les grands empereurs affrontent des zone à -30 d), voire moins et avec des vents glacials. En plus de sa morphologie, les empereurs se serrent les uns contre les autres, en formant comme les soldats romains d’Astérix, des « tortues », réduisant de moitié leur besoin énergétique et pouvant ainsi supporter jusqu’à 120 jours de jeune et couver les œufs entre leurs pattes.
 
Cette évolution a été très lente au cours de millions d’années, comme toute évolution d’espèce.
Mais le réchauffement climatique actuel est rapide et il concerne de façon beaucoup plus importante le pôle austral. L’évolution est impossible face à un tel phénomène.
Pour les manchots de petite taille vivant en zone tempérée, le réchauffement déplaçant les courants risquent de réchauffer les eaux profondes qui seront moins riches en nourriture. Pour les empereurs des terres australes, si la glace sur les terre fond trop vite, ces animaux risquent de ne pas avoir terminé leur cycle de reproduction, et les œufs ou les bébés manchots risquent de mourir. Il faudrait que les oiseaux émigrent pour leur reproduction, mais les lieux de celle-ci sont ancrés au même endroit depuis des centaines de générations.
 
Les paléontologues sont donc inquiets pour la survie des pingouins manchots, qui, bien qu’oiseau moderne, sont le résultat d’une longue évolution, génératrice de morphologie et de comportements, qui risquent de ne pas pourvoir évoluer dans leurs habitudes, face au réchauffement de la planète et notamment du pôle austral dans les 50 prochaines années.

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Vendredi 7 juin 2013 à 18:22

            Je ne sais pas si vous avez entendu parler de cet homme qui dormait dans sa maison de Floride, aux USA, et qui a été « avalé », il y a quelques jours, par une doline.
            Ce n’est pas un animal méchant, c’est un grand trou provoqué par un effondrement du sous-sol. On trouve tout un article sur le « Courrier International » de la semaine dernière.
            Le trou qui s’est créé en quelques secondes s’est peu à peu agrandi et a englouti une partie de la maison, dont les autres habitants ont pu fuir. La cavité faisait 9 mètres de diamètre et autant de profondeur. ! Les maisons voisines ont été évacuées. Il semblerait que la cavité se soit agrandie depuis (photo ci dessous), et qu’elle fasse maintenant 30 mètres de diamètre et 15m de profondeur.

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            En Floride, il est courant voir se former naturellement ce type de trous.
Le sous-sol est en effet composé surtout de roches calcaires, qui peuvent se dissoudre lorsqu’elles entrent en contact avec des eaux souterraines acides. Des cavités souterraines se forment alors près de la surface, et lorsque la roche n’est plus assez solide pour supporter le poids de ce qui est posé dessus, elle s’effondre, formant une « doline ». Malheureusement le phénomène n’est guère prévisible, sauf sondages.
         La cause initiale peut être des pluies torrentielles ou acides ayant amené de l’eau dans les sous-sols ou encore de ruptures dans des systèmes de canalisations ou d’égouts, voire dans certains cas la montée de nappes phréatiques, ou au contraire la sécheresse, car l’eau des nappes phréatiques pouvait « supporter » en surface, la roche déjà en partie effondrée, et si la nappe d’eau s’assèche, cet étai disparaît et la roche s’effondre.
            .
En juin 2010, une énorme doline s’est soudainement formée dans la ville de Guatemala et a englouti un immeuble de trois étages. D’après les géologues, le trou mesurait quelques 20 mètres de diamètre pour une profondeur de plus de 70 mètres. Il aurait été provoqué par des pluies torrentielles et un défaut dans le système d’égouts. (photo ci dessous).

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            Les trous peuvent être aussi assez petit, mais profonds et on voit tout à coup un arbre ou un poteau disparaître, aspiré dans le sol, comme si on l’avait tiré par les racines.

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            On a répertorié en Floride des milliers de dolines.
                       
            Certaines dolines, mais qui ne se forment que progressivement par effondrements successifs peuvent être géantes et alors un lac naturel en occupe le fond.
            Si vous regardez une carte de Floride, voyez le nombre de petits lacs !

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            Les USA ne sont pas le seul pays des dolines ; On en trouve en Amérique du sud et il y a eu de tels effondrements spectaculaires en Chine : vous trouverez une vidéo à l’adresse suivante : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/lextreme-en-video-aspire-dans-les-entrailles-de-la-terre_45792/

Jeudi 6 juin 2013 à 7:40

Photos, photos comiques

Je disais, à propos des robots de compagnie, que l'on aimait donner aux objets des caractéristiques humaines, et qu"on aimait qu'ils nous ressemblent.

         Kaa m'a adressé, et je l'en remercie, une série de photos d'internet, qui montrent bien cet aspect; je vais vous en soumettre quelques unes.

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Pare choc de voiture étonné













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Réveil en colère,









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L'église oiseau











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La fermeture éclair Pirhana








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L'église horrifiée













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Les boîtes fatiguées







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La maison étonnée,





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L'avion joyeux

Mercredi 5 juin 2013 à 7:38

Sciences et techniques

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Hier je parlais de Paro, le phoque dans les hôpitaux et maisons de viellards, et de Pléo, le dinosaure, compagnon des enfants.
Ce qui est certain c’est que Paro plaît aux personnes âgées qui ont moins l’impression d’être seule, un peu comme si elles avaient un chien ou un chat.
Quant aux petits enfants, Pléo est plus qu’un compagnon, c’est presque un frère. Non seulement c’est un compagnon de jeu, mais il est de leur âge, et ils s’aiment mutuellement.
Cela intrigue les psychologues qui se demandent quelle peut être la relation homme-robot, aujourd’hui et demain avec des robots plus mimétiques de l’être humain.
 
              En fait ce que nous aimons dans notre chat ou notre chien, c’est qu’ils aient des comportements, qui nous ressemblent et qu’on ait le sentiment qu’ils se comportent comme nous, surtout sentimentalement. On n’aime pas une bête qui vous déteste, on ne s’attache à elle que si elle nous aime.
            Les études de psychologie ont montré la même chose : les robots sont d’autant mieux perçus qu’ils nous rappellent nos congénères, animaux ou hommes.
            Mais si les « robots animaux » apportent une compagnie aux enfants et aux personnes se sentant très seules, les études montrent que des robots ressemblant trop à l’homme et ayant un comportement très humain inquièteraient plutôt. On sait qu’ils ne peuvent remplacer un être humain et on craint alors qu’ils nous supplantent, étant plus résistants que nous. Cela dit de tels robots n’existent que dans les films et romans de fiction.
            Cependant des robots ayant la forme humaine, et peu performants par rapport à l’homme sont mal acceptés, de même d’ailleurs que des robots chiens ou chats.
            Les études semblent montrer que nous sommes d’autant plus enclins à attribuer à des robots des qualités humaines, qu’ils nous ressemblent physiquement. (c’est vrai aussi pour un robot ayant l’aspect d’un animal domestique, auquel nous attribuons tous les comportements de cet animal. Quand il ne se comporte pas comme on s’y attend (par manque de performances), cela nous perturbe.
            De plus ces études montrent que le robot n’intéresse que s’il a une utilité : pour les enfants ou les vieillards, c’est de venir soulager leur solitude. Pour les adultes qui n’ont pas ce problème, il faut que le robot ait une autre utilité, domestique par exemple. Mais la valeur sentimentale en est exclue.
            Cependant dans des expérimentations où le robot était mêlé à un jeu, une certaine relation s’établissait entre l’homme jouer et la machine, car l’homme essayait alors de comprendre son raisonnement, comme il le fait face à un autre humain. Il finissait par parler de ce robot, comme si c’était un ami avec lequel il jouait.
 
            Ceci rejoint ce que les psychologues appellent la « théorie de l’esprit », nom qui, personnellement, me paraît prétentieux et peu adapté.
            Qu’est ce que cette théorie, qui a été faite, en 1978, par des spécialistes américains des primates, David Premack et Guy Woodruff, de l’Université de Pensilvanie ?
            La théorie de l'esprit est notre capacité à attribuer à autrui un état mental différent du nôtre, de l’évaluer et d'en déduire des conclusions quant à son comportement, ce qui implique de créer un modèle mental de l'autre ; on aurait mieux fait de parler de modélisation au lieu de théorie !)
            Cette modélisation semble être une caractéristique exclusivement humaine ; elle n'a pu être démontrée que sous forme rudimentaire chez les primotes et est très frustre chez les autres mammifères.
            Dès leur plus jeune âge, les enfants forment des représentations mentales : par exemple, ils suivent le regard d'autrui,  et ils comprennent qu’ainsi, en observant ce que regarde l’autre, ils vont en déduire des informations.
            Cette capacité de « théorie de l'esprit » n'est entièrement développée que lorsque l'enfant comprend que les autres personnes ne disposent pas nécessairement des mêmes informations que lui, et n’en tirent pas forcément les mêmes conclusions.
            Le but est évidemment de comprendre et d’anticiper les intentions d’autrui.
            Les enfants dont le développement est normal maîtrisent cette capacité entre quatre et cinq ans; toutefois ils commencent à s’y exercer dès un an à 18 mois.. Les enfants autistes n’en sont souvent pas capables avant l’adolescence.
     Mais l’observation n’est pas simple, car il est parfois difficile de différencier ce qui découle d’une bonne connaissance des comportements de l’autre d’une projection des représentations ou des croyances. : on peut percevoir et comprendre les conduites d’autrui en se réglant sur son comportement habituel et sans forcément lui prêter un « esprit », ou des « croyances ». C’est ce que font les animaux.
     Des chercheurs se sont demandés si les étapes d’acquisition de la théorie de l’esprit étaient universelles. C’est le cas, d’après une enquête menée auprès d’enfants appartenant à cinq cultures différentes : le Canada, l’Inde, Samoa, le Pérou et la Thaïlande. Partout, la théorie de l’esprit est définitivement acquise avant l’âge de 5 ans.
     Une autre piste de recherche porte sur les liens entre théorie de l’esprit et le langage. Après avoir fait de la théorie de l’esprit une condition d’apparition du langage, on pense aujourd’hui que le développement des deux aptitudes est une « coévolution » de l’intelligence.

     Lors de tâches de ce domaine, deux zones du cerveau sont particulièrement actives, le cortex préfrontal médian, et une zone entre le lobe pariétal et le lobe temporal. L’amygdale et le cortex cingulaire sont aussi activés.
     Il est curieux de constater que lorsque nous sommes devant un animal de compagnie, ou devant un robot tel que Pléo, et que nous l’observons pour déterminer ensuite nos actes et nos relations mutuelles, ce sont ces mêmes zones qui s’activent dans notre cerveau, et ce, d’autant plus qu’ils ont une attitude humaine.
     Cela n’intervient pas si nous observons un robot d’aspirateur ou de cuisine.
            La théorie des neurones miroirs » est aussi une des explications de ces capacités humaines de modélisation de la pensée d’autrui (voir mon article du 23 mars 2008.)

Mardi 4 juin 2013 à 7:25

Sciences et techniques

   Comme toute personne un peu curieuse je m'intéresse aux robots et à la robotique.
            Mais les robots qui coupent l’herbe ou qui aspirent automatiquement votre appartement ne sont pas tellement extraordinaires, et s’ils sont utiles, ne sont pas spécialement sympathiques.
 
            Alors je me suis intéressé aux « robots de compagnie », destinés surtout aux enfants et aux vieillards. Dans cet article je vous en décrirai deux et dans un prochain article je m’intéresserais aux aspects psychologiques du contact homme-robot.

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Voici d’abord PARO, le petit phoque aux vertus thérapeutiques, destinés aux vieillards qui finissent leur vie en maison ou à l’hôpital et souffrent de la solitude.
         Les premiers prototypes de Paro, développés par Takanori Shibata, de la société AIST, datent de 2001, après une longue étude commencée en 1993.
Ce bébé phoque aux grands yeux noirs est recouvert d'une fourrure blanche synthétique, hypoallergénique, antibactérienne et très peu salissante. Son squelette métallique contient des centaines de capteurs tactiles reliés à une petit ordinateur, ainsi que d'autres capteurs - lumière, son, position et température - qui lui permettent d'interagir de plus en plus finement avec son utilisateur, le tout protégé par un bouclier électromagnétique afin de ne pas dérégler un pacemaker ou des appareils électroniques de mesures physiologiques.
Ce robot est doté d’un programme qui lui permet un certain apprentissage et d’apprendre peu à peu au contact des hommes, à interagir selon les comportements de ses utilisateurs.
Ainsi lorsqu'une personne touche Paro, il s'anime, bouge la tête, la queue, cligne des yeux, les ferme quand on le caresse et émet des petits cris semblables à ceux d'un véritable bébé phoque. Paro se blottit contre l'utilisateur, lui réclame de la "nourriture" (une recharge de sa batterie via une prise-tétine) ; il est également capable de mémoriser le nom qu'on lui donne, il apprécie les remerciements et les félicitations. Il peut aussi exprimer différentes émotions : la surprise, le bonheur ou même la colère. Il reconnaît le jour et la nuit pendant laquelle il dort.
Il a été homologué par l’autorité américaine du médicament.
Il n’y en a que 2000 exemplaires en service, dont 300 en Europe, car son prix est élevé, environ 4000 € HT.

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Le robot PLEO est encore plus extraordinaire : c’est un petit « dinosaure de compagnie » vert aux yeux bleus, qui arrive chez vous comme un bébé et devient enfant, puis adolescent (d’esprit, mais il ne grandit pas en taille !). Il a été v-créé au Japon, mais est commercialisé par la firme Innvo Labs Corporation, basée à Hong Kong et aux USA.
Pléo est complexe : sous une peau en caoutchouc, il comprend 6 ordinateurs, (deux « intelligents », et 4 de servitudes et automatismes), 14 moteurs, une centaine d’engrenages, iun système de vision à caméra infrarouge, des micros et haut-parleurs, des capteurs de posture et d’inclinaison, des capteurs dans la peau et un capteur infrarouge dans la bouche pour détecter les aliments.
Il coûte environ 300 €.
Là encore Pléo est capable d’apprentissage et d’adaptation.
Pléo est d'abord un nouveau-né, il ouvre ses yeux pour la première fois, s'ajuste sur la luminosité et sur le son. Il commence à essayer d'avancer maladroitement puis apprendra à marcher correctement, en fonction des entraînements proposés par son maître.
Petit à petit il développe sa propre personnalité aux côtés de son propriétaire. Pleo, dort, mange, pousse de petits rugissements, se promène tout seul et réagit aussi aux sollicitations extérieures et à la moindre caresse. Il explore son environnement, étudie votre doigt et va jusqu’à vous lécher la figure.
Puis il devient adolescent et développe des émotions : curiosité, étonnement, peur ; il peut être joyeux et joueur, vexé ou honteux, (si vous lui faites des remontrances). Mais comme avec un animal, vous avez l’impression qu’il vous aime. Vous lui apprenez son nom, mais vous pouvez lui apprendre à danser et à chanter, mais pas encore à lire et écrire lol.
 
Comment est ce possible qu’un robot puisse apprendre ainsi ?
On a copié sur l’homme :
Je vous ai souvent parlé des centres d’apprentissage, où quand vous essayez er vous faites mieux que la fois précédente, certains neurones sécrètent un neurotransmetteur : la dopamine. Cela incite à continuer dans la même voie ; au contraire si l’essai est moins bon, l’absence de
Chez l’animal, quand vous le dressez, vous lui donner une récompense quand il réussit, un poisson à un phoque, une otarie ou un dauphin, de la viande au tigre, un petit bout de chocolat au chien … (nota : une souris d(ordinateur au chat, cela ne marche pas !).
Le robot, c’est pareil, chaque fois qu’il réussit, qu’il progresse, un signal électrique le lui dit : c’est l’équivalent de la dopamine ou de la récompense.
 
Evidemment pour l’instant c’est limité à des tâches simples : il n’y a que des ordinateurs et pas un vrai cerveau derrière. C’est pour cela qu’il vaut mieux un robot phoque ou dinosaure. Avec un robot chien, on se rendrait trop vite compte de la différence avec une b^pete réelle, dotée d’un vrai cerveau. Par contre on pourra un jour apprendre à un robot à parler correctement, à lire et à écrire ; pas à un animal (sauf les singes supérieurs auxquels on apprend le langage des sourds-muets).

 

Lundi 3 juin 2013 à 8:09

Photos, photos comiques

La mer et l'océan me hantent toujours un peu quand je reviens de Bretagne.

Les plantes et animaux de mers sont souvent superbes.

Quelques photos provenant d'internet.

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Dimanche 2 juin 2013 à 8:01

Zoologie, botanique, évolution

  Notre «chevrette» franco-canadienne bien connue sur Cow, Maud, bien que transformée provisoirement en «gerbille», me donne souvent des renseignements intéressants pour mes articles, et je l’en remercie.
    Sans doute ses conditions de travail actuelles l’ont fait s’intéresser au camouflage et elle m’a signalé un article sur la façon dont la vipère du Gabon essaie de se faire passer inaperçue dans les herbes des forêts du pays.
    J’ai pensé que cela vous intéresserait peut être de connaître un peu cet animal (que je ne connaissais pas non plus, mais sans doute est ce une familière de Kaa) et j’ai donc cherché de la doc sur la question. J’ai pu lire l’article original de Marlène Spinner, zoologue de l’université de Bonn, dans la revue britannique «Nature Scientific Reports», et de nombreux articles plus journalistiques existent dans la presse récente, qui se copient d’ailleurs les uns sur les autres.

    Qu’est ce que cette «vipère du Gabon de l’Ouest» dont le nom savant est «Bitis gabonica rhinocéros».
    C’est la plus grande des vipère, entre 1m et 1m50, parfois jusqu’à 2m pour les femelles, diamètre environ 12 cm (une jambe humaine), et peut peser entre 8 et 12 kg.
    Les photos ci dessous sont tirées du site «funreptiles».

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    Elle possède une tête large et aplatie de forme triangulaire, a de grands yeux à pupille elliptique et de petites cornes situées sur le museau entre les narines, d’où son nom de rhinocéros.
    Repliés dans sa bouche, d’énormes crochets à venin, qui injectent une très grande quantité (10 ml) de venin neuro et hémo-toxique, mortel si on ne vous injecte pas rapidement le sérum spécifique.
    La vipère du Gabon a une très belle robe naturelle : les dessins géométriques qui ornent son corps sont d'une grande diversité de couleurs : jaune, violet, bleuté, brun, beige et noir. Ils sont disposés de telle manière que, même sur le sol de la forêt tropicale où elle vit, cette vipère passe tout à fait inaperçue. Ces dessins s’assimilent aux irrégularités du sol (feuilles, cailloux …). Ils ont pour effet d’effacer le contour de l’animal.
    Voici une photo de l’environnement herbu : cherchez l’animal : il est en bas à droite.

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    Elle chasse la nuit et peut manger des proies de la taille d’un lapin, ou d’une petite gazelle, mais elle mange surtout des rongeurs.
    Vis à vis de l’homme, elle est peu agressive, et préfère la fuite ou l’immobilité, mais même si elle reste sans bouger, tout à coup elle peut frapper très rapidement, sans avertir. Toutefois quand elle se sent menacée, elle expire et produit un sifflement.
    Elle vit sous les feuilles et les accidents ont lieu lorsque quelqu’un qui ne l’a pas vue, marche sur elle.
    Ovovivipare, la femelle va donner naissance de 8 à 43 petits (15 à 20 en moyenne), après une gestation d’environ un an.. A la naissance, les petits serpents mesurent de 24 à 37 cm.

    L’étude dont parlent les journaux est celle de l’origine technique du camouflage que lui confère son corps, faite aux universités de Bonn et de Kiel, et qui décrit la structure des écailles de la peau de la vipère.
    Certaines de ces écailles sont d’un noir intense, qui s'entremêlent avec des écailles blanches et brunes sur le dos de la vipère, et ne réfléchissent qu'une faible partie de la lumière qui leur parvient, créant ainsi des «zones d’ombre», qui permettent à l'animal de se fondre parfaitement dans son décor végétal. De plus, les diverses colorations des écailles et de leur absorptions de rayonnement, permettent de contrôler la température de son corps.
    A la surface de ces écailles, notamment noires, on trouve des «nanostructures».
Je rappelle que un nanomètre = un millionième de millimètre : c’est l’ordre de dimension de l’ADN (2 nm), alors qu’un virus fait une cinquantaine de nm, et l’atome de graphite environ 0,1 nm. On fabrique actuellement des matériaux et des objets de dimensions voisines de 100 nm, (métaux et carbone notamment), qui possèdent des propriétés physico-chimiques différentes du matériaux habituel de grande dimensions

    Les chercheurs allemands ont montré, par observation au microscope électronique, que les écailles noires de la vipère ont la forme de feuilles enchevêtrées, hérissées de petites structures nanométriques aux arêtes vives et orientées différemment les unes par rapport aux autres. Elles réfléchissent mutuellement la lumière, finissant par la piéger.
    La photo ci-dessous tirée du rapport allemand, montre le détail de ces structures.

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    Une étude physique complexe de réflectométrie a été faite pour comparer la réflexion et la diffusion provoquée par les diverses écailles, selon les diverses longueur d’onde de lumière visible.
    L’étude fait aussi une analyse des conditions physiques d’éclairage des sous-bois africains, ainsi que du comportement des végétaux au sol et montre que les caractéristiques du camouflage de la vipère, le plus perfectionné parmi les serpents, est particulièrement bien adapté à cet environnement

Par contre les écailles noires absorbent de la chaleur et sont donc visibles avec une lunette infra-rouge.

    Outre la curiosité zoologique, cette technique naturelle pourrait être imitée pour réaliser des matériaux qui absorberaient davantage la lumière et la chaleur.
    Ces matériaux pourraient notamment être utilisés au plan militaire, en matière de camouflage.

Kaa m'a envoyé une très belle photo de cette vipère, qui montre bien ses cornes de "rhinocéros". Je la publie à postériori ci dessous :

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Samedi 1er juin 2013 à 8:40

Psychologie, comportement

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     Il m’arrive assez souvent de regarder le contenu de l’enseignement fait à mes petits enfants, à leurs camarades ou à de jeunes correspondants, soit au niveau du bac, soit en faculté. Evidemment, je ne m’intéresse pas qu’au sciences, mais aussi au français ou à la philosophie, et à la psychologie.
    Autrefois, au cours de philo, on découvrait les philosophes et psychologues qui ont marqué l'histoire de la pensée de l'Antiquité jusqu’au XXème siècle. Certes Platon et Kant n’étaient pas très amusants, Spinoza, Hegel et Nietzsche n’étaient pas facile à suivre, mais Piaget, Bergson et Binet nous replongeaient dans un monde plus récent et expérimental. L’enseignement sur Freud se limitait à l’inconscient et le moi et le surmoi.
    Je suis très étonné de ce que, au niveau du bac, cette étude un peu panoramique des philosophes et psychologuee a presque disparu, de même qu’ezn français l’étude systématique de beaucoup de grands auteurs, au moyen de «morceaux choisis».
    La culture générale et l’ouverture d’esprit disparaissent avec, et cela de peur que les élèves soient obligés de faire un effort pour suivre.
    En psycho, à la fac, je suis encore plus étonné car on semble presque réduire la psychologie scientifique contemporaine à Freud et à la psychanalyse, et croire que l'un et l'autre sont encore influents à l'échelle mondiale.
    J’ai vu une statistique de 2005 concernant les publications au niveau mondial de ce domaine, et je vous montre ci-dessous le «camembert» correspondant. Sur environ 103 000 articles, la psychanalyse et Freud ne représentaient que 1722 articles , soit 1,7 %.

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    Cette répartition ne se limite pas aux publications scientifiques, mais elle se retrouve aussi dans les manuels scolaires américains. Si Freud apparaît à la fois dans les théories intéressant la psychologie en général, et en tant que théorie spécifique dans le cadre de la psychanalyse, son importance est réduite : en 1995, dans un des principaux manuels américains, la théorie freudienne n'occupe qu'une dizaine de pages sur è’à soit 1,4%; même chose au Canada.
    Certes je ne nie pas l’apport de Freud, qui a été important pour son époque, encore qu’on l’ait exagéré, car il n’est pas le seul de son temps à avoir imaginé l’inconscient. Sa théorie du moi et du surmoi est simple et assez réaliste.
    Mais c’était un obsédé sexuel, et ses théories sur la psychologie de l’enfant apparaissent totalement inexactes au vue de la neuropsychologie actuelle. C’est étonnant que l’on parle encore en fac d’une théorie aussi périmée que le complexe d’Oedipe !
    Et par contre on parle peu de Jung, certes difficile à comprendre et à lire, mais bien plus intéressant au niveau d’applications encore valables.
    Quant à la psychanalyse, Freud écrivait à Jung qu’elle n’avait qu’une efficacité extrêmement réduite! Pourtant la plupart des psychiatres que je connais ne jurent que par lui, même si heureusement, ils s’intéressent aussi à des théories plus récentes.

    Les enseignements du monde entier ont relégué Freud au rang d'auteur presque banal, à l'influence décroissante, parce que normalement obsolescent. Pourquoi cette popularité spécifiquement française de la psychanalyse, ce qui est d'autant plus curieux que le nombre de personnes ayant suivi ou suivant une cure psychanalytique est faible dans la population générale. La plupart des gens vont voir leur médecin
généraliste qui leur prescrit un anxiolytique ou un antidépresseur, domaine où les Français
sont champions du monde, puisque l’on compte cinq millions de consommateurs de
benzodiazépines ou de Prozac.
    Quand j’ai passé mon bac en 1947, (l’équivalent de S en juillet et de L en septembre - (uniquement philo et science naturelles dont les programmes étaient différents), le programme de L comportait la moitié de l’enseignement en «psychologie» : la perception, la mémoire, l'intelligence, la personnalité, et le cours de sciences naturelles complétait cet enseignement, avec le peu que l’on savait sur le cerveau, le sommeil, le génèse du fœtus, le langage.
    Toutes ces notions passionnantes sur nous même ont presque disparu de l’enseignement. Le programme officiel ne parle plus que de conscient et inconscient, et la plupart du temps de façon erronée car il ne tient pas compte des connaissances biologiques sur ce sujet. On ne parle guère que de Freud et de Lacan. Et si encore c’était amusant et récréatif, mais avez vous lu des textes de Lacan. Il faut lire trois ou quatre fois chaque phrase pour essayer de comprendre !
    La philosophie n’est elle donc plus une «science humaine» ?

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lancien

sortir de la tristesse

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