Mercredi 31 juillet 2013 à 8:23

Psychologie, comportement

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              Les préférences cérébrales
représentent un schéma théorique de notre personnalité, des règles statistiques en quelque sorte, qui permettent d'anticiper en partie nos comportements dans des situations données.
             Comment évoluent elles au cours de notre vie?
 
            Voyons à quoi elles correspondent à l'origine, à notre naissance;
            Je vous ai souvent dit que le cerveau d'un bébé ne contenait que les mécanismes de fonctionnement nécessaires à la vie, et que c'était alors des centres de neurones spécialisés, à l'énorme potentiel, mais quine savaient encore pas faire grand chose et allaient peu à peu apprendre par apprentissage, à saisir des objets, marcher parler, écrire et lire et faire de nombreuses actions en emmagasinant connaissances et expérience.
            Si dans l'embryon, les neurones se différencient selon leurs futures fonctions, et les axones poussent vers des dendrites de neurones adaptés à ces fonctions, en final ultime les connexions par synapses se font au hasard, et donc tout cerveau est différent du voisin, même ceux qui se ressemblent comme c'est le cas des jumeaux.
            Même si tous les humains normalement constitués ont les mêmes centres, ceux ci ne se sont pas développés exactement de la même façon et la densité de connexion est différente d'une personne à l'autre.
            On sait maintenant pas mal de choses sur le fonctionnement du cerveau, mais un comportement est un acte très complexe mettant en jeu presque tous les centres et on ne peut donc le comprendre en détail. On ne sait donc pas à quoi correspondent les préférences cérébrales innées, mais elles résultent certainement du "câblage" de notre cerveau et des différences de production de neurotransmetteurs au niveau des synapses, ainsi qu'en ce qui concerne les vitesses et quantités d'information transmises d'un centre à l'autre.
            Il est certain que par exemple, chez un "L", logique, c'est surtout le cortex préfrontal qui contribue aux décisions, alors que chez un "V", valeurs, ce sont plutôt les centres du cerveau émotionnel. Chez un extraverti, certains centres du cortex cingulaire qui interviennent dans nos rapports avec les autres ont probablement un potentiel plus grand et son cortex frontal est moins sollicité dans des réflexions personnelles.
            Donc nous avons des tendances innées qui resteront vraies toutes notre vie. C'est notre nature même (de construction si je puis dire), et elles ne peuvent changer totalement. Elles sont plus faciles à utiliser, surtout dans notre enfance.
 
            Voyons ensuite comment nos préférences cérébrales évoluent dans l'enfance et à l'adolescence.
            L'enfant subit un apprentissage très intense entre sa naissance et six/huit ans, car il va apprendre de très nombreux automatismes, des connaissances élémentaires, et une expérience certaine de la vie et de son entourage. Les terminaisons nerveuses correspondant à ce qu'il apprend vont se multiplier, alors que d'autres synapses, peu utilisées vont disparaître.
            Les attitudes préférées sont plus faciles à utiliser et donc l'enfant va les utiliser davantage et donc il va développer ses préférences cérébrales au détriment des attitudes non préférées, sauf si ses parents et éducateurs s'y opposent.
            On voit très vite si l'enfant est E : il a besoin de ses parents de copains, s'ennuie tout seul, parle beaucoup (même pour ne rien dire). Si ses parents favorisent ces tendances, l'enfant les développera et par contre ses tendances introverties disparaîtront; il sera à 90% extraverti. Si au contraire ses parents freinent ses tendances naturelles, il développera moins son extraversion et un peu son introversion. Il deviendra extraverti à 60% par exemple.
            On voit assez vite aussi la tendance naturelle J/P à l'aptitude à suivre ou à ne pas aimer un programme préétabli, à être à l'heure ou non, et à faire son travail en avance ou au dernier moment. Mais le rôle de la famille est là plus important. Un enfant par exemple J et dont la famille a des habitudes de P, aura un comportement peu à peu P, mais en souffrira, car ce n'est pas sa préférence, qui est alors contrariée.
 
            Pour les fonctions cérébrales S/G et L/V, le problème est différent, car il y a une hiérarchie entre ces fonctions, différente selon les préférences E/I et J/P des individus (voir mon article du 6 octobre 2010).
            Par exemple un IGLJ a une hiérarchie des fonctions correspondant au schéma ci dessous. Il garde pour lui sa fonction principale préférée G, et a comme fonction secondaire sa préférence L qu'il utilise dans le milieu extérieur. Au contraire, un EGLJ montre sa fonction préférée L, et conserve pour son usage la fonction secondaire G.
 
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            L'enfant va d'abord développer sa fonction préférée primordiale. Sauf intervention des parents et éducateurs, il ne développera sa fonction préférée secondaire qu'au début de l'adolescence.
            En général il cherchera à développer sa fonction tertiaire lorsqu'il arrivera à l'âge adulte, et ne saura se servir de sa fonction cachée qu'à l'âge mur, voire jamais. Là encore son entourage pourra accélérer ou ralentir cette évolution.
            L'instruction constitue également un apprentissage. Le latin, les mathématiques et la formation scientifique développeront à la fois les préférences S(observation) et G (théories, schémas, prévisions) et la décision L ainsi que l'attitude J. Les sciences humaines (français philo, histoire, langues) la décision V et l'attitude E.
 
            En définitive, nous avons des préférences cérébrales innées que nous conserveront toutes notre vie, tendances qui font partie de nous et qui ne changeront jamais.
            Par contre notre environnement, et surtout notre éducation et l'instruction que nous recevons peuvent développer ou freiner le développement de ces préférences ou bien développer les attitudes et fonctions antagonistes.
            Notre personnalité est donc acquise à jamais, mais évolue lentement dans la vie, en même temps que notre "moi".
            Aller contre le développement de nos préférences peut selon le cas, nous être bénéfique (en développant l'attitude ou la fonction non préférée, et en nous rendant ainsi "ambidextre" dans ce domaine), ou au contraire nous perturber plus ou moins.
 
            Par contre il ne faut pas confondre les préférences cérébrales, qui sont des schémas statistiques, avec les comportements qui sont nos actions physiques ou intellectuelles réelles et ponctuelles de tous les jours.
            On peut garder les mêmes préférences cérébrales et changer certains de nos comportements rapidement, comme lorsqu'on arrête de fumer.
             On ne change donc pas de personnalité, car on ne change pas nos préférences cérébrales innées et elles n'évoluent que lentement au cours de notre vie. Mais certaines personnes appellent aussi "personnalité" l'ensemble de nos comportements de tous les jours (ce qui n'est pas conforme à la psychologie). Alors pour elles cha,ger de comportements c'est chsnger de personnalité. C'est une source de malentendus.
            J'en parlerai dans un prochain article.

Mardi 30 juillet 2013 à 8:36

Photos, photos comiques

Suite des panneaux insolites, avertissements, interdictions, panneaux bizarres... ou truqués !

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Lundi 29 juillet 2013 à 8:03

Psychologie, comportement

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            Je disais hier que ies préférences cérébrales représentent un schéma théorique de notre personnalité, des règles statistiques en quelque sorte, qui permettent d'anticiper en partie nos comportements dans des situations données.
            Nos comportements sont classés en quelques grandes catégories typiques, (5 à 10; le "big five" américain en retient 10, l'indicateur de types de Myers-Briggs - MBTI - 4, et j'en utilise en général 8.).
            Chaque catégorie de comportements est composée de deux "attitudes types" antagonistes (par exemple extraverti "E" et introverti "I"), et l'une des deux (par exemple I), est la préférence, si dans plus de 50% des cas vous vous comportez selon cette attitude.
            Mais vous pouvez, si vous êtes faiblement introverti, vous comporter 60% des cas en I et 40 % en E. Par contre une personne très introvertie sera I dans 80 ou 90% des cas. (c'est l'intensité de la préférence).
            Donc on pratique toujours plus ou moins les deux attitudes, l'une des deux, la préférée étant pratiquée plus souvent, donc de façon plus naturelle et plus aisée.
            Prenons le cas le plus simple le MBTI, qui ne comporte que 4 catégories de comportements types, donc 8 possibilités d'attitudes types différentes.
            Parmi celles-ci, nous avons 4 préférences; si nous prenons toutes les façons de grouper ces préférences, nous trouvons 16 possibilités qui sont ce que l'on appelle les "types de personnalité" de Myers-Briggs.
 
            J'ai fait de nombreux articles sur ces préférences, auxquels on pourra se référer
Dans la théorie MBTI, les quatre catégories de comportements types sont :
            - l'attitude dans le milieu extérieur. Est ce lui et les autres personnes qui sont primordiales et on est extraverti (E) ou est son milieu intérieur, ses pensées et on est alors introverti (i).
            - l'attitude vis à vis des événements : veut on les maîtriser et privilégier la décision : on est alors "jugement" (J), ou préfère t'on s'adapter, en recherchant le maximum d'information : on est alors "perception" (P).
            - la fonction perception de notre cerveau : perçoit on les informations en les détaillant pas à pas, sous forme d'énumération, (on est alors "sensitif S"), ou de façon intuitive, globale et selon des schémas et théories (on a alors la préférence "global G")
            - la fonction décision de notre cerveau : prend on de décisions en analysant logiquement et objectivement faits et conséquences (on est alors "L logique"), ou intuitivement et subjectivement selon nos goûts et valeurs (notre préférence est alors "valeur V".
           
            J'y rajoute personnellement quatre autres attitudes :
            - l'influence du milieu extérieur sur nos réactions : est on "optimiste" ou "pessimiste" ?
            - la réaction immédiate émotive de notre cerveau aux événements et stimuli extérieurs : ressent on une émotion immédiate intense ou est on au contraire est on très vite objectif.?
            - notre attitude vis à vis de la pensée des autres : est on tolérant ou intolérant ?
            - notre réaction vis à vis des groupes : est on influençable ou indépendant d'esprit.
 
            Ces préférences cérébrales sont des théories, des schémas qui peuvent aider à comprendre certains comportements et certaines réactions ou conflits ou à se connaître soi même, et c'est donc un outil d'évolution. Mais il faut être conscient de quatre grandes limites principales :
 
            - Chaque attitude type, recouvre en fait de nombreux types de comportements et d'ailleurs on les divise souvent en sous-catégories; à titre d'exemple le schéma ci dessous représente un certain découpage des préférences E/I en sous-préférences, qui concernent :
                        - la nécessité de contacts humains permanents ou la possibilité d'occupations individuelles;
                        - le besoin de diriger une équipe;
                        - la propension à parler spontanément ou à réfléchir à ce qu'on va dire;
                        - la tendance à se livrer aux autres ou à rester réservé:
                        - l'écoute vos à vis d'autrui.
On pourrait sans doute trouver d'autres sous-catégories de comportement.
 
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            - Comme on l'a dit en début d'article, la préférence n'est pas manichéenne. On peut utiliser de façon importante l'attitude qui n'est pas préférée, notamment dans des circonstances particulières.           
            Il est par exemple courant qu'une personne qui est introvertie, ait des comportements extravertis au sein d'un groupe limité d'amis.
            On peut même avoir des attitudes plus fréquentes pour une sous-préférence correspondant à l'attitude non préférée. Par exemple une personne introvertie peut avoir tendance à prendre la direction des groupes, au sein desquels elle se trouve.
 
            - Enfin ces préférences ne sont que des schémas généraux, alors que nous avons des milliers de comportements à tous les instants de notre vie. Elles peuvent avoir une certaine valeur statistique, mais elles en représentent en aucun cas tous nos comportements.
            Il est donc essentiel de bien distinguer nos préférences cérébrales, qui ne correspondent qu'à un schéma théorique, et nos comportements réels de tous les instants.
            On a par exemple, tendance à tort, de confondre timidité et introversion : même s'il y a sûrement pus de I que de E timides, un E peut être timide et un I ne pas l'être. La timidité est beaucoup liée à la non-confiance en soi qu'à l'introversion.
 
            - Une autre exagération est la tendance de vouloir expliquer tout notre stress, toutes nos souffrances à partit d'inadéquation de nos préférences cérébrales. Certes des différences de préférences peuvent expliquer désaccords et conflits entre deux personnes, mais par contre la plupart de nos problèmes de stress sont dus en fait à des désirs non satisfaits par la réalité, et cela sans lien avec nos préférences cérébrales.
 
            Les préférences cérébrales sont donc un outil précieux pour prévoir quels seront une partie de nos comportements, mais il faut alors une analyse très précises de ces préférences, et d'autre part être conscient qu'elles n'expliqueront pas de nombreux cas particuliers.
 
 
            Dans le prochain article, j'essaierai d'expliquer comment les préférences cérébrales peuvent évoluer lentement dans le temps, et dans l'article suivant, comment nos comportements peuvent eux aussi évoluer, mais beaucoup plus vite, notamment quand ils nous dérangent..

Dimanche 28 juillet 2013 à 8:14

Psychologie, comportement

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           En discutant avec mes correspondantes, je m'aperçois que certaines explications que je donne sur mon blog sont insuffisantes et que cela peut entraîner des malentendus ou des difficultés de compréhension, pour des questions de vocabulaire ou d'interprétation des diverses notions.
            C'est notamment le cas de la "personnalité" et des "préférences cérébrales" dont je parle souvent. Je vais donc revenir sur ces notions dans plusieurs articles.
            Je vais préciser aujourd'hui ce que sont ces préférences cérébrales par rapport à la personnalité et au comportement.
Demain je regarderai comment nos préférences cérébrales influent sur notre comportement
            Dans un autre article ultérieur, j'examinerai comment ces préférences et aussi la personnalité, peuvent évoluer au cours de a vie, notamment pendant la jeunesse.
            Je rappellerai d'abord que le terme latin "Persona" a une origine grecque, et représentait le masque des acteurs dans le théâtre antique; il y avait 12 sortes de masques, qui représentaient les divers types de comportement des hommes, et donc cela caractérisait le rôle de l'acteur, qui n'avait droit qu'à un seul et même masque par représentation : celui de son personnage.
 
            Avant de parler de personnalité, je vais parler de la notion de "moi", en me servant des schémas ci dessous.

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            Le "moi" : c'est d'abord la conscience de soi, d'être, d'exister (quand on est réveillé, la fréquence des neurones de perception étant à 40 Hz environ). Les animaux ont dans ce sens un certain moi", mais avec des limites (une toute simple, la plupart ne se reconnaissent pas dans une glace).
            Le moi c'est ensuite un état physiologique : les sensations venant de notre corps et qui arrivent au cerveau, purement physiologiques ou représentant certains affects.
            Les sensations venant du corps c'est d'abord le toucher, mais c'est aussi la position et l'état de nos membres, de notre tête, de nos muscles, et certains renseignements sur nos organes internes, notamment viscéraux, mais aussi fonctionnels (par exemple essoufflement)
            C'est aussi certains mécanismes devenus automatiques de la "mémoire procédurale" (rôle en particulier du cervelet) : marcher, parler, lire - écrire, taper sur un clavier, conduire un vélo, une auto, jouer d'un instrument de musique ....).
 
            Le "moi" c'est ensuite notre "mémoire perceptive" : les sensations que nous percevons à un instant donné, pour la plupart inconsciemment. Seules certaines informations sont transmises au cortex frontal, qui les utilise et en fait le tri et demande ensuite la mémorisation de certaines d'entre elles.
            Notre "mémoire épisodique ou chronologique qui stocke tous les souvenirs de notre vie, et les garde consciemment ou non jusqu'à l'oubli.
            C'est aussi notre "mémoire sémantique", l'ensemble de nos connaissances, triées et classées en arborescences logiques.
            C'est enfin nos pensées notamment abstraites, notamment les réflexions et projections sur l'avenir de notre cortex préfrontal.

            Pour être complet, il faudrait y rajouter le "surmoi" de Freud : les règles de conduite (et de morale) que nous acceptons d'appliquer, les ayants reçues de nos éducateurs et de la société, les ayant triées et critiquées, avant de les faire nôtres.
 
            Mais on peut classer ce moi autrement : (deuxième schéma) :
                        - le moi inconscient, qui est donc caché à tous;
                        - le moi réel conscient mais caché, que nous réservons à nous mêmes (ou à quelques privilégiés).
                        - le moi réel que nous montrons volontiers aux autres (d'autant plus que nous sommes extravertis).
                        - enfin le moi que nous souhaiterions être et que nous cherchons à montrer aux autres bien qu'il soit faux.
            Ces deux derniers aspects du moi sont ceux que Jung appelle la "Persona" : le personnage que nous jouons vis à vis des autres, dont une partie est réelle et l'autre non.
           
            Enfin une troisième façon de voir le moi est dynamique : il y a d'une part les perceptions que nous faisons et la façon dont nous les faisons, (car la réalité est une, mais nous la percevons autre, et nous n'en comprenons souvent qu'une partie, voire biaisée), et les comportements que nous avons, que ce soit des actions ou des pensées et sentiments internes (affects).
 
            Qu'est ce au milieu de tout cela que la "personnalité", ou ce que l'on appelle communément le "caractère", bien que ce terme ne soit pas utilisé en psychologie.
            La personnalité est la façon la plus probable que nous avons de nous comporter, face à certaines circonstances ou événements, et qui permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée, le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles, familiales ou individuelles.
            En psychologie, on la représente au moyen de "traits" ou de "types".
            Mais ce terme de "personnalité" est ambigu, car la plupart des personnes le confondent avec celui du "moi" et d'autres y voient tous nos comportements quels qu'ils soient, alors que nous pouvons nous comporter de façon différente de ce que nous devrions faire , en suivant notre personnalité.
 
            Quelle est la place des préférences cérébrales issues des "types psychologiques" de Jung. Ce sont en quelques sortes des règles statistiques qui permettent de prévoir notre comportement dans des circonstances données.
            Les préférences cérébrales, si on les connaît suffisamment (voir mon prochain article), sont donc un schéma théorique de notre personnalité, qui permet d'anticiper en partie nos comportements dans des situations données.
 
           

Samedi 27 juillet 2013 à 8:43

Photos, photos comiques

  J'ai fait en 2010 plusieurs articles en intermède, sur des panneaux de signalisation divers, ou de noms de localité, qui étaient humoristiques.
            Je viens de retrouver sur l'Internaute, quelques panneaux que je ne connaissais pas et je vous les montre donc pour vous distraire. Je vous en montrerai d'autres dans 3 ou 4 jours.
Les 5 premiers préviennent de dangers, et les deux derniers sont des interdictions originale, la dernière en Bretagne, bien sûr !


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Vendredi 26 juillet 2013 à 8:30

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

J'ai entendu ce taureau venir de droite; que faisait cette bête vicieuse à gauche ?
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            Vous l'avez déjà lu sur mon blog, le cerveau humain contient environ 100 milliards de neurones, chacun étant connecté à ses voisins par des prolongements microscopiques, les axones et les dendrites, qui établissent des points de contact de très petite taille (environ un micromètre, la "fente synaptique" séparant l'axone de la dendrite étant de l'ordre de 25 nanomètres), nommés synapses, qui reçoivent l'influx nerveux provenant d'un axone et le transmettent, après intervention d'un neuromédiateur chimique, qui va libérer des ions calcium et créer ensuite une polarisation dans la dendrite dont la propagation constitue ensuite, l'influx nerveux.
            Chaque neurone est en moyenne connecté à 10 000 synapses, ce qui représente environ 10 15 connexions.
            Quand les neurones sont ainsi connectés par des milliers de synapses, il faut attendre qu'un nombre suffisant de synapses soit activé pour que l'information soit transmise. En effet le neurone additionne les flux positifs et négatifs et ne déclenche un influx nerveux que si la somme de ces flux atteint une certaine valeur.
            Ce délai d'attente peut varier énormément selon les circonstances, ce qui peut être prohibitif pour certaines actions.
            Il existe donc diverses sortes de neurones et notamment certains n'ayant qu'une seule synapse géante. L'avantage est de transmettre l'information avec une très bonne précision temporelle : quand l'influx nerveux arrive à l'extrémité du premier neurone, elle est transmise immédiatement au suivant, grâce à cette synapse unique : le temps d'attente est nul.
            Quelles sont les situations où le cerveau ne peut pas se permettre un délai d'attente variable et où une synapse unique géante est alors précieuse?
            On en connaît au moins une: la détection des sons.
            Lorsque nous localisons la direction d'un son, le cerveau calcule la différence de temps entre la réception du son par les deux oreilles. L'information, pour être fiable,  doit donc être transmise à la même vitesse des deux côtés. Si, à cause d'un délai trop long, une oreille mettait plus de temps que l'autre à transmettre son signal au cerveau, alors qu'elle aurait reçu le son la première, nous pourrions croire que le bruit d'un véhicule arrivant vers nous de la droite, viendrait de la gauche, ce qui serait très dangereux. On trouve effectivement de tels neurones dans le noyau olivaire où a lieu la détection des sons.
            Des neuroscientifiques de l'Université de Lausanne ont montré que la croissance de cette synapse géante est orchestrée par un petit nombre de gènes (environ 6), qui font croître le bouton synaptique jusqu'à ce qu'il entoure totalement le corps cellulaire du neurone cible et éliminent par ailleurs les autres synapses qui pourraient s'établir entre les neurones.
            C'est un résultat de l'évolution, les personnes qui n'avaient pas ces gènes risquaient de faire des erreurs directionnelles quant aux objet faisant du bruit, et dans de nombreux cas de perdre la vie (aux temps préhistoriques, il n'y avait certes pas d'automobile pour vous écraser, mais les bêtes sauvage et les êtres hostiles étaient nombreux).
            Finalement, seuls les gènes donnant naissance à la synapse géante ont survécu... avec celui qui les portait.
           

Jeudi 25 juillet 2013 à 8:31

Actualité

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            L'été, en Bretagne, la famille sur place est à géométrie variable, et on fait les courses tous les jours à la boulangerie, deux fois par semaine au marché et trois fois au supermarché;
            Le supermarché est un lieu amusant tour observer les gens, leurs habitudes et leurs comportements.
 
            Cela commence au parking : le mauvais conducteur toujours pressé qui se croit sur l'autoroute et fonce, au risque d'écraser les piétons et d'emboutir une autre voiture, tout cela pour gagner une place à la sortie du parking et attendre deux minutes que le flot des voitures sorte par l'étroite sortie, sur une rue très passagère.
            La personne distraite, qui recule de sa place sans regarder et se paye un chariot que la dame qui le poussait a été obligée de lâcher pour ne pas se faire bousculer elle même.
            Le gros gars tout rouge et furieux , parce que un autre lui a fauché sa place (on ne saura jamais qui était le premier sur place !), et abreuve cet intrus d'injures, qui feraient rougir le capitaine Haddock.
            La voiture qui croit que le parking lui appartient et occupe deux places, ou celle qui prend le tournant de l'allée tellement à gauche, qu'elle se trouve nez à nez avec celle qui en face tenait sa droite, se retrouve coincée par une autre qui avançait derrière, et tout reste bloqué plusieurs minutes, jusqu'à ce que quelqu'un se dévoue pour essayer d'organiser une mparche arrière et essaie d'en convaincre tous ces gens énervés.
 
            Les allées trop étroites du magasin sont aussi le théâtre d'incidents divers. 
            Une ado de 15 ou 16 ans qui pousse à fond la caisse, son chariot avec son frère dedans, quia bien 15 ans. Leurs parents devraient leur payer des tours de manège à la plage !
            Le jeune excité qui prend l'allée principale pour une route nationale et fonce en poussant son chariot, bousculant les autres au passage et finit, à grand fracas, dans le présentoir des boîtes de conserves, pour avoir pris un virage sur les chapeaux de roues; (les roues avant sans volant, c'est traître !).
            La dame désinvolte qui traîne derrière elle un chariot, sans regarder où il va, et cogne tout le voisinage et ne s'excuse même pas. Elle a même embouti ainsi un autre chariot et a dit froidement : "vous ne pouvez pas faire attention !".
            Les gens qui font la queue, chariot devant eux, qui tient la place de 3 personnes, devant l'étal du traiteur (il a des plats cuisinés remarquables et à des prix très raisonnables). La queue fait le tour du magasin, et crée des embouteillages. Alors qu'il y a divers endroit où on peut laisser son chariot et venir y déposer des emplettes faites à pied, bien plus vite.
            Une gentille vieille dame, qui ne peut se séparer de son petit chien, mais dans un supermarché, c'est interdit. Alors elle le cache dans un grand sac au fond de son chariot. Mais le chien est curieux et il sort la têteet regarde autour de lui jusqu'à ce qu'il reçoive une petite tape. ALors il rentre dans son sac en grogant. Bourreau de chien !!
            La dame, sans doute de préférence cérébrale "P", qui ne peut se décider, prend quelque chose, revient le déposer, puis le reprendre quelques minutes après, et a ainsi du mal à remplir son chariot, alors que la mère de famille nombreuse a un chariot qui déborde et lâche tous les mètre un objet dans l'allée.
            Le monsieur aux grosses lunettes, qui tripote tous les fruits de l'étal, et dit "merde-merde" chaque fois qu'il en trouve un d'abîmé.
 
            Il y a aussi les gens qui téléphonent, et comme il y a un bruit de fond important, ils parlent fort et tout le monde profite de leurs propos.
            Le monsieur très sérieux, pas souriant, qui n'a pu abandonner son travail et donne de son smartphone, des instructions à son assistante au bureau. A sa façon de parler, un pourrait presque décrire son style de management. Et cela mobilise son attention, et il se trompe dans des achats et dit 3 ou 4 fois "Zut ce n'est pas ce qu'il me fallait", ce qui laisse perplexe sa secrétaire qui ne sait pas qu'il est au supermarché.
            La dame qui raconte sa vie et ses vacances à ses amies. On sait, non seulement le temps et la température qui sévissent, mais tout ce qu'elle a fait, tout ce qu'elle a vu à la plage, l'humeur de son mari et de ses enfants, son opinion sur ses voisins de location, et tous les vêtements qu'elle doit encore devoir s'acheter pour être sortable.
            Et l'épouse très soucieuse du bien être de la famille, qui demande au téléphone à chacun ce qu'il voudrait manger. Evidemment il y a ceux qui s'en moquent, puis ceux qui n'aiment pas certains plats, ceux qui ont des envies, et rien ne s'accorde. Finalement ils s'étaient mis d'accord, au bout de 10 minutes pour du poisson, mais la sole est trop chère, le bar n'est pas assez brillant, la "perche du Nil" n'est probablement pas bretonne, et horreur, "il y a une mouche qui se promène à pied sur le colin" et sa fille au bout du fil, qui lui suggère "faudrait mettre de l'anti-moustiques sur les poissons; ils peuvent se payer cela au prix où il les vendent."
 
            il y a aussi les tenues vestimentaires : la jeune punk à la chevelure verte et sa copine aux cheveux rouges-vif; le jeune garçon au jean plein de trous et de plages élimées, guenille achetée au prix d'or, et dont une découpe mal placée laisse voir son string.
            La dame "ara", avec son tee-shirt rouge, son short jaune vif et ses chaussettes bleues et des chaussures vertes fluo.
            Une grande girafe, qui cache son cou trop long, avec une dizaine de tours de colliers divers, qui cliquettent chaque fois qu'elle tourne la tête.
            Un "roast beef", en chemise aux couleurs du drapeau british, et au shorts au dessous du genou, pendu à son téléphone pour savoir si Kate a enfin mis son petit bas, et qui me demande si on peut mettre une casserole remplie d'eau sur un barbecue, pour faire bouillir un magret de canard. Béotiens !! Ils devraient aussi y faire chauffer la "pale ale", pour faire râler Astérix.
            Sans parler de la petite nana, qui se croit sur la plage, et vient avec un maillot deux pièces mini, s'étonne qu'on la regarde et tremble de froid au rayon des crèmes et yaourts.
 
            Bref un supermarché, c'est amusant, car c'est un condensé de notre civilisation, mais évidemment les gens que l'on remarque, sont uniquement ceux, pas assez discrets pour passer inaperçus. Et puis j'ai l'esprit mal tourné !!

Mercredi 24 juillet 2013 à 7:56

Architecture

La mode architecturale est actuellement aux tours, car la surface au sol ne permettrait pas de loger la population future du monde dans des habitations traditionnelles. En intermède, quelques tours de par le monde.

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Les "tours dansantes de DubaÏ, trois tours de 65 étages










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La tour la plus haute du monde, à Dubaï également : 828 mètres


















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Un hôtel de Dubaï, en forme de voile de dériveur







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Une "tour suppositoire" à Londres
















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La tour Sharp, à Londres, en cours d'achèvement, qui sera la plus haute d'Europe : 325 mètres
















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Les tours Petronas à Kuala Lumpour


























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Enfin une tour française à Courbevoie, la tour "first", la plus haute de France : 231 mètres (avant la tour Montparnasse)

Mardi 23 juillet 2013 à 8:05

Tristesse, désespoir

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           Certaines de mes correspondantes sont tristes et, sans être vraiment en dépression, ont tout de même des idées noires, un souci permanent, qui les fait toujours penser à ce qui ne va pas.
            Certaines même, se vexent un peu si on cherche à les aider (elles prennent cela à tort pour de la pitié, ou pour une critique de leur attitude), et par contre, si on ne le fait pas, se plaignent d'être seule et que personne ne les comprend.
            Les anciens pensaient qu'il y avait dans le corps plusieurs "humeurs" dont le sang, et croyaient aussi que l'influx nerveux était liquide. Pour eux, la tristesse venait d'un mauvais fonctionnement de la rate : "splen" en grec.
            De là est venu le terme anglo-saxon "spleen".
 
            J'ai souvent fait des articles sur les idées positives et négatives, sur l'optimisme et le pessimisme, sur les remords de ce que l'on a mal fait, et les regrets de ce qu'on n'a pas su ou voulu faire.
            J'ai il y a quelques jours fait un article sur la différence entre culpabilité, honte et embarras, et un commentaire m'a beaucoup plu, car il répondait tout à fait à ce que je pensais de ces problèmes Je le cite pour que vous n'ayez pas à le rechercher.
 
 
" Certaines personnes ne ressentent aucune culpabilité de leurs actes. Je peux comprendre le fait que personne ne soit parfait, mais il faut quand même avoir le courage de reconnaître ses erreurs. J'en ai fait par le passé, je pense en refaire, mais ce sont avec ces erreurs que j'avance. Comme je fais des mauvais réglages pour avoir le bon clichés, je fais des erreurs pour ne plus les recommencer. Je pense que c'est comme cela qu'on se construit et qu'on devient la personne qu'on est aujourd'hui (mais là je dérive sur qui nous somme, une bâtisse jamais finie, basée sur l'expérience humaine)"
 
            Cela est très vrai : zéro erreur, cela n'existe pas plus que le risque zéro.
            Des erreurs on en fait, on en refera, malgré toute l'expérience qu'on peut accumuler.
            Alors à quoi bon les regretter car c'est du passé auquel on ne peut plus rien.
            La conduite sage, c'est d'examiner les faits, les raisons, les conséquences. De tirer les leçons pour essayer de ne plus refaire la même erreur. Puis de tourner la page et de penser au présent et à l'avenir.
            Et il ne faut pas reprocher à quelqu'un d'avoir fait une erreur. Certes si quelqu'un a été lésé, il faut que réparation soit faite, et certaines fautes graves sont sanctionnées par la loi.
Mais la première erreur doit bénéficier de circonstances atténuantes. Par contre la récidive ne le mérite plus, car cela montre qu'on n'a pas su tirer les leçons de la première faute.
 
            non seulement il ne faut pas regretter les erreurs passées, mais il ne faut pas non plus craindre celles de l'avenir. Si on a tiré les leçons du passé, il est peu probable de refaire les mêmes erreurs, mais il se présentera certainement de nouvelles circonstances où il sera difficile de savoir ce qui doit être fait.
            La seule chose à faire, sera d'analyser au mieux la situations, les conséquences des divers actes possibles, et de faire au mieux.
 
            Mais ce n'est pas parce qu'il y a toujours possibilité d'erreur, parce que la loi de Murphy nous dit que sa probabilité n'est pas nulle et qu'il se trouvera bien un jour quelqu'un pour la faire, ce n'est pas une raison pour nous lamenter et penser en permanence aux choses désagréables qui peuvent nous tomber sur la tête (mêm si c'est paraît il, une tradition gauloise).
            Si l'on veut être heureux il faut nous forcer à plutôt regarder le verre à moitié plein que le verre à moitié vide, à ne pas voir partout une catastrophe imminente, à ne pas se croire malheureux(se), à avoir une confiance minimale en nous, et à lutter plutôt que geindre.
 
            Ayant eu la chance de correspondre avec de très nombreuses personnes, plus ou moin gâtées ou torturées par la nature, j'ai toujours été surpris de constater que les plus affectées n'étaient pas forcément dans une situation catastrophique, et qu'au contraire, celles qui avaient des problèmes difficiles, notamment des maladies s-qu'il fallait supporter, le faisaient avec une certaine sérénité et une espérance en l'avenir.
            L'un des remèdes quand on se sent en angoisse, est aussi de regarder les malheurs des autres et de les comparer aux siens. On s'aperçoit souvent alors que notre situation n'est pas si mauvaise que cela, et que si on réagissait positivement dans l'action et la préparation du futur, nos malheurs s'estomperaient sans trop de peine.

Lundi 22 juillet 2013 à 8:44

Enseignement, école, fac

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            Je me suis aperçu que j'avais parlé des sujets de philo du bac 2à&", mais pas des sujets de français. Ceux-ci m'intéressent pourtant aussi.
            Les deux sujets de L ou de S + ES comportaient un exercice proche du cours portant sur les textes joints à l'énoncé du sujet, puis soit un commentaire, soit une "invention" qui prolongeait ces textes soit une dissertation.
            Ce sont évidemment ces sujets de dissertations qui m'intéressent. Les voici :
 
            - Pensez-vous que toute création littéraire soit, d'une certaine manière, une réécriture? (L)
            - Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires? (S + ES).
 
            Ces interrogations sur le métier d'écrivain et de romancier sont intéressantes.
            Je pense que la première question n'est pas particulière à la littérature, mais qu'on pourrait poser une question analogue pour toutes les activités et la créativité artistique.
            Comme le disait Pasteur des microbes, il n'y a pas de génération spontanée.
Toute construction de notre pensée ne crée pas ex nihilo et s'appuie sur nos sensations passées et donc sur notre mémoire. L'innovation, même en sciences, c'est de rapprocher des données en mémoire, que les autres personnes n'ont pas encore songé à rapprocher et c'est cela la créativité, cet art de mettre ensemble des choses qui ne le sont pas habituellement.
            La littérature n'échappe pas à ce phénomène.
            Bien sûr on peut rester très proche d'un modèle, d'une situation, voire d'autres récits existants, ce qui est le cas dans la parodie, le pastiche, la réécriture d'anciens succès dans un environnement différent (c'est très courant au cinéma).
            L'énoncé du sujet parle de "création littéraire", donc d'une œuvre qui ait une certaine originalité, qui fasse preuve d'imagination.
            En fait l'auteur va puiser en lui même et dans sa vie, dans les hommes qu'il connaît, dans les situations et environnements qu'il a traversés, ou qu'il a au minimum, rencontré dans sa documentation, ou dans ses études sur le tas.
            Son imagination va marier ainsi des situations et des personnes réelles différentes, qui ne se sont pas rencontrées réellement, mais il va évidemment broder sur les détails, partir de choses "possibles" pour en créer de nouvelles, qui leur ressemblent plus ou moins.
            Le problème de la créativité ce n'est pas d'innover tous azimuts, mais de créer à partir d'éléments différents proches de la réalité, un ensemble cohérent, qui ne soit pas invraisemblable, mais qui paraisse suffisamment différents de ce que nous connaissons.
            Toutefois la meilleure créativité n'est rien si le romancier n'a pas le don de nous intéresser et dont une écriture de qualité.
 
            Le second sujet m'amuse, car je pense évidemment tout de suite aux médias et à la soif d'extraordinaire et de sensationnel des journalistes.
            Ce qui me gêne un peu dans l'énoncé c'est "le doit il nécessairement". Il me semble que le romancier a le choix; et il me semble qu'il manque un but poursuivi, une conséquence. Pourquoi cette orientation d'êtres extraordinaires : pour réussir et être lu ? pour sa propre satisfaction de créateur ? Etre conforme à des règles, des habitudes ?
            Evidemment le romancier qui écrit un roman de fiction, un conte, un roman d'aventure héroïque ne peut se contenter de personnages trop proches de la réalité quotidienne, et il se doit de créer des personnages imaginaires et sortant de l'ordinaire, qui soient ou deviennent des héros. L'Iliade, l'Odyssée, la chanson de Roland, les romans de chevalerie en ont montré le chemin.
            Le personnage n'est pas forcément un héros au qualités ou dons extraordinaires, mais le personnage doit être suffisamment original par certains aspects, ne serait ce que psychologiques, en bien ou en mal.
            Mais tous les romans ne sont pas de ce type, et la plupart se passent dans notre monde, dans la réalité, et donc même s'il s'agit d'un héros, il doit se trouver dans un milieu qui ait une relation avec celui que nous connaissons.
            En fait si le personnage n'est pas en accord avec l'environnement, avec un minimum de réalité, il va nous apparaître comme décalé, comme invraisemblable. Le romancier doit adapter ses personnages aux situations et au décor dans lesquels il les place.
            Certains romans ont connu du succès tout en étant des romans autobiographiques, et donc sans vraiment souci de recherche de l'extraordinaire.
            Dans beaucoup de romans, il n'y a pas vraiment un héros, mais un ensemble de personnages, qui peuvent avoir des caractéristiques très différentes. La description d'un milieu, d'une société, d'une profession, qui nous plonge vraiment dans un environnement donné, peut impliquer des personnages très différents, sans véritable "héros" et être cependant passionnant.
            Je crois que pour qu'un roman nous intéresse ou nous touche, il faut qu'il nous implique suffisamment, qu'il nous fasse nous identifier, sinon à un personnage, au moins à l'histoire, aux lieux ou aux sentiments et émotions, que nous ne soyons pas uniquement spectateurs, mais un peu participants.
            
            Finalement quelque soit le caractère des personnages, un roman ne nous passionnera que si le sujet est intéressant et s'il est bien écrit. Le talent du romancier fait plus à mon avis que ses personnages.

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