Jeudi 11 juillet 2013 à 8:36

Sciences et techniques

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  Les microprocesseurs, les microordinateurs et les gros calculateur ont fait des progrès extraordinaires en 40 ans.
 
            Leur puissance s’exprime notamment avec une unité au nom bizarre, le « FLOPS » (cela ne fait pas sérieux) mais c’est le nombre d’opérations par seconde (OPS), en virgule flottante (floating point), c’est à dire en chiffres utiles décimaux (exemple 25 487, 5 et 0,000654786 seront exprimés avec le même nombre de chiffres et un exposant : 2,54875 105 et 6,54786 10-4
            Je me souviens qu’en 1975, le laboratoire que je dirigeais utilisait l’un des plus gros calculateurs de France, un Control Data américain de 106 FLOPS (un Mégaflops). En 1985, il avait été remplacé par un Cray mille fois plus puissant 109 FLOPS (un Gigaflops). Il coûtait plusieurs millions de francs. On ne pouvait afficher des photos en une résolution satisfaisante car la résolution des écrans était faible.
            En 1980 j’ai eu mon premier microordinateur un Apple II qui coûtait 20 000 francs et ne faisait guère plus qu’une calculette d’aujourd’hui et beaucoup moins vite, mais on pouvait faire assez bien du traitement de textes et j’ai appris à taper sur un clavier. Mais l’écran était minable : on voyait des carrés à la place des pixels !!
            Aujourd’hui j’ai un iMAC, qui pour un prix moitié (l’équivalent de 12 000 francs) a un écran haute résolution équivalent à une télé de 66 cm et qui a une puissance supérieure au Cray de 1985 : 1011 FLOPS
            Les gros ordinateurs ont gagné un énorme facteur de puissance : ils sont aujourd’hui constitués de plusieurs millions de processeurs (les cœurs) et leur puissance se compte en Petaflops (1015 FLOPS).
            Le plus gros calculateur américain, SEQUOIA a une puissance de 16,3 Petaflops ; le second est Japonais (SuperK 10,5 Petaflops) et le plus gros calculateur français (en 9ème place dans le monde) est installé au CEA, à Bruyères le Châtel : il s’appelle « Curie » et a une puissance d’environ 2 Petaflops.
 
            Je ne vous détaillerai pas la structure de ce calculateur, car cela vous raserait. Juste quelques particularités : il est refroidi par une circulation d’eau glacée qui circule dans les portes des armoires contenant les microprocesseurs. Il consomme en effet une puissance importante, 3,2 Mégawatts, mais deux fois moins que la génération précédente ramenée au même nombre de FLOPS. Il n’occupe que 200 m2 au sol, soit trois fois moins que les supercalculateurs de la génération précédente.
            Les données dans la machine circulent dans des « bus » (comme de tuyaux électroniques), avec une vitesse 100 000 fois supérieure à celle de l’ADSL 100 Mbits
            L’investissement de l’installation de « Curie » représente 100 Millions d’Euros sur 5 ans et son exploitation et entretien occupe une quarantaine de personnes.
 
            L'accès à la machine « Curie » de CEA/GENC est simple : elle est utilisable pour 80 % de ses ressources par !es chercheurs de toute l'Europe, pour des travaux de recherche ouverte - civile uniquement -, dans le cadre d’appels à projets, lancés deux fois par an par « PRACE, la structure européenne du calcul intensif. Les projets soumis sont évalués techniquement par les centres de calcul et scientifiquement par un collège d'experts indépendants. Le critère unique de sélection est l'excellence scientifique et l'accès aux ressources, une fois le projet sélectionné, est gratuit. Les 20% restants sont réservées aux besoins français, notamment via les appels à projets, organlsés deux fois par an, par GENCI, sur des critères analogues.
            Le CEA met en outre une dizaine d’experts à disposition des utilisateurs pour les aider à transcrire et adapter leurs logiciels à la machine.
 
            Quel est l’avantage de ces gros calculateurs : ils permettent des simulations très évoluées, qui en général nécessitent de faire des millions de fois des calculs identiques, mais avec des données d’entrée différentes. Ces calculateurs aux très nombreux cœurs, au lieu de faire comme autrefois les calculs les uns après les autres, font les calculs analogues « en parallèle » sur des « cœurs » différents. On gagne ainsi un temps énorme.
 
            Pour vous en monter l’intérêt, je vais prendre comme exemple une simulation de l’évolution du climat sous l’effet du réchauffement planétaire.
            Les modèles de simulation font appel aux équations de la mécanique des fluides et de la thermodynamique, qu’ils appliquent, en recréant en quelque sorte une « planète virtuelle ».
            En fonction de diverses hypothèses sur l’état de l’atmosphère et des océans  (notamment rejets de gaz à effet de serre, température, vents, précipitations, courants ….), ils calculent ce qui devrait se passer dans les années futures (sur environ 100 ans), dans des zones délimitées par un « maillage » de points répartis sur l’ensemble du globe virtuel ainsi reconstitué.
            Les meilleurs calculateurs permettaient un maillage au mieux de 100 km et souvent plus, ce qui ne permettait pas de tenir compte de phénomènes locaux, et notamment des reliefs, les tourbillons, les systèmes nuageux, les remontées d’eaux froides océaniques, etc.., qui ne peuvent être reproduits fidèlement.
            La puissance des supercalculateurs qui voient le jour, va permettre d’abaisser ce maillage à environ 10 km, ce qui va permettre de modéliser des phénomènes jusqu’à présent ignorés par ces simulations.
 
            Ces modèles ne sont pas certains, car c’est très difficile de modéliser mathématiquement la réalité. Les modèles comportent donc certains paramètres ajustables et on compare les résultats de prévisions à court terme (quelques années), à la réalité et cela permet d’ajuster ces paramètres et de faire ensuite une meilleure simulation.
 
            On espère aussi mieux comprendre des phénomènes tels tempêtes tropicales, ouragans, tornades, cyclones … voire les précipitations diluviennes.
            Dans un domaine purement maritime, la rapidité de calcul permettra de donner une alerte plus rapide et plus sure, avant des phénomènes dangereux, tels les tsunamis.

Mercredi 10 juillet 2013 à 8:32

Bretagne

Des petites nouvelles de la Bretagne.
            Les deux premières semaines sont surtout consacrées à remettre en état, maison et jardin.
           
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            En arrivant, pas moyen de circuler dans le jardin, encombré par des herbes de 60 cm de haut, et même quelques ronces, et je n'ai pas "d'ingénieur en chef des ronces" pour m'aider (la titulaire d'une telle fonction dans sa famille se reconnaîtra !).
            Il faut donc prendre la binette pour déraciner les herbes et ronces coriaces, la débroussailleuse pour éliminer le plus gros, la tondeuse pour ue ce soit propre, puis la petite tondeuse à main pour, tel le coiffeur, éliminer les herbes superflues des plates bandes, sans abîmer les plantes et fleurs. Au passage tailler les arbres et buissons qui ont trop poussé, particulièrement cette année, très humide depuis octobre dernier. Là on peut circuler.
            Ensuite il y a toutes les mauvaises herbes qui on poussé dans les graviers de l'allée et devant le portail. Travail de patience, à genoux sur un petit banc.

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                        Cette année travail supplémentaire car je vous avais montré dans l'article du 21 mai, comment les élagueurs avaient abattu un grand pins de 18 mètres, qui penchait dangereusement. Les gros morceaux de tronc étaient restés en attente, et les élagueurs sont venus les fendre, à la scie pour les plus gros et à la hache. J'ai pris une leçon sur la façon de fendre le bois à la hache. En trois heures tout est coupé, et j'ai un énorme tas à ranger. Je n'ai plus les muscles de mes 20 ans pour fendre le bois, mais avec l'aide de la brouette, j'ai allègrement rangé et cela fait un bon tas (pas loin de 4 à 5 tonnes).

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                        Nettoyer les gouttières, pleines d'épines et de fleurs de pins, passer au karcher la terrasse, nettoyer les volets et les meubles de jardin, réparer les deux barbecues, rongés par la rouille pendant l'hiver, malgré un badigeonnage à l'huile. (eh oui, quand on est plus de 6, on met les deux berbecues en service. Plus de 12, on a quelques problèmes, mais cela arrive rarement.)
                        Enfin vider et nettoyer le garage qui sert de remise l'hiver.
 
                        Tout cela est maintenant fini, les enfants et petits enfants peuvent venir.
 
                        Il me restera quelques amusements pour occuper les prochaines semaines : cimenter quelques trous dans la terrasse, une couche de peinture sur deux des façades, des volets à réviser et des bricoles à faire dans la maison.
                        Et puis le train-train quotidien : marché, supermarché, barbecue, petits travaux ménagers.
 
                        Le début avait été difficile, très froid (pas plus de 18 d°) mais depuis huit jours, il fait beau et chaud. Attention aux coups de soleil !

Mardi 9 juillet 2013 à 8:11

Sculpture, musées, peinture

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                Encore un musée, mais - miam - c'est celui du chocolat. De quoi donner une indigestion à la plupart de mes correspondantes. Implanté à Biarritz, il met en scène des objets, des outils anciens, des affiches, des moules, et tout ce qui se rapporte au chocolat, de la transformation de la fève de cacao à la tablette, à la dégustation de chocolat chaud préparé à l'ancienne, et donc il nous raconte la merveilleuse histoire du chocolat depuis le XVIe siècle, c'est-à-dire depuis la conquête des Amériques par les Espagnols et leur découverte du cacao.

                A l’origine du musée, un homme passionné par son art, Serge Couzigou, maître chocolatier,  désireux de transmettre cet engouement au plus grand nombre.
             
On y conte l'histoire du chocolat, connu 2000 ans avant JC, devenu boisson royale, de Charles Quint aux rois de France, à partir de Louis XIII, puis sous forme de  pastilles et dragées sous Louis XV, enfin en tablettes et fabriqué industriellement depuis 1880. Et en 1875 la création du chocolat au lait.

                 On peut y voir des chocolatières, œuvres d'art ciselées,, une fabrique d'antan et ses machines, unz collection de moules, affiches, boites, plaques....et d'étonnantes sculptures en chocolat faites par le maître Serge Couzigou.
Vous pourrez même déguster un chocolat chaud, à la manière des rois.


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Lundi 8 juillet 2013 à 8:36

Notre cerveau : intelligence; langage

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            Quels sont les défauts de la parole qui nécessitent des soins ou le recours à un orthophoniste ?
 
            Les enfants, lorsqu’ils apprennent à parler, ont souvent divers défauts de prononciation temporaires qui n’ont pas grande importance, dans la mesure où leurs parents corrigent l’erreur qui disparaît peu à peu : par exemple les sons ch et j qui se transforment en s et en z. (un seval zaune).
            Ces défauts disparaissent au plus tard entre 4 et 5 ans. Au delà, il faut effectivement comprendre l’origine de ces défaut pour y remédier.
De même il faut à partir de six ans examiner s’il existe des retards à l’acquisition du langage écrit et en chercher les causes à partir de 7 ans.
           
            Les troubles de la parole sont des dysphasies, et ceux du langage écrit des dyslexies.
            Au plan du langage oral, l’enfant peut avoir des troubles modérés qui sont des défauts de prononciation de certains mots : l’un des plus courants est « pestacle » à la place de spectacle.
Normalement si les parents ou personnels des crèches reprennent l’enfant, ces erreurs disparaissent. On peut aussi constater un retard d’assimilation du langage oral.
            Les bilans orthophonistes permettent de déterminer si les erreurs sont dues à un défaut de l’audition, un défaut de prononciation, une insuffisance d’apprentissage, un problème cérébral (rare à ce niveau), voire un mode de représentation particulier des mots et objets.
 
            Plus graves sont les troubles de l’expression et de la compréhension, qui ne disparaissent pas et risquent d’avoir des répercussions sur l’apprentissage scolaire.
            Cela peut concerner le vocabulaire, (et donc en partie la mémoire), mais aussi la construction des phrases (utilisation des noms, verbes, compléments, adjectifs…) ou la syntaxe des phrases entre elles. Egalement certaines difficultés avec lles relations spatiales ou temporelles ou certaines notions abstraites.
            Au niveau de la lecture, la mécanique de déchiffrement peut être ou non perturbée, mais elle peut être bonne et que par contre la compréhension ne suive pas. Cela peut provenir d’une correspondance entre sons et lettres qui se fait mal, mais aussi à des troubles plus profonds. Ces difficultés proviennent le plus souvent de problèmes au niveau cérébral.
            Les maladies autistiques peuvent en être une cause.
            Le diagnostic est en général assez difficile et il peut y avoir des causes externes au système cérébral de la parole, par exemple au niveau de la mémorisation de certains types de pensées, voire une intervention du cortex frontal inadéquate dans l’apprentissage.
            Un enfant peut par exemple être doué pour mémoriser des phrases (des poésies, une pièce de théâtre, des listes de mots…), mais avoir beaucoup de mal à mémoriser des concepts logiques., abstraits ou mathématiques.
 
            Chez les adultes, les défauts de langage sont souvent la conséquence d’un accident vasculaire cérébral (ou d’une tumeur).
            Les accidents vasculaires cérébraux correspondent à un arrêt de l'apport de sang au tissu neuronal environnant, lequel est partiellement détruit.
             La cause peut être une obstruction (infarctus) d'un vaisseau sanguin par un caillot ou une plaque d'athérome, (un dépôt graisseux sur la paroi artérielle), une hémorragie cérébrale due à rupture d'un vaisseau sanguin (rupture d’anévrisme)) ou une compression par un œdème ou une tumeur.
            Les troubles associés peuvent être de différentes natures, et leur intensité dépend de l'étendue de la lésion cérébrale. Les zones voisines sensitives ou de commande motrices peuvent être touchées, entraînant des absences de sensations ou des paralysies.
            Les scanners cérébraux permettent de localiser la lésion, et l’on essaie de rétablir la circulation en fluidifiant le sang et en essayant de dissoudre le caillot.

            Heureusement le cerveau est très adaptatif et plastique, des nouvelles connexions et synapses prenant le relais de celles détruites.
            Une personne de ma famille a été victime d’une rupture d’anévrisme, au dessus du centre de Broca dans la zone de commande motrice de la parole et au voisinage des zones d’interprétation du toucher.
 
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            Elle lui a été impossible de parler pendant une dizaine de jours, puis l’usage de mots simples est revenu. Ensuite, chaque fois qu’il fallait dire un mot qui n’avait pas été prononcé depuis l’accident, la personne butait sur le mot. Elle l’épelait, le prononçait syllabe par syllabe, puis en entier. Et le mot était à nouveau acquis définitivement. A force de parler et de faire des mots croisés, tout e vocabulaire a été récupéré en six mois, un an pour des mots peu utilisés.
            Le cerveau est un organe extraordinaire et mystérieux

Dimanche 7 juillet 2013 à 7:49

Notre cerveau : intelligence; langage

            Je pensais aujourd’hui vous parler des troubles du langage, mais des questions m’ont été posées par mail, sur le mécanisme de la parole et je pense qu’il est préférable de traiter cette question avant l’autre.
 
            La parole humaine est un mécanisme très compliqué, qui met en jeu des organes complexes et c’est pour cela que les animaux, même s’il comprennent en partie le langage et pourraient imaginer les mots appropriés, (comme les chimpanzés), ne sont pas capable de parler, mais peuvent s’exprimer si on leur enseigne le langage des sourds-muets.
            Je me servirai pour vous l’expliquer de schémas parus dans des articles de Stéphanie Borel, médecin orthophoniste à l’hôpital Beaujon de Clichy.
 
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            Pour parler, il faut avoir de l’air dans nos poumons car ils servent alors de soufflerie, comme dans un orgue. On parle en expirant de l’air.
            Dans le larynx, l'air expiré fait vibrer la muqueuse des « plis vocaux », encore nommés cordes vocales. La fréquence moyenne de vibration des plis vocaux dépend de leur masse, laquelle est liée à l'âge et au sexe. (voir la photo ci contre à gauche).
            Les pl[s vocaux sont ouverts lors de la respiration, laissant passer I'air librement.
Lors de la phonation, les plis se rapprochent. La pression de I'air sous la glotte fermée augmente, les plis vocaux sont repoussés vers le haut, ils finissent par s'écarter et I'air s'échappe, ce qui crée une dépression entre les deux plis qui se rapprochent brusquement. La pression sous les plis augmente, de sorte qu'ils finissent par se séparer et le cycle recommence.
 
            L’articulation de la parole met en jeu ensuite la langue, les lèvres, le voile du palais, et même les dents en tant qu’obstacle, et le passage de l’air (ou non) par les fosses nasales (voir la figure ci contre à droite).
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            Les ondes de pression acoustiques ainsi créées sont amplifiées par le conduit vocal et les différentes cavités de résonance. Les parties fixes (dents, palais) et mobiles (langue, lèvres, voile du palais, luette) modulent les sons émis en phonèmes.
 
             Par ailleurs la parole normale utilise la contraction pulmonaire au niveau du diaphragme, mais l’utilisation de la partie supérieure des poumons modifie considérablement la pureté de la voix.

 
            L'ensemble des sons de la parole, (ou phonèmes), est propre à chaque langue.
            En français, les voyelles se distinguent par le degré d'ouverture de la mâchoire, la position de la langue, l'arrondissement ou l'étirement des lèvres et le passage ou non de l'air par les fosses nasales.
            Les consonnes sont caractérisées par le flux continu ou discontinu de l'air, le passage (ou l'absence de passage) de l'air par les fosses nasales, l'articulation de la mâchoire, la vibration ou non des plis vocaux.
             Pour imager cela, ci dessous, les schémas correspondant à 3 sons particuliers :

            Le cerveau intervient évidemment de façon importante, surtout au moment de l’apprentissage de la parole. Lorsqu'un son est émis, il est contrôlé, voire corrigé, écouté d’abord par le système auditif, interprété par le centre de Wernicke, reprogrammé éventuellement par le centre de Broca, qui commande ensuite des centres particuliers des « mouvements précis », qui coordonnent ensuite les ordres émis aux divers muscles


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            La parole produite est modulée par la « prosodie », caractérisée, notamment, par l'accentuation, l'intonation, le rythme et la qualité de la voix (force, fréquence…). La prosodie permet d’exprimer des expressions et des émotions. (interrogation ou affirmation, la joie, la peur, l’ironie, la colère….).
            Chaque individu a son propre timbre vocal que l'on reconnaît , comme on reconnaît un visage, si on l'a déjà entendu. Par ailleurs, on devine au timbre d'une voix les émotions éprouvées par la personne qui parle.
 

Samedi 6 juillet 2013 à 8:42

Sculpture, musées, peinture

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           Je vais vous montrer aujourd'hui, le musée de la magie, à Blois, consacré depuis 1998, au grand prestidigitateur et illusionniste Jean Eugène Robert-Houdin, considéré comme le père de la magie; sur 2000 m2 et 5 niveaux, il présente à la fois un musée et un spectacle.
             D
ans la rotonde, une présentation iimagée et musicale  de l'histoire de la magie. Puis après un passage dans un kaléidoscope, on découvre de nombreuses illusions d'optique.
              Puis trois grands espaces vous montrent les tours, instruments et prestidigitation imaginées par Jean Eugène Robert-Houdin, - (l’une de ses merveilles, la pendule mystérieuse, n’existe qu’en trois modèles dans le monde, et ses travaux scientifiques en matière d’électricité et d’optique vous étonneront, ainsi que tous ses merveilleux automates) - Georges Mélies, le précurseur des effets spéciaux, et Gérard Majax avec ses hallucinations qui, vous ayant muni d'un casque avec un dispositif de projection d'image, vous emmène sous la mer ou au pays des rêves.
                Enfin des expositions périodique complètent le spectacle et il y a même une formation à la magie par des cours, professés sur place.

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Vendredi 5 juillet 2013 à 8:57

Notre cerveau : intelligence; langage

Le schéma du cerveau mis hier sur mon article m’a valu deux questions de correspondantes :
            Le schéma correspondait essentiellement à l’hémisphère gauche, dans lequel sont les centres de Broca et de Wernicke qui contrôlent parole et écriture.
            Et l’on me demande : « quels sont les rôles des hémisphères droit et gauche dans le langage et la communication ?
 
            Un peu d’anatomie d’abord pour comprendre la suite :
 
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            La communication entre les deux hémisphères cérébraux est rendue possible par des faisceaux d'axones, ou commissures, qui relient entre eux des neurones de chacun des deux hémisphères. La plus volumineuse, appelée corps calleux, est composée d'environ 200 millions d'axones qui passent d'un hémisphère à l'autre. (voir le schéma ci contre).           
            Le corps calleux permet à chaque hémisphère d’exercer une action excitatrice ou inhibitrice sur l’autre hémisphère et donc d’échanger des informations, de provoquer ou d’inhiber des actions.           
            Dans les années 1950, l'équipe de Roger Sperry a découvert que le sectionnement du corps calleux chez le chat ou chez le singe n'a curieusement pas d'effets notables sur le comportement de l'animal. Quelques expériences particulieres ont montré que ces animaux réagissaient parfois comme s'ils avaient deux cerveaux.
            Cette absence de déficits majeurs chez l'animal au corps calleux sectionné a incité les chirurgiens à opérer ainsi certains patients dont les crises d'épilepsie sévères et fréquentes étaient prohibitives. Le foyer épileptique de certains de ces patients étant localisé dans un seul hémisphère, l'opération de sectionnement du corps calleux empêchait avec succès la propagation de la crise d'épilepsie à l'autre hémisphère. Ces individus au " cerveau divisé " retrouvaient alors une vie convenable et, comme les animaux au cerveau divisé, ne montraient pratiquement pas de séquelles à la séparation de leur cerveau dans la vie de tous les jours.

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            Jusqu’à ce que un collaborateur de Sperry, Michael Gazzaniga réalise certaines expériences notamment sur les conséquences sur le langage.
            Les expérimentations consistaient à faire en sorte que des stimuli ne parviennent qu'à un seul hémisphère pour voir comment cet hémisphère réussit seul à traiter les divers stimuli.
            Gazzaniga demandait au sujet de fixer un point central sur un écran et projetait à droite ou à gauche de ce point des images, des mots ou des phrases. En mettant une petite plaque opaque devant le nez de la personne, et en projetant l'image assez brièvement pour que les yeux n'aient pas le temps de bouger, on peut ainsi " parler " à l'un où l'autre des deux hémisphères : le droit reçoit l'information projeté dans le champ visuel gauche, et le gauche celle projetée dans le champ visuel droit.
            Il faut aussi se rappeler que l’hémisphère gauche commande la main droite et vice-versa.
 
            Les sujets peuvent ainsi répéter sans difficulté les chiffres, les mots projetées dans champ visuel droit, puisque l'hémisphère gauche qui les traite est celui qui traite le langage.
Il peut décrire avec des mots les images projetées à droite. De même, si on lui demande de fermer les yeux et de palper des objets avec sa main droite, il peut les décrire sans problème, avec des paroles.
            Par contre, pour les stimulus présentés dans le champ visuel gauche ou les objets manipulés par la main gauche, qui mettent donc en fonction l’hémisphère droit, le sujet est incapable de les décrire avec des paroles. Pour les stimuli visuels, il dit même qu'il n'a rien vu !


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            Pourtant l’hémisphère droit n'est pas dénué pour autant de toute capacité langagière. Il peut lire et comprendre des chiffres, des lettres et des énoncés courts, à condition que la preuve de cette compréhension ne soit pas demandée verbalement.
            Par exemple si l'on présente un mot à l'hémisphère droit seulement, le sujet répond qu'il ne voit rien, car son hémisphère gauche dominant pour le langage n'a effectivement rien vu à cause du corps calleux coupé. Mais si demande au sujet d'utiliser sa main gauche pour choisir une carte avec le dessin du mot qu'il a vu, ou de prendre l'objet en question en le palpant, il réussit sans problème. L'hémisphère droit ne peut donc pas s'exprimer avec des phrases complexes, mais il peut clairement reconnaître les mots et les associer à des images.
 





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            Si maintenant on demande au patient au cerveau divisé, de pointer avec ses deux mains deux objets correspondant à deux images vues sur l'écran divisé, donc par chacun de ses hémisphères isolés, dans l'essai illustré ci-dessous, la main gauche pointe la pelle parce que l'hémisphère droit, qui la contrôle, a vu la scène d'hiver, et la main droite pointe la poule parce que le cerveau gauche a vu la patte de poule.
            Mais lorsqu'on demande au patient d'expliquer pourquoi sa main gauche pointe la pelle, son hémisphère parlant (le gauche), n'a pas accès à l'information vue par le droit et " « interprète » son comportement avec les seuls élément dont il dispose, et le plus logiquement possible, et son cortex frontal répond que c'est parce qu'on utilise une pelle pour nettoyer le poulailler !
 
 
            Ce type d'expérience montre à quel point notre cerveau (le cortex frontal, avec l’aide des centres de langage situés dans le cerveau gauche), cherche à fournir des justifications avec des mots et la parole, pour expliquer notre comportement et nos actes.
            Nos aptitudes et notre éducation nous incitent à utiliser d’abord des mots, apanage du cerveau gauche, et ensuite seulement dessins et images, pour lesquels le cerveau droit est au contraire le plus performant.
           
 

Jeudi 4 juillet 2013 à 8:24

Notre cerveau : intelligence; langage

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J’ai déjà fait plusieurs articles sur le cerveau et le langage dans lesquels je décrivais les centres du cerveau qui participent à la compréhension et l’élocution de la parole, qui traduit nos pensées. Je vous renvoie à ces articles pour ce sujet. (articles des 8/8/2007, 25/11/2007, 28/12/2010).
Aujourd’hui, je m’intéresserai plutôt au développement de cette fonction chez l’enfant. Que suppose t’elle ? Beaucoup plus que nous ne l’imaginons.
 
Frédéric II de Prusse avait fait élever des enfants par des nurses qui avaient interdiction de dire le moindre mot et de communiquer avec eux. !I pensait qu’ils parleraient une « langue originelle naturelle », le grec ou le latin !!). La plupart sont devenus fous et sont morts tôt.
L’homme a un besoin naturel de communiquer, mais le langage ne peut se développer qu’au contact des autres hommes et en l’absence de personnes qui vous y entrainent, il ne se développe pas.
Mais la maîtrise du langage suppose des dispositions déjà importantes :
• l’appareil auditif et le larynx doivent êre en interaction, chacun exerçant son contrôle sur l'autre;
• l‘enfant doit être capable de se représenter le monde et les objets environnants ;
• il doit pouvoir assembler des mots et faire des gestes les accompagnant..
Cela nécessite des conditions physiques et physiologiques, mais également des aptitudes cognitives : symbolisation, représentation mentale, abstraction, des capacités de mémoire, ainsi que des conditions psycho-socio-affectives, telles que le désir de communiquer, ou encore des liens affectifs.
Pour être en mesure de « parler », c'est-à-dire d’émettre un langage oral, l'être humain doit tout d’abord disposer c de certaines aptitudes et ensuite il faut un environnement sociolinguistiques (principalement les parents,), pour que ces dispositions s’épanouissent.
 
L’initiation au langage a lieu chez le fœtus (j’en ai déjà parlé dans certains articles) : le fœtus perçoit les bruits de l'environnement, les voix de son entourage, son système auditif étant fonctionnel dès le dernier trimestre de la grossesse : il s’habitue aux sonorités de sa langue.
Au cours des premiers mois de vie, il existe une communication implicite : l’adulte perçoit que certaines manifestations du bébé ont un sens et apprend à y répondre. Par la répétition de certaines situations, le bébé établit des relations entre des signes, (par exemple des bruits qui annoncent la préparation du biberon et les pas de la maman qui se rapproche), et leur signification.
Puis à la place de cris et pleurs, le bébé essaie d’imiter les personnes qu’il entend (les « arrheu »), et vers le 3ème mois sourit à ses interlocuteurs.
Vers le cinquième mois, s'opère le début de la maîtrise de la vocalisation et vers le sixième mois le bébé répète les mêmes syllabes (papapa, mamama, bababa…) et il porte une
Attention, en  suivant du regard l'objet que l'on désigne.
            Entre sept et dix mois, le bébé « dit » non avec sa tête et commence à faire des gestes significatifs, par exemple au revoir ou bravo), tandis que les parents adaptent les discours qu'ils adressent au bébé (ils adoptent le « parler bébé » !!).
            Entre 9 et 12 mois, s'opère une transition entre une communication prélinguistique et une communication linguistique, car longtemps avant de savoir parler, l'enfant comprend. Entre 12 et 14 mois apparaissent les premiers mots. Entre 16 et 20 mois émerge la combinaison de mots. De 18 à 24 mois, le lexique (vocabulaire, mots compris et employés) se développe.
Entre deux ans et demi et trois ans s'amorce le développement métalinguistique, c'est-à-dire les questions que l'enfant pose sur son environnement, et, vers trois ans à trois ans et demi, la syntaxe (les phrases) se développe. Les fondements du langage sont établis vers l'âge de quatre ans.
 
Ce calendrier moyen est ce que l’on trouve dans les cours de neurologie ou de pédiatrie, mais il peut y avoir des écarts sensibles : mon fils aîné et une de mes petites filles, tous deux très extravertis, avaient tellement envie de communiquer qu’ils parlaient assez bien à 18 mois et parfaitement à deux ans, avec certes un vocabulaire encore limité, mais une bonne grammaire et syntaxe, et n’arrêtaient pas de poser des questions.
 
Le langage écrit, plus formel et beaucoup moins répétitif, recouvre à
la fois la compréhension (la lecture) et la production (orthographe et écriture) d'un système codé en signes graphiques permettant la transmission d'informations et la communication entre individus d'une même communauté linguistique ayant reçu un enseignement dans ce domaine. Par rapport au langage parlé, le langage écrit présente souvent une structure grammaticale plus complexe et plus élaborée et des frontières claires entre les phrases.
            Aujourd’hui on n’a tendance à n’apprendre à lire et à écrire qu’entre 6 et 7 ans, mais beaucoup d’enfants seraient aptes à apprendre avant (du moins en apprentissage syllabique) et il arrive souvent que des enfants de 4 ans sachent lire couramment.
            En apprentissage précoce la méthode syllabique est plus efficace car elle met essentiellement en jeu l’hémisphère gauche où se trouvent les centres de la parole, alors que la méthode dite « globale », met surtout en jeu l’hémisphère droit et nécessite donc une communication permanente par les faisceaux nerveux du « corps calleux » qui joignent les deux hémisphères et ne sont pas complètement matures avant 7 ans chez beaucoup d’enfants.
 
            Dans mon prochain article, je parlerai des troubles du langage et de son apprentissage.

Mercredi 3 juillet 2013 à 9:36

Sculpture, musées, peinture

          J'ai récupéré internet hier soir, après quelques démêlés avec la boutique d'Orange d'Auray, qui ne voulait pas me donner de Livebox parce que le numéro de celle qu'elle avait reçue, ne correspondait pas à son numéro sur le contrat de location. Mais j'ai fini par en obtenir une que j'ai installée hier soir.

          J'ai entrepris de faire, en intermède, quelques articles sur des musées originaux, pour vous donner envie d'aller les voir, si vous passiez dans cette ville.
         
Aujourd'hui ce sera le " Musée des commerces d'autrefois de Rochefort ".
  
        
  Le Musée des Commerces d'autrefois est un musée privé, spécialisé dans l'exposition et la reconstitution d'une vingtaine de boutiques et d'ateliers du début du xxème siècle. Il a été ouvert en 1990, reçoit plus de 25 000 viiteurs par an et montre de superbes maquettes et de nombreux panneau publicitaires d'époque.
          Pour vous donner une idée voici une liste des 20 maquettes de boutiques :  :
l'atelier du forgeron, le bazar, le bistrot, la boucherie, la boutique de torréfaction,la chapellerie, la cordonnerie, la distillerie de cognac, l'épicerie, le garage, la graineterie, le kiosque à journaux, le magasin de spiritueux, la pâtisserie, la pharmacie, la repasseuse, le salon de coiffure, le salon du photographe, la teinturerie, la tonnellerie.


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Mardi 2 juillet 2013 à 10:17

Ecologie, Changement climatique

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               De nombreux journaux et les télés ont parlé, ces derniers jours, du 7ème continent. Une expédition française s’y rend actuellement, menée par le navigateur Patrick Deixonne et ses co-équipiers
 
                        Savez vous ce que c’est ?
 
         Situé dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n'intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s'en soucie guère pour l'instant. Il est important d’y retourner pour médiatiser le phénomène, et l’expédition a pour objectif de faire connaître plus en détail l’ampleur de cette pollution.
            Le septième continent est en effet un amas de déchets sans précédent, qui flotte dans l’océan Pacifique, entre la Californie et Hawaï.
Les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent » dont la taille atteint près de 3,5 millions de km², et ils s’y accumulent depuis 50 ans !
 
          Les déchets qui peuplent les océans proviennent en effet à 80 % des terres, portés par le vent ou les rivières – le reste tombant des navires de commerce et de plaisance.
Autrefois, les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n'est plus le cas avec l'arrivée du plastique, qui constitue 90 % des déchets, flottant sur les océans.
           Ce "continent" de déchets plastique ressemble davantage à une soupe de plastique constitué de gros déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles, que l'on découvre en filtrant l'eau : petits morceaux de plastiques et des granulés de plastique qui sont utilisés comme matière secondaire pour fabriquer les objets en pastique.
             D’après Greenpeace,sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finit dans les océans, dont 70 % coule au fond des mers et le reste flotte naviguant au grès des courants, dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques.
Le problème c'est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et le danger des éléments qui les composent.
         Les tortues marines les confondent avec des méduses et s’étouffent, des poissons et des oiseaux les ingèrent, car ils le confondent avec le plancton de taille analogue aux tout petits débris. De plus, les débris de plastique fixent les polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe.
Des animaux marins meurent, par contre certains insectes prolifèrent ainsi que des crabes amateurs de ces insectes.
 
Le bateau de Patrick Deixonne, une goélette des années 1930, sera guidé par des satellites pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte pour mesurer sa densité, avec des prélèvements d'eau, de plancton et de fragments, puis afin de cartographier les zones polluées.
Face à ce fléau deux solutions :
          - D’une part produire moins de plastiques et en organiser la destruction.
          - D’autre part éduquer les hommes à ne pas les jeter n’importe où mais à les recycler (le tri sélectif). Il y a encore beaucoup à faire.
Quelques photos de ce continent d’horreur


 

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lancien

sortir de la tristesse

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