Samedi 31 août 2013 à 8:35

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/gaucher242.jpg

            
Autrefois c'était haro sur les gauchers. Ils étaient presque exclus de la société, comme les albinos, parce que sortant de la normalité. C'était "la main du diable" et c'est encore en partie vrai dans les pays du Moyen Orient (comme pour les homosexuels).
            Puis heureusement cette hostilité a disparu et les gauchers ont été considérés comme des personnes normales;
            Maintenant c'est l'inverse, les gauchers ont, semble t'il, tous les avantages. A tel point que certains envient les gauchers et une personne droitière se demandait si elle n'était pas un "gaucher contrarié". En fait je crois qu'elle se considérait comme plus géniale que ce que ses amis ne pensaient.
 
            C'est vrai que l'on considère qu'être gaucher a beaucoup d'avantages : les sportifs ont des réflexes plus rapides et donc sont plus performants. Des hommes célèbres sont gauchers : la majorité des présidents des Etats-Unis, de nombreux musiciens, beaucoup d'auteurs connus...; il semblerait qu'ils aient une meilleure réussite professionnelle. (cela dit ce sont des statistiques et cela ne veut pas dire que être gaucher en est la cause ! ).
            Par contre certains inconvénients aussi (mais encore statistiquement) : une durée de vie plus courte (sauf pour les sportifs), davantage d'addictions, une tendance plus grande à l'anxiété et au stress, une sociabilité moindre (certains disent qu'ils sont plus agressifs).
            En fait les gens ont retenu que les gauchers avaient une plus grande réussite, et du coup, les envient lorsqu'ils sont droitiers !
 
 
            Qu'est ce qu'un gaucher ?
            Pour la plupart des gens c'est quelqu'un qui tient sa raquette, et les principaux outils de la main gauche parce qu'il est plus adroit de cette main.
            En fait c'est plus compliqué.
            Chacun de nous a des préférences manuelles, mais aussi du pied pour shooter, de l'œil pour viser; et pas forcément les mêmes. Une façon de croiser les bras aussi, le bras préféré par dessus. En principe pour un droitier, toutes ces préférences sont à droite et pour un gaucher, à gauche.
            Un autre problème est celui de la parole : en principe les centres de Wernicke et de Broca sont dans l'hémisphère gauche : c'est vrai pour les droitiers et pour une partie des gauchers : mais pour les "vrais" gauchers, ces centres sont dans l'hémisphère droit.
            Il est difficile de dire quelle est la proportion de gauchers, car le recensement est limité : on pense qu'il y a entre 8 et 10 % de vrais gauchers, mais que cette proportion atteint 15 à 1§ % si on compte ceux dont la latéralisation de la parole reste à droite, (environ 60% des gauchers), et si l'on compte ceux dont la préférence manuelle est peu marquée (les ambidextres), on dépasse les 30 %.
            Mais cette proportion est assez variable selon les pays et l'hostilité de l'éducation vis à vis des gauchers : de 3 à 27 %.
            Il y a davantage de gauchers chez les garçons que chez les filles.
            Et chez les animaux, lorsqu'il y a préférence, il y a autant de droitiers que de gauchers.
 
            Les études montrent que chez les gauchers, le faisceau d'axones qui conduit les échanges entre les deux hémisphères, le "corps calleux", comporte davantage de fibre nerveuses. Les échanges sont donc plus nombreux  que chez un droitier. C'est ce qui expliquerait que les gauchers anticipent mieux lors d'une compétition, les mouvements de l'adversaire. Comme la majorité des joueurs est composée de droitiers, ceux ci sont moins familiarisés avec le jeu "en miroir" d'un gaucher.
            En fait une partie de la plus grande habileté des gauchers à se servir des deux mains, est due au fait que bon nombre d'outils sont faits pour les droitiers (ciseaux, instruments de musique, ouvre-boites, cahiers et livres...), car ils doivent s'entraîner à se servir de leur main droite, alors que les droitiers n'ont pas à avoir un entraînement de leur main gauche.
            Il semble aussi que les gauchers soient plus sensibles au rythme et aux fréquences audibles, ce qui expliquerait leur meilleures performances en musique.
 
 
            Pourquoi est on gaucher? En fait on ne le sait pas.
            Il existe sûrement une composante héréditaire dans la transmission de cette caractéristique. Avoir un de deux parents gauchers augmente fortement les chances de l’être. Cette transmission héréditaire serait d’ailleurs plus importante si c’est la mère qui est gauchère : cela multiplie par deux la probabilité que l’enfant le soit. Mais les caractéristiques ne sont pas uniquement héréditaires.
         L'éducation a évidemment un rôle, mais assez faible quant à l'habileté d'utilisation des membres préférés (un gaucher aura du mal à se comporter en droitier, même s'il y arrive plus facilement que le droitier à se servir de la main gauche.
         On pense aussi qu'il y aurait un problème hormonal au moment de la formation du fœtus, qui pourrait intervenir. Un taux élevé de testostérone favoriserait le développement de l'hémisphère droit (dominant chez le gaucher).
 
 
            Un gaucher contrarié :
            Il faut bien distinguer deux choses :
 
            Les personnes qui sont gauchères et qui supporte mal de l'être parce qu'elles ne sont pas dans la majorité, ou parce que leur environnement (parents, camarades), le leur reproche.
Il semble que ce soit davantage le cas pour les filles que pour les garçons, qui cherchent plutôt à profiter des avantages correspondants.
            Il est certain que le gaucher doit, s'il veut ne pas être trop gêné, soit se servir de sa main droite avec certains outils, soit acquérir des outils spéciaux, en général onéreux (et qui ne peuvent servir aux droitiers de la famille).
 
            Les personnes qui avaient tendance à être gauchères et que l'on a obligées à se servir de leur main droite. On prétend qu'elles sont traumatisées par cette éducation : bégaiements, tics, difficultés d'écriture.... et qu'ils auraient un "mal à l'âme".
            Aujourd'hui, on les contrarie peu, C'était plus le cas il y a soixante dix ans et j'en ai connu beaucoup qui se servaient surtout de leur main droite. Ils ne m'ont jamais parus traumatisés, mais à cette époque, il n'y avait pas de psys !.
            Je pense néanmoins que les personnes contrariées vont avoir plus de difficultés à se servir de leur main droite pour les tâches courantes de la vie et vont donc se montrer plus maladroites. Elles en souffriront donc comme d'une infériorité.
            Par contre je pense qu'il faut apprendre aux gauchers à écrire de la main droite. En effet, l'écriture est faite pour un droitier, et la mode étant maintenant de ne plus jamais contrarier un enfant, je connais de nombreux jeunes, dont une de mes petites filles, qui écrivent de la main gauche, en tenant le stylo par au dessus, pour voir ce qu'on écrit. Ils écrivent mal et lentement, et cela les a handicapé dans leurs études supérieures; où il faut prendre rapidement des notes de cours.

Vendredi 30 août 2013 à 8:43

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-2.jpg

            J'ai lu un article très morbide, mais néanmoins intéressant par son coté insolite.
            Cela montre encore une fois, combien nous connaissons mal à quoi correspond la conscience (pas au sens moral du terme, mais "être conscient de ").
 
            Un meurtrier, condamné à mort, a été guillotiné le 28 juin 1905.
            Le docteur qui l'assistait, alors que la tête venait de rouler sur le sol, l'appela par son nom. La tête rouvrit les yeux et fixa intensément le docteur avant de fermer à nouveau ses yeux à jamais. Le docteur a consigné les faits dans les Archives d'Anthropologie criminelle.
 
            Le chimiste bien connu Lavoisier, qui le premier a énoncé la loi de conservation de la matière, a été guillotiné sous la révolution. Ses découvertes chimiques sont en partie conditionnées par le fait qu'après avoir servi à l'administration des Poudres, il était fermier général (les collecteurs d'impôts du royaume), et que son service possédait la balance la plus précise d'Europe, (pour peser l'or), qui lui a permis de faire des pesées moléculaire de gaz et d'énoncer la loi de Lavoisier (une mole de gaz pèse, à zéro degré, 22,4 litres).
            Mais ce poste de fermier général lui valut d'être guillotiné à Paris lors de la terreur, le 8 mai1794, à l'âge de 50 ans, ainsi que l'ensemble de ses collègues.
            Son assistant étant guillotiné juste avant lui, il lui demanda avant de mourir, qu'il cligne des yeux s'il l'entendait prononcer son nom, juste après que le couperet soit tombé. Il semble que la tête séparée du corps ait réussi à le faire, quelques secondes après.
 
            Les biologistes se sont évidemment posés des questions sur ces problèmes de conscience après la mort.
            On sait que le corps et la colonne vertébrale gardent des possibilités de réaction : des canards et des poules auxquels on a coupé le cou dans une ferme, s'envolent chez le voisin.
            Mais on n'avait pas de connaissance sur ce qu'il se passait au niveau du cerveau.
            Des essais sur des rats montrent que l'activité cérébrale est caractérisée par des ondes de 13 à 100 hertz, qui reflètent son état de conscience.
            On constate, lorsqu'on décapite un tel rat, que ces ondes restent actives pendant 4 secondes, puis diminuent et disparaissent complètement au bout de 17 secondes.
            Cela est probablement lié à l'activité des neurones qui jouent à l'intérieur du cerveau, le rôle de métronomes, étant en quelque sorte des oscillateurs électriques à des fréquences données. Ils ne sont pas immédiatement privés d'oxygène et continuent donc à envoyer leurs signaux.
            Ce qui se passe dans le cerveau, on ne le sait pas, mais il est probable que la conscience reste possible, de même que les perceptions dans ce délai de 4 secondes.
            Ensuite il est probable que la conscience décline et le relevé des encéphalogrammes suggère que le rat tombe progressivement dans les 17 secondes, dans une torpeur analogue au sommeil.
            Puis on constate qu'au bout d'environ 50 secondes, se produit une intense onde de basse fréquence, vraisemblablement due à la dépolarisation de l'ensemble des neurones du cerveau, qui, privés d'oxygène, cessent de fonctionner et basculent donc dans la mort.
            Il est probable que les phénomènes sont voisins pour le cerveau humain, à quelques secondes près.
            Le problème est évidemment différent lors d'une mort naturelle de maladie par exemple, car le cerveau n'est pas brutalement privé d'oxygène, mais peut l'être partiellement, ou que certaines liaisons ne sont plus possible, ce qui peut par exemple entraîner un coma, sans qu'il y ait mort immédiate.
 
            Même si les neurobiologistes avancent sur la connaissance des problèmes de conscience, cela reste un phénomène mal connu, car il concerne l'ensemble du fonctionnement du cerveau, et des liaisons internes, notamment entre le cerveau émotionnel et le cortex préfrontal.

WANTED

Je profite de cet article pour dire que je recherche une correspondante dont le pseudo est Charlotte7777, qui m'a écrit un commentaire auquel j'aurais voulu répondre, mais je n'ai pas trouvé de blog correspondant à ce pseudo (une fois de plus, l'annuaire de Cow est très mal fait).
Peut elle me donner un moyen de la joindre sur mon blog "contacter l'auteur" ? Merci.

                       

Jeudi 29 août 2013 à 8:30

Bretagne

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/cartevannes.jpg

         Je m'aperçois que je ne vous ai jamais parlé de la ville de Vannes, chef lieu du Morbihan, bien que plus petite que Lorient.
C'est pourtant une jolie ville animée et pittoresque, à 30 km de Carnac, au fond d'une profonde anse du golfe du Morbihan, comme le montre la carte ci dessus.
          Donc Vannes est un petit port de plaisance, mais comme un port sur une rivière en cul de sac. Il abrite de nombreux voiliers, et aussi des vedettes qui font des voyages touristiques vers les îles (Houat, Hoedic, Belle Isle) ou dans le golfe du Morbihant qu'il faut parcourir avant de sortir sur l'océan.
          Voici deux images du port, en bout de ville.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8090050.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/photoportvannes.jpg












          La ville garde des fortifications anciennes et l'on y pénètre à partir du port, par une imposante porte.
          On peut y admirer une très belle cathédrale et des maisons anciennes très bien entretenue, habitées et abritant des magasins.
          Mais la cathédrale est tellement imbriquée dans les maisons qu'on peut difficilement la photographier.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/419.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8090058.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P1010050.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8090052.jpg

























          Mais un autre attrait de Vannes, ce sont les jardins le long des remparts :

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/56Morbihanot.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8090060.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P1010054.jpg

Mercredi 28 août 2013 à 8:09

Ecologie, Changement climatique

            Il faut effectivement attende la parution du rapport du GIEC pour savoir ce qu'il comporte.
            Mais quelques données sont déjà connues.
 
            Il semble que les études actuelles font trop la part du dioxyde de carbone CO2. Il faudrait davantage tenir compte des oxydes nitreux et de certains fréons, qui ont des durées de vie d'une centaine d'année dans l'atmosphère, comme le CO2, et surtout du méthane, qui lui, heureusement, a une durée de quelques dizaines d'années, mais qui a un pouvoir radiatif beaucoup plus fort.
            Les dernières études prennent en compte une équivalence de 21 tonnes de CO2 pour une tonne de CH4. Il semblerait par ailleurs que les émissions de méthane ait été sous-estimées. Y contribuerait notamment les déjections du bétail, des libérations dues à la fonte des glaces du pôle, et des fuites dans l'exploitation du gaz naturel qui s'intensifie actuellement.
 
            Une autre inconnue est la cause du ralentissement actuel du réchauffement depuis dix ans, alors que les émissions de CO2 auraient plutôt augmenté. (voir courbe ci-dessous).

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/sanstitre.jpg
           
            Plusieurs causes sont avancées :
 
- D'abord un biais dans les calculs : l'élévation est mesurée dans quelques stations et un calcul d'extrapolation est fait pour évaluer la température globale moyenne de l'ensemble de la terre.
Des inexactitudes sont possibles dans ce calcul.
 
- Il existe des variations dans le temps des variations climatiques naturelles, qui ont déjà eu lieu par le passé et 10ans est finalement une très courte durée.
 
- Des phénomène "d'obscurcissement" de l'atmosphère ont eu lieu qui diminue la proportion de chaleur envoyée par le soleil : des éruptions volcaniques importantes, et la multiplication des centrales à charbon, notamment en Chine et en Allemagne, qui rejettent non seulement du CO2, mais aussi des poussières, en particulier de carbone non brûlé.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/nino.jpg
 
- Le grand courant chaud "El Nino", qui traverse tous les 5 à 7 ans l'océan Pacifique, entraîne une hausse des températures. Il avait connu une forte activité en 1998, l'année la plus chaude depuis 1850; depuis El Nino est relativement peu actif.





 
- De même l'activité solaire a été faible de 2006 à 2011 (peu de taches solaires). Ce cycle de faible a sans doute limité l'énergie reçue par la terre.
 
            Par contre il ne semble pas qu'il y ait d'avancée notable, quant aux conséquences pratiques du réchauffement climatique, et notamment au dépassement possible des 2 d° fixés au protocole de Kioto. La fonte des glace est certes mieux connue, l'effet sur la végétation est étudié, mais on ne sait pas quelles seraient les conséquences exactes en matière de tempêtes et de précipitations. Le climat à court terme n'est pas prévisible en fonction des variations climatiques à long terme.

Mardi 27 août 2013 à 8:46

Ecologie, Changement climatique

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/S7Etudelesgazaeffetdeserrecontinuentdaugmenter3965.jpg

            Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui avait fait un rapport sur l'évolution du climat en 2007, doit rendre public un cinquième rapport dans les mois prochains, qui fera à nouveau le point de la question.
            On a déjà des informations sur ce contenu, qui dans une première partie, fera le point sur l'évolution des modélisations et des modifications physiques du climat prévisibles, dans différents scénarios. Dans une deuxième partie, il fera des recommandations sur les mesures pour éviter une évolution trop dommageable.
 
            Je voudrais aujourd'hui vous parler des modèles physico-mathématiques qui permettent de prédire l'évolution du climat et de leurs améliorations. Les chercheur utilisent entre 100 et 200 modèles différents et la comparaison des résultats permet justement de faire des progrès dans ce domaine.
            Qu'est ce qu'un tel modèle mathématique ?
            Il est en général composé de plusieurs sous ensembles, notamment ceux qui étudient d'une part l'atmosphère et d'autre part les océans.
            Ce qui est étudié est en général les échanges d'énergie, qui ont lieu et les conséquences physiques qui en résultent.
            Pour cela les chercheurs définissent divers paramètres, comme la température, la vitesse des particules et molécules, leur densité, leur énergie, qui sont évidemment liées à des données mesurables, notamment les vents dans l'atmosphère et le taux d'humidité, ou les courants dans les océans. Il y a évidemment le temps qui s'écoule.
            Ils partent ensuite d'équations de physique-mathématique, telle que celles de conservation de la masse et de l'énergie et celles qui déterminent les trois composantes des vitesses de particules dans l'espace à 3 dimensions.
            Mais peu à peu d'autre phénomènes sont étudiés : l'influence des terres, (réchauffement du sol, convexion due au relief), celle de la végétation et notamment des forêts (qui absorbent en autre le CO2. L'influence de divers gaz dans l'atmosphère sont introduits : dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, les divers oxydes d'azote, la vapeur d'eau.... On peut aussi faire des hypothèses différentes d'énergie solaire incidente.
           
            Les informaticiens découpent ensuite la planète - terre, soit l'atmosphère, soit les océans, en petits cubes dont les dimensions sont variables, en fonction du lieu et de la puissance de l'ordinateur, car plus il y a de "boîtes", plus le calcul est long.
            Il faut en effet calculer l'état de toute l'atmosphère toutes les heures, et ceci jusqu'à 2050 ou 2100, ce qui fait beaucoup de passes de calcul (de l'ordre du million pour aller jusqu'en 2100) et ceci pour chaque boîte. Et plus la boîte est petite, plus il faut réduire la fréquence du calcul.
            Avec les nouveaux calculateurs récents, les dimensions des boîtes sont de l'ordre de 150 à 300 km au niveau de l'Europe, mais leurs dimensions décroissent de l'équateur aux pôles. Dans les océans les mailles sont plus petites au niveau des tropiques pour mieux modéliser les courants qui emportent la chaleur vers les plus hautes latitudes (50 km environ), alors qu'elles sont de l'ordre de 300 km au niveau européen.
            Par ailleurs les mailles ont des dimensions plus grandes en altitude, au fur et à mesure que la densité de l'air diminue.
            La modélisation de la terre demande quelques millions de "boîtes".
            On considère que dans les boîtes, les conditions et paramètres sont homogènes (pareils en tous points).
            Si on veut donc réaliser un calcul complet jusqu'en 2100, il faut environ un million de calculs sur un million de boîtes, soit 1012 passes de calcul.
            De plus il faut faire un nombre important de calculs complets pour des conditions initiales différentes, et surtout pour des hypothèses différentes, notamment d'émission par l'homme des gaz à effet de serre. Tout cela demande des mois de calcul avec les ordinateurs les plus puissants actuels (par exemple "Curie", voir mon article du 11 juillet 2013).
 
            La simulation n'est évidemment jamais parfaite. Les équations utilisées ne sont pas tout à fait exactes et les données introduites non plus.
            Pour cela des paramètres ajustables sont introduits dans les modèles, et les chercheurs calculent l'évolution sur une période connue, par exemple de la fin du XIXème siècle à nos jours, et on ajuste les paramètres pour coller à la réalité des mesures.
            Une autre vérification de l'exactitude des modèles est de faire des calculs sur de longues périodes 1500 ans par exemple, pour vérifier que, à rayonnement solaire et teneur en gaz à effets de serre constante, le réchauffement est nul.
 
            L'un des résultats important de ces modèles est de déterminer l'élévation moyenne de température entraînée par l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre dans diverses hypothèses, ainsi que l'élévation du niveau des océans. Le GIEC travaille en particulier sur quatre grands scénarii. Les courbes ci dessous donnent l'élévation moyenne de la température globale. Cela peut être affiné par régions du globe.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/sanstitre.jpg

            Un autre résultat important est de déterminer l'évolution de la concentration des gaz à effet de serre, car les mécanismes d'absorption sont complexes et une diminution des émissions ne se traduit pas par une baisse immédiate de leur concentration.
           
            Demain, je parlerai de certaines des conclusions du rapport du GIEC.
           

Lundi 26 août 2013 à 9:42

Bretagne

             Je voulais continuer à visiter la Bretagne en images, mais je m'aperçois que j'aidéjà fait des articles sur Le Faouet (ses chapelles et ses musées), Hennebont, Josselin (ici et suivants), Auray, Quelven, Saint Nicolas des eaux, (ici) , le château de Suscino, Conleau, Quinipily (ici) , la presqu'île de Saint Cado, et bien sûr, les îles : Houat, Hoedic, l'île aux Moines et l'île d'Arz.

            Alors cela restreint les nouveautés.

            Aujourd'hui, je vous parlerai de petites chapelles très peu connues, pas très loin de Carnac, Saint Cado (une autre que celle de la presqu'île), et Saint Avoye.

L'église de Saint Cado, à coté du golf (terrain de jeu) de Saint Laurent, est perdu dans la campagne. C'est une petite chapelle désaffectée qui est entretenue par les propriétaires de quelques maisons voisines et par le jardinier du golf. C'est un lieu paisible et dont la beauté est toute naturelle.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002356.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002357.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002386.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002359.jpg








































http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002371.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1002364.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1000851.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/levieuxpassage.jpg

Saint Avoye est un minuscule village de quelques maisons sur la route qui mène d'Auray au Bono, en bordure du Golfe du Morbihan, sur la commune de Pluneret. Son église est très originale, notamment par son clocher. Elle possède un beau jubé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/photo6338128204139062502.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1214911873.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1000859.jpg

























http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/images-copie-1.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1000854.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1214912093.jpg

Dimanche 25 août 2013 à 8:02

Notre cerveau : émotions

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/MaudDescampstarentule930x620.jpg
            J'espère que cette image fera hurler de terreur mes correspondantes; mais elle ne faisait pas peur à madame M.

            Je vous ai souvent parlé du rôle de certains de nos centres nerveux, notamment les centres amygdaliens, impliqués dans toutes les émotions, et à l'origine notamment de l'impression de peur, de danger, de crainte.
            Ce sont des centres qui veillent sur notre survie, et sont directement liés aux organes visuels, et de l'ouïe, qui leur transmettent directement des informations en quelques millisecondes, sans le relais du Thalamus, qui ensuite analyse les perceptions et transmet l'information au cortex préfrontal, chef d'orchestre du cerveau. recevant ainsi des informations vitales en temps réel, les centre amygdaliens peuvent déclencher des alertes et des mesures de défense, de fuite ou de préparation à l'action, de façon rapide et inconsciente, avant que le cortex frontal, auquel ils ont envoyé l'information de danger, ait mis les quelques secondes nécessaires pour analyser la situation.
            Je viens de lire un article qui met bien en valeur le rôle de ces centres amygdaliens.
 
            Il s'agit d'une femme de 44 ans, qui souffre depuis son adolescence, d'une maladie génétique très rare, qui a peu à peu détruit ses centres amygdaliens, dont des neurologues ont étudié le cas et ils ont constaté qu'elle n'avait peur de rien et très peu conscience des dangers.
            Elle joue avec les serpents, leur gratte les écailles de la queue et le bout de la langue, et elle voulait caresser une tarentule.
            Mêlée à la foule de visiteurs d'un parc d'attractions destinées à vous donner la chair de poule, elle était la seule à ne pas hurler de terreur.
            Elle est normale au plan des autres émotions : joie, surprise, tristesse; un peu moins sujette à la colère (l'amygdale y participe beaucoup).
            Elle habite dans un quartier mal famé et a été plusieurs fois victime d'agressions, mais elle continue à s'y plaire et n'a pas de séquelles psychologiques.
            Elle a finalement eu de la chance de survivre à de nombreux dangers dont elle n'a pas conscience et même quand on les lui explique, elle n'en prend pas bien la mesure, car elle ignore ce qu'est le sentiment de crainte et de peur.
            Heureusement la communauté scientifique, intéressée par son cas, veille maintenant soigneusement sur elle.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/limbic-copie-1.jpg

            Le schéma ci-dessus ne comporte que la vue d'un hémisphère. Les centres amygdaliens se trouvent dans les deux hémisphères au bout des deux circonvolutions de l'hippocampe.           
           

Samedi 24 août 2013 à 8:28

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/haricotvertpotager.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/Haricotvert1.jpg




















  
          Vous mangez sans doute tous et toutes des haricots verts. Vous savez sûrement aussi que ce sont des gousses non parvenues à maturité du haricot commun que l'on appelle du nom bizarre de "Phaseolus vulgaris" (ce nom a été attribué par le botaniste Linné et provient du grec "phasélos", qui veut dire nacelle), et qui est originaire d'Amérique centrale, mais est acclimaté dans nos régions depuis des centaines d'années.
            Le mot haricot est spécifiqe du français, et désignait initialement la graine, mangée depuis encore plus longtemps, et proviendrait d'après Littré, de la recette du "héricot de mouton", qui vers 1400 ne contenait que des navets, mais qui à partir de 1630 peuvent être accompagnés de "fèves d'aricot"
            Mais on peut aussi lui attribuer une origine plus ancienne car chez les Aztèques, cette plante s'appelait "ayacot".
 
            La gousse du haricot est un fruit sec, qui pousse à partir de la fleur, et elle est formée de fibres longitudinales appelées le "fil" et de lames obliques appelées "parchemin".
            Les haricots verts que nous mangeons sont cueillis très tôt avant que les fils ne grossissent et durcissent. Puis les graines apparaissent. Ce sont des variétés "naines à filet"
            Vous avez sans doute aussi mangé des haricots "beurre" plus gros, et jaunes.
            Les haricots "mangetout" ont une gousse sans parchemin, qu'on mange au stade de la graine naissante. J'avoue ne pas les aimer beaucoup.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/haricotramantselmazebre.jpg            Il existe une variété particulière de haricots verts qui est excellente, ce sont les haricots verts Selma Zèbre, qui sont verts, zébrés de lignes noires. Ils sont plus fermes et plus fins.
Mais on en trouve malheureusement presque plus, sauf dans quelques coins de Bretagne, car ce sont des haricots grimpants sur rame, et on ne peut les ramasser à la machine. Ils sont donc plus chers et moins rentables.
            Certains en région parisienne, les appellent "noirs de deuil", mais c'est une astuce, car il s'agit de la ville de Deuil la Barre, en Val d'Oise, car on y aurait cultivé de tels haricots autrefois (dit on ?).
 
  







           Vous vous demandez quelle mouche me pique de vous parler de haricots verts. C'est que j'ai découvert des "haricots caméléons". Ce sont des haricots de couleur noire, un peu violette, analogue aux haricots verts très fins, et stupeur, quand on les cuit normalement à l'eau bouillante, ils deviennent vert foncé !
            A part cela ils sont excellents au plan du goût !
            J'ai trouvé sur internet que c'était la variété "Purple Teepee". Je n'ai pas compris ce que la tente indienne venait faire dans cette galère, malgré une petite recherche sur internet.


 Avant cuisson                                                                                 Après cuisson
 
            http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/1004085.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/1004077.jpg

Vendredi 23 août 2013 à 8:12

Bretagne

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/arzal-copie-1.png

             Lorsque l'on va de Carnac à Guérande, on peut suivre l'autoroute jusqu'à La Roche Bernard. C'est évidemment plus rapide, mais un peu monotone. On peut aussi passer par l'intérieur des terres, sur de petites routes et on passe alors sur le "barrage d'Arzal", qui régule le cours de la Vilaine depuis et évite des crues d'hiver. De plus le plan d'eau créé a permis de construire un très grand port de plaisance
            Voici quelques photos, prises sur ce barrage et sur le port fluvial :

             D'abord le barrage lui même avec de grandes vannes, permettant de régler l'écoulement d'eau; sur le barrage passe une route qui traverse donc la rivière Vilaine, mais pour permettre aux bateaux d'accéder à l'écluse, un pont levis est ouvert à certaines heures, et la circulation automobile est donc coupée; on voit les deux morceaux du pont levés sur la photo; la tour est celle du régulateur du barrage et de l'écluse :


http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210011.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210012.jpg
























Des photos de l'écluse : un bateau rentrant dans l'écluse ouverte coté port, pour aller du port vers l'océan, et sur la deuxième photo des bateau venant de l'océan qui vont être remontés vers le port en amont :

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210017-copie-1.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210024-copie-1.jpg





















Deux photos du port, de la capitainerie, et d'un vieux bateau à quai. (la photo du bateau de croisière jaune emmène dans la journée des touristes et remonte la Vilaine, puis l'Oust et enfin le canal de Nantes à Brest jusqu'à la ville de Pontivy.)

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210013-copie-1.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210020-copie-1.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210021-copie-1.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210023-copie-1.jpg





















   et pour vous amuser, des cormorans qui se sèchent au soleil, sur des bouées près du barrage; deux qui se disputent et enfin de petits bébés cormorans  sur une pierre, qui ont l'air bien malheureux :

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210029-copie-1.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210034-copie-1.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P8210014-copie-1.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/P6270120-copie-1.jpg

Jeudi 22 août 2013 à 8:33

Vivre sa vie

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/internetaddiction2.jpg

             J'ai lu une analyse faite par Christophe André, psychiatre de l'hôpital Saint Anne à Paris, d'un livre d'un canadien, Joël Bakan, professeur de droit à l'Université de Colombie Britannique, qui me paraît particulièrement intéressant et significatif de notre époque, et très bien documenté, intitulé " Nos enfants ne sont pas à vendre; comment les protéger du marketing".
            Je résume cette analyse :
 
            Ce livre montre comment les entreprises commercialisent des produits dangereux pour les enfants et interviennent auprès des médecins pour vendre préférentiellement certains médicaments (pas forcément les meilleurs), l'influence néfaste des ordinateurs, télévision, téléphones portables, devant lesquels les enfants passent aux USA, deux fois plus de temps qu'à l'école, et les méthodes utilisées par les sociétés créatrices de jeux vidéo, pour rende les jeunes accrocs à ces jeux. De même pour les réseaux sociaux.
            L'auteur décrit comment les réseaux sociaux et Google notamment, analysent en permanence tous les sites visités et pourquoi, afin de vendre cette information aux services de marketing, ce qui permet de faire rentrer suffisamment de ressources pour que l'accès à ces réseaux soit gratuit.
 
            Il dénonce la violence, voire l'immoralité de beaucoup de ces jeux pour adolescents, et le fait que les concepteurs se servent de données psychologiques pour rendre les joueurs plus dépendants, en "distribuant des récompenses et des punitions", si les joueurs jouent suffisamment ou pas assez, sous forme de gain de points, de changement de niveau ou au contraire de pénalités, ceci de façon intermittente et sans possibilité de savoir quand et pourquoi, pour que ce ne soit pas prévisible, ce qui évidemment incite à jouer davantage, car on attend toujours la récompense (comme les joueurs au casino).
            Evidemment, les firmes en cause, se gardent bien d'ébruiter leur méthodes vis à vis du public, qui, pour être plus vulnérable, doit ignorer ces méthodes.
            Il semblerait que les ingénieurs de la "Silicon Vallée", qui sont souvent à l'origine de ces logiciels, bannissent peu à peu les écrans des écoles de leurs propres enfants, car ils considèrent qu'ils ne sont pas indispensables à la pédagogie, et qu'ils sont plutôt nuisibles aux jeunes, instaurant des addictions, qui empêchent ensuite l'enfant de travailler suffisamment.
 
            L'auteur pense que les chercheurs en psychologie et notamment en psycho-marketing, ne devraient pas rester insensibles à ces phénomènes. Ce sont eux qui étudient comment influencer le choix des consommateurs, où doivent être placées les publicités, quels sont les arguments qui touchent le plus le cerveau et comment réagit la mémoire.
 
            L'auteur estime que les pouvoirs politiques devraient prendre les types de mesures : d'abord informer les citoyens sur ces dangers, sur ces méthodes et des façons de s'en protéger en partie. La seconde serait de réguler ces instances et leurs méthodes de fonctionnement, comme il serait nécessaire de réglementer le comportement des banques après la crise actuelle. Enfin les chercheurs en psychologie et en neurosciences devraient réfléchir à une éthique, quant à l'utilisation des résultats qu'ils obtiennent et des crédits qu'ils reçoivent en matière de recherches de marketing.
 
            Je pense qu'en France, nous commençons à ressentie les mêmes problèmes. Je fais souvent appel à Google pour des recherches documentaires et je reçois ensuite de nombreuses pubs en liaison avec mes recherches. Et pourtant je supprime tous les cookies, après chaque utilisation de mon navigateur, afin d'éliminer les logiciels espions.
            Je constate aussi que mes petits enfants, comme beaucoup de mes correspondants, passent tellement de temps entre les séries télévisées, facebook et autres, et leur téléphone portable, qu'ils ont perdu totalement l'habitude de travailler. Certes les jeunes intélligents obtiendront facilement le bac, même avec mention, mais quand ils se retrouveront dans le supérieur, notamment dans les classes de prépa de maths ou des écoles de commerce, ou en P1 de médecine, ils sont tellement débordées par la quantité de travail que la plupart abandonnent en chemin. Et même à la fac, moins contraignante, les résultats ne sont pas excellents, faute d'habitude de travailler et d'apprendre., de sérieux, d'attention et de persévérance.
            Je crois que je vais essayer de me procurer ce livre et de le faire lire à mes petits enfants.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/ulg200801jeux04addictiona.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/addiction-copie-1.png

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast