Mercredi 21 août 2013 à 8:25

Zoologie, botanique, évolution

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           Je vous ai déjà parlé de ce que les psychologues appellent "la théorie de l'esprit", qui est la faculté de nous représenter les états mentaux d'autrui : perceptions, émotions, sentiments, raisonnements... et de l'apparition de cette faculté chez le jeune enfant.
            Une des questions que l'on se pose : les animaux ont ils cette faculté : on pense que oui dans une certaine mesure pour certains d'entre eux : les grands singes, les éléphants, les chiens et certains oiseaux comme les corbeaux et les perroquets.
            J'ai lu un article qui m'a amusé, écrit par Danièle Bovet, maître de conférence au laboratoire d'éthologie de l'université Paris Ouest. (l'éthologie est l'étude du comportement des animaux).
 
            Elle étudie le comportement des perroquets et en particulier de Léo, qui adore détacher les touches des claviers d'ordinateur, sait très bien que c'est défendu et attend qu'elle ait le dos tourné pour le faire !
            Lorsqu'on présente des objets identiques pour lesquels on a préalablement interdit aux perroquets de les toucher, à la fois devant un écran transparent ou devant un écran opaque qui les cache à la vue des observateurs humains, les perroquets vont systématiquement prendre les objets derrière l'écran opaque : ils s'imaginent donc ce que voient les observateurs.
 
            Un autre test consiste à ne pas donner de graines à un perroquet, placé derrière un grillage, (qui évidemment les voit et aurait envie de les manger), dans trois types de circonstances : dans la première l'expérimentateur ne fait pas attention au perroquet et l'ignore totalement; dans le second cas il veut donner des graines, mais n'arrive pas à les passer à travers le grillage. Dans le troisième ca il se moque du perroquet, le nargue et finit par manger les graines lui même.
            Ces trois situations sont le plus identiques possible au plan spatial, mais diffèrent par les intentions et la mentalité simulée de l'expérimentateur et les perroquets n'ont pas les mêmes attitudes.
            Devant le chercheur distrait, ils attendent sagement qu'il s'intéresse à eux. Pour aider celui qui veut leur donner des graines, ils cherchent à écarter les mailles du grillage pour que les graines puissent passer. (ils n'ont quand même pas traité le chercheur de maladroit !). et lorsque l'on se moque d'eux, ils poussent des petits cris , frappent de leur bec et semblent frustrés. (ils sont bien élevés, ils n'ont pas traité le chercheur de salaud !). Ils ont donc en partie décelé les intentions de leur interlocuteur.
 
            Entre eux les perroquet ont aussi des réactions de jugement : les chercheurs essaient de les faire rapprocher à l'aide d'une ficelle un récipient contenant de la nourriture. Après leur avoir appris comment faire, on leur donne le choix entre un mécanisme où ils peuvent tirer seul le plateau et un autre où il faut coopérer à deux pour le faire, le plateau comportant alors quatre fois plus de nourriture (pour qu'il y ait un avantage à coopérer).
            Les perroquets qui se connaissent et s'apprécient choisissent souvent de coopérer. Par contre si celui qui faisait ce choix se trouve face à un perroquet agressif, qui lui déplaît, il choisira d'agir seul. Certains d'entre eux préfèrent toujours agir seul quelque soit le partenaire.
            Quelques uns coopèrent quelque soit le partenaire.
            Finalement, bien qu'entraînés de la même façon, les perroquets prennent des décisions d'une part en fonction de leur tempérament et d'autre part en fonction de celui supposé de leur partenaire. Au fond il y a des perroquets altruistes, méfiants et égoïstes !

Mardi 20 août 2013 à 8:33

Bretagne


          La basilique de Guérande vaut la visite : c'est la "collégiale Saint Aubin". Elle a une longue histoire.
            Une première église a été construite sur le site actuel au VI ème siècle et a entraîné l'implantation des habitations, mais il n'en reste aucun vestige, si ce n'est quelques pierres et de écrits.
            Une deuxième basilique a été construite au Xème siècle, ainsi qu'un cimetière et on a retrouvé des sarcophages lors de fouilles. L'un d'entre eux, déposé dans la crypte actuelle, contient peut être les restes de Saint Aubin.
            Autour du chœur de cette collégiale, une église romane plus grande a été construite au XII ème et XIII ème siècles. Actuellement 8 colonnes avec des chapiteaux romans subsistent dans la nef de l'église actuelle.
            Au cours de la guerre de succession de Bretagne; Guérande a été mise à sac en 1342 et la collégiale a été détruite. Une nouvelle collégiale gothique est construite à partir de 1380. Reconstruite par morceaux, les derniers transepts ne seront achevés que vers 1550.
            Les vitraux datent des XVI ème et XVII ème siècles.
            A la suite d'un ouragan en 1705, une nouvelle flèche est reconstruite, qui sera à nouveau détruite par une tempête en 1785. Puis l'église est désaffectée à la révolution et rendue au culte en 1805. En 1876 le clocher avant de l'horloge et une partie de la façade et de la nef s'effondrent durant la messe.
            Ils seront reconstruits en utilisant le plus possible les blocs anciens; la chaire extérieure sera démontée et remontée, et en 1903, un clocher central sera reconstruit à la place du petit clocher de 1540.
 
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http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Unknown-copie-2.jpg             Mon article d'hier essayait de résumer les théories d'Erik Erikson sur le développement de l'enfant et de l'homme sous l'influence de l'environnement social.
            Je voudrais revenir ici sur les travaux de Milton Erickson, cités par  mon correspondant dans son commentaire.
            C'est un psychiatre américain (1901/1985), qui a fait de nombreux travaux sur l'hypnose et qui a appliqué ses méthodes thérapeutiques sur lui même car il a été par deux fois atteint de poliomyélite qui l'avait partiellement paralysé, et il souffrait pas ailleurs de nombreuses allergies.
Il était également dyslexique et daltonien. Il a travaillé avec des chercheurs et professeurs connus, a lui même enseigné et a été directeur de recherche psychiatrique dans de grands hôpitaux. Sa seconde femme, psychologue l'a assisté dans ses travaux.
 
            Une des caractéristiques d'Erickson est qu'il considère que les méthodes psychiatriques sont souvent inefficaces car on a trop recours à des théories générales, alors que chaque homme a un cerveau particulier, et il pense que les traitements doivent être individualisés et adaptés à chaque personne. Le thérapeute doit comprendre ce qui convient au patient au moment particulier de sa maladie.
            C'est le premier psychiatre à considérer que le patient est unique.

            Dans son enseignement en psychothérapie, Erickson apprenait à ses élèves à bien observer le patient sans avoir d'idées préconçues sur lui. Il considérait en outre que l'apprentissage de l'hypnose et de l'autohypnose était un excellent moyen pour le thérapeute de développer ses capacités d'observation.
            Erickson a pour l'époque une conception de l'inconscient beaucoup plus moderne que Freud et qui se rapproche de la conception actuelle des neurobiologistes. Pour lui l'inconscient n'est pas un perturbateur psychologique, par les pulsions et refoulements notamment sexuels qu'il engendre, mais une partie utile de notre psyché, qui peut être une ressource pour le patient, si on lui apprend à l'utiliser pour trouver des solutions à ses problèmes, en changeant ses comportements.
 
Jusqu'à Erickson l'hypnose consistait à plonger le patient dans un pseudo sommeil profond. Il a mis au point une méthode d'hypnose brève et "éveillée", fondée sur la relation patient-thérapeute et à mettre au point l'autohypnose, en utilisant utiliser une technique «sur mesure» : autosuggestion par des images, de la musique, contrôle de la respiration, focalisation sur une zone du corps.....
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            Erickson considère que lorsque notre esprit quitte la réalité, notre attention et notre cerveau étant monopolisé par un phénomène, une lecture, une idée et que l'on fait abstraction de l'environnement, on se trouve dans des états proches de l'hypnose brève.
            Il a mis au point des méthodes permettant de créer un état de conscience modifié, sorte de rêverie, qui permet d'accéder à certaines idées inconscientes, qui peuvent induire des solutions nouvelles aux problèmes.
            En parallèle, le cerveau produit des endorphines, hormones qui diminuent la douleur, qui vont lever des inhibitions, et permettre un traitement sans stress.

Dimanche 18 août 2013 à 8:45

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/pererik.jpg          J'avais écris un article, à la demande d'une correspondante, sur l'hypnose celle pratiquée non pas en cabaret, mais par des médecins en thérapeutique.
            J'ai eu un commentaire extrêmement intéressant et très particulier, d'un jeune qui parvient non seulement à s'hypnotiser lui même, mais à se mettre en transe, sans aucune drogue pour l'y aider. C'est assez extraordinaire car il faut une force d'autosuggestion très particulière. Ce commentaire m'a valu pas mal de mails, ce qui montre son intérêt.
            Cela dit je ne vous recommande pas de l'imiter car c'est assez dangereux.
            Il me disait être adepte d'Erickson et une correspondante qui fait des études de sociologie, m'écrit qu'elle ne comprend pas, car cela n'a rien à voir avec le "développement psychosocial".
            Il y a effectivement confusion : il s'agit pour l'hypnose du psychiatre américain Milton Erickson et je vous en dirai quelques mots dans un prochain article.
            Par contre le psychiatre qui a fait une théorie sur le "développement social" est un autre psychanalyste allemand, (1902-1994), qui a travaillé aux USA, s'appelait à l'origine du nom de son beau-père Homberger, puis a pris le nom d'Erik Erikson (sans c), lorsqu'il a été naturalisé américain. Il avait été formé à Vienne et analysé par Anna Freud, la dernière fille de Sigmund et est donc encore assez imprégné de ses théories. Mais n'étant pas un obsédé sexuel, ses théories du développement de l'enfant et de l'homme sont beaucoup plus réalistes et il se réfère à des observations, et considère que la psychiatrie ne doit pas s'inspirer uniquement de modèles théoriques.
 
             Ses travaux concernent la "construction identitaire", et ses relations avec l'environnement social.
 
            Il considère que le développement de l'enfant puis de l'homme se fait par grandes périodes, au cours desquelles des tendances positives et négatives dues à l'environnement social, s'affrontent et doivent parvenir à un équilibre satisfaisant pour que l'on puisse passer sans dommage au stade suivant et en résoudre plus facilement les problème. Il décrit huit périodes qu'il appelle des "crises" (au sens de tournant important de la vie), depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse.
            Pour vous donner un aperçu de la théorie d'Erikson, je vais vous décrire brièvement ces huit stades.
 
 
            - Premier stade de l'enfant jusqu'à environ 18 mois quand il marche et commence à comprendre des mots.
 
            L'enfant dépend totalement de ses parents, notamment sa mère qui le nourrit, il a besoin de l'affection constante de ses parents pour se sentir bien et avoir confiance en son environnement. Cette confiance dépend de la satisfaction de besoins primaires et finalement l'enfant pendant cette période apprendra la confiance ou la méfiance, vis à vis de son environnement, principalement familial. Son identité est ce qu'il reçoit.
 
            La confiance lui permettra de mieux aborder le second stade.
 
 
            - Deuxième stade de l'enfant de 18 mois à environ 3 ans quand il sait parler et communiquer couramment.
            L'enfant acquiert une certaine autonomie, de déplacement, de manger lui même, d'être propre, puis de pouvoir communiquer et commencer à poser des questions pour découvrir son environnement. Il apprend aussi certaines règles de comportement en milieu social.
            Les parents continuent à assurer sa sécurité et ses besoins élémentaires, mais aussi à l'aider dans cette acquisition d'autonomie et exploration de l'environnement.
 
            Si l'enfant est ainsi encouragé, il développe ce sens de l'autonomie et se sent capable d'affronter les difficultés (avec l'aide de ses parents). Mais si on le brime dans sa découverte de cette autonomie, ou si, au contraire on lui en demande trop, l'enfant ne prendra pas confiance en lui même et sera moins apte à franchir le stade suivant.
 
 
            - Troisième stade de l'enfant de 3 à 6 ans, quand il va aller à l'école primaire.
Le développement de l'autonomie se poursuit, sous forme notamment de l'initiative, qui permet de prévoir, de planifier en fonction d'un but, et d'entreprendre des tâches et de les mener à bonne fin. Mais il peut réussir et en avoir la satisfaction, ou au contraire échouer et se sentir coupable de l'échec. La principale activité reste le jeu.
            Il apprend à comprendre que les idées et sentiments des autres sont différentes des siennes.
 
            L'enfant va donc au cours de ce stade développer son sens de l'initiative et de la curiosité du monde qui l'enture, ou au contraire un sentiment de culpabilité et d'impuissance vis à vis de ses besoins, de ses désirs et de ses entreprises.
 
 
            - Quatrième stade : l'enfant de 6 à 12 ans environ, stade de l'école primaire, avant la puberté.
            L'enfant diminue ses jeux au profit du travail scolaire. Il a maintenant conscience de son identité et de celle des autres. Il maîtrise l'espace et le temps. Il commence à s'habituer à des concepts abstraits et à des "théories" (les lois de l'environnement).
            Il veut dans cette période de préadolescence montrer son indépendance (désobéissance), mais aussi que l'on reconnaisse ses qualités (des parents, des maîtres, des copains). Il devrait acquérir plus de rapidité intellectuelle, de patience et de persévérance.
 
            Si l'enfant est soutenu et encouragé dans ses efforts, il va développer confiance en lui et satisfaction, si au contraire il est dénigré et trop critiqué (il ne s'agit pas des punitions justes, mais des moqueries et des blessures d'amour propre), il développe un sentiment d'infériorité et a tendance à s'isoler des autres.
 
 
            - Cinquième stade : l'adolescence de 12 à 20 ans environ. (cela peut être moins ou nettement plus).
             L’adolescent est préoccupé de la manière dont les autres le perçoivent. Il change beaucoup physiquement avec la puberté et l'influence des hormones.
Il aspire à plus d'autonomie, et chercher son indépendance vis à vis des parents, souvent en s'opposant à eux, mais est aussi conscient de son inexpérience et son impossibilité à assurer lui même ses besoins et donc craint aussi l'éloignement du nid familial. Il découvre des appartenances à des groupes, à des idéaux politiques ou religieux. Ils sont ensuite face à l'orientation de leur vie future professionnelle.
            L'adolescent fait des essais et choisit sa voie avec une influence uo une aide plus ou moins grande des parents. Le problème est de savoir s'il a l'impression que ce sont des choix personnels ou imposés. Il se forge aussi un système de valeurs en parte différent de celui qu'on lui a jusque là imposé (le surmoi de Freud). Il prend conscience de ses désirs, peu à peu de leur réalisme ou de leur aspect utopique ou déraisonnable. Il construit peu à peu son identité.
 
            A la fin de ce stade, il devait pouvoir être en grande partie autonome, mais avec une confiance en soi, et une autonomie plus ou moins développées.
 
 
            - Sixième stade : l'adulte de 20 ans, ou plus à 35 ans.
            Le jeune adulte continue à confronter son identité mais principalement à des amis et à la société qui l'entoure, notamment au travail. Ils ont besoin de reconnaissance sociale et sont inquiets d'être rejetés d'un groupe ou de subir des ruptures individuelles.
            Il accepte des compromis pour conserver ces relations sociales. Il va peu a peu se forger un environnement personnel (familial et professionnel) dans ce milieu social.
            Au contraire il peut s'isoler et en subir une frustration.
 
 
            - Septième stade : la maturité : 35 à 65 ans.
            La personne a maintenant une situation sociale établie : métier, famille. La principale tâche du développement est d’apporter sa contribution à la société et d’aider la génération future (notamment au sein de sa famille). C'est le stade d'accomplissement de soi, au sens de Maslow. À l’opposé, une personne trop autocentrée, qui ne voudrait ou ne pourrait aider la société développe un sentiment de stagnation et d’insatisfaction.
 
 
            - Huitième stade : la vieillesse et la sagesse : > 65 ans.
            Ce stade final est celui de la rétrospection. À mesure que nous vieillissons nous avons tendance à moins faire de projets et diminuer nos actions, et à regarder la vie au plan du passé. Nous pouvons faire le point des réalisations développer un sentiment de réussite et de satisfaction si nous estimons avoir une vie riche et remplie. Dans le cas contraire, nous risquons de développer un sentiment de regret face à une vie ressentie comme inachevée et à la paralysie sociale, face à la crainte de la mort..
 
            Personnellement, je trouve ce modèle de développement beaucoup plus intéressant, parce plus près de la réalité pratique, que le modèle de Freud, axé sur les désirs et refoulements sexuels, mais je pense aussi qu'il est fortement inspiré de la culture américaine de notoriété et de réussite financière, surtout dans le métier.
            D'autre part cette théorie s'accordait bien avec la société de l'après guerre, jusqu'aux années 80.
            Le développement actuel des médias et des communications (télévision, ordinateur, internet, téléphones...), mais aussi le chômage, ont relativement bouleversé ce modèle, qui me semble moins actuel.
            Je crois qu'il faudra que je m'essaie à réfléchir à l'adolescence d'aujourd'hui de 14 à 25 ans, que je côtoie souvent sur les blogs et dans les mails que je reçois, mais aussi dans ma famille et en discutant avec des amis.

Samedi 17 août 2013 à 8:51

Photos, photos comiques

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http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/guerande.jpg           Une jolie petite ville de la Loire Atlantique à visiter, Guérande, à la limite du Morbihan, est surtout connue pour ses marais salants, le "sel de Guérande" et le beurre salé avec ce sel, étant présents dans de nombreux supermarchés de France;
            Les marais salants et les "usines à sel" sont intéressantes à visiter, mais la ville elle même, qui compte environ 15 000 habitants a beaucoup de caractère, surtout le centre ville, enfermé dans des murailles médiévales, qui marquent l'étendue de la ville du Moyen Age.
            La fondation de Guérande date d'environ 550. Les remparts et leurs tours sont évidemment les principales attractions. Mais l'hôtel Dieu, de nombreuses vielles maisons et leurs sculptures valent la visite.
            De nombreux magasins sont implantés, vendant des créations artistiques, et également des produits touristiques.
            Elle possède également une basilique, qui fera l'objet de mon prochain intermède.
            Le nom de Guérande provient de deux noms bretons "gwenn" et "rann", qui voulaient dire sacrée et parcelle, et donc serait lié à la collégiale, mais gwenn voulant aussi dire blanc et rann, pays, il est possible que "pays blanc" soit une référence aux salines.

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          Les canard aussi, visitent Guérande en famille :

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Vendredi 16 août 2013 à 8:14

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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         J'avais un peu scandalisé mes lecteurs et lectrices, en écrivant dans un article du 25 janvier 2012, que les couleurs n'existaient pas, mais étaient une construction de notre cerveau et j'avais montré comment l'absorption dans notre rétine, de quelques photons d'énergies différentes réfléchis ou non absorbés par des objet, se transformait dans notre cerveau en notion de "couleurs", par l'intermédiaire de notre langage.
 
         Aujourd'hui j'irai plus loin : les neurobiologistes pensent aujourd'hui que le cerveau reconstitue essentiellement le monde, de l'intérieur, grâce au rôle essentiel de la mémoire et des enregistrements automatiques et inconscients qu'elle effectue.
         Le premier chercheur qui a émis cette idée en 1991, (et a fait scandale à l'époque), est un chercheur Colombien, Rodolfo Llinàs, qui travaillait aux USA, et faisait des recherches sur les perceptions des mammifères, éveillé ou endormis.
 
         Les impulsions électriques, les champs magnétiques détectés dans le cerveau, les images notamment par IRM de son activité, permettent d'observer les connexions entre centres, lors de son fonctionnement dans diverses circonstances.
         De plus on peut chez les animaux faire des autopsies pour examiner réellement la structure du cerveau, de façon systématique lors d'une étude, celles ci étant évidemment plus rares sur le cerveau humain
         Je vous avais montré notamment dans un article du 6 février 2013, que les signaux des perceptions de la vue, de l'audition, du toucher et du goût, passaient par le thalamus avant d'être envoyés aux centres spécifiques qui les interprètent. (l'odorat est par contre traité directement pas le bulbe olfactif et le thalamus récupère ensuite des informations).
         Le thalamus transmet ensuite une partie des informations au cortex préfrontal qui réfléchit. Il en envoie également une partie importante à l'hippocampe, qui est le "professeur de la mémoire".
         On pourrait donc penser à des connexions privilégiées dans ce domaine et donc à la plupart des échanges dans ce sens.
         Pourtant on constate chez les animaux que le thalamus ades connexions avec presque tout le cerveau, que seulement 10% de ses connexions se font avec les centres d'interprétation des perceptions et que ceux ci renvoient vers lui, dix fois plus de connexions qu'ils n'en reçoivent.
         On peut alors se poser des questions sur la façon dontle cerveau perçoit nos sensations.
         Par ailleurs si nous voyons réellement une orange ou un citron, mais si nous ne voyons que son image, ou même simplement que quelqu'un nous dit qu'il a mangé une orange, nous pouvons non seulement voir le fruit, mais aussi ressentir la texture de sa peau, son odeur et surtout le goût de son jus, voire celui de son écorce.
 
         En fait il semble que le cerveau se sert au départ des signaux qu'envoient les sens, puis ensuite reconstitue la perception à partir d'images internes, en vérifiant la cohérence en comparant à nouveau aux perceptions réelles fournies par les centres d'interprétation.
 
         C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles nos souvenirs évoluent et se déforment dans le temps.
         C'est souvent très instructif de comparer des années après les souvenirs de deux personnes qui ont vécu les mêmes événements.
         D'abord l'oubli intervient, en supprimant des détails que le cerveau juge inutiles, ou qui ne nous ont pas touchés sentimentalement. Puis le cerveau chaque fois qu'on se remémore le souvenir, le réenregistre avec d'éventuelles modifications, inconsciemment et indépendamment de notre volonté, enfin le cerveau rajoute des éléments au souvenir, en se servant d'images, de photos, d'histoires qu'on nous a dites, etc....
        
        

Jeudi 15 août 2013 à 8:18

Actualité

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A mon âge, (81) j'ai du mal à comprendre certaines attitudes des personnes de nos jours.

 
            Par exemple, je suis étonné de toutes ces noyades sur les plages du midi, parce que les gens ne respectent pas l'interdiction de baignade. Non seulement ils mettent leur vie en danger, mais aussi celles des sauveteurs qui cherchent à les tirer de là.
            Les interdictions ne sont pas faites pour embêter les gens, mais pour les protéger. La mer est souvent beaucoup plus dangereuse en réalité qu'en apparence, car il existe des courants qu'on ne voit pas et d'énormes vagues qu'on ne prévoit pas.
            Il y a aussi les inconscients qui partent en mer en voilier alors qu'on annonce un coup de vent et qu'ils n'ont jamais affronté de tempête. Tous les ans les sauveteurs bretons sont furieux d'avoir à risquer leur vie pour de tels imbéciles.
            J'ai vu aussi des gens aller admirer la mer sur une jetée, les jours de gros temps, alors qu'on les a prévenus que des lames plus fortes peuvent parfois la balayer. Plusieurs personnes ont ainsi disparu dans la région, de même qu'il y a des accidents sur les plages de la côte sauvage de Belle Isle ou de Quiberon, interdites les jours de tempête. Elles ont été fracassées sur les rochers par une grosse vague et emportées ensuite au large.
 
            Mais il y a bien d'autres comportements que je ne comprends pas : un homme pourtant d'une quarantaine d'années (donc sensé expérimenté !), qui avait fumé pas mal de cannabis dans une soirée, et a pris quand même sa voiture. Il a terminé dans l'eau du port, où on l'a retrouvé noyé, le lendemain matin.
            Et l'autre jour sur le boulevard de la plage, vers 5 heures du matin, trois jeunes avaient forcé les portes d'une voiture, mis la radio à fond et dansaient sur le toit. Les gendarmes sont arrivés et les ont emmenés au poste : ils avaient plus d'un gramme d'alcool dans le sang.
            Quelques jours avant les pompiers étaient intervenus dans une boîte de nuit pour essayer de sauver une personne, en coma éthylique. Des copains l'avaient poussé à boire. ils ont maintenant un mort sur la conscience. S'en préoccuperont ils vraiment, ou recommenceront ils ? Quel est l'intérêt de se saouler ainsi. Cela permet peut être d'oublier ses problèmes, mais cela ne les change pas pour autant.

            Pour aller de Saint Colomban à Carnac, une petite route dangereuse, sinueuse, où la végétation cache ce qu'il y a après les tournants. Quand deux camions se croisent, ils mordent sur le bas coté en herbe, de 80cm de large, avant un fossé profond.
            Mais les automobilistes y circulent quand même à au moins 70 km/h. Et le pire c'est que des piétons viennent y faire leur footing et de plus courent sur la droite de la route, de telle sorte qu'ils ne voient pas les voitures qui leur arrivent dans le dos. Et pire des parents emmènent leurs enfants à vélo. L'autre jour deux parents avaient emmené sur leurs petits vélos deux gosses de 5 et 7 ans, qui zigzaguaient sur la chaussée. J'espère qu'ils sont arrivés à bon port.
 
            Les automobilistes, dans la grande rue de la plage de Carnac semblent avoir oublié d'emmener leur cerveau en vacances. Après s'être garés sur le bord du trottoir, ils ouvrent leur porte de gauche sans rien regarder. Hier il ont mis par terre un cycliste qui arrivait sans se méfier.
 
            "La France, ton café fout le camp", disait à Louis XV, madame du Barry. Je crois qu'aujourd'hui, il faudrait dire "En France, le bon sens fout le camp" ! Hélas.
 
            Mais pour nous consoler, des images amusantes; la dernière fois où il a plu, une très grosse averse, le cirque Pinder était là. Ils ont sorti leurs éléphants, et ils les brossaient sous la pluie, avec un lave pont. Cela avait l'air de leur plaire.

 

Mercredi 14 août 2013 à 8:32

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          Pont Aven est une petite ville du Finistère de 2800 habitants, où de nombreux peintres ont séjourné, dont en particulier Gauguin. Elle possède un musée de peinture (bien moins intéressant à mon avis que ceux de Quimper et du Faouet, et de nombreuses boutiques vendent peintures et objets d'art.
           La caractéristique de Pont Aven est d'être située sur l'Aven, petite rivière qui se divise en multiples canaux dans la ville, en coulant tranquillement sur de nombreux rochers. On peut suivre à pied ces méandres, pour le régal des yeux, et dans une fraîcheur reposante. Sur son parcours 14 moulins à eau agrémentent le paysage.
          A la sortie de la ville, la rivière s'élargir et forme un delta où se trouve le port de Pont Aven.


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Mardi 13 août 2013 à 8:31

Eveil, sommeil, rêves

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            Certaines de mes correspondantes sont étonnées quand elles se rappellent avoir entendu des bruits réels pendant leur sommeil.
            Ceci n'a rien d'étonnant car le sommeil ne nous coupe pas complètement du monde, pour des raisons de sécurité.
 
            Bien entendu, nos yeux étant fermés, nous n'avons pas de signaux visuels, et comme nous ne mangeons pas, notre goût n'a pas l'occasion de fonctionner..
            Par contre nous avons, pendant le sommeil, une certaine sensibilité aux sons et aux odeurs.
 
            L'odorat est peu sensible pendant le sommeil. Si on soumet une personne endormie à une odeur relativement neutre, la personne n'a aucune réaction. Par contre si on la soumet à une odeur âcre, irritante, des réactions se produisent, pouvant aller, lorsque la concentration est suffisante jusqu'au réveil dans la moitié des cas, si le sommeil est léger et dans un tiers des cas dans un sommeil paradoxal.
 
            Par contre la personne endormie est relativement sensible aux sons. Soumis à un son de 80 décibels (le bruit d'un moteur de voiture), les dormeurs sont réveillés dans 82% des cas.           
 
            La douleur est le signal le plus perçu. Au même niveau que les sons en cas de sommeil léger, par contre la douleur reste encore perçue en cas de sommeil paradoxal et même de sommeil profond.
 
            Les signaux des odeurs sont analysés par le bulbe olfactif, puis sont transmises via le cerveau émotionnel éventuellement au cortex préfrontal. Elles atteignent aussi le thalamus par une voie parallèle.
            Les sons par contre passent directement par le thalamus qui les envoie ensuite (comme les signaux de vision) vers les centres d'interprétation. C'est le thalamus qui ensuite alerte éventuellement le cortex préfrontal.
            Les signaux d'odeurs et de sons sont donc déformés par une certaine filtration, mais ils peuvent cependant parvenir atténués, jusqu'à la conscience, au point de réveiller l'individu, en cas de danger supposé.
            Lorsque l'on parle à un dormeur dont on relève les signaux électriques et magnétiques transmis dans le cerveau, on constate des impulsions dans certains cas particuliers : par exemple quand on prononce le nom ou le prénom du dormeur.
            Pourtant le thalamus fonctionne très différemment pendant le sommeil, car au lieu de transmettre des signaux à une fréquence de 40 hertz, il ne fonctionne plus qu'à une fréquence de 4 hertz environ (voir mon article du 6/2/2013).
            Malgré ce fonctionnement au ralenti, le thalamus laisse passer des signaux de sons, même s'il les déforme légèrement.
 
            Un autre phénomène est l'influence sur nos rêves des perceptions que nous pouvons avoir lors de micro-réveils, ou de réveils plus importants. On m'en parle de temps à autre, et c'est toujours un problème que d'en comprendre l'origine.
 
         Enfin pour répondre à la question “est ce qu'un stimulus sensoriel peut provoquer un rêve”, il faut bien distinguer les sensations passées mises en mémoire que l'on élimine et qui sont le matériau des rêves (dont on a ou non conscence) et les stimuli pendant le sommeil.
         Pour les stimuli extérieurs qui se produisent pendant le sommeil, la réponse est oui dans la mesure où ce stimuli nous réveille pendant au moins un court instant. Ce peut être aussi un stimulus dû au fonctionnement de notre corps.
         Je vais prendre trois exemples un peu extrêmes pour me faire comprendre :
 
    - je dors et on fait tomber un gros objet par terre dans la chambre voisine qui me sort quelques secondes de mon sommeil au moment où j'éliminais des images dérangeantes vues la veille au journal télévisé, sur les guerres en Afrique. Mon cortex qui se réveille essaie de raccorder un grand bruit au images et il me “raconte” que je suis au milieu des combattants et qu'un obus est tombé pas loin.
 
    - je dors et il y a de grands coups de vent qui mugissent dans ma fenêtre entrouverte, alors que j'élimine des images d'une sortie en mer la veille, images inutiles parce que non extraordinaires. Ce bruit me réveille quelques secondes et mon cortex me suggère qu'un coup de vent arrive sur mon bateau et qu'il faut se dépêcher de déborder les voiles et de me mettre au rappel.
 
    - je dors et je me suis trop tourné la tête presque dans mon oreiller, alors que je suis légèrement enrhumé. J'ai beaucoup de mal à respirer et cela me réveille un peu.
         Je rêvais que j'étais au bord de la plage en train de regarder la mer. Mon cortex réagit et d'une part veut expliquer mon étouffement et d'autre part le cerveau veut que je respire. alors il va chercher en mémoire des images d'une grande vague qui arrive et me suggère que je suis en train de me noyer. Je me débats (ou je pense que je me débats), je me retourne et du coup je me réveille en sursaut en respirant une grande bouffée d'air.
Combien avons nous de sens ?
                        Cinq, bien entendu; c'est ce qu'on apprend à l'école primaire, et c'est ce qu'enseignait autrefois Aristote.
                        En fait, pour les neurobiologistes, c'est beaucoup plus compliqué.

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                        Nos 5 sens (vue, ouÏe, toucher, odorat, goût), c'est ce qui est surtout conscient,
                        Encore que nous n'ayons conscience que de très peu de nos perceptions.
                        Prenons par exemple la vue : notre rétine envoie au cerveau 40 images par seconde et chacune est faite de près d'un million de pixels, lesquels mobilisent chacun plusieurs neurones du centre du cerveau d'interprétation de la vue, situé à l'arrière du cerveau.
                        Cela fait 4 400 000 images chaque jour, et la plupart restent inconscientes et ne sont pas mémorisées.
                        Supposez que je marche dans mon jardin en Bretagne. J'évite automatiquement les troncs des pins sans avoir pour autant une alerte "attention tu vas te cogner si tu continues !". Les images ne sont pas transmises au cortex préfrontal qui réfléchit et décide. Le centre de la vison et le cervelet se débrouillent seuls.
                        Par contre si j'entends du bruit parce que l'écureuil monte sur un tronc, le cortex frontal demande de lui transmettre les images et donne des ordre aux yeux pour voir ce qui se passe. Les images sont alors conscientes.
                        Mais lors du sommeil suivant, le cerveau va estimer que toutes ces images ne servent pas à grand chose, et il éliminera toutes celles inconscientes, et une partie des conscientes. Et quelques mois après, je ne me rappellerai même plus quand j'ai vu cet écureuil.
 
                        Pour les neurobiologistes, nous avons d'autres sens :
                        D'abord, ce qu'on appelle la proprioception, qui est la perception de notre propre corps, et se décompose en plusieurs systèmes de perception.
                        Un premier système de centres en arrière des centres du toucher, renseigne notre cerveau sur l'état de nos muscles et de nos membres : comment sont ils contractés et qu'elle est leur position. (le cortex somesthésique sur le schéma). Ces renseignements sont envoyés automatiquement notamment au cervelet et éventuellement au cortex frontal, et permettent de coordonner nos mouvements. C'est l'apprentissage du bébé qui a peu appris à se servir de ses membres, par exemple pour attraper un objet.
                        Ce système s'accompagne d'une carte mémorisée de notre corps; de la sorte, même en fermant les yeux, nous pouvons toucher notre nez avec notre doigt.
                        Un deuxième système nous renseigne sur l'énergie mise dans un geste par nos muscles. Elle nous permet de contrôler nos gestes et par exemple de porter délicatement notre fourchette ou notre verre à notre bouche.
                        Par contre, cela peut nous jouer des tours. Par exemple on vous donne une valise vide, mais qui en réalité est remplie de livres. La première fois, vous ne pourrez pas la soulever, car votre cortex préfrontal a programmé la puissance de votre muscle du bras pour une valise vide. Au second essai, vous arriverez alors à la soulever car vous aurez modifié la puissance du geste. A l'inverse, si on vous donne une valise vide en vous disant qu'elle est pleine de livre, vous ferez un tel effort que vous soulèverez brutalement votre valise au risque de tomber par terre.
 
                        Mais d'autres sens existent :
                        Notre oreille interne est sensible à la gravitation et à notre position, afin de garantir notre équilibre debout et à la marche (ou dans des exercices de gym). Dans notre oreille interne nous avons 5 centres nerveux, analogues à des gyroscopes : les trois canaux semi-circulaire de l'oreille interne détectent les accélérations angulaires, et l'utricule et le saccule détectent les accélérations linéaires.
                        C'est évidemment non conscient, au plan du contrôle de notre équilibre, mais vous prenez conscience de votre situation si elle est anormale (par exemple si vous êtes la tête en bas).
 
                        Un autre sens est celui de l'écoulement du temps, par tout un système, les centres circadiens, qui constituent des horloges biologiques.(voir mes articles des 17, 18 et 19 décembre 2010).
 
                        Nous avons également des informations qui remontent vers le cerveau, et notamment l'hypothalamus, sur l'état interne de notre corps, et notamment de ce que nous appelons les viscères.
                        Nous avons faim, soif, mal au ventre, impression d'avoir la fièvre ou que notre cœur bat trop vite; nous somme essoufflés ou avons l'impression d'étouffer quand il fait très chaud.
 
                        Une autre croyance périmée, celle de l'indépendance de nos 5 sens : des liaisons existent entre eux, notamment au niveau du thalamus. Les sens collaborent pour nous fournir de l'information. Notre ouïe comprend mieux les paroles de notre interlocuteur, si nous voyons les mouvements des lèvres : en fait des informations complémentaires sont fournies aux centres d'interprétation, comme le centre de Wernicke.
                       Certaines personnes ont même des communications intempestives : elles voient par exemple, des chiffres ou des lettres de couleurs différentes suivant les lettres ou les chiffres lus, noirs sur le papier blanc (c'est la synesthésie).
 
                        Aristote avait vu le principal, mais nos connaissance en neurobiologie, se sont heureusement améliorées depuis son époque.
                       

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