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            Je voudrais aujourd'hui parler des changements de comportements.
            Mais avant il me faut dire quelques mots pour préciser à quoi correspond le développement des attitudes et fonctions non préférées.
            Pour ne pas interférer avec ce que me disent mes correspondant(e)s, je prendrai un exemple sur moi-même.
            Je suis nettement G et mon instruction scientifique a développé cette préférence. Donc théoriquement je suis mauvais observateur, je n'aime pas les tâches répétitives, je suis plus à l'aise dans la théorie et les schémas, les synthèses, j'aime prévoir, travailler sur les choses nouvelles, innover.
            Mais mon grand père me trouvait trop rêveur, alors il m'a fait faire dans mon enfance de nombreux exercices pratiques, voire un peu fastidieux, mais très pragmatiques : sciences de la terre, physique et mathématiques appliquées à des cas très concrets, bricolage....
            Du coup, sans le savoir, car les préférences cérébrales n'étaient pas connues à l'époque, il m'a fait développer la fonction S, non préférée.
            En fait je suis toujours G et je suis toujours plus à l'aise dans les comportements qui correspondent à ma préférence, et si j'ai le choix, je me comporte en G. Je préfère bricoler l'électricité, qui nécessite compréhension et innovation, à la peinture, plus fastidieuse.
             Mais lorsque j'ai une action à faire qui correspondrait plutôt à une préférence S, j'étais maladroit ou peu entrain quand j'étais jeune enfant. Par la suite, je me sentais plus à l'aise, moins réticent, et je réussissais à faire ce travail de S.
            Donc développer une fonction ou une attitude non préférée ne diminue pas la préférée. Cela permet simplement d'être moins maladroit et moins stressé si on a à faire une action plus facile à faire avec cette fonction ou attitude non préférée. Cela vous rend en quelque sorte "ambidextre" pour ce type de comportement.
 
            Les comportements peuvent changer lentement, même s'ils diminuent l'influence de certaines de nos préférences, à la suite d'un changement d'environnement.
            Mais notre préférence reste inchangée, seul le comportement change.
            On constate par exemple que l'inaction prolongée change nos comportements.
            Un retraité qui n'a que peu d'occupations, un chômeur, une personne inactive qui s'ennuie, même s'ils sont J, prennent peu à peu des comportements de P : ils font les choses au dernier moment, les remettent facilement au lendemain, sont moins à l'heure, ne cherchent plus à maîtriser les événements. Leur préférence J existe toujours mais ils ne se comportent plus selon elle, et d'ailleurs en sont stressés et en souffrent.
            Personellement je suis nettement I, mais dans mon travail, ayant toujours eu une équipe à diriger, tous mes collaborateurs me prenaient pour un extraverti, car dans ce cadre particulier, mes comportements vis à vis des autres étaient voisins de ceux d'un E. Cest souvent vrai aussi d'un adolescent même très I, qui a certains comportements d'un E, au sein d'un petit groupe de camarades.
            Il est certain qu'une personne J (ou P), modère ses comportements, si son compagnon est P (ou J), pour ne pas créer de conflits. Mais la personne ne change pas pour autant de préférence cérébrale et souffre parfois d'avoir des comportements contraires à celle-ci.
            Enfin une personne qui est dans une situation anormale, dépression, traumatisme, peut avoir des comportements très différents de ses préférences cérébrales innées. J'ai connu par exemlpe des jeunes très extraverties, qui, ayant subi un viol, se sont repliées sur elles mêmes aaynt des comportements durables d'introverties, au moins dans le domaine relationnel et en particuliers avec les hommes.
 
            Mais les comportements peuvent aussi changer rapidement du tout au tout, pendant un temps limité, dans certaines circonstances.
                Je reprends le schéma des article de mon blog, d'octobre 2010, avec l’évolution de nos préférences en fonction de l’âge, symbolisée par la flèche rouge en forme de S, qui est le “chemin du serpent” de Jung.

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            La barre en diagonale est le symbole d’une limite (qui n’est ni aussi rigide ni aussi simple que sur le schéma), de l’utilisation de nos préférences cérébrales de façon consciente ou inconsciente.
            La première position (double barre) est celle pour un adolescent. Puis au cours du temps, la droite schématique de séparation se déplace vers le bas avec l'âge. 
            Quelle en est la signification ? Pour l’adolescent, les fonctions primordiale et auxiliaire interviennent le plus souvent et de façon consciente c'est à dire raisonnée. Au contraire les deux fonctions autres que celles ci (et notamment la fonction cachée), seront inconsciemment utilisées dans les moments où l'individu ne réagit pas de façon rationnelle et fait face à une réaction spontanée irraisonnée, dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
            Quand elle devient adulte, la personne utilise de plus en plus sa fonction tertiaire consciemment et également plus souvent (mais cette fréquence dépend beaucoup de la personne, de son entraînement à s'en servir.).
            C'est vrai aussi pour la fonction cachée mais en général, elle reste beaucoup plus longtemps inconsciente que les autres et intervient souvent dans les périodes de difficultés.
 
            Prenons maintenant quelques exemples :
            Supposons un EGLJ dont la fonction primordiale est la “décision logique” et donc la fonction cachée le choix en fonction de valeurs et de goûts.
            Dans un moment de stress ou de colère, à la surprise de tous, il abandonnera sa logique habituelle pour décider et décidera sans s’en rendre compte, de façon subjective en fonction de ses seuls goûts sans réfléchir.
            Au contraire, une ISVP, dont la fonction primordiale est le choix en fonction de valeurs et de goûts et donc la fonction cachée, est la “décision logique” aura des réactions opposées. Si cette personne est par exemple furieuse, ou dans une période de grande fatigue, elle, qui habituellement se montrait altruiste et ayant une grande conscience morale, fera tout à coup des choix contraires à ses habitudes, goûts et préceptes, sans tout à fait s’en rendre compte et elle essaiera de les justifier alors par des raisonnements logiques, mais souvent erronés ou peu convaincants.
            Prenons aussi l’exemple d’un IGLJ, habituellement inventif et homme de synthèse, (sa fonction primordiale est la perception globale et sa fonction inférieure la perception sensitive), en colère contre un de ses enfants, il se mettra à être tatillon et à “chercher la petite bête”, et à lui reprocher des micro-détails.
            La même personne malade et stressée, alors qu’elle voit habituellement les choses dans leur ensemble et avec un certain recul, se montrera presque hypocondriaque.
            Dernier exemple, un ESVP habituellement fin analyste et objectif (sa fonction primordiale est la perception sensitive et sa fonction cachée la perception globale), lui qui est un observateur et un analyste rigoureux, lorsqu’il ne sera pas dans son assiette, inventera sans s’en apercevoir et au grand dam de ses amis, des théories fumeuses, basées sur des généralisations hasardeuses.
           
            Donc quand vous êtes dans une situation difficile, stress, colère, peur, tristesse, ne vous étonnez pas d’avoir des réactions aberrantes qui ne vous ressemblent pas : c’est votre fonction cachée qui se manifeste et que vous utilisez inconsciemment.
            On garde donc les mêmes préférences qui ne changent pas, maison a alors des comportement ne correspondant pas à nos préférences;