Lundi 30 septembre 2013 à 8:06

Biologie, santé.

Je vais essayer de vous expliquer aujourd’hui ce qu’est l’IRM, utiliséeé pour de nombreux examens médicaux, (vous avez sans doute pour la plupart flippé à l’intérieur d’un scanner IRM, car être enfermé dans ce «cercueil» n’est pas très agréable), mais dont les versions plus récentes sont un outil remarquable d’exploration du cerveau.

          D’abord le principe physique général :

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/IRM.jpg          L'imagerie par résonance magnétique (lRM) repose sur le principe de la résonance magnétique nucléaire (RMN) qui utilise les propriétés quantiques magnétiques des noyaux atomiques. L'lRM utilise un champ magnétique puissant et stable produit par un très gros aimant supraconducteur; ce champ crée une «magnétisation» des tissus par alignement des spins, les moments magnétiques élémentaires des noyaux atomiques des atomes des molécules et notamment ceux d’hydrogène, extrêmement courants dans les molécules organiques et dans l’eau contenue dans les tissus du corps humain.
          D'autres champs, plus faibles, (des radiofréquences) sont alors appliqués, de sorte que cet alignement est légèrement perturbé et engendre un signal électromagnétique lors du retour à la position initiale.
          L'IRM consiste à localiser I'origine de ce signal RMN, qui est proportionnel au niveau du champ produit par I'aimant. Des aimants de plus en plus puissants ont donc été conçus. Il y a, en France, environ 600 appareils d'‘IRM, dont la moitié dotés d'un aimant de trois teslas qui permet une résolution de l’ordre du mm, utilisés principalement à des fins de diagnostic. Un appareil doté d’un aiment de 7 teslas permet des recherches au centre «Neurospin» de Saclay, avec une résolution d’environ 200 microns.
          La France est plutôt en retard quant au nombre de ces appareils de diagnostics et les temps d’attente des malades sont trop longs (3 à 5 semaines).

          Le cerveau est I'organe idéal pour l'IRM, car le signal de résonance magnétique est perturbé et faible quand l'objet à observer est en mouvement, ou quand il présente des interfaces entre le tissu et l'air; or le sujet peut facilement maintenir sa tête immobile dans un appareil d'IRM, et il y a peu de contact entre le tissu et l'air dans le cerveau.
          Au début des années 1980, I'IRM était avant tout un outil d'imagerie structurelle: elle permettait d'obtenir en quelques minutes, grâce à l’informatique, une image tridimensionnelle du cerveau avec un contraste important entre substance grise (contenant les corps cellulaires des neurones), et la substance blanche, formée des dendrites et axones myélinisés.

          En 1992 un chercheur japonais, Seiji Ogawa, a utilisé le paramagnétisme de l’hémoglobine, qui dans la sang, transporte l’oxygène. Les neurones actifs consomment davantage d’oxygène et donc le contraste de l’hémoglobine est plus important sur les lieux d’activité cérébrale.
          Aujourd'hui, les chercheurs en neurobiologie utilisent cette «IRM fonctionnelle», (IRMf), pour trouver les principaux réseaux ou circuits neuronaux actifs lors des fonctions telles l'audition, la vision ou la motricité, mais aussi des processus cognitifs complexes tels les mécanismes du calcul, du langage ou de la lecture, et ceux de leur apprentissage.
Mais comprendre l'activité du cerveau au repos est aussi un thème de recherche important, car même lorsqu'on ne fait rien, le cerveau travaille, et de nombreuses équipes cherchent à « modéliser » les réseaux cérébraux actifs au repos.

          Dans Ie tissu cérébral, le mouvement des molécules d'eau est aléatoire, mais est perturbé par les membranes des cellules et des axones.
           L’'imagerie par résonance magnétique du processus de diffusion de l'eau dans le cerveau (IRM de diffusion) permet de voir in vivo, l'organisation des fibres d'axones myélinisés - les prolongements des neurones - qui se regroupent en faisceaux et forment des autoroutes « véhiculant » l’information d'une région cérébrale à une autre. 
          La résolution est d’une dizaine de microns. Des logiciels s’efforcent de rapprocher ces images d’IRM dif, de celles d’IRMf, afin de comprendre à la fois, structure et fonctionnement.
Mais il est apparu récemment que la propagation du signal électrique le long des axones perturbait le mouvement des molécules d’eau, et l’IRM dif est un outil de plus en plus utilisé.

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          Actuellement on cherche surtout à augmenter la résolution spatiale, pour permettre de comprendre les fonctions de groupes plus restreints de neurones, dans les grands centres aujourd’hui connus.
Un aimant de 12 tesla est en cours de réalisation et devrait permettre de descendre au dessous des 100 microns de résolution.
          L’appareil est énorme comme le montre la maquette ci-contre (comparer avec la taille de l’homme) et il devrait être installé au centre Neurospin de Saclay.

Dimanche 29 septembre 2013 à 9:05

Biologie, santé.

          On m’a demandé à plusieurs reprises comment on pouvait savoir ce qui se passait dans le cerveau. J’hésitais à faire un article car c’est assez technique, mais finalement je vais essayer de vous l’expliquer simplement, mais en deux fois pour ne pas être trop long
          Aujourd’hui je parlerai des diverses méthodes, sauf l’IRM que je décrirai demain, ainsi que l’apport des ordinateurs.
Les méthodes se sont évidemment perfectionnées dans le temps et je suivrai donc la progression chronologique.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/images-copie-1.jpg          Autrefois pas d’électronique, ni d’ordinateur; pas de biochimie non plus. Pourtant même dans l’antiquité on essayait de comprendre ce qu’était le cerveau. Donc le seul moyen était l’autopsie d’animaux et de cadavres. Mais les maladies mentales détruisent rarement les neurones et donc on n’a rien vu dans ce domaine.
          Léonard de Vinci a publié des dessins qui sont de magnifiques atlas du cerveau
          La médecine faisant des progrès, au 18 et 19ème siècles, on a observé des anomalies cérébrales, suite à des accidents ou des thromboses cérébrales. Cela a permis de connaître la fonction de certaines parties du cerveau. On essayait de confirmer par des essais sur animaux.
           Les médecins ont aussi soigné les épilepsie par un traitement barbare, qui consistait à couper des faisceaux d’axones, ce n’était pas toujours bénéfique, mais on a acquis des connaissances notamment sur le rôle différent des deux hémisphères.
           Les autopsies apportent toujours des renseignements, mais dans des cas extrême. Par contre les essais sur animaux permettent toujours certaines études, tant physiologiques que comportementales.

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           Au 19ème et 20ème siècles, l’électricité et l’électronique ont fait des progrès. on a su mesurer les courants électriques  de l’influx nerveux (plus exactement ce sont des polarisations et dépolarisations dues à des variations de concentrations ioniques de sodium et de potassium, mais extérieurement les manifestations sont les mêmes que celles d’un courant). C’est l’électroencéphalographie (EEG).
           On a pu ainsi mettre en évidence le fonctionnement de certains centres, lors de certaines actions et la communication d’un centre à l’autre. On étudie également la fréquence des oscillations de ces courants qui varient entre 1 et 40 hertz environ.
           L’avantage de la méthode est qu’elle a une très bonne résolution temporelle : la milliseconde. On sait donc «quand cela se passe».
Par contre, la résolution spatiale est très médiocre : le cm; on sait mal «où cela se passe».
           On peut aussi mesurer les champs magnétiques induits par ces courants avec les mêmes avantages et inconvénients.
           Ces méthodes d'EEG sont peu utilisées pour caractériser le fonctionnement des centres en raison de la mauvaise localisation, mais elles sont très utiles en diagnostic médical et pour étudier le sommeil  et toute l’activité oscillatoire des neurones.
L’appareillage est par contre simple et relativement peu coûteux.





http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/TEP.jpg           A la fin du 20ème siècle, avec l’arrivée de la radioactivité, de l’électronique rapide à circuits intégrés, et de l’informatique, une nouvelle méthode a vu le jour : la tomographie par émission de positons (TEP).
           Dans l’artère qui mène le sang au cerveau, on injecte un « traceur » formé de deux molécules : la première est choisie pour se fixer sur la structure cérébrale spécifique qu’on veut étudier - c’est le vecteur; la seconde est un atome radioactif de courte durée de vie qui émet un positon (l’antiparticule e+ de l'électron) qui s’annihile rapidement avec un électron e- des cortèges électroniques des atomes, ce qui engendre la production de deux photons gamma de haute énergie. Ces photons émis à 180 degrés l’un de l’autre, sont détectés par un réseau de photomultiplicateurs disposés autour de la tête du patient : on détecte les photons qui arrivent en même temps à deux endroits opposés et l’informatique reconstitue leur trajectoire et le lieu de leur production.
           On utilise en général des dérivés du glucose, consommé par les neurones, et l’isotope 15 de l’oxygène que l’on fixe sur leurs molécules.
           L’activité cérébrale entraîne une consommation accrue de glucose et une accumulation d’oxygène 15, qui est détectée.
           On peut ainsi mesurer le degré d’activité d’un groupe de neurones avec une bonne précision spatiale, le millimètre, mais une faible précision temporelle : la seconde.
           La TEP permet donc  de mesurer le niveau d’activité métabolique des neurones, mais ne renseigne pas sur l’anatomie du cerveau.
Associée à l’informatique, qui permet de reconstituer des images artificielles de coupes du cerveau, c’est un bon outil de diagnostic, mais il est lourd car l’appareillage est complexe et cher.

           Actuellement on utilise beaucoup plus l’IRM dont je parlerai dans l’article de demain, qui est aussi un procédé complexe et cher, mais qui donne de bien meilleurs résultats.

Samedi 28 septembre 2013 à 9:24

Paysages

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          Il y a trois jours, je vous montrais des photos de Chablis. Puis au supermarché une foire aux vins commence.
          Alors en intermède, je vous propose des photos de vignobles :
        
           D'abord, bien sûr, le champagne avec ces deux paysages :


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          Le Bordelais célèbre dans les photos suivantes : un vin rouge et un vin blanc : Sauterne

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          La Bourgogne et la Côte d'Or avec ces deux photos :

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           Deux photos des vignes d'Alsace :

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          Mais il existe bien d'autres régions mais je n'ai pas la place pour tant de photos : vins de Loire, du centre : régions de Bourges,  du Lot ou de Périgueux, du Midi de la France, du Sud ouest, du Jura, et même en toute petite quantité, de Montmartre à Paris !.... et j'en oublie.

Vendredi 27 septembre 2013 à 7:51

Enseignement, école, fac


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          Ce que j’ai écrit hier me fait me souvenir d’articles que j’avais lus sur la Chine, et notamment l’enseignement et l’écriture.
           Vous avez tous vu des caractères chinois, et cela paraît horriblement difficile et même impensable, comme mode d’écriture, pour un occidental.


          La lecture passe forcément par l’écriture, et les caractères les plus courant sont plus de 3000 et un «lettré» doit connaître jusqu’à 60 000 caractères.
Dès leur plus jeune âge, les enfants chinois mémorisent ces idéogrammes, leur prononciation et leur sens en faisant des lignes d’écriture à la main.
 Chaque caractère se décompose en plusieurs éléments distincts, souvent porteurs de sens : des séries de traits, (jusqu’à une trentaine), agencées dans l'espace d'un carré. Les enfants apprennent l’ordre des traits à réaliser pour écrire chaque caractère, et donc sa structure.
Parmi ces structures élémentaires, environ 200 reviennent fréquemment et sont appelées les «clés».

          Le clavier d’ordinateur chinois est donc très compliqué : soit on part de la décomposition du caractère en éléments (les traits), soit on passe par une transcription latine de sa prononciation en mandarin. Dans les deux cas, l’ordinateur propose une série de caractères possibles, (un peu comme votre téléphone portable en écriture prédictive d’un sms), dans laquelle le rédacteur va aller choisir le caractère qu'il veut insérer, en fonction donc de l’image qu’il voit à l’écran.
          L’écriture se fait donc sur un clavier, non plus par dessin à la main, mais par reconnaissance visuelle au sein d'une liste, et d’après les journalistes chinois, il devient fréquent, même pour des diplômés de t'université, de se retrouver incapab[e d écrire à ta main un mot même usuel,

          Ceci caractérise tout à fait le rôle des circuits de commande des gestes dans le renforcement de la mémorisation de l’écriture, pour aider la vue, dans le renforcement des connexions de mémorisations.
Faute d’entraînement régulier les gestes manuels trop nombreux à retenir,tombent peu à peu dans l’oubli.
          C’est ce qui risque d’arriver pour notre écriture cursive, si on l’abandonne trop tôt dans l’enseignement.
          On a oublié l’écriture des mots que pourtant on sait lire et prononcer.
          La raison en est simple : l’écriture à ta main renforçait la mémorisation, et écrire fréquemment permettait une maîtrise constante. Avec la généralisation de l’ordinateur, on peut se demander ce qu'il restera comme capacité à écrire en chinois d'ici cinquante ou cent ans, et le gouvernement chinois s’inquiète de cette évolution, sans conséquence économique, mais au plan culturel.
         Encore qu’il existe en Chine des «écrivains publics calligraphes», mais dont le coût des services risque d’augmenter avec leur raréfaction.

        Je reçois régulièrement tous les jours de la pub en caractères chinois, je ne sais par quel processus, et j'ai eu du mal à programmer mon mac pour qu'il les reconnaisse et mette directement le message à la poubelle.

Jeudi 26 septembre 2013 à 7:44

Enseignement, école, fac

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                    J’ai entendu au journal télévisé une information qui m’a effaré : l’Education Nationale envisageait à terme de supprimer l’apprentissage de l’écriture cursive, du fait de l’usage du clavier d’ordinateur.
Peut être apprendrait on encore à écrire à la main quelques lettres d’imprimerie (non liées) ou des majuscules.

J’espère que c’est une bêtise de journaliste, mais, aux USA, 45 états ont adopté une nouvelle norme d’enseignement, dont l’écriture manuscrite est exclue. les américains pensent que cette écriture est une tradition périmée, alors que maintenant le clavier remplace le crayon et le papier, que l’on prenne des notes ou que l’on écrive.

Personnellement j’utilise un micro-ordinateur dans mon travail et chez moi depuis 1980 (un Apple 2) et c’est vrai que je n’utilise plus le stylo que pour signer ou pour écrire quelques adresses sur des enveloppes, ou mes listes de courses sur des post-it.

Je tape plus vite que je n’écris à la main, et pourtant je considère qu’apprendre l’écriture cursive est essentiel et que l’usage systématique de l’ordinateur pour écrire ne devrait commencer qu’au lycée (ce qui ne veut pas dire qu’on n’apprendrait pas à s’en servir, comme moyen de recherche documentaire, pour des exposés genre Powerpoint, pour traiter des photos ou des films...). Mais les prises de cours et les travaux rédigés en classe devraient être encore la plupart du temps exécutés à la main.

Je vais expliquer sur quoi je m’appuie pour dire cela.

 

Vous avez sans doute entendu parler de la querelle méthode syllabique ou globale pour apprendre à lire. Si l’on se réfère aux études neurobiologiques, les centres de Broca et de Wernicke sont situés à gauche et ont un processus plutôt logique et d’analyse, alors que les images et donc les mots globaux sont plutôt vus par l’hémisphère droit. Bien sûr le corps calleux, faisceaux de centaines de millions d’axones, sert de passerelle entre les deux hémisphère, mais il n’est pas toujours entièrement mature vers 6 ou 7 ans. C’est pourquoi il vaut mieux commencer à apprendre à lire et écrire en méthode syllabique et quand le processus de décomposition-recomposition en syllabes est bien ancré, utiliser alors aussi la méthode globale pour reconnaître peu à peu les mots entiers.

Bien sûr nous ne syllabons plus ensuite et notre cerveau apprend à lire les mots entiers, voire plusieurs mot qui se suivent à la fois.

Voyons maintenant ce qui se passe quand nous écrivons.

Si nous écrivons en lettres cursives, qui sont liées entre elles, comme nous l’avons appris jeune, nous n’écrivons pas lettre par lettre, mais le cerveau fait écrire le mot entier à la main. Essayez d’ailleurs, fermez les yeux. Vous écrirez aussi bien le mot, même s’il n’est évidemment pas bien sur la ligne. Les centres de commande de la main ont acquis un automatisme sur le mot complet.

Si nous tapons sur un clavier, si nous avons appris à lire et écrire à la main avant, au début de l’apprentissage, nous épelons mentalement les mots (et non par syllabes). Puis nous gagnons en rapidité et nous n’épelons plus sciemment, mais les doigts tapent les lettres, les unes après les autres, inconsciemment et le cerveau retient une succession de lettre et non une image d’un mot.

Aussi vous arrive t’il d’inverser deux lettres, alors que à la main, cela n’arrive jamais, (sauf aux dyslexiques).

Et de temps à autre, je suis sûr qu’au clavier, vous hésitez sur l’orthographe d’un mot, et qu’alors vous l’écrivez sans hésiter à la main, car c’est la mémoire musculaire et non visuelle qui intervient alors.

En définitive, en tapant sur un clavier, c’est de la récupération de fichier, il faut se souvenir (inconsciemment) où sont les 26 lettres dans le mot et sur le clavier (plus accents et ponctuation). Ecrire un mot, c’est à chaque fois un mot nouveau, c’est faire appel à des capacités motrices beaucoup plus complexes, qui, une fois apprises, ne s’effacent pas.

 

L’écriture cursive est donc une aide à la mémoire. Quand j’étais étudiant, je recopiais plusieurs fois les formules ou les définitions qu’il fallait savoir par cœur, car le temps pour faire les épreuves était limité aux concours, et savoir cela était essentiel. Le fait de les écrire me les faisait mieux retenir que si je les lisais seulement. Les centres de commande des muscles, venaient aider le cnetre de Wernicke pour renforcer des connexions entre l’hippocampe, professeur de la mémoire, et les neurones alloués aux données et souvenirs.

Depuis que je me sers beaucoup du clavier, j’ai essayé le même processus sans succès mes muscles «n’enregistrent» pas une succession de mots tapés et il faut que je repasse par l’écriture au crayon pour aider la mémorisation.

 

Mais bien plus, l’écriture à la main est un apprentissage de la rédaction, de l’analyse et de la synthèse.

Pour bien exprimer sa pensée il faut trouver les mots justes, les phrases qu’il faut. Bien que ce soit un choix rationnel, il est assez inconscient, mais en fait il résulte d’un long apprentissage des enseignements primaire et secondaire notamment.

Quel est l’apport de l’écriture ?

Le texte sur ordinateur est perfectible à l'infini : les corrections sont faciles, invisibles; Aussi il ne nous engage en rien, et, qu'il s'agisse du choix des mots ou de la structure de Ia phrase, cela nous donne Ia liberté de faire n'importe quoi. Nous nous lançons imprudemment dans une phrase sans savoir où elle va nous mener et nous finissons par nous y perdre.

L’ écriture à la main, au contraire, nous force à réfléchir davantage. Les mots sont sur la page et nous ne pouvons pas les changer sauf en faisant des ratures. Et il nous faut donc composer la phrase mentalement avant de l’écrire, ce qui donne des phrases plus courtes et plus claires.

Et de la même façon que les associations d'idées liées à la réflexion suscitée par l'écriture manuscrite sont source de précision, les contraintes de l'écriture stimulent la créativité. Si l’on n’a pas appris à créer et rédiger, rRien n'est plus paralysant qu'un écranblanc, justement à cause de ses possibilités infinies. 

Notre manière d'écrire a, à l’origine, une incidence sur ce que nous écrivons. Vous écrivez différemment avec une plume et de l'encre ou avec un clavier d'ordinateur. Vous pensez djfféremment, sauf si ayant appris en écrivant à la main, vous gardez au clavier les mêmes réflexes d’anticipation de la pensée et la créativité préalable.

 

Je ne suis pas contre l’usage intensif et presque exclusif du clavier, mais je pense qu’il n’est pas aussi générateur d’apprentissage et de mémorisation que l’écriture manuelle cursive, et que par conséquent, pour avoir les mêmes qualités qu’aujourd’hui, il faudra apprendre et utiliser l’écriture pendant une dizaine d’années, tout en apprenant à se servir du clavier, pour effectuer l’apprentissage de la mise en texte de la pensée, et qu’une fois cela appris, on pourra alors ne s’en servir qu’occasionnellement, ne serait ce que pour signer quelques documents.

 

Mercredi 25 septembre 2013 à 8:37

Paysages

Un petit intermède.
J'ai trouvé sur internet des photos que j'ai trouvées très belles, prise par Patrik Dentel, qui habite Chablis dans l'Yonne, célèbre pour ses vignobles.
C'est un vin blanc que j'adore (en consommant modérément lol).
Ce sont des photos de Chablis et de Ligny le Châtel.
Même si la photo est moins belle que les autres, j'ai trouvé très curieuse cette chapelle au milieu des vignes, sans rien d'autre autour.


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Mardi 24 septembre 2013 à 8:11

Tristesse, désespoir

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Je parlais hier des circonstancse d’absence d’un être cher et des souffrances que cela entrainait. Comment y faire face ?
 
Pour supporter l'absence, il faut penser à l'autre mais pas trop, car cela devient l'obsession et la souffrance. Il faut donc penser à autre chose et s'occuper (et accepter que l''autre s'occupe aussi).
Toutefois ne vous méprenez pas sur mes propos, je ne vous conseille pas de courir le guilledou!!! LooL
Quand on est très occupé(e), chacun sait qu'on n'a pas le temps de penser à sa tristesse, à ses malheurs.
Alors consacrez vous à votre travail de classe, de fac, ou à votre profession. Cela vous rapportera de meilleures notes ou des succès. Ecoutez de la musique, lisez des livres, voyez des films ou des téléfilms. Trouvez vous des activités extérieures prenantes, des défis. Amusez vous avec des copains et des copines. Essayez d’aider des camarades ou des personnes en difficulté, vous verrez que votre tristesse n'est pas grande à coté de la leur.
 
Il faut accepter, à titre de réciprocité que celui ou celle qui est loin de vous ait la même attitude et soit  aussi très occupé(e), mais il ne faut pas évidemment qu'une trop grande activité ou un souci trop poussé d'activité joyeuse vous fasse oublier l'autre, et il faut garder le temps de communiquer avec lui.
Et surtout il ne faut pas se faire trop de souci, s'imaginer qu'il ou elle vous oublie. Il faut lui faire confiance.   
Rien n'est plus stressant que de se demander si l'autre pense à vous, s'il vous est fidèle, ce qu'il fait et avec qui il est, s'il est en bonne santé ou s'il va avoir un accident. Le stress est fait d'inquiétudes le plus souvent inutiles et injustifiées.
 
Enfin comme chaque fois qu'on est triste, il faut penser à des choses gaies, il faut rêver, à l'avenir, au bonheur et partager ses rêves avec l'autre.
Pensez à son retour, à vos retrouvailles, à la façon dont vous pourrez le ou la voir, aux belles choses que vous ferez ensemble. Rêvez, bâtissez des plans sur votre avenir, racontez vous des histoires.
Mais ne le faites pas seul(e). Ces souhaits ne se réaliseraient pas et vous seriez déçu(e). Partagez à deux ces rêves, apportez votre part à ceux de l'autre, bâtissez ensemble rêves et avenir, et votre emploi du temps futur. C'est grâce à cette mise en commun que vos “divagations” risquent de devenir réalité.
En définitive, pour souffrir d'une absence comme pour pouvoir la supporter il faut être deux et participer chacun autant que l'autre. Un amour ou une amitié trop déséquilibrée n'est pas viable et est une source de souffrance qu'il vaut mieux éviter.
Mais évidemment l'absence n'est pas supportée de la même façon selon les individus, selon leurs préférences cérébrales.
L'extraverti qui va vers les autres la supporte mieux que l'introverti, mais il pense moins à celui qui est absent et l'oublie facilement un peu.
Celui (ou celle) qui est très concret(e) et est tourné(e) vers le passé risque de ressasser ses souvenirs et de ne pas savoir imaginer des solutions et rêver.
Le décideur logique raisonnera mieux et verra plus sereinement la réalité que celui qui décide en fonction de sentiments et de valeurs, mais il sera généralement moins tendre pour l'autre et le comprendra moins bien.
Celui qui anticipe les événement arrivera à mieux s'occuper et gérer son temps que celui qui s'adapte aux situations, mais ce dernier pourra mieux faire face aux évènements imprévus.
Le tolérant soupçonnera moins que l'intolérant et le jaloux, son partenaire de comportements qui lui apporteraient de la peine.
Enfin et surtout l'optimiste stressera moins que le pessimiste, qui verra toujours le verre à moitié vide au lieu du verre à moitié plein.
Un dernier point : j’ai rencontré des cas particuliers d’ados qui supportaient mal une absence particulière, celle de leurs parents, pourtant là, mais trop occupés.
Le risque dans ce cas est de croire qu’on est délaissé(e)(e) et que vos parents ne vous aiment pas. Ce n’est presque jamais vrai, seulement d’une part les parents doivent faire vivre la famille par leur travail, et ils n’ont pas toujours le temps de faire tout ce qu’ils voudraient.
Certains parents sont aussi moins sentimentaux, moins conviviaux, moins sensibles à la pensée et aux désirs d’autrui, et ils voient leur rôle de parents de façon différente de ce que vous attendiez.
Je pense que dans ce cas, il faut ne pas hésiter à en parler. Une mère a rarement refusé d’écouter son enfant (et en général, le père non plus).
Il faut qu’il sachent que vous seriez plus heureux (heureuse), ‘s’ils avaient une attitude différente vis à vis de vous. Je pense qu’ils feront un effort dans ce sens.
 
Mais ce ne sont que des réflexions personnelles sur ce sujet et maintenant j'aimerais avoir vos avis, à vous, mes  lectrices et lecteurs.



Lundi 23 septembre 2013 à 8:12

Tristesse, désespoir

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                       Une de mes correspondante me demande si j'ai déjà traité le sujet de “l'absence” d'un proche? (pas une mort, juste une absence)?
Je me souviens avoir traité du suicide, des chagrins d'amour, de décès, mais de l'absence, je ne me souviens pas et pourtant c'est une cause de tristesse et d'ennui.
Je n'ai jamais discuté avec mes correspondant (e)s de cette question.
Je ne pourrai donc donner qu'une opinion personnelle

D'abord, l'absence de ceux qu'on aime apporte plaisir et excitation : on vit dans l'attente du prochain rendez-vous, on y pense sans cesse. Puis elle devient douleur, la séparation se fait insupportable. Enfin l'absence n'est plus absence mais amputation d'une partie de soi-même : on a l'impression de ne plus penser, de ne lus vivre.
Et pourtant, on pense tout le temps à celui ou celle qui n'est pas près de soi, on a peur de ce qui peut se passer au loin, d'un accident, de l'oubli, de perdre l'être aimé, on se sent seul(e), un peu en mal d'affection, on s'ennuie même si on a diverses occupations et on ne pense qu'aux retrouvailles qui se font attendre et qui ne sont plus source de joie.
Je ne parlerai pas du décès d’un proche, mais d’un éloignement dont on connaît les raisons, qu'on les considère comme valables, logiques, justifiées et qu'au fond on ait “décidé avec l'absent(e)”, qu'il ou elle devait être loin de nous pour un temps.
Pour des adultes des problèmes de métier, d'aides à d'autres personnes (ses enfants ou les vieux parents par exemple), des problèmes financiers, les études et la formation, etc, peuvent être plus facilement acceptés.
Pour les adolescents et jeunes encore chez leurs parents, ce sont évidemment ceux ci qui décident, et l'absence d'un(e) ami(e), ou d'un(e) petit(e) ami(e) est beaucoup moins bien acceptée, parce qu'on n'a pas été libre de choisir
Il faut donc essayer de connaître les raisons des décisions des parents, d'examiner quelles étaient les solutions possibles d'un point de vue raisonnable, et d'essayer de se dire que c'était sans doute la meilleure solution (ou qu'il n'y en avait guère d'autre).
Dans d'autres cas, il ne faut s'en prendre qu'à soi même et donc accepter son sort. Si vous avez choisi d'aimer quelqu'un que vous avez connu sur internet ou au cours des vacances ou d'un voyage, mais qu'il habite à 500 kilomètres de chez vous, (j'ai une quinzaine de cas de ce type parmi mes correspondant(e)s, c'est à vous et à l'être aimé qu'il faut vous en prendre. Rien ne vous obligeait à cette solution génératrice de bien des soucis, et c'est avant qu'il fallait y penser. 
Que ce soit en amour ou en amitié, il faut que la tristesse et la solitude de l'absence soit partagées. Il faut que l'autre en soit affecté autant que vous. Une souffrance non partagée dans ce domaine est insupportable, et il vaudrait mieux alors tourner la page et aimer ailleurs.
Il est certain que si vous vous morfondez et que vous vous sentez seule et que l'autre est joyeux et s'amuse avec ses amis, cela ne peut durer.
De même en amour si vous n'avez pas confiance en l'autre, si vous savez qu'il ou elle, vous “oublie” avec d'autres, votre amour n'y résistera pas.
Si vous avez la possibilité de voir l'autre, de ne pas rester trop séparés et qu'il ou elle, ne cherche pas cette même rencontre possible, je ne suis pas sûr que votre amour soit vraiment partagé. Il n'existe pas d'amour ou d'amitié dans laquelle on n'ait pas envie de communiquer avec l'autre, de le voir, d'avoir de ses nouvelles, de penser à lui ou elle.
Il est alors plus raisonnable de rompre si vous ne voulez pas souffrir.
Rêver à quelqu'un qu'on ne voit pas, avec lequel on ne communique pas, c'est rêver à un être imaginaire, au prince charmant, mais ce n'est pas vivre.
Je pense que l'absence ne peut se supporter que si on communique souvent, si on donne des nouvelles à l'autre, qu'on lui raconte sa vie, que l'on continue à partager, (que ce soit d'ailleurs dans l'amour ou l'amitié).
Quand j'étais jeune et que ma fiancée et moi étions séparés par des vacances avec les parents, ou par des voyages, nous nous écrivions presque tous les jours.
Aujourd'hui c'est bien plus facile et rapide qu'hier : la poste n'est plus le moyen unique il y a la messagerie, le téléphone, le portable, les SMS et MMS.
On peut échanger des mots, des images, des sons. Alors on n'a plus guère d'excuses à ne pas communiquer, si ce n'est un travail prenant et obligé.
 La flemme n'est jamais une excuse devant l'amitié ou l'amour.
Si l'on n'aime pas, si l'on n'a pas envie de communiquer avec celui pour lequel on est censé éprouver amour ou amitié, c'est que ce sentiment est bien trop léger.
 
Je continuerai demain en réfléchissant à « comment supporter cette absence ».

Dimanche 22 septembre 2013 à 9:48

Animaux

J'ai trouvé sur l'Internaute une série de photos de bêtes que je ne connaissais pas ou peu.
Je vous les montre en intermède.

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Ce petit singe de 15 cm, appelé le Tarsier, vit en Asie du sud-est et comme il ne peut orienter ses yeux trop gros et globuleux, il peut faire pivoter sa tête de 180 d°. ( moi 120 d° me suffiraient déjà ! lol)




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Le "blobfish, est un poisson bizarre vivant dans les fonds marins vers l'Australie, jusqu'à 1200 mètres de profondeur : c'est un amas de gélatine. Je n'en mangerai pas. 
Mais il ressemble à un de mes vieux voisins ronchons, qui fait toujours la moue, car il n'est jamais content.



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Encore un poisson : le "poisson chauve souris"; il a une tête triangulaire et des lèvres très rouges, le nez pointu et un corps plat. Malheureusement il vit dans les profondeurs des océans et je n'en verrai jamais en Bretagne. Dommage, j'aurais aimé lui serrer la nageoire.



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Drôle de tatou, qui vit en Argentine; une sacrée carapace et de belles griffes. Moi, dans mon jardin, je n'ai que de petits cloportes, heureusement sans griffes. Mais en bord de mer, dans les cavernes , on en voit jusqu'à 8 cm de long et 2 de large . Est ce bon en brochette car c'est un crustacé ?


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Un "condylure : quelle affreuse bête. C'est une taupe nord américaine (et elle n'appartient pas à la CIA). J'ai des taupes à Carnac dans mon jardin, mais elles sont bretonnes et plus mignonnes que cela ! Le truc bizarre devant, c'est son nez avec 22 petits organes tactiles, comme de petites tentacules.

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Un "axolotl, un amphibien du Mexique qui est comme une larve. Pas très beau non plus.





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Plus esthétique, cette pieuvre aux points bleus, comme des anneaux. Vivant en Australie et Nouvelle Calédonie, elle est très venimeuse. Ne pas toucher !!! Danger !



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Enfin la "matamata". C'est une tortue d'eau douce, d'Amérique du sud. En la voyant, j'ai cru que c'était une langouste qui jouait de la trompette !!






C'est très joli tout cela, mais finalement, je préfère des braves oiseaux de Bretagne.

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Samedi 21 septembre 2013 à 7:54

Biologie, santé.


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            Des correspondantes inquiètes soit pour elles mêmes, soit pour leur enfants, me demandent des précisions sur les dangers du téléphone portable. J’avais fait des articles à ce sujet et vous pourriez déjà le lire (8 juillet 2012 et 20 mars 2013).
            Mais je vais reprendre les principaux points dans un exposé différent.
 
            Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de Prouver que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour Ia santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants.
            Cependant, plusieurs études scientifiques parues récemment, émettent la possibilité d'un risque faible d'effet, notamment cancérigène pour les enfants, d’une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans), des téléphones mobiles, maintenus très près de l’oreille et donc du cerveau.
            Toutefois, les limites inhérentes à ce type d'études statistiques ne permettent pas de conclure formellement sur l'existence de ce risque.
            L’OMS a donc recommandé la prudence dans l’utilisation intensive des portables.
           
            Les pouvoirs publics ont fixé une norme limitant l’émission des antennes et des mobiles.
            Le Débit d’Absorption Spécifique, (DAS) de votre mobile – (ou SAR Specific Absorption Rate en anglais) - est le niveau maximal d'ondes radio auquel vous pouvez être exposé en utilisant cet appareil. C'est I'une de ses
caractéristiques techniques que le constructeur doit indiquer sur la notice.
            Au cours d'un appel téléphonique, votre exposition réelle aux ondes radio atteint rarement le DAS de votre mobile, uniquement lorsque vous êtes dans un endroit où les ondes en provenance de l’émetteur passent mal et en général, dans une zone bien desservie, l’irradiation est bien inférieure.
            Ce DAS est exprimé en W/kg pour 10 g de tissus humain.
            La norme fixe un DAS maximal de 2 W/kg, c’est à dire que vous ne devez pas délivrer une énergie supérieure à 2 joules par seconde et par kg ceci dans un volume de 10g de tissus humain.
            L'Organisation Mondiale de la Santé et les autorités sanitaires indiquent qu'aucun danger pour la santé n'a été établi en dessous d'une exposition de la tête à 2 W/kg, limite établie dans l'objectif d'assurer Ia protection des utilisateurs de mobile, et fixée avec un coefficient de sécurité important pour se garantir d'éventuels effets à long terme.
 
            Tous les téléphones portables ont un DAS très inférieur comme le montre ce tableau qui donne les DAS des 20 téléphones présentant les DAS les plus élevés supérieurs à 0,84 W/kg :

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/telephonesemis.jpg
            Le téléphone n’émet pas en permanence, mais seulement lorsque vious êtes en communication.
            Vous pouvez donc minimiser votre exposition :
                        - en écourtant le nombre et kla durée des communications ;
                        - en téléphonât dans les zones où la réception est de bonne qualité ;
                        - en portant des oreillettes.
            Les accessoires comme les étuis ne diminuent pas l’exposition. Ils obligent au contraire le téléphone à émettre à un niveau plus élevé.

            En définitive, aucune crainte pour un adulte.
            Pour un enfant, par mesure de précaution , il vaut mieux lui donner un portable le plus tard possible, et limiter les durées d’utilisation.
            Il est fort probable que le risque sanitaire est négligeable, mais par contre cela lui évitera une addiction au téléphone, très préjudiciable aux études.

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