Vendredi 20 septembre 2013 à 7:46

Tristesse, désespoir



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            Parmi mes correspondants et correspondantes, jai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.
            Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier
complètement, ce qui paraît impossible.
            Souvent je me demande comment les aider dans ce but.
            Cest vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors, en plus, si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable et cela rend encore plus triste. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.

            Alors, il ne faut pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers linaction, vers le néant.
            il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
            Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent. Bien sûr le passé est toujours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de lavant.
            On oublie tout ce que lon peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

            Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce quils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
            Il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. se sentir Libre. Laction cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que lon entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
            Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il sen trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
            Jai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait sen sortir, elle rêvait dêtre un papillon qui senvole vers la terre dIrlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve sest réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle sest éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce quelle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur sest approché peu à peu delle.
   
            Rêver, oui cest un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe quau début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour sorienter vers lavenir.
            Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
            Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
            La jeune fille dont je vous parlais à linstant, est sortie de lutopie, sest fixée des objectifs ambitieux et elle a réussi à en réaliser une grande partie.

            Il faut, quand on est jeune, comprendre quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorsquon est adulte : les souvenirs, mêmes ceux qui sont ceux proches des malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.  
            Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
            Jai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que cest une bonne recette. Je peux maintenant ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que jy retrouve.

Jeudi 19 septembre 2013 à 15:59

Aujourd'hui, intermède.

J'ai trouvé sur l'Internaute des photos de cratères de volcans que j'ai trouvé intéressantes, et j'en ai sélectionné quelques unes.

Les voici :

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Le cratère de l'ETNA, en Sicile, le plus haut d'Europe : 3 300 mètres, ici dans la neige. 
Il a fait subir à son environnement une centaine d'éruptions au XXème siècle.
Je suis monté presque au bord, (avec des guides),une année de calme, et c'était très impressionnant.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1253383craterlakeauxetatsunis.jpgLe Crater lake, dans l'Orégon aux USA, à 2100m d'altitude, "caldéria" due à l'effondrement du cratère du volcan Mazama (qui avait une hauteur de  3550 mètres)au cours d'une éruption au 6ème siècle avant JC, rempli d'une eau très limpide, d'une
profondeur de 600 mètres et d'une surface de 740 km2 (environ 15 km de large).


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1766537strombolilesileseoliennes.jpgL'île volcanique Stromboli (îles Eoliennes au nord de la Sicile), abrite un volcan très actif, en éruption quasi permanente, qui possède trois cratères, dans une dépression à 750 mètres d'altitude. Son sommet est à 940m.
Il y a plusieurs petits villages, 750 habitants (agriculture et pêche) et de nombreux touristes qui viennent admirer le volcan.

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Le Piton de la Fournaise, de l'île de la Réunion, à 2632 mètres d'altitude,  a deux cratères, le plus petit faisant 350 mètres de diamètre et le plus grand, à droite, qui faisait environ 1 km, s'est effondré lors de l'éruption de 2007, sa profondeur étant maintenat de 900 mètres..



http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/1254680levesuveenitalie.jpgLe Vésuve, en Italie, près de Naples, dont l'éruption de 79 après JC a détruit sous la nuée ardente et les cendres, les villes de Pompéi, Herculanum et Stabies. Je me souviens avoir, en 4ème, traduit du latin, le récit que Pline le Jeune faisait, à Tacite, de cette éruption, qui a causé la mort de son oncle, Pline l'Ancien. Plus tard, j'ai visité Pompéi et le volcan, qui est aujourd'hui très tranquille.


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Meteor Crater, qui n'est pas le cratère d'un volcan, mais la cavité creusée par l'impact d'une météorite dans l'Arizona, aux USA,






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et le cratère des Pingaluits, au nord de Québec, cavité de 3,5 km de diamètre, et cet impact de météorite daterait de 104 millions d'années.





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Enfin la mine de Binham Canyon, aux USA, qui est une cavité de 4 km de diamètre et 1,2 km de profondeur, créée par l'homme. On y exploite encore du cuivre.

Mercredi 18 septembre 2013 à 8:12

Actualité

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            Des correspondantes me demandent ce que je pense de la situation actuelle en Syrie, à la suite de l’emploi d’armes chimiques.
            Je ne connais, comme vous ce dossier que par les médias, et donc, je me méfie énormément de ce que racontent les deux parties, qui ne sont que des arguments de propagande, qui peuvent être parfaitement faux.
            J’ai fait faire effectivement il y a longtemps, des études sur les moyens de lutter contre les effets de divers produits chimiques toxiques, et je n’ai donc qu’un avis technique, mais qui ne repose encore une fois que sur ce qu’on a bien voulu nous montrer ou nous dire à la télévision.
           
            Il paraît effectivement certain que les victimes des attaques dites « chimiques », en Syrie, aient été soumises à un produit neurotoxique, si l’on se réfère aux observations que les médecins ont montrées aux observateurs de l’ONU.
            Comme les personnes semblaient aller dans les zones touchées sans protection spéciale, il est probable que le produit soit une vapeur et la nature annoncée du neurotoxique phosphoré « sarin » paraît vraisemblable.
 
            Comme je vous ai exposé hier le fonctionnement des muscles, on peut aujourd’hui expliquer l’action d’un tel toxique. Je vous ai dit hier que pour empêcher que les muscles ne tétanisent, une enzyme au niveau des synapses musculaire, (qui s’appelle la cholinestérase) et qui va détruire l’acétylcholine, afin de faire cesser les contractions des muscles et de permettre leur usage suivant.
            Le neurotoxique « sarin », qui est au départ un liquide, mais dont les gouttelettes se vaporisent dans l’air, agit à des doses infimes que l’on respire.
Il forme un complexe stable avec l’enzyme cholinestérase, et empêche donc celle ci de détruire le neuromédiateur acétylcholine, qui continue à provoquer la contraction des muscles, les tétanisant.
            A très faible dose, il entraîne une contraction des muscles de la pupille qui la rétrécissent (on appelle ce phénomène le myosis). Il est très caractéristique des intoxications aux neurotoxiques organophosphorés et a été relevé chez les victimes de Syrie.
            A dose plus forte il entraine une tétanisation des muscles des membres, et des contractions de ceux du système gastro-intestinal, entraînant vomissements et diarrhées. Ensuite la respiration est bloquée et le cœur s’arrête.           
            Il est incontestable que de tels symptômes ont été relevés par des médecins neutres en Syrie. Par ailleurs des prélèvements sanguins ont été faits sur les victimes et montrent une baisse sensible du taux de cholinestérase.
            On peut donc affirmer que du sarin a été utilisé, mais par qui ?
 
            Je n’ai personnellement aucun moyen de le savoir et je ne sais pas si l’ONU pourra le déterminer.
            Les américains prétendent que du sarin a été récupéré dans des décombres par les experts de l’ONU, mais est il en encore sous une forme permettant d’analyser le produit suffisamment finement pour avoir une idée des produits initiaux à partir desquels il a été fabriqué et qui pourraient peut être indiquer sa provenance (notamment si ce sont des produits russes, la Russie ayant des stocks importants de ces produits toxiques).
            On sait que Bachar el-Assad possède un arsenal chimique, et on connaît la localisation des usines correspondantes et les types d’armes qu’il possède, mais ce n’est pas une preuve qu’il les a utilisées, et je ne sais pas si les américains possèdent vraiment cette preuve, comme ils le prétendent. Ils sont capables de faire par satellites une trajectographie des obus tombés sur le secteur contaminé, mais sait on exactement l’heure, la minute et la seconde des attaques au sarin, J’en doute.
            Cela me paraît une gosse bêtise du régime syrien, si c’est lui qui a utilisé ces armes. J’admets que les rebelles peuvent avoir été tentés de faire cette opération pour retourner l’opinion mondiale en leur faveur, mais outre qu’ils tuent leurs propres partisans, il paraît douteux qu’ils puissent fabriquer un tel toxique (c’est très difficile et demande un laboratoire très spécial) et surtout il faut disperser le liquide ce qui demande des capacités industrielles d’étude et de réalisation de munitions très spéciales, dont le chargement est difficile et très dangereux.
            Il faudrait que les rebelles aient pu dérober des munitions aux troupes gouvernementales, ce qui paraît peu probable, et le gouvernement syrien se serait empressé de le dire.
            Quant à la proposition de contrôle et d’une éventuelle destruction des armes chimiques syrienne par l’ONU, c’est possible si elles sont rassemblées, mais c’est facile à l’armée syrienne de les disséminer dans le pays pour rendre l’action illusoire.
            On verra dans les prochaines semaines si les propositions russes peuvent réellement être appliquées.
 
            Personnellement je ne comprends donc pas pourquoi le régime syrien a commis un tel massacre, (sauf si un militaire subalterne l’a fait sans en référer au commandement), mais je suis très sceptique sur les possibilités techniques des rebelles, de posséder et de savoir utiliser de telles armes (il faut un armement tout à fait spécial, qui existe très peu dans le monde, la plupart des pays ayant signé (comme la France) l’accord d’interdiction de fabriquer et utiliser de telles armes, qui demandent des moyens techniques très sophistiqués pour leur réalisation et leur emploi.
 
            Je ne peut donc que déplorer un tel massacre de gens innocents et j’attends, comme tous, le rapport de l’ONU, mais je crains qu’il n’apporte pas la lumière sur cette affaire et des preuves suffisantes permettant de savoir qui est l’auteur du massacre.
             J'espère que l'on parviendra quand même à une solution diplomatique.
           
 
 
           

Mardi 17 septembre 2013 à 8:28

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/fibremuscle.jpg            Des correspondant(e)s m’ont posé des questions sur les toxiques chimiques utilisés en Syrie.
            Pour comprendre leur action l faut connaître le mécanisme de commande de nos muscles. Je vais donc consacrer l’article d’aujourd’hui à ce problème et je parlerai demain de la Syrie.
 
            En simplifiant beaucoup, on peut décrire la fibre musculaire comme des fibres élémentaires de quelques cm de long et quelques dizaines de microns de large, constituées de colonnettes d’environ 1 micron de large et dont la structure est formées de longs filaments enchevêtrées de myosine et d’actine. (schéma à gauche fibres d'actine en gris, de myosine en noir).
            L’actine et la myosine sont de très grosses protéines, de plusieurs centaines d’acides aminés, qui sont présentes dans le corps humain et peuvent polymériser en longs filaments.

            Les filaments constitués principalement d’actine, mais aussi d’autres protéines, ont l’allure du schéma ci dessous, et sont polarisés comme des aimants, les molécules ayant des orientations privilégiées.
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            Les filaments élémentaires de myosine ont une structure plus complexe, (schéma ci dessous). Plusieurs centaines s’assemblent décalés les uns par rapport aux autres, en filaments plus épais, liés entre eux par leurs queues. Les « têtes «  dépassent du filament (en bleu sur le second schéma) et elles se lient aux molécules sur les fibres d’actine.
            A l’état de repos, les fibres d’actines et de myosines sont donc liées entre elles.

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http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/filamentmyosine.jpg
 







            Les nerfs qui aboutissent sur nos muscles, provenant du dessus du cerveau, et via la moelle épinière, se terminent par des synapses, cette innervation étant très dense.
            Lorsqu’arrive un influx nerveux de commande, celui ci va libérer dans les fentes des synapses un neurotransmetteur l’acétylcholine. Ce neurotransmetteur va agir en se fixant sur des récepteurs spécifiques et en libérant des ions calcium Ca++, la concentration de ces ions étant multipliée par un facteur 1000.
            Ces ions calcium vont dépolariser les fibres d’actine et par ailleurs favoriser des transformations chimiques d’une autre molécule (l’adénosine triphosphate ou ATP), qui va d’une part fournir de l’énergie et d’autre part favoriser la rupture des liaisons actine-myosine.
            Les filaments d’actine, initialement liés à ceux de myosine, peuvent alors glisser dans un sens ou dans l’autre, permettant une contraction ou un étirement des fibres. (voir schéma ci dessous).

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            Mais il faut pouvoir arrêter la contraction ou l’étirement des fibres musculaires, et donc neutraliser l’action du neurotransmetteur (l’acétylcholine), après qu’il ait agi.
            Pour cela il existe une enzyme au niveau des synapses musculaire, (qui s’appelle la cholinestérase) et qui va détruire l’acétylcholine en la transformant en choline et en acide acétique. Le neurotransmetteur sera ensuite resynthétisé, loin de la synapse et stocké dans des vésicules, prêt à être à nouveau utilisé.
            Si cette enzyme n’existait pas, l’action de l‘acétylcholine se prolongerait et notre muscle serait tétanisé.
 
            J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé(e)s avec cette petite explication très simplifiée, mais je suis toujours en admiration devant la complexité, mais aussi l’ingéniosité du bon fonctionnement du corps humain, notamment au plan de la biochimie.

Lundi 16 septembre 2013 à 8:08

Animaux

J'ai fouillé dans mon mac pour chercher des photos trouvées sur internet avant les vacances et j'ai exhumé des photos d'animaux humoristiques.
Je vous les livre ci-dessous en intermède :

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Ce brave chien  qui s'est retrouvé en cage aimerait bien en sortir.
Qui va l'adopter?













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Celui-ci a une façon originale de ranger ses lunettes !









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Et que pensez vous de ce vieux pépé chien ?














http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/r20130903193852.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/l20130827173303.jpg















Ce chat avec ses lunettes et son bonnet n'est il pas mignon ?, mais l'autre chat me paraît fâché !

On a dû le réveiller trop brutalement !



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Avez vous déjà mangé des sandwichs à la tortue chez Macdo ?











Et, à votre avis, quelle est la plus méchante des deux ? (je vois très bien une de mes correspondantes du Gers jouer à ce petit jeu ! Elle se reconnaîtra bien que ce ne soit pas elle sur la photo lol)

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Dimanche 15 septembre 2013 à 8:08

Le bonheur

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Suite de l’article d’hier sur les statistiques des critères de Globéco sur le « bonheur dans le monde ». Aujourd’hui, la qualité de vie et la culture.
 
            Rappelons que dans les tableaux ci-dessous, la cotation est faite en supposant 100 le niveau 2000, donc en pourcentage d’amélioration (ou de dégradation). Si le chiffre plus récent est plus faible que 100, la situation s’est dégradée, dans le cas de chiffres supérieurs à 100 elle s’est améliorée.
 
 
            Le troisième type de critères retenu par Globeco est la qualité de vie, autour des critères du tableau ci-dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – revenu mondial par tête
127,18
140,55
2 – Disparités d’augmentation de revenu par tête
98,47
86,66
3 – Espérance de vie à la naissance
103,3
104,55
4 – Disparités d’espérance de vie
97,07
105,83
5 – Inégalités de revenu dans chaque pays
96,59
96,14
6 – Les suicides
101,83
?
7 – Le taux de CO2
97,28
95,64
8- Eau et sanitaires de qualité
102,19
106,57
9 – Les forêts
92,12
 
10 – La pollution de l’air
92
100
 
            Le revenu brut par habitant a nettement augmenté dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement, mais il y a de très importantes disparités.
            Il est difficile de trouver un indicateur de disparité global, et Globeco a comparé le revenu moyen des habitants de l’Afrique subsaharienne à la moyenne du revenu mondial. Ce critère s ‘est détérioré, l’augmentation en Afrique étant inférieure à celle mondiale.
            La Banque Mondiale publie des statistiques d’espérance de vie à la naissance, et pour traiter la disparité, Globéco a appliqué le même procédé que pour le critère précédent.
            Le coefficient de GINI mesure les inégalités de revenus à l’intérieur de chaque pays et ce coefficient est publié chaque année par le PNUD et par la banque mondiale. Globeco a pris la moyenne de l’évolution de 60 pays. Les inégalités de revenu entre riches et pauvres ont nettement augmenté dans ces 60 pays.
            Le nombre de suicides dans le monde, rapporté au nombre d’habitants est publié par l’OMS. La situation s’est un peu améliorée, mais les variations sont irrégulières et les chiffres après 2005 non encore connus avec certitude.
            Le taux de CO2sur divers sites de la planète est régulièrement publié et une moyenne peut être faite. La situation, comme on le sait, se détériore lentement.
            La Banque Mondiale publie des données sur le pourcentage de la population mondiale« disposant d’un accès facilité à une source d’eau améliorée » et « d’installations sanitaires. La situation s’améliore, mais très lentement et de façon insuffisante, notamment en Afrique.
            L’organisation des Nations Unies pour la nourriture et l’agriculture, fait chaque année un rapport sur la situation des forêts dans le monde. Globeco a pris comme critère, l’avolution des surfaces forestières par habitant. La déforestation continue, ce qui n’est pas bon pour le climat. Pas de chiffres pour 2009.
            La pollution est évaluée à partir du taux de particules nocives dans l’air. J’avoue que ve critère me paraît bien léger car il ne donne aucun renseignement sur leur nature chimique ni quant à leurs dimensions. On mélange des particules bien différentes ! Aussi l’effort qui semble avoir été fait pour que la pollution n’augmente pas me paraît bien discutable.
 
            Si, dans ce domaine, on constate une amélioration globale, on constate que le fracture entre pays riches et pays pauvres continue à augmenter.
 
 
            Le quatrième type de critères est la culture, au sens large : recherche, formation, information, communication…, autour des critères du tableau ci-dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Recherche et développement
112,93
143,97
2 – Niveau d’éducation
110,31
114,43
3 – Disparités de niveau d’instruction
108,78
107,78
4 – Presse et journaux
109,70
115,30
5 – Internet
141,95
241,96
6 – Cinéma
129,19
141,72
7 – Tourisme international
110,51
120,48
 
 
            De multiples organismes produisent des statistiques sur la recherche et le développement. Globéco a utilisé les chiffres de dépenses mondiales de l’Observatoire français des sciences et des technologies qui publie tous les deux ans un rapport intéressant intitulé
« Sciences et technologies – indicateurs ».
            Le niveau de scolarisation est évalué d’après les taux de scolarisation publiés par l’UNESCO. Les progrès sont net, mais les disparités restent importantes. Celles ci ont été estimées en comparant l’Afrique subsaharienne, pays très défavorisés, au reste du monde. Mais on constate que l’amélioration est presque identique à celle mondiale, jusqu’en 2005, puis se dégrade ensuite..
            Les progrès de la presse sont évalués à partir du nombre d’exemplaires de journaux quotidiens payants et gratuits par millier d’habitants dans le monde et par pays, qui est publié chaque année par l’Association mondiale des journaux. L’augmentation de ces chiffres est nette.
            L’union internationale des Télécommunications (IUT) publie tous les ans des éléments concernant l’utilisation d’internet ; les données retenues concernent uniquement le pourcentage d’internautes, , qui par ailleurs suppose la possession d’un téléphone. Cependant, pour tenir compte du fait que l’utilisation d’internet était à ses débuts en 2000, on a pris pour référence de base la moyenne entre 2000 et 2005.
            « Screen digest », revue britannique, publie périodiquement le nombre de films produits dans le monde, chiffres qui ont servi à l’évaluation suivante.
            L’organisation mondiale du tourisme (OMT) publie et met à jour tous
les ans le nombre de touristes internationaux, qui a été utilisé rapporté à la population mondiale.
            On trouve dans ce domaine dit »culturel » les plus fortes augmentations. C’est assez normal car cela correspond à l’évolution des techniques, notamment en communication, multimédias et transports.
 
 
            J’espère que ces évaluations statistiques de l’évolution mondiale vous ont intéressés, car on les trouve rarement dans la littérature quotidienne et on en parle peu à la télévision.
            Dire, qu’elle représente une mesure de l’évolution du bonheur dans le monde, me paraît pas contre assez exagéré. Et c’est sans rapport avec le bonheur individuel de chacun.
            Mais trois choses m’ont frappé :
                     - d’abord, et cela on le constate partout, les inégalités entre les pauvres et les riches s’accroissent, et cela ne va pas dans le sens de l’augmentation du bonheur.
                     - ensuite l’un des critère en régression forte est celui de la situation économique à partir de 20905 : on ne nous apprend rien : c’est la crise actuelle. 
                      - mais un facteur le plus négatif et dans des proportions extraordinaires,  est l’accroissement des victimes de catastrophes naturelles qui dépasse de très loin toutes les autres estimations. Est ce une conséquence du changement climatique, nous ne pouvons encore l’affirmer, mais c’est inquiétant.
 
 

Samedi 14 septembre 2013 à 8:44

Le bonheur

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            Comme je vous l’ai dit dans l’article d’hier, les conclusions sur l’évaluation du bonheur, par pays, est très discutable en raison des coefficients choisis.
            Mais ce qui est intéressant ce sont les statistiques des divers critères retenus pour l’ensemble du monde, et je vais vous en donner un aperçu très rapide. Si le sujet vous intéresse, vous pourrez voir les détails sur le site de Globéco.
 
            Le premier type de critère est axé sur la sécurité et il comprend des critères dont la nature est donnée dans la première colonne du tableau ci dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Le potentiel nucléaire
120,37
142,80
2 – Les dépenses militaires
103,85
107,70
3 – Les victimes de conflits
159,97
150,96
4 – La corruption
97,100,8880
95,81
5 – Les morts violentes
92,09
?
6 – Les réfugiés
109,37
91,24
7 – Les victimes des catastrophes
-102,56
-18,53
8 – Le risque pays
100,88
92,87
9 – Vivre jusqu’à 65 ans
96,60
98,64
 
            La cotation est faite en supposant 100 le niveau 2000, donc en pourcentage d’amélioration (ou de dégradation). Si le chiffre plus récent est plus faible que 100, la situation s’est dégradée, dans le cas de chiffres supérieurs à 100 elle s’est améliorée.
            Le nombre de têtes nucléaires à diminué, ce qui est positif : une amélioration.
            Les dépenses militaires ont augmenté, mais il faut les comparer en monnaie constante, donc par rapport au PIB et là on constate une diminution, donc une amélioration.
            Les victimes de conflits armés ont diminué (les chiffres sont pris sur une moyenne de 3 ans) ; les pays en conflit externe ou interne, en 2008 étaient le Burundi, la Somalie, le Soudan, la Colombie, le Pérou, les Etats-Unis, l’Afghanistan, l’Inde, le Myanmar, le Pakistan,
les Philippines, le Sri Lanka, l’Irak, Israël et la Turquie. Je ne suis pas sûr que ce serait vrai aujourd’hui, avec les conflits arabes.
            Les chiffres de la corruption sont fixés par un organisme « Transparency International ». C’est une moyenne sur 60 pays. La situation s’est détériorée.
            Les morts violentes sont comptabilisées par l’OMS, par rapport à la population, mais la statistique 2009 n’est pas connue, d’où un seul chiffre.
            Le nombre de réfugiés est publié par HCR (Haut commissariat des Nations Unies, pour les réfugiés), par rapport au nombre d’habitants.Les pays de départ les plus concernés sont, par ordre décroissant, l’Afghanistan, l’Irak, la Somalie, la République démocratique du Congo et le Myanmar. La situation s’était améliorée en 2005, mais s’est détériorée ensuite.
            La société de réassurance Swiss Ré publie tous les ans, dans sa revue intitulée « Sigma », le nombre de victimes des catastrophes naturelles et technologiques. Les tsunami et tremblements de terre sont évidemment des causes principales et pour éviter les variations aléatoires, Globeco a utilisé des moyennes triennales. Les augmentations de victimes ont été énormes : +302% en 2005/200 et +218% en 2009/2000. Comme c’est une détérioration, et que la différence dépasse 100%, on obtient des chiffres négatifs.
            Le « risque pays » est en fait une évaluation de la sécurité économique et financière publié par la COFACE, qui est une société d’assurance des exportations ; il prend en charge les éléments suivants :
                        - les fragilités politiques et institutionnelles ;
                        - la vulnérabilité de la conjoncture ;
                        - le risque de crise de liquidités en devises ;
                        - le surendettement extérieur ;
                        - la vulnérabilité financière de l’Etat ;
                        - la fragilité du secteur bancaire ;
                        - les comportements de paiement des entreprises.
            La situation qui était stable en 2005, s’est détériorée depuis et le serait certainement encore plus, vu la crise.
            Le dernier critère est la probabilité à la naissance, d’atteindre 65 ans pour la population. C’est la Banque mondiale qui fournit ces chiffres. Ce qui est étonnât est une détérioration de ce facteur au plan mondial (ce qui ne serait pas le cas dans les pays occidentaux où l’espérance de vie augmente).
 
 
            Le deuxième type de critère est axé sur la démocratie et les droits de la personne humaine et ces critères correspondent à la première colonne du tableau ci dessous.           
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Pays de population libre
104,55
104,55
2 – Degré de liberté
96,25
95,68
3 – Liberté de la presse
105,40
94,59
4 – Peine de mort
81,06
104,40
5 – Femmes parlementaires
107,14
114,29
6 Taux de mortalité enfants
106,17
119,75
7 – Scolarisation des jeunes
106,41
108,97
8 – Scolarisation des filles
108,00
110,68
            Freedom House classe les pays du monde en trois catégories : ceux qui vivent « libres », « partiellement libres » et « pas libres ». Les chiffres qui portent sur 194 pays, permettent de tirer les pourcentages du tableau. La situation s’est un peu améliorée depuis 2000. La même publication chiffre le degré de liberté concernant les droits politiques et civils. D’où les chiffres de la seconde ligne. La situation s’est au contraire dégradée globalement même si le nombre de pays plus libres a augmenté.
            La même organisation qui étudie, à Washington, la liberté dans le monde, publie aussi des chiffres sur le degré de liberté de la presse. La situation, qui s’étauit améliorée en 2005, s’est à nouveau globalement détériorée.
            Amnesty International publie tous les ans des documents concernant la peine de
mort dans le monde ; les chiffres varient du simple au double d’une année sur l’autre, ce qui conduit, comme pour les catastrophes naturelles, à adopter la méthode des moyennes triennales. Toutefois la Chine n’est pas incluse dans cette statistique car le nombre d’exécutions capitales est « secret ». La situation moins bonne en 2005, s ‘est améliorée depuis.
            Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publie la statistique du nombre de femmes parlementaires dont sont tirés les pourcentages correspondants.
            L’UNICEF publie tous les ans le taux de mortalité des enfants de moins
de 5 ans, pour 1000 naissances dans le monde, lequel a diminué (donc amélioration).
            L’UNESCO publie tous les ans le taux brut de scolarisation des jeunes
(garçons et filles) dans le monde, primaire et secondaire combinés et le taux de scolarisation des filles : l’évolution est favorable pour les deux postes.
 
Nota : j’ai recopié les chiffres de Globéco, mais personnellement j’aurais supprimé les décimales qui ne sont pas significatives.
 
            Pour ne pas faire un article trop long avec ces notions abstraites, je publierai les deux autres types de critères demain et je conclurai sur cette question.

Vendredi 13 septembre 2013 à 9:22

Le bonheur

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          J'ai lu dernièrement un rapport sur le bonheur mondial, qui fait l'objet d'études et de la parution d'indices et notamment l'indice GLOBECO.
            C'est fait très sérieusement, mais cela m'a laissé perplexe.
 
            Vous connaissez sans doute tous l'indice PIB (produit intérieur brut), qui chiffre la production d'une nation, indicateur insuffisant pour juger de la situation du monde ou d’un pays, parce qu’il ignore de nombreux éléments qui sont importants dans la vie de chacun : quand on coupe des arbres, le PIB augmente, les accidents de la route font augmenter le PIB et les guerres aussi !
            Pour le compléter, on a créé en 1990, de l’indicateur de développement humain (IDH) qui est calculé et publié tous les ans par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; l’IDH agrège trois éléments pour chaque pays et pour le monde : le PIB, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de formation.
            Un nouvel indice est apparu en 200, l'indice du bonheur mondial (IBM; rien à voir avec la société informatique).
            Les créateurs sont partis de l'idée qu'un pays "heureux" est un pays où on vit en paix et en sécurité, (1) où on vit en liberté et en démocratie, et où les droits de l’homme sont respectés, (2) qui connaît une qualité de la vie importante, (3) et où la recherche, la formation, l’information, la communication et la culture sont partagées par tous (4).
         Ils ont alors recherché dix indicateurs pour chacun de ces 4 facteurs, émis par des sources crédibles et autorisées, et GLOBECO publie chaque année un indice du bonheur en fonction de la moyenne de ces 40 indicateurs, indice coté initialement à 100 en 2000.
GLOBECO publie également, à partir de 20 de ces indicateurs, un classement de 60,
 pays, représentant 85% de la population mondiale et 90% du PIB.
 
 
Globeco publie d'autres indices intéressants :
          L’indice de la fracture mondiale, qui décrit l’évolution de la fracture entre « le milliard de riches » et « le milliard de pauvres » selon 10 indicateurs : le PIB par tête, l’espérance de vie à la naissance, le taux de scolarisation des jeunes, le taux d’alphabétisation des adultes, la consommation de calories, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, l’indicateur de développement humain, la fracture audiovisuelle, la fracture digitale, la pureté de l’air).
       L’indice de la mondialisation qui est calculé tous les ans à partir de 6 indicateurs : les échanges internationaux de biens et de services, les investissements directs à l’étranger, les voyages aériens internationaux, les entreprises mondiales, les pays membres de l’OMC, le nombre d’internautes.
 
         Vous trouverez sur le site www.globeco.fr, de nombreux détails et renseignements sur ce que je viens de vous résumer. Sur le site les indicateurs sont analysés ainsi que les origines statistiques des données de base.
Cela m'a paru très artificiel, mais finalement très intéressant, car ce sont des données que l'on a du mal à réunir et les voir rassemblées en un document unique donne à réfléchir.
 
         Pour vous donner une idée du travail effectué, je vous donnerai demain des tableaux des résultats moyens des quatre domaines cités ci dessus.
         Aujourd'hui, je me contenterai de généralités :
        Autant les indicateurs choisis me paraissent intéressant, autant la pondération qui est faite entre leurs valeurs me paraît arbitraire et discutable. Je ne proposerai rien de mieux toutefois, mais par exemple, dans le classement des nations, le nombre de points accordé au point 4 est beaucoup plus important qu'aux autres sujets, et une cotation différente changerait en partie le classement.
        Je vous donne cependant le classement de Globeco dans le tableau ci après, que vous ayez une idée concrète de ce classement. Le chiffre qui suit le pays est la somme des points attribués aux critères, les points plus élevés correspondant à une moins bonne performance.
 
1 – SUEDE 99                       31 – ARGENTINE 608
2 – NORVEGE 141               32 – BRESIL 641
3 – DANEMARK 155            33 – UKRAINE 652
4 – ALLEMAGNE 179          34 – TUNISIE 653
5 – FINLANDE 187               35 – MEXIQUE 655
6 – PAYS BAS 197               36 – TURQUIE 661
7 – SUISSE 214                    37 – RUSSIE 716
8 – AUSTRALIE 215            38 – AFRIQUE DU SUD 736
9 – CANADA 223                 39 – ALGERIE 739
10 – ESPAGNE 255             40 – THAÏLANDE 741
                                             41 – COLOMBIE 744
11 – FRANCE 273               42 – MAROC 746
12 – IRLANDE 275              4 3 – A R A B I E SAOUDITE 749
13 – ROYAUME UNI 279     4 4 – PEROU 750
14 – BELGIQUE 280            45 – PHILIPPINES 760
15 – AUTRICHE 283            46 – CHINE 763
16 – JAPON 296                           EGYPTE //
17 – ITALIE 307                    48 – VIET NAM 768
18 – TCHEQUIE 333            49 – OUZBEKISTAN 844
19 – COREE DU SUD 341   50 – IRAN 849
20 – PORTUGAL 348
21 – GRECE 352                  51 – SENEGAL 854
22 – ETATS-UNIS 393          52 – INDONESIE 860
23 – ISRAEL 404                  53 – INDE 872
24 – HONGRIE 429              54 – ETHIOPIE 915
25 – POLOGNE 447             55 – SRI LANKA 922
26 – ROUMANIE 524           56 – NIGERIA 926
27 – CHILI 530                     57 – BANGLADESH 932
28 – CUBA 546                    58 – PAKISTAN 954
29 – MALAISIE 576             59 – RD CONGO 1016
30 – VENEZUELA 593        60 – MYANMAR 1031.
 
         L'autre point qui me semble important : le bonheur d'une nation n'est pas forcément le bonheur de ses membres. C'est pratiquement impossible de chiffrer le bonheur individuel.
           J'ai souvent constaté qu'on peut avoir tout ce que l'on veut et être malheureux et au contraire affronter l'adversité et être heureux.
Tolstoï disait "Eternelle erreur de ceux qui croient que le bonheur vient de la réalisation de tous leurs vœux"
Il est aussi beaucoup plus difficile à un pessimiste d'être heureux qu'à un optimiste.
Et comme Maslow en faisait l'hypothèse, l'homme a besoin de trouver sa place dans l'environnement qui l'entoure pour éprouver un certain bonheur.
Cette boutade aussi de Jules Renard : "J'ai connu le bonheur et ce n'est pas ce qui m'a rendu plus heureux"
         J'ai fait quelques articles sur le bonheur et j'ai vu comme c'était difficile de le définir, et le sentiment d'être heureux est quelque chose de personnel, d'intime.
          On peut mesurer à la rigueur la douleur dans une échelle de 1 à 10, c'et déjà très subjectif, mais mesurer le bonheur individuel c'est impossible.
 
Demain et après demain, je vous donnerai les résultats globaux de Globéco de l'évolution de chacun des critères, 2005/2000 et 2009/2000.
C'est ce qui m'a paru le plus intéressant dans cette étude.
 

 

Jeudi 12 septembre 2013 à 8:05

Sculpture, musées, peinture

En intermède, je vais vous présenter des figurines en fil de fer, qui m'ont paru ingénieuses.

Un cochon et une vache :

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Un loup et un animal martien non identifié :

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Le chat botté et un chat noir, serviteur du diable :

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Enfin la panthère rose et la dame aux larmes de perles :

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Mercredi 11 septembre 2013 à 8:17

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/aquelagemonenfantdoitmarcher.jpg

            Quand mes enfants, puis mes petits enfants avaient un an, ils commençaient par marcher à quatre pattes, et à courir ainsi partout dans la maison.
            Puis ils allaient près d'un divan et là, ils s'appuyaient sur le bord et arrivaient à se mettre debout, avec de moins en moins d'efforts et davantage de facilité sur à l'apprentissage. Et de là ils regardaient autour d'eux. Puis ils essayaient de marcher en s'appuyant le long du divan.
            On leur prenait alors les deux mains et on les faisait marcher devant nous en les soutenant et peu à peu l'équilibre venait.
            Puis un jour, partant du divan, ils faisaient six pas tout seuls pour venir s'accrocher à nos jambes comme à une bouée salvatrice, en limite d'équilibre.
            Ensuite c'étaient les multiples essais, mais aussi les nombreuses chutes.
            Je me suis toujours demandé ce qui poussait le petit homme, à se dresser tout à coup au lieu de rester à quatre pattes, pour explorer le monde, avec les risques de chutes que cela comporte.
            C'est vrai que, par rapport au singe, nous ne sommes pas doués à quatre pattes, car nous nous traînons sur les genoux. Mais avec un peu d'apprentissage, on devrait devenir pus adroits et compétitifs.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/IMG3332.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/103579032.jpg
 
























            Un article anodin dans une revue médicale, m'a donné quelques explications.
            Finalement, et je ne savais pas, il est aussi dangereux de circuler à quatre pattes que debout. Des statistiques faites sur de jeunes enfants montrent que la probabilité de chutes est aussi importante et on tombe en général en avant sur le nez, ce qui est assez dommageable.
(il paraît qu'un enfant qui commence à marcher, fait en moyenne 2370 pas par heure et tombe 17 fois - cela m'a paru énorme).
            Par ailleurs, (cela je l'avais lu dans des articles sur la préhistoire), l'homme s'est sans doute peu à peu mis à marcher debout, pour y voir mieux et plus loin au dessus de la végétation, ce qui peut être une condition de survie, vis à vis d'ennemis animaux ou autres humains.
            Mais une des raisons essentielles serait la rapidité de déplacement qui est quatre fois plus grande et en voyant mieux où l'on va, ce qui procure un grand avantage pour explorer le monde, attraper un objet qui à roulé loin, aller voir ce qu'est une chose curieuse aperçue dans le jardin, ou suivre les parents.
            Donc que les enfants comprennent vite qu'ils ont intérêt à marcher, car cela leur procure un avantage, sans risque plus important de chute, je veux bien. C'est cela l'intelligence.
           
            Mais cela ne m'a pas satisfait et je ne suis pas d'accord avec ces médecins. Car pour se rendre compte de cet avantage, il faut déjà savoir assez bien marcher et on a alors simplement à comparer deux moyens et choisir le meilleur. Cela montre que l'enfant sait raisonner très tôt, même inconsciemment.
            Mais quand il commence à se mettre debout, et a tenter les premier pas, cette expérience, il ne l'a pas. Il n'a que celle de la marche à quatre pattes.
            Alors pourquoi se mettre debout, une première fois?
            Est ce pour imiter les parents qu'il voit marcher ainsi?
            Ou est ce des gènes, acquis peu à peu dans la préhistoire, qui le poussent à cela, par instinct de survie, dû à la sélection naturelle.
            Peut être les deux.
            Mais aussi on n'a jamais laissé un enfant apprendre à marcher seul, à se débrouiller avec cet apprentissage. On l'aide beaucoup soi même, ou avce des aides mécaniques comme les "youpalas". Alors aurait il renoncé sans cette aide, du moins pour certains enfants moins doués en coordination des membres?
            Ce qui est sûr c'est que la marche n'est pas innée, comme par exemple un petit cheval qui quelques heures après sa naissance se met debout et marche, certes en titubant, mais presque sans apprentissage, mais à quatre pattes, et l'équilibre est plus facile. (C'est d'ailleurs très émouvant à voir).
            Pour nous, il faut que le cortex frontal apprenne au cervelet et aux gyroscopes de l'oreille interne, à travailler ensemble, avec la maîtrise des mouvements des membres (les centres du cortex sur le dessus du crâne) pour conserver notre équilibre et c'est un apprentissage difficile.
            Finalement, je ne sais toujours pas pourquoi un bébé veut commencer à marcher !

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lancien

sortir de la tristesse

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