Mercredi 20 novembre 2013 à 8:09

Divers

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     Quand mes enfants étaient petits, je leur lisais une histoire de Perlette, une petite goutte d’eau, qui tombait d’un nuage, coulait dans les champs, puis rejoignait les ruisseaux, les rivières, fleuves et l’océan. Puis un jour de soleil elle s’envolait dans l’atmosphère pour rejoindre un nuage. Et ensuite, dans la campagne ou en Bretagne on écoutait «chanter» les rivières et la mer, ou le vent les jours de tempête.
   
    Mais savez vous que le sable peut aussi chanter. Quand j’étais jeune ingénieur j’ai travaillé plusieurs mois au Sahara et certains jours nous allions faire «chanter» la grande dune de sable.
    Il fallait qu’il y ait suffisamment de vent (je ne sais combien, nous n’avions pas d’anémomètre pour mesurer), que l’on monte en haut de la dune et qu’on provoque une chute de sable (une petite avalanche), coté sous le vent.(le coté protégé par rapport au sens du vent). Seule la grande dune en face du camp voulait bien se prêter à ce petit jeu.
Les autres dunes étaient plus petites, moins pentues.
    Il paraît aussi que pour chanter, la dune doit posséder un sable d'une nature particulière : celui-ci doit être ce que les archéologues appellent aussi "glaçure du désert". Sans ce sable, fin, luisant et verni, (grains arrondis d’environ 200 microns), les dunes restent aphones, et ce sable doit  en outre être très sec.
    Le son durait jusqu'à ce que l'écoulement de sable arrive au pied de la dune, soit plus d’une minute  On aurait dit un peu une voix humaine avec une fondamentale grave et des harmoniques.  Le son était très fort, assourdissant même parfois et on l’entendait jusqu’au camp, à plusieurs kilomètres.
    Parfois la dune chantait toute seule, sans qu’on aille la chatouiller. Sans doute quand le vent déplaçait suffisamment le sable.
    Et quand on arrivait à la faire chanter très fort, on ressentait une vibration sous nos pieds : la dune tremblait !

    J’ai lu récemment que des chercheurs avaient reproduit le phénomène en laboratoire, dans un anneau en Plexiglas contenant du sable «chantant» et d'un bras motorisé qui permet de brasser le sable, et qu’ils étudient ainsi la quantité de sable et la vitesse nécessaires pour avoir un son.
    Selon ces chercheurs, la coulée de sable fonctionne comme une membrane de haut-parleur.     En descendant le long de la pente de la dune, les amas de grains de sable se dilatent puis se recompactent; de l'air est aspiré lors de la dilatation des grains de sable etest expiré lors du recompactage, générant ainsi une onde de pression donc un son.
    Les grains de sable se déplacent de façon parfaitement synchrone, produisant chacun les mêmes vibrations sur l'air qui seraient à l'origine du son.
    Au microscope électronique, les scientifiques ont étudié la composition chimique du sable. Quelle que soit la localité de la dune chantante dans le monde, tous les grains de sable présentent à leur surface un vernis appelé glaçure du désert.
     Si ce vernis s'use ou est absent, aucun son ne peut être émis, même s'il y a une avalanche synchrone du sable. Il faut attendre la reconstitution de cet enrobage pour entendre de nouveau la dune chanter.
     Ce vernis aurait pour fonction, d'après les physiciens, de créer une cohésion entre les grains de sable, leur permettant ainsi de dévaler la pente sans déraper. La synchronisation est ainsi maintenue.
    Le problème qui reste à élucider, est de savoir comment se déclenche la synchronisation de l'avalanche des grains de sable.

    Les nomades des caravanes croient que ce chant envoûtant et grave n'est autre que la voix des Djinns : ce sont des esprits qui habitent les déserts mais aussi les forêts et les cimetières. Ils prennent généralement la forme d'animaux, surtout de serpents.
    J’ai vu au Sahara des cobras et des vipères à corne, mais ils ne chantaient pas comme les dunes !!

Mardi 19 novembre 2013 à 8:46

Actualité

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    J’ai trouvé sur un journal féminin un article dont je n’ai pu vraiment deviner l’orientation : humour ou réprobation.

    Au départ rien de sensationnel : les médecins disent que, au lieu des 5 pauses cafés de la journée, 20 minutes de sieste auront un effet beaucoup plus naturel. C’est une question d’efficacité dans la réorganisation des idées et de l'énergie, quiélimine les besoins en caféine pour le reste de la journée.
    Pierre Phillips, chercheur au CNRS, dit : «Quel est le mieux en cas de coup de pompe pendant un voyage, une petite
sieste ou un café serré ? Les deux sont efficaces, mais certaines personnes sont plus sensibles à la caféine, d'autres à une sieste réparatrice. Le mieux est de cumuler les deux »

    Alors, après les cafés, les cybercafés, les cafés littéraires, voici maintenant le bar à sieste où le produit qui est vendu ici est le sommeil, commerce qui a commencé aux États-Unis et en Asie, et se répand maintenant de plus en plus en France. ! Que ce soit pour une heure ou quelques minutes, on doit en ressortir plus léger et avec de l’énergie à revendre.
    A l’entrée du bar à sieste vous avez la possibilité de choisir le temps que vous souhaitez consacrer à cette pratique (entre quinze et quarante cinq minutes). De plus, vous ne dormez pas dans un lit tout simple. Ce sont des fauteuils ultra confortables et il y en a même un qui fait des petits massages très sympathiques, ou alors celui qui génère un effet d’apesanteur. Et pour ceux qui ne peuvent dormir que dans un lit, il y a même un lit massant, que rêver de plus ? Ce n’est quand même pas donné : 12 à 30 € !

    Au Japon, tous les moyens sont bons pour échapper à la solitude, et le premier «café câlin» a ouvert ses portes à Tokio.
    Pour environ 60 euros de l'heure, le client se contente de dormir innocemment au côté d’une jolie jeune fille vêtue d'une nuisette. L'établissement met strictement en garde contre toute pratique sexuelle et garantit au client un remboursement si les choses venaient à déraper contre son gré...
    Une fois la durée de la sieste choisie, le solitaire en quête de réconfort a la possibilité de choisir parmi différents services en option. Pour 10 euros, il peut se faire «tapoter le dos» pendant trois minutes, poser sa tête sur le genoux de l'hôtesse pendant la même durée, se faire masser les pieds et même… "échanger un regard intense" avec la jeune fille pendant une minute. Ouah !
    Ce job bien payé (près de 200 euros de l’heure) et réservé aux candidates de moins de 30 ans; son nom est pour le moins original : «dormir».

Lundi 18 novembre 2013 à 8:04

Photos, photos comiques

En intermède, suite des vieilles affiches d'il y a 50 ans:




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Dimanche 17 novembre 2013 à 7:47

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/images-copie-14.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/Unknown-copie-9.jpg















    A la suite de mon article sur le tableau de Mandéleïev, j’ai eu plusiuers questions et demandes d’explication. Il semble notamment que vous n’ayaez jamais entendu parler des «orbitales». C’était autrefois au programme de première et terminale, et je pensais donc que vous en aviez entendu parler.
    Mais plus généralement on me pose des questions sur les particules, les électrons et leur mouvement. Je vais essayer de répondre.

    Je ne vous expliquerai pas la mécanique quantique. J’ai effectivement étudié cela autrefois à l’X, mais je ne m’en susi jamais servi ensuite, et de plus les outils mathématiques qu’elle utilise aujourd’hui n’exis-taient pas du temps de mes études.
    En fait quand on subit un cours de mécanique quantique, c’est totalement abstrait; c’est un ensemble d’équations qui décrivent l’état des particules dans leur environnement, et de plus cela dépend de l’état de l’observateur. Finalement on ne conait les particules et leurs propriétés qu’au travers «d’opérateurs» mathématiques. C’est très frustrant pour quelqu’un qui a les pieds sur terre.

    Je vais donc plutôt essayer de rester concret et je ne vous dirai pas ce que sont les particules, mais plutôt ce qu’elles ne sont pas !!
    Dans les classes de bac, on a tendance à représenter les électrons notamment, ou les photons lumineux, comme de petites billes sur des trajectoires, tournant autour du noyau de leur atome pour les électrons, un peu comme la terre autour du soleil.
    Seulement cette représentation que nous empruntons à notre environnement, ou à l’espace sidéral, n’est pas exact en mécanique quantique, car les particules ont une vitesse non négligeable vis à vis de celle de la lumière (300 000 km/s) et dès lors, les lois habituelle de la mécanique classique, vraies pour les faibles vitesses de notre environnement, ne le sont plus dans ce cas et ce sont les lois de la relativité qu’il faut appliquer, celles qui apparaissent mathématiquement dans ces fameuses équations.

    Il y a alors d’étranges différences que nous avons du mal à imaginer.
    La particule, petite boule à un endroit donné et sur une trajectoire de mouvement, n’existe pas.

    Je vais essayer de vous donner une explication matérielle bien que dans ce domaine, ce soit assez incertain.
    Quand je veux voir une balle de tennis et mesurer sa vitesse, (par exemple 200 km/h) je prends un détecteur optique et un chronomètre très rapide. je capte dans ce détecteur des photons lumineux qui ont cheminé autour de la balle. Ceux qu’elle a interceptés me donnent un signal «d’absence de photons», ou bien de ceux qu’elle a réfléchi, signal qui me dit où est la balle à l’instant t (c’est son image) Ceci n’est possible que grâce à deux conditions :
    - les photos sont pratiquement sans masse et donc leur collision avec la balle ne modifie pas son comportement, car la quantité d’énergie qu’ils peuvent lui donner est négligeable, vis à vis de la quantité de mouvement qu’il faudrait donner à la balle, très pesante, pour la dévier.
    - les photons se déplacent très vite à la vitesse de la lumière, sans commune mesure avec la vitesse de la balle. Donc quand ils arrivent dans ma caméra, la balle ne s’est déplacée que d’une quantité infime, pendant le temps de parcours des photons entre la balle et la caméra. Je peux donc connaÎtre sa position avec exactitude à l'instant t.
    Pour savoir dans quelle direction va ma balle il me faut deux mesures successives qui me donnent un deuxième point de la trajectoire et donc le sens du déplacement
    Si maintenant je place une autre caméra à une distance d connue avec précision, et je repère à nouveau le passage de la balle, et si je puis mesurer de façon très précise le temps t entre les deux passages, la vitesse de la balle sera v = d/t.

    Essayons de faire la même chose avec un électron qui a une vitesse non négligeable vis à vis de celle de la lumière, et supposons que je puisse capter un photon qu’il a réfléchi avec ma caméra, le temps que le photon parvienne à ma caméra, l’électron se sera déplacé d’une distance non négligeable.
    Donc je ne peux pas savoir où se trouve l’électron, du moins précisément : je ne connais qu’une zone dans laquelle il se trouve probablement.

    Par ailleurs le photon que j’ai envoyé sur l’électron pour le repérer a une énergie non négligeable vis à vis de celle de l’électron et notamment de sa quantité de mouvement (mv) sur sa trajectoire. C’est donc comme si je mesurais la trajectoire de la balle de tennis en la bombardant d’autres balles de tennis : quand elles se cogneraient, la trajectoire initiale de la balle dont je veux mesurer les paramètres est modifiée.
    SI pour savoir où elle va, la première balle ayant modifié sa trajectoire, l’indication de la seconde balle projectile est donc erronée.
    Donc je ne peux connaître que très approximativement la direction de déplacement de l’électron.

    De la même façon si je veux connaître sa vitesse, je vais faire non seulement une grosse erreur sur les positions, mais encore sur les temps des impacts et donc sur leur différence entre les deux mesures.
    Je ne peux donc pas non plus connaître exactement la vitesse de mon électron.
   
    Donc je ne peux connaître qu’approximativement les caractéristiques de la particule; je sais quelle est avec une mauvaise précision où elle est et quand elle y est.
    Finalement je ne peux par le calcul connaître une zone où elle risque d’être, et plus je veux le savoir à un instant précis, plus la zone est imprécise et étendue.
    Finalement mes équations me font traiter ma particule à des instants donnés comme un grand nombre de particules distinctes (une pour chaque instant) et je ne pourrai calculer que la probabilité qu’elle se trouve dans espace donné. C’est l’onde associée à la particule qui me donne cette probabilité.

    Alors les orbitales qu’est ce ? (voir les figures ci dessus) : ce sont les zones ou ma particule a une probabilité importante de se trouver, mais on ne sait pas quand. On peut dire qu’elle se déplace dans cette zone, qui contient ses trajectoires si tant est qu’il y en ait. D’où cette représentation en «nuages».

    Une autre bizarrerie de la mécanique quantique c’est qu’une particule ayant certaines propriétés, plus une autre, ne donne pas un couple additionnant ces propriétés.
Le couple associant deux ou plusieurs particules a ses propriétés propres indépendantes de celles des deux particules.

    Autre propriété encore plus étrange : supposons un observateur dans le vide, qui ne «voit» aucune particule. Et bien un observateur en mouvement dans ce même lieu verra un nuage de particules.
    Alors ces particules ont elles une réalité.? On ne sait pas.
   
    En fait les équations de la mécanique quantique ne décrivent les particules que par certaines «quantités» : la masse, la charge, le spin, et leurs relations entre ces grandeurs.
    Et elles expliquent les interactions entre ces particules, en décrivant les modifications  des relations entre ces grandeurs, grâce à des opérateurs mathématiques.
    C’est très abstrait et ce qui est extraordinaire, c’est que cela permet de prévoir leur comportement, de prévoir les phénomènes, mais ce qu’elles sont en réalité, comment réagissent elles dans la pratique, personne ne le sait et ne le saura sans doute jamais.

Samedi 16 novembre 2013 à 8:35

Enseignement, école, fac

     J’entends souvent dire que les enfants de parents maghrébins ont des résultats catastrophiques en classe et ne peuvent faire des études en raison de l’origine de leurs parents et que cela traduisait leur mauvaise intégration. On finit par tous croire cela.
    J’ai été très étonné de lire un article de Hervé Le Bras, professeur à l’école des hautes études des sciences sociales, qui infirme en grande partie cette assertion, par une étude statistique des études faites par classe sociale et origine ethnique, qui est résumée sur le graphique ci-dessous en ce qui concerne les enfants d’immigrés de pays autres que l’Europe.

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    On constate effectivement que, toutes classes confondues, le niveau d’études des enfants d’immigrés    est inférieur à celui d’enfants de souche nationale, mais beaucoup moins qu’on ne le dit : 45% des premiers ont été reçus au bac, contre 54% des second et 21% des effants d’immigrés n’ont pas dépassé le niveau de l’école primaire contre 14% pour les enfants de parents français.
    Mais décomposer ces chiffres par classe sociale est intéressant.
   
    Parmi les enfants d’ouvriers ou employés immigrés, 36% ont le baccalauréat et 19,2% ont un diplôme d’enseignement supérieur, contre 31% et 15ù pour les enfants français de naissance.
    Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il existe une inégalité flagrante de moyens :
    - 49% des ouvriers ou employés immigrés sont au service de particuliers contre 27% pour des français de naissance, et leurs moyens financiers sont moindres.
    - 6% des enfants d’immigrés sont aidés par leur père et 10% par leur mère, alors que pour les enfants de souche française les pourcentages sont de 14% et 36%.
    - les familles immigrées ont davantage d’enfants (taux moyen de fécondité de  2,6 contre 1,92 pour les françaises), alors qu’elles sont moins bien logées d’où des difficultés pour avoir un isolement suffisant pour travailler efficacement.
    - les parents immigrés ont une moins bonne connaissance du français que les français d’origine et ils ont moins de relations sociales locales; donc, le bon maniement de la langue est plus difficile pour leurs enfants.
    Alors comment expliquer cette meilleure réussite : deux raisons sont avancées.
D’abord il semble que le niveau général des immigrant soit supérieur au niveau moyen des habitants de leurs pays; il y a une certaine sélection.
    Surtout il y a la motivation des jeunes pour sortir de leur condition a la fois sociale et ethnique, et justement pour être intégrés.
    Les enfants d’immigrés sont en moyenne plus motivés et plus travailleurs que les enfants français.

    Voyons maintenant l’autre extrémité de l’échelle : les cadres et leurs enfants.
    On constate également que les enfants d’ilmmigrés sont plus diplômés que les enfants français de naissance. M^me pourcentage de réussite au bac : 85%. Mais 58% ont un diplôme de second cycle universitaire contre 47%.
    Là aussi la motivation et l’habitude du travail jouent.

    Finalement, en matière d’études, au lieu de nous focaliser sur les différences ethniques, nous ferions mieux de chercher à réduire les différences sociales.
    Et par ailleurs nous devrions nous poser sérieusement la question sur l’éducation actuelle que nous donnons à nos enfants, le laxisme dont nous faisons preuve, sur le temps qu’ils perdent devant la télévision, internet et les téléphones portables, et le peu d’empressement et de motivation pour leurs études, surtout chez les garçons, qui amènent à ne pas prendre l’habitude du travail, ce qui permet quand même d’arriver à passer le bac pour ceux qui sont assez doués, mais devient catastrophique dans les études supérieure où une quantité de travail beaucoup plus  importante est soudain indispensable.

Vendredi 15 novembre 2013 à 10:52

Zoologie, botanique, évolution

Aujourd'hui, jour d'intermède.

          Kaa, dont vous connaissez bien le blog (http://www.kaaland.fr), et qui connaît l'intérêt que je porte à des images originales, m'a donné une adresse où j'ai trouvé quelques clichés extraordinaires et je l'en remercie vivement.
           
           Il s'agit de photos de foetus, mais pas humains, c'est trop connu, mais d'animaux, ce que l'on voit plus rarement.
          C'est à la fois instructif et étonnant, jugez en :


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Bien sûr la première est celle d'un serpent, peut être une des petites copines des serpents de Kaa.
Mais je ne sais pas si c'est un serpent vivipare ou dans un œuf.
On croirait presque un anchois roulé !











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Ensuite le plus gros des animaux; pauvre maman éléphant, sa gestation dure 2 ans
Bébé a une mignonne trompe.





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Un oppossum; pour ce mammifère marsupiau, c'est moins pénible : 13 jours de gestation, mais ensuite un long séjour dans la poche, avec lait à domicile.
Il ressemble à une petite larve !







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Un guépard : l'image d'échographie  est extraordinaire on voit déjà la peau tachetée et on voit bien aussi le placenta et la vascularisation




 

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Un dauphin : sa gestation dure un an.







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Un requin tigre qui adulte fera quatre mètres de long !!
On ne voit que la tête du fœtus, mais il a l'air féroce, bien que sse dents soient encore toutes petites.!






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Un ours polaire (gestation 5 mois) : on dirait une petite peluche; dommage l'image est un peu sombre.









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Enfin un chien : un chihuahua, le chien le plus petit. J'avoue que je n'aime pas beaucoup ce chien de luxe une fois adulte.  Mais en fœtus il est mignon, et il a un cordon ombilical d'une longueur extraordinaire? Gestation :  2 mois environ









Jeudi 14 novembre 2013 à 7:56

Biologie, santé.

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    Maud, notre chevrette au Canada, m’envoie souvent des articles toujours intéressants. Lorsque j’avais parlé des addictions, elle m’avait donné l’adresse suivante, qui fait état d’expériences menées à l’université du Connecticut, sur des rats, auxquels on donnait de petits gâteaux contenant une crème sucrée.
      Oreo : rendent-ils aussi accros que la cocaïne ? - Sciences et Avenir

    Un premier groupe de rats avait le choix entre un gâteau de riz et ces gâteaux sucrés et un second groupe entre de l’eau salée et de la cocaïne : les rats du premier groupe ont passé autant de temps du côté des biscuits chocolatés que ceux du second groupe du côté de la drogue.
    En outre, les chercheurs ont mesuré le plaisir délivré par la consommation d’un gâteau, en comparaison à celui généré par la prise de drogue. Et, selon l'équipe, les biscuits activent davantage de neurones dans le noyau accumbens, "centre du plaisir" du cerveau que la cocaïne ou la morphine.
    Cela m’incite à aller chercher des informations complémentaires et à faire un article.

    Un directeur de recherche de l’institut des maladies neurodégénératives de l’université de Bordeaux, Serge Ahmed, a mené des recherches analogues.
    Il a donné aux rats le choix entre une boisson sucrée et de la cocaïne, et les rats ont préféré à 86% la boisson sucrée.
    Il a ensuite refait ces expériences avec l’héroïne qui stimule davantage les neurones dopaminergiques. Pourtant les rats ont quand même préféré la boisson sucrée, mais en moindre proportion, bien que l’héroïne active davantage les neurones dopaminergiques que le sucre.
    Il a également donné le choix entre une photostimulation sélective de ces neurones par un laser et l’absorption de la boisson sucrée, et, là encore nos souris de laboratoire ont largement préféré le sucre.
    Il semble donc que le plaisir engendré par la production de dopamine est à la base de ce choix, mais qu’il existe ensuite une certaine préférence (addictive ?), pour le goût du sucre.
    Pour essayer de vérifier l’hypothèse d’addiction, des chercheurs de l’université de Princeton, aux USA, ont habitué les rats à cette consommation de sucre. Puis ils ont brutalement supprimé cette alimentation. Ils ont alors constaté un phénomène de manque,. Les rats étaient stressés et on a constaté une forte augmentation des neuropeptides des centres amigdalien, ui entraînent ensuite la libération des hormones du stress.
    Une autre équipe américaine de Floride a soumis des rats à un régime sucré et gras, et les rats sont rapidement devenus obèses et mangeaient leur nourriture de manière compulsive..
    Une équipe italienne d’un centre d’étude du cerveau à Rome, a également montré que l’on pouvait déclencher, chez des souris de laboratoire, une consommation compulsive de chocolat, capable de faire braver des décharges électriques désagréables, les animaux devenant, comme les drogués, inconscients du danger et de ses conséquences désagréables. Ils ont notamment montré que, comme dans une addiction, la consommation régulière de chocolat se traduisait par la nécessité d’une augmentation des doses pour aboutir au même plaisir.
    Par contre les souris d’ordinateur sont insensibles au sucre et au chocolat, contrairement à ceux qui les utilisent..

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/consosucre.jpg    Evidemment les hommes ne sont pas des souris de laboratoire. Alors qu’en est il ?
    Quand on regarde la consommation mondiale de sucre, on s’aperçoit que les pays développés ont remplacé une partie des sucres alimentaires par des édulcorants et que la consommation de sucre est stabilisée. Par contre elle explose depuis 1970 pour les pays en voie de développement (voir schéma ci contre).
    Le sucre raffiné n’est pas nécessaire au plan nutritif, et pourtant sa consommation n’a pas cessé d'augmenter au cours des trois derniers siècles, passant, en France, est passée de moins de 3 kilogrammes par an par personne au début duXX. siècle à plus de 35 kilogrammes.
    Il est certain que le sucre est consommé essentiellement pour son goût sucré, qui est une source de plaisir, dès la naissance, d'une manière qui s'apparente à un réflexe. Chez Ie nourrisson, ce plaisir est même associé à un état analgésique naturel par production d’endomorphines,  qui est utilisé en médecine néonatale dans des actes chirurgicaux courants.
    On a montré que la stimulation du goût sucré entraînait la production de opamine dans le système de récompense.
    Il est donc possible que notre consommation exagérée et régulière de sucre et de graisses puisse entraîner chez certains une addiction qui peut dans certains cas aboutir à l’obésité ou au diabète.

Mercredi 13 novembre 2013 à 7:44

Energie, nucléaire, économies

   Je parlais avant hier des hydroliennes et je les trouvais préférables aux éoliennes, car le vent est intermittent et on ne sait pas stocker l’énergie électrique. Les batteries sont lourdes et chères et ne stockent que de faibles quantités Elles ne peuvent servir au niveau d’une centrale qui produit des Mw.
    Une solution possible serait d’utiliser l’électricité des éoliennes, quand il y en a pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. Actuellement c’est une chose que l’on sait faire, mais le problème est que le coût est trop élevé et cest là qu’il y a des progrès à réaliser.
    C’est aussi une solution pour utiliser l’énergie solaire des centrales photovoltaïques, mais cette électricité étant encore plus chère, le défi est difficile.
    Le principal avantage de l’hydrogène est d’être  un excellent vecteur énergétique (33 kwh/kg), c’est à dire 3 fois plus d'énergie par unité de masse que le gazole et 2,5 fois plus que le gaz naturel.
    Par contre, le stockage de l'hydrogène réclame de l'énergie pour le comprimer sous un volume raisonnable et des conteneurs résistant à une forte pression (donc lourds) et son transport est peu efficace en termes d'énergie transportée par
unité de volume : 15 fois moins que le pétrole et 3 fois moins que le gaz naturel.
    En outre des fuites sont dangereuse, car le mélange avec l’oxygène de l’air est explosif.

    Que faire avec l’hydrogène ?

   http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pileacombustible.jpg On peut refaire de l’électricité dans des lieux où il est difficile d’amener l’énergie (îles, montagnes, déserts, lieux reculés, antennes relais...).
    Pour cela on utilise les «piles à combustibles». J’ai déjà parlé de ces générateurs dans des articles des 2 et 3 août 2011.
    Une pile à combustible est en quelque sorte l’inverse d’un électrolyseur.   
    Les réactions chimiques sont les mêmes que dans l’électrolyseur, mais inversées (voir schéma ci contre).
    L’hydrogène traverse un diffuseur - une matière carbonée poreuse - et atteint l'anode de la pile où il est dissocié en deux protons H+ et deux électrons.       
    Les électrons circulent dans les circuits électriques des utilisateurs et reviennent  vers la cathode.
    Les protons produits à l’anode traversent une membrane en polymère et sont attirés par la cathode, où ils se combinent à des électrons libérés par cette électrode et à de l’oxygène, reformant de l'eau.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/pile.jpg
        Les électrodes, l’anode et la cathode sont constituées de fines particules - des nanotubes de carbone ou des grains de noir de carbone de 50 nanomètres de diamètre sur lesquelles est déposé un catalyseur qui facilite la recombinaison H2 / O2. Actuellement ce catalyseur est constitué de fines particules de platine de quelques nanomètres de diamètre, ce qui est extrêmement onéreux, mais des études sont en cours pour trouver moins cher.
    La figure ci-contre représente une pile à combustible et son stockage d’alimentation en hydrogène, pour l’utilisation sur un site isolé.
    Un grand intérêt de cette pile est qu’elle ne produit comme déchet que de l’eau.
    Le Japon est un précurseur dans ce domaine, en étudiant des piles qui permettraient de fournir aux immeubles, électricité et chaleur de façon autonome.



http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/IMG0005.jpg
   L'hydrogène peut aussi servir de carburant. Actuellement GDF étudie un mélange de gaz méthane avec environ jusqu’à 20% d’hydrogène, d’une part pour faire fonctionner des moteurs de bus et d’autre part pour le réseau d’alimentation en gaz de la ville de Dunkerque.
    Dans le domaine automobile, la pile à combustible serait très intéressante car elle permettrait de s’affranchir des problèmes prohibitifs d’autonomie des accumulateurs.
De petites piles sont à l’étude et des prototypes existent. Au-x USA des chariots électriques utilisent ce procédé.
    Air Liquide a mis au point des stations de distribution d'hydrogène gazeux, qui permettent de remplir le réservoir des véhicules avec de l'hydrogène gazeux en moins de cinq minutes sous une pression allant jusqu'à 700 bars. Le déploiement devrait être prêt en 2015, date à  partir de laquelle les constructeurs prévoient le début de la commercialisation de leurs préséries de véhicules à hydroqène.
    Mais les réservoirs restent très lourds et ne doivent pas fuir et des stockages sous forme de composés solides sont à l’étude, qui délivreraient l’hydrogène au fur et à mesure de son utilisation.

     La production en grande quantité d'hydrogène pose problème car produire par électrolyse ou par voie chimique est onéreux.
     Le solution, mais qui ne sera valable que dans les années 2040/50 ser de le produire à partir de réacteurs nucléaires à haute température, mais nous n'en sommes pas encore là.

Mardi 12 novembre 2013 à 12:07

Photos, photos comiques

           J'avais déjà montré en intermède des affiches, de voitures et de vélos..
           Aujourd'hui, et dans un  prochain article, je publierai des affiches de produits comestibles ou ménagers, que l'on voyait dans le métro à Paris, il y a 25 ans quand j'étais en prépa. 
           Cela m'a rappelé de vieux souvenirs.


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Lundi 11 novembre 2013 à 8:24

Ecologie, Changement climatique

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    Une hydrolienne est une turbine hydraulique, sous l’eau ou en surface,qui utilise l’énergie des courants, comme une éolienne utilise l’énergie cinétique du vent.
    Une telle turbine a des avantages certains :
        - Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes à puissance égale, car la masse volumique de l'eau est environ 800 fois supérieure à celle de l'air.
        - L’hydrolienne utilise une énergie renouvelable (le courant marin) et elle ne pollue pas (notamment pas de CO2). On peut utiliser des courants marins continus dans le même sens ou des courants alternatifs liés aux marées.
        - De nouveaux modèles d'hydroliennes semi-immergés peuvent être adaptés aux rivières, même petites, sans avoir les impacts écologiques des turbines classiques, et si elles produisent moins d'électricité que les turbines classiques, elles peuvent être beaucoup plus légères, et demander bien moins d'investissement.
        - Les potentiels des courants marins et d’eau douce, sont très importants
        - Mais surtout ces courants ne sont pas intermittents comme le vent et on connaît leurs variations, ce qui permet de prévoir la production électrique
    Bien entendu il y a aussi quelques inconvénients :
        - Les hydroliennes créent des zones de turbulences, qui modifient la sédimentation et le courant, avec de possibles effets sur la flore et la faune jen aval Il faut empêcher les poissons d’être happés dans leurs pales et protéger celles ci contre le sable.
        - Pour éviter le développement des algues et organismes encroûtants sur l'hydrolienne, il faut utiliser des produits, qui ont une certaine nocivité, et nécessitent un entretien régulier. C’est vrai aussi dans les centrales hydroélectriques).

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/IMG0001.jpg   La première turbine hydrolienne française, «Sabella, va bientôt voir le jour. Ses pales en carbone sont fabriquée»s par la société Hydrohelix Energies, à La-Forêt-Fouesnant (Finistère).. Un prototype à fonctionné un an en 2009 dans la rivière Odet et la première turbine d’une puissance de 1 Mw sera installée entre Ouessant et Molène pour fournir de l’électricité à ces îles.
    Une autre hydrolienne «Arcouest» est en essai à Brest, conduits par OpenHydro, sous l’égide de la Direction des Constructions Navales..
    François Hollande a lancé, lundi 30 septembre à Cherbourg, un appel à projets pour des fermes pilotes d'hydroliennes au large des côtes normandes et finistériennes. Trois ou quatre fermes, comprenant chacune cinq à dix hydroliennes, seront implantées sur deux sites : le raz Blanchard, au large du Cotentin, et le passage du Fromveur, au large du Finistère. Chacune des fermes sera subventionnée par l'Etat à hauteur de 30 millions d'euros, et le tarif d'achat de l'électricité produite sera fixé à 173 euros par mégawattheure.. (le coût moyen actuel en France pour le consommateur est de l’ordre de 110€/Mwh).

    Enfin le gouvernement, au lieu de développer des éoliennes extrêmement coûteuses qui ne produisent que de façon intermittente, alors qu’on ne sait pas stocker l’énergie électrique, a enfin compris qu’il y aurait un gisement énorme dans nos rivières et nos côtes.

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lancien

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