Samedi 21 décembre 2013 à 8:11

Préférences cérébrales

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     Deux de mes correspondantes, qui s’intéressent aux préférences cérébrales (elles font des études de psycho), me demande comment interpréter les « assemblages » de préférences, autrement dit, comment une préférence peut elle agir différemment si elle est associée à telle ou telle autre préférence.
    Je ne sais pas répondre de façon générale à cette question : c’est trop compliqué pour qu’il y ait des règles simple, des tableaux de correspondance.
    Ce que je peux faire, c’est vous donner quelques aperçus généraux et puis traiter certains assemblages particuliers que je rencontre souvent, mais chaque personne, chaque personnalité est un cas particulier et individuel, car l’intensité de ses préférence n’est pas la même que chez son homologue, ayant les mêmes préférences, et d’autre part son éducation, son instruction, son expérience de vie et son environnement ont une influence certaine sur son comportement en fonction de ses préférences cérébrales.
    Certes les psys donnent souvent des portraits généraux associés à la combinaison de préférences, (il y a notamment les portraits types du MBTI), mais ce sont des portraits très généraux, qui ne tiennent pas compte de l’intensité des préférences, et ils doivent être valables pour toutes les personnes ayant cette combinaison de préférences. Dès lors ils ressemblent presque aux horoscopes, en ce sens qu’ils restent très généraux et que vous y trouverez tout ce que vous voulez y voir.
    En fait pour vraiment comprendre l’influence des préférences cérébrales sur une personne, il faut non seulement connaître ses préférences, mais les décomposer en sous-éléments et avoir longuement discuté avec elle pour connaître l’intensité de leur action, et examiné aussi son éducation et son environnement passé et actuel, mais aussi ses valeurs et ses goûts qui influent ses décisions.
    Arriver à cerner la personnalité d’une personne résulte donc beaucoup plus d’un dialogue que de règles précises.   
    Je vais néanmoins vous donner quelques exemples que je rencontre souvent, mais il faut pour cela que vous ayez lu mes articles sur les préférences cérébrales, car je ne vais pas les redéfinir et redéfaire leur influence.

    Une première constatation générale : si l’influence des préférences cérébrales de quelqu’un est modérée, c’est à dire que cette personne ne pratique pas essentiellement ses attitudes préférées, mais qu’elle arrive également à utiliser ses attitudes non préférées lorsque cela paraît indispensable, un peu comme un ambidextre utilise ses deux mains, alors l’analyse de sa personnalité sera beaucoup moins difficile et la combinaison des diverses préférences sera moins importante, puisque ces préférences seront moins marquée.
    Autrement dit, le problème de la combinaison des préférences cérébrales se pose surtout lorsque certaines de ces préférences sont très marquée, c’est à dire lorsque leur influence est grande par rapport à celle de l’attitude antagoniste non préférée.

    Je vous ai toujours dit dans mes articles que, contrairement aux théories habituelles sur la personnalité, avoir une préférence; que ce soit une attitude ou son antagoniste, n’entraînait pas de jugement de valeur : une préférence n’est pas meilleure que la préférence opposée; chacune a ses avantages et ses inconvénients.
    Ce qui peut être par contre un inconvénient c’est que cette attitude préférée soit tellement dominante que l’individu ne sait presque pas utiliser l’attitude opposée et il se trouve alors dans la situation d’un droitier, qui serait terriblement maladroit de sa main gauche. Il y a des circonstances où cela peut être défavorable.
    Par exemple quelqu’un qui est ultra logique et se sert uniquement de ce mode de décision, mais ne sait pas décider parfois de façon altruiste avec son coeur, selon ses valeurs et ses goûts, risque d’être quelqu’un de très froid et calculateur et dont les relations avec autrui seront rarement cordiales.
     Un deuxième point général : lorsque certaines préférences sont très marquées, certains assemblages de préférences rendront la vie plus facile à la personne, alors que d’autres assemblages lui créeront au contraire des conflits et des problèmes.
    Je vous en donnerai des exemples dans les prochains articles.

    Les préférences cérébrales évoluent au cours de notre vie, en fonction de notre éducation, mais aussi avec l’âge, en fonction de notre expérience de vie (vous pouvez lire les articles sur l’évolution des préférences - 26 mars 2010 et 19 avril 2013, et sur la hiérarchie des fonctions et le chemin du serpent de Jung - 6 et 8 octobre 2010)
    Mais surtout nous utilisons parfois l’attitude non préférée et en général de façon maladroite, dans certaines circonstances de stress ou de troubles dûs à nos problèmes personnels, et cela souvent de façon inconsciente. Là encore certains assemblages de préférences peuvent expliquer certaines de nos attitudes et réactions inhabituelles et défavorables dans des circonstances difficiles.

    Enfin dernier point général, certes la connaissance de nos préférences cérébrales nous renseigne sur notre personnalité, sur nos réactions dans certains cas, et surtout sur l’origine de certains de nos problèmes personnels vis à vis de nous mêmes.
    Mais dans de nombreux cas, nos comportement sont liés à l’interaction avec d’autres pardonnes : parents, amis, camarades, petit(e) ami(e), professeurs, collègues, voire avec des personnes que nous n’aimons pas.
    Notre attitude ne dépend pas alors uniquement de nos préférences cérébrales, mais aussi de celles de notre interlocuteur, car il s’agit alors de communication, d’écoute, de compréhension de l’autre, de décision, d’action, et certains assemblage des préférences des interlocuteurs, principalement quand elles sont opposées peuvent agir sur les comportements et le devenir de la confrontation.

   
Dans les articles des prochains jours, je vous donnerai quelques exemples d’associations de préférences et de leurs conséquences possibles.

Vendredi 20 décembre 2013 à 8:38

Notre cerveau : émotions

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      Il m’est souvent arrivé de connaître dans mon travail, parmi des amis, voire dans ma famille des personnes qui avaient du mal à comprendre ce que pouvaient être les sentiments des autres. C’est un véritable handicap, source de malentendus, voire de drames.
    Je ne parle pas de ce problème qui est difficile chez les autistes. Il s’agit de personnes qui n’ont aucun trouble autistique.
    Il s’agit probablement d’une configuration particulière du cerveau, de préférences cérébrales probablement trop tranchées, et d’une insuffisance aggravée par leur éducation et leur environnement.
    Certains en sont conscients : j’ai connu une personne qui avait un rôle éminent dans la société et qui écrivait à ses interlocuteurs : « Quelques soient vos arguments, en aucun cas je ne pourrai les comprendre » !!!
    Mais la plupart sont totalement inconscients de ce défaut et sont tout étonnées qu’on ne les comprenne pas et qu’on soit parfois indignés de leurs attitudes ou choqués par elles.

Le plus curieux est que ces personnes ne sont pas forcément ni introverties, ni timides. Certains que je connais sont très extravertis et très sûrs d’eux, peut être trop même. Par contre ils sont en général très égoïstes et pensent  avant tout à leur bien-être et à la satisfaction de leurs désirs.
    Ils peuvent être de perception sensuelle ou globale, mais être S renforce leur attitude, le S étant plus centré sur lui même et sur le présent. Ce sont rarement des personnes de décision logique, mais leur mécanisme de décision est le plus souvent, de céder à leur pulsions et à leurs goûts et en général leurs parents n’ont pas su leur inculquer des valeurs suffisamment assimilées, et ils ont du mal à se conformer aux règles et lois de la société, parce qu’ils ne comprennent pas leur utilité pour la vie en commun.
    Etant donc en général V, ils ont un certain altruisme, voudraient parfois aider les autres, mais s’y prennent en général très mal, car ils ne les comprennent pas et ne saisissent pas leurs besoins psychologiques.
    Ce sont souvent des adaptatifs « P », qui du fait de leur égocentrisme s’adaptent aux événements, car vouloir les dominer comme le ferait une personne de préférence cérébrale J, imposerait d’examiner les conséquences de leurs actions, notamment sur le plan humain, et ils en sont incapables. Souvent très fortement « V P », ils agissent donc d’instinct, sans trop réfléchir et sont ensuite tout étonnés des conséquences de leurs décisions, notamment des réactions d’autrui.
    Ils ne sont donc pas forcément vicieux et méchants, mais se comportent inconsciemment comme tels.
    Ils sont rarement très pessimistes, mais pas forcément optimistes non plus, et le plus souvent sont intolérants (parce qu’ils ne comprennent pas les autres).
    Par ailleurs ils sont souvent influençables, attachant beaucoup trop d’importance à l’opinion des autres (car ils se sentent incompris, puisqu’ils n’arrivent pas à saisir les sentiments d’autrui), et par ailleurs sont le plus souvent versatiles, puisque soumis à leurs envies et pas capable de juger les autres et leurs intentions, voire même incertains sur leurs propres sentiments.
    Les personnes d’un certain âge que j’ai connues, notamment dans mon travail, et qui présentaient ces caractéristiques,  avaient eu une vie sentimentale et de couple catastrophique, et étaient dans l’incompréhension complète de leurs enfants.
    Les jeunes que je connais, ayant ce défaut, ont du mal à s’insérer dans la vie, notamment professionnelle, et multiplient des aventures sentimentales sans lendemain.

    Je ne citerais que deux cas typiques, extérieurs à notre blog, que je ne détaillerai pas pour des raisons évidentes de confidentialité.
    Un jeune garçon, qui manifestement tenait à sa petite amie, mais cependant, lui reprochait sans cesse ses propres défauts à lui, qu’en fait elle n’avait pas, voulait qu’elle soit à son service exclusif, la privait de toute liberté et la torturait moralement : un véritable esclavage. Il ne tolérait pas qu’elle ait un autre avis que le sien, qu'elle ne pense pas en permanence à lui. Elle était sa chose, sa propriété.
Il a été tout étonné que sa petite amie finisse par le quitter et depuis elle a retrouvé sa sérénité.
    Un homme mûr, qui a la chance d’avoir depuis plus de 20 ans une femme qui l’aimait et s’occupait exclusivement de lui et de leurs enfants, mais qu’il avait assujetti, en lui faisant abandonner son travail et qu’il harcelait moralement pour la garder sous son emprise. Elle a enfin repris son travail et n’était donc plus à son service exclusif, et un jour, elle a reçu une convocation à un jugement de divorce qu’il avait demandé, avec d’ailleurs des conditions humiliantes, et cela uniquement dans le but de la faire abandonner son travail. Il ne s’est pas rendu compte du choc que cela pouvait faire de se voir traiter ainsi, comme une serpillère que l’on jette après usage, et tout étonné qu’on ne le supplie pas de cesser son manège, il a retiré de lui même sa demande de divorce. Mais le mal était fait.

    Alors ces gens qui ne comprennent absolument pas les autres sont ils des malades mentaux? Je ne pense pas, pas plus que certains autistes. Ils pensent simplement autrement et donc ont du mal  à comprendre les autres et s’attirent de grandes difficultés.
    Ils sont certes anormaux, mais au sens de "hors norme". Leur comportement est, de ce fait difficile à prévoir.
    Toutefois les psychiatres les considèrent cependant comme des psychopathes, (personnes ayant un comportement antisocial) en se basant sur les observations suivantes :
        - Besoin de stimulation et tendance à l’ennui;
        - Contrôle comportemental défaillant;
        - Nombreux partenaires sexuels;
        - Absence d'objectifs à long terme réalistes;
        - Impulsivité;
        - Irresponsabilité;
        - Troubles précoces du comportement;
        - Versatilité, Non-respect des engagements;
        - Bagoût et charme superficiel;
        - Sens démesuré de sa propre valeur;
        - Mensonge pathologique;
        - Escroquerie et manipulation;
        - Absence de remords ou de culpabilité;
        - Émotions superficielles;
        - Grossièreté et manque d'empathie;
        - Incapacité à assumer les responsabilités de ses propres actions.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/controledesoi.jpg     Les neurobiologistes expliquent ce comportement par le mauvais fonctionnement des centres cérébraux du cerveau émotionnel et notamment ceux du schéma ci dessus, centres qui enregistrent les sentiments ‘de soi et d’autrui) et assignent une valeur aux expériences émotionnelles. Ils sont impliqués dans l’évaluation des conséquences des actes, la prise de décision, le contrôle des pulsions.
    Ces zones sont sous-développées chez les psychopathes.
    Il est certain que nous ne pouvons ne pas vivre en société, sauf jouer au Robinson sur une île déserte, et que donc la compréhension des pensées d’autrui est donc un critère important et une qualité que nous devons développer chez nous mêmes et chez ceux dont nous avons la responsabilité.

Jeudi 19 décembre 2013 à 8:27

Photos, photos comiques

          Depuis hier, j'ai un méga rhume et je suis plutôt dans le cirage. Les virus, cela ne vit pas vieux, et samedi tout ira mieux
Pour le moment c'est inhalations, paracétamol et paquets de mouchoirs en papier!
        Mais je pioche dans des articles déjà rédigés ou des photos que j'avais déjà trouvées sur internet, pour publier ces trois jours
        Aujourd'hui, donc, la suite des photos de lundi ; au delà de la Méditerranée, des entreprises inattendues, ou des situations bizarres, en particulier sur route.


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Mercredi 18 décembre 2013 à 8:30

Stress, dépression, médicaments


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    J’ai souvent constaté que lorsque nous sommes malades, cela augmente notre stress et nous sommes de mauvaise humeur.
    Il y a très souvent une corrélation entre notre état physique et notre état mental, soit que certaines évolutions chimiques influent sur notre  psychisme, soit évidemment que nous ayons un début de maladie physiologique.
    Par exemple, très souvent les variations de progestérone et d’oestrogènes du cycle féminin influent sur l’humeur, de même que la baisse du taux de testostérone chez l’homme entre 40 et 50 ans.
    Tristesse et léthargie peuvent résulter de déséquilibres hormonaux ou de carences nutritionnelles. De l’anxiété peut résulter d'allergies ou d'une hyperactivité de la glande thyroïde. Un manque d'eau ou de fer peuvent interférer avec les capacités d'apprentissage, de mémorisation et de planification.
    Les inflammations qui accompagnent les infections et les maladies chroniques peuvent déclencher des dépressions.
    Et surtout on néglige beaucoup trop l’influence d’une mauvaise nutrition soit qu’elle soit déséquilibrée en qualité ou en temps, soit pire qu’elle soit insuffisante - sans parler d’anorexie -, qui prive le cerveau des protéines dont il aurait besoin, de certaines vitamines ou des globules rouges et du fer dont dépend son alimentation en oxygène.
    Les médecins oublient souvent d’interroger leurs patients sur leurs symptômes psychologiques, et les psychologues ou les psychiatres traitent les troubles mentaux sans
rechercher d'éventuelles causes physiques.
    Pourtant Descartes (voir ses paroles en haut de mon blog) avait commencé à soupçonner, ce qui était très rare à l’époque, l’interdépendance du corps et de l’esprit.
    Il est vrai qu’actuellement, on ne sait pas mesurer la situation du cerveau en matière de neurotransmetteurs et doser des concentrations (et donc des anomalies) de certains transmetteurs très importants : dopamine, adrénaline, acétylcholine, sérotonine, Gaba, glutamate …
    Le jour où les psychiatre auront cet outils à leur disposition, ils seront beaucoup plus sûrs de leur diagnostic et du programme de soins ou de médicaments à administrer.

    Même des maladies bénignes, tel un rhume peut agir sur notre moral.
    D’abord nous pouvons avoir mal - à la gorge par exemple - ou être très gênés dans notre respiration et mal dormir du fait deus « nez bouché ».
    Nous sommes fatigués parce que le cerveau réduit de façon automatique et inconsciente l’activité physique pour mieux lutter contre la maladie, et cela nous incite à l’isolement et la solitude.
    Et si, bien qu’en apparence guéri, l’infection subsiste de façon bénigne, le système immunitaire reste actif, et son activation permanent engendre souvent mauvaise humeur et angoisse.
   
    Et même si l’on est en apparence, en bonne santé, des déficit qui peuvent être ignorés diminuent nos performances cérébrales.
    Des études ont été faites pour comparer des groupes, notamment de femmes, qui présentaient des carences en vitamine ou en fer, à des groupes normaux, de niveau intellectuel voisin et les performances de ces personnes souffrant de carences étaient nettement inférieures, et d’autre part, leur moral était moins bon.
    Ce n’est pas étonnant, le fer est essentiel à l’hémoglobine, qui alimente en oxygène les cellules et notamment celles de notre cerveau.
    Une carence encore plus ignorée, si j’en crois mes correspondantes : celle en eau. On ne boit jamais assez d’eau.
    Outre le fonctionnement des reins et l’épuration de notre corps de tous les produits nocifs qu’ils éliminent, ainsi que la prolifération des allergies qu’il peut entraîner, le manque d’eau perturbe le fonctionnement des cellules cérébrales et aussi celui des glandes hormonales. Un fonctionnement anormal de l’hypophyse et de la thyroïde peut entrainer de très nombreux mécanismes perturbateurs, à commencer par un mauvais fonctionnement des glandes surrénales, qui produisent en particulier le cortisol, l’hormone qui nous aide à lutter contre le stress.

    Quand nous avons réellement une certaine souffrance, un certain mal-être, alors que nos problèmes réels ne sont pas cruciaux, il faut se demander si on est en bonne santé et ne pas hésiter à aller voir le médecin, son généraliste et pas son psychiatre.

Mardi 17 décembre 2013 à 8:49

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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    Quand on vieillit, même si on essaie de conserver le maximum d’exercice intellectuel, les capacités du cerveau diminuent, parce que nombre de neurones ont peu à peu disparu, dans tous les centres et notamment l’hippocampe, qui est le chef d’orchestre de la mémoire.
    je m’en aperçois tous les jours.
    Quand je rédige un article, je ne veux pas utiliser le même mot dans deux lignes successives et d’habitude j’écrivais le mot homonyme sans même m’en préoccuper, et maintenant, parfois je reste une ou deux secondes avant qu’il ne revienne en mémoire : c’est agaçant !!
    Mais ce qui me frappe le plus, c’est la baisse de capacité des centres tampon de mémoire immédiate, qui stockent des données de façon provisoire, pour quelques instants où elles sont nécessaires. Par semple je bricole et je poseur outil sur une table, et deux minutes après j’en ai besoin et « où diable ai je posé cet outil ? »; je mets dix secondes à me rappeler où il est. Et il m’arrive parfois pour retrouver mon téléphone portable dont je me sers très peu, de l’appeler à partir de mon téléphone fixe, pour que sa sonnerie m’indique où il est. Enervant n’est ce pas.
    un autre désagrément est la baisse de capacités discriminatoires auditives, due à la fois à une moindre perception des différences de fréquences par l’oreille, et une baisse de performance des centres d’interprétation cérébraux.
    Autrefois j’arrivais autour d’une table à suivre deux conversations c’est à dire ce que disaient deux entre elles deux groupes de personnes, s’ils n’étaient pas trop éloignés. Maintenant il faut que je choisisse : l’un ou l’autre, mais pas les deux à la fois. Et si quelqu'un parlait à coté ou écoutait la radio ou la télé et que je réfléchissait, cela ne me gênait pas; j’arrivais à m’abstraire. Maintenant c’est plus difficile : entendre d’autres paroles ralentit ma mémoire et ma réflexion.
    Il faut bien admettre qu’on vieillit, mais cela m’a incité à voir comment le cerveau s’accommodait des bruits environnants.

    Le bruit environnant n’est pas une pollution moderne. Je me rappelle que dans les versions latines de mon enfance, on se plaignait déjà du bruit dans les rues de Rome.
De nombreux auteurs que nous étudions en littérature se plaignaient d’être gênés par les voix, la musique, le bruit des carrosses et chevaux …
    Maintenant on nous sussure (mais parfois trop fort) de la musique, dans les magasins, dans les centres commerciaux, au restaurant.
    Cela nous empêche de communiquer, mais les chercheurs ont montré que cela amène en plus une certaine tension émotionnelle. Nos centres amygdaliens réagissent et font augmenter notre tension artérielle.
    Mais ils ont aussi montré que ile bruit ambiant perturbe la mémoire et notamment, la mémoire tampon immédiate. (donc je ne suis pas anormal ! lol).
    Il existe dans notre cerveau une « boucle phonologique ». les mots que l’on entend, mais aussi ceux que l’on « prononce virtuellement sans parler » dans notre cerveau, sont enregistrés pour quelques dizaines de secondes voire une minute ou deux. Il y a d’ailleurs aussi une « boucle visuelle » qui enregistre les images (là où j’avais posé mon outil).
    Supposez que l’on vous donne un numéro de téléphone que vous voulez notre, pendant que vous cherchez crayons et papier, ou votre carnet d’adresse sur votre ordinateur ou téléphone, ce centre se répète en boucle ce numéro, pour ne pas l’oublier, jusqu’à ce que vous l’ayez noté. Parfois vous le faites même consciemment.
    En se servant d’exercices analogues, les chercheurs ont montré que le brouhaha environnant s’il était nettement perceptible (entre 40 et 70 décibels),  perturbait le fonctionnement de ces centres, qui mémorisaient alors moins longtemps, mal ou pas du tout et que ce n’était pas dû au système auditif, mais au fonctionnement du cerveau.
    Ce phénomène était davantage perçu s’il s’agissait de paroles ayant un sens (l’attention étant alors focalisée inconsciemment sur leur compréhension) et que, s’il s’agissait de musique, le phénomène était plus important s’il s’agissait de séquences de sons rapides ou de fréquences très différentes, alors qu’une mélodie lente, douce, et harmonieuse, apportait moins de perturbations. (n’écoutez pas du rock en travaillant intellectuellement !!)
    On comprend ce qu’ont constaté les entreprises : les bureaux collectifs panoramiques, sans cloisons, diminuent le rendement en raison du bruit amblant et il est plus difficile de lire dans le métro que dans le calme de son bureau.
    Il est difficile pour les enfants qui vivent dans un logement trop exigu, de faire leurs devoirs dans une pièce où d’autre dont du bruit, et les élèves des premiers rangs de la classe suivent mieux le cours que ceux du fond de la classe (peut être est ce pour cela que la rumeur dit que les cancres sont au fond de la classe ! lol).
    Une autre explication est que si l’on est environné de bruits parasite, le cerveau agit comme un filtre en isolant le signal utile des parasites, et cela mobilise des ressources importantes. Celles ci ne sont plus disponibles pour la réflexion et la mémorisation.

    Deux conséquences :
        - il faut essayer, lorsque l’on a du travail à faire, de s’isoler du bruit ambiant, et surtout des conversations d’autrui. Et si l’on écoute de la musique, ce qui isole un peu des bruits autres, il faut écouter une musique douce, lente et pas trop forte.
        - il faudrait que les pièces où l’on doit communiquer et travailler soient aménagées en mettant des absorbants sur les murs, les plafonds et au besoin entre les tables dans une cantine ou un restaurant.
    L’un des effets les plus perturbateurs est la durée de persistance des réflexions d’un son par les parois, qui est de plusieurs secondes dans une église, et de moins d’un dixième de seconde dans une salle d’enregistrement de disques.
Les murs des restaurants ou des classes devraient être aménagés pour que le temps de réverbération soit de l’ordre de 0,5 secondes.
    C’est notamment important dans les classes primaires car les jeunes enfants ont plus de difficultés à comprendre le sens de paroles dans un environnement bruyant.
    La technique progresse, avions et automobiles sont moins bruyantes et même nos appareils ménagers, mais pas nos chaînes stéréo !!

Lundi 16 décembre 2013 à 9:39

Photos, photos comiques

Aujourd'hui relâche, pas d'article sérieux.
Je vais vous montrer des photos amusantes prises dans les pays de l'autre côté de la Méditerranée.
Bien sûr ces photos sont comiques parce qu'elles montrent des erreurs ou des assemblages insolites, mais elles font preuve de la volonté de bien accueillir les clients et notamment les touristes, et il faut y voir, non pas une critique, mais un côté sympathique.
Aujourd'hui, quelques panneaux assez inattendus :


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Dimanche 15 décembre 2013 à 9:09

Politique, économie, religion.

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     Je n’ai jamais caché dans mes articles, que je n’étais pas croyant, mais je respecte toutes les religions et ceux qui y croient, sous réserve qu’ils ne veuillent pas me convertir et surtout qu’ils ne veuillent pas imposer leur religion aux autres par tous les moyens, comme les intégristes de tous bords.
    Je n’ai donc pas de raison particulière de m’intéresser au pape, mais cependant c’est un personnage important  et il a un rôle éminent dans l’orientation de l’église catholique, même si c’est une communauté très difficile à faire évoluer, car très hiérarchisée, conservatrice, et ayant de solides traditions.
    Donc je ne suis pas insensible à la personnalité des saints Pères.

    Autant dans ma jeunesse, j’avais aimé Jean XXIII qui était un pape moderne qui a fait évoluer l’église, autant j’ai peu apprécié ses successeurs, qui étaient plutôt rétrogrades, loin des réalités de ce monde et isolés des préoccupations quotidiennes des personnes qui vivent sur la terre, bien qu’ils se déplacent beaucoup dans les diverses contrées. Mais ils semblaient maintenus dans un cocon par leur entourage et restaient les gardiens des traditions passées, sans se rendre compte de l’évolution des sociétés.
    Leur position sur la contraception, le mariage, le divorce et l’homosexualité, le rôle des prêtres et certains problèmes liés à leur célibat, ont certainement éloigné beaucoup de jeunes de l’église catholique.

    Par contre j’aime beaucoup le nouveau pape François, qui est un personnage extraordinaire et j’espère que Dieu lui prêtera une longue vie, pour qu’il puisse faire évoluer l’église catholique.
    J’ai été étonné en lisant ce que disent ses autobiographies.
    Certes il est né dans une famille très catholique d’origine italienne, mais il n’a été ordonné prêtre que relativement tard,
    Jorge Mario Bergoglio est né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires en Argentine. Il suit une formation d'ingénieur chimiste à la faculté et il finance ses études en effectuant des ménages.
    Il entre ensuite au séminaire, puis en 58 au noviciat de la Compagnie de Jésus.
    Mais il reprend ses études et fait une licence de philosophie.
    Puis il est professeur de littérature et de psychologie dans l’université catholique de Santa Fé, puis dans un collège de Buenos Aires.
    Il reprend ensuite des études de théologie et ce n’est qu’après avoir obtenu son diplôme qu’il est ordonné prêtre en décembre 1969, à 33 ans.
    Il continuera à s’occuper d’enseignement dans des facultés catholiques et finira même un doctorat de philosophie en Allemagne en 1986.
    Mais pendant tout ce temps il restera près des habitants des villes où il exerce son sacerdoce et s’occupera des pauvres et des malheureux.
    Outre l’espagnol, il parle couramment l’italien (langue de ses parents), le français, l’anglais, l’allemand, (langue dans laquelle il a rédigé sa thèse de philosophie), le latin et possède des notions de portugais.
    Bref c’est quelqu’un d’extraordinaire, à la fois scientifique et littéraire, polyglotte, extrêmement instruit et cultivé, d’une haute intelligence, mais qui est resté très humain et près des contingences de la vie actuelle.
    Il a eu une carrière très rapide, nommé évêque de Buenos Aires en 1992, et archevêque en 1997 et cardinal en 2001.
    Lorsqu’il a été nommé archevêque, il a refusé de loger dans la résidence des archevêques et opte pour un petit appartement situé près de la cathédrale, où il continue à officier comme un prêtre. Il se lève vers 4 h 30 le matin pour ses journées de travail, et afin de rester proche de ses prêtres, il crée une ligne téléphonique qui le relie à eux ; de plus, il déjeune régulièrement avec un de ses curés. Un jour, en 2009, il loge avec un de ses prêtres menacé de mort par des trafiquantes de drogue dans un des bidonvilles.
    A l’occasion de sa nomination comme cardinal , il demande à ses compatriotes qui voulaient se rendre à Rome, que le produit de la quête pour les billets d'avion soit distribué aux pauvres, et la même année, à l'hôpital de Buenos Aires, il lave les pieds de douze personnes atteintes du SIDA.
    Il a été élu Pape le 13 mars 2013, et l’on raconte que parfois, il échappe aux personnes chargées de sa sécurité pour accompagner un de ses collaborateurs chargé des secours aux indigents et visite les pauvres de la ville de Rome.
    Il mène une vie très simple qui étonne tout son entourage.

    Bien entendu même s’il est beaucoup plus conscient que ses prédécesseurs des réalités quotidiennes, le pape François ne peut faire une révolution dans l’église, d’autant plus qu’en patron compétent, il perd l’avis de ses collaborateurs, et qu’une institution comme l’Eglise, ne peut évoluer que très lentement, en raison des frottements et pesanteurs, inhérents à toute grande organisation.
    Mais il est conscient de la pauvreté dans le monde et des problèmes posés par les inégalités, il s’est élevé contre les pratiques de prêtres qui refusaient de baptiser des enfants de mères célibataires et il a dit ouvertement que « le fait que la femme ne puisse pas exercer le sacerdoce ne signifie pas qu’elle soit moindre qu’un homme ».
    Ses positions sur la contraception et les homosexuels sont moins radicales que celles de ses prédécesseurs.
    Et surtout il ne défend pas la prédominance de la religion catholique sur les autres religions et noue des relations suivies avec les autorités juives et islamiques.

    Bref, bien que n’étant pas catholique, j’admire beaucoup notre nouveau pape et je pense qu’il apportera beaucoup au catholicisme.

Samedi 14 décembre 2013 à 8:29

Politique, économie, religion.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du chocolat, car nous risquons d’ici quelques temps, d’être privé de ce produit, délicieux et utile, car non seulement il nous met de bonne humeur, mais, contenta du magnésium, il nous protège contre le stress.

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    Le cacaoyer ou cacaotier est un petit arbre à feuilles persistantes qui produit des fèves comestibles aux saveurs différentes suivant les variétés de cacaoyer, à partir desquelles est fabriqué le cacao, le produit de base du chocolat
     95 % de la production mondiale de cacao provient de plantations très petites de cacaotiers, car cette culture est très artisanale et difficile à automatiser.
    L’arbuste est planté après I'abattage d'une forêt tropicale puis la plantation d'autres plantes d’ombrage (bananier, papaye, manioc...) pour protéger les jeunes cacaoyers, trop sensibles au soleil. ll donnera des fruits au mieux pendant 40 ans.

    Ses fruits sont les cabosses dont la récolte peut débuter après les 3 à
5 premières années de croissance. Ce sont des gousses ovales, renfermant une quarantaine de graines, enrobées dans une pulpe mucilagineuse.
    Une fois cueillies à la main, les cabosses sont ouvertes et on récupère Ieurs graines, qui sont les fèves de cacao.
    On fait fermenter ces graines sous des feuilles de bananier pendant plusieurs jours, pour développer les arômes. puis, elles sont mises à sécher. On obtient ainsi des fèves de cacao de couleur brune.
    il semble que l’utilisation des fèves de cacao soit très ancienne vers -1100 avant JC et elles étaient utilisées par les aztèques et les mayas.

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    Les fèves fraiches sont débarrassées de leur coque puis torréfiées à 170°C. Ensuite, elles sont concassées puis broyées pour donner la pâte de cacao. Celle ci est alors pressée pour séparer la partie solide, le tourteau, qui sert à la fabrication du chocolat en poudre, de la partie liquide : le beurre de cacao.
    Cette partie liquide, le beurre de cacao, mélangé à de la pâte de cacao dans une opération de malaxage appelée le « conchage » permet d’obtenir, en rajoutant du sucre, voire du lait et des matières grasses végétales (5% maximum), ce que l’on appelle la « couverture » du chocolat.

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    Les chocolatiers  retravaillent cette « couverture » en température, enrobage et moulage, après avoir ajouté des compléments très divers (arômes comme la vanille, ou fruits comme les noisettes …) pour élaborer tous les produits que vous trouvez dans le commerce.
    Les industriels mondiaux achètent en général les fèves de cacao, une fois séchées et le reste du traitement se passe en chocolaterie.

    Le problème actuel est un problème de production des fèves, qui s’est développée à partir des années 1920 dans les colonies anglaises et françaises (Ghana, Nigeria, Côte d'Ivoire, Cameroun), ie mode de culture restant presque identique à celui autrefois, des Mayas d’Amérique centrale.
    Pour planter les cacaoyers, on a défriché les forêts tropicales, et à l'accumulation d'humus, on bénéfice alors pendant 20 ou 30 ans d'une bonne production, mais, peu à petit, les sols s’épuisent et les cultivateurs avont alors défricher plus loin.
    Ces nouvelles terres ne remplissent pas toujours des conditions suffisantes pour la culture du cacaoyer, arbre fragile qui ne pousse bien que dans le climat chaud et humide la ceinture équatoriale, sous l’ombrage d'autres espèces et à l'abri du vent.
    On n’an'a jamais expliqué aux producteurs qu'il fallait restaurer les vergers en enlevant les anciens cacaoyers et en plantant de nouveaux, et bientôt, il n y aura plus de terrains disponibles.
    Par ailleurs, la culture est très artisanale, tout est fait à la main, difficile à automatiser, et les revenus des travailleurs sont très faibles : quelques dizaines d’euros par mois.
    Cela n'incite guère les jeunes générations à prendre la relève, et elles se tournent de plus en plus vers des cultures plus rentables comme l’hévéa ou le palmier à huile.
    Par ailleurs on constate que les producteurs locaux de la Côte d'Ivoire utilisent de nombreux enfants dans les plantations et vont même chercher des "esclaves" au Mali et au Burkina Fasso. Un journaliste Miki Mistrati, qui a dénoncé ce trafic dans des films, s'est vu interdire l'accès du pays par le gouvernement ivoirien, qui ne veut pas que l'on mette son nez dans la production de cacao, qui représente 40% des exportation et 15% du PIB du pays.

    Il y a donc dans le monde pénurie de fèves de cacao, d'autant plus que la demande augmente, car la Chine et l’Inde commencent à consommer du chocolat et les populations correspondantes sont énormes.
    Nous risquons donc de voir peu à peu le poix du chocolat augmenter et celui-ci devenir rare.

    Mesdemoiselles qui ne voulez pas manger de peur de grossir, profitez du chocolat tant qu’il est encore temps. C’est un produit qui consommé avec modération, ne fait pas grossir et est bénéfique pour la santé, ce qui est beaucoup moins le cas de la nutella.

Vendredi 13 décembre 2013 à 7:45

Photos, photos comiques

   J'ai trouvé sur la revue "Pour la Science", un article extraordinaire sur les "fleurs de glace" et je vous daris vous en montrer des photos, en intermède entre des articles plus sérieux. Malheureusement elles sont aussi fragiles qu'éphémères.
          La plupart des fleurs de glace émergent de tiges de plantes desséchées et mortes. L'eau du sol monte par capillarité et émerge peu à peu par des pores et gèle au fur et à mesure de sa sortie, formant ainsi une structure vaporeuse, qui peut avoir des formes complexes si la tige comporte des ramifications. C'est le cas des cinq premières photos ci après
          Mais on peut avoir aussi des fleurs de glace issues de plantes vivantes, l'eau de la plante sortent également par des pores de tiges coupées, car elles seules gèlent suffisamment, les feuilles protégeant les autres tiges du gel.
           Les deux dernières photos représentent des rubans de glace, non de plantes, du sol pour la première, l'eau contenue dans le sol émergeant au travers de pores de la terre et pour la deuxième photo, le ruban de glace émane de tutauteries, qui avaient une petite fente.
           Admirez ce que fait la nature. (les photos sont de James R Carter, professeur de géographie et géologie à l'université de l'Illinois aux USA.


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Jeudi 12 décembre 2013 à 7:56

Politique, économie, religion.

    Depuis une quinzaine d’années le chômage est un fléau en France, qui entraîne des catastrophes dans les familles, et qui enlève la confiance dans l’avenir des jeunes.
    Les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, essaient de lutter, mais leur marge de manœuvre est très faible, car ils sont endettés et ne peuvent que réduire le nombre des fonctionnaires, et les emplois sont donc créés par les entreprises.
    Celles ci, pour la plupart ne jouent pas le jeu.
   
    Les grandes entreprises ne paient pas leurs impôts.
    Chaque année, des milliers de milliards de dollars échappent aux Etats. On estime qu'entre vingt mille milliards et trente mille milliards de dollars sont dissimulés dans les quelque soixante paradis fiscaux existant dans le monde. Depuis des décennies, des multinationales cherchent à réaliser un maximum de profit en payant le moins de taxes possible. Optimisation fiscale, évasion fiscale, trust... Tous les procédés légaux, ou pas, se révèlent utiles pour engranger encore plus de profits.
    Les petites entreprises sont en général plus honnêtes (elles n’ont pas les moyens de planquer aussi facilement leurs bénéfices), mais elles sont frileuses et ne favorisent pas l’emploi, préférant être surchargées et en retard plutôt que d’embaucher.
    M’occupant des travaux de la copropriété où j’habite, je constate qu’aucune entreprise ou artisan ne respecte actuellement ses délais, par manque de personnel. De plus, pour faire des économie on a supprimé les chefs d’équipes, qui encadraient dirigeaient et conseillaient les exécutants, et le rendement est devenu médiocre et les malfaçons fréquentes, car les anciens, qui connaissaient le métier, ne sont plus là pour conseiller les jeunes.
    Chaque entreprise a l’impression ainsi, de gagner beaucoup plus, mais en fait on augmente la charge de la communauté et donc les impôts; mais ce sont ainsi les autres qui payent : ceux qui jouent le jeu honnêtement à la place des malhonnêtes qui s'enrichissent..

    Une autre cause importante du chômage en France : la mondialisation et la libre circulation en Europe du travail. Bien que le français soit chauvin, il n’a pas le réflexe, plus développé dans d’autres pays, d’acheter le plus possible français. Il faut dire que rien ne le renseigne sur la vraie provenance des marchandises. Il suffit presque de mettre quelques étiquettes sur un vêtement pour qu’on puisse le déclarer made in France.
    Et une proportion importante des voitures françaises n’est pas faite en France.
    Quand je discute avec les entreprise pour leur passer un contrat, ou que je regarde les travaux qui sont faits dans nos rues ou sur des chantiers de bâtiments, je m’aperçois que la plupart des ouvriers sont maintenant étrangers, qu’ils sont « loué » à des entreprises d’Europe de l’est, qui les paient au tarif de leur pays et avec des avantages sociaux inexistants. J’ai même constaté que certains de ces ouvriers n’avaient pas de papiers d’identité et étaient donc en séjour illégal et payés en conséquence.
    Et encore, en France le nombre de personnes payées au dessous du smic (9,43 €),est peu important parce que c’est illégal.
    Mais par contre l’Allemagne, qui nous donne de grandes leçons d’économie et dirige l’Europe, n’a pas de smic et de nombreux salariés en Allemagne gagnent moins de 5€ de l’heure, la moitié de notre smic

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    Certains disent qu’il faudrait que tous soient payés pareil en Europe. C’est vrai que cela diminuerait considérablement le chômage en France et que cela paraît évidemment plus juste. Mais est ce vraiment possible.?
    Le tableau ci dessous n’est malheureusement pas très connus, les médias trouvent plus sensationnel de parler des crimes, des accidents et des chiens écrasés :
    On constate l’énorme disparité des salaires en euros dans les pays européens, et le tableau ne mentionne pas les salaires moyens des pays qui n’ont pas de salaire minimum garanti.


    Evidemment cela serait un bien être extraordinaire pour les travailleurs de ces pays de voir leur salaire multiplié par deux, cinq, voire dix. Mais où trouver les ressources, car il faudrait que les entreprises puissent les payer !
    Certes, les dirigeants des entreprises de ces pays doivent s’en mettre plein les poches au détriments de leurs employés, mais l’énorme gain de quelques uns seulement  ne peut compenser malheureusement la somme à distribuer pour payer décemment  ces nombreux travailleurs.
    En fait il faudra que l’entreprise trouve les ressources pour payer son personnel. Or si ses alaires augmentent elle sera moins compétitive et trouvera moines de commandes.
    Et sur le plan intérieur les prix augmenteront considérablement et il n’est pas évident que le niveau de vie de ces pays s’améliorerait de façon importante.

    Comment évaluer l’effort demandé aux entreprises ?
    Ce deuxième tableau concerne l’Allemagne, qui paie ses travailleurs émigrés aux environs de 4 € de l’heure, tout à fait légalement, puisqu’il n’y a pas de salaire minimum légal, mais qui est un pays relativement florissant, qui exporte.
    La chancelière, pour des raison électorales, a dû promettre de créer un salaire minimum légal et le chiffre horaire de 1, 83 € a été avancé.
    Le tableau montre l’effort financier demandé aux entreprises allemandes selon leur taille, en matière de masse salariale : il montre combien les salaires sont bas dans les petites entreprises allemandes.

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    Alors que se passera t’il si ce salaire est institué ?
    D’abord maintes entreprises ne le respecteront pas et l’état ne possède pas les moyens de contrôle suffisant. De plus le travail au noir augmentera.
    La compétitivité des entreprises baissera, et les exportations diminueront; le chômage augmentera, touchant aussi bien les allemands qui exigeront un alaire minimal, que les immigrés, qui seront davantage contrôlés.
    Ce sera peut être une opportunité pour les entreprises française, mais des difficultés pour l’Allemagne.

    Il ne faut donc pas s’attendre à une uniformisation rapide des salaires en Europe, et  ce handicap continuera à apporter du chômage dans notre pays, tant que nos entreprises ne seront pas plus courageuses.
    Le gouvernement trouvera certes de petits palliatifs, comme les contrats aidés, mais ce n’est qu’un pis aller provisoire.
    En fait l’un des objectifs qui devrait être prioritaire pour les grandes puissances de ce monde, serait de se mettre d’accord pour éliminer les paradis fiscaux et s’entendre pour que les grandes entreprises notamment, soient obligées de payer leurs impôts de façon normale sans pouvoir frauder outrageusement comme elle le font aujourd’hui.

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lancien

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