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    Hier je vous parlais de la mémoire et de l’oubli.
    Souvent mes correspondantes me disent qu’elles voudraient avoir une meilleure mémoire et me demandent ce que je pense d’exercices qu’on leur a recommandés. Malheureusement beaucoup de ceux qu’elles me citent de leur apporteront pas grand chose, si ce n’est du travail pour très peu de résultat.
    Ces exercices, en effet, ne tiennent pas compte de la façon dont le cerveau mémorise, car on ne peut pas obtenir d'amélioration de Ia mémorisation au sens large, par des exercices spécifiques.
    En effet, la mémoire se compose de modules plus ou moins interconnectés : des modules sensori-moteurs comportant les mémoires sensorielles et motrices (pour mémoriser une couleur, un son), des modules symboliques qui fabriquent les mots (c'est ce qu'on nomme la mémoire lexicale) et les images (mémoire imagée), et enfin Ie niveau le plus abstrait, conceptuel, constitué de la mémoire du sens des mots, ou mémoire sémantique.    La relative imperméabilité de ces modules permet d'expliquer le peu de résultats des méthodes trop spécifiques qui ne font travailler que l’un d’entre eux.

    Première catégorie d’exercices inutiles : s’exercer à mémoriser des images.
    D’abord, les mémoires visuelles, souvent utilisées dans les jeux ou programmes de stimulation, sont en réalité très diverses, par exemple une mémoire iconique, ortho-
graphique, visuelle, imagée, visuo-spatiale, des visages, et probablement y en a-t-il d’autres encore (pictogrammes, idéogrammes…).
    Et si vous vous entraînez sur des formes visuelles (mémoire visuelle des formes), vous ne serez pas meilleur pour apprendre des poésies ou des noms propres (mémoire lexicale). Et vous aurez tout au plus une meilleure mémoire des formes, mais pas de celle des couleurs ou des visages.

    Autres exercices inutiles : retenir des syllabes sans signification. Cela ne vous aidera pas à retenir des textes.
    Des études ont été faites en entraînant pendant deux semaines un groupe de sujets à retenir des suites de syllabes sans signification, tandis qu’un groupe témoin ne faisait aucun entraînement. Puis on leur a demande de mémoriser des phrases en prose et en poésie, ou de nouveaux mots, ainsi que certaines phrases en latin.
    Aucune amélioration n’a été constatée à la suite des exercices, et la mémorisation du latin était même moins bonne.
    Seule la mémorisation des suites de mots sans signification était meilleure chez ceux ayant subi l’entraînement correspondant.
    Sachant, par d’autres expériences, que pour apprendre des syllabes sans signification, il faut utiliser des stratégies d’organisation (rattacher une syllabe à un mot connu, par exemple), on peut supposer que l'entraînement a permis aux
étudiants d'élaborer des stratégies pour les formes visuelles sans signification (notamment, les rattacher à des images, des dessins ou des mots familiers).
    On constate aussi chez tous ceux qui tentent une telle mémorisation, une amélioration des scores rapide en début d’entraînement, que l’on constate aussi quand on joue à un jeu vidéo :  le résultat est souvent désastreux sur une épreuve, car on n'a pas
compris ce qu'il fallait faire. En revanche, dès le deuxième ou le troisième essai, les progrès sont considérables.
    C'est aussi un manque de familiarisation avec I’environnement complet. En effet, jouer avec n'importe quel jeu permet de savoir comment démarrer le jeu, d'acquérir une dextérité dans le maniement de la souris ou des touches de jeu stylet. Apprendre à se servir de la console est en soi un exercice de mémoire, et c'est aussi dans cet exercice que le sujet progresse.

    La mémoire dans toutes ses formes contribue beaucoup à l’intelligence et celle ci ne s’éduque pas avec des jeux simplistes : on n'éduque pas f intelligence avec un gadget.
    Les petits exercices proposés par les consoles, ou il s'agit de faire quelques opérations de calcul mental, ou de relier des lettres à des numéros,sont supposés développer I'agilité mentale et améliorer les capacités de raisonnement.
    Les résultats sont, là encore, faibles : l’entraînement au raisonnement par des exercices simples, n’agit pas plus sur l’intelligence que sur la mémoire.
    Si l’on veut augmenter l’intelligence, ce ne peut être que par une longue éducation progressive comme celle de nos études. Il faut entraîner la mémoire pour mieux retenir, mémoriser de nombreuses données sous des formes très diverses et complémentaires, pour pouvoir s’y référer ensuite, il faut une bonne compréhension de la langue orale et écrite, c’est à dire du sens d’un texte, s’habituer à l’analyse et à la synthèse, assimiler la méthodologie que l’on apprend par les sciences et techniques et la philosophie, et apprendre le raisonnement objectif et rigoureux grâce aux mathématiques et aus sciences.
    Enfin il ne faut pas oublier qu’à coté de l’intelligence que l’on rattache au QI, existe aussi une intelligence sociale, qui nous permet d’écouter et de comprendre autrui et de discuter avec lui, de négocier et de convaincre, et d’avoir un certain charisme.
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    J’ai déjà fait plusieurs articles sur la mémoire, et j’avais bien distingué la mémoire à court terme, qui stocke des données pour un temps court, et dont la plupart sont inconscientes et la mémoire à long terme, qui conserve les souvenirs, par consolidation des données mémorisées à court terme.
    Cette consolidation se fait par renforcement, en particulier pendant notre sommeil,  des connexions entre les neurones, notamment des groupes représentant le souvenir et des neurones de l’hippocampe, chargés de retrouver les données mémorisées sur ordre du cortex préfrontal, chef d’orchestre du cerveau.
    Mais les mécanismes biochimiques de ces phénomènes ne sont pas encore parfaitement connus.

    Une avancée important a été faite en 2008 par  Mauro Costa-Mattioli, dans son laboratoire de l'Université de Houston auTexas : il a identifié un gène qui nous évite de mémoriser indifféremment tout ce qui nous arrive, mais permet de n’en garder que l’essentiel.
    Ce gène se nomme elf2-alpha, mais je l’appellerai seulement Elf.
    Il fait en sorte que le cerveau ne fixe pas dans les circuits de mémoire à long terme, tous ces événements anodins qui font le quotidien de la vie, par exemple un numéro de téléphone, dont on se souvient quelques secondes ou l’emplacement ou est garé votre voiture, pour quelques minutes, puis ces données sont oubliées, ou même des données dont nous n’avons pas conscience, comme ce que nous voyons en permanence et dont les images sont stockées quelques secondes.
    Ce mécanisme est précieux, car il permet de faire le tri entre ce qui est important et ce qui ne I'est pas.

     En bloquant l'action de ce gène chez des souris, Mauro Costa-Mattioli, a produit des animaux dotés d'une mémoire totale, permanente, presque photographique, qui mémorisent tout.
     Dans les tests de mémoire au labyrinthe, non seulement elles se rappellent mieux des détails de l'environnement où elles ont évolué, mais elles en gardent le souvenir à long terme, alors qu’il est effacé chez des souris normales.

    Sans doute peut on rêver d'une molécule que I'on pourrait ingérer, et qui inactiverait le gêne « elf », de telle sorte qu’on puisse se rappeler un cours après une simple lecture, ou bien les souvenirs d’un voyage.
    Mais si on abusait du recours à ce type de substance, non seulement le souvenir permanent  d'innombrables événements qui ne se reproduiront plus ou dont nous n'aurons plus l’usage, surchargerait la mémoire, mais l’absence de hiérarchie entre les souvenirs importants et anecdotiques empêcherait la perception du sens des événements et des priorités de l'existence.
L'acquisition même des données nécessite de rechercher des éléments communs aux souvenirs et d’oublier ceux ci ensuite. Une mémoire totale entrainerait une impossibilité de penser rationnellement, car nous ne saurions que faire de tous les souvenirs accumulés et qu'on ne pourrait trier .

Dimanche 19 janvier 2014 à 8:15

Paysages

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C'est l'hiver, mais nous n'avons pas eu très froid jusqu'à présent. Alors nous pensons à la montagne et à la neige.
L'internaute publie de temps à autre des photos de montagne et je vous montre ci dessous, celles qui m'avaient plu.


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Samedi 18 janvier 2014 à 8:28

Actualité

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     Des correspondant(e)s me demandent ce que je pense des assertions de « Closer » sur les amours de François Hollande.
    Je ne suis déjà pas un amateur de la politique, mais ce que les politiciens font en dehors de leurs heures de bureau, ne m’intéresse pas. Pas plus d’ailleurs que les activités des stars de la chanson ou du cinéma.
    Pour moi la vie privée des gens ne regarde qu’eux et je trouve anormal que des journalistes se permettent de fouiller ainsi dans leur vie privée. A leur place je serais honteux de faire ce métier.
    De plus je trouve que dévoiler ainsi des ragots qui ne sont pas avérés, et de plus, sur une personne ayant des responsabilités importantes, de quelque bord qu’elle soit, me choque encore plus que les écoutes américaines d’Angéla Merkel.
    J’estime que les journaux qui pipolisent ainsi notre société, représentent une dérive de notre monde, qui encourage le voyeurisme et à la limite le vice.  A défaut de pouvoir les empêcher de publier leur venin, ce qui serait contraire à la liberté d’expression, ils devraient être sévèrement condamnés s’ils diffusent des informations fausses, non seulement à des amendes, mais on devrait alors poursuivre les journalistes qui déshonorent ainsi leur métier.
    Malheureusement nous prenons de plus en plus, les habitudes des anglo-saxons, à notre corps défendant, et nous voulons imiter bêtement les américains et anglais, qui disent les pires cochonneries sur les hommes importants de leur nation, sans même se rendre compte de l’image déplorable qu’ils donnent de leur pays.
    Sans parler des préjudices que peuvent causer ces révélations pour ceux qui les subissent et leur famille.

    Sur le problème lui même je n’ai pas d’avis. Je ne connais ni monsieur Hollande, ni madame Gayet. Je ne sais pas si ce qu’on leur reproche est avéré, et je me demande même, si cela l’était, quand monsieur Hollande trouve t’il le temps de faire les actes qu’on lui prête, vu ses occupations et ses voyages à l’étranger.
    Julie Gayet est une militante socialiste connue, et donc il n’est pas étonnant qu’elle connaisse Hollande. Mais on pourrait alors attribuer à celui-ci la conquête de toutes les militantes socialistes connues.
    Si cela se trouvait avéré, je trouverais alors simplement qu’il a été imprudent de s’exposer ainsi aux journalistes indiscrets, compte tenu de sa position officielle.
    Mais cela dit il ne serait pas le premier politique dont on gouaille les amours.
    Je rappellerai seulement que Monsieur Thiers, qui a été un homme politique influent sous la restauration, et le premier Président de la troisième république, a eu comme maîtresse madame Sophie Dosne, dont il épouse la fille Elise lorsqu’il était ministre de l’Agriculture, à 35 ans, alors qu’elle en avait 15, puis il a été l’amant de sa soeur Félicie. Et les journalistes, en mal de mathématiques,  parlait des « trois moitiés du Thiers »
    Sans parler de Felix Faure qui mourut à l’Elysée, d’une congestion cérébrale, dans les bras de sa maîtresse, ayant probablement absorbé trop d’un produit aphrodisiaque.
    Et je ne parlerai pas des nombreuses amours récentes prêtées à Valérie Giscard d'Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy.
    Sur les photos de presse, Mitterand et la reine d'Angleterre semblaient bien s'entendre, pourquoi ne pas penser à un amour secret; je sais bien que Mitterand avait déjà deux familles à la fois, à nourrir !.
    Monsieur Hollande, même si ce que raconte Closer est vrai, est quand même beaucoup plus discret.

    Finalement, la seule chose qui me touche, dans cette affaire, c'est la souffrance de madame Trierweiler.
    Vraiment les journalistes feraient mieux de s'occuper d'affaires plus sérieuses !!


Vendredi 17 janvier 2014 à 8:06

Notre cerveau : émotions

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     La plupart des jeunes qui me demandent conseil ont des chagrins d’amour. Parfois c’est bénin et cela guérit vite, parfois c’est plus grave parce qu’on était attaché à l’autre, et les premières semaines, voire les premiers mois sont difficiles. Certes le temps apaise les souffrance, mais c’est dur d’oublier.
    Les raisons des ruptures sont bien diverses. Le plus souvent c’est qu’en fait, on a pris une attirance pour un véritable amour.
    Attirance parfois uniquement physique (une de mes correspondante sans doute allergique aux clavier Querty américains me disait crûment : j’ai pris pour de l’amour avec un grand « A », l’amour avec un petit « q »).
    Mais aussi attirance sentimentale, mais voilà c’était trop rapide, on ne connaissait pas bien l’autre et une fois la flambée passée, la nouveauté, l’entente et les activités communes n’étaient plus là et on s’ennuyait ensemble.
    Dans d’autres cas, cela s’était mal passé, bien souvent le garçon s’étant comporté comme un mufle (mais parfois aussi la fille comme une mante religieuse). Là c’est plus facile de guérir plus vite. Il y a un ressentiment de la conduite de l’autre et il suffit de  transformer alors l’amour en haine.
    Haine est peut être un grand mot, mais il faut tuer l’amour qui restait pour que le traumatisme cesse.

    Mais c’est vrai qu’amour et haine sont des sentiments très proches qui évoluent assez facilement l’un vers l’autre. Alors peut on expliquer cela ?
    Pour cela nous allons parler d’un centre très particulier du cerveau : le cortex insulaire ou « insula », qui a un rôle important dans certains de nos sentiments.
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    L’insula est une partie du cortex cérébral, dont la position en repli à l’intérieur des circonvolutions cérébrales la rend moins accessible (voir schéma ci dessus) d'où son nom  « d’île » au milieu du cerveau. Voilà pourquoi elle est  restée méconnue pendant longtemps, (bien que découverte en 1796 par un médecin allemand Reil), jusqu’à ce que des neurobiologistes comme Antonio Damasio, l’un des spécialistes de l’étude du mécanisme cérébral des sentiments, mettent en évidence son rôle dans nos sentiments.
     En fait il est difficile d’étudier ces problèmes, car si on peut faire de l’expérimentation animale pour étudier des problèmes physiologiques, et même certaines émotions, la conscience des sentiments est une spécificité humaine, qui ne peut être étudiée qu'avec la coopération de sujets humains.
    Toutefois souvent les réactions sentimentales sont concomitantes avec des réactions physiologiques et celles ci peuvent aussi être étudiées.
     L’insula est un centre qui comprend des récepteurs de nos réactions viscérales, et elle est apte à nous faire prendre conscience de ces bouleversements corporels internes associés à la moindre de nos émotions. Elle reçoit en particulier des informations en provenance du thalamus, des centres amygdaliens et de l’hypothalamus sur le niveau de douleur, notamment viscérale, la régulation de la température, l'irritation, le niveau d'oxygénation local ou encore le sens du toucher.
    Elle participe à la conscience de l’état du corps, notamment la capacité de mesurer son propre rythme cardiaque et de ses anomalies éventuelles. Il semble qu’elle soit impliquée dans la conscience de nos mouvements, notamment des mains et des yeux, en relation avec les centres moteurs et du toucher.
    Finalement l’insula est en partie responsable de la conscience de soi, dans la mesure où elle est d’abord une prise de conscience de notre corps, puis de certaines réactions psychologiques comme les émotions et les sentiments. Les émotions se traduisent en particulier par des réactions viscérales auxquelles l’insula serait sensible, et plus généralement elle associerait un contexte émotionnel adéquat à des réactions sensorielles données de notre corps.

    La partie antérieure de l'insula, surtout dans l'hémisphère droit, est davantage développée chez les humains et les grands singes que chez les autres espèces animales. Ceci permettrait un décodage plus précis de nos états sensoriels, et donc par exemple à une simple mauvaise odeur de devenir un sentiment de dégoût, ou encore au toucher d'une personne aimée de se transformer en sentiment de délice.
    Le désir sexuel et sa satisfaction concernent de nombreuses aires cérébrales, mais principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens et le circuit de la récompense.
    Les bases biologiques de l’amour sentimental diffèrent de celle du plaisir sexuel et même des circuit des émotions, mais ont de nombreux points communs  avec la motivation et le puissant désir de récompense impliqué dans l'amour humain. Le circuit de récompense est donc  aussi très actif.
    Alors que le désir sexuel permettrait aux individus d’avoir des relations avec un certain nombre de partenaires,le sentiment d’amour (dit romantique), les motiverait à se concentrer sur un seul partenaire et ensuite l’attachement se créerait entre les partenaires, pour grandir dans un environnement stable et pourvu des ressources nécessaires à son développement.
    Bien entendu de nombreux centres interviennent dans ces sentiments liés à l’amour
    L’insula et le putamen sont en particulier impliquées dans la conscience et les réactions à la fois de l’amour et de la haine.
    Il semble que la partie antérieure de l’insula ait un rôle important dans des émotions subjectives, telles que l’amour, la haine, le ressentiment, la confiance en soi ou l’embarras. Des dommages à l’insula conduisent à l’apathie et à l’incapacité d’exprimer nos sentiments ou ceux d’un interlocuteur. Ces incapacités de l’insula sont rencontrées dans l’autisme et d’autres troubles neuropsychiatriques.
    Le putamen serait davantage impliqué dans la jalousie et des réactions plus violentes, notamment en cas de rupture ou d’agression.
    Par contre les régions concernant le danger et la peur relèvent des centres amygdaliens.

    Finalement il apparaît dans diverses études neurobiologiques, que les mêmes régions du cerveau sont concernées par l’amour et la haine, qui sont donc des sentiments très voisins. Différence importante toutefois, entre les sentiments d'amour et de haine de grandes régions du cortex frontal se désactivent avec l'amour, (l’amour est aveugle : on ne voit pas les défauts de l’être aimé), contrairement à la haine, où seule une petite partie est désactivée (la critique est alors courante et parfois pour nuire, blesser ou tirer vengeance).
    Autre différence l'amour romantique s'adresse à une seule personne, alors que la haine peut être dirigée vers un groupe de personnes, comme c'est le cas pour la haine raciale, politique ou l’homophobie.   
    On considère souvent la haine comme une passion malveillante qui devrait être domptée, contrôlée et éradiquée, mais pour un biologiste, la haine est une passion présentant autant d'intérêt que l'amour. Comme l'amour, la haine est souvent en apparence irrationnelle et peut mener des individus à réaliser des gestes héroïques ou malveillants.
    Et en cas de rupture notamment, on passe facilement de l’amour à la haine. C’est plus rare en sens inverse, mais on en trouve des exemples.

Jeudi 16 janvier 2014 à 7:42

Architecture

En intermède, suite de beaux monuments éclairés de nuit : (images parues dans l'Internaute)

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Le Palais des Papes à Avignon :








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La collégiale de Colmar








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Les arènes de Nîmes




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La citadelle de Rocamadour








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La basilique Saint Cernin  de Toulouse.









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Le château d'Anne de Bretagne, à Nantes








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Les tours du port de la Rochelle.

Mercredi 15 janvier 2014 à 8:24

Psychologie, comportement

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     Sentiment d’être coupable de fautes, culpabiliser, c’est se blâmer, se condamner pour quelque chose qu’on a commis ou même qu’on croit avoir commis. La culpabilité représente une des plus grandes sources de souffrance et de misère humaine puisqu’elle nous empêche de nous accepter tels que nous sommes.
    Tant que nous nous accuserons de quelques fautes que ce soit, nous resterons pris dans l’engrenage de la culpabilité, ce qui nous empêchera de profiter des joies de la vie.
    Alors on me demande souvent : comment ne pas culpabiliser.?

    C’est difficile de répondre à cette question car il y a de très nombreuses façons de se sentir coupable.
    La culpabilité, émotion intime et intérieure à laquelle personne n’échappe – sauf les psychopathes –, est activée par des éléments extérieurs : les normes et les règles des milieux dans lesquels nous évoluons.
    À chaque époque son discours culpabilisateur, et une action qui à une époque donnée aurait culpabilisé la plupart, est devenue par la suite tellement courante qu’on peut au contraire, culpabiliser de ne pas la faire !
    Par exemple les interdits sexuels, qui ont poussé Freud à voir du sexe dans tous nos désirs, ne suscitent guère plus de culpabilité aujourd’hui et la plupart de mes correspondant(e)s se sentent plutôt anormaux(ales) s’ils (elles) n’ont pas de petit(e) ami(e).
    La culpabilité dépend ensuite de nombreux facteurs personnels et la gêne qu’elle apporte est très différente d’une personne à l’autre.
    Pour certains, elle ne repose que sur des actions réelles, pour d’autres même les intentions comptent. Pour les uns elle est associée aux remords d’avoir fait mal, ou aux regrets de ne rien avoir fait, mais pour d’autre elle est associée à une supposition des réactions de l’autre, prévision le plus souvent pessimiste et inexacte
    Le réflexe le plus courant, face à la culpabilité, est de vouloir s’en défaire. L’erreur est de réagir émotionnellement et négativement à sa propre culpabilité. Vouloir s’en libérer sans essayer d’en saisir le message peut, au contraire la renforcer. Plus nous cherchons à maîtriser ce que nous ressentons, et plus le système s’emballe. Quand nous rejetons la culpabilité, ou que nous la subissons, elle va à coup sûr nous envahir.

    La culpabilisation s’appuie le plus souvent sur notre incapacité à être parfaits : nous nous sentons coupables de ne pas être constamment heureux, à la hauteur, satisfaits, en pleine forme, des élèves, des salariés ou des parents « exemplaires.
    Le mécanisme de culpabilité s’enclenche à l’idée que nous aurions soit commis un acte qui nous était interdit, soit mal accompli une tâche qui nous incombait .
    Il a été mis en nous depuis l’enfance : il vient de ce sentiment que nous avons eu, petits, de ne pas être en mesure de répondre aux innombrables demandes de nos parents : manger, nous laver, ranger notre chambre, faire nos devoirs…Et leurs demandes laissaient toujours entendre qu’il y avait une perfection à atteindre. Il ne suffisait pas de faire ses devoirs : il fallait les faire bien.
    Il est donc essentiel d’essayer de revoir ses règles habituelles, ses objectifs, le but de ses actions, nos habitudes de communication.
    Il ne faut pas que nos rêves, nos souhaits irrationnels guident les objectifs que nous nous fixons. Il faut absolument les examiner, les rationaliser, se demander s’ils sont réalisables et raisonnables.
    Il faut cesser de se trouver minable, de ne pas avoir confiance en soi, de croire que tout ce qu’on fait va être mal ou raté. C’est ce doute qui nous paralyse.
    Il faut se dire qu’on ne peut réussir à chaque coup, que l’important est d’essayer, de participer et qu’il y a des échecs, mais avec de la persévérance et du travail, aussi la réussite.
    Rappelez vous si vous avez eu un prof qui notait systématiquement très bas, c’était décourageant. Alors soyez juste avec vous même et ne craignez pas le pire, espérez le mieux. Et dites vous qu’on ne s’améliore que lentement, et que vous êtes mauvais juge de votre comportement et de vos progrès. Ecoutez ce que disent vos professeurs, vos patrons. Pourquoi être pessimiste s’ils sont contents de vous ?

    La culpabilité ne naît pas seulement de la tyrannie des idéaux, mais de l’importance que vous attachez à l’opinion des autres.
    Le schéma moral de notre société s’est déplacé vers l’image du corps et l’hygiène de vie, Le discours collectif dit qu’il faut faire attention à sa ligne, à sa santé, qu’il faut appliquer en permanence un principe de précaution, qu’il faut avoir beaucoup d’amis sur les réseaux sociaux, qu’il faut avoir les habitudes et les apparences du groupe auquel on appartient, disposer des mêmes objets que ses amis et copains, respecter la mode et garder l’esprit moutonnier.
    Si vous ne répondez pas aux canons actuels, vous vous sentez pris en défaut : pas assez minces, pas assez musclés (l’apparence du corps ne se pose plus dans le champ érotique, mais dans le cadre d’un jugement social), si vous n’aimez pas facebook et les jeux vidéo, si vous ne portez pas telles chaussures ou tels habits, si vous ne pratiquez pas les sports de votre groupe, si vous n’avez pas un(e) ou plusieurs petit(e)s ami(e)s, vous n’êtes pas dans les normes et vous culpabilisez de vous sentir, aux yeux des autres « anormal(e) ».
    Alors si vous n’avez pas 3000 amis sur Facebook, ce n’est pas grave (moi je n’y vais guère que lorsqu’on m’y appelle ou quand je ne peux avoir autrement des nouvelles de quelqu’un). Si vous n’avez pas de petit ami parce que les garçons que vous connaissez ne vous plaisent pas, pas de quoi se sentir anormale, attendez donc de trouver celui qui vous plaira.
    Et ne passez pas votre temps à regarder ce que possède votre voisin ou vos copains, cela n’apportera rien que vous ayez la même chose. Il vaut mieux être original(e) que moutonnier.
    Que l’opinion des gens qui vous sont chers soit importante pour vous est normal, mais si vous avez des doutes, interrogez les, car on se trompe souvent sur ce que pense de soi autrui.. Par contre les autres peuvent penser ce qu’ils veulent, pourquoi vous en sentiriez vous coupable : vous ne les connaissez que peu, et ils n’ont guère d’influence sur vos problèmes.

    Et comme je le disais hier, la culpabilité vient souvent d’un refus d’assumer.
    Alors il vous faut développer votre motivation, votre volonté, l’examen des conséquences de vos décisions à venir et assumer vos responsabilités.

    Se sentir coupable trop souvent, c’est comme une obsession. Pour lutter contre, il  faut penser autrement, il faut revoir son référentiel, il faut changer ses habitudes et il faut redevenir indépendant(e), en sortant de l’esprit moutonnier que nous inculque aujourd’hui la mode et les médias.

Mardi 14 janvier 2014 à 8:07

Psychologie, comportement

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     Depuis un an, je ne sais pas pourquoi, beaucoup de mes correspondantes se sentent coupables, de tout et de rien, c’est à dire que, le plus souvent, l’écart entre le faible reproche qu’on pourrait leur faire et leur sentiment aigu de culpabilité, est totalement aberrant.
    Alors qu’est ce que la culpabilité ?

    On se sent fautif lorsqu'on éprouve un décalage entre ce que l'on a fait et ce que l'on pense que l'on aurait dû faire, c’est à dire entre ses actions et ses valeurs et principes.
    Freud cherche évidemment des raisons très théoriques et parle de conflits entre l’inconscient et le surmoi. Le « surmoi », c’est l’ensemble des règles, des principes notamment moraux que l’on a acceptés et il peut y avoir conflit entre une faute qu’on n’a pas commise, mais une simple intention inconsciente. Cela aurait été étonnant que Freud trouve une explication simple sans trouver une fois de plus, que l’inconscient est notre principal gouvernail, siège de toutes nos pulsions, essentiellement sexuelles selon lui.!
    Une bonne façon de ne se sentir responsable de rien !

    Certes se sentir coupable est normal car sinon nous serions privés de sens moral :
culpabiliser est naturel, humain et incontournable.
    Mais quand ce sentiment devient exagéré les chercheurs appellent cela de la « culpabilité dévastatrice ». Cela peut même devenir pathologique, mais en général après un gros traumatisme.
    Mais, s’estimer coupable ne prouve jamais que ce soit justifié.
    Une de mes correspondante me disait "Quand on fait quelque chose on le fait bien"
et du coup, quand elle ne se donnait pas à 400% à une activité, elle s’estimait coupable de la délaisser.

    Les psys vous diront que "Le sentiment de culpabilité est une émotion élaborée par la pensée, de type cognitif ». Cela ne nous apprend pas grand chose !
    Ce qui est remarquable, c’est que c’est un sentiment social, puisqu’il est dépendant des autres personnes, et causé par elles, ou par l'opinion et le jugement de soi même et d’autrui, sur nos propres comportements sociaux.
    On culpabilise rarement sur un comportement ignoré de tous et qui ne concerne que nous même, sans répercussion sur les autres.
    La culpabilité est vécue comme une intruse, dont on cherche à se débarrasser. Pourtant, elle est utile, un peu comme la colère ou la peur qui nous alerte, elle a une fonction précise. C’est un atout relationnel, car elle nous pousse à observer les expressions de notre entourage, afin de décoder les effets de nos comportements.
    Si nous ne la ressentions pas, nous ne saurions rien des conséquences de nos actions ou de nos paroles sur autrui. Elle nous met en contact avec la peine que ressent ou pourrait ressentir l’autre et elle mène parfois à la compassion et à l’altruisme.

    Certains ressentent la culpabilité de façon très corporelle, comme une tension ou une baisse d’énergie, d’autres ont le sentiment d’une faute à réparer. Dans tous les cas, elle cherche à mobiliser votre énergie pour y remédier.
    Le problème apparaît lorsque nous la gardons en nous, au lieu de la transformer en actions pour la diminuer. La pression monte de plus en plus, nous stresse et soit suscite des « idées noires », soit même nous mène à la dépression.
    C’est une émotion complexe, car elle contient plusieurs émotions dont certaines sont souvent masquées par notre inconscient. Dans cette culpabilité on trouve généralement de la colère, de la peur et parfois de la peine. Colère contre le fait de devoir porter ce qu’on fait et ce qu’on vit; colère contre celui que je tient responsable d'être dans la situation de prendre une position que l’on trouve difficile à prendre; peur d'afficher ses priorités et ses décisions; peur des conséquences de son choix; peur de montrer sa colère; peine à l'idée de décevoir, inquiétude sur ce que les autres vont penser de nos actes,…

    Je ne sais pas rattacher la culpabilité directement aux préférences cérébrales.
    En général une personne pessimiste culpabilise facilement, et cela d’autant plus qu’elle a remords et regrets, et qu’elle a tendance à voir le verre vide plutôt que le verre plein, et à ne pas avoir confiance en elle.. Egalement si elle est très sensible; Elle culpabilise aussi si elle attache beaucoup de valeur à l’opinion d’autrui (influençabilité).         Enfin elle culpabilise évidemment plus facilement si elle a des valeurs très sévères et rigides.
    En résumé une personne à grande sensibilité immédiate, pessimiste, influençable et de préférence de décision « valeur », culpabilise plus facilement. Mais impossible de prévoir à partir de là son niveau de culpabilité.
    Ce qui est sûr également c’est qu’une personne qui a été couvée dans son enfance, mais qui a été élevée dans des préceptes très contraignants, (religieux en particulier, culpabilise en général davantage.
    C’est normal, car elle place ses valeurs beaucoup trop haut par rapport à la norme et par rapport aux réalités de la vie. Elle ne peut être que déçue par son propre comportement.

    En fait la culpabilité est aussi un refus de s’assumer, de prendre ses responsabilités.
    La culpabilité diminue à nos yeux, notre propre responsabilité dans nos choix sous prétexte que l’action est moins grave si on la fait "à regret". On a moins l'impression d'être égoïste si on se sent coupable, et on obtient donc inconsciemment grâce à ses propres yeux. Dans certains cas, sous prétexte de culpabilité, on n'agit tout simplement pas.
    Et vis à vis des autres, si on avoue que l’on fait un geste avec culpabilité, l'autre devrait nous en tenir moins rigueur. L'aveu de sa culpabilité est donc une manière de manipuler pour diminuer les conséquences de son geste.
    La culpabilité dont les raisons sont dissimulées en partie dans notre inconscient, a ainsi deux butss à la fois: se donner bonne conscience et contrôler la réaction de l'autre. Elle est pernicieuse parce c'est un subterfuge pour éviter de s'assumer.

    Il existe un petit test gratuit sur : (si cela vous amuse)
             http://test.psychologies.com/la-culpabilite-et-vous
    Je l’ai fait passer à quelques personnes et je suis assez sceptique. Comme beaucoup de tests qui circulent ainsi, je ne crois pas qu’il ait été statistiquement vérifié sur de nombreuses personnes, et ses conclusions ne me paraissent pas très probantes; mais cela donne une idée.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/culpabilite300x243.gif
Ce n'est pas vrai : en général ces raisons ne sont pas bonnes. C'est notre inconscient qui nous les donne, et il nous dit rarement la vérité, englué qu'il est dans nos blocages.

Lundi 13 janvier 2014 à 7:54

Architecture

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      Intermède aujourd'hui avec des photos de nuit de monuments publiées par l'Internaute. Ci dessus la cité de Carcassonne et ses remparts.

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Notre Dame de Paris, évidemment très connue,








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Le Mont Saint Michel







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Le Louvre et sa pyramide








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Notre Dame des Anges, à Collioure








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Le palais de l'Isle à Annecy







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Le Sacré Coeur de Montmartre









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L'hôtel Dieu de Beaune et ses superbes toits.




Dimanche 12 janvier 2014 à 7:57

Politique, économie, religion.

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    J’ai trouvé sur l’internaute une information sur les gens connus qui payaient leurs impôts en France
    Il semblerait que Alain Delon, Charles Aznavour, Ribery, Tsonga, Florent Pagny,
Marc Levy, Daniel Auteuil, Sébastien Loeb, Benzema, Zidane, EE Schmitt, Christian Clavier, Dany Boon paient leur impôts à l’étranger.
et par contre  Patrick Bruel, Jamel Debbouze, Kad Merad, Gad Elmaleh, Michel Sardou, Renaud, Laurent Voulzy, les paieraient en France.
    C’est quand même étonnant qu’il y ait autant d’exilés fiscaux, surtout quand la majeure partie de son travail est payé en France. Il suffit pour cela d’avoir une résidence à l’étranger où on habite parfois.
    Je pense personnellement que quand on tire ses principaux revenus dans un pays, il parait normal qu’en retour on participe à sa vie et à ses contraintes.
    Je ne blâme pas un joueur sportif qui travaille en permanence dans un club sportif étranger, mais je pense qu’un acteur qui tourne ou joue en France ou un écrivain qui publie en langiue française principalement, n’est pas un bon cytoyen s’il se dispense de ce devoir, et cela d’autant plus qu’il gagne d’argent et qu’il satisfait facilement à ses besoins et aux superflus.
    Ce qui est bizarre c’est qu’il n’y ait pas de femmes dans cette liste; l’auteur de l’article était il macho ?
   
    Il faut dire que les sociétés françaises montrent l’exemple, recherchant tous les procédés légaux pour créer des filiales à l’étranger qui vont absorber artificiellement leurs bénéfices et les dispenser de payer des impôts en France. Les Banques en donnent d’ailleurs le mauvais exemple. Et si on regardait ce que paient les PDG ed grandes sociétés, je crois qu’on serait également surpris, alors que leurs salaires sont souvent énormes (voir M Pinault qui a failli émigrer en Belgique, après Depardieu.
    Les grandes sociétés ont diverses astuces pour ne pas payer des impôts, notamment créer des filiales dans de nombreux pays, dont évidemment certains à faible fiscalité. Chaque filiale facture ses services aux autres filiales, ce qui permet de déplacer géographiquement les bénéfices et en ayant ainsi plusieurs filiales intermédiaires pour faire circuler (sur les ordinateur) le même produit acheté par l’une d’entre elle dans un  pays à bas prix, mais vendu presque au prix facturé par la dernière filiale dans un autre, on charge artificiellement les frais et on « domicilie » le bénéfice, là où l’on veut, très légalement.
    Vous connaissez tous Google. Les affaires européennes , africaines et du Moyen Orient sont gérées par Google Ireland, car en Irlande l’impôt sur les bénéfices des sociétés n’est que de 12,5 %. ( contre 30à 40 % en France).
    Mais GoogleIreland ne gère pas les droits de propriété industrielle des brevets de la marque qui sont détenus par la Holding Google, basée aux Bermudes et la société irlandaise lui verse des royalties, ce qui diminue fortement ses bénéfices ou même les annule. Mais en fait Google fait transiter ses royalties par une filiale basée aux PaysBas, parce que, dans ce pays, les sommes transférées aux Bermudes sont exonérées de taxes.
    Il y a des pratiques encore plus douteuses : deux filiales s’inventent un différend fictif et la société se débrouille pour que la société française soit déclarée fautive par un arbitrage. Les sommes dues à l’autre filiale peuvent être déduites des impôts en France !!
    Une autre astuce consiste à emprunter de l’argent à une filiale étrangère et à déduire les intérêts des prêts de ses impôts.
    Les délocalisation sont néfastes à l’emploi, mais si on ne délocalise pas l’usine, ce n’est pas forcément que l’on  est un bon français. Il suffit que le siège soit à l’étranger, dans un pays à fiscalité réduite.
    L’usine de France où la main d’oeuvre est chère, ne fait aucun bénéfice et tout est engrangé dans un pays où on paie peu d’impôt.
    Et je ne suis au courant que de quelques unes de ces manœuvres Je suis sûr qu’il y en a bien d’autres, dues à l’inventivité des financiers, et à l’immobilisme des gouvernements mondiaux.
    On s’étonnera après que l’Etat n’arrive pas à renflouer ses finances, quand seul le lampiste paie ses impôts !!

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lancien

sortir de la tristesse

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