Samedi 11 janvier 2014 à 7:43

Actualité

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    Plusieurs correspondants m’ont demandé ce que je pensais de l’affaire Dieudonné et de l’interdiction de ses spectacles.

    En fait je ne le connais pas et je n’ai jamais été à l’un de ceux-ci et je ne sais donc que ce qu’en a dit la télévision.

    Il semble que Dieudonné ait des liens assez étroits avec le Front National et des milieux musulmans. Cela on ne peut le lui reprocher, car en France on a heureusement la liberté de penser ce qu’on veut en matière de religion et de politique, tant qu’on ne fait rien de contraire à la loi.
    Il semblerait aussi qu’il ait des contacts avec des milieux extrémistes iraniens ou syriens (je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est ce que l’on dit), et là il est à la limite du légal, compte tenu de l’action terroristes des islamistes radicaux et intégristes.

    Par contre jouir de cette liberté de pensée et d’expression en France n’est pas qu’un droit, cela implique aussi des devoirs.
    Cette liberté nous est accordée à chacun par respect de la personne humaine que nous sommes, et à titre de réciprocité, nous nous devons de respecter les opinions d’autrui et leur personnes.
    il est avéré, puisqu’il a été condamné par la justice, que Dieudonné a tenu des propos racistes et antisémites. C’est alors normal, me semble t’il, que cela lui soit reproché, puisqu’il voudrait profiter de cette liberté de pensée de la France, sans en accepter les devoirs réciproques correspondants.
    Dès lors, si ses propos sont effectivement de cette nature, il me semble normal qu’on lui retire cette liberté, puisqu’il n’en accepte pas les règles et que l'on interdise ses spectacles, s'il n'en retire pas les propos indécents.

    La presse rapporte des propos négationnistes de Dieudonné qui n’admettrait pas l’existence des camps de la mort des nazis pendant la dernière guerre, ni d’ailleurs les attentats du 11 septembre.
    Ne pas admettre des faits qui sont avérés, qui ont eu des témoins, dont les lieux et les outils ont été vus par des milliers de personnes, me paraît absurde, car
    - ou c’est de la pure bêtise, d’un esprit particulièrement borné.
    - ou c’est une manœuvre de manipulation à des fins politiques ou personnelles, pour se faire remarquer et valoir, et c’est alors de l’escroquerie mentale.
    Je pense d’ailleurs la même chose de ceux qui prêchent encore l’existence d’Adam et Eve, comme une réalité et non une légende, compte tenu des connaissances actuelles en astrophysique et des théories de l’évolution.
    Je ne crois pas que Dieudonné soit idiot, et donc à mon avis, si ce que dit la presse sur ses spectacles est exact, c’est une personne intellectuellement malhonnête, car il base le succès de ses sketchs sur des mensonges et sur des plaisanteries racistes, qui frisent l’injure.
    Ce n'est pas parce qu’il vise les juifs, il ferait la même chose vis à vis des musulmans, des catholiques, des non croyants, des noirs, des blancs ou de jaunes, je penserais la même chose.
     Et le salut bras tendu, qu'il fait à la télé, rappelle de façon très désagréable, les nazis pendant la dernière guerre.
     Par contre je reste assez sceptique sur l’intelligence des spectateurs qui vont voir de tels spectacles.

    Si nous voulons qu’on respecte nos libertés, il faut alors que nous soyons capables de respecter celles des autres.
    Un humoriste peut plaisanter sur les défauts d’une communauté, et parler de certains ridicules, mais il ne doit pas s’attaquer aux valeurs morales et religieuses, et encore moins se féliciter de la mort ou des malheurs infligés à ses semblables, quelle que soit leur appartenance politique ou leur religion. Enfin, c'est mon avis.

Vendredi 10 janvier 2014 à 8:10

Photos, photos comiques

Suite des panneaux bizarres : des interdictions pas toujours très explicites :

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Jeudi 9 janvier 2014 à 8:05

Biologie, santé.

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       Comme je vous le disais hier, le stress n’est pas bon pour la santé et, en ce début de nouvelle année, les vacances ayant permis de découvrir à quel point il fait bon vivre sans pression, le retour au boulot est l’occasion de prendre de bonnes résolutions, comme celle de diminuer son stress.
    Je vous donnais quelques recettes pratiques hier, mais peut pêtre aimeriez vous en savoir plus sur le stress.

Tout d’abord que se passe t’il quand nous sommes stressés ?

    Quand une situation est perçue comme désagréable ou dangereuse, une réponse générale à ce stress se met en place dans notre organisme. Le schéma ci dessous montre une partie des effets organiques élémentaires du Stress

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    Quand quelqu’un subit un événement stressant, le cerveau émotionnel réagit, notamment les centres amygdaliens, et son taux de glucocorticoïdes augmente. Ceci entraîne, via des récepteurs spécifiques situés dans l’hippocampe, une activation de l’hypothalamus qui sécrète alors l’hormone CRH (pour «corticotropin-releasing hormone»).    
    Cette hormone amène à son tour l’hypophyse à produire l’hormone ACTH (adrénocorticotropine) qui circule dans le système sanguin et atteint les glandes surrénales où elle provoque le relâchement de cortisol, qui est le prin cipal glucocorticoïde
    Ce processus forme une boucle de rétroaction négative où l’excès de cortisol active les récepteurs aux glucocorticoïdes du cerveau et supprime la production de CRH. Chez les patients stressés en permanence ou à fortiori, déprimés cependant, cette boucle ne fonctionne plus d’où une production excessive de CRH, et donc de cortisol.
    Par ailleurs les centres du cerveau émotionnels sont sensibles à ce processus, notamment le noyau accumbens, et les sécrétions de certains neurotransmetteurs sont perturbées, notamment la dopamine et la sérotonine, ce qui modifie notre humeur et diminue notre tendance à la satisfaction et au plaisir.
    Bien entendu, le cortex préfrontal, chef d’orchestre du cerveau, est tenu au courant de toutes ces modifications. Il a tendance, en période d’anxiété à être suractivé et donc trop activé.
    Le tranquillisants (notamment benzodiazépines), agissent sur un autre neuro transmetteur, le GABA, qui a alors un effet inhibiteur afin de ralentir cette hyperactivité.


Quels sont les effets néfastes du stress sur la santé ?

    On sait aujourd’hui comment les mécanismes adaptatifs du stress aigu, qui permettent à l’organisme de se soustraire à une situation menaçante, soit en se dérobant, soit en faisant face, se retournent contre l’organisme quand ce stress devient chronique
    Les hormones du stress,comme le cortisol qui nous aident temporairement à lutter contre le stress, si elles se maintiennent à un taux élevé longtemps dans l’organisme peuvent dans un premier temps créer des problèmes organiques (ulcères d’estomac, hypertension artérielle, baisse du système immunitaire, etc.) et, à long terme, être à l’origine de problèmes psychologiques commeune anxiété permanete, un petage de plombs ou même une dépression.

    Alors avant d’en arriver là, mieux vaut être à l’affût les signes avant-coureurs et agir en conséquence.

Mercredi 8 janvier 2014 à 9:02

Psychologie, comportement

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    Je suis toujours étonné de voir les différences de comportement des personnes, qui, face à u-des situations voisines , sont soit relativement heureuses, soit plus ou moins malheureuses.
    Les préférences cérébrales ont évidemment une grande importance dans ce domaine : on est plutôt optimiste ou pessimiste.
    L’optimiste a tendance à tourner la page du passé et à regarder le verre à moitié plein. Le pessimiste à avoir remords et regrets, et à voir le verre à moitié vide.
    C’est une orientation innée de nos pensées, mais évidemment l’éducation y fait aussi, et si nous avons eu des parents optimistes, nous verrons mieux le bon coté des choses, car nous l’avons appris enfant.

    L’environnement est une chose importante. Il est certain que si notre entourage est malheureux, pire, en dépression, nous aurons du mal à positiver.
    Au contraire, comme le montre une étude de l’université de San Diego, en Californie, « pour être heureux, ayez des amis heureux.
    Cette étude a suivi les relations sociales de presque 5000 personnes, leur nombre d’amis, de frères et soeurs, le niveau de leurs bien-être subjectif.
    Ils ont constaté que les personnes entourées de gens heureux, le devenaient elles-mêmes de plus en plus.

    Il est certain qu’être heureux dépend évidemment des circonstances extérieures de la vie. Mais cela dépend aussi beaucoup de nous.
    Je constate que des personnes qui finalement n’ont pas tellement de problèmes, se trouve relativement malheureuses, alors que d’autres qui sont perturbées par la maladie, ont le courage d’agir dans une relative joie et bonne humeur.
    Etre heureux dépend donc aussi fortement de notre attitude : sachons profiter des joies de tous les instants, par exemple dans notre famille, dans ces jours de fêtes.

    Beaucoup de ceux et celles qui me semblent peu heureu(x)ses, sont surtout affecté(e)s par le stress, que ce soit dans leur travail où dans leur vie personnelle.
    On trouve dans les articles de psycho de nombreuses recettes pour comvattre le stress. En voici quelques unes :

Prévenir le stress en s’organisant mieux :
    Il est bon d’avoir un bureau bien rangé, des tiroirs et des étagères pour mettre ce qui vous sert.Organisez votre espace de travail
    Les personnes qui font des listes de choses à faire sont plus
efficaces. Alors n’hésitez pas à utiliser votre smartphone, ou un papier et un crayon (on en trouve encore l) pour foire de telles listes. Cela vous évitera recherche et oublis stressants.
    Planifiez votre journée et faites passer les tâches importantes avant celles qui ne le sont pas.
    Programmez vos réunions et rendez vous pour qu’ils ne se checvauchent pas; partez suffisamment à l’avance pour y être à l’heure. Si vous êtes en fac ou au lycée n’attendez pas le dernier moment pour faire votre travail, cela vous évitera de tomber sur une difficulté imprévue.
    Bien sûr tout cela est plus facile à faire pour quelqu’un de préférence J (qui veut maîtriser les problèmes et privilégie la décision) que s’il est P (qui privilégie la prise d’information et s’adapte ensuite).

Aller au devant du stress :
    Il faut prendre quelques minutes chaque jour pour identifier ce qui vous stresse et cherchez comment réduire ou éliminer ces couses.
    Il est bon d’examiner régulièrement les pensées et idées irrationnelles ou obscures que l’on peut avoir, pour les clarifier, les contrôler et essayer de les éliminer.
    Les événements doivent être réinterprétés pour en retirer tous les éléments peu importants, en analyser les conséquences et mettre en valeur leurs bons cotés, tous en étant conscient des risques néfastes pour essayer de les prévenir.

Etre positif :
    Les gens tentent souvent de fuir Ie stress en buvant, en se droguant ou en mangeant trop ou trop peu. Éviter ces solutions autodestructrices et essayez de les remplacer par des techniques positives de gestion de votre corps et de vos pensez.
    Dites vous qu’un corps mal nourri, insuffisamment ou avec peu de protéine, c’est un cerveau qui ne fonctionne pas et la porte ouverte aux maladies.
    Avec une bonne préparation, on peut faire face calmement à presque toutes les situations (imaginez que vous êtes coureur automobile ou dompteur de lion !!!)).
    Et chaque fois que vous avez une pensée négative, essayer de voir quelle pourrait être l'antithèse positive. N'a t"elle pas aussi ses chances d'arriver à condition de prendre les bonnes résolutions .... et de les appliquer.

Faire des projets :
    Il n’est pas interdit de
rêver. C’est même bénéfique. Mais cela risque de nous entraîner dans l’irréel, ce qui nous décevra ensuite.
    Planifier son futur est une excellente façon de contrôler sa vie. Plus on a l’impression de contrôler sa vie, moins on se sent stressé.
    Il faut donc partir de ses rêves et les comparer à la réalité possible, et transformer ses rêves en projets envisageables. Puis regarder que lq sont les moyens dont il faut se doter, les décision à prendre, les consuites à tenir pour les réaliser.
    Evidemment c’est plus facile si vous êtres J, si vous êtes G (global et tourné vers l’avenir) que S (orienté vers le présent et le passé) et si vous prenez vos décisions selon des critères logiques (L) que, de façon subjective,  en fonction de vos valeurs vos goûts et vos pulsions (V).
    Mais si vous n’avez pas ces préférences cérébrales, ne vous découragez pas, vous y arriverez quand même, juste un peu moins facilement.

Mardi 7 janvier 2014 à 7:47

Photos, photos comiques

J'aime bien les panneaux de signalisation saugrenus. Alors en voici quelques uns , publiés par l'Internaute.
Parfois on ne sait pas où aller ou ce qu'il faut faire, même en réfléchissant !


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Lundi 6 janvier 2014 à 8:23

Biologie, santé.

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     Lorsque je travaillais encore, il y a quelques années, je m’amusais parfois à observer certains de mes collaborateurs et notamment ceux qui , sans s’en rendre compte, torturaient leur doigts.
    Il y a ceux qui rongent leurs ongles, ceux qui passent des journées à arracher des copeaux d’ongle ou de peau, ceux qui compressent leurs doigts jusqu’à ce que leur os craquent, car ils évacuent l’air contenu dans les jointures, ceux aussi qui ont des mouvements compulsifs et remuent fébrilement leurs doigts

    Certaines de mes correspondantes se plaignent de cette manie de se ronger les ongles. et me demandent comment arrêter.
    Savent elles qu’on les appelle des onychophage (onychos = ongle en grec et phage = manger).
    C’est une manie très courante, d’après une étude réalisée par l’institut SEPREM auprès de 1000 français : 10% des français ne s’arrêteraient pas de se ronger les ongles, tandis que 30% le feraient occasionnellement.
    Et c’est une activité dangereuse car on risque des lésion des doigts, mais aussi des gencives, voire des infection si nous ne nettoyons pas suffisamment nos ongles.

    Il semblerait que cette habitude soit destinée à évacuer le stress et notamment celui dû au travail, qui semble la principale raison, mais également les soucis financiers et les amours pour les moins de 25 ans. Mais parmi les gens entre 30 et 40 ans, la tentative d’arrêt de la cigarette provoque aussi cette manie. Il semblerait que, chez les femmes, le premier enfant diminue un peu cette activité et le second enfant aurait une action très bénéfique, mais on ne nous donne pas d’explication.
    Il s’agit d’une corrélation statistique entre deux phénomènes et ce n’est pas une relation de cause à effet. On trouve par exemple une corrélation entre le nombre de prix Nobel d’une certaine nationalité et la consommation en chocolat du même pays. Mais personne n’a encore dit qu’il fallait manger beaucoup de chocolat pour avoir un prix Nobel. !!
    Les psychanalystes pensent que c’est une pulsion orale sadique (mais n’est ce pas aussi une pulsion sadique de penser aux théories de Freud ?), et les psychiatres y voient un rituel d’évacuation de l’angoisse.

    Je n’ai pas de recette miracle contre cette mauvaise habitude. Mais on peut lire que l’on peut pratiquer une « inversion d’habitudes », c’est à dire d’abord d’arriver à prendre conscience assez tôt que l’envie de se ronger les ongle survient, et alors de se livrer à une activité concurrente, qui va occuper les doigts : se tourner les pouces, tresser un scoubidou, écrire un roman.
    Je me souviens de copines qui, quand j’étais gosse, avaient des ongles revêtus d’un vernir très sombre et très amer.
    Personnellement je pense qu’il vaut mieux essayer de comprendre la source du stress et essayer de la soigner, plutôt que de vouloir enlever ses symptômes.
    Et puis, après tout, mieux vaut encore manger ses ongles que de faire de l’anorexie !

Dimanche 5 janvier 2014 à 8:31

Biologie, santé.

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     Il y a quelques semaines, notre chevrette encore canadienne à l’époque, Maud, m’avait adressé dans un commentaire, le lien suivant d’un article intéressant :
 http://www.lepoint.fr/invites-du-point/hubert-reeves/hubert-reeves-trop-d-hygiene-n-est-pas-bon-pour-la-sante-29-11-2013-1763250_1914.php
du grand savant Hubert Reeves, et elle rajoutait :
« Des faits que j'ai observés pendant mon stage au Sahel m'inclinent à penser qu'Hubert Reeves a raison... Je voulais faire un article intitulé "Buvez de temps en temps un verre d'eau sale"... mais n'en aurai pas le temps...».
    Alors comme je suis d’accord avec ce que disent Reeves et Maud, je vais prendre le relais :

    Dans son article, Hubert Reeves essaie de nous montrer que « trop d'hygiène n'est pas bon pour la santé ! ».
    Il constate l’accroissement important dans nos pays civilisés des maladies liées à l’environnement, les allergies et l’asthme en particulier, et il constate que des populations qui ont gardé une vie plus rustique sont moins touchées.
    Il donne le résultats de recherches :
« Ce sont les microbes présents dans les étables, les débris végétaux et le lait cru qui stimulent le système immunitaire des enfants et les protègent contre les allergies. Voilà donc une population microbienne que nous aurions tort de vouloir éliminer. Nous devons au contraire la mieux connaître pour l'intégrer dans notre défense de la biodiversité.
Faut-il pour autant abandonner nos mesures d'hygiène ? Certes non ! Elles ont joué un rôle fondamental dans la décroissance radicale de la mortalité infantile au cours des deux derniers siècles. Mais il faut savoir identifier nos amis et nos ennemis. Utiliser les antibiotiques, mais limiter les mesures antiseptiques.»


    Je ne peux qu’être d’accord avec Maud et Reeves, car j’ai pu constater la véracité de leurs propos :

    Quand j’étais petit, c’était la guerre; on n’avait pas en permanence de l’électricité et du gaz et il y avait de nombreuses coupure.
    Ma grand mère avait pour amies deux vieilles dames, qui avaient une douce manie : elles avaient peur des microbes et faisaient bouillir toute l’eau qu’elles buvaient ou utilisaient pour leur cuisine.
    A l’hiver 43, une coupure de gaz a duré plus de 8 jours et elles ont dû boire de l’eau du robinet : elles ont toutes deux attrapé la typhoïde. Et pour tant, pendant le même temps il n’y a eu qu’un seul autre cas dans la ville. Elles n’était simplement pas immunisées.

    Aux Etats Unis, j’ai pu constater que les mesures d’hygiène étaient extraordinaires : dans les huîtres du Mississipi (d’eau douce), on a la joie de trouver … trois gouttes d’eau de javel. Et dans les chambres d’hôtel, non seulement on met un protège siège en papier jetable sur la cuvette des toilettes, mais on emballe aussi dans du plastique scellé la bible que vous trouvez sur votre table de nuit et qui a été stérilisée à votre départ.
    Et pourtant au même moment le nombre de gens qui, dans la ville, avaient rhumes, grippes et gastro était énorme et les médecins étaient sur les dents.

    J’ai travaillé parfois au Sahara au contact des populations nomades et de celles des palmeraies. J’ai été étonné car la mortalité des femmes en couches et des enfants en bas âge était énorme. Mais par contre les adultes étaient peu malades et il y avait, malgré le climat rude et une certaine pauvreté, beaucoup de vieillards dans les palmeraies.
    Un médecin qui assurait notre sécurité médicale au camp, et son infirmière ont soigné femmes et enfants, presque sans médicament , simplement par des mesures d’hygiène au moment des accouchement et dans la nourriture et les soins des bébés. Et la mortalité est presque devenue nulle  pour les jeunes, sauf accident (et piqûres de serpents et de scorpions).
    Ni trop peu, ni trop d’hygiène c’est probablement là le secret.
    Mais il y a parfois des constatations difficiles à entendre : le chef de la palmeraie nous disait , lors d’une visite, « tu as soigné mes femmes et mes enfants, et ils ne meurent plus, c’est bien; mais comment vais je faire maintenant pour les nourrir ? » Nous avions détruit un équilibre !

    Cela dit, il ne faut pas négliger pour autant les progrès de la médecine et certaines précautions utiles.
    J’ai récemment attrapé (dans le métro ou les hypermarchés), une bonne grippe. Mais étant vacciné, elle n’a pas été bien méchante, et m’a plus abruti que rendu vraiment malade pendant quelques jours.
    Et se laver régulièrement les mains, mettre des gants dans le métro pour toucher les portes ou les rampes où l’on se retient debout, évite sûrement bien des contaminations.

    Il ne faut pas non plus manier à outrance le principe de précaution, ou faire preuve d’une sensiblerie inutile
    Devenir végétarien pour épargner les animaux n’en n’épargnera pas beaucoup et risque de vous causer des problèmes de santé; ne pas se faire vacciner parce qu’il y a une chance sur un million d’avoir une réaction grave, c’est prendre un risque inutile.
    Et s’il n’y avait pas l’expérimentation animale (que l’on peut faire sans les faire souffrir), il n’y aurait aujourd’hui aucun vaccin et beaucoup moins de médicaments, donc des millions de morts humains en plus..
    Mais il ne faut pas non plus se croire inoxydable : aller voir la mer sur une digue un jour de tempête ou se promener hors piste lorsque le risque d’avalanche est élevé, c’est aller vers la mort sans le savoir.

Samedi 4 janvier 2014 à 9:32

J'avais publié le premier janvier une vidéo de chants de Noël par des chats.
Aujourd'hui, après deux articles sérieux, c'ets jour d'intermède : nous n'avons pas envie de travailler ni vous, ni moi, alors je publie une autre vidéo, compilation d'attitudes de chats amusantes ou inattendues.



Vendredi 3 janvier 2014 à 7:59

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

 Après l’article d’hier, vous vous demandez, sans doute, quelles sont, dans notre cerveau,  ces aires d’interprétation de la vision.
    Il faudrait une dizaine d’articles pour vous les décrire et je me contenterai donc d'une énumération et des schémas ci dessous,
 empruntés à l’université McGill et légèrement complétés, ou au contraire simplifiés.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/corpsgenouille.jpg    Les fibres du nef optique ont un premier relais dans le thalamus, qui coordonne nos sensations, dans ce qu’on appelle le « corps genouillé », qui comporte six couches qui sont comme des crêpes superposées repliées sur elles même en forme comme l’articulation du genou.
    L’oeil droit est relié à la partie gauche et l’oeil gauche, à la partie droite.

    Des fibres relient ces diverses couches à celles des neurones de l’aire V1, du centre d'interprétation de la vue, à l’arrière du cerveau, dans le lobe occipital,  mais ceci dans les deux sens, cette aire d’interprétation agissant en rétroaction sur les neurones du corps genouillé. On pense que le choix de la cible d’interprétation et le basculement dont on a parlé dans l'article d'hier, seraient dus à cette rétroaction. le centre d'interprétation hésitant entre deux images, demanderait au thalamus, de filtrer les perceptions et de lui envoyer alternativement les information des deux sortes.

    Les signaux de chaque neurone de la rétine arrivent dans cette aire V1, sur des groupes spécifiques de neurones, de telle sorte que, si on analyse par exemple sur le cerveau d’un singe, les signaux de ces neurones, on s’aperçoit qu’ils repréentent exactement une image de ce que nos yeux voient; (voir en fin d'article el schéma du singe).
    C’est pourquoi l’aire V1 est appelée l’aire « primaire » de la vison qui nous fournit une image « brute » de ce que nous voyons, avec des nuances d’intensité, mais, en quelque sorte, en niveau de gris pour comparer à votre imprimante.
    Ce traitement au niveau de l’aire V1 est assez grossier, alors que nous avons parfois besoin de voir des détails et de préciser des formes : l’aire V1, envoie de nombreuse connections vers une aire secondaire V2, qui analyse les détails dont nous avons besoin. (sur le schéma V1 et V2 œwoil droit et gauche)

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    L’analyse des stimuli visuels amorcée dans V1 et V2 se poursuit ensuite à travers deux grands systèmes corticaux de traitement de l’information visuelle. La première est une voie dite « ventrale »qui s’étend vers le lobe temporal et serait impliquée dans la reconnaissance des objets. La seconde est une « voie dorsale » qui se projette vers le lobe pariétal et serait essentielle à la localisation des objets (et de notre position dans l’espace) et cela dans trois nouvelles aires V3, V4 V5, qui se dédouble entre ces deux voies; (voir schéma).
    L’aire V3 se sert des données de V1 et V2 pour analyser les formes et va donc nous permettre ensuite une reconnaissance des objets et de leur environnement, mais en participant à l’analyse de leur mouvement  (en repérant des positions successuioves fournies par l’aire V5.
    Cette aire V5 par des balayages successifs, repère les positions des sensations identiques à des instants différents et donc analyse les mouvements, et notamment les vitesses de déplacement. Ses neurones partes des données des aires V1 et V2 qui concernent chaque point de l’image, mais ensuite l’aire V5 est aidée par l’aire V3 pour reconstituer le mouvement d’un objet complet, l’aire V3 aidant à assembler les points qui le constituent.
    L’aire V4 est reliée surtout aux informations des cônes de la rétine et sert donc à l’interprétation des couleurs. 
    Notons que finalement la « couleur » n’existe pas en elle même : c’est un simple signal énergétique associé aux photos renvoyés par l’objet, analysés par les connes qui sont sensibles de façon différente à ces impacts énergétiques, et qui transmettent donc un pourcentage de trois composantes ((rouge, vert, bleu), et ces sensations, lorsque nous sommes enfants, nous apprenons à les associer à un nom de couleur et à des nuances.

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    Enfin deux aires plus évoluées sont l’aboutissement de ce traitement : ce sont les aires 6 et 7 mais que je préfère appeler le « quoi » et le « où ».
    Les aires « Quoi », sur la voie ventrale, dans les lobes temporaux, rassemblent les renseignements sur l’objet et donc permettent de l’identifier et elles sont en liaison avec les aires du vocabulaire (Geschwind), pour donner un nom à l’objet reconnu, et avec l’hippocampe pour mettre en mémoire d’éventuelles données.
    Les aires « Où » sur la voie dorsale et dans les lobes pariétaux localisent les objets et leur mouvement, établissent une carte qui nous permet de nous orienter, de nous déplacer et d’agir.
    Ces données du Quoi et du Où, sont évidemment transmises au cortex préfrontal, le chef d’orchestre du cerveau, qui prend les décisions d’action réfléchies, et oriente éventuellement les yeux (et les autres sens), pour obtenir des informations supplémentaires.

    On voit que ce traitement des informations visuelles est extrêmement complexe. Il fait l’objet de très nombreuses études. SI vous tapez « cortex visuel » sur Wikipédia, vous trouverez des articles assez complets, mais difficiles à lire, qui vous donneront un aperçu plus complet et détaillé.
    Le cortex visuel est l’un des éléments les plus volumineux du cerveau : il compte environ 5 milliards de neurones.

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Un singe regarde l'image projetée à droite sur le tableau blanc.

On observe l'activité de ses neurones de la couche V1 (rond rouge dans le cerveau droit, qui interprète l'image de l'œil gauche;) et l'IRM montre la figure en bas du schéma, qui reproduit en formes et proportions l'image vue sur le tableau. Il y a dans la V1 de gauche une image analogue de ce que voit l'œil droit.

Jeudi 2 janvier 2014 à 8:15

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

   Il m’est souvent arrivé de lire de petits articles qui présentaient des illusions d’optique, ou des dessins originaux que l’on pouvait interpréter de façons diverses.
     Je vous montre ci dessous une photo, sur laquelle, vous pouvez voir, tantôt un vase ancien couleur crème, tantôt deux silhouettes noires de visages de profil, de personnes qui se regardent.

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    Cette perception incertaine nous trouble toujours.
    J’ai lu récemment une explication qui m’a intéressée, et j’ai pensé que certains d’entre vous aimeraient peut être la connaître.

    En fait si vous faites plusieurs fois l’essai de cette vision, en regardant l'image une vingtaine de secondes, vous vous apercevrez que spontanément, vous voyez alternativement ces deux types de figures et que chaque image persiste quelques secondes (entre 5 et 7), mais que une fois que vous avez compris le processus, vous pouvez accélérer le passage de l’une à l’autre, mais dans de faibles proportions seulement
    Cette alternance des perceptions résulte d'un basculement de l'activité des neurones lors de la première étape de traitement des informations visuelles, en provenance de l’oeil et transportée par le nerf optique, dans I’aire visuelle primaire, nommée V1 du cortex cérébral d’interprétation de la vision, situé à l’arrière de notre crâne.

    Lauri Parkkonnen et ses collègues de l’université d’Helsinki ont éclairé les pixels des deux parties de l’image à des fréquences d’illumination différentes, les visages à 15 hertz et le vase à 12 hertz, ce qui ne change pas la perception précédemment décrite.
    Ils ont alors fait regarder ces images par des personnes dans un scanner d’imagerie cérébrale permettante de suivre la fréquence d’activation des neurones du cerveau. Ils ont alors constaté que les neurones du cortex visuel primaire s'activaient à 12 hertz pendant environ cinq secondes, signe que Ie cortex traitait les informations en provenance du vase, puis à 15 hertz pendant cinq secondes à nouveau, ce qui indiquait qu'il traitait les signaux correspondant aux deux visages.
    Selon les auteurs de cette étude, le cortex visuel primaire change d’activité périodiquement sous I'influence d’autres zones de traitement des informations visuelles dites aires secondaires, lesquelles empêchent ainsi la perception de rester bloquée sur un mode unique d’interprétation.

    Cette modularité est essentielle pour explorer les différentes possibilités de I’environnement visuel, et pour pouvoir communiquer avec ses semblables : que se passerait-il en effet, si notre cortex visuel était incapable d'alterner entre deux types de
perception ? Les uns verraient seulement le vase, les autres seulement les visages, et nous serions incapables de communiquer à autrui une même réalité.

    Demain je vous donnerai une idée de ce que sont ces centres de notre cerveau qui interprètent les perceptions issues des rétines de nos yeux.

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lancien

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