Mardi 18 février 2014 à 7:48

Actualité

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    Vendredi c’était la Saint Valentin. Plusieurs correspondantes m’ont demandé si l’on fêtait cela quand j’étais jeune.
    Ce n’est pas une fête nouvelle, considérée par de nombreux pays comme la fête des amoureux,  car reprenant une coutume païenne, l’Eglise a désigné ce saint coimme le patron de l’amour, mais jusqu’au Moyen Age, il s’agissait plutôt de l’amour physique, puis c’est ensuite devenu plutôt le symbole de l’amour romantique.

    En fait le mois de février était déjà associé à l’amour et la fécondité dans l’Antiquité.
Tous les 15 février, Rome fêtait les « Lupercales », fête du dieu de la Fécondité, Faunus Lupercus, et on sacrifiait un bouc sur le mont Palatin. Puis, les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, couraient dans les rues de la ville et fouettaient les passants avec des lanières découpées dans la peau des animaux. Les femmes venaient sur leur trajet, dans l'espoir d'avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminaient par un grand banquet, (comme dans Astérix !), au cours duquel les jeunes gens tiraient au sort leur compagne pour la soirée.
    A la fin du Ve siècle, les Lupercales sont l'un des derniers rites païens encore observés dans une Rome majoritairement chrétienne, et la Saint-Valentin n'a probablement été instituée par l'Eglise que pour contrer ces fêtes païennes.
    Trois Valentin ont été canonisés, tous trois martyrs. Leur fête a été fixée le 14 février par le pape Gelase 1er en 485, qui fustigeait les Lupercales dans ses écrits.

    Mais elle n’est devenue la fête des amoureux qu’au Moyen Age où, le 14 février, la tradition voulait que les jeunes gens s'adonnent à une forme de "loterie de l'amour", pratique héritée des tirages au sort des Lupercales, et tiraient au sort le nom de leur compagne et l'accrochaient à leur manche pendant la durée des fêtes.
    Par la suite, le "Valentin" est devenu le cavalier qu'une jeune fille choisissait pour l'accompagner le premier dimanche de Carême, lors de la fête des « Brandons », pendant laquelle la foule parcourait la campagne en détruisant, avec des torche, les mulots, les taupes et les mauvaises herbes des champs.
    Au XIVème siècle, une coutume naît en Angleterre d’envoyer un message d’amour ou d’amitié, une « Valentine », le 14 février et la coutume est installée à la cour de France au XVème siècle par Charles d’Orléans.
    Le coutume existe toujours y compris dans les anciens dominions et Maud nous a décrit, sur son blog, ce qui se passe encore en Australie.
    Au XVIIIe siècle apparaissent les premières cartes décorées de cœurs et de Cupidons, puis au XIXème, des poèmes d’amour imprimés sur cartes.

    Donc oui, la Saint Valentin existait quand j’étais jeune, mais en fait, on ne s’en préoccupait guère. Pendant la guerre seules Noël et la fête des mères existaient dans les familles et encore nous n’avions pas grand chose à offrir, si ce n’est un dessin et des fleurs des champs. (La fête des mères date du temps d’Astérix).
    Puis après la libération, il y avait encore beaucoup de restrictions et les magasins ne regorgeaient pas de marchandises et nous n’avions pas beaucoup de sous, alors ni Halloween, ni la Saint Valentin n’étaient propices à des cadeaux.
    Et en ce qui me concerne, vers 1950, j’étais dans les classes de prépa des grandes écoles, et je n’avais guère le temps de faire la fête.

    En fait la Saint Valentin telle que nous la connaissons est une fête de la société de consommation. Venue des Etats Unis elle s’est développée ainsi en Europe dans les années 80, de même qu’en Asie, où l’on offre des chocolats.
    Le but est avant tout, comme pour Halloween, de faire marcher le commerce !
    Je crois d’ailleurs que, si les médias et notamment la télé, ne nous bassinaient pas avec cela, nous oublierions presque tous la Saint Valentin. Montrer son amour une fois par an seulement, ne me paraît guère suffisant pour conserver la solidité d’un couple ! Et le faire tous le même jour, me donne trop l'impression de faire partie d'un troupeau de moutons.

Lundi 17 février 2014 à 7:42

Astronomie, univers

Suite des photos prises par le télescope Hubble

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Un beau papillon : au centre une étoile qui a éjecté des gaz très chaud à 20 000 d° C et à des vitesses de presque 1 000 000 de km/h :


























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Les "montagnes mystiques", la nébuleuse Carine, faiute de gaz ionisés. Encore une nursery d'étoiles :



















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La galaxie M74 avec ses jeunes étoiles chaudes






















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Drôle de fantôme !! De jeunes étoiles dans la partie blanche du sommet, l'hydrogène environnant emet de la lumière rouge. Le tout à 2500 années lumières de nous : c'est loin !!



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Le nuage de Magellan, dans la constellation de la Dorade, avec de jeunes étoiles en formation :








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La nébuleuse de la Tarentule :






















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Le disque de la galaxie NGC 5866, un disque d'étoiles et un halo; des millions d'étoiles à des billion d'années lumières :

Dimanche 16 février 2014 à 8:19

Biologie, santé.

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     Alors que le réseau social Facebook lancé le 4 février 2004 s’apprête à fêter ses 10 ans, on lui annonce que sa mort est prévue pour 2017. En effet, John Cannarella et Joshua A. Spechler, scientifiques de l'université de Princeton, se basent sur un modèle de prolifération des épidémies pour prédire la perte de 80 % de ses membres entre 2015 et 2017. Il devrait perdre 80% de ses adeptes à cette échéance.    (Epidemiological modeling of online social network dynamics :  Department of Mechanical and Aerospace Engineering, Princeton University, Princeton, USA).

    Facebook se ferait vieux, et intéresserait de moins en moins les jeunes utilisateurs qui préfèreraient se tourner vers Twitter, Instagram et Snapchat. Tout comme MySpace, qui a progressivement disparu des moteurs de recherche, Facebook aurait déjà atteint son zénith et devrait entamer son déclin.
    La taille de Facebook lui garantit la pérennité. Mais comme à la télévision, l’âge moyen des utilisateurs va augmenter notablement lorsqu’une alternative sérieuse aura surgi. Les jeunes qui ont 10 ou 12 ans vont-ils vouloir s’afficher au même endroit que leur mère ou leur grand frère dans deux ou trois ans ? C’est peu probable.
    Cela ce sont des arguments de discussion. Plus bizarre est l’utilisation de modèles concernant les épidémies.
    Pour ces chercheurs, les maladies et les réseaux sociaux fonctionnent selon les mêmes schémas. Chez Facebook, le nombre de nouveaux utilisateurs en baisse - et ça, c'est un fait - correspondrait ainsi à un nombre de personnes infectées. Comme ils sont de moins en moins nombreux, ils vont rencontrer de plus en plus de non-utilisateurs de Facebook, donc de personnes non-infectées, Cette « contre-maladie » des non-infectés va prendre le dessus et contaminer un maximum de personnes, condamnant Facebook à disparaître.
    Effectivement on peut rechercher les utilisateurs de Facebook, comme s’ils étaient touchés par un virus de participation à ce réseau social. Pour me référer à mon précédent article, il faut détailler la population par tranches d’âge, et déterminer des paramètres comme les probabilités d’être contaminé (et d’adhérer à Facebook) ou d’être guéri.
    Utiliser la partie mathématique du modèle ne pose pas tellement de problèmes, ce qui est plus contestable, c’est qu’il faut tirer ces paramètres de cas ayant déjà existé. Or il n’y a pas eu de réseau vraiment comparable à Facebook et les raisonnements qui s’appuient sur les évolutions de Myspace ou des blogs sont assez douteux car ce sont des entités très différentes du réseau social. Ces organismes n’étaient pas encore consultable sur les téléphones portables et tablettes notamment.

    La polémique enfle. Certaines mauvaises langues disent que cette étude prédisant la disparition de Facebook par l’université de Pricetown est une vengeance, car le nombre de « j’aime » offerts par les internautes à l’université de Princeton a fortement diminué avec le temps. Et que Google Scholar – un service qui recense les articles scientifiques - montre que les papiers en provenance de Princeton sont en forte chute, tout comme, d’ailleurs, l’intérêt pour le terme « Princeton » dans Google.

    Je me demande si on peut confier le soin à Pricetown d’estimer la durée de vie de Cowblog avec un logiciel de simulation des épidémies. ? C ela dit, je ne pleurerai pas si Facebook décline et disparaît; je n'y vais que peu, pour avoir des nouvelles de quelques personnes qui ont une certaine importance pour moi, et le faible nombre de mes amis ne me tracasse pas.

Samedi 15 février 2014 à 8:00

Biologie, santé.

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    Il est évidement plus facile de venir à bout d’une épidémie lorsqu'on en connait l'évolution future.Certains modèles ont donc avoir pour rôle de donner une idée de l’évolution de la maladie dans un futur plus ou moins proche, en fonction de diverses hypothèses de départ.
    On pourra ainsi adapter à l’avance des stratégies à ces diverses hypothèses et si l’épidémie arrive, avoir ainsi par avance une réponse possible, proche de la réalité que l’on constatera, si l’épidémie arrive.
    Des simulations peuvent également permettre de faire des choix entre des stratégies différentes, par exemple prévention par une vaccination de masse, ou traitement anti-infectieux si la maladie se déclare.
    On peut aussi cibler des populations différentes (personnes âgées, nourrissons…), dont les sensibilités sont différentes.
    Mais évidemment ces modèles doivent partir de chiffres réels sur des phénomènes passées et selon les maladies, il n’est pas forcément facile de les obtenir>. Il n’y a donc pas de modèle universel, mais des modèles adaptés à certains types d’épidémies.

    La propagation d’un agent infectieux au sein d’une population est un phénomène dynamique : les effectifs d’individus sains et malades évoluent dans le temps, en fonction des contacts au cours desquels cet agent passe d’un individu infecté à un individu sain non immunisé, l’infectant à son tour. Un tel phénomène peut être étudié en le modélisant par des équations et en déterminant son comportement à travers la résolution numérique de ces équations.
    Les modèles mathématiques d’épidémies ont besoin de deux grand types de facteurs :
    Les caractéristiques de la population démographiques et géographiques : nombre, densité, type d’habitat, sexe, âge, structure familiale et ce qui est plus difficile à connaître les flux journaliers et les taux de contact.
    Dans une épidémie la transmission se fait souvent par contact ou cohabitation dans un même lieu, une même pièce, un même moyen de transport.
    Les données sur la maladie que l’on peut représenter sur le graphique ci dessous :

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    Les données vont alors donner lieu à une modélisation qui va essayer de créer une fonction de contamination, qui déterminera le nombre de personnes touchées par la maladie et une fonction de sortie, qui déterminera si les personnes vont mourir, être guéries ou même être immunisées contre la maladie.
    La modélisation fera des passages successifs, les personnes saines qui n’ont pas été immunisées pouvant à nouveau être contaminées.

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    Les modèles peuvent être plus ou moins complexes et tenir compte de paramètres différents. Un modèle tout simple serait par exemple celui où le nombre de personnes infectées dans une durée donnée Nit est proportionnel au nombre d’individus sains S, au taux de contact c, à la probabilité p que ce contact ait lieu avec une personne infectée et à une probabilité de transmission de la maladie m :
        Nit = S x c x p x m
    Ces divers paramètres seront différents selon la nature des personnes.
Pour une maladie donnée, le produit c.p.m est la « capacité d’infection » de la maladie et donc est un élément de sa dangerosité.
    Evidemment les modèles réels sont plus complexes, mais la difficulté est toujours la même d’une part avoir pour références des épidémies réelles et d’autre part évaluer les différents paramètres.
    Une donnée intéressante simplifiée est également celle de la probabilité ß pour quelqu’un de sain de contracter la maladie au contact d’une personne contagieuse et le nombre de nouveaux infectés Ni. est proportionnel au nombre de personnes saines, au nombre de personnes déjà infectées et à cette probabilité ß : Ni = S. I .ß
    On tient aussi compte de la probabilité de disparition du microbe, sous l'effet du soleil, de la pluie, de la température....
    Parmi les résultats des simulations on obtient pour les diverses catégories de personnes et en fonction des valeurs des paramètres retenus des courbes donnant le nombre de malades en fonction du temps (cf ci après le déroulement d’une épidémie de rougeole).

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    Des mesures de vaccination font baisser la probabilité de contracter la maladie m ou ß, des traitements vont guérir des malades et dans certains cas diminuer la durée ou la probabilité de contagion. On peut aussi tester des mesures de limitation du contact (par exemple confinement chez soi pendant huit jours de la population).

    On voit que mettre sur pied de tels modèles mathématiques n’est pas facile, car il faut disposer de chiffres réels, qui évidemment correspondent à une situation particulière, tant en matière de démographie que de médecine, et par ailleurs de données précises sur la population et sur les maladies, ce qui n’est pas évident.
    La précision des résultats de simulation est donc assez variable et incertaine, car elle dépend énormément des facteurs retenus dans les équations mathématiques et des valeurs qui leur sont attribuées.


    Demain nous parlerons de l’application de ces simulations à l’avenir de Facebook.

Vendredi 14 février 2014 à 8:32

Sciences et techniques

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    Il paraît que Facebook devrait disparaître en 2017!!!

    Même si je ne pleurerai pas sur son sort, je suis étonné, d’autant plus que cette étude a été faite avec un modèle mathématique applicable aux épidémies.
    Des correspondantes m’ont demandé comment on pouvait appliquer un tel modèle à un réseau social.
    Pas facile de répondre car c’est plutôt complexe, mais je n’ai jamais reculé devant les difficultés; seulement ce n’est pas possible de répondre  sans d’abord montrer ce qu’est un modèle mathématique, puis un tel modèle pour prévoir les risques épidémiologiques, et je ne pourrai parler de Facebook qu’ensuite.
    Jusqu’à présent je ne vous en avais dit que quelques mots à propos des modèle mathématiques de simulation concernant l’évolution du climat. (voir mon article du 27/8/2013),
    Donc accrochez vous pour suivre lol, mais rassurez vous, je n’utilisera pas de maths, ce serait imbuvable.

Qu’est ce qu’un modèle mathématique ? et une simulation ?

    Quand vous prenez votre voiture pour partir en vacances et que vous roulez sur l’autoroute à vitesse constante, vous savez que la distance d que vous parcourez pendant un temps donné, est le produit de votre vitesse v par le temps t.
    Dire que d = v t est un modèle mathématique est un peu abusif, tant c’est simplifié à l’état d’une simple formule qu’on apprend en CM1, mais c’est un exemple.
    En effet on est parti de la réalité, on a fait des mesures de distance vitesse et temps et on a abouti à cette équation toute simple. On est allé de l’expérience aux mathématiques. Ensuite si on connaît sa vitesse on peut calculer les distances parcourues à diverses heures; On se sert de la formule mathématique pour prévoir la situation.
    Un modèle mathématique est analogue, si ce n’est que les équations sont beaucoup plus compliquées et cela d’autant plus que les phénomènes sont complexes.
    Cela concerne en général un phénomène physique, chimique ou biologique; on part d’observations numériques et d’hypothèses d’équations issues d’une explication scientifique du phénomène, on bâtit un modèle à base de ces équations, et ensuite on essaie de prévoir les résultats d’expériences que l’on peut faire sur le phénomène. On peut alors vérifier si les résultats des mesures sont conformes à ceux prévus par le modèle ou s’il faut modifier celui-ci, soit en changeant les équations, soit en ajustant des paramètres dans les équations utilisées.
    On peut ensuite utiliser ces modèles mathématiques pour prévoir des phénomènes analogues, mais qui ne sont pas encore arrivés, et pour établir diverses situations en fonctions d’hypothèses de départ initiales différentes. C’est ce qu’on appelle une simulation. C’est par exemple ce que l’on essayait de faire en simulant les conséquences sur le climat, de la production des gaz à effet de serre.

    Un petit complément au cas où vous entendriez ces mots :
    Certains modèles sont dits « déterministes » : c’était le cas de notre voiture. Ce sont des modèles où on décompose les phénomènes en étapes successives et où on peut expliciter les événements par des données initiales, des équations qui représentent le phénomène de façon supposée exacte, et où on aboutit à des données finales, cela sans intervention des lois de probabilité. Cela suppose en quelque sorte que les phénomènes sont déterminés, c’est à dire qu’ils se passent toujours de la même façon.
    A l’inverse il y a des phénomènes que l’on est incapable de décrire par des données et des équations permanentes et où donc les éléments ne se comportent pas toujours de la même façon. Par contre on peut observer une certaine répartition statistique des comportements. On peut alors se servir des calculs mathématiques des probabilités pour décrire ces phénomènes. On parle alors de modèles « stochastiques »
    On a enfin des cas où les phénomènes dépendent d’une multitude de petites causes et on n’est jamais certain de les connaître toutes et de pouvoir les quantifier.
    On dit alors qu’ils se produisent « au hasard » et il faut donc pouvoir simuler ce hasard.
    Si on dispose de séries de valeurs expérimentales du phénomène, on peut en général  identifier une loi statistique qui régit ces valeurs, mais on ne connait pas les valeurs initiales des phénomènes. On peut remplacer ces valeurs par un tirage au sort « au hasard » et on applique la loi mathématique à ces valeurs tirées au hasard. Bien sûr on ne va pas tirer d’un chapeau des numéros inscrits sur de petit papiers ou utiliser les boules du loto, mais il existe des programmes sur ordinateur qui savent faire des « tirages aléatoires de nombres »
    A partir de ces valeurs tirées au hasard et de la loi de probabilité, on peut donc simuler le phénomène, à condition que la loi de probabilité soit la bonne et que ses paramètres aient été bien ajustés. Tout dépend de la qualité des données expérimentales de départ.
    On appelle souvent ce type de simulation « une simulation de Monté Carlo », (comme à la roulette dans les salles de jeu).
    On utilise ce type de calcul quand on veut par exemple simuler des embouteillages et la saturation d’une autoroute.
    On peut partir d’une hypothèse de « flux moyen » de voitures, mais comme elles n’arrivent pas à intervalle régulier (ce serait trop simple et non représentatif de la réalité), on tire au hasard les instants ou les nombres d’arrivées sur l’autoroute, en respectant le flux moyen. On voit ainsi à partir de quel flux on risque une saturation et comment elle s’établit (en général très brutalement comme l’eau qui se fige en glace).
   
    Bien entendu de tels calculs étaient très difficile à faire quand j’ai fait mes études (à la main avec des tables de logarithmes, que la plupart d’entre vous n’ont jamais connues). 
Aujourd’hui, tout se fait évidemment sur ordinateur et des simulations complexes comme celles sur le climat, demandent des ordinateurs énormes (voir mon article sur l’ordinateur Curie : 11/7/2013).
    Sans l’ordinateur, les modèles aléatoires n’étaient guère utilisables, car lorsqu’on fait des tirages au sort,  il faut faire « tourner » de nombreuses fois le modèle, car on obtient des résultats qui peuvent être assez différents et il faut donc un nombre suffisant d’essais pour obtenir des moyennes représentatives des résultats probables avec une faible marge d’erreur. Les calculs sont trop nombreux pour être faits à la main.

    Mais vous constatez donc que pour faire un « modèle mathématique » il ne suffit pas d’être matheux, il faut en outre bien connaître le phénomène scientifique que l’on veut simuler.
    Donc dans le cas des épidémies, il faut d’abord voir ce qu’on doit connaître sur ce sujet
C’est ce que nous verrons demain.

Jeudi 13 février 2014 à 7:59

Astronomie, univers

Vous savez que l'espace lointain m'intéresse, car c'est le lieu d'étude du passé très lointain et de l'origine de la Terre.
On trouve de très belles photos du télescope embarqué sur le satellite Hubble sur le site NASA http://www.spacetelescope.org/images/
En voici quelques unes :

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Nébuleuse de la Tête de Cheval appartenant à la constellation d'Orion, photographiée en lumière infra-rouge :









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Interaction entre deux galaxies : la plus petite est en train de passser à travers la plus grande :








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Une galaxie avec de jeunes étoiles notamment dans les bras de la spirale.




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Deux galaxies dans lesquelles on observe un certains chaos; les parties roses sont constituées de gaz










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La nébuleuse du Crabe :







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Des concentrations de gaz, notamment de l'hydrogène, incubateurs d'étoiles; on les appelle aussi les "piliers de la création" :





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Enfin dans la nébuleuse de l'Aigle, cet amas de gaz , nursery d'étoiles futures
Dans trois jours la suite....

Mercredi 12 février 2014 à 8:31

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

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     Comme je le disais hier, madame Lambert a recherché les centres qui encourageraient l’effort et leur lien avec les symlptômes des dépressions.

    D’abord évidemment les centres de la récompense, (voir mes articles des 12 et 14 janvier 2009), l’aire temporale ventrale (ATV) et le noyau accumbens, qui agissent sur la production de dopamine et son action dans le cerveau pour procurer la sensation de plaisir et de récompense. ils sont essentiels pour tout apprentissage et interviennet dans les mécanismes de survie.
    Le noyau accumbens a des relations étroites avec les centres émotionnels (amygdale et cortex insulaire et cingulaire notamment), avec le striatum qui contrôle en partie les centres du cortex sur le dessus du crâne qui commandent les mouvements du corps et évidemment avec le chef d’orchestre du cerveau qui réfléchit et organise : le cortex préfrontal.
    C'est ce réseau accumbens-striatum-cortex, système qui connecte mouvements, émotions et pensées, que madame Lambert appelle nomme Ie « circuit de la récompense
liée à I’effort »., et elle suppose qu'il est Ie réseau neuroanatomique responsable des symptômes associés à la dépression. S'il s'agit d'une perte de plaisir, ce serait le noyau accumbens qui serait en cause. pour le ralentissement moteur, ce serait Ie striatum. pour
les émotions négatives, le système émotionnel, et pour le manque de concentration, le cortex préfrontal associé au cortex cingulaire.
    Tout semble se passer comme si, pour insuffler de l'énergie à notre comportement, les structures motrices qui contrôlent nos mouvements, étaient étroitement connectées au centre de Ia récompense_- ou du plaisir et aux centres qui contrôlent les émotions et les processus cognitifs supérieurs et plus le circuit de la récompense liée à l'effort est maintenu actif, plus le sentiment de bien-être psychologique qui en résulte est grand.
    Evidemment, tout cela n’est qu’une hypothèse mais madame Lambert a essayé de la vérifier en laboratoire sur des rats, montant que l’apprentissage par l’effort (de recherche de nourriture caché) apportait aux rats qui le pratiquaient par rapport à d’autres non entraînés une confiance en eux et une ténacité et persévérance que les autres groupes n’avaient pas.
    Finalement ce que madame Lambert voudrait nous montrer, c’est que, bien que notre système nerveux ait la même anatomie et la même composition chimique que
celui de nos ancêtres, nous l'utilisons d'une façon très différente, d’une part parce que les emplois et métiers ont changé (diminution du nombre des agriculteurs et des ouvriers au profit des services), et en raison des moyens d’aide, de distraction et de communication, mis à notre disposition par les progrès techniques.
    Certes, le fait d'intellectualiser un problème est une récompense parce que cette activité sollicite le cortex préfrontal. Mais les récompenses liées à I'effort et au mouvement activent Ie cortex préfrontal, responsable de la résolution de problèmes, mais aussi le striatum, qui contrôle les mouvements, et le noyau accumbens, le centre de la récompense et de Ia motivation, ainsi que le cerveau émotionnel : cette expérience cérébrale est beaucoup plus complète et prépare mieux à affronter les épreuves de Ia vie.
    Une moindre activation de ce système pourrait diminuer la sensation de contrôle de l'environnement et augmenter Ia vulnérabilité aux maladies mentales, notamment à Ia dépression. Et elle conclut : « Tout comme un gymnaste doit répéter ses exercices musculaires avant de pouvoir apprendre des enchaînements complexes, nous avons besoin d'expériences positives répétées avec des récompenses liées à l'effort pour exécuter la gymnastique mentale complexe qui enrichit notre vie mentale. Tout ce
qui associe un effort et ses conséquences, et qui nous aide à sentir que nous contrôlons une situation difficile - est une vitamine mentale qui nous aide à améliorer notre résistance et à nous protéger contre la dépression ».

    J’avoue que l’hypothèse de madame Lambert m’a parue intéressante, mais sa démonstration ne m’a pas convaincu, car elle n’a pas vraiment prouvé de relations de causes à effets.
    Mais je constate ce qui se passe pour des jeunes que je connais, qui ne sont pas heureux, voire malheureux et stressés, alors qu’ils ne rencontrent pas de problèmes majeurs, mais qui effectivement sont très peu habitués à l’effort.
    C’est vrai qu’autrefois nos parents nous éduquaient en nous demandant un certain effort physique et intellectuel (ainsi par ailleurs que certaines règles dont le respect entraînait une certaine estime de soi), et qu’ensuite nos professeurs exigeaient de nous l’effort et le travail, mais savaient éveiller aussi notre curiosité intellectuelle et notre effort était automatiquement récompensé par l’intérêt de ce que nous apprenions. Cette habitude de l’effort nous permettait de poursuivre nos études et/ou de réussir dans notre métier.
    Aujourd’hui ni les parents ni les professeurs n’ont appris à s’occuper des jeunes dont ils sont responsables, et l’habitude qu’ont pris ceux-ci de voir leurs désirs immédiatement satisfaits sans efforts, fait qu’ils n’apprécient plus ce qu’ils ont et s’ennuient, malgré tous les moyens de communication et toutes les activités à leur disposition.
    Au contraire je constate que ceux ou celles qui ont eu la chance de tomber sur les parents exigeants et sur des professeurs compétents au plan pédagogique, et qui ont pris l’habitude de l’effort et du travail, ont en général réussi dans leurs études et dans la vie et sont relativement heureux. (ou en tout cas satisfaits de leur sort).
    Alors c’est vrai que je me pose la question l’effort et le travail ne sont ils pas indispensables à une bonne santé mentale ?
   

Mardi 11 février 2014 à 7:52

Notre cerveau : plaisir et apprentissage


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     J’ai lu un article de Kelly Lambert, qui est une neurobiologiste  à l’université d’Ashland aux Etats Unis, qui parlait de l’influence de la motivation et de l’effort sur le cerveau.
    Cette étude de l’évolution de nos comportements m’a paru intéressante.
    Cette chercheuse constate que les dépressions sont beaucoup plus nombreuses aujourd’hui qu’autrefois, constate que les biologistes pensent que ce serait dû à des déséquilibres du neurotransmetteur sérotonine, qui régit en partie nos humeurs, mais que les nombreux traitement dans ce domaine, à base de psychotropes n’ont pas résolu le problème.
    Elle se pose alors des questions :
    Y a-t-il quelque chose, dans notre mode de vie actuel, qui serait toxique pour notre santé mentale ? Les générations précédentes étaient-elles moins vulnérables à la dépression? Si oui, que pouvons-nous apprendre de leur style de vie qui nous aiderait à renforcer notre résistance mentale à I’adversité ?
   
    Kelly Lambert cite deux études faites dans les années 70, dans lesquelles des personnes de différents groupes d'âge avaient été interrogées sur les épisodes de dépression qu’elles avaient traversés. Les chercheurs avaient ensuite comparé les réponses des différentes générations.
    Ils pensaient que les personnes âgées, avaient vécu deux guerres mondiales, plus diverses crises, et avaient donc souffert de davantage d'épreuves et de deuils. Leur détresse mentale devrait être plus grande que celle de personnes plus jeunes, dont la vie, plus courte, était plus facile et moins traumatisante.
    Or ces études ont montré que ce n’était pas exact et que les personnes nées entre 1930 et 1960 présentaient un risque dix fois supérieur à celles nées entre 1900 et 1930 d'avoir souffert d'une dépression grave. Des études plus récentes, faites sur des personnes nées entre 1975 et 1995 montrent un risque encore plus accru.
    Quels sont donc les changements qui se sont produits dans notre vie quotidienne.?

    La psychologue  a étudié la vie de familles américaines depuis la fin du 19ème siècle, jusqu’à nos jours (c’est évidemment un peu différent de la France), et elle s’est aperçue de la quantité de tâches pénibles et difficiles qu’effectuaient non seulement les hommes dans l’industrie ou l’agriculture, mais aussi les femmes dans leurs occupations quotidiennes ménagères.
    «  J'ai réalisé que ma vie était un long fleuve tranquille, comparée aux styles
de vie du XIXe siècle et je me suis demandé si nos styles de vie contemporains, confortables, assistés par ordinateur, avec voitures, DVD, téléphones portables, machines à laver et fours à micro-ondes… - pourraient être une des causes de I’augmentation du nombre de dépressions observéë chez les personnes nées dans la demière partie du XXe siècle. »

    Le cerveau est programmé par l’évolution, pour ressentir un
profond sentiment de satisfaction et de plaisir lorsque nos efforts physiques produisent quelque chose de concret, de visible et qui a un sens et est utile, c’est à-dire qui procure des ressources nécessaires à la survie.
    Certes ce mécanisme  a permis aux hommes de survivre matériellement, mais il apporte aussi une satisfaction psychologique liée à l’effort, au fait d’avoir réussi à assurer la sécurité et la vie. Mais cela va plus loin, car nous avons ainsi l'impression de mieux contrôler notre environnement,.ce qui augmente les émotions positives et notre résistance aux maladies mentales, la dépression notamment.
    Mais les récompenses liées à l'effort ne résultent pas simplement
de l'effort physique. Elles résultent aussi des processus cognitifs élaborés qui sont nécessaires pour imaginer comment faire notre travail, pour coordonner nos actions dans le temps ou avec celles des autres. Certains de ces processus sont inconscients comme la coordination de nos mouvements pour accomplir une tâche, et notamment celle de nos membres qui devaient accomplir des tâches nécessitant une certaine force et impliquant une certaine fatigue.
    Nous avons banni pour la plupart l’effort physique de nos vies, et on constate un nombre plus grand de dépression chez les intellectuels que chez les travailleurs manuels.
    Bien que notre style de vie ait été radicalement modifié, nous avons gardé le besoin inné d'obtenir des récompenses par I’effort, car l’évolution est un processus lent et il faut des milliers d’années pour que notre cerveau s’adapte de façon durable.

    Kelly Lambert fait alors l’inventaire des symptômes de la dépression - perte de plaisir et d'estime de soi, perte de confiance et sentiment de dévalorisation, amoindrissement des capacités motrices et la difficulté de concentration -, et recherche les centres du cerveau qui pourraient y être associés. J’ai d’ailleurs fait plusieurs articles sur ceux ci auxquels vous pourrez vous référer.
    Cet article m’a intéressé car il m’est souvent arrivé de constater que, bien que n’ayant pas connu la guerre et ses malheurs, et quoi qu’ayant à leur disposition presque tout ce qu’ils souhaitent, mes petits enfants étaient moins heureux que moi quand j’étais enfant, et je me suis souvent demandé pourquoi? Je ne prétend pas que cet article est la seule réponse mais il mérite réflexion.
    Je poursuivrai demain cet examen du fonctionnement de notre cerveau qu’a étudié madame Lambert et des conclusions qu’elle en tire..

Lundi 10 février 2014 à 8:13

Bretagne

Vous ne connaissez sans doute pas le château de Pontivy, appelé "château des Rohan", qui date des XV et XVIème siècles, construit par le vicomte Jean de Rohan, . Il avait épousé la fille du duc de Bretagne, François 1er, et à sa mort, se prétendit et s'intitula alors duc de Bretagne, ce que Charles VIII, roi de France, dut lui interdire.
    Voici quelques vues du château, que j'ai visité plusieurs fois et qui est au milieu de la ville de Pontivy, à une soixantaine de km de Carnac, dans les terres bretonnes. L'été on y joue des pièces de théâtre ou des opéras dans la grande cour.
    C'est une lourde bâtisse avec des murs très épais, mais les pluies incessantes de ces derniers mois ontt imprégnéles intestices des pierres et une partie de la muraille d'enceinte s'est écroulée (voir les deux dernières photos).

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Dimanche 9 février 2014 à 8:47

Psychologie, comportement

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    Il m’arrive souvent de discuter avec mes correspondant(e)s de « l’esprit moutonnier » des gens.
    Cet esprit qui consiste à d’une part adopter sans trop se poser de question, les opinions de la majorité, et d’autre part à vouloir posséder ce qu’ont nos voisins  et camarades ou à imiter le comportement des personnes majoritaires du groupe auquel on est, plus ou moins, intégré, est encore plus répandu aujourd’hui chez les jeunes, qu’il ne l’était il y a 60 ans.
    C’est un comportement social et il a sans doute été développé par l’emprise de plus en plus grande d’une part des moyens de communication multimédia, mais aussi par la publicité et la société de consommation, ainsi que le bourrage de crâne que nous font subir les médias.
    Les adolescents, et cela est normal et bénéfique, ont tendance à vouloir s’émanciper et s’éloigner du nid familial et donc avoir des camarades et amis pour partager leurs occupations. Cela fait parti de l’apprentissage d’émancipation, et les parents devraient l’encourager, mais aussi le contrôler pour en éviter les dérives.
    Par ailleurs en même temps, les jeunes ont peur de cette responsabilité et de cette liberté, et cela les stresse. L’allongement des études et le chômage ont par ailleurs pour conséquence de retarder l’entrée dans le monde du travail, ce qui ne favorise pas ces problèmes.
    On constate un changement très important dans la mentalité des jeunes. Autrefois, adolescent, notre modèle c’était nos parents et des gens de notre entourage que nous admirions pour leurs compétences : nos professeurs, les médecins, les savants.
    Aujourd’hui la plupart des jeunes n’ont pour référence que leurs camarades, les groupes de musique et les vedettes du cinéma et du foot.

    Le groupe de copains a donc pris une importance qu’il n’avait pas autrefois.
    Certes nous avions beaucoup de contacts avec nos camarades, plus réels d’ailleurs, car les téléphones portables, les réseaux sociaux et la messagerie n’existaient pas, mais nous gardions notre indépendance d’esprit vis à vis du groupe.
    Aujourd’hui les jeunes se sentent déshonorés s’ils ne font pas partie d’un groupe, de même qu’ils trouvent anormaux ceux qui n’ont pas de petit(e) ami(e).
    On est donc prêt à tout pour faire partie du groupe et s’y intégrer.
    Jessica Lakin et ses collègues expliquent, dans un article de Psychological Science, qu’ils ont constaté que lors d’une expérience où des jeunes avaient été exclus d’un jeu vidéo,  si ensuite on les mettait en présence d'autres participants dont certains avaient été exclus comme eux, et d'autres non, ils imitaient préférentiellement le comportement de ceux qui n'avaient pas été exclus.
    En portant les mêmes habits ou en se comportant de la même façon que les membres d’un groupe, on signale son appartenance et on évite d'être pointé du doigt.
Au contraire, il suffit d’un détail discordant pour être mis au banc d'une microsociété. Les enfants qui ne portent pas les chaussures de sport de la bonne marque ou qui n'ont pas de téléphone portable à la mode le savent.

    Je connais cependant des correspondant(e)s qui ne veulent pas avoir cet esprit moutonnier et qui veulent garder une certaine indépendance, mais ils me disent tous alors beaucoup souffrir de ce que leurs camarades n’ont pas une bonne opinion d’eux et ils semblent se croire persécuté(e)s par la terre entière parce que ils ne sont pas comme tous le monde avec le même conformisme.
    Il y a là une grande contradiction : je me trouve très bien de ne pas être un mouton qui suit sans cesse l’avis de la majorité sans réfléchir. Personnellement je suis comme cela et je me fais ma propre idée sur chaque chose, certes en écoutant les autres, mais en ne les suivant pas aveuglément. Mais il faut quend même rester logique et en accord avec les données des faits et avérées ou avec les données de la science,de la médecine et des sciences humaines et de la Terre, sinon on n’est plus dans la réalité. Il faut aussi se rappeler que la liberté de chacun doit s’arrêter là où commence celle des autres, et donc dans le respect de la loi.
    Mais il faut alors être cohérent et ne pas trop se préoccuper de l’opinion des autres sur soi même. Personnellement l’opinion de ma famille et de mes amis compte, mais celle des autres très peu. Sinon on en souffre forcément et on se torture soi même.
    En définitive il faut, ou être mouton si on veut que presque tous les autres aient une bonne opinion de soi et ne pas en souffrir, ou bien on peut être indépendant d’esprit, voire créatif et original, mais il faut alors ne pas trop se soucier de l’opinion d’autrui.

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lancien

sortir de la tristesse

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