Lundi 31 mars 2014 à 8:13

Animaux

Vous savez que je cherche toujours des photos d'animaux sur le web, notamment de chiens et de chats. En voici quelques unes en intermède :

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Dimanche 30 mars 2014 à 8:39

Psychologie, comportement

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     Beaucoup trop de personnes parmi mes correspondant(e)s, pensent surtout à leur passé,et entretiennent en permanence des regrets de ce qu’elles n’ont pas osé faire, et des remords de ce qu’elles ont fait, mais qui n’a pas réussi ou a causé des problèmes.
    En fait, on ne peut rien changer au passé, et il vaudrait beaucoup mieux que leur esprit soit tourné vers l’avenir, à construire des projets qui leur apporterait de l’espoir.

    Pourtant beaucoup d’entre nous cherchent à connaître de quoi demain sera fait, mais bien que nous sachions (presque) tous qu'il est impossible de prédire l'avenir , cependant beaucoup des personnes que je connais, lisent horoscope dans le journal, ce qui heureusement, ne veut pas dire qu’elles y croient.
    Cette constatation montre cependant une certaine incohérence, et que nous sommes probablement programmés pour rechercher la moindre parcelle d'information relative à notre avenir.
    Les chercheurs pensent que les responsables de cette quête sont nos neurones dopaminergiques, qui sont actifs lorsque l'on attend une gratification (gagner au loto, trouver l'amour de sa vie, réussir un examen… ), mais dont on sait maintenant qu'ils sont
avides de toute forme d'information concernant les gratifications que nous pourrions obtenir dans un avenir proche ou lointain.

    Des expériences ont été menées chez le singe (macaque rhésus), qui manifeste
un comportement analogue à celui de l'amateur d’horoscope : lorsqu'il attend un événement agréable, mais non parfaitement défini, (par exemple un petit ou grand
verre d'eau sucrée) et qu’on lui propose d’obtenir une information sur l'amplitude
de cet événement (une image lui montrant la taille du verre à venir), il est irrésistiblement attiré par cette image. En outre, il cherche à obtenir l'information le plus tôt possible, si on lui laisse le choix entre des renseignements immédiats ou différés.

    Quelque soit l’endroit où nous vivons, notre civilisation, nos opinions politiques ou religieuses, et indépendamment de nos espoirs et de nos craintes, nous voulons savoir ce qui nous attend.
    Si nous lisons naïvement des horoscopes mièvres et peu précis, c’est peut-être parce que nos neurones dopaminergiques échappent en partie au contrôle du raisonnement rationnel de notre cortex préfrontal, , qui anime notre esprit critique.
    Errare humanum est…
    Mais c’est rassurant de voir que le singe ne fait pas mieux que nous !!

Samedi 29 mars 2014 à 8:03

Animaux

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    Avec le beau temps de ces jours ci, je me suis un peu occupé de mon jardin sur le toit. J’y ai un mimosa qui est tout fleuri.
    En enlevant une branche de fleurs fanées, j’ai ai trouvé trois minuscules coccinelles.
    Elles devaient être nées cet hiver, pendant que le mimosa était dans ma petite serre et elles y grandissaient peu à peu, étant passées de larves à coccinelles.
    J’aime bien ces petites bêtes et puis elles mangent les pucerons. Alors j’ai été déposer chacune des trois sur un rosier.
    J’ai été étonné car ensuite mes doigts sentaient très mauvais et je me suis demandé quelle en était la cause.
   
    J’ai été remettre le nez sur l’une d’entre elle et horreur, c’était vraiment désagréable.
   
    En les regardant de plus près, j’ai vu qu’elles avaient de nombreux points noirs sur leur dos et que c’étaient donc des coccinelles chinoises.
    Après m'être lavé les mains (et lodeur est partie, je ne contaminerai pas mon clavier !!), j’ai alors été me renseigner sur internet.
   
    La coccinelle asiatique ou Harmonia axyridi, est particulièrement vorace et provient de Chine. Une seule larve de cette coccinelle est capable d’ingérer quotidiennement plus d’une centaine de pucerons ! Cet insecte a été importé en Europe et aux États-Unis pour protéger jardins et cultures.
    Mais elle est entrée en compétition avec ses cousines européennes, dont les populations ont rapidement décliné. Une étude vient de montrer qu’elle véhicule des microsporidies, des parasites qui infectent les espèces locales et les tuent. De plus son « sang » (appelé hémolymphe) contient une protéine antibactérienne qui leur permettrait de mieux survivre aux infections.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/4326824.jpg    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la coccinelle asiatique n’est pas jaune, (et je ne sais pas si elle a les yeux bridés), mais elle est le plus souvent rouge comme l’occidentale, mais avec de beaucoup plus nombreux points noirs (9 à 12, et ce n’est pas de l’acné juvénile).    
    Toutefois il en existe quelques variétés jaunes à points noirs et même certaines noires à points rouges (sans doute celles qui sont pessimistes lol).
    Il semble que leur couleur soit en partie génétique, mais également déterminée par la nourriture de leurs larves
    Les américains l’avaient introduite aux USA dès 1920 pour protéger le soja contre les pucerons (aphidés) qui l’attaquent. C’est maintenant la coccinelle la plus répandue aux USA et notamment en Louisiane (je ne sais pas si elle sait chanter le jazz de la Nouvelle Orléans ?).

    Les odeurs néfastes que dégage la coccinelle asiatique sont dues à des composés chimiques malodorants, appelés méthoxypyrazines.
    Des chercheurs australiens ont découvert que certains membres de ces produits chimiques contribuent à l'arôme particulier des vins sauvignons blancs australiens, et également des vins cabernet et cabernet sauvignon américains.
    Les viticulteurs australiens et américains cherchent à éliminer l’arôme désagréable que leur donnent les méthoxypyrazines, déposées par les coccinelles. La plupart des essais ont donné des résultats faibles sur le vin rouge et nuls sur le blanc.
    Il semblerait qu’un début de résultat soit obtenu en mélangeant des copeaux de chêne au vin.
    Sinon deux solutions, où interdire les vignes aux coccinelles, ou se boucher le nez quand on boit du sauvignon américain ou australien !!
    Je ne boirais décidément que du vin français et je ne cultiverai pas de vigne sur ma terrasse, si je veux garder mes mignonnes petites coccinelles aux yeux bridés, qui protègent mes rosiers..

Vendredi 28 mars 2014 à 7:52

Chevaux, âne, (gi) vache

En intermède je vous montrerai des animaux aux longs poils soyeux et le plus souvent d'un blanc immaculé (enfin s'ils sont bien lavés), images que j'ai trouvées sur "Buzzly".

D'abord un petit chien de luxe un "Teacup Poméranien et un chiot de même race mais noir et fauve :

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Puis un lapin angora (je ne sais pas si vous voyez son nez !); et une poule Silkie (là on ne voit que le bec !).

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Deux bichons qui sont allées cehez le coiffeur. Je leur trouve une face de lune !!

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Un bébé albatros (il a l'"air mignon et pourtant l'albatros est un oiseau cruel), et un bébé pingouin King :

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Un autre lapin angora (dont on voit surtout 2 canoines !) et in chat croisé Himalayen-Persan, superbe :

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Et enfin un deuxième chat "Pallas", affalé entre deux branches d'arbre :

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Jeudi 27 mars 2014 à 8:05

Biologie, santé.

  Je vous parlais hier du cœur artificiel Carmat, qui vient d’être greffé et je vais essayer de vous expliquer aujourd’hui son fonctionnement.
    Vous trouverez ci dessous une vue extérieur du cœur et un schéma du principe de fonctionnement.

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    La partie implantable comprend la prothèse cardiaque et le raccordement électrique à l’alimentation électrique soit par batteries, soit par le réseau domestique.
    La prothèse reproduit le fonctionnement du cœur naturel et utilise pour cela de petites pompes hydrauliques, un liquide, contenu dans une poche séparée, servant d’intermédiaire pour pousser le sang contenu dans d’autres poches.
   

La prothèse ne comporte pas d’oreillette, mais seulement 2 cavités ventriculaires, droite et gauche, chacune étant séparée en 2 volumes, un pour le sang, un pour le liquide d’actionnement, par une membrane souple hybride, plastique polyuréthane, cellules péricardiques vivantes. Cette membrane reproduit le caractère viscoélastique du muscle cardiaque et agit de la même façon sur le sang, poussant celui-ci lors de la contraction. Le ventricule gauche est plus volumineux que le droit car il doit alimenter tout le circuit de circulation, alors que le droit n’envoie le sang qu’aux poumons.
    Un groupe moto pompe — comprenant deux pompes miniatures — déplace le liquide d’actionnement (une huile silicone), vers les ventricules, ce qui applique une pression sur la membrane qui se déforme, comprimant le  sang et l’éjectant du ventricule. Puis par inversion de sens de rotation il renvoie le liquide vers le sac qui contient le liquide d’actionnement et bat au rythme cardiaque. La membrane est  alors en dépression et le sang est aspiré dans les ventricules.
    Un microprocesseur électronique régule le fonctionnement de la prothèse en fonction des besoins des patients à partir d’informations données par des capteurs et traitées par un microprocesseur. Les capteurs indiquent la position de la personne ainsi que des données physiologiques (rythme, tension ….).
    Les ventricules ont une forme particulière, qui crée des turbulences, afin d’éviter tout risque de coagulation.
    Les parois et les membranes sont spéciales afin d’éviter tout rejet de l’implantation physiologique. Elles sont en polyuréthane, revêtues de cellules de péricarde de veau et les protéines du sang peuvent se fixer sur ce tissu naturel.
    Par la suite, les batteries actuelles pourraient être remplacées par des piles à combustible permettant de ne plus avoir à se soucier du changement de batteries dans la journée, l’autonomie étant alors supérieure à 12 heures. Le problème est celui de l’alimentation en hydrogène de la pile à combustible, un générateur miniature étant en cours d’étude en liaison avec la Défense Nationale, qui veut alimenter la ventilation des tenues de protection NBC.

    Quelques photos du cœur qui a été implanté :

Ci dessous les deux ventricules droit et gauche, avec les deux logements des valvules supérieures; la membrane circulaire vient se mettre sur le dessus

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Ci-contre, les deux sacs du liquide d’actionnement, et l'emplacement circulaire des deux membranes qui vont comprimer les sacs ventriculaires et chasser le sang des ventricules, ou au contraire l’aspirer.








La figure à gauche, montre  les deux ventricules se sont remplis de sang pendant la période de repos du cœur (diastole). On voit aussi les deux valvules.
La figure à droite, montre le liquide silicone qui a comprimé la membrane du ventricule droit et le sang « bleu » est alors chassé vers le poumon et par ailleurs le même liquide, évacué du le sac gauche, d'où décompression de la membrane et le sang « rouge » aspiré dans le ventricule gauche.

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Cette image montre l’arrière du cœur avec le moteur qui actionne les pompes et l’électronique de commande :



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Mercredi 26 mars 2014 à 7:08

Biologie, santé.

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     La télévision a beaucoup parlé, il y a un mois, de l’implantation d’un coeur artificiel, mais les journalistes n’ont pas expliqué son fonctionnement.
    J’ai donc cherché à comprendre et j’ai consulté divers sites où j’ai trouvé des films, qui expliquaient comment fonctionnaient certaines parties de ce coeur. Peu à peu, je pense avoir compris  et peut être certain(e)s d’entre vous, qui n’ont pas eu le temps de faire cette recherche, seraient intéressés par cette question.
   Je ferai aujourd’hui un article général et demain j’expliquerai ce fonctionnement en images.

    L’insuffisance cardiaque est une maladie primordiale du XXIe siècle, près de 100 000 personnes en France. Pour certains de ces patients, fortement atteints, le cœur artificiel pourra être une solution. Cela permettra de résoudre les problèmes de pénurie de greffes cardiaques. On en réalise 200 par an en France, mais cela ne couvre pas tous les besoins des patients, car il n’y a pas assez de greffons.
    Avec ce cœur artificiel, c’est une nouvelle ère de la chirurgie cardiaque qui s’ouvre.     De nombreux pays voulaient être les premiers, dont les Américains, et pourtant cela a été réussi en France !

    Un patient de 75 ans a reçu, le 18décembre 2013, un cœur entièrement artificiel, implanté dans son thorax. L'opération a duré un peu plus de dix heures et mobilisé 16 personnes. C'était pour le patient une opération de la dernière chance. À 75 ans, l'homme était trop âgé pour espérer bénéficier d'une greffe cardiaque; il souffrait d'une insuffisance cardiaque terminale, stade auquel un patient peut à tout moment faire un œdème pulmonaire, et où l'espérance de vie se compte en mois, voire en semaines.
    Ce cœur artificiel a été mis au point par le Professeur Carpentier, ( éminent cardiologue, à droite sur la photo ci-dessus), avec l’aide de la société Carmat, filiale créée en 2008 par Matra et EADS), et implanté par le professeur Latrémouille (à gauche sur la photo), à l’hôpital Georges Pompidou.
    L’opéré a supporté son opération, avait récupéré ses facultés mentales et n’avait plus besoin d’assistance respiratoire, se nourrissait normalement et commençait même à marcher. Il est malheureusement décédé au bout de 75 jours, le 3 mars. On dit aujourd'hui qu'il y aurait eu un court-circuit dans la machine, mais je ne sais si c'est vrai. Mais cet homme devrait être décoré pour le courage dont il a fait preuve et on devrait parler au moins autant de lui que des médecins concernés.

    Sa mort ne remet pas en cause la validité du cœur artificiel, même s'il a eu une petite défaillance, mais il ne faut cependant pas croire que ce cœur va remplacer toutes les greffes cardiaques avec un cœur humain normal.
    Pesant 900 grammes, plus lourd qu'un coeur humain (300 g), il ne peut être implanté que chez des personnes corpulentes : il est compatible avec 70% des thorax des hommes et 25% de ceux des femmes. Il consomme 2è watts.
Autre obstacle, le prix. Ce coeur high-tech coûte environ 160.000 euros, autant qu'une greffe et ses suites opératoires.
    Après la phase dite «de faisabilité» qui doit inclure 4 patients, l'expérimentation devrait être étendue à 22 patients. Si l'efficacité et la sécurité du dispositif sont démontrées, Carmat pourra espérer obtenir une autorisation définitive, et s'ouvrir un marché évalué à 100 000 patients potentiels en Europe et aux États-Unis.
    Il faudra préciser jusqu'à quel âge un patient peut être éligible à un tel dispositif, probablement les moins de 75 ans, ce qui exclurait deux insuffisants cardiaques sur trois au stade terminal. En outre, le dispositif n'est pas indiqué en cas d'insuffisance cardiaque sur un seul ventricule, ce qui exclut là encore deux insuffisants cardiaques chroniques sur trois.
    Les trois autres implantés le seront à l’hôpital Georges Pompidou, à Marie Lannelongue, (au Plessis Robinson, à 150 mètres de chez moi), et au CHU de Nantes.

    Ce cœur n’est pas le seul en cours d’étude, mais la différence principale, c’est qu’il est définitif. Tous les autres prototypes jusque-là étaient temporaires et nécessitaient, par la suite, la pose d’une greffe cardiaque.
    Celui-ci reproduit quasiment à l’identique le fonctionnement d’un cœur humain, les battements de cœur vont au même rythme que précédemment. Son originalité — grâce aux travaux du professeur Carpentier — est d’être entièrement réalisé avec des matériaux biologiques, sans risque de rejet, avec des capteurs qui s’adaptent aux besoins du patient, en fonction de son activité..
    Avant son implantation sur un homme, ce cœur avait fait l’objet de nombreux essais d’implantation sur plus d’une vingtaine de génisses.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/systemeembarque-copie-1.jpg    Ne croyez pas quand même que ce cœur artificiel assure l’autonomie et la mobilité d’un cœur humain normal.
    Il lui faut de l’énergie électrique et le patient doit donc porter un système de batteries Li/ions relativement léger, permettant une certaine mobilité , mais dont l’autonomie n’est que de deux heures (le patient porte deux batteries pour parer à tout incident). Il est complété par un système transportable sur chariot, confortable et silencieux, fournissant de 4 à 6 heures d’autonomie et qui peut être branché la nuit, sur le courant électrique.
    Le patient porte aussi une console qui le relie en permanence à l’hôpital qui surveille actuellement le bon comportement du cœur et enregistre tous les paramètres, à des fins de recherche, et peut éventuellement intervenir sur le système informatique qu’il contient. La photo ci contre montre un patient et son équipement.



    Pour ne pas faire un article trop long demain, je rajoute dans celui-ci, une description du fonctionnement d’un cœur normal humain, qui est l’une des "machines" les plus compliquées qui soient !.
    Comme vous le savez, le cœur est un muscle qui assure la circulation du sang en le pompant grâce à des mouvements de contraction, comme les pompes sphériques en plastique, pour gonfler les bateaux pneumatiques sur la plage. Il assure la nourriture des cellules, notamment en oxygène, en envoyant le sang provenant de tous les organes, vers les poumons pour s’oxygéner et éliminer le CO2, et en renvoyant vers tous les organes du corps, le sang qui en revient, après oxygénation. Il mesure environ 12cm sur 9 et pèse environ 300 grammes.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/coeurhumain.jpg    Il comporte deux parties séparées par le septum, étanche à tout passage du sang.
        - le cœur droit, qui traite le sang « usé » qui revient des organes par les « veines caves », et l’envoie vers les poumons pour oxygénation et enlèvement du CO2, par « l’artère pulmonaire ».
        - le cœur gauche, qui reçoit le sang oxygéné par les poumons  par les « veines pulmonaires » et le renvoie vers tous les organes par les « aortes ».
    Chacune de ces parties est divisée en deux cavités séparées par une valvule :
Le sang arrive par les veines, dans une petite cavité, l’ « oreillette », qui se contracte et envoie le sang vers une cavité plus grande, le « ventricule ». La valve entre les deux cavités se ferme et le ventricule se contracte, expulsant le sang du cœur par les artères dans le système circulatoire. Des valvules se ferment aussi, au départ des aortes pour éviter le reflux de sang. La pression artérielle augmente lors de ce flux.
    Puis pendant une période de repos, le sang remplit de façon passive oreillettes et ventricules.
    Les deux bruits de battement du cœur sont ceux des valvules qui se ferment.
    La fréquence cardiaque au repos est de 60 à 80 battements par minute, pour un débit de 4,5 à 5 litres de sang par minute. Au total, le cœur peut battre plus de 2 milliards de fois en une vie. Lors d’un très gros effort le rythme cardiaque peut monter à 180, voire à 200 pulsations par minute.chez une personne jeune mais ne peut dépasser 120 environ chez un vieillard.

Mardi 25 mars 2014 à 7:58

Animaux

J'ai reçu quelques mails me posant des questions sur ces animaux bizarres dont j'avais montré les photos; j'ai envoyé les références d'articles demandées.. Ces images ont donc intéressé certain(e)s d'entre vous et j'en publie donc une troisième série.

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La taupe étoilée vit dans l'est du Canada et à l'extrême nord-est des États-Unis. Sa longueur atteint environ 20 centimètres, dont 1/3 de queue. Elle doit son nom d'« étoilée » à la forme très caractéristique de son museau













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Le Tarsier est un animal nocturne de la taille d’un rat. Il ne peut pas marcher donc il se déplace en sautant. Il vit en Asie et en Océanie.
















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Le scarabée girafe vit à Madagascar. Seul les mâles ont un très grand cou.







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La galathée yéti est un crustacé décapode habitant dans les profondeurs abyssales ( 2500 mètres de profondeur) de l'océan Pacifique sud. Elle mesure 15 centimètres de long. Ses yeux très atrophiés et sans pigmentation laissent supposer qu'elle est aveugle. Elle est reconnaissable aux soies abondantes qui couvrent ses pattes


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La vache de mer, était un énorme mammifère marin, elle a disparu au 18e siècle, peu après sa découverte.







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La crevette-mante possède des pattes comparables à celles de la mante religieuse, d'une très grande force et rapidité, lui permettant d'attaquer sa proie en 2 millièmes de seconde.









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Le Bec-en-sabot du Nil est un grand échassier de 1m20, qui a un bec plus gros que sa tête.
Il a l'air plutôt méchant !  Il est pourtant peu farouche envers les Humains, les laissant souvent s'approcher fort près et se contentant de les regarder droit dans les yeux.






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Le crabe des cocotiers : lors d'un séjour à Tahiti j'aavis demandé pourquoi les cocotiers avaient tous un anneau d'aluminium autour du tronc et on m'avait répondu : pour empêcher les crabes de grimper sur l'arbre et de manger les bourgeons, ce qui tue le palmier. J'avais cru qu'on se moquait de moi, mais pas du tout : le crabe sort de la mer,  monte le long du tronc, glisse sur l'alu et retombe au pied de l'arbre, et au bout de 3 ou4 essais, s'en va.







Et une image que je trouve extraordinaire, sur la capacité des animaux à se camoufler dans l'environnement : ici un criquet :

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Lundi 24 mars 2014 à 7:42

Psychologie, comportement

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     Il m’arrive souvent de critiquer l’esprit moutonnier qui fleurit de nos jours et le fait que l’on ferait n’importe quoi, pour appartenir à un groupe, dont on copie toutes les habitudes, ce qui s’accompagne d’un souci absolument démesuré de l’opinion que les autres peuvent avoir de soi.
    Mais nous ne sommes pas totalement maître de notre indépendance d’esprit : un mécanisme ancestral cérébral ajuste les pensées de l’individu à celle de la majorité.
    Si le cerveau humain s'est doté de structures qui le prédisposent au conformisme, c'est que ces structures sont favorables, voire indispensables, à sa survie, comme le postulent les théories de l’évolution.
    Effectivement, lors des temps préhistoriques, l'être humain ne pouvait subsister qu'au sein d'un groupe, et adopter les pratiques et les façons de penser du groupe était
le plus sûr moyen de se faire accepter et d’affronter la nature hostile.
    Aujourd'hui, tout a changé, car l’ère industrielle et la relative autonomie de l'individu l’ont affranchi de l’appartenance obligatoire au groupe et chacun pourrait donc avoir une relative indépendance d’esprit, ce qui, au pays de Descartes et des Lumières, paraît une évidence.

    Mais l’évolution ne permet au cerveau d’évoluer que très lentement. Et comme on va le voir le cerveau est câblé pour adopter la pensée majoritaire. C’est ce qu’a montré une étude publiée en 2009 par l’université de Nimègue aux Pays Bas : nous avons dans notre cerveau un « senseur » de l'idéologie dominante.
    Ce circuit cérébral s'active lorsque nous formulons un jugement qui s'écarte de la majorité, et nous conduit à réviser nos opinions pour mieux nous ajuster à l'avis ou aux goûts dominants. Tant que l'avis de l'individu correspond à celui de la majorité, rien à signaler. Mais si un écart apparaît, deux zones cérébrales s’activent, le noyau accumbens et une partie du cortex cingulaire antérieur, qui constituent ce que les neuroscientifiques nomment le « circuit de détection des erreurs ».
    Rien ne se passe tant que les personnes croient leur jugement correct et tant
qu'ils ne connaissent pas l'avis de la majorité.
    Quand on le leur communique et si cet avis n’est pas conforme au leur, alors le circuit d’erreur se déclenche, afin d’essayer de leur faire admettre qu'ils se sont trompés et qu'il leur faut réviser leur jugement. Ils le feront souvent sous la pression ce ce circuit.
    Qu'il s'agisse de la mode, des archétypes ou du discours médiatique, voilà localisée dans le cerveau la source de nos conformismes et de l’esprit moutonnier.
   
    Il est certain que ce circuit nous rend influençable et entrave notre liberté d’action, en nous faisant adopter le point de vue du plus grand nombre, nous enlevant une partie de notre créativité, de notre originalité et de notre indépendance.
    D’un autre coté, il nous empêche de nous mettre trop en marge de la société et des règles et des lois, et à ce titre est bénéfique.
    Ce circuit a cependant, une utilité permanente : ce circuit s’active d’abord quand nous constatons une erreur, par exemple quand en classe un  élève répond à une question et que son professeur le reprend parce qu’elle est fausse : c’est alors un constat.
    Mais il peut aussi anticiper : lorsque nous avons une opinion, mais qu’elle entre en conflit avec d’autres données que nous avons en mémoire, ou contient des éléments contradictoires, ce circuit nous alerte inconsciemment que quelque chose ne va pas, et nous amène, si nous l’écoutons à creuser davantage et à amender nos idées.
    C’est ce circuit d’erreur qui nous alerte quand nous pensons avoir commis une faute d’orthographe ou de grammaire.

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    Les signaux d’erreurs émis par le cortex cingulaire antérieur ont été étudiés chez le primate, puis chez l’homme. Ils sont couplés avec le noyau accumbens qui fait partie du « circuit de récompense et d’apprentissage » et émet de la dopamine lorsque nous réussissons une épreuve, ou diminue cette émission lors d’une erreur. Ces circuits d’erreur sont donc essentiel dans tous nos apprentissages.
    Ces centres cérébraux sont étroitement liés avec les zones du cortex préfrontal (le chef d’orchestre du cerveau), qui essaient de prévoir les conséquences de nos actions. Il semble que des scénarios mis sur pied, à la fois par le cortex frontal et par le cerveau émotionnel, soient soumis à l’arbitrage de ce circuit d’erreur. Il évalue en quelque sorte la probabilité et le coût d’obtention d’une récompense.
    Le cortex cingulaire antérieur, notamment dans sa partie rostrale, (voir schéma),  est donc en quelque sorte un « détecteur d’erreur de prédiction ». Ils signale au cortex préfrontal que les événements consécutifs à une action sont plus mauvais que ceux attendus, et qu'il lui faudra changer de stratégie dans les situations identiques ultérieures

Dimanche 23 mars 2014 à 8:47

Energie, nucléaire, économies

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-7.jpg      J’avoue ne pas comprendre les hommes politiques du monde, qui ne pensent qu’à court terme, à se faire réélire ou à rester en place, et notamment la plupart des écologistes militants (il y a aussi parmi les écologistes des gens sérieux, mais on ne les entend pas), qui ont remplacé les études scientifiques par le principe de précaution. Ils me paraissent tous manquer de bon sens.
     J’ai déjà fait de nombreux articles sur l’énergie, les gaz à effet de serre et le changement climatique, mais je vais en faire un  de plus, suite à la lecture d’un rapport fort intéressant au Ministère de l’Economie, par un groupe présidé par Jacques Percebois
          (http://www.strategie.gouv.fr/system/files/rapport-energies_0.pdf)
ce rapport m’amenant à me poser notamment les questions suivantes.

     La première chose qui est évidente, c’est que le réchauffement climatique est une réalité, même si les modèles mathématiques n’arrivent pas tout à fait aux mêmes chiffres et si on ne sait pas très bien quelles conséquence cela aura en matière de climatologie pratique. Elles ne seront pas pour la plupart bénéfiques : on voit cette année les conséquences d’un hiver trop chaud, même si ce n’est qu’un épisode particulier.
Il est également certain que les émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2, sont l’une des principales causes de ce réchauffement.
Donc, si nous ne voulons pas compromettre l’avenir, il nous faut réduire de façon importante nos émissions de gaz carbonique CO2 et de méthane CH4.

     La deuxième chose évidente c’est que, même s’ll est utile de prêcher l’économie d’énergie, et s’il faut s’efforcer d’en faire, ce n’est pas cela qui sauvera la planète et la demande en énergie continuera à progresser, ne serait que du fait des grandes puissances émergentes comme la Chine et l’Inde
     Il suffit de voir sur le graphique ci dessous, la progression entre 1970 et 2010, en demande mondiale d’énergie globale et d’énergie électrique.

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     Selon l’Agence Internationale de l’Energie, cette demande d’énergie primaire augmentera de l’ordre de 40% d’ici 2035.

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/mixenergie.jpg      Alors on ne comprend pas les grandes puissances qui ne font pas grand chose pour réduire leurs rejets de CO2, voire qui les augmentent comme l’Allemagne, qui, pour des raisons de réélection de madame Merkel, remplace ses centrales nucléaires par des centrales à charbon, très polluantes.
      Vous pouvez comparer par exemple la répartition des moyens de production énergétique globale et de la production électrique mondiale, pour la France et pour les deux premiers pays mondiaux : USA et Chine.
      Par rapport à la production électrique, la consommation d’énergie totale, inclut les transports, le chauffage des locaux et la consommation industrielle non électrique.
      On est horrifié par la part des énergies carbonées : pétrole, charbon,  gaz, sauf en France grâce à la part hydraulique et surtout à l’effort nucléaire initié par le Général de Gaulle. Il faut toutefois souligner que, si les Etats Unis ne font guère d’effort en faveur du climat, la Chine commence à prendre conscience du problème, développe de façon importante le nucléaire et l’hydraulique et commence à se lancer dans les énergies renouvelables, hors nucléaire.

      Devant ces problèmes essentiels et alarmants, on ne peut compter que sur des avancées importantes en matière de recherche et développement pour nous sortir d’affaire. Or les pays se semblent pas faire d’effort important, ni vouloir coopérer dans ce domaine.
Pourtant les sujets ne manquent pas. Je ne citerai que quelques uns des points les plus importants :

      Dans le domaine des énergies carbonées, le gaz est moins polluant que le charbon (ou la lignite), pourtant on ne fait pas beaucoup d’efforts (et en France pas du tout alors qu’on importe tout notre gaz et que notre balance économique import/export est déficitaire), pour explorer et déterminer les richesses existantes, et trouver des méthodes d’exploitation des gaz de schistes plus sures (voir les articles des 28, 29, 30 janvier 2013).

      Dans le domaine nucléaire, qui ne produit pratiquement pas de CO2, un effort plus important pourrait être fait pour améliorer la sécurité des réacteurs, ce qui a été fait en France avec l’EPR, mais qui est d’un coût élevé, et d’examiner comment réduire ces coûts, notamment par une coopération plus importante entre pays.
      A terme de 20 ans, les réacteurs de quatrième génération, à neutrons rapides et/ou à haute température devraient permettre de consommer une partie des déchets à vie longue (Plutonium et actinides), d’utiliser l’Uranium 235 (l’actuel 235 ne correspond qu’à 0,7% de l’uranium, et donc de faire  de l’énergie nucléaire une énergie renouvelable.
Il y a bien une coopération internationale dans ce domaine (j’en ai parlé dans les articles des 16 et 17 septembre 2012), mais les recherches et études sont très lentes et ne semblent pas susciter les efforts qu’elles devraient soutenir.
    L'étude de la filière Thorium pourrait apporter des améliorations importante en matière de sécurité, de déchets et de coûts, mais on en parle peu.

      Les études sur l’énergie de fusion, qui devraient aboutir à une énergie propre et sans risques de contamination et de déchets, sont en cours (par exemple ITER, voir les articles du 26 et 27 juillet 2011).

      Dans le domaine des éoliennes, certes, on sait faire, mais le coût est élevé. De plus une opération a été lancée pour une dizaine de milliards pour des éoliennes marines, qui vont être d’un coût prohibitif, car il faut qu’elles résistent aux tempêtes et quand on voit, ces jours-ci, les vagues se briser jusqu’en haut du phare d’Ouessant, on se rend compte de la difficulté de la réalisation. Et leur production étant intermittente, l’utilisation de l’électricité correspondante pose problème. De plus la production est faible et il faut presque une centaine d’éoliennes pour produire autant qu’une centrale nucléaire.
Par contre on fait peu d’études sur les hydroliennes, alors que sous l’eau, l’emprise aux tempêtes serait moindre, et par ailleurs elles pourraient être installé dans les nombreux cours d’eau de la France. Je compte faire prochainement un article à ce sujet.

      Le cas de l’énergie solaire est encore plus discutable. Si une batterie solaire est idéale pour alimenter de petits objets consommant peu, ou des endroits isolés et ensoleillés où amener le courant électrique coûterait une fortune (par exemple des villages d’Afrique), par contre on a incité, à grand renfort d’incitations financières, les particuliers, les paysans et la petite industrie, à installer des panneaux solaires sur le toit des maisons et hangars. Compte tenu du prix des installations, seuls les personnes aisées peuvent se le payer et ce sont tous les contribuables qui paient les subventions.
De plus le rendement est mauvais et le prix du kwh réel (hors subvention) est presque 10 fois celui du courant normal.
      Quant aux « centrales solaires à panneaux », il faut une immense surface pour obtenir une puissance correcte, le courant produit est sous faible tension et continu, donc intransportable sans perte importante. C’est une aberration.
      Certes le solaire est intéressant, mais lorsque l’on aura mis au point des panneaux à capteurs organiques, qui pourront être construits avec des « imprimantes 3D » (Je ferai le mois prochain un article sur ce mode de fabrication) et seront d’un coût beaucoup moindre. Mais les gouvernements n’encouragent que peu ces recherches qui condamneront les panneaux actuels et mécontenteront tous ceux qui en ont installés.
      Quant aux centrales, les seules rentables seraient celles qui condenseraient par des miroirs les rayons solaires sur des tuyaux contenant des sels fondus, lesquels produiraient dans un échangeur de la vapeur, utilisée ensuite dans des turbinbes classiques. Des essais avaient été faits en France, il y a 40 ans à Odeillo, et seule l’Espagne a poursuivi des études dans ce domaine.
      Le hobby des constructeurs de panneaux solaires hors de prix doit être puissant !!.

      Le gros problème des éoliennes, comme du solaire est leur intermittence. Or on ne sait pas stocker l’électricité en grande quantité. Certes les batteries Li/ions sont un gros progrès, mais les quantités stockables restent faibles, et si on voulait alimenter un parc mondial d’automobiles électriques, on épuiserait vite les réserves de Lithium.
Actuellement le seul moyen de stockage de l’électricité est de remonter de l’eau dans les barrages hydroélectriques ou de comprimer de l’air : une galère. A terme peut être pourrait on produire de l’hydrogène qui servirait ensuite à reproduire de l’électricité (gare au rendement !).
      C’est étonnant que le monde n’ait pas mobilisé des chercheurs nombreux sur ce problème crucial pour l’avenir des « énergies vertes ».

      Les voitures électriques commencent à apparaître en France. Chez nous elles sont écologique parce que notre énergie est nucléaire, mais si en Allemagne il fallait produire leur électricité dans des centrales à charbon ou à lignite, on produirait encore plus de CO2 qu’avec des voitures classiques à essence ou gaz-oil.
Néanmoins là encore le problème est un stockage électrique permettant, à faible poids, de faire 500 km sans recharge (on en est à peine à 80 km d’autonomie, et encore, sans utiliser chauffage et phares).

      Un autre énorme problème sans solution est actuellement l’isolation des bâtiments. On se gargarise avec les maisons qui ne consomment plus rien. Mais c’est à condition de ne pas ouvrir les fenêtres et de supporter l’air conditionné.
Ce n’est possible que sur les maisons neuves et cela coûte environ 10% de plus, donc encore une fois réservé aux gens aisés que l’on subventionne avec les impôts payés par tous.
De plus, en France, l’habitat met 100 ans à se renouveler et donc les maisons neuves c’est 1% par an. Les économies d’énergie ne sont pas pour demain !!
       Mais qu’en est il pour les gens qui habitent en immeubles et de vieilles maisons. Certes on sait utiliser des isolantes, mais intérieurs, et il faudrait donc rétrécir les dimensions des pièces de l’ordre de 30 cm dans les deux dimensions.
      Là encore il faudrait lancer des recherches importantes pour isoler des immeubles à bas coût par l’extérieur. Actuellement c’est prohibitif; j’avais fait les études pour la copropriété où j’habite et dont je m’occupe bénévolement des travaux d’entretien. Cela aurait coûté 4 à 5 fois le montant annuel des charges et le retour d’investissement était compris entre 15 et 20 ans. On a de très bons double-vitrages, mais là encore le prix est très élevé et maintenu artificiellement, et dans les immeubles à chauffage collectif, il faut que tous les appartements soient équipés pour que l’on fasse des économies de chauffage. or les propriétaires qui louent ne veulent pas faire d’investissement.

       L’hydrogène serait un moyen écologie de produire de l’énergie propre, car il produit de l’eau en brûlant. Mais le problème est de le produire en grande quantité par un procédé rentable, autre que l’électrolyse. Par ailleurs le stockage est dangereux (mélange air hydrogène explosif) et demande un énorme volume, ou une pression très élevée.
Il faudrait réaliser de petits générateurs permettant de produire sur place l’hydrogène en l’utilisant immédiatement. Mais là encore les recherches ne sont pas assez nombreuses.

       Je pourrai rajouter d’autres thèmes pour lesquels une plus grande recherche serait nécessaire : les carburants à base de déchets verts, la biomasse, la géothermie, les pompes à chaleur (encore que leur rendement n’est bon que pour de faibles différences de températures des deux sources, ce qui les rends peu aptes au chauffage des appartements et maisons l’hiver), des réseaux électriques intelligents pour absorber des à coups de production électrique, le transport ferroviaire de marchandises etc…

      Seule l’innovation peut sauver notre planète du réchauffement climatique, mais les politiques du monde entier n’en ont guère conscience et ne sont pas malheureusement capables de se mettre d’accord sur des recherches communes dans ce domaine.
      Je me demande quand les écologistes deviendront intelligents ?


Samedi 22 mars 2014 à 8:25

Bretagne


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      J'ai 82 ans aujourd'hui, le temps passe vite, le téléphone va sonner et ma boîte mail se remplir.
     Je sévis sur les blogs depuis presque 10 ans, et depuis plus de 7 ans sur Cow. Alors certains de ceux que j'y ai connus me sont chers, et si ma santé continue à se maintenir, j'espère bien rester encore quelques années parmi vous, cela fait chaud au cœur : c'est le prolongement de la famille.
     Je ne suis pas breton (je suis né à Pau, près des ours des Pyrénées, bien que ma photo ressemble plutôt à celle d'un ouistiti), mais j'aime bien la Bretagne, où je passe mes vacances en famille, tous les étés depuis 60 ans. 
     Alors comme aujourd'hui est jour d'intermède, je vous propose quelques danses bretonnes, avec le regret d'être maintenant trop vieux pour les danser, sans risquer au minimum quelques courbatures !



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