Vendredi 21 mars 2014 à 8:08

Biologie, santé.

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          Le groupe écologiste à l'Assemblée a fait voter le 23 janvier 2014, une loi pour mieux règlementer les émissions d'ondes électromagnétiques et l’exposition à ces ondes.
    Rien de révolutionnaire. Simplement le principe de précaution, face à un danger, qui paraît bien incertain, mais pour l’instant mal connu.
    Que change ce texte ?

    1 - Mieux encadrer l'installation des antennes-relais :

    Effectivement on en installe beaucoup du fait de l’implantation de la 4G. Le projet de loi vise donc à mieux inclure les pouvoirs publics dans l'installation de ces antennes.
    L’Agence Nationale des Fréquences (ANFr), et le maire de la commune devraient promouvoir davantage d’information, d’échanges et de concertation, pour rassurer la population et éviter des heurts ultérieurs.

    2 - Pas de Wi-Fi dans les écoles ou les crèches :

    Le texte prévoit l'interdiction d'installer le Wi-Fi dans les écoles maternelles et les crèches, afin de protéger les enfants de moins de six ans, qui constituent la population pour laquelle il y a peut être un risque.
    Je ne crois guère au niveau dangereux de la wi-fi des box en tous genre, mais cela aura au moins l’avantage de ne pas habituer les trop jeunes marmots à jouer avec un ordinateur et à aller sur internet, même guidés par leurs profs. Pas la peine de leur donner trop tôt des addictions.

    3 - Plus de prévention sur "le bon usage du portable »

    Le projet de loi prévoit le lancement d'une campagne de prévention nationale sur « le bon usage du téléphone portable ». L’utilsier moins longtemps et à bon escient.
    La pub pour la vente de portables à des ados de moins de 14 ans serait interdite et la pub devrait montrer l’utilisation d’oreillette pour éloigner le téléphone du cerveau des jeunes.
    Je suis assez sceptique sur l’efficacité de ces mesures auprès des jeunes. On n’arrive déjà pas à les empêcher de fumer, ce qui, là, constitue un danger réel et redoutable.

    4 - Anticiper les risques potentiels :

     La proposition de loi confie à l’Anses (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) la mission d’évaluer périodiquement les risques sanitaires de l’exposition aux ondes électromagnétiques.
    Faire la cartographie des émissions d'ondes afin de permettre à la population de s’informer est une bonne chose et c’est faisable sans problème.
    Par contre mieux connaître les effets encore mal connus des téléphones portables et des ondes sur la santé est certes souhaitable, mais l’Agence n’a guère les moyens pour ce travail, qui nécessite des études longues et nombreuses de laboratoires spécialisés de neurobiologie.

    5 – Traiter spécifiquement les points anormaux :


    L'étude des émissions des ondes électromagnétique au niveau national devrait permettre d'identifier les endroits où l'émission d'ondes est supérieure à la moyenne nationale, (et à fortiori aux normes), le but étant bien sûr de corriger la situation.

    6 - Prendre en compte les électro-hypersensibles :

    La loi prévoit « la rédaction d'un rapport pour apporter des réponses concrètes aux personnes souffrant d’électro-hypersensibilité », manifestation qui n'est pas reconnue comme une maladie par les médecins.
    Les personnes qui s'en disent victime prétendent souffrir de nausées, de migraines, de vomissements ou d’irritations,…, symptômes dont la cause serait la présence des ondes électromagnétiques.
    En fait à part un certain nombre d’illuminés ou personnes ayant des problèmes psychologiques, certaines personnes en très petit nombre, ont des manifestations désagréables, mais rien n’a prouvé jusqu’à présent leur origine, mais ce mystère plaît beaucoup aux journalistes, amateurs de sensationnel.
   
     L'UMP s'est élevée contre des mesures « sans justification sanitaire bien établie, qui pénalisent les zones les moins denses du territoire dans l'accès au très haut débit » et a voté contre (mais je ne sais pas comment l’UMP pourrait voter une loi présentée par les socialiste, même si elle était très bonne, et vice-versa d’ailleurs. C’est l’absurdité de la gent politique française.
    L’UDF s’est abstenue, indiquant que « trop de dispositions…..semblent déconnectées de l'état de nos connaissances scientifiques et sont sources de contraintes disproportionnées pour les professionnels et les collectivités territoriales ».
    En fait cette loi n’est pas très gênante et ses obligations sont relativement raisonnables, mais assez anodines. Une fois de plus, il y avait peut être un meilleur combat : réduire le chômage !

Jeudi 20 mars 2014 à 9:52

Informatique, médias, internet

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     En cherchant des renseignements sur la protection informatique des microordinateurs, j’ai trouvé un fait divers qui m’a amusé, et je veux donc vous le faire partager.

    « Verizon Communications » est une société américaine de télécommunication, issue des sociétés BELL et GTE, très connues, et qui propose sur le marché des services mobiles et conçoit notamment des logiciel pour téléphones portables, iphones en particulier. C’est une grosse société de 75 000 salariés et prétend avoir 120 millions de clients. Elle est un expert en matière de sécurité informatique, ce qui n’a pas empêché les hackers Chinois en 2011 de lui pirater le logiciel de fonctionnement de l’iphone 4 et d’en implanter une transcription sur le réseau chinois.

    En juin 2013, le Pentagone américain accusait la Chine d’avoir espionné l’industrie de défense et de s’être approprié grâce à des hackers, des plans d’avions et d’hélicoptères. La société Verizon avait notamment été chargée d’enquêtes pour trouver les voies d’intrusions dans les ordinateurs américains.
    Au même moment l’Australie se plaignait d’intrusions chinoises sur les ordinateurs de l’équivalent national de la CIA. En France il semble qu’EADS ait aussi été la cible d’intrusions chinoises.
    D’ailleurs,dans le livre « The New Digital Age », paru en 2013, le président de Google Eric Schmidt et son collègue Jared Cohen, pensent que la Chine constituera une superpuissance de l’internet, particulièrement menaçante et dangereuse.
    Pour eux, d’après le Wall Street Journal, la Chine est le pays où le hacking de sociétés étrangères est « le plus sophistiqué et le plus prolifique ».

    Après ce préambule, voici le fait divers :

    Dans son enquête sur les fuites et intrusions informatiques, Vierzon a soupconné en définitive une entreprise qui étudiait et fournissait aux entreprises américaines de nombreux logiciels et notamment des logiciels de sécurité pour des « infrastructures sensibles ». Cette firme avait mis en place un accès à distance sécurisé pour permettre à certains salariés de travailler occasionnellement depuis chez eux et Vierzon s’était rendu compte que des connexions régulières avaient lieu depuis la Chine. Dès lors l’origine des connexions a été analysée et a abouti sur un des ingénieurs « Bob »..

    Bob était un excellent concepteur de logiciels. Chaque année, sa direction était extrêmement satisfaite de sa performance, louant «son code propre et efficace». Il était même, selon les ressources humaines, «le meilleur employé» de sa division ».
    En fait cet ingénieur a pendant plusieurs années, sous-traité son travail en Chine, ne payant qu'environ 20% de son salaire à six chiffres à une agence chinoise.
    Profitant des avantages du travail chez soi, à distance, il travaillait de la même façon, pour plusieurs entreprises informatiques et gagnait ainsi un salaire conséquent pour un travail minimal et une partie de la journée passée sur Youtube ou Facebook.
     Bob» avait en fait envoyé en Chine,, sa clé USB d'authentification du processus sécurisé, de telle sorte que les Chinois pouvaient accéder en toute tranquillité aux ordinateurs de l’entreprise. Ils pouvaient ainsi charger les données qui leur permettaient de réaliser en Chine des logiciels performants qu’ils réinjectaient dans les ordinateurs américains, comme si Bob les avaient conçus.

    Mais bien entendu les chinois ne faisaient pas cela uniquement pour faire plaisir à Bob et lui permettre de gagner largement sa vie !!
    Ils truffaient leurs programmes de petits logiciels espions (on les appelle « cheval de Troie »), qui leur permettaient ensuite de s’introduire dans les ordinateurs des firmes auxquelles les logiciels étaient vendus et de pirater ainsi des renseignements sensibles, militaires ou surtout industriels.

    Cet épisode de la « guerre cybernétique » ne m’étonne pas, mais par contre je n’aurais pas imaginé un tel procédé pour obtenir un bon salaire avec un minimum de travail.. Bien que réprouvant le procédé, je ne peut m’empêcher de le trouver ingénieux.
    Je n’ai malheureusement pas pu trouver sur internet, ce qu’est devenu Bob. On dit simplement qu’il a été licencié, mais cela ne m’étonnerait pas qu’il ait eu ensuite des problèmes avec le Département d’Etat américain.

Nota : vous remarquerez que l'araignée de mon image a les yeux bridés et le teint jaune !!

Mercredi 19 mars 2014 à 7:46

Chiens

J'ai bien aimé ces photos de Buzzy sur des bébés et leur chien. J'ai trouvé cela mignon, mais dans certains cas je n'aurais pas laissé mon bébé seul ainsi; enfin le temps d'une photo et en restant à coté, le risque n'est pas grand !

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Mardi 18 mars 2014 à 8:24

Le bonheur

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Le bonheur préoccupe tout le monde et bien sûr mes correspondant(e)s qui m’écrivent souvent à ce sujet.

    Je lisais ces dernier temps des études sur le conception du bonheur selon les personnes et selon les âges notamment, les joies que l’on apprécie variant en fonction de l’époque de sa vie, ce qui effectivement, paraît normal. Ces études sont surtout américaines et cela les rend moins valables chez nous, car les cultures sont différentes.
    Les résultats des études sont tous très voisins : les jeunes retirent plus de satisfaction dans l’inédit et le sensationnel, alors que les personnes plus âgées se trouvent heureux dans des moments ordinaires.

    C’est au fond assez normal, car cela corresponde à une certaine expérience de la vie.
    Les jeunes n’ont pas encore beaucoup vécu et ils sont plus concernés par des événements marquants : un exploit sportif, des vacances extraordinaires, l'obtention d'un diplôme, une rencontre, un mariage, un voyage, assister à un concert ou un rassemblement  à la mode ou un événement qui a été encensé par les médias.
    Les personnes plus âgées ont déjà vécu cela et donc sont un peu blasées  et elles apprécient davantage un bon repas passé avec la famille ou des amis, du jardinage, une promenade à la campagne, un voyage tranquille, la visite d’un musée ou d’un beau site…
    Elles se définissent par leur quotidien et n'ont pas besoin de se tester par du sensationnel pour exister.
    Cette transition se produirait vers 35 ans en moyenne.

    Les journaux, qui ont eu vent de ces recherches s’amusent à produire du sensationnel avec des sondages plus ou moins valables. (plutôt moins d’ailleurs !). Le site Internet anglais Friends United qui a interrogé des plus de 40 ans, affirme que 70 % d'entre eux expliquent n'avoir été vraiment heureux qu'une fois passé le cap des 33 ans. Seuls 16 % citent l'enfance et l'adolescence, et à peine 6 % leur vie d'étudiant.
    Ce qui est amusant c’est que les personnes interrogées estiment que le bonheur maximal est autour de  33 ans et le justifient ainsi :
« A 33 ans on a choisi d'être seul ou en couple, d'avoir un enfant ou d'attendre un peu, et si l'on a des enfants, ils sont encore très jeunes et sont donc un facteur positif de notre vie. En même temps, nos propres parents sont encore jeunes et indépendants, ils ne représentent ni une charge, ni un souci. Et puis, à 33 ans, on a généralement beaucoup d'amis »
    Un autre sondage, fait il y a quelques mois, par Microsoft sur Hotmail, donne des résultats différents : « c'est l'âge de 55 ans qui était ciblé comme idéal, celui où l'on reprend son souffle, où tout va mieux. Les enfants ont grandi, vous êtes en fin de carrière, vous passez moins de temps au travail mais vingt-trois minutes de plus à vous occuper de vous par jour. De quoi mieux vivre la dizaine d'années restantes avant de profiter de la retraite. »  
    Pas de chance, une enquête conduite auprès d’un échantillon de 1 600 personnes, par le très sérieux et respecté Department for Food and Rural Affairs (DEFRA), révélait que les hommes âgés de 35 à 44 ans se déclaraient en moyenne moins satisfaits de leur vie que les jeunes et les personnes plus âgées. Pourtant, les revenus et la consommation des ménages britanniques atteignent leur apogée au milieu de la vie. Les deux constats sont contradictoires si on pense que le bien-être est avant tout matériel, mais l’argent n’est pas tout le bonheur !.
    Le bonheur, en effet, n’a jamais autant intéressé les économistes qu’aujourd’hui et vous pouvez trouver des enquêtes de l’INSEE (notre institut de statistique).
    Voici d’abord une courbe qui compare le revenu moyen par habitant et le degré de satisfaction, qui montre une stabilité étonnante de ce sentiment de satisfaction.

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    Mais comment mesurer celui-ci ?
    Le bien-être subjectif est généralement mesuré en demandant aux personnes interrogées de donner ou de choisir un niveau de satisfaction.
    Il dépend notamment de deux grandes catégories de facteurs :
    D’abord les éléments objectifs, comme les caractéristiques sociodémographiques (l’âge, le niveau d’éducation, la configuration familiale, etc.) ou la situation économique (le statut d’activité, la catégorie professionnelle, le revenu, etc.).
    Mais le bien-être exprimé est aussi influencé par des facteurs plus personnels, dont en particulier la personnalité. J’ai souvent dit dans mon blog, qu’un individu optimiste, par exemple, aura tendance à se déclarer plus heureux qu’un autre, pessimiste, se trouvant dans la même situation.
    Plusieurs documents de l’INSEE expliquent les diverses méthodes pour obtenir un résultat plus objectif. J’avais fait d’ailleurs des articles, les 1, 14 et 15 septembre 2013 sur le bonheur dans le monde et les enquêtes Globeco.

    L’INSEE donne trois courbes de l’évolution du sentiment de bien-être au cours de la vie de l’individu, entre 20 et 75 ans, l’une brute, (en pointillé) et les deux autres, (en bleu), à revenu constant et à situation conjugale constante. Ils expliquent le traitement statistique, qui évidemment est sérieux et c’est étonnant de constater l’amplitude des différences en fonction des âges.

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    Les courbes « à revenu constant » sont assez explicables : la période de satisfaction minimale est celle entre 40 et 50 ans, où les charges familiales sont maximales, alors qu’il faut investir, nourrir sa famille et élever ses enfants.
    L’argent contribue bien au bonheur, mais ce n’est apparemment pas l’ingrédient principal.
    Il semble d’ailleurs que l’insatisfaction des personnes âgées résulte surtout de leur état de santé et d’un certain isolement social.
    Certains voient en particulier dans la croissance du bien-être au-delà de la cinquantaine l’effet de processus psychologiques d’adaptation ou de réajustement des aspirations (voir supra). Par exemple, les objectifs fixés seraient plus fréquemment revus à la baisse au fur et à mesure que l’on vieillit et seraient plus facilement atteignables.

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    La courbe à situation conjugale constante est plus difficile à expliquer et elle se creuse encore davantage entre 30 et 50 ans. On a l’impression que dans cette période, la stabilité de situation conjugale est une cause de dépression ! Peut être que les célibataires aimeraient être en couple, mais apparemment les gens en couple regrettent de l’être ! Je crois que je tire des leçons hasardeuses de cette courbe, mais l’INSEE ne m’a pas fourni d’explication.

Lundi 17 mars 2014 à 8:05

Actualité

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Depuis quelques, il y at une énorme pollution sur Paris, et le gouvernement a même décrété la circulation alternée des voitures pour aujourd'hui et probablement demain.
          Certaines correspondantes m’ont demandé ce qu’on pouvait faire dans ces cas là.

D’abord de quoi est constituée la pollution ?

          Le CO2 qui est à l’origine des effets de serre et du changement climatique, n’est pas un polluant nocif pour les poumons. Certes nous avons besoin d’oxygène, mais la concentration en CO2 dans l’air est faible et n’influe guère sur notre respiration sauf si nous étions dans un local fermé où un feu dégagerait du CO2. Dans ce cas d’ailleurs l’oxyde de carbone CO est plus à craindre car c’est un toxique à faible concentration qui bloque le transport d’oxygène par l’hémoglobine des hématies du sang.
          Les gaz d’échappement contiennent des oxydes d’azote qui sont des irritants de même que l’ozone, et l’oxyde de soufre SO2, mais les concentrations restent en général faibles.
          La principale source de pollution est due en fait aux particules fines, émises pour les voitures à alimentation diesel, et le chauffage domestique ou industriel au fioul et au bois (le chauffage au gaz n’émet que très peu de particules.
Les cheminées où l’on brûle du bois sont les plus polluantes, les inserts ayant un système qui recycle en partie les particules pour les brûler.
La figure ci-dessous montre les proportions des diverses origines de la pollution par les particules. Les transports ne représentent que 20% des causes de la pollution.

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Toutes les particules ne représentent pas le même danger :

          Les particules pénètrent essentiellement dans nos bronches quand nous respirons.
          Les grosses particules de plus de 10 µ sont arrêtées par les poils qui tapissent les fosses nasales
La plupart de celles entre 5 et 10 µ se déposent dans le nez, la gorge et la trachée artère qui amène l’air aux poumons.
Les plus dangereuses sont celles qui sont comprises entre 1 et 3 µ qui vont encombrer bronches et bronchioles, les « encrasser », empêchant une bonne ventilation, et celles entre 0,1 et 1 µ, qui vont pénétrer dans les alvéoles pulmonaires et y provoquer des irritations et des inflammations, donc des crises analogues à de l’asthme.
          Au dessous de 0,1 µ, les particules, peu nombreuses, restent en suspension dans l’air et sont en général réexpirées, mais certaines peuvent passer dans le sang.

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Comment se protéger contre la pollution de l’air par les particules :

    Porter un masque ne sert à rien :

           Les masques antipoussières ne filtrent que les grosses particules.
           Il n'existe aujourd'hui aucun masque qui puisse empêcher ces particules néfastes de petite taille inférieure à quelques microns, de rentrer dans nos organismes. Les seuls masques qui pourraient être envisagés pour se prémunir de la pollution sont ceux de chirurgie, fournis dans le milieu hospitalier pour empêcher la contamination en bactéries..     Mais ce n'est pas une solution réaliste :d’une part ils sont très chers et d’autre part filtrant énormément l’air, ils sont un frein à la respiration et au rejet de vapeur d’eau par cette respiration : au bout de quelques minutes on transpire beaucoup et il est impossible de les porter toute une journée.
          Les poils de nez restent la barrière la plus efficace.

        Ne pas sortir de chez soi est nocif :

          L'indication de rester chez soi, pour les enfants en bas âge, les personnes âgées ou malades, n'est pas inepte, mais pas efficace non plus. Les logements concentrent la pollution, surtout si en plus on ne les aère pas.
          Il y a un effet accumulation de la pollution et plus l'exposition est longue et répétée, plus le corps s'encrasse. L'idéal serait de profiter des beaux jours pour partir s'aérer dans un endroit moins polluées, dans un bois par exemple. Evidemment, ce n'est pas toujours possible.

        S’enfermer dans sa voiture est idiot :

          S'enfermer dans son automobile reste de loin l'idée la plus mauvaise. C'est dans les voitures fermées que l'on retrouve le taux le plus élevé de petites particules.
          La France est un des pays d'Europe où l'on trouve le plus de voitures diesel (plus de 70% des nouvelles immatriculations), alors que c'est une source très importante d'émission de particules fines.
          Contrairement à ce que l'on pourrait penser, se déplacer en vélo reste une meilleure solution pour la santé. Les cyclistes sont moins exposés que les automobilistes, à condition toutefois de ne pas avoir à faire des efforts dans les côtes.

        Eviter l’effort physique :

          La préfecture de police de Paris recommande aux enfants, aux personnes âgées et aux personnes sensibles, d'éviter les efforts physiques intenses et de « privilégier les activités calmes ».
          Pendant l'exercice physique, la machine de notre organisme s'accélère et notre besoin en air augmente. Nous respirons davantage et donc absorbons davantage de particules. Faire un footing au bord de l'autoroute ce vendredi à midi n'est donc pas conseillé.

    Et puis évidemment, il vaut mieux éviter les embouteillages et les cheminées d’usines.

Dimanche 16 mars 2014 à 7:46

Animaux

En intermède, encore quelques animaux bizarres dont j'ai trouvé les photos sur le site SPION.com

Les pieuvres du genre Grimpoteuthis sont également appelées "pieuvre dumbo", à cause de leurs nageoires en haut de leur tête ressemblant à des oreilles d'éléphants - notamment de Dumbo l'éléphant volant de Walt Disney. Elles vivent à des profondeurs extrêmes: 3000-4000 mètres.

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L’Axolotl, batracien originaire du Mexique, a la capacité de passer toute leur vie à l'état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte. Ne vous fait il pas penser à un martien (sauf qu’il n’est pas vert) ?.










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Le blobfish (connu dans des dessins animés) est une espèce de poisson vivant dans les eaux profondes (entre -600 et -1 200 mètres) au large des côtes australiennes et tasmaniennes.



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 La Grenouille de verre a la particularité d'avoir la peau complètement transparente. Ainsi on voit distinctement ses organes vitaux à l'œil nu.

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Les pangolins
(du malais pang goling : « celui qui s’enroule ») ou Manidés encore appelés fourmiliers écailleux, sont des mammifères insectivores édentés dont le corps allongé est en grande partie recouvert d'écailles, qui vivent dans les régions tropicales et équatoriales d'Afrique et d'Asie du Sud-Est


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/Zaglossus.jpgLe Zaglossus bruijni vit en Nouvelle-Guinée entre 1 300 et 4 000 mètres d'altitude dans les prairies alpines et les forêts humides. C'est un assez petit mammifère monotrème d'une quinzaine de kilos pour 90 cm de long, dont le dos est couvert de piquants grossiers, avec un museau long, pointu, tourné vers le bas, qui lui sert à fouiller la terre pour y trouver sa nourriture : des vers de terre.

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Le chlamyphore tronqué est un tatou nain d’Argentine, avec une carapace rosearticulée de plaques fichées dans la peau, couverte de longs poils, blancs et soyeux, même sous la carapace, d’une quinzaine de cm et environ 100g. Il a une queue en spatule, de logues griffes, de petits yeux et pas d’oreilles.


Le Panope du Pacifique
(Geoduck) est un mollusque bivalve marin de grande taille qui vit enfoui dans le sable. La coquille du Panope peut mesurer de 15 à 20 centimètres de long mais il possède un siphon qui peut atteindre à lui seul un mètre. C'est le plus gros bivalve fouisseur au monde, avec un poids moyen variant entre 0,5 et 1,5 kilogramme à l'âge adulte, mais il n'est pas rare de trouver des sujets pesant 7,5 kg et mesurant 2 mètres de long. >Il peut vibre jusqu’à 160 ans

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Samedi 15 mars 2014 à 7:54

Drogue, alcool, addictions

Voyons d’abord les mécanismes de dépendance chronique du tabac, acquise peu à peu par un fumeur qui va consommer de plus en plus de cigarettes.

    Comme je l’ai montré hier, des récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens, lequel est le principal centre de récompense entraînant la libération de dopamine et la sensation de plaisir.
     La prise de nicotine libère donc de la dopamine et fumer semble donc agréable !.

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    Les stimulations nicotiniques répétées chez les fumeurs, augmentent donc la libération de dopamine dans le noyau accumbens et le plaisir correspondant.
    De plus le nombre de récepteurs dans les neurones augmente, ce qui augmente cette libération et le plaisir ressenti, donc l’envie de fumer.
    Mais le fumeur chronique maintient, entre chaque cigarette, une concentration de nicotine suffisante pour désactiver les récepteurs et pour ralentir leur renouvellement. D’où peu à peu une certaine désensibilisation du récepteur et la réduction du plaisir ressenti.
Progressivement  les neurones réagissent de moins en moins à la nicotine, puisque les récepteurs nicotiniques perdent en partie leur capacité de s'activer en réponse à la nicotine.
    Le fumeur doit alors fumer un nombre croissant de cigarettes pour obtenir le même effet.


    Après une brève période d’abstinence (une nuit de sommeil par exemple), la concentration de nicotine redescend et permet à une partie des récepteurs de retrouver leur sensibilité. Le retour de tous ces récepteurs à un état fonctionnel normal, augmente la neurotransmission cholinergique à un niveau anormal affectant l’ensemble des voies cholinergiques du cerveau, voies qui commandent notamment nos muscles. Le fumeur éprouve alors de l’agitation et de l’inconfort (le phénomène de manque), qui le conduit à fumer une nouvelle cigarette.
    Dans cette théorie, la dépendance provoque le manque.

     Il semble  par ailleurs, que la nicotine et la dopamine ne provoqueraient pas la dépendance tabagique à elles seules. Au début des années 1990, l'équipe d'Ivan Berlin, a I'Hópital de la Pitié-Salpetriere, a Paris. a montré que des molécules, autres que la nicotine, présentes dans le tabac, modifieraient le fonctionnement du système nerveux central, affectant d'autres neuromédiateurs, notamment la noradrénaline et la sérotonine.

    Mais cette théorie, qui suppose une certaine saturation permanente du cerveau en nicotine, si elle montre bien la dépendance chronique, ne peut expliquer les dépendances rapides dès les premières cigarettes, même si leur nombre est faible.
    En effet la désensibilisation des récepteurs après une seule cigarette est faible; la réduction du plaisir n’intervient pas, et la sensation de manque correspondant au retour à la normale de ces récepteurs, non plus. Une cigarette de temps en temps suffit donc, mais cette utilisation répétée développera peu à peu la tolérance et la diminution de l’impact de chaque cigarette, mais cela pourra mettre plusieurs mois ou plusieurs années, au fur et à mesure de l’augmentation de la consommation. Elle n’est donc pas une explication de l’augmentation rapide de celle ci chez beaucoup de jeunes. Il faut trouver une autre explication.

    Les chercheurs pensent, qu’au début de la consommation de cigarettes, ce n’est pas le plaisir qui incite à fumer à nouveau, mais un certain manque créé au niveau des équilibres homéostatiques. Ce serait donc alors le manque qui créerait la dépendance; (je rappelle que l’homéostasie est la capacité que peut avoir notre organisme à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures qui lui sont imposées par l’environnement : fréquence cardiaque, tension, respiration, constantes physicochimiques du sang ou dans les cellules…).

    Comment va apparaître ce manque qui va inciter le jeune à fumer ?
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    Chez les non-fumeurs, le système cérébral produisant le besoin de fumer et le système inhibant ce besoin, sont en équilibre.
    C'est le même genre d’équilibre qui contrôle la faim : quand on a faim, le système déclenchant active Ie comportement de prise de nourriture que le système inhibiteur interrompt lorsque l'individu est rassasié, à la fin du repas.







    A la première cigarette, la nicotine stimule le système d'inhibition du besoin jusqu'à
ce que son activité l’emporte sur celle du système déclenchant le besoin, et le fumeur n’allume pas une nouvelle cigarette.
    Le cerveau tente ensuite, de rétablir l'équilibre en développant rapidement des adaptations biologiques qui renforcent l'activité du système activateur stimulant le besoin.
Ces modifications n’entraînent pas d’effet immédiat, puisque l’on tend vers l’équilibre.







    Lorsque les effets de la nicotine disparaissent, le système d'inhibition du besoin n'est plus stimulé et retrouve un niveau d’activité inférieur de l’inhibition. Mais le système déclenchant le besoin, a été au contraire, renforcé par les adaptations précédentes et on se retrouve de nouveau face à un déséquilibre, déséquilibre qui crée alors un désir intense pour la seule chose qui puisse inhiber le besoin : une cigarette.
    C’est donc ce manque homéostatique qui incite à refumer.

Nota : les schémas ci contre sont tirés d'un article du docteur Di Franza.


    L’usage du tabac est une calamité, dont les plaisirs procurés ne compensent pas malheureusement les inconvénients : coût élevé, sujétion permanente, situations de manque éventuelles, cancers du poumon et infarctus qui limitent l’espérance de vie au dessous de 80 ans.
    Quand on voit la rapidité avec laquelle on prend cette habitude, la réaction de toute personne sensée est de faire le maximum pour ne jamais commencer à fumer et d’inciter les autres, notamment ses enfants et petits enfants à ne jamais commencer.

Vendredi 14 mars 2014 à 8:27

Drogue, alcool, addictions

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      Je croyais que l’on fumait avant tout par plaisir et que l’on devenait psychologiquement dépendant de ce plaisir. Personnellement je n’ai pratiquement jamais fumé parce que les quelques essais que j’ai faits, étant jeune, m’enlevaient toute sensation de goût de la nourriture et ne m’apportaient aucun plaisir, et je pensais que c’était la raison qui m’avait épargné cette calamité, ce grâce à quoi je suis encore en bonne santé, alors que tous les camarades de mon âge qui fumaient plus de 10 cigarettes par jours ne sont plus de ce monde.
      La croyance médicale d’il y a quelques années était que l’absorption de la nicotine inciterait à fumer plus fréquemment, et, partir d'une consommation régulière de cinq cigarettes par jour, et au bout de quelques années de tabagisme, la dépendance physique s'installerait, caractérisée par les symptômes du manque de nicotine : agitation, irritabilité, incapacité de se concentrer, etc. Le point faible de cette conception, est que ceux qui fument moins de cinq cigarettes par jour, ne deviendraient jamais dépendants, ce qui ne semble pas exact.

     Depuis quelques années cette conception semble avoir beaucoup évoluer et je viens de lire un article très clair du docteur Di Franza, professeur de médecine générale au centre médical de l’université du Massachusetts à Worcester, qui explique qu’au contraire, on risque de devenir accro au tabac dès les premières cigarettes, surtout chez les adolescents.
     Une étude faite par ce médecin de 2005 à 2008 auprès de lycéens américains, a montré que apparition rapide de la dépendance était très fréquente, le plus souvent durant les premières semaines après la première cigarette et que les envies impérieuses de fumer et les échecs des tentatives d’arrêt peuvent apparaître chez les adolescents, dès les premières semaines de consommation, avec moins de 2 cigarettes par semaine.

      Un neuromédiateur est particulièrement important dans notre système nerveux : l’acétylcholine. Il intervient dans la commande de tous les mouvements et la contraction des muscles  Mais il est aussi impliqué dans la mémoire et l'attention, le sommeil et la veille, la douleur et l’anxiété. Ses récepteurs sont présents dans le cerveau, dans tous les muscles, mais aussi dans les systèmes nerveux autonome et végétatif.
       En ce qui concerne la commande musculaire, l’influx nerveux arrivant aux muscles, libère l’acétylcholine, qui se fixe sur des récepteurs, lesquels laissent passer des ions Na+, K+ et Ca ++, lesquels font contracter le muscle (voir le processus dans mon article du 17/09/2013). Puis, pour que le muscle cesse d’être contracté, une enzyme, l’acétylcholinestérase, vient hydroliser l’acétylcholine en choline et acide acétique.
     En fait les récepteurs de l’acétylcholine sont de deux sortes :
        - des récepteurs dits « muscariniques, car ce toxique (celui des champignons mortels amanites), peut aussi se fixer sur eux et les bloque.
        - des récepteurs dits « nicotinique », car la nicotine peut aussi se fixer sur eux et ne s'y détruit que lentement.
     Les études menées par plusieurs laboratoires on montré que 3 bouffées de fumée de cigarette saturaient la moitié des récepteurs nicotiniques et qu’une cigarette provoquait l’occupation de 88% d’entre eux.
     Lorsque le canal ionique est activé par la nicotine, le temps d’action est un peu plus long que pour l’acétylcholine qui est détruite très rapidement, laissant entrer davantage d’ions, et en outre l’excitation du neurone entraîne la libération de dopamine par ces centres de récompense, ce qui procure un certain plaisir. (voir les deux schémas ci dessous, acétylcholine à gauche et nicotine à droite).
        En effet des récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens, lequel est le principal centre de récompense entraînant la libération de dopamine et la sensation de plaisir. Fumer semble donc agréable !.

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    Bien que l'on ignore encore le rôle que joue l'augmentation du nombre des récepteurs dans Ia dépendance, ces études indiquent qu il est physiologiquement plausible que des adolescents puissent avoir des symptômes de manque deux jours
seulement après leur première cigarette.

    Reste à savoir pourquoi les adolescents sont plus rapidement sensibles que les adultes.
    Des études d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ont montré que le besoin de nicotine, d'alcool, de cocaïne, d'opiacés et de chocolat, déclenché par des éléments de l'environnement, se caractérise par l'augmentation de l'activité métabolique dans le cortex cingulaire antérieur et dans diverses régions du cortex préfrontal.     Il existe au niveau de ces centres, un système stimulateur du besoin, notamment sous l’effet de la dopamine libérée, mais aussi un système de frein inconscient mais sur lequel on peut en partie agir, qui tend à rétablir l’équilibre et freiner ce besoin
    J’en parlerai demain.
    Or chez les adolescent le cortex préfrontal n’est pas arrivé à maturité. Il est donc plus sensible et plus fragile et la nicotine perturbe davantage ces systèmes d’équilibre.
    De plus le cortex préfrontal des adolescent est très peu performant en matière de prévision des conséquences de leurs actes et donc, la lutte volontaire contre toute drogue ne suscite pas la motivation et la volonté nécessaires.

    Demain je vous expliquerai les mécanismes de dépendance chronique à la nicotine, et pourquoi on peut avoir une dépendance très rapide, le mécanisme étant alors un peu différent.

Jeudi 13 mars 2014 à 8:13

Animaux

En intermède, quelques photos d'animaux bizarres, glanées sur internet.

La géante Salamandre chinoise pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres, c'est la plus grosse salamandre connue à ce jour

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La grenouille violette,
qui vit en Inde, a vraiment une tête bizarre avec son museau pointu.










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Le cochon de mer est de la famille des concombre des mers, il vit dans des eaux très profondes, généralement à plus de 1000 mètres, dans les océans Indien, Atlantique et Pacifique, et s'alimente avec des particules organique qu'il trouve dans la vase et la boue au fond de l’eau.








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Le Moloch horridus est un saurien d’Australie d’environ 20 cm, et qui pèse entre 50 et 90 g. La couleur de son corps varie entre le gris, le beige, l'orange ou le rouge brique. Des épines, des excroissances écailleuses, lui recouvrent tout le corps, afin d'impressionner ses prédateurs. et des rainures autour de sa tête lui permettent de récolter la rosée qui se dépose sur lui.


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Surnommé "licorne des mers", le narval est un cétacé vivant en groupe dans les eaux de l'océan Arctique, mesurant 4 à 5 mètres,. Les mâles possèdent une longue corne au bout de leur museau, issu de leur incisive supérieure gauche, qui recherché, peut mesurer jusqu'à trois mètres de long.

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La Squille, crustacé d'une dizaine de centimètres est un animal particulièrement vicieux. Équipée de pattes comparables à celle d'une mante religieuse, la squille a des pinces sont massives, lestées de calcaire capables de facilement briser coquilles et carapaces, et garnies d'éperons, permettent d'empaler les proies.. Durant la saison des amours, la squille aux couleurs magnifiques, active sa fluorescence.


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L'Hippocampe feuille,
dragon des mers feuillu est une espèce de poissons marins apparenté à l'hippocampe originaire du sud des côtes australiennes.





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Le Tenrec zébré des terres basses est une espèce de mammifères de l'île de Madagascar. Long de 15 à 20 cm, il pèse entre 125 et 280 grammes. Son pelage noir rayé de bandes jaunes est constitué d'un mélange de poils durs et de piquants.


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Le poisson chauve-souris à lèvres rouges, vivant à plus de 30 mètres de profondeur dans les eaux des Galapagos, surtout connu pour ses lèvres rubis, n'est pas un nageur mais utilise plutôt ses nageoires pectorales pour "marcher" au fond de l’océan.








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Le lézard Ajolote est une sorte de gros vers qui a la particularité d'avoir deux pattes à l'avant. Il se trouve principalement au Mexique et mesure généralement entre 15 et 23 centimètres.
La géante Salamandre chinoise pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres, c'est LA plus grosse salamandre connue à ce jour




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Le lémurien Aye-Aye
est un primate vivant à Madagascar, et combine des incisives de rongeurs, des oreilles de chauve-souris, une queue d'écureuil et un troisième doigt extrêmement allongé. Plutôt bizarre, hein !

Mercredi 12 mars 2014 à 8:22

Notre cerveau : intelligence; langage

J’ai fait d’assez nombreux articles sur la compréhension et la production du langage (voir notamment sur mon blog les articles des 8 août et 25 novembre 2007), et d’autres sur la mémoire, mais je n’ai pas jusqu’à présent associé les deux comme l’a décrit un neurologue éminent, le docteur P Verstichel, du Centre hospitalier de Créteil, qui a écrit des livres très intéressants sur le fonctionnement du cerveau humain, en étudiant notamment le cas d’un malade A.M. qui avait des troubles du langage.

    Un bref rappel du rôle des centres du cerveau qui interviennent dans le langage, la lecture et l’écriture, et la parole :

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    Lorsque nous écoutons quelqu'un, l'oreille transmet les sons à l'aire auditive, qui les analyse et, lorsqu'il s'agit de mots (ou de sons apparentés), les signaux sont transmis à l'aire de Wernicke qui va reconnaître s'il s'agit de langage et le décrypter en partie. Elle se met en relation avec l'aire de Geschwind pour en comprendre la signification.
    L'aire de Geschwind est en quelque sorte la “mémoire des mots”. Elle est pour cela en relation avec de nombreux neurones du cerveau qui sont des relais de la mémoire. Elle sait appréhender les multiples propriétés d'un mot : son, aspect visuel, sa fonction, son nom, sa signification...etc. Elle aide ainsi le cerveau, et notamment l’hippocampe et le cortex préfrontal,  à classifier et à étiqueter les choses, une condition préalable pour former des concepts et une pensée abstraite.
        Lorsque nous lisons, ce n'est plus l'aire auditive qui intervient mais les aires visuelles,  situées à l'arrière du cerveau. Le mécanisme est ensuite analogue.
        Enfin lorsque nous voulons parler, c'est encore le centre de Wernicke qui élabore le message. Mais il ne sait pas le transmettre à nos lèvres. De même quand nous voulons écrire, il recherche les mots correspondant aux idées mais il ne sait pas commander nos doigts. En fait il ne sait même pas organiser les mots en phrases
        L'aire de Wernicke “comprend donc le langage” et rassemble en liaison avec l’aire de Geschwind, les mots de messages à partir des idées transmises par le cortex frontal.
    Pour parler, pour écrire, l'aire de Wernicke a besoin de l'aire de Broca.

        Celle ci va utiliser grammaire et la syntaxe et mettre les mots en phrases, puis elle va commander les muscles de la parole ou de l'écriture, par l'intermédiaire du cortex moteur primaire. Une personne dont l'aire de Broca est lésée, comprend le langage écrit et parlé, mais ne peut plus s'exprimer ou émet une suite de mots sans liens entre eux.
       Donc, l'aire de Broca “organise le langage et commande son expression orale ou écrite” par les cordes vocales ou la main, par l'intermédiaire de centres moteurs situés dans le cortex sur le dessus du crâne.

    En ce qui concerne la mémoire, il faut que nous rajoutions un centre qui va jouer un rôle pour assister Wernicke et Geschwind afin de conserver quelques instants le son des mots : c’est le gyrus supramarginal de l’hémisphère gauche; (voir schéma).
    Supposons qu’on vous donne au téléphone une adresse que vous voulez noter, et vous devez la garder en mémoire le temps de trouver votre calepin, votre téléphone ou votre ordinateur.  Cette opération va se décomposer en plusieurs étapes.
    Les sons du langage, activent d'abord I'aire auditive primaire et le centre secondaire d’interprétation, à droite comme à gauche (le centre auditif  interprète les son des deux oreilles).
    Le centre suppose qu'il s'agit de langage et les sons sont alors transmis à l'aire de Wernicke et reconnus comme des éléments linguistiques.
    Puis, de façon automatique, le gyrus supramarginal gauche s'active et maintient les sons entendus sous leur forme auditive pendant quelques secondes. Cette zone joue le rôle d'une boîte de stockage éphémère et n’a qu’une capacité limitée. Elle peut en effet contenir au maximum environ sept éléments monosyllabiques, pendant une durée maximale de deux ou trois secondes. Au terme de ces quelques secondes, les sons s’effacent.
    Comme vous mettrez plus de temps pour trouver votre calepin, le temps de vie élémentaire des mots dans le gyrus supramarginal n'est pas suffisant, et un autre système cérébral doit intervenir pour maintenir ces sons sous forme active en mémoire : c’est la mémoire tampon sémantique (il y a une autre mémoire tampon pour les images).
    Là c’est un processus volontaire et c’est le cortex préfrontal qui déclenche et contrôle l'opération, mettant en jeu les aires du langage, et notamment l'aire de Broca responsable de la programmation de l'articulation du langage. En pratique, nous nous mettons alors à répéter mentalement l’adresse entendue, ce qui permet de raviver en permanence les sons dans le gyrus supramarginal, prolongeant d'autant le temps de vie élémentaire des mots, assez longtemps pour noter l’adresse.
    Tout s’efface ensuite automatiquement.

    Le cas d'un patient que j'appellerai A.M. est intéressant car, suite à un accident vasculaire, son gyrus supramarginal était détruit.
    Si on lui faisait lire des mots sur des cartes différentes, lues une par une et cachées ensuite, en lui demandant de citer les deux mots qui par exemple rimaient, il ne pouvait le faire car il ne pouvait conserver le son des mots assez longtemps en mémoire.
    Par contre si on lui demandait de trouver les deux mots qui avaient une signification voisine, il savait le faire, car ce n’était pas les sons qu’il fallait retenir mais les sens des mots.  Intervenaient alors Wernicke, Geschwind, la mémoire tampon sémantique, et une région du cerveau qui intervient dans la mémoire sémantique dite « déclarative », qui classe toutes les notions que nous avons apprises de façon logique et reliées entre elles.
    L’opération était possible car la mémoire tampon sémantique peut enregistrer environ six à huit mots ou groupes de mots. Si l’on avait donné à AM une douzaine de cartes, l’opération n’aurait pas été possible, du moins simplement.

    On cite toutefois le cas l’allemand Boris Konrad qui a mémorisé 255 mots aléatoires présentés pendant l5 minutes, et les a tous restitués sans erreur. Ce type d’exercice ne mobilise pas la mémoire à court terme, mais fait intervenir des stratégies mnémoniques complexes,     associant par exemple les mots à des lieux ou des emplacements connus, plus généralement à des repères qui ont entre eux un lien qu’on a déjà mémorisé.

    Maintenant vous savez comment retebnir quelques secondes un numéro de téléphone lol
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lancien

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