Mercredi 30 avril 2014 à 7:50

Psychologie, comportement

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     On me demande souvent « Comment puis je persuader mes parents ou mes amis ou mes profs de … Ce n’est pas toujours facile de faire évoluer l’opinion d’autrui. Que faire pour cela ?

    Quatre facteurs interviennent dans ce processus de persuasion : les caractéristiques du récepteur du message, celles de son émetteurs, c’est à dire la personnalité de votre interlocuteur et la vôtre propre, la nature et le contenu du message et enfin les moyens utilisés pour le faire passer.

Le contenu du message : soigner sa crédibilité; adapter la présentation.

    Il est très connu en psychologie, que les informations provenant d’une source peu crédible, même si elles suscitent la curiosité et l’intérêt, sont peu crues, même si elles s’&avèrent exactes.
    Si vous voulez convaincre quelqu’un dans un domaine donné, vous avez intérêt à bien vous renseigner sur ce domaine, pour en parler en connaissance de cause et sans dire si possible de bêtise, ou même des inexactitudes. Si le sujet est important pour votre interlocuteur, ne le sous-estimez pas : il a dû se renseigner lui aussi.
   
    Le contenu de votre message qui doit convaincre l’autre doit aussi être soigné.
Vous ne convaincrez pas sur un même sujet, vos parents, vos professeurs ou vos camarades, avec les mêmes arguments. De même on n’expliquent pas un projet de la même façon aux cadres et aux ouvriers d’une entreprise.
    Votre interlocuteur voit le problème à sa façon, avec son référentiel propre. Il faut s’adapter à son état d’esprit, à sa manière de voir les choses, aux conséquences qui le touchent et le concernent.
    Les publicistes disent que le message doit être « adapté à la cible ».
    Il faut notamment employer un langage que votre interlocuteur comprenne bien.
Personnellement par exemple cela m’agace qu’on m’écrive en langage SMS, parce que je suis obligé de faire un effort pour comprendre.
    Ce n’est pas aussi facile que l’on croit. J’organise des conférences pour des associations d’ingénieurs et l’un de mes problèmes est que les conférenciers exposent leurs recherches d’une façon suffisamment claire pour que des gens, certes habitués à la technique, mais non spécialistes de ce domaine, puissent comprendre l’exposé.

Votre interlocuteur et vous même : essayer de lui ressembler le temps du message
   
    Les psychologues vous diront : « si vous voulez convaincre votre interlocuteur, essayez de lui ressembler ».
    Bien sûr il ne s’agit pas d’imiter tous ses tics car il pourrait croire que vous vous moquez de lui, mais d’essayer de tenir compte de sa personnalité si vous pouvez en avoir une idée, en particulier de ses préférences cérébrales.
    On peut ensuite appliquer quelques règles, pour réussir une négociation dans un contexte « gagnant-gagnant », qui est le seul bénéfique à moyen terme, à condition d'avoir une idée des préférences cérébrales de votre interlocuteur, ce qui est assez facile si vous le voyez souvent (voir mes articles sur les préférences cérébrales) :

        • avec un E : le laisser s'exprimer; l'écouter; être convivial; dire cependant ses arguments; éviter la polémique; recentrer le débat.
        • avec un I : ne pas le bousculer; lui laisser le temps de parler;
        • avec un S : exposer ses arguments sous forme factuelle et analytique; parler pré sent; être très concret; ne pas sauter d'étape.
        • avec un G : exposer l'essentiel de ses thèses et propositions; utiliser des sché- mas et des modèles ou images; parler futur....
        • avec un L : exposer le pour et le contre de façon logique; avoir un argumentaire sans faille; éviter le subjectif; être rigoureux....
        • avec un V : exposer les avantages et les inconvénients pour les personnes; défendre des "thèses"; faire appel aux sentiments, aux valeurs et aux goûts
        • avec un J : faire valoir tout ce qui permettra de prévoir, d’avoir prise sur les événements, d’être à l’heure, conforme au budget prévu, avec peu de risque.
        • avec un P : au contraire, ne pas parler prévisions à l’avance, mais adaptation à l’imprévu, ce qui est liberté, aventure, découverte de l’inconnu.
        • avec un Optimiste : attention à ne pas être trop optimiste, à ne pas promettre la lune et à bien exposer les risques.
        • avec un Pessimiste : donner des idées et des pensées positive, ne parler des risques qu’avec précaution.

Utilisez les meilleurs moyens pour faire passer l’information.

    La façon dont vous défendrez votre opinion n’est pas neutre. Là encore certaines méthodes sont souhaitables.
    Ce qu’on vous a enseigné en classe pour faire une bonne dissertation est valable :
    Il faut faire une introduction qui pose le sujet et annonce le plan de vos arguments
    Il faut avoir trié ceux ci pour mettre ensemble certains d’entre eux en deuxà quatre grandes classes.
    Il faut faire une conclusion qui résume votre avis et la décision que vous souhaitez.

    Il faut par ailleurs faire attention à votre façon d’exposer, qui sera conforme à votre préférence à vous S ou G, alors que environ la moitié de notre auditoire a la préférence opposée à la votre et risque d’avoir du mal à suivre.
    Il faut donc que nous nous imposions de rédiger à la fois comme un G et comme un S pour pouvoir faire passer l’information aussi bien aux G qu’aux S. Il faut donc à la rédaction comme lors de l’exposé que nous alternions la démarche pas à pas par énumération analytique, et la démarche globale, par synthèse et schémas ou modèles.
    Si vous voulez faire passer une information relativement abstraite, la démarche conseillée est la suivante :

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    Si vous avez à faire passer une information relativement concrète et très fournie, en faits et informations, une démarche un peu différente est préférable :

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    Mais on peut également user du procédé suivant : exposer les faits oralement pas à pas, (S), tandis que l’on projette un transparent les résumant par un schéma. (G).

Votre intervention doit être soigneusement préparée :

    Rappelez vous enfin les règles enseignées par les profs en communication :
        • la communication s’adresse à des femmes et des hommes : quel est le Message, quel est l’Enjeu, quelle est la Cible (la nature des interlocuteurs) ?
        • que vais je dire ; est ce conforme à l’objectif ; est ce compréhensible par la cible qui a une culture, un niveau d’instruction et donc un langage définis?
        • la cible va t’elle écouter le message. Quel est le meilleur vecteur pour que les personnes le lisent (écrit), le voient (iamges, vidéo), ou l’écoutent (oral)?
        • la cible va t’elle accepter le message ; quelles sont les résistances culturelles et les intérêts propres ?
        • quelles peuvent être les interprétations erronées (il y a ce que l’on voulait faire comprendre, ce qu’on voulait dire, ce que l’on a dit, ce que les autres ont entendu, ce que les autres ont compris, ce que les autres ont retenu.?
        • quelles peuvent être les objections ?

Mardi 29 avril 2014 à 7:34

Divers

J'ai trouvé sur Buzzly une série de cartes de visites commerciales qui m'ont amusé. Je vous en montre quelques unes :
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      Un plombier :







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Un restaurant :






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Un centre de remise en forme
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Un chirurgien esthétique :



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Une maquilleuse :





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Un photographe :


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Un sommelier









                        et enfin une équipe d'architectes :

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Lundi 28 avril 2014 à 8:01

Notre personnalité

  Hier nous avons vu des généralités sur notre conscience de nous mêmes, aujourd’hui je vais essayer de comprendre un peu ce qui se passe dans le cerveau.

    Voyons d’abord comment existe ce « protosoi » qui est la connaissance inconsciente de l’état de notre corps.

    Deux aspects différents de cette conscience.:

    D’abord tout ce qui est indispensable à la vie : respiration, régulation sanguine, régulation hormonale et des constantes physiologiques, ce que l’on appelle l’homéostasie.
    Des organes comme le cœur ont, sur place, des neurones qui peuvent exciter le muscle cardiaque pour qu’il se contracte, mais son rythme est déterminé par des neurones du bulbe rachidien et du tronc cérébral qui « battent la mesure », se comportant comme des autooscillateurs électriques. De même un certain automatisme existe pour la respiration, les neurones du bulbe surveillant la teneur en oxygène et en gaz carbonique du sang et donnant des ordres aux neurones qui commandent les mouvements respiratoires.
    Les indications de « fonctionnement » remontent ensuite au cerveau central, principalement l’hypothalamus, qui gère toutes les informations relations à nos viscères, à la respiration, aux concentrations du sang et aux diverses hormones. Il détecte les signaux d’erreur qui indiquent des anomalies et qui remontent par le système autonome ortho et para sympathique. Il peut alors renvoyer des ordres par ces systèmes pour rétablir un fonctionnement normal et/ou faire sécréter hormones ou préhormones par l’hypophyse qui est directement sous son contrôle.
    Ce rôle est totalement inconscient, mais certaines de ces indications peuvent remonter à notre conscience
C’est le cas notamment de la faim et de la soif, ou des besoins d’excrétion viscéraux.
Nous pouvons même avoir en partie conscience des anomalies respiratoires ou cardiaques si elles sont trop importantes.
    Les informations sont alors communiquées au cortex préfrontal, siège de notre comportement conscient et intelligent et de nos pensées. Mais il semble que des intermédiaires effectuent un filtre ou une analyse. Le cortex insulaire ou insula est particulièrement impliqué dans cette fonction.

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    Un deuxième cas est celui des informations tactiles venant de la peau et de l’état de nos membres et de nos muscles. Là les signaux sont transmis au cortex pariétal, sur le dessus de la tête. D’une part tous les signaux du toucher dans la partie médiane avant et d’autre part les signaux sur l’état de contraction et de sollicitation des muscles dans la partie médiane arrière. Le régulation de ces sensations s’appelle la somesthésie.
    Pour tout ce qui est automatisme, c’est le cervelet qui analyse ces informations et donne des ordres à la partie avant du cortex pariétal qui commande nos mouvements.
    Pour les mouvements volontaires, une partie de ces informations est transmise au cortex préfrontal, (par exemple le « poids », ressenti d’un objet qu’on tient), en même temps que des informations visuelles (éventuellement auditives), lequel va alors coordonner ces informations pour commander nos mouvements et nos actions.
    Par contre les informations de douleur et de sensations de pression et choc brutaus, ou thermiques sont transmis à l’hypothalamus, car ils sont cruciaux pour notre survie. Certains provoquent même des réflexes au niveau de la moelle épinière pour soustraire nos membres au danger (par exemple en cas de risque de brûlure).

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    Deuxième stade de notre conscience du moi, nos sensations.
    Les influx nerveux partent de nos organes sensoriels et ils sont transmis via le thalamus à des centres d’interprétation de ces sensations, notamment les signaux visuels dans d’énormes centres dans le cerveau occipital à l’arrière de la tête, et les signaux auditifs au centre du cerveau émotionnel.
    Une transmission rapide se fait toutefois vers les centres amygdaliens qui veillent sur notre sécurité et déclenchent éventuellement des réactions de survie.
    Le thalamus reconstitue ensuite une synthèse des signaux ayant trait à un même phénomène, en liaison notamment avec l’hippocampe (le professeur de la mémoire) et les centres amygdaliens. La plupart des sensations reçues et interprétées restent inconscientes. (voir mes articles du 3/1/2014 et du 23/12/2010).
    Mais, si une information est jugée importante, alors le cortex préfrontal est alerté.
De même si c’est lui qui juge avoir besoin d’information, les centres de commande de la vue guident les mouvements de la tête et des yeux et les informations interprétées sont transmises en retour au cortex frontal.
    Nous avons donc là une conscience de notre environnement et de notre position et de notre situation dans ce contexte, qui nous permet ensuite de décider et d’agir.
    Ces sensations ne sont reçues et transmises au cortex préfrontal que si nous sommes éveillés, et de ce fait notre conscience est liée à l’éveil. La conscience du moi, à ce stade est liée à la conscience d’être réveillé
.

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    Troisième stade, le « moi autobiographique » : notre vécu, nos souvenirs, ceux de nos émotions et sentiments, notre savoir, notre expérience, nos réflexions et idées.
    Cette partie de nous est très tributaire du langage et c’est ce qui nous différencie des animaux.
    Presque tout le cerveau est concerné, mais certains centres le sont plus que d’autres.
    D’abord, bien évidemment le cortex préfrontal qui gère nos réflexions, nos décisions, nos actes, et nos pensées. C’est le chef d’orchestre du cerveau.
    Puis tout ce qui va permettre le langage, la compréhension et l’utilisation des mots, car même si on ne parle pas à haute voix, ils servent inconsciemment à élaborer notre pensée: centre de Broca, de Wernicke, de Geschwind (voir mes articles des 8/8 ET 25/11/2007 et du 12/3/2014)
    Bien entendu tout ce qui contribue à la mémoire : les organes des sens et de leur interprétation qui amènent les informations, l’hippocampe qui dirige les mémorisations, puis tous les centres du cerveau où les informations sont mémorisées sous formes de jonctions renforcées entre neurones.
    Mais pour ce qui est émotions et sentiments, le cerveau émotionnel va entrer en jeu, notamment les centres amigdaliens et le cortex cingulaire mais aussi tout le circuit d’apprentissage et de récompense qui régule nos plaisirs. Maîtriser ses émotions nécessite une certaine connaissance du soi et de son fonctionnement.

    Enfin la conscience et la compréhension du soi passe par celle des autres et réciproquement.  La neurobiologie connaît très mal ce domaine, et les théories qu’elle met en avant ne sont pas certaines, comme celle des neurones miroirs. Ces neurones sont en communication avec les neurones moteurs mais aussi avec l’aire de Broca. Ils s’activent quand quelqu’un fait par exemple un geste, pour « imiter » mentalement ce geste. On pense qu’il existe des neurones miroirs dans lke cerveau émotionnel et dans le cortex préfrontal qui nous aident à comprendre la pensée et donc le « soi » des autres, mais on ne l’a jamais démontré. (voir mes articles du 23/3/2008).
    Il existe aussi des neurones dans la partie commande motrice, qui s’activent rien qu’à la vue d’un objet qu’on pourrait saisir, sans savoir si on le fera; ils anticipent nous souhaits;
    On est bien loin de savoir jusqu’où va le « soi » dans le cerveau

Dimanche 27 avril 2014 à 8:45

Notre personnalité

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    Héraclite disait 500 ans avant JC : « connais toi toi même ». Descartes séparait bien le corps et l’esprit et son discours figure en haut de mon blog. Vous avez dû apprendre en philo que Kant estimait que chaque homme construit son propre univers, et qu’Hegel considérait que la « conscience de soi » est une des caractéristiques de la conscience supérieure de l’homme par rapport aux animaux; et puis il y a l’inconscient de Freud, le ça, le moi et le surmoi. Les psys parlent même du « protosoi » (je trouve ce terme horrible !). Cela devient compliqué !!! lol
    Pourtant la conscience de soi est chose essentielle, mais qui reste mystérieuse.

    C’est justement cette conscience de soi qui fait que nous ne sommes pas des automates biologiques sans conscience de leur existence et de leurs relations avec I’environement et les autres êtres vivants.
    Nous avons tous conscience de nos limites corporelles, mais aussi spirituelles, qu’il existe une frontière bien définie entre I'intérieur et l’extérieur.
    Nos pensées et nos sentiments, nos motivations et nos souvenirs sont notre bien, nous appartenant en propre et tout en étant capables de nous mettre mentalement à la place d'autrui et de comprendre ses émotions, ses désirs et ses sentiments, nous ne les confondons pas avec les nôtres.
    La séparation entre le moi et le reste du monde apparaît donc comme la première caractéristique importante du soi.

    Une autre caractéristique du soi est qu’il est relativement stable. Certes il évolue avec l’éducation et aussi avec l’âge, notre vécu, notre expérience et nos souvenirs devenant plus importants. Mais nous restons nous mêmes, nous ne changeons pas de personnalité, et sauf quelques rares personnes présentant cette anomalie, nous n’avons pas de personnalité multiple, comme monsieur Hyde et le docteur Jekyll.
    Notre corps peut subir des évolutions profondes, notre cerveau garde une image du soi relativement la même.

    Mais ce « soi » se construit lentement : à partir d'environ trois à cinq mois, les bébés savent contrôler leurs mouvements de façon à peu près fiable ; à l'âge de un an et demi environ, ils se reconnaissent dans un miroir. À partir de deux ans, ils savent ce que veulent dire « je » et « à moi » ; dès trois ans, ils donnent un nom aux sentiments qu’ils éprouvent. À la maternelle et à l'école primaire, les comparaisons aux autres permettent à l’enfant de se comparer aux autres, de voir ce qui le différencie, d’avoir une notion de ses capacités et donc de constituer petit à petit son estime de soi. Les adolescents et jeunes adultes acquièrent leur identité personnelle bien définie et mature à travers des rôles sociaux de plus en plus différenciés et au fur et à mesure qu’ils prennent leur liberté et leurs responsabilités hors du nid familial protecteur.

    Les psychologues distinguent le « je » et le soi ».
    Le « je » est l’homme qui agit, qui sait qui il est. Le « moi » (ou « soi »), c’est le contenu de ce qu’il sait : les pensées, les souvenirs, les désirs, les émotions les sentiments. Autre distinction : les émotions sont des états mettant en jeu à la fois corps et cerveau et se traduisant par des effets corporels (rougir, cœur qui s’accélère, sudation, la « peur au ventre », pleurer….). Les sentiments sont la traduction, l’évaluation par l’esprit de ces modifications corporelles et de leurs causes et conséquences.

    J’ai déjà fait des articles sur le « moi » (articles du 28/7/2013, et du 1/9/2009) et sur les conceptions de Freud (ça, moi, surmoi : voir mon article du 23 juillet 2009).
    Je voudrais rajouter cependant quelques notions
    Certains neurobiologistes rajoutent une conscience du soi corporel, qui est en fait presque totalement inconsciente et qui, à tout instant renseigne notre cerveau pour qu’il nous maintienne en vie. C’est le « protosoi », la représentation de tous les états de notre corps, selon le neurologue Damasio. Certains signaux sont conscients, notamment quand il y a dérégulation de notre système de vie ou un besoin (la faim, la soif….)
    La « conscience », ce sont les réactions de nos sens avec l’environnement : nos sensations et la conscience de nos sensations, pour lesquelles le cerveau doit être éveillé (avec quelques cas particuliers comme le somnambulisme).
    Enfin le « soi autobiographique », qui résulte de notre vécu, nos souvenirs, ceux de nos émotions et sentiments, notre savoir, notre expérience, nos réflexions et idées.
Cette partie de nous est très tributaire du langage et c’est ce qui nous différencie des animaux.
    Finalement nous avons d’abord une conscience de notre état corporels et de ses réactions avec l’environnement grâce à nos cinq sens. Et être conscient de soi, c'est pour notre système cognitif être capable de représenter, au second degré, certaines de nos propres représentations, de les expliquer, de les mémoriser, de nous les rappeler et de nous permettre d’anticiper. Mais c’est aussi être capables d’essayer de comprendre de la même façon ce qui se passe en autrui, alors que nous n’avons pas accès à ses représentations corporelles internes.

    Demain j’essaierai de vous montrer quelles parties du cerveau sont impliquées dans cette connaissance et cette action des divers « soi ».

Samedi 26 avril 2014 à 7:43

Architecture

J'ai trouvé sur l'Internaute,des photos sur des records architecturaux et certaines m'ont paru intéressantes; les voici :

On connaît bien les pyramides d'Egypte. Elles ne sont pas très hautes  : 145 mètres pour la pyramide de Khéops, Mais c'était pour l'époque une chose extraordinaire et des milliers d'hommes ont laissé leur vie sur ce chantier vers 2500 avant JC.

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Bien sûr le plus haut immeuble du monde, la tour de Dubaï de 828 mètres de haut défie davantage le ciel, mais nos moyens techniques sont bien différents et ses ascenseurs atteignent 40 km/h.:

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Si l'on cherche les prouesses antiques, le chantier le plus long est la Muraille de Chine 8000 km de long et plus de 2000 ans pour la réaliser :

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Dans les prouesses modernes, ce pont maritime de 42 km de long à Haîwan et qui aura coûté plus du milliard d'euros.:

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Prouesse ancienne ce temple du sud de l'Inde, à Srirangam, avec une surface de 630 000 m2

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et l'intérieur de cet autre temple japonais à Todeji, construit en bois et de plus de 50 mètres de large et de long, et d'immenses statues :

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et une construction mécanique et industrielle que je n'aime pas : le plus grand paquebot du monde," l'Oasis of the sea", de 220 000 tonnes et son sister ship, qui mesurent 360 mètre de long; 66 de large et 65 de haut  Il emporte 6300 passagers et 2200 membres d'équipage. Je me demande toujours comment un tel bateau, aussi haut, mais qui n'a que 9m30 de tirant d'eau, ne se retourne pas par tempête sous l'effet d'une vague de travers.


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et le plus gros avion l'A 380 : longueur 73 mètres, envergure 80 m, hauteur 24 m, 560 tonnes au décollage, il emporte 550 à 800 passagers et peut légèrement dépasser les 1000 km/h. Rayon d'action 15 000 km. Coût 450 millions de dollars.

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Vendredi 25 avril 2014 à 7:40

Psychologie, comportement

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     Dans un commentaire j’ai relevé cette « égalité » et je pense que c’est un bon exercice de réflexion, digne d’un sujet de bac :
         « Intuition = bon sens = logique »
    Tous trois certes font partie de nos comportements, de notre façon d’agir face à une situation nouvelle, surtout quand nous voulons prendre une décision.

    Qu’est ce que le « bon sens »? 
     Un vieux dictionnaire de mon enfance dit que c’est la « capacité de bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par des raisonnements scientifiques ».
    SI je consulte mon petit ami Robert ou ma petite amie La Rousse, je lis :
« capacité à distinguer le vrai du faux, d’agir raisonnablement », mais aussi ce qui m’a étonné « manière commune d’agir à tous les hommes, ensemble des opinions dominantes dans une société ».
        Je trouve que ces deux aspects sont très différents. Cette deuxième définition autrefois s’appelait le « sens commun ».
        J’ai d’ailleurs trouvé dans mon livre de philosophie d’il y a plus de 60 ans, l’explication suivante : « Le bon sens diffère du sens commun en ce qu'il consiste dans l'emploi des facultés, tandis que le sens commun est un ensemble de connaissances innées ou acquises, résultant, pour tous les humains, de ces facultés appliquées spontanément à leurs objets respectifs. ».  
     Il faut croire que le sens du mot a évolué puisqu’on semble confondre les deux maintenant, à moins que ce soit un appauvrissement du vocabulaire.

    Le bon sens serait donc une façon de raisonner intuitive qui nous permettrait d’agir raisonnablement et de prendre de bonnes décisions.
    Alors agir raisonnablement, est ce agir logiquement.?
    Pas forcément, car notre cerveau a deux sortes de préférences décisionnelles, toutes deux rationnelles, différentes par les critères de choix utilisés :
                - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
               - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.
    Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
       L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entrainement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.
    Si notre cerveau est plutôt « logique », cette logique transparaîtra dans notre bon sens. Mais une personne qui fera ses choix à partir de critères de valeurs et goûts, peut tout autant faire preuve de bon sens, en appliquant ces critères plus altruistes, de faàon tout aussi rationnelle.
    Que l’on soit « logique » ou « valeurs», le problème est d’appliquer des critères pertinents pour prendre les bonnes décisions et donc c’est valable pour le bon sens.
    Mais, à l’inverse, si on raisonne en général logiquement, on prendra souvent de bonnes décisions par une analyse pertinente, à condition d’voir de bonnes informations !!
    Donc on aura tendance à dire que vous avez du bon sens.

    On a dit que le bon sens est une façon de raisonner intuitive, en partie inconsciente Donc bon sens = intuition.?
    Là également, ce n’est pas aussi simple.
    Le bon sens est plutôt une qualité, une attitude régulière, une façon d’agir en général.Vous avez du bon sens.
     L’intuition, elle s’applique à un cas particulier, à des circonstances : vous avez une intuition, l’intuition de…
    Mais qu’est ce que l’intuition ?
    Si vous lisez un cours de psycho, vous verrez que l’intuition est un « mode de perception » inconscient et involontaire, une sensation : vous « avez l’impression, la sensation, l’intuition de…. ». C’était l’interprétation de Jung.
    Pourtant pour la plupart des personnes, l’intuition n’est pas un mode de perception, mais un mode de décision (sans logique). C’est d’ailleurs conforme au dictionnaire et à un cours de psychologie d’Oxford qui constate cette évolution de signification par rapport au concept de Jung. Il faut donc veiller à ce qu’il n’y ait pas de confusion.
    Sous cette réserve, le bon sens est intuitif, c’est une capacité de réponse raisonnable immédiate. Mais on peut aussi parler de bon sens quand vous raisonnez volontairement que ce soit à partir de critères logiques, ou à partir de valeurs. Là c’est que habituellement vous disposez d’informations intuitives pertinentes, qui vous amènent à prendre intuitivement de bonnes décisions.

    Mais comment le cerveau a t’il une intuition? du moins une « bonne » intuition.?

    Les neurobiologistes pensent qu’il n’y a pas de bonne intuition sur un sujet donné , si on ne dispose pas de données importantes sur ce sujet.
    L’intuition résulterait d’une comparaison inconsciente de solutions ou de jugements, à partir des données que l’on possède en mémoire.
    Certains vont même plus loin : ils pensent que, alors que le cortex préfrontal comparerait logiquement et plus ou moins consciemment les solutions possibles, notre cerveau émotionnel comparerait les conséquences des décisions au plan des émotions et de l’altruisme, et jouerait inconsciemment des scénarios, dont il donnerait des résultats à notre cortex frontal.
    L’intuition résulterait donc d’une simulation assez complète des décisions par de nombreux centre du cerveau, à partir des données perçues sur la situation, et de celles que nous avons en mémoire sur des situations analogues.
    On peut alors penser que le bon sens, c’est la capacité de bien utiliser ces données en mémoire et cette simulation des conséquences de nos actes.

    Il y a donc des analogies entre logique - bon sens et intuition, mais aussi bien des nuances

    On pose aussi souvent la question :   le bon sens est ce l’intelligence ?.
    J’en doute quand je vois certaines personnes à des postes importants, qui a ont sûrement une certaine intelligence pour être parvenu à ce poste, dire d’énorme bêtises ou faire des maladresses indignes de leur fonction. Mais cependant,  il ne faut pas être idiot pour avoir du bon sens

    Voyons ce que disent quelques littérateurs connus :
        Le bon sens est la « la saine et droite raison », dit le Littré et il reprend ensuite une définition assez curieuse due à Rivarol en 1827 « La portion de jugement et de lumière, départie à tous les hommes bien organisés. »
        L’encyclopédie de l’Agora écrit « Le bon sens est l'intermédiaire entre l'ignorance et la connaissance bien assurée. Il est la raison sans raisons. Entre la sphère théorique où l'on s'entend rarement sur le sens d'un mot ou d'une idée et la sphère pratique où l'on doit agir, le plus souvent sans être assuré de pouvoir le faire en connaissance de cause, il y a un vide. Le bon sens comble ce vide. »
        Pour Descartes, le bon sens est « la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égal en tous les hommes », mais Boileau est plus réservé : « Tout doit tendre au bon sens, mais pour y parvenir le chemin est glissant et pénible à tenir; pour peu qu'on s'en écarte aussitôt on se noie. »

    La psychologie et la philosophie sont choses difficiles !!!

Jeudi 24 avril 2014 à 8:06

Relations avec nos parents, famille

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    J’ai fait avant hier un article sur le bonheur dans lequel je disais que les jeunes avaient souvent assez peu confiance en eux, surtout les filles, et  je constatais qu’on fait tous des erreurs mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir confiance en soi. Les gens heureux ont tendance à avoir un niveau d’estime de soi extrêmement élevé. Ils acceptent ce qu’ils sont, rayonnent de confiance, sont fiers de ce qu’ils réalisent.
    Cependant j’ai parfois du mal dans ce domaine, car la façon dont se forge l’estime de soi, de nos jours, est assez différente de ce qui se passait quand j’étais jeune. Qu’en est il donc aujourd’hui.
    Comme autrefois «  l’estime de soi » repose sur l'acceptation de soi, avec une appréciation de ses forces, de sa valeur et le fait de se sentir capable de faire face aux défis  et difficultés de la vie.
    Mais d’une part la confiance en soi ne résulte pas que de l’estime de soi, et d’autre part, les points de comparaisons pour s’évaluer soi même, ont changé.


    D’abord, je le disais dans des articles récents (9 février et 24 mars), il est très important pour les jeunes d’aujourd’hui, d’être en accord avec les valeurs de leur groupe, alors qu’autrefois, certes le groupe de copains était important pour nous, mais nous étions beaucoup plus indépendants d’esprit, car nous n’avions pas le bombardement incessant de la télé, de sa pub et d’internet, et nous avions beaucoup plus de temps pour réfléchir, n’étant pris ni par l’ordinateur, ni par le téléphone, qui n’existaient pas (le téléphone fixe était après la guerre, réservé aux professionnels et si leurs parents en étaient dotés, les jeunes n’y avaient pas accès.
    En effet les jeunes fondent leur estime de soi non pas sur leurs valeurs personnelles, mais plus sur le fait d’être capable d’agir selon les valeurs dominantes de leur environnement culturel, et notamment de leur groupe.

    Cependant dans des études faites par des psychologues éminents auprès de jeunes du monde entier, des valeurs très classiques, qui sont à al bas de l’estime de soi :
remplir son devoir, aider les autres, améliorer son statut social, contrôler sa vie.
    Ils ajoutent que dans les pays en développement, Asie, Afrique, Amérique du Sud, où les valeurs de tradition dominent, «faire leur devoir» est très important pour les jeunes, pour se sentir bien avec eux-mêmes.
    En Europe et aux USA, le sentiment «de contrôler leur propre vie», est le plus important, et ce n’est pas toujours facile.
    Personnellement, au contact des jeunes avec lesquels je correspond, j’ai l’impression que le problème, et l’image qu’ils ont d’eux mêmes sont beaucoup plus complexes, et que des préoccupations mineures et des rituels de leur groupe et de leur environnement intervient.

    En fait ce que je constate quand je compare ma jeunesse et les temps actuels, je pense que progressivement, nous sommes passés d'une société de règles, où les adultes (parents et professeurs principalement), donnaient des ordres que l’on respectait, car nous pensions d’une part qu’ils nous éduquaient et d’autre part qu’ils nous faisaient bénéficier de leur expérience, à une société de normes plus ou moins explicites, dictées par la mode, les médias et l’environnement des copains.
    Chacun a donc perdu ses repères. Les ados ont gagné en liberté, mais ressentent en même temps des angoisses nouvelles car ils ignorent contre qui ou quoi se heurte, et on constate que 10% d’entre eux ont des velléités dépressives.
Quant aux parents, ils ne savent pas gérer leur rôle dans cette période de mutation et ont tendance à laisser faire, de peur qu’on ne les aime plus.
    La discussion parents, enfants est souvent inexistante, on n’ose olus aborder des tas de sujets devenus tabous; en classe le lien entre professeurs et une partie des élèves n’existe plus, et l’expérience de la vie des anciens ne sert plus aux jeunes qui se retrouvent seuls face à la vie.

    Il faut être conscients que, contrairement à ce qui se passait autrefois, maintenant, du fait des textos, messagerie, réseaux sociaux sur Internet, les adolescents passent désormais plus de temps entre eux qu'avec leurs parents.
    Cela n'est pas sans conséquences : ils apprennent la sexualité à travers des images plus ou moins pornographiques et surtout ils sont soumis à la pression des médias, de la publicité, de la consommation. La comparaison avec ce qu’a son copain compte plus que ce que l’on a soi-même, et même si l’on est comblé, c’est une catastrophe si on n’a pas une babiole sans importance qu’ont les autres et que vos parents vous ont refusé.
    Les modèles médiatisés sont totalement contradictoires avec ceux que la plupart des parents ont envie de transmettre à leurs enfants : par exemple pour les filles, vouloir plaire à tout prix au risque de devenir objet,  et pour les garçons ne voir dans l’amour qu’unpasse temps sexuel et se vanter de ses conquêtes, et pour tous, ne pas se respecter, ne s'estimer qu'aux marques que l'on porte, mépriser l’effort et ne penser qu’à profiter de la vie.…
    Et l'autoritarisme ne sert plus à rien car les adolescents sont plus sensibles aux gains qu'aux pertes. Les punitions ont moins de portée que les carottes.

    Ce qui me navre, c’est que, les codes ayant changé, les parents ne voient plus ce qui se passe et les adolescents qui vont mal sont trop souvent sous-évalués, voire ignorés, car ce ne sont pas forcément eux qui font le plus de bruit.
    Je n’ai pas d’action directe sur les jeunes qui m’écrivent, n’ayant que des contacts virtuels, mais je constate que les écouter, leur laisser exposer leur problèmes car ils sont soulagés de trouver une oreille qui les entendent et ne les juge pas, essayer de les décortiquer avec eux pour qu’ils comprennent mieux la situation et en minimisent les inconvénients et contraintes, les aider à trouver des solutions aux problèmes, voire quelquefois les aider dans leurs difficultés scolaire, arrive à les soulager d’un certain stress, d’une certaine angoisse.
    En fait c’est un rôle que jouaient autrefois les parents et surtout les grands parents.
Nous avions avec eux des « contrats » de comportement et les deux parties le respectaient, mais ils résultaient d’un dialogue et donc d’une compréhension mutuelle.
    Pourtant c’est sûrement possible encore. Il m’arrive souvent de montrer à certain(e)s de mes correspondant(e)s que ce qu’elles ont fait était préjudiciable à elles mêmes et aux autres, et de leur montrer qu’on peut mieux faire, et c’est accepté sans acrimonie. Seulement celai intervient après une longue discussion où je les ai écouté(e)s et où j’ai essayé de les comprendre, d’appréhender le comportement de jeunes qui n’ont plus les mêmes valeurs que moi…(encore que souvent ce ne soit pas si sûr….)

Mercredi 23 avril 2014 à 8:51

Chats

En cherchant de la doc sur Google, je suis tombé sans le vouloir sur des photos de DIANA ROMERO, qui m'ont plu. Mais je ne vous dirai pas qui est cette photographe car, par curiosité j'ai tapé son nom sur Google et j'ai trouvé de très nombreuses femmes, la plupart fort jolies d'ailleurs. Alors je ne sais pas qui est la photographe, mais j'ai surtout aimé ses photos de chats.
     En voici quelques unes en intermède :

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Mardi 22 avril 2014 à 8:06

Le bonheur

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Périodiquement, du fait que je corresponds avec des jeunes qui ont quelques soucis et que j’essaie de les aider à les comprendre et à trouver des solutions, j’ai envie d’écrire des articles sur le bonheur, cet état si fragile et si instable, que nous recherchons tous.
    J’ai toujours l’impression que ce qui nous empêche de trouver ce bonheur, c’est avant tout nous mêmes, car nous ne savons pas nous affranchir des contraintes de la vie, voire même nous nous en créons de très fortes, et nous n ‘arrivons pas ensuite à en minimiser les conséquences.
    Bien entendu chaque cas est particulier et personnel, mais je trouve , à cela, des facteurs communs, pour essayer d’être plus heureux :

    Ne donnez pas trop d’importance à l’opinion des autres, surtout si vous êtes extraverti(e) :
    Ne pensez pas tous le temps à ce que lon va dire de vous, à ce que pensent les autres de telle ou telle chose. Ne soyez pas un mouton, soyez contente de vos décisions même si elles sont personnelles et non celles du groupe : c’est à vous de choisir votre vie.
Travaillez sans arrière pensée, engagez vous dans les actions qui peuvent améliorer votre vie. De quel droit les autres vous contraindraient ils ?
    Pensez à toutes les choses que vous pourriez vivre si vous arrêtiez de prendre en compte l’opinion des autres.

    Ne passez pas votre temps à attendre un(e) petit(e) ami(e) et surtout ne rêvez pas d’un partenaire parfait :
    D’une part ne pas avoir de petit(e) ami(e) n’est ni une tare ni un pêché. Malheureusement les amours des jeunes sont souvent de nos jours des attirances plus qu’un véritable amour. Ne vous laissez pas attirer par le baratin et la beauté (ou la bonne gueule !), mais cherchez à connaître suffisamment l’élu(e) de votre cœur, et privilégiez l’intelligence, le sérieux et l’altruisme.
    L’image idéalisée du partenaire nous empêche d’avancer dans la vie. Trouvez la personne qui vous convient : celle que vous pouvez aimer pleinement, avec qui vous vous sentez à l’aise et qui vous accepte tel que vous êtes.
    Si vous avez rompu avec quelqu’un, il doit y avoir une raison à cela. Si vous pensez à elle ou à lui constamment, essayez d’en tirer des leçons. Ne vous attardez pas sur des sentiments passés car cela vous empêchera d’être heureux avec quelqu’un d’autre.
    Et ce qui est vrai pour les jeunes est souvent aussi vrai pour les adultes et leurs couples.

    Ne rêvez pas non plus d’une existence parfaite; la vie a toujours des aléas, il faut juste les surmonter :
    Tout comme pour le partenaire, il n’existe pas d’existence parfaite. La vie est composée des éléments que vous choisissez; c’est vous qui décidez à 80% de ce que vous allez devenir. Les choix que vous réaliserez ont des conséquences directes sur la vie que vous menez. C’est donc à vous de créer votre meilleur des mondes possibles.

    Ne vous cherchez pas en permanence des excuses, assumez vos responsabilités :
    Les excuses sont uniquement des rationalisations du mental qui vous permettent de mieux vous sentir dans votre peau. Vous voulez des résultats ? Arrêtez de râler et passez à l’action. Vous souhaitez travailler mais vous n’avez pas le temps ? Réveillez-vous donc plus tôt. N’attendez pas que les choses arrivent d’elles-mêmes, toutes cuites. C’est un leurre, de la paresse.!

    En particulier, essayez de faire des choses à l’avance et de ne pas remettre toujours au lendemain, surtout évidemment si vous êtes de préférence cérébrale « P » :
    Arrêtez de penser que vous pourrez réaliser n’importe quelle tâche dès le lendemain. Vivez dans le moment présent et faîtes votre travail au moment où il doit être fait, et même à l’avance, car cela vous donne le temps de réfléchir, de le compléter, de faire des recherche pour augmenter vos données.
    Maximisez votre temps selon vos capacités et effectuez chaque tâche dès que vous le pouvez. Cela vous permettra, de plus, de vous sentir libéré de toute inquiétude ou stress et de bénéficier de plus de temps libre pour profiter des choses que vous aimez.

    N’ayez pas une image négative de votre corps et donc de vous mêmes :
     Là c’est surtout aux filles que je m’adresse, car ce sont elles qui avec les changements importants de la puberté, sont le plus sujettes à ce malaise. C’est effarant le nombre d’entre elles qui ne sont pas contentes de leur corps, alors qu’elles sont attrayantes, minces et belles et que se priver de nourriture va les rendre squelettiques et affreuses, quand ce n’est pas malade.!
    Bien sûr vous n’avez pas à 16 ans l’expérience que j’ai à 82, mais vous avez la chance d’être jeunes, d’avoir la vie devant vous.
    Alors ne stressez pas tout le temps, dites vous qu’il ne tient qu’à vous que tout se passe bien, travaillez, faites au mieux, ne vous découragez pas. La récompense viendra forcément.
    On fait tous des erreurs mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir confiance en soi. Les gens heureux ont tendance à avoir un niveau d’estime de soi extrêmement élevé. Ils acceptent ce qu’ils sont, rayonnent de confiance, sont fiers de ce qu’ils réalisent.

    Jugez le moins possible les autres si vous ne voulez pas être jugé(e) vous même :
    Vous n’avez aucune idée de ce qui se passe réellement dans la vie des autres, alors qui êtes-vous pour juger la façon dont ils agissent ? Si nous passions plus de temps à nous occuper de nos propres actes et de nos propres sentiments, alors nos vies auraient certainement plus de sens.
    « Il ne faut pas regarder la paille dans l’œil du voisin en ignorant la poutre dans le sien », dit le proverbe   

    Essayez d’avoir des pensées positives et ne passez pas votre temps à penser au passé :
    Arrêtez d’envier les autres et appréciez les choses que vous possédez. Toute vie est unique et vous avez sûrement des choses à offrir que d’autres non pas. Lorsque nous ressentons de la jalousie, tout ce que faisons c’est remplir notre existence de sentiments négatifs.
    Tentez d’apprécier la vie que vous menez et soyez reconnaissant des choses que vous possédez déjà. Valorisez chaque minute et chaque journée. Tirez le meilleur parti de chaque situation.
    Arrêtez de vivre dans le passé. Vous ne gagnerez rien à avoir des remords de vos erreurs passées et à regretter ce que vous n’avez pas osé faire. Tirez-en plutôt des leçons et progressez.
    A l’inverse, savoir gérer ses attentes, et profiter de toutes les petites joies quotidiennes est la clé du bonheur. Si vous relâchez vos attentes, vous ne serez jamais déçu(e). Ne vous attendez pas en permanence à un certain résultat pour une situation donnée.

    Faites des rêves, puis des projets, et donnez vous ensuite les moyens de les réaliser.
    Il n’est pas interdit de rêver, mais il faut ensuite faire la part de la réalité et de l’utopie, voire ce qui est possible et ce qui relève du souhait ou de la pulsion idéalistes.
    Il faut ensuite faire des projets concrets, puis voir ce qu’il faudrait faire pour qu’ils se réalisent.
    Mais ne cherchez pas non plus à tout contrôler de votre avenir, quand c’est hoirs de votre porté de prévision et de réalisation, surtout si vous êtes de préférence cérébrale « J ».
    Détendez-vous et laissez les choses évoluer naturellement. Embrassez l’inconnu car c’est ce qui vous surprendra le plus. Laissez-vous embarquer dans l’imprévu et appréciez l’excitation que cela vous apportera, mais bien sûr, en restant raisonnables et en ne prenant pas trop de risques..

    Et enfin, sachez que pour réussir, il faut de la volonté, de l’attention, ne pas se disperser et beaucoup travailler. Et évitez l’alcool et les drogues, que ce soit tabac, cannabis ou autre. Cela ne soulage que peu de temps et ne fait qu’aggraver vos problèmes.

Lundi 21 avril 2014 à 8:58

Psychologie, comportement

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     Je vous ai souvent dit qu’il n’y avait pas d’explication valable des préférences cérébrales au niveau du fonctionnement du cerveau. Cela reste toujours vrai, car il s’agit d’un comportement et dès lors, tout le cerveau est concerné.
    Mais des études ont toujours lieu pour essayer d’expliquer certains ressentis des personnes et les chercheurs s’intéressent donc au sentiment d’agrément qu’apporte la fréquentation d’autres humains, et à l’inverse aux désagrément du sentiment de solitude.
    Des études menées à à l'Université de Californie à Los Angeles, ont montré récemment que nous aurions une certaine disposition génétique qui nous ferait plus ou moins être sensible à la solitude.
   

    Une des (multiples, car il y a des causes socio-éducatives) causes de la souffrance sociale, serait en effet une protéine cérébrale impliquée dans les effets des « endorphines ». (de morphine et endogène)
    Les endorphines sont de grosses protéines, de la famille de la morphine, qui sont naturellement produites par notre organisme et comprennent jusqu’à 31 acides aminés. Elles interviennent de deux principales façons :
     - Sécrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus, elles agissent sur le système de récompense et provoquent une sensation  de plaisir due à la libération de dopamine.
    En faisant de l'exercice physique, la fabrication d'endorphines peut être augmentée jusqu'à cinq fois la quantité normale. C'est pourquoi on recommande souvent aux personnes un peu déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs et a fortiori aux personnes opioïdo-dépendantes en cours de sevrage, de reprendre progressivement une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d'au moins 30 minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines et donc une sensation de bien-être. Elles interviennent aussi dans le plaisir sexuel, étant libérées d&ans des états d’excitation et notamment l’orgasme, et entrainent ensuite une relaxation.
    Ces endorphines sont présentes aussi dans la moelle épinière et au niveau du thalamus où elles agissent sur des relais nerveux (des synapses), dans le circuit de transmission de la douleur. Elles sont produites spontanément en cas de douleur par l’organisme , pour en diminuer l’intensité. Un usage trop fréquent d’antialgiques (comme le paracétamol), diminue la production d’endorphine et la lutte naturelle contre la douleur, entrainant l’augmentation des doses d’antialgique pour un même effet.

    En fait la sensation de réconfort dépend de la puissance de l'effet des endorphines sur le cerveau, laquelle est réglée par le degré de sensibilité du récepteur des endorphines, nommé « récepteur opioÏde de type mu ».
    Les personnes ayant les récepteurs « mu » les plus sensibles, seraient à la fois les mieux réconfortées par la présence d'un entourage, et les plus affectées par la solitude.
    Cette sensibilité du récepteur mu serait en partie d’origine génétique.
    Les biologistes ont constaté que les individus porteurs de la variante « sensible » du récepteur mu étaient plus affectés par les situations de rejet social que ceux dotés de la variante « moins sensible ».
    Ils ont observé que certaines zones de leur cerveau s'activaient davantage lors des situations de mise à I’écart, qu’ils ont baptisées « zones de la souffrance sociale », qui provoquent un sentiment de détresse face à l’isolement.
    La souffrance d'être rejeté s'enracine en quelque sorte dans une douleur physique, puisque les endorphines sont moins présentes pour diminuer ses effets.

   Mais rien ne prouve que ce gène soit aussi à l'origine de votre préférence cérébrale extraverti(e) ou introverti(e)

    0n comprend mieux aussi, à travers ces études, pourquoi l'usage des drogues
morphiniques est fréquent chez les personnes rejetées ou désinsérées socialement. L’injection de la
substance permet de remplacer - pour une courte durée et au prix de quelle illusion - la présence des endorphines naturelle et à travers elles la présence des autres humains..

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lancien

sortir de la tristesse

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