Jeudi 10 avril 2014 à 7:43

Amis et camarades

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/Unknown1.jpg http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/Unknown.jpg



















     Plusieurs correspondantes m’ont demandé ce que je pensais de l’amitié en réseau et je crois que cette question peut être intéressante à traiter, mais je crois que l’essentiel, c’est de savoir de quelle amitié on parle.

    Il y a d’abord les amis « type Facebook ». C’est le vocabulaire de ce site, mais personnellement j’appellerai cela des relations de réseau social. Quelqu’un que vous ne connaissez pas peut venir et vous demander d’être ami. Ensuite vous échangerez parfois quelques phrases sur le site, mais vous ne le connaitrez h$guère plus.
    Mais cela fait bien, à la mode et on est content si on a des centaines « d’amis ».
    Bien sûr vous pouvez aussi avoir comme « ami Facebook » des personnes de votre famille ou des amis d’autres origines que vous connaissez très bien. Facebook n’est alors qu’un moyen de communiquer, comme la messagerie.
    Personnellement je l’apprécie peu parce que dire simplement que l’on aime une phrase en cliquant sur un bouton, ou mettre deux ou trois mots sur n’importe quoi, me paraît de peu d’intérêt et je préfère écrire un mail ou téléphoner sur un téléphone ou sur Skype. Au moins on a un dialogue. Mais c’est une question de goût.

    Les personnes que l’on côtoie sur un blog, est ce pareil. A l’origine c’est un peu la même chose, sauf que sur le blog, ce ne sont pas de simples remarques ou phrases mais des articles. Donc vous pouvez connaître peu à peu certains aspects de l’auteur du blog. Les commentaires sont aussi des avis sur l’article concerné.
    Les relations sont donc moins superficielles surtout avec des interlocuteur que l’on connaît depuis plusieurs années  et que l’on connaît donc un peu, de la même façon qu’on connaît des collègues de travail.
    Mais dans certains cas le blog n’est que la face cachée de l’iceberg, et, à partir de lui, toute une correspondance peut naître, et il peut en résulter une véritable amitié.

    Autrefois le web n’existait pas. L’amitié était différente. On avait peu d’amis, mais on les connaissait bien. On ne les voyait que directement; c’étaient donc des personnes géographiquement proches, sur lesquelles on pouvait compter, et si on était provisoirement séparait on s’écrivait par lettres et par la poste. Ce n’était pas très différent des mails, mais cela mettait plus longtemps à arriver.
    L’inconvénient des relations de ce genre, c’est qu’en dehors des lieux d’étude, les liens se faisaient surtout dans le milieu dans lequel évoluait sa famille. Il y avait donc un certain conservatisme social
    Je pense qu’internet favorise une certaine communication entre groupe sociaux différents, et donc une certaine compréhension des autres milieux

    Une telle amitié, résultant d’échange sur internet peut elle ressembler à cela. ?
    Il y a dix ans, je vous aurais répondu que non. J’avais une messagerie, mais elle ne me servait qu’à des contacts professionnel, ou avec ma famille ou des amis connus par ailleurs, et ce n’était alors, qu’un moyen commode de communication complémentaire du téléphone ou du contact direct, car il n’exigeait pas la présence de l’autre et permettait une réponse en différé.
    Aujourd’hui, en raison des relations que j’ai sur mon blog, je suis d’un avis différent.
Je pense qu’on peut connaître bien quelqu’un à la suite d’un long échange de mails sur inatrenet, suffisamment pour qu’une certaine amitié s’établisse.
    il est certain que sans le web, ces relations n’auraient jamais eu lieu ou auraient demandé plus de temps et plus d’efforts, ce qui aurait sans doute empêché le plus souvent leur développement.
    Je pense aussi qu’internet permet d’interagir sur des thèmes qui ne sont pas ceux qu’on traite habituellement, que cela peut amener une certaine ouverture d’esprit vers des domaines que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer.
    Je pense aussi que cela permet à ceux qui ont quelques difficultés relationnelles, introvertis très timide, et qui ont peur des relations directes, d’interagir plus afcilement, avec quelqu’un qui n’es-t pas au départ proche et qui donc a moins de probabilité de vous juger.
    Dans certaines relations entre jeunes garçons et filles, ceux qui pensent à raison ou à tort, qu’ils n’ont pas une apparence physique suffisamment attrayante, le web évite dcette difficulté initiale de contact et permet à ces personnes de montrer leurs autres qualités humaines ou d’intelligence.
    Cela dit rien ne remplace à un moment donné, le contact réel la discussion face à face, l’échange qui va plus loin que de simples mots mais l’échange d’émotions que l’on voit sur la figure d’autrui.
    C’est pourquoi autant je crois à une amitié possible sur internet,, qui reste finalement quelque chose de partagé, mais provisoire, autant je ne crois pas à un amour virtuel durable. Je crois qu’il peut permettre de s’apprécier, de souhaiter se connaître, de faire peut être quelques rêves et quelques projets, mais que la connaissance réelle est indispensable pour amener finalement la déception ou le développement du premier sentiment.

    Cela dit je pense qu’on ne peut tirer vraiment profit des relations sur inter que s’il y a des échanges sur des sujets sérieux et des conversations qui vont peu à peu entraîner une connaissance mutuelle l’un de l’autre.
    Malheureusement quand je lis les murs de Facebook, je trouve que les échanges sont le plus souvent d’une banalité et d’une pauvreté (quand ce n’est pas vulgaire, c’est déjà bien), et j’avoue que je me demande parfois quel intérêt on peut y prendre, mais les conversations téléphoniques que j’entends parfois dans le métro, ne relèvent malheureusement pas d’un niveau plus élevé.
    C’est dommage, car je pense qu’internet est, comme la lecture, un bon outil de culture, littéraire comme scientifique, mais qu’on n’a pas appris aux gens à l’utiliser ainsi et qu’il ne sert trop souvent qu’à se faire mousser auprès des autres, en leur racontant ses occupations et ses prouesses, quand ce n’est pas ses conquêtes sentimentales ou sexuelles. Finalement Facebook est plus un lieu de satisfaction de son égo qu’un lieu d’amitié réelle.
   J'y ai quand même trouvé ce poème que j'aime bien :

L’amitié est une preuve de confiance, ou naissent nos plus belles confidences,
A l’ami des secrets ainsi dévoilés, de peines enfouies restées inavouées.
Une épaule amie sur laquelle se repose, nos peines, nos chagrins qui explosent,
Partager ensemble nos joies, nos douleurs, cet arc-en-ciel de toutes les couleurs.
Un ami se doit d’être loyal, fidèle, au fil du temps, au fil des ans,
Notre amitié n’en sera que plus belle, un jardin secret grandissant.
L’amitié se dit sincère, de toute confiance, sans nul désir de reconnaissance.
Douce écoute réchauffant un cœur, âme en détresse qui vous conte malheur
L’amitié raisonne nos idées folles, et l’ami vient vous conseiller,
De la sagesse dans ses paroles, et ce désir de vous aider.

Mercredi 9 avril 2014 à 9:09

Libertés et règles

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Unknown-copie-5.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-8.jpg















    Une de mes correspondante qui e fait un mastère de philosophie me pose une question très embarrassante, à laquelle j’ai beaucoup de mal à répondre. Je suis un scientifique et pas un philosophe, et on ne peut pas tout savoir.
    Je vais quand même essayer d’y répondre, mais je ne sais pas du tout si ma réponse sera pertinente, car cela me rappelle les discussions que nous avions en première et en terminale sur le jansénisme et la prédestination.
    Voilà sa question, suite à mes articles sur le cerveau :
    « Si nos actes sont produits par des réactions microscopiques et souvent biochimiques dans le cerveau, où se situe la responsabilité de l’individu et notre liberté d’humain ? »
    C’est vrai qu’on peut se poser la question et c’est plus difficile d’y répondre !!
    Je vais essayer de rester concret et de ne pas verser dans la théorie philosophique et la métaphysique.
   
    Il est des actions qui se font sans qu’un ordre ait été envoyé par le cerveau. Ce sont en général des « réflexes » où l’influx nerveux qui apporte une sensation, déclenche un influx moteur au niveau de la moelle épinière. ce sont le plus souvent des actes de protection, comme si nous touchons par exemple la plaque brûlante d’une cuisinière électrique. La main a un sursaut de recul. Cela ne met guère en cause notre liberté.
    Mais le plus souvent, quand ma main fait un geste, les centres de commande de mes membres dans le cortex pariétal moteur, lui ont envoyé les influx nerveux qui ont entrainé ce geste. Mais le cortex moteur a lui même obéi le plus souvent à un ordre provenant du cortex préfrontal et en général cet ordre est conscient.
    Est ce toujours le cas.?
    En fait le schéma ci dessus est trop simple, car une fois l’ordre donné par le cortex frontal, il déclenche non pas un geste, mais toute une coordinations d’actions, presque automatiques, où la main guidée par la vue, va par exemple approcher un objet, le prendre et le déposer ailleurs, ou s’en servir pour déclencher une autre action.
    Le cortex frontal se contente alors de vérifier que certains stades, certains résultats sont atteints, mais, entre ces contrôles,  le processus est presque inconscient.
    Si quelqu’un a été victime d’un accident vasculaire cérébral, ce processus peut être perturbé. La personne peut commander une action et donner l’ordre d’exécuter un geste et qu’ensuite le processus quasi automatique déraille, et l’action peut être perturbée, voire complètement détournée de son but initial
    Supposons que cette personne handicapée prenne une allumette pour allumer le gaz de sa cuisinière et que l’allumette lui échappe au cours du processus et mette le feu aux rideau et qu’il en résulte un incendie, cette personne est elle vraiment responsable?
    On peut évidemment trouver plus complexe : une personne commet un crime; elle le fait au cours d’une crise de schizophrénie, ou bien on s’aperçoit qu’elle a une tumeur du cortex préfrontal, est elle responsable du geste accompli par sa main?
    On peut encore trouver plus contestable : une personne est sous l’emprise de l’ivresse ou d’une forte dose de cannabis et ne sait plus ce qu’elle fait, des ordres que reçoivent ses mains et de la coordination vue-gestes. Est elle responsable des     accidents qu’elle peut commettre?
    Et la personne complètement sous l’emprise du gourou d’une secte a t ‘elle encore son libre arbitre ?
    Sans compter les aspects génétiques; monsieur Sarkozy n’avait il pas suggéré ce qui avait provoqué une réaction de ma part dans deux articles des 13 et 14 juin 2008), que l’on pouvait naître délinquant !!
    Et c’est vrai que les comportements normaux, comme les comportements déviants, sont provoqués par des événements phisico-chimiques, au niveau des circuits cérébraux

    Je crois que nous ne sommes plus dans le domaine scientifique de la neurobiologie, mais dans un domaine à cheval sur la philo et le droit.
    Dans ce domaine, Ia responsabilité présuppose la liberté, et qu'une action est libre si elle satisfait les trois conditions suivantes :
    - elle est intentionnelle et consciente, et n'est donc pas un simple mouvement physique (tel un réflexe ou un tic) ;
    - la personne comprend ce qu'il fait;
    - enfin, elle agit volontairement, sans y être forcé. C'est-à-dire que
son intention n'est pas dépendante d'un facteur extérieur contre lequel elle n’a pas d’action.

    Je crois que le premier critère ne pose pas trop de problème. Le second est déjà beaucoup plus délicat car seule la personne sait si vraiment elle comprenait ce qu’elle faisait, et puis on peut comprendre plus ou moins et ce n’est guère mesurable.
    Le troisième critère est le plus difficile, car, sauf si on vous tient la main et qu’on dirige le geste à votre place, on peut toujours penser qu’on aurait pu résister à la pression extérieure du moins si elle est psychologique et morale. Bien sûr ce n’est pas le cas d’un cancer du cerveau, mais peut on évaluer exactement les perturbations qu’il a apportées?

    La neurobiologie peut apporter une petite pierre car on sait que si le cortex préfrontal n’est pas en activité, ou s’il fonctionne de façon aberrante, on n’est pas conscient de ce qu’on fait, ni des conséquences des actions qu’il va ordonner aux autres centres cérébraux.
    Cela dit, comme nous ne somme pas en permanence sous IRM, on n’apportera que rarement la preuve de son mauvais fonctionnement. Devant cette difficulté des personnes excessives soient nient la science et le déterminisme, soient voudraient réformer complètement nos usages juridiques en matière de responsabilité. Laissons de coté ces excès déraisonnables.
    Je pense qu’au plan théorique on peut parfaitement arriver à faire un compromis entre le déterminisme scientifique et la liberté (et pas qu’en ce qui concerne le cerveau : l’être humain est libre tant qu’un certain type de cause se substitue à lui pour lui imposer son action, le type de cause qui empêche justement l’action d’être libre, et qui met en défaut l’une des trois conditions que j’ai citées précédemment.
    Au plan pratique c’est plus complexe, car le liberté n’est pas manichéenne, totale ou nulle et donc la responsabilité. C’est au plan juridique la notion de circonstances atténuantes. On peut avoir été gêné par une pulsion, ou par une anomalie cérébrale, mais pas au point de ne pas avoir la possibilité au moins partielle d’agir autrement. On peut avoir une responsabilité partielle.
    Cela dit, c’est très difficile à déterminer cette part de responsabilité, et je pense que justement, si l’on arrivait à mieux connaître le fonctionnement du cerveau, ses perturbations et ses anomalies, on pourrait mieux juger quelle est la part de déterminisme et donc la part de responsabilité.

    Et puis si l’on se place au strict plan juridique ou moral, je pense qu’il ne faut pas examiner le comportement d’une personne à l’intant T, mais sur une période donnée concernée par l’action.
    Pour prendre un exemple, si une personne fait une action répréhensible dans une crise de schizophrénie, qu’elle ne peut ni contenir, ni prévoir, elle ne me paraît pas responsable. Par contre la personne qui va provoquer un accident au volant de sa voiture en ayant consommé suffisamment de cannabis pour ne plus être dans son état normal, n’est peut être pas responsable sur le moment, mais elle savait qu’en fumant cette drogue, elle courait ce risque et l’a accepté délibérément en toute connaissance de cause et, à partir de là, sa responsabilité est engagée.
    Mais c’est vrai, que juré en assise, on peut avoir des cas de conscience difficiles pour donner un avis sur la responsabilité de quelqu’un, d’autant plus qu’on ne connaît jamais le fond de la pensée et l’état mental exact de l’accusé lors de son méfait.

Nota : je suis très sceptique quant à l’efficacité des détecteurs de mensonge et des sérums de vérité utilisés aux USA, et ce d'autant plus qu'on a affaire à quelqu'un dont le comportement n'est pas normal..

Mardi 8 avril 2014 à 8:01

Animaux

         J'aime bien les photos amusantes de chiens ou de chats et mieux encore, des deux.
         J'ai trouvé dans buzzly, des photos de chats et chiens endormis qui sont assez touchantes car elles montre comment deux animaux de races différentes peuvent se faire confiance. Je vous en montre quelques unes en intermède.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/chatquidortsurunchien12.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/evyobcuteanimalpictures.jpg


`
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/2maxresdefault.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/chatchien1L600.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/chatchienamisdormentensemble.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/chatquidortsurunchien11.jpg

























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/chatetchienquidormentensemble.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/siestechienchatdormir.jpg

Lundi 7 avril 2014 à 7:39

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/53571410200580685219771762237616n.jpg

    Quand on devient vieux, les performances de  la mémoire diminuent un peu, mais, autrefoi,s il y avait des tas de raisons de diminuer ce handicap.

    D’abord on avait exercé votre mémoire étant jeune en apprenant pas cœur, non seulement des règles de grammaires et des formules de maths et de physique, mais les départements, leurs chefs lieux, les sous-préfectures (avec souvent des moyens mnémotechniques comme ceux que nous donnait mon instituteur en CM2 : par exemple celui-ci : « un jour que j’avais une soif de lionne (Yonne, département), je voulus voir à quoi l’eau sert (Auxerre, chef lieu); en homme de bon sens (Sens sous-préfecture), j’y joignis (Joigny sous-préfecture) un morceau de sucre et je m’écriais tonnerre, avalons (Tonnerre et Avalon, sous-préfectures; je crois d’ailleurs qu’elles ne le sont plus aujourd’hui). Nos instits avaient des tas de ressources astucieuses à l’époque !

    Et puis ensuite, tout au long de la vie, il fallait se souvenir de tas de choses utiles : les adresses postales, les numéros de téléphone (souvent une bonne centaine), le classement de vos papiers (et il y en avait des dossiers !!), les recettes de cuisine, où vous avez rangé vos livres….
    Aujourd’hui, avec l’ordinateur et le téléphone portable, tout cela n’est plus nécessaire et notre mémoire se rouille !
    Heureusement le monde des ordinateurs a eu pitié de nous pour nous en préserver, et il a trouvé un moyen de nous exercer à nouveau : les codes informatiques et du net.
   
    Si vous voulez préserver votre ordinateur des incursions et protéger certains dossiers un peu confidentiels (par exemple ceux des correspondances avec mes « guenons » qui me racontent leurs malheurs), il faut les crypter et des mots de passe pour ouvrir les divers dossiers et évidemment, pas question de les mettre sur l’ordi (autant laisser aussi la clé de l’appartement sur le serrure !), car n’importe qui d’un peu doué peut accéder à ces infos et encore plus facilement sur un téléphone, qui n’a pratiquement aucune protection anti-intrusion depuis internet.
    Il y a ceux de votre carte bancaire que vous ne pouvez choisir, ceux des comptes de banques, des impôts, et de tous les sites que vous fréquentez, même si, là, on peut en général choisir son sésame.
    Bien entendu il y a aussi le code d’entrée de l’immeuble, ceux de votre famille et de vos amis.
    Bref de quoi occuper votre mémoire avec, en plus, certaines suites de chiffres sans signification. Bien sûr on en note quelques uns sur le papier, mais ce n’est pas prudent de noter ceux pour lesquels on a accès à vos retraits d’argent ou à vos paiements.
    Bon exercice pour ne pas se rouiller de faire une petite révision de temps en temps.

    Cela arrive parfois de se tromper, et effectivement une fenêtre apparaît sur l’ordi, avec « code incorrect ».
    J’avoue que, tout en appréciant leur humour, j’ai trouvé ces vieilles dames très créatives : je n’avais pas pensé à prendre ce mot comme mot de passe !!

Dimanche 6 avril 2014 à 7:53

Je parle souvent dans mes articles de l’anxiété et du stress de certain(e)s de mes correspondant(e)s, et également de difficultés relationnelles, ce que les psys appellent du nom barbare de « troubles de l’empathie ».   
    Peut être cela vous intéresserait ils de savoir quels sont les centres les plus concernés dans notre cerveau.


    Je vous ai souvent parlé dans mes articles de l’amygdale cérébrale (ou centres amygdaliens - voir schéma). Elle est à la fois concernée par la peur, l’anxiété, le stress, voir certains aspects de la colère et elle est impliquée dans les comportements de fuite et d’agression.
    Mais l’amygdale est l’un des moteurs des émotions correspondantes et elle peut donc être à l’origine d’émotions violentes, ou de phobies instinctives, comme la peur des serpents, des souris ou des araignées par exemple.
    En effet il suffit par exemple que certaines personnes qui ont vécu un épisode désagréable au cours d’un voyage en avion, au cours duquel elles ont eu très peur (même sans risque d’accident), pour qu’ensuite elles aient peur, en avion, sans raison valable.
Leur amygdale est alors suractivée et leur donne une sensation de crainte et de stress.
    L’amygdale agit d’ailleurs sur l’hypothalamus aui commande l’hypophyse et lorsque nous sommes en état de stress les glandes surrénales sécrète une hormone le cortisol, preuve de notre malaise.
    Chez les personnes qui ont un stress chronique, on constate une production trop importante de cortisol et une hyperactivité permanente de s centres amygdaliens.
    De tels troubles peuvent avoir, à l’origine des causes très diverses. Certaines peuvent concernent des groupes supposés hostiles et mener au racisme et à l’agoraphobie,

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cerveauemotions-copie-1.jpg

    En fait, tout le cerveau émotionnel est concerné, mais certains de ses centres participent davantage aux troubles des émotions. C’est le cas notamment du putamen et du noyau caudé. (on les appelle aussi « ganglions de la base » - du cerveau).
    Ces structures interviennent dans des fonctions diverses, notamment dans les traitements des stimuli sensoriels et moteurs, mais aussi dans le traitement des informations, pour faire un tout cohérent de différents stimuli et donc,  ils interviendraient dans le traitement des émotions.
    L’activation de ces centres, dans le cas d’un incident émotionnel comme la peur, a pour conséquence une activation physiologique : le cœur accélère, la tension artérielle
augmente, tous les sens sont en éveil…
    Mais parfois, cet état de vigilance accrue se met en place sans raison : on a peur ou on est anxieux en l'absence de danger. L’anxiété passagère peut se transformer en troubles anxieux chroniques. La personne qui en souffre ne peut plus maîtriser ses
réactions somatiques (son cœur bat à tout rompre et elle transpire beaucoup), cognitives (elle perd ses moyens) et affectives et émotionnelles (elle est paralysée par la peur), tout ceci sans raison réelle. Cela peut aller du trouble anxieux permanent à l’attaque soudaine mais passagère de panique.
    Un autre centre important est le noyau accumbens, qui intervient dans notre « système de récompense » en faisant augmenter le taux de dopamine. Ce neuromédiateur ayant un effet stimulant et euphorisant, son déficit s’accompagne d’une apathie et de troubles dépressifs plus ou moins importants. Le système de récompense, qui nous fait apprécier un bon repas, un coucher de soleil, et tous les petits plaisirs de la
vie quotidienne, essentiellement constitué du noyau accumbens, serait défaillant.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cortexprefrontal.jpg

    Mais tous ces centres ont des connexions importantes, neuronales et chimiques, avec le chef d’orchestre du cerveau, le cortex préfrontal et notamment, le cortex préfrontal dorsolatéral, médian et orbitofrontal (voir le schéma ci dessous).
    Selon leur localisation, les lésions ou les anomalies de fonctionnement, ont des conséquences différentes :
        - dans la partie dorsolatérale, elles provoquent des troubles cognitifs, tels
que des anomalies de la planification, du raisonnement, de l'apprentissage, de l'attention, pius généralement des anomalies des fonctions dites exécutives ;
        - une atteinte de la partie médiane conduit principalement à une perte d'intérêt, de motivation. De récentes études en imagerie cérébrale (IRMf) ont mis en évidence une activité anormalement basse dans Ia partie gauche latérale et ventromédiane du cortex préfrontal, lors de dépressions.
        - le cortex orbitofrontal serait, pour certains neurobiologistes, un « centre de contrôle des émotions »
    Ainsi, il y aurait un centre des émotions, constitué des ganglions de la base et du cerveau émotionnel, qui réagirait vite, mais de façon peu spécifique, et un système de régulation, le cortex orbitofrontal, réagissant de façon plus précise et mieux ajustée et qui notamment, serait chargé d'inhiber les émotions négatives déclenchées par les structures émotionnelles, dont I’amygdale cérébrale. Chez les dépressifs, les difficultés pourraient résulter d'anomalies au niveau des interactions entre le cortex préfrontal et les cerveaux émotionnel et central.
    Dans certaines maladies maniaco-dépressives où alternent des phases de dépression et d’hyperactivité, on constate une faible, pius une très forte activité du cortex orbito-préfrontal.
    Ainsi, certaines pathologies sont dues à la conjugaison d'une hyper-activation du système des émotions aggravée par l’inefficacité des systèmes de contrôle corticaux régulateurs.
    D’autres troubles peuvent être dus à des causes similaires : par exemple une vie imaginaire réduite et une pensée tournée vers les aspects concrets de l'existence, et une
difficulté à identifier les états émotionnels, à les distinguer et à les exprimer.
    Dans le cas de pathologies liées au déficit des régions orbitofrontales ventrales, on constate une désinhibition comportementale (le sujet adopte des comportements inadaptés aux situations), une irritabilité et une fluctuation de l’humeur, mais aussi une mauvaise évaluation des risques et des processus de prise de décision inadaptés.
    En fait, la prise de décision, longtemps considérée comme l'apanage de la pensée rationnelle, est sous f influence directe des émotions, car le cortex préfrontal demande au cerveau émotionnel son « sentiment » sur les conséquence futures des décisions et il tient compte de ses avis.

    D'autres anomalies concernent l’individu dans ses relations à autrui proviennent d’anomalies dans I'exécution des processus émotionnels impliqués dans le fonctionnement social notamment la reconnaissance de l'état affectif d’autrui, indispensable dans la communication interindividuelle et les rapports sociaux.
    Les lésions du cortex préfrontal dorsolatéral et médian entraîneraient des troubles de la régulation et de l'expression des émotions, un manque d'interactions sociales, une apathie ainsi qu'une perturbation de la capacité à attribuer des états mentaux à autrui, mais aussi des atteintes du ressenti émotionnel.
    Mais le cortex cingulaire antérieur et l’insula participent aussi à l'analyse des comportements d’autrui.
    Un autre élément est essentiel dans les aptitudes empathiques, notamment la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles : les neurones miroirs (voir mon article du 23 mars 2008), qui s’activent quand nous observons autrui faire une action de la même façon qu'ils s'activent quand nous réalisons nous-même l'action. Mais ces neurones miroirs seraient impliqués dans la détection des intentions d'autrui, par un mécanisme d'imitation : grâce à eux,l'observateur se met à la place d'autrui, identifie les émotions ressenties par la personne observée et les ressent comme s'il était à sa place. Il est probable que certains autistes ont un mauvais fonctionnement de ces neurones.

Samedi 5 avril 2014 à 12:16

Photos, photos comiques

  Après notre voyage à la basilique Saint denis, un peu de repos avec des images saugrenues d'un intermède :

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/137020213421.jpg














Je ne veux pas me baigner !!
















http://lancien.cowblog.fr/images/Chats2/13702021033-copie-1.jpg















Du vent quand il fait chaud, c'est agréable !

















http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/13702021349.jpg












Il faut bien débarrasser la table !



















http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/137020215010.jpg










Réparation électrique !











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/137020215036.jpg







Ce n'est pas dans ce sens qu'il fallait l'avaler. Demande à Kaa, il t'apprendra !









http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/bebeschauvesouris.jpg










Avez vous déjà vu des bébés chauve souris?













http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/coreedunord.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/greveitalie.jpg





Entrainement en Corée du Nord et surveillants stoïques.






















Grève dans le domaine du bâtiment en Italie.!

Vendredi 4 avril 2014 à 7:39

Architecture

Hier nous avons visité en images l’intérieur de la basilique Saint Denis
    Aujourd’hui je vais vous montrer les tombes de rois et reines de France


http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/ok7dic.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/basiliquesaintdenis2.jpg















    La première reine à être inhumée dans le mausolée initial était l’une des sept femmes de Clotaire 1er et la mère de Chilpéric 1er, la reine des Francs, Arnegonde, morte vers 570 et dont on voit ici le sarcophage retrouvé dans les fouilles faites sous la basilique.

    Le premier roi à être inhumé dans la basilique est Dagobert roi des Francs de 629 à 639, fondateur de la basilique,  et dont vous voyez le mausokée ci contre.. Cet ouvrage date en fait du XIIIème siècle, (exécuté sans doute sur ordre de Saint Louis), et outre son gisant couché sur le lit, de nombreuses statues sont gravées dans la pierre, notamment Nanthilde, son épouse, Clovis II son fils,  et saint Denis.
  
    Vous pourrez si cela vous intéresse trouver d’une part une liste des rois des Francs, puis de France à partir de 1180 sur :
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monarques_de_France
    et une liste rois enterrés autrefois et des tombes de la nécropole de Saint Denis sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9cropole_royale_de_la_basilique_de_Saint-Denis

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/basiliquesaintdenis.jpg




    Les tombes des rois qui avaient été enterrés dans la basilique, mais qui ont été détruites à la révolution, et dont on a réinstallé les gisants sur des dalles récentes, sont disposées dans le chœur selon le schéma ci contre.
    En fait de nombreux rois et reines des Francs ont été enterrés à Saint Denis après Dagobert, et surtout à partir de Hugues Capet et l'an 1000, et presque tous les rois et reines de France depuis Philippe II Auguste, mort en 1223, premier roi de France .
    Les dépouilles de nombreux princes et princesses et des serviteurs royaux de haut rang, s’y trouvaient également.
    A la suite des exhumations faites sous la révolution, ces tombes ont disparu et seuls certains monuments et certains gisants ont pu être récupérés et remis en place.

    Il y a 70 gisants environ et je ne pourrais vous montrer que les plus beaux. Vous pourrez voir d’autres photographies notamment en tapant sur Google « Basilique Saint Denis, images » ou sur le site : http://www.infobretagne.com/basilique-saint-denis.htm

   Les premiers gisant ont été réalis&s sous Louis IX (Saint Louis) vers 1260.

    Certains de ces gisants ne correspondent pas quelquefois à des rois enterrés à Saint Denis,ce qui est le cas de Clovis mort en 511, dont le gisant sculpté vers 1220, a été transporté à la basilique en 1817. La première photo le montre à coté de Childebert1er, mort en 558
    De même si Clovis II y était enterré, ce n’était pas le cas de Charles Martel, mais  la deuxième photo ci dessous, montre leurs deux gisants.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/054.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/clovis2ChMartel.jpg
     Les premiers gisant sculptés jusqu'au XIIIème siècle ne représentaient pas vraiment la personne défunte de façon très ressemblante; c’était plutôt un symbole de leur condition de monarque, de la royauté. Les statues ou effigies, gisantes, représentent le défunt endormi — la mort n’est qu’un sommeil — reposant sur un lit, oreiller soutenu parfois par des anges. Les yeux ouverts, parce que l'Eglise leur souhaite surtout le repos et la lumière ; toujours tournés vers l’autel
    Ci dessous les gisants de Louis VI le Gros (1080-1137), Robert II le Pieux (970-1031), Henri Ier (1008-1060), Constance d'Arles (984-1032), Jean Ier dit le Posthume (1316),  Louis X le Hutin (1289-1316), Jeanne de France (1311-1349)
et dans la photo suivante, les deux gisants, vers 1380, de Charles V le Sage et de son épouse Jeanne de Bourbon :

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/BasiliqueSaintDenis46.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/charlesvlesage13381380etgisantdesentraillesdejeannedebourbon13381378marbreandrebeauneveuxivemesiecle.jpg

    Puis les gisants sont devenus peu à peu des portraits plus fidèles comme le montrent ces gisants de Henri II et Catherine de Médicis, véritables statues couchées, qui se trouvent dans la « rotonde des Valois » (à gauche) .ou les deux statues agenouillées de Louis XII et Anne de Bretagne en haut de leur tombeau (à droite)

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/henriii15191559etcatherinedemedicis15191589enhabitdesacremarbregermainpilon1583.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/basiliquesaintdenis8.jpg




















    Certains sépultures sont de véritables tombeaux, comme ceux de François premier (fait en 1556 à gauche), ou de Louis XII et d’Anne de Bretagne (à droite)

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBas32.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBas31.jpg


























      Les gisants ne représentent pas que des personnages royaux, mais aussi de grands serviteurs des rois, comme ce gisant de Dugesclin

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/gisantduguesclinsaintdenis-copie-1.gif

    Je n’ai pu vous montrer que quelques photos de cette partie de la basilique Saint Denis, mais si vous avez envie de vous replonger dans l’histoire de France, allez la visiter, mais allez y assez tôt dans l’après-midi, car une fois que l’on s’est plngé dans cette ambiance on y reste facilement 3 ou 4 heures.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDenisgisants-copie-1.jpg

Jeudi 3 avril 2014 à 8:09

Architecture

    Hier je vous ai raconté l’histoire de la basilique Saint Denis. Aujourd’hui nous en visiterons rapidement l’intérieur et demain nous verrons les tombes des rois et de leurs serviteurs célèbres ou de sang royal.
   

    Autant extérieurement  cette église, bien que grandiose, n’est vraiment pas aussi belle que beaucoup de nos cathédrales françaises, surtout de face où sa flèche nord fait cruellement défaut, et par ailleurs il n’y a pas de gargouilles extraordinaires, comme à Notre Dame de Paris, autant elle est très belle intérieurement.
   
    Elle donne d’abord une impression de très grande hauteur alors que pourtant sa voûte n’est qu’à 23 mètres de haut (contre 33 mètres à Notre Dame), mais comme elle est moins longue (108 mètres), plus étroite, (12 mètres de largeur) et surtout plus ajourée, c’est plus impressionnant.
    La photo ci dessous vous en donne une idée, mais les photos ne rendent pas fidèlement les impressions qu’ont nos yeux et notre cerveau.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/027.jpg
   
    En effet ce qui est surtout extraordinaire, c’est la lumière qui y pénètre, car la première partie des parois de la nef ne fait qu’une dizaine de mètres, mais elle est surmontée d’une seconde partie également d’une dizaine de mètres, toute ajourée, une dentelle de pierre entre les imposants piliers qui supportent la voûte, avec, entre ces dessins de pierre, des vitraux qui laissent passer la lumière.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/BasiliqueStDenisD701616redresse.jpg

    De chaque coté de la nef centrale, deux autres nefs basses qui abritent de nombreuses chapelles dédiées à des saints.
    Le transept (la nef perpendiculaire) est également très ajouré dans sa partie supérieure et est éclairé par deux grandes rosaces, mais dont les vitraux sont du 19ème siècle.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/index1.jpg
    Au bout de la nef, l’autel (dit autel des reliques), qui a été remis en état au 19ème siècle, et derrière cet autel 7 petites chapelles en rotonde. (Il existe en avant un « maitre autel, qui sert aux offices religieux)

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/IDFStDenis00011m-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/80882666ZuSRdHL3IMG4346.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/cryptedesugersaintdenis.jpg




    Sous cette partie de la nef, la crypte, (photo ci-dessous).
Dans cette crypte d’une part l’abbé Suger avait fait construire sept chapelles en rotonde, et d’autre part Louis XVIII a fait aménager le "caveau des Bourbons", sous l'autel du chœur, qui abrite les tombes de Louis XVIII, Louis XVI, Marie Antoinette (leurs cendres) et de Louis VII et Louise de Lorarine (ainsi qu'un caveau vide qui était initialement destiné à Charles X)

. On trouve dans la crypte de nombreuses sculptures, notamment sur des chapiteaux comme le montre les trois photos suivantes


 

     
http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/17basiliquestdenis-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/chapelledelaviergesaintdenis-copie-1.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/basrelief.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBas40-copie-1.jpg

       En bout de crypte, vers l’église on peut voir des fouilles archéologiques, actuellement interrompues pour des raisons de sécurité de l’édifice, qui  ont mis à jour le cimetière initial et les tombes de Saint Denis, de ses collaborateurs et de la reine des Francs, Arégonde, femme de Clotaire 1er et mère de Chilpéric, qui fut la première reine à être enterrée sous la basilique dans le mausolée initial, vers 570.








    Toute cathédrale a toujours de beaux vitraux.
    Malheureusement les vitraux du Moyen Age ont été détruits sous la révolution, saus les quelques petits des chapelles de la rotonde du choeur.
    Les grands vitraux (rosaces et grandes baies) ont été replacés au XIX ème siècle, mais sont moins beau, et certaines petites baies sont encore garnies de verres blancs. Espérons que les prochaines rénovations les remplaceront.
      Ci dessous les vitraux du transept datant du XIX ème siècle :

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/transeptchoeurme-copie-1.jpg

D'autres vitraux de la même époque :

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/IMG4210.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/db22034a33d411e2b678359f2b07b0c4493x328.jpg












http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBas84a.jpg



      Et enfin des vitraux qui n'ont pas été détruits dans les chapelles de la rotonde et qui datent donc du Moyen Age.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBas93.jpg

Mercredi 2 avril 2014 à 7:57

Architecture

J’ai visité la semaine dernière la basilique Saint Denis, en région parisienne, église où sont enterrés les rois de France.
    J’ai pensé que cela vous intéresserait peut être de faire une petite visite avec moi, aujourd’hui de son histoire, et demain, de l’église et des tombeaux des rois de France.

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/SaintDenisfacade.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/saintdenisprofil.jpg















Ci contre et ci dessus deux photos de la basilique, dans son état actuel.


http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/saintdenispremiereveque.jpg    L’histoire de Saint Denis est mal connue et mélange légende et histoire, car elle a été réécrite par des biographes tout au long du Moyen Age. Il semblerait qu’il ait été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, et il a été martyrisé vers l’an 250 et la légende raconte qu’il aurait fait 6 km avec sa tête sous son bras jusqu’à un champ où il serait mort et qu’une aristocrate romaine, Catulla, les aurait enterrés dans ce champ qui lui appartenait.
    C’est là que se trouve aujourd’hui la basilique.

    Un cimetière gallo-romain a probablement existé sur le site, et au IVème siècle, un mausolée fut élevé à l'emplacement du maître-autel actuel. Enfin, vers 480, sainte Geneviève, après avoir sauvé Paris des Huns, acheta les terres alentour et fit construire une église.
    L’église fut agrandie, d’abord vers 570 sous Clovis, puis par Dagobert qui y fit placer les corps de Saint Denis et de ses deux compagnons, vers 630 et qui est le premier roi à y être inhumé. Vers 650, furent créés un monastère autour de l’église, et une série de sanctuaires secondaires. La bibliothèque du monastère, à la fin du Moyen Age, était la plus importante du royaume.

    La photo ci dessous montre les restes actuels du monastère qui abritent la maison de la Légion d’Honneur

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/MaisondeducationdelaLegiondHonneurdeSaintDenisLaBasiliquevueduPreau.jpg
    Vers 750, sous Pépin le Bref, une nouvelle église fut bâtie, comprenant trois nefs, un transept et une abside semi circulaire. Sous celle-ci, une crypte où étaient exposées les reliques de Saint Denis. Cette crypte fut agrandie en 832 pour constituer une chapelle dédiée à la Vierge Marie.  (voir la photo ci dessous)

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/chapelledelaviergesaintdenis.jpg
    Cette abbatiale était en fait plutôt romane, bien que la nef centrale ait une vingtaine de mètres de large et des piliers imposants.
    Dans la première moitié du XIIème siècle, vers 1140, l'abbé Suger, conseiller des rois Louis VI et Louis VII décida la reconstruction de l’église, en lui ajoutant des chapelles rayonnantes, et surtout fit surélever le choeur pour laisser entrer la lumière par de grandes baies, en adoptant des contreforts et une voûte en croisée d’ogives.
    De 1231 à 1281, sous Blanche de Castille, régente, puis Louis XI, l’abbé Clément fit suréléver encore le chœur et surtout la nef centrale, qui, maintenant gothique, s’élève à 23 mètres de hauteur. Les deux tours furent reconstruites, dont la flèche Nord qui culminait à 86 mètres de hauteur, gravement endommagée par la foudre, sera détruite en 1846
    On peut voir ci dessous une lithographie où l’on distingue bien, à droite, cette flèche nord.
http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/basiliquesaintdenis18.jpg
    En 1568 la construction d'une "rotonde des Valois" fut décidée par Catherine de Médicis, chapelle extérieure à la basilique,dont la vocation était d'accueillir les sépultures des souverains et princes de la maison des Valois. Elle ne fut pas achevée et détruite en 1719. En 1665, Colbert demanda à François Mansart de concevoir un projet de chapelle funéraire des Bourbons, également extérieure à la basilique, mais cette chapelle ne fut jamais édifiée.
    En 1793 les révolutionnaires jetèrent les cendres de quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes, dix serviteurs du royaume, ainsi que d’une trentaine d’abbés et de religieux divers, dans des fosses communes de l’ancien cimetière des moines alors situé au nord de la basilique. Une partie du trésor de la basilique fut transformée en monnaie, la plupart des vitraux détruits et les gisants des tombeaux  furent en grande partie détériorés.
    En 1805, Napoléon 1er fit restaurer la toiture et le sol de la basilique, la crypte et les caveaux furent déblayés et quatre chapelles furent érigées dans l'église, dont trois dans l'emplacement qu’avaient occupé les tombeaux des rois.
    En 1817, Louis XVIII fit ramener les ossements de ses prédécesseurs dans la crypte de la basilique, où ils sont rassemblés dans un ossuaire scellé par des plaques de marbre sur lesquelles sont inscrits les noms des personnages inhumés, dans un emplacement où se trouvait autrefois le tombeau de Turenne. Certains vitraux ont été créés pour remplacer ceux détruits sous la révolution.
    Des travaux de réhabilitation furent menés pour redonner à la basilique son aspect primitif, mais la dégradation de la basilique a continué au XXème siècle, sous l’effet de la pollution externe et d’infiltrations. Des travaux de nettoyage etde  rénovation des façades et des portails sont en cours depuis 2012 et un  projet prévoit de restaurer la flèche de 86 mètres en 2015.
    Sur la photo ci dessous, l'intérieur de la basilique actuelle (qui est une cathédrale en activité).

http://lancien.cowblog.fr/images/Artarchitecture2/StDBasinter0.jpg

    Si l’extérieur de cette basilique n’est pas très marquant par rapport aux autres cathédrales de la France, souvent plus belles,par contre l’intérieur de l’église est remarquable.
    Certains tombeaux de grandes dimensions ont été remis en état et sont relativement bien conservés
    Les gisants des tombes plus anciennes des rois ont été restaurés, et sont de véritables œuvres d’art, mais par contre les pierres tombales faites aux XIX et XXème siècle sont très disparates, et l’agencement des tombes assez anarchique, ce qui malheureusement enlève au lieu, la majesté historique que l’on trouve par exemple à son homologue à Westminster, qui a eu la chance de ne pas subir de destructions comme celles de 1793.

    Demain je ferai une visite en photos de la basilique.

Mardi 1er avril 2014 à 8:45

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Unknown-copie-6.jpg

     Je pense que vous avez dû entendre parler du rachat de SFR par Numéricable, plus exactement les sociétés mères Altice, (Luxembourg), Carlyle (USA) et Cinven (UK, société de capital investissement), qui toutes trois fraudent le fisc et paient très peu d'impôts en France..
    Il se trouve que Numéricable est mon opérateur (internet, téléphone, télévision), et donc il faut que je vous décrive les avantages techniques que vous allez tirer de cette fusion.

    D’abord vous allez avoir un réseau très performant et rapide et vous allez changer de numéro de portable : il va commencer par 06 19, comme le mien, car 19 c’est le numéro de la lettre N comme Numéricable. Mais ils vous conserveront les autres chiffres, pour ne pas surcharger votre mémoire.
    Et si vous voulez changer de numéro, pour 1 centime de plus d’abonnement, vous pouvez avoir un numéro remarquable dont la somme des chiffres qui le composent, est comprise entre 16 et 70 !

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-9.jpg    Ensuite pour ceux qui auront un abonnement de leur portable illimité en heures, (c’est abordable comme prix), vous aurez droit à une révolution technique, le système « SMS voix ».
    Vous ne tapez plus vos SMS, vous faite le chiffre « 8 », votre téléphone est programmer pour appeler 8888 qui est l’ordinateur numéricable de « SMS voix », et vous les dictez à votre téléphone. L’ordinateur les transforme en SMS et les envoie à vos correspondants. Ceux-ci, à partir d’une petite application que vous leur avez envoyée, font aussi le « 8 », et ils entendront vos SMS qui auront été reconvertis en voix, et pas n’importe laquelle : la vôtre.
    Pensez à la joie de votre petit(e) ami(e) d’entendre votre vrai voix sur les SMS que vous lui envoyez. De quoi vous aimer dix fois plus !
    Et s’il était là près de son téléphone au moment où il a reçu votre SMS et qu’il vous répond immédiatement par un autre SMS, comme le transformation et la communication vont très vite, vous avez presque tout de suite sa voix qui résonne sa réponse dans votre téléphone portable. Vous pouvez ainsi échanger toutes les idées qui vous passent par la tête comme s’il était près de vous, en train de parler avec vous.


http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images1-copie-1.jpg
    Et si vous avez un smartphone vous allez bénéficier du service extraordinaire « Numléricable-loupe » pour suivre en direct sur votre téléphone le sport et notamment les matchs de tennis. Vous appuyez sur le zéro et l’image s’agrandit automatiquement et cela chaque fois que vous appuyez sur « 0 »; Et elle revient en arrière si vous appuyez sur « 1 ». Ainsi si chaque fois que le jouet tape la balle avec sa raquette vous appuyez sur « 0 », vous pouvez suivre sa trajectoire, alors que sinon vous ne verriez rien.
    Et vous pouvez ainsi savoir quel est le moral du joueur. Par exemple avec Nadal, vous faites un zoom au moment ou il sert, et vous regardez : l’endroit où il se gratte systématiquement avant de servir indique son état de stress.!






http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-10.jpg    Et aller chez cet opérateur est une garantie pour l’avenir, car il étudie un logiciel révolutionnaire avec la collaboration de Google et d’Apple, qui sera installe à la fois sur votre voiture et votre smartphone.
    Si vous allez en voiture à une destination donnée par l’autoroute, à par exemple 400 km, vous vous entendez avec 9 autres conducteurs ayant la même destination et vous vous donnez rendez vous à l’entrée de l’autoroute sur laquelle vous entrez l’un derrière l’autre.
    Puis chacun, sauf le premier de la file tape sur son smartphone le numéro d’immatriculation de la voiture devant lui. Désormais le logiciel conduit votre voiture qui suit aveuglement la voiture devant lui, et tous les passagers de votre voiture, y compris le conducteur, peuvent lire, regarder un DVD, réviser leur partiels ou étudier un dossier.
    Ainsi seul le premier de la file sert de conducteur. Mais tous les 40 km (1/10 de 400), il prévient le second de la file, qui retape le numéro d’immatriculation pour se désengager de la conduite automatique, et c’est alors lui qui prend le relais de conducteur pour 40 km, tandis que le premier va se mettre en queue de peloton, comme au tour de France à vélo, et s’accroche au dernier de la file par téléphone.
    On limite à dix le nombre de voitures pour permettre les dépassements de la file aux autres qui ont la malchance de conduire seul.
    Et j’ai assisté aux essais sur l’autodrome de Montlhéry : c’est impressionnant de se faire doubler par ces dix voitures, vrombissant à dix mètres les unes des autres.
    Cela fonctionne bien, avec un petit problème cependant : si le premier de la file, et qui la conduit, a décidé de se suicider en de jetant volontairement d’un pont de l’autoroute, comment empêcher les 9 autres voitures de le suivre ? Mais on va trouver la solution, c’est sûr !

    Vous comprenez pourquoi, en voyant ces inventions remarquables, je crois en la science et les techniques et pourquoi je suis fana Numéricable.
    Et je rassure Kaa, notre modérateur préféré et les dirigeants de notre blog, je n’ai pas été payé par cet opérateur pour faire sa pub sur Cow.


http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/bed22b6a.jpg

Nota : Si vous ne l'avez pas remarqué, "SMS voix" existe, cela s'appelle un téléphone , avec lequel vous pouvez parler à votre correspondant de vive voix si vous êtes là et si vous n'y êtes pas une boîte vocale où vous pouvez écouter un  message qui y est laissé.. Moi j'utilise cela plutôt que des SMS parce que cela va plus vite, mais tout dépend du forfait que l'on a et de l'utilisation que l'on fait du téléphone. J'ai sur mon fixe un forfait illimité et sur mon portable je n'utilise qu'environ une demi-heure par mois  (un forfait à 2 €)!!!
Il y a quand même quelque chose de vrai dans cet article : que Numéricable avale SFR et qu'il fraude le fisc légalement par ses implantations à l'étranger.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast