Mercredi 21 mai 2014 à 7:38

Libertés et règles

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J’avais dit ce que je pensais du problème des homosexuels et du mariage pour tous. Vous pouvez retrouver les articles dans la catégorie correspondante.
    Mais je pense que pour cette raison, des correspondantes me demandent ce que je pense de la procréation médicale assistée, la PMA.

`    C’est un sujet difficile mais je vais vous répondre quand même, mais avec une réserve : je connais plusieurs couples homosexuels et certains ont des enfants. Donc je peux en parler. Je n’ai connu qu’un couple ayant eu recours à la PMA, et un  couple à la fécondation in vitro, (FIV), et ils étaient hétérosexuels. Je serai donc plus prudent, car je n’ai pas une expérience suffisante.

    D’abord il faut bien s’entendre sur les termes et ce qu’ils recouvrent.
    La FIV est une pratique médicale courante puisque plus de 12 000 enfants naissent chaque année en France en ayant recours à  cette méthode. Elle est pratiquée quand une femme n’arrive pas à avoir un enfant parce que la  fécondation qui devrait avoir lieu dans les trompes de Fallope entre l’ovaire et l’utérus, ne se fait pas pour des raisons très diverses, y compris une moindre résistance des spermatozoÏdes.
    Pour que la fécondation ait lieu, il faut en effet que la trompe ait pu capter l’ovocyte au moment où il est libéré, qu’elle le fasse progresser au moyen de petits mouvements de ses plis (l’ovocyte est, en effet, incapable, à la différence des spermatozoïdes, de se déplacer seul). Il faut également qu’un nombre suffisant de spermatozoïdes mobiles capables de remonter depuis le col utérin jusqu'à la trompe après avoir traversé l'utérus.
    En général, en cas de stérilité, on commence par un traitement pour stimuler l’ovulation, puis on peut injecter des spermatozoîdes dans la trompe, et sans résultats, on peut alors envisager la FIV.
    Les ovocytes, contenus dans des follicules, sont stockés dans les deux ovaires, et, à partir de la puberté, chaque mois, un ovocyte va en effet terminer sa maturation cellulaire au sein d'un follicule et être expulsé de l'ovaire, tandis que d'autres follicules, qui auront repris leur développement au même moment, vont stopper automatiquement leur croissance et disparaître.
    Pour les besoins de la FIV, on va stimuler grâce à des médicaments l’ovulation pour disposer de plusieurs ovocytes vont être ponctionnés par les voies naturelle sous anesthésie locale.
    Ces ovocytes sont mis en présence des spermatozoïdes (entre 10 000 et 100 000, le plus souvent du compagnon de la femme) au sein d’un milieu de culture, dans une boite de verre, dans un incubateur à 37 d°C.
    Deux jours après la ponction, les embryons comportent en moyenne quatre cellules ou blastomères. Ils peuvent alors être transférés dans la cavité utérine mais, de plus en plus fréquemment, leur culture est poursuivie in vitro durant un à quatre jours supplémentaires. Ceci permet une meilleure sélection des embryons qui favorise les chances de grossesse, et s’assurant par ailleurs qu’il n’y a pas d’anomalie génétique.
    L’enfant conçu par FIV est donc de même nature qu’un enfant conçu naturellement par le père et la mère.

    La PMA, au plan médical, regroupe toutes les méthodes de procréation assistée, y compris la FIV. Mais dans la polémique politique actuelle, elle désigne une insémination artificielle pratiquée par un médecin, par le sperme d’un donneur autre que le compagnon, et elle est donc réservée à des femmes dont le compagnon est stérile.
    Elle pourrait donc être utilisée par une femme seule ou un couple de femmes homosexuelles.
    C’est donc un acte médical très banal où l’homme est remplacé par une seringue et où le sperme provient d’un donneur, qui en principe n’est ni choisi, ni même connu. L’enfant ne connaîtra donc pas son vrai père au sens géniteur, mais il sera en fait élevé par le compagnon de la mère.

    La polémique qui est actuellement soulevée entre le gouvernement et l’opposition avec des groupes intégristes catholiques qui attisent le feu, est en fait un faux problème, posé par la coutume juridique actuelle. C’est d’ailleurs en partie vrai pour l’adoption.
    Quand un couple où l’un est stérile a recours à un don de sperme, tout est fait pour simuler une procréation du couple et le droit et l’habitude sont faits pour cacher le don et faire passer le mari stérile pour le géniteur de l’enfant.
    C’est peut être mieux pour l’enfant sur le moment, mais à condition qu’il ne le sache jamais, car alors la découverte sera le plus souvent une torture. En fait la plupart du temps, cela est fait pour cacher la stérilité du mari.
    Le mensonge de pseudo-procréation charnelle est devenu presque un rite sociétal et le fait que deux femmes recourent elles aussi à un donneur apparaîtrait alors comme une sorte de "scandale ontologique ».
    Tout serait simple et sans scandale si, à la place de cette disposition la France avait, comme la plupart des pays voisins, une habitude responsable, de reconnaître que depuis un demi siècle, un enfant peut naître de la coopération de trois personnes : un couple d’intention (les futurs parents) et un donneur d’engendrement (qui ne sera jamais un parent) et que la situation soit expliqué comme naturelle à l’enfant, lorsqu’il sera en âge de comprendre. Cela n’enlève rien au père qui l’a élevé. Avoir des spermatozoïdes qui ne sont pas assez résistants, c’est moins grave qu’un diabète ou une faiblesse immunitaire.
    Le problème est aussi de savoir si la loi doit permettre à l’enfant de connaître son vrai géniteur. Je suis plus réservé, car finalement ce donneur n’a pas fait plus que de donner son sang et on ne va pas à chaque fois qu’on vous fait une transfusion, vous dire qui vous devez remercier.
    Donc, pour moi, alors qu’une femme an couple (et pas forcément mariée) avec un homme, peut avoir recours à la PMA, je ne vois pas pourquoi une femme identique ne pourrait y avoir recours sous prétexte que son compagnon est du même sexe.
    C’est à nouveau un procès moral de l’homosexualité, comme au temps de l’Inquisition.

    Troisième problème, la « gestation pour autrui » (GPA), qui est le problème des mères porteuses, et celui des femmes qui, ne pouvant avoir d’enfant, le font faire contre rémunération par une autre femme, inséminée par le mari, ou, dans certains cas, ayant recours à une FIV l’ovocyte étant celui de la mère fécondé par le mari en éprouvette.
    Trois choses me gênent dans ce problème :
    La première c’est que c’est un service payant, et je crains donc que les mères porteuse ne soient obligées d’avoir recours à cette solution que parce qu’elles sont dans une situation financière catastrophique et n’ont pas de travail permettant de subvenir à leurs besoins. Je ne crois pas qu’elles fassent cela de gaîté de cœur.
    Le deuxième point est qu’on ne porte pas en soi un enfant pendant 9 mois (même si ce n’est pas son ovule), sans s’attacher à lui. C’est un amour commandé par les hormones, même si on s’en défend sentimentalement. Donc c’est une souffrance pour la mère porteuse dont le couple se fiche éperdument : il a payé, acheté cet enfant.
    Troisième raison : l’adoption cela existe : bien sûr ce n’est pas un enfant issu de son sang, mais on peut en partie le choisir et surtout son avenir dépend à 80% au moins de l’éducation qu’on lui donnera. Certes il peut avoir des problèmes de santé (mais votre enfant avec votre ADN aussi), mais par contre on ne naît pas délinquant, on le devient par éducation et fréquentation.
    Je suis donc contre la GPA, que ce soit pour un couple hétéro ou homosexuel, par contre les formalités d’adoption pourraient être simplifiées et surtout plus rapides, tout en évitant tout trafic d’enfant.

    Voilà donc mon opinion; sans doute soulèvera t’elle quelques critiques, mais je suis prêt à en discuter, si vous le souhaitez.

Mardi 20 mai 2014 à 7:45

Bretagne

 
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      Je suis bien rentré de Bretagne hier, mais avec quelques difficultés sur l’autoroute en Le Mans et Paris, car c’était le championnat de France de Moto sur le circuit des 24 heures, et la finale venait de finir peu avant notre passage et des centaines de motos revenant à Paris faisaient du gymkhana à 140 ou 150 entre les voitures roulant à la vitesse limite de 130. Cela obligeait à une grande attention.

     Et aujourd’hui rangement et s’occuper de mon jardin sur le toit, puis faire des courses pour manger quand même.

     Quand on arrive ainsi après l’hiver à Saint Colomban, il y a d’abord la routine : ouvrir l’eau, l’électricité, les volets, alimenter les radiateurs, le chauffe eau, le frigo. Nettoyer la poussière et amener le bois pour lancer le feu dans la cheminée. Vérifier les robinets, les machines à laver, la télé, le Mac, les fenêtres. Puis faire les lits et préparer le dîner. Alors la soirée y suffit à peine. Le jardin c’est pour le lendemain.

     Là c’est horreur et découragement : l’herbe mesure 60 à 80 cm et les mauvaises herbes et les ronces ont envahi allées plates bandes et le trottoir sur la rue. Il va falloir 3 jours à deux pour venir à bout de cela : ramasser les branches et les pommes de pin abattues par les tempêtes, débroussailleuse, puis tondeuse, puis le grattoir, un plantoir et les mains pour les mauvaises herbes. Avec la pluie du printemps, les buissons ont poussé et il faut aussi tailler. C’est pour le quatrième jour. Aïe, le houx et les ronces, ça pique, même avec des gants !. 

     Le cinquième jour on redresse les branches avec des tuteurs, on sème et on plante, Ma fille Claude fait des pyramides en bambou pour les plantes grimpantes.

     Le sixième jour on se repose, on déjeune au resto et on va faire le tour des plages.

      Je n’ai pas vu les écureuils, mais tous les oiseaux sont là. Je vais mettre des photos en vrac, car j’ai des problèmes avec Cowblog : je ne peux plus me servir de Firefox pour publier (on ne peut plus commander la gestion du blog) et Chrome ou Safari décalent textes et photos de façon aléatoire. Pourtant les autres sites que www.cowblog.fr sont vus normalement ainsi que les blogs. Mystère que j’ai signalé à l’équipe de webmasters.

     Le petit rouge gorge est resté tout le temps du desherbage à moins d’un mètre venant tout de suite voir dans la terre sous les herbes coupées ou la terre ou les graviers remués, s’il y avait des grainse ou des insectes à croûter.    A un moment, un merle a dû voir un morceau de choix et a foncé sur le rouge-gorge et lui est venu se réfugier dans mes pieds : le merle n’a pas osé venir. Je n’aurais jamais cru que ce petit oiseau ait conscience que je pouvais ainsi lui servir de garde du corps !!

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     En plus des moineaux sur l'antenne télé (à gauche), des merles et des pigeons, une grive et une huppe sont venus nous voir, les piverts et le méchant geai au si beau plumage, (à droite).

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       Dans le marais salant cygnes et canards nageaient de concert, ainsi qu’une énorme oie bernache et des poules d’eau. Mais j’ai eu le malheur d’envoyer un morceau de pain au petit canard Colvert, mais la grosse oie bernache est venue se l’approprier, comme le montre la dernière photo. Différence de taille fait loi !!

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Lundi 19 mai 2014 à 7:59

Bretagne

    Si cet article paraît aujourd'hui lundi 19 mai, c'est que je suis rentré tard hier soir et que je n'ai pas eu le temps de publier quelque chose de nouveau. Donc place à celui-ci qui est programmé et est la suite de celui d'hier sur la forêt de Brocéliande. Demain je publierai quelques photos de mon séjour en Bretagne.
      Suite donc de mon article sur la forêt de Brocéliande et ses légendes.
      Au delà de la légende de Merlin l'enchanteur, cette forêt est très belle, mais les noms donnés par les habitants rappellent bien des superstitions. Il faut dire que dans notre Bretagne très catholique, on croit encore que, lorsqu'on sort ivre d'un café et que l'on tombe dans un fossé, que c'est le diable qui vous y a poussé. 
        D'abord, un très beau plan d'eau le "miroir aux fées" :

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L'eau est partout dans cette forêt, même près ce vieil "arbre des lutins" :

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et les allées de la forêt sont si tranquille : "l'allée des trolls" et "le coin des elfes" :

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      et dans tous les endroits dégagés, la lande et ses genêts d'or :

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Dimanche 18 mai 2014 à 8:42

Paysages

      Je devrais rentrer aujourd'hui de Bretagne, mais au cas où je devrais prolonger mon séjour, j'ai prévu quelques articles de plus en programmation.
      En rentrant par l'autoroute, on traverse la forêt de Brocéliande, mais on n'en voit malheureusement pas les plus jolis aspects. Je vais vous en montrer quelques uns :

     D'abord, le château de Trecesson, qui date du XVème siècle :

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    Ce mégalithe que l'on appelle le tombeau du Géant et cet autre qui serait - dit la légende - le tombeau de Merlin l'Enchanteur.

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La maison de Viviane (enfin elle devait être là !) et les pierres de la "fontaine de Barenton", où Merlin attendait Viviane

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Le "Val sans retour" avec sa petite chapelle à Tréhoranteuc, où Morgane, la Fée, retenait prisonniers les chevaliers infidèles :

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   Enfin la fontaine de jouvence et l'arbre d'Or, où l'on venait retriuver ses jeunes année en se plongeant dans son eau claire.

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Samedi 17 mai 2014 à 8:13

Paysages

Intermède aujourd'hui avec des photos de chutes d'eau spectaculaires qu'a publié L'Internaute; je vous montre certaines chutes peu connues car évidemment tout le monde connaît les chutes du Niagara ou du Zambèze.

La plus haute chute du monde au Vénézuéla, 979 mètres appelée le "saut de l'ange" :

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La chute de Dettifoss en Islande, qui ne fait que 44 mètres de haut, mais avec un énorme débit, de l'ordre de 200m3 par seconde; elle provoque un immense bouillonnement :

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Le grand canon de Yellowstone aux USA qui s'étend sur 34 km entre les premières chutes et l'embouchure de la rivière

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Les chutes d'Epupa en Namibie, sur la rivière Kuene, peut atteindre en saison 100m3/seconde :

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Les chutes de Duden en Turquie, à Antalya. L'eau semble arriver de nulle part et se jette, du haut des falaises dans la mer Méditerranée :

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Le saut de crapaud au Vénézuéla avec son bouillonnement extraordinaire et son écume :

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Enfin une petite chute de France peu connue, le saut du Bouchot dans les Vosges, où l'eau continue à gronder au milieu de la glace et de la neige.

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Vendredi 16 mai 2014 à 15:14

Biologie, santé.

 Revenons aux antibiotiques.
    Comment agissent ils sur les bactéries ?

    Les antibiotiques réduisent ou empêchent la réplication et la multiplication des bactéries, voire les détruisent.
    Les lieux d’action sont essentiellement la paroi et le cytoplasme, et il y a 5 modes principaux d’action.


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     1) - Inhibition de la synthèse du peptidoglycane
    Nous l’avons vu hier, les parois épaisses sont surtout constituées de peptidoglycane. Cette molécule est synthétisée à partir des informations de l’ARN messager dans les ribosomes.
    Des antibiotiques tels que le chloramphénicol ou les tétracyclines, s’attachent à l’un des codons de l’ARN et empêchent ainsi cette synthèse.
    D’autres antibiotiques se combinent avec des intermédiaires chimiques de la synthèse ou agissent sur les enzymes qui interviennent dans cette synthèse.

    2) - Altération de la paroi
    Les polymyxines détruisent la membrane cytoplasmique qui entoure le cytoplasme et à une structure de graisse, comme le ferait un détergent. La paroi devient alors perméable et les composés cellulaires la traversent, d’où la mort de la bactérie

    3) - Action sur la synthèse de protéines essentielles à la bactérie
    Le mécanisme est analogue à celui décrit en 1, mais intervient sur d’autres protéines que le peptidoglycane.

    4) - Action sur la synthèse des acides nucléiques
    Les quinolones et la rifamycine agissent en provoquant des coupures dans les molécules d’ADN ou d4ARN et introduisent ainsi des erreurs dans la réplication, qui entraînent la mort de la bactérie fille.

    5) - Action sur le métabolisme.
    L’antibiotique agit dans le cytoplasme sur la synthèse de molécules indispensables à la vie de la bactérie.

    L’acquisition de la résistance d’une bactérie aux antibiotiques est un phénomène de modification génétique par modification ou acquisition de gènes différents. Le plus souvent ce n’est pas leur ADN cytoplasmique qui est modifié, mais celui contenu dans les plasmides, et les bactéries peuvent même écnager leurs ADN, conférant à d’autres cette résistance.

    On recense quatre principaux mécanismes :

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    1) - Imperméabilité à l’entrée de l’antibiotique :

     Nous avons vu que dans les bactéries à gram négatif, ayant une paroi fine, il existait des « porines », canaux aqueux ou hydrophiles constitués de trois molécules de protéinesqui laissent diffuser diverses molécules de faible masse moléculaire comme des substrats ou encore des antibiotiques. Le dysfonctionnement ou la perte de l'une d’entre elles peut entraîner une imperméabilité et donc une résistance à l’antibiotique qui ne peut pénétrer dans la bactérie.


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    2) - Extrusion de l’antibiotique hors de la bactérie
    L’antibiotique est renvoyé à l’extérieur au travers de la porine ou des analogues spécifiques et ne pourra d’atteindre sa cible.
    C’est une sorte de « pompage » hors de la bactérie,sorte de défense naturelle pour préserver le milieu cytoplasmique.
    La pompe est une grosse protéine, localisée dans l’épaisseur de la membrane,cytoplasmique assurant la reconnaissance, le fixation et le,transport de substrats proches par leur structure et qui comporte 4, 12 ou 14 segments peptidiques hydrophobes transmembranaires reliés entre eux par des boucles hydrophiles extramembranaires.


     
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/ntibio2.jpg     3) - Inactivation de l’antibiotique
     La bactérie sécrète des enzymes qui empêchent l’antibiotique d’agir en le modifiant.
    Une fraction importante des antibiotiques connus sont en effet des composés naturels produits par des micro-organismes.
    La sécrétion d'antibiotiques (contre laquelle la bactérie doit donc résister) est même une stratégie développée par certaines bactéries pour éliminer leurs compétitrices de leur environnement. Ces bactéries productrices d'antibiotiques ont développé plusieurs enzymes leur permettant de résister à la molécule qu'elles produisent, afin de ne pas en être elles-mêmes les victimes : ces micro-organismes fabriquent en même temps le poison et l'antidote. Par transfert entre bactéries, les gènes codant ces enzymes de résistance peuvent se propager et transmettre la capacité de résistance à d'autres espèces, ce qui est observé dans l'environnement.

    4) - Modification génétique qui change la cible de l’antibiotique
    Chaque antibiotique agit en se fixant sur une cible précise dans la cellule : paroi, ribosome, cytoplasme… La présence d'une modification consécutive à une mutation modifie le site de fixation et empêche ainsi la liaison de l'antibiotique.
    L’action peut aussi se faire par une voie non génétique : une enzyme spécifique effectue une modification chimique covalente de la cible, par exemple une méthylation, ce qui inhibe la fixation de l'antibiotique, comme dans le cas précédent, mais sans qu'il y ait altération du génome.

  L’utilisation irraisonnée des antibiotiques a conduit des bactéries de plus en plus résistantes. 

   La France est le pays européen où la prescription d’antibiotiques est la plus importante.
   Il est essentiel de bien prescrire les antibiotiques pour éviter l’augmentation de la résistance : antibiotiques adaptés, (pas d’antibiotiques pour des maladies virales), posologie adéquate, délivrance de médicaments correspondant à la durée prescrite, pas d’automédication.

   Mais par ailleurs l’utilisation des antibiotiques à des fins autres que les soins médicaux devrait être interdite. A force de donner des antibiotiques à des animaux d’élevage pour les faire s’engraisser plus vite, on favorise la création de la résistance des bactéries.
   Quatre-vingts gènes de bactéries résistants aux antibiotiques ont été identifiés dans des échantillons de litière contenant des déjections de vaches. Ces résistances pourraient être transmises par des produits agricoles, notamment les légumes verts comme les salades ou les épinards. Certains de ces nouveaux gènes sont aussi présents dans la bactérie Escherichia coli, qui fait partie de la flore intestinale régulièrement mise en cause lors de graves intoxications alimentaires.
   Le fumier présente un réel danger pour l'homme, et mieux vaudrait par précaution limiter son utilisation. Selon l'état des fumiers, cet amendement représente plus de risques sanitaires qu'un engrais minéral stabilisé, utilisé en petite quantité. La filière bio, qui utilise souvent des amendements organique, ne serait donc pas exempte d’inconvénients.



   

Jeudi 15 mai 2014 à 8:08

    Maintenant que nous savons un minimum sur les cellules, nous allons voir comment sont faites des cellules vivantes particulières : les bactéries (je rappelle que les virus ne sont pas des êtres vivants et sont donc très différents).
    C’est un monde immense : on connait environ 8000 espèces de bactéries, mais il y en a beaucoup plus. Elles présentent de nombreuses formes principalement : sphériques (coques), allongées ou en bâtonnets (bacilles), et des formes plus ou moins spiralées.
    Je vais vous donner ci dessous quelques définitions et explications qui sont nécessaires pour comprendre la résistance aux antibiotiques, en me servant du schéma ci dessous.

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            La capsule :

    Toutes les bactéries n’ont pas une capsule, qui est une structure extérieure entourant la bactérie. Sa constitution est le plus souvent polysaccharidique, parfois protéique. (les polysaccharides sont des polymères du glucose; dans la langue courante on les appelle glucides ou sucres, mais la plupart n’ont pas de pouvoir sucrant; les protéines sont de grosses molécules, assemblages d’acides aminés, dont la synthèse est commandée par l’ARN qui provient de l’ADN - voir mes articles des 3, 4, et  6 juillet 2010).
    Pour la mettre en évidence au microscope, on réalise une suspension des bactéries dans de l'encre de chine et on observe la capsule sous forme d'un halo clair et réfringent.
    C'est un facteur de virulence car elle protège la bactérie de la phagocytose (la destruction par les globules blancs).

            La paroi :

    Elle est présente chez toutes les espèces bactériennes à l'exception des mycoplasmes (des microorganismes intermédiaires entre virus et bactéries et responsables de certaines infections chez les végétaux et animaux, voire chez l’homme).     Elle entoure la bactérie et constitue la structure constante la plus externe. Elle détermine la forme de la bactérie, la protège (une bactérie qui n'a plus de paroi meurt), et est un passage obligé pour les échanges avec le milieu extérieur,
    On rencontre deux types de paroi :
        - les parois épaisses et denses, qui sont faites presque uniquement de mucopeptide (muréine ou peptidoglycane).
C’est une structure chimique complexe formée de chaines de deux polysaccharides (NAG et NAM sur le schéma) reliés entre eux par des ponts peptidiques formés par divers acides aminés.
        -  les parois fines et lâches qui ont une structure plus complexe constituée d'une fine couche de mucopeptide, à structure plus lâche que celui des parois épaisses) recouverte à l'extérieur d’une membrane externe.
    Cette membranes est faite de lipides (des graisses phospholipides liées à des composés de l’acide phosphorique et lipopolysaccharides, liées à des glucides) organisés en deux couches hydrophiles séparées par une couche hydrophobe. Dans l'épaisseur de cette membrane sont enchâssées des protéines, les « porines », qui permettent le passage de petites molécules telles que notamment les antibiotiques.
    Un test de coloration dit « test de Gram », permet de reconnaître les bactéries à paroi épaisse (Gram +) de celles à paroi fine et membrane (Gram -).

                La membrane cytoplasmique :

    La membrane cytoplasmique entoure le cytoplasme, et a une structure lipidoprotidique.
    Les molécules qui la constituent sont mobiles et "flottent" dans son épaisseur lui donnant une grande plasticité. Parmi les diverses protéines, certaines sont constitutives, d'autres ont un rôle de transport permettant le passage de diverses molécules ou ions (Na, K, Cl, sucres, aminoacides ou oligopeptides). Elle contrôle donc les entrées et sorties de la cellule.
    La membrane cytoplasmique des bactéries contient en outre de nombreux enzymes assurant les synthèses et fournissant l'énergie nécessaire au métabolisme. La membrane assure les fonctions des mitochondries, (récupérer l’énergie de molécules organiques, en les transformant en ATP - adénosine triphosphate), qui n'existent pas chez les bactéries.
   Le mesosome est une espèce de hernie de la membrane cytoplasmique. Il est prouvé aujourd'hui, que c'est un artefact provoqué par la préparation d'observation des bactéries et il n'a pas d'utilité biologique.
   
               Le cytoplasme

    Les cellules procaryotes comme les bactéries, ne possèdent pas de noyau mais possèdent du matériel nucléaire sous forme d'un chromosome unique, circulaire, d'une longueur voisine de 1 mm. Ce chromosome contient l’ADN spécifique de la bactérie.

              La spore :

Si on place les bactéries dans des conditions défavorables de survie, pour certaines d'entre elles (il y a formation de spores (sporulation). Si on place des spores dans des conditions favorables, elles retournent à l'état de bactéries végétatives (germination).
    La spore contient, sous forme condensée, le génome et une partie du cytoplasme déshydraté dans une enveloppe très résistante.

              Les plasmides :

    Les plasmides sont de petits éléments circulaires constituant du matériel génétique extra-chromosomique. Ils sont faits d'ADN et portent, comme le chromosome, des informations génétiques. Ils sont autonomes et capables de se répliquer indépendamment du chromosome. Ils codent pour la synthèse de différentes protéines enzymatiques conférant ainsi à la bactérie qui les possède des caractères particuliers tels que possibilité d'utiliser tel ou tel substrat ou une résistance à certains antibiotiques
    Ces plasmides sont transmissibles à d'autres bactéries.

             Les pili :

    Les pili (poils) sont des formations qu'on ne peut observer qu'au microscope électronique. Certains, courts et cassants sont utiles pour l'adhésion des bactéries aux interfaces et particulièrement aux muqueuses et sont donc des facteurs de virulence . Ils ont une structure protéique.
    Les pili sexuels, plus longs, relient deux bactéries et constituent des voies d'échanges de matériel génétique entre les bactéries. Les bactéries capables de produire des pili sexuels sont dénommées bactéries "mâles" à l'opposé des autres qui sont dites « femelles".

            Les flagelles :

    Les flagelles sont des cils rigides ondulés qui sont issus de la membrane cytoplasmique et permettent la mobilité des bactéries : seules les espèces qui en sont pourvues sont mobiles.
Nous avons maintenant des notions sur la structure des cellules humaines et des bactéries, et nous allons pouvoir reparler antibiotiques et résistance des bactéries.

Nous avons maintenant des notions sur la structure des cellules humaines et des bactéries, et nous allons pouvoir reparler antibiotiques et résistance des bactéries.

Mercredi 14 mai 2014 à 8:39

Biologie, santé.

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         On m’a demandé, il y a quelques semaines comment les bactéries devenaient résistantes aux antibiotiques.
    Il est exact que les antibiotiques sont aujourd'hui victimes de leur succès : leur large utilisation depuis les années 1960-1970 a permis aux bactéries d'apprendre à s'en défendre.
    Il y a 30 ans cette résistance n’était pas trop gênante, car elle ne concernait que quelques germes, et il suffisait de les soumettre à un autre antibiotique pour les éliminer.
    Mais certains germes, plus nombreux, ont cependant réussi à acquérir une résistance à de nombreux antibiotiques, obligeant les médecins à puiser de plus en plus souvent dans les antibiotiques à utiliser en dernier recours contre les bactéries les plus récalcitrantes, avec un risque accru de favoriser l'apparition de bactéries résistantes à tous les antibiotiques, contre lesquelles aucun antibiotique connu ne pourrait plus être utilisé.
    Les bactéries multirésistantes se sont d'abord développées en milieu hospitalier, plus favorable à l'apparition de résistances, car il représente la moitié de la consommation des antibiotiques et la promiscuité relative entre sujets infectés, les mêmes soignants, accroit la diffusion pour ces bactéries et leurs résistances
    La recherche devra donc également être relancée pour mettre au point de nouvelles classes d'antibiotiques, car les grandes entreprises pharmaceutiques se sont largement détachées de ce domaine, trop peu rentable. En effet les maladies infectieuses se déclenchent de manière aléatoire, rendant impossible toute prévision sur les marchés potentiels, et leur traitement est de courte durée : elles ne sont pas une source de profit suffisante, en comparaison avec les maladies chroniques, qui représentent un marché énorme lié au vieillissement des populations dans les pays développés.

    Pour comprendre comment la résistance s’instaure, il faut d’abord examiner comment les antibiotiques détruisent les bactéries.
    Mais pour cela il faut déjà comprendre un peu comment fonctionnent cellules humaines et bactéries. Ce sera l’objet de l’article d’aujourd’hui et de demain, puis je reparlerai antibiotiques après demain.

    Les renseignements sont extraits d’un cours de médecine de la faculté de Montpellier et d’un cours d’Anne Decoster, que j’ai beaucoup simplifiés.

    Notre corps est composé de cellules, qui sont les unités de base de sa structure.
    Nous avons de l’ordre de 10 14 cellules dans le corps humain plus environ 10 15 bactéries non pathogènes, essentiellement dans le système gastro-intestinal.
    Chaque cellule est une entité vivante, qui fonctionne de manière autonome (du moins dans les organismes multicellulaires), mais est coordonnée avec la vie des autres cellules.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/orgcell.jpg    Tous les êtres vivants sont composés de cellules dont la structure fondamentale est commune ainsi que l’équilibre du milieu intérieur de composition physico-chimique, régulé et propice au développement des cellules de l'espèce considérée par rapport au milieu extérieur. On appelle cette régulation automatique  « l’homéostasie ».
    La cellule nait, vit, se reproduit et meurt, comme tout être vivant. Pour vivre, elle consomme de l’énergie et de la matière chimique.
    Les cellules se différencient en de nombreux types et celles d’un même type se rassemblent sous forme de tissus.Nos organes sont formés à partir de divers tissus.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/cellhumaine.jpg    Une cellule est toujours délimitée par une membrane cellulaire, (« plasmique »), qui sépare un milieu intracellulaire, le « cytoplasme », dont la composition est différente du milieu externe. La membrane assure les échanges entre les milieux intérieur et extérieur tout en maintenant une différence entre eux («homéostasie »). La différence de composition disparait à la mort de la cellule.

    Chaque cellule possède un noyau (plus ou moins apparent), qui dirige les fonctions du cytoplasme et de la membrane et l’on distingue deux genres de cellules :
        - Les « Eucaryotes » possèdent des cellules dont le cytoplasme contient un noyau limité par une enveloppe - la membrane nucléaire - qui contient l’ADN, qui est le support matériel de l'information génétique. Ces filaments apparaissent sous la forme de chromosomes bien visibles lorsqu'ils se condensent au moment de la reproduction (division cellulaire appelée « mitose »). Cependant, la plupart du temps, ils apparaissent comme une masse plus ou moins homogène.
        - Les « Procaryotes » regroupent le monde immense des bactéries. Ce sont des cellules qui n'ont pas d'enveloppe nucléaire et donc pas de noyau distinct. Leur matériel génétique flotte dans le cytoplasme.

    Toutes les cellules ne se reproduisent pas (par exemple les neurones). Mais tous les êtres vivants pluricellulaires possèdent des cellules souches, qui sont à l’origine de tous les tissus. 
   
    Une cellule souche est une cellule qui reste capable de se diviser tout au long de la vie, assurant le renouvellement cellulaire des tissus. La division d’une cellule souche produit une nouvelle cellule souche (cellule de « réserve ») et une cellule s’engageant dans un processus de différenciation, qui la conduira à remplir une fonction précise dans un tissu et un organe.
    Le schéma ci dessous donne les étapes de la mitose, sur lequel on voit la division de chromosome.
    Au niveau microscopique, il y a duplication de brins d’ADN (voir mes articles des 3, 4, et 6 juillet 2010)

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    Maintenant que nous avons ces connaissances élémentaires sur les cellules, nous pourrons parler demain de bactéries

Mardi 13 mai 2014 à 9:00

Bretagne

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    Hier je vous ai montré des photos de menhirs et de dolmens autour de Carnac. Je voudrais revenir aujourd’hui sur ces « monuments » et en donner quelques expolications.
    Une partie de mon texte est issu d’un blog remarquable, que je consulte souvent, celui de Véronique Battaglia, qui est consacré aux sciences de la terre. Mais il est aussi conforme aux conversations passionnantes que j’avais à Carnac, il y a 40 ans, avec la regrettée madame Jack, professeur d’archéologie, fille de Zacharie Le Rouzic.

    Les théories les plus farfelues ont été émises concernant dolmens et menhirs. Pendant longtemps les gens ont cru qu’ils avaient été édifiés par des êtres surnaturels, avaient des pouvoirs magiques et on y accomplissait des rites pour avoir un mari, un enfant , guérir des bêtes
    L’Église fut d’ailleurs à l’origine de beaucoup de destructions, dans le but d’éliminer ces pratiques païennes, et faute de pouvoir éliminer tous les sites, elle fit sculpter des croix sur les menhirs et fit construire des chapelles au-dessus des tumulus.
    Les plus vieux dolmens ont pu être datés de 5 000 ans avant notre ère, soit au début de l’ère Neolithique, qui s’étend de 6000 à 2000 avant JC, environ. C’est pendant cette ère qu’a été inventée l’écriture.
    Il est très difficile de dater les dolmens, car une grande partie d’entre eux ont été transformés, voire démantelés pour récupérer les pierres en granit.

    Un dolmen  qui est une « table de pierre » abrite une ou plusieurs tombes. Certains dolmens sont de grande taille et on les appelle alors des Cairns et lorsqu’ils sont en haut d’une colline et recouverts de terre, des tumulus (il y en a un à Carnac, avec une chapelle construite ensuite dessus).
 

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   Le cairn de Barnenez,sur la commune de Plouézoc'h dans le Finistère, construit sur un socle rocheux, mesure 70 mètres de long, de 16 à 28 mètres de large et 6 mètres de haut, et abrite 11 dolmens noyés dans une architecture en pierres sèches.    

     Sur l’ile du golfe du Morbihan, Gavrinis, près du village de Larmor-Baden, un tumulus de 8 m de haut et 100 m de circonférence, abrite un dolmen à couloir menant à une chambre sépulcrale carrée dont les monolithes sont ornés de gravures en relief (IVe millénaire avant J.-C.). La visite est intéressante et le paysage est très beau.

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     L’emplacement des tumulus, visibles de très loin, éloignés de tout endroit habité, permet de supposer qu’ils n’étaient pas seulement des tombes, mais aussi le lieu du culte des ancêtres, commun à plusieurs villages. Les habitants avaient dû s’unir pour réaliser de tels monuments.

    Les menhirs sont des pierres dressées. Contrairement à ce qu’on pourrait croiire en lisant Asrérix, ils ne sont pas l’œuvre des Gaulois, ni des Celtes, mais datent aussi diu néolithique.
    Le menhir est un édifice commémoratif ou votif, mais en aucun cas un monument funéraire. Si on trouve parfois des tombes au pied de menhirs, elles sont le plus souvent postérieures à leur construction.

    Les cromlechs sont constitué par un alignement de menhirs verticaux, formant une enceinte de « pierres levées », généralement circulaire. Parfois un menhir est placé au centre. Ils semblent plus récents, de la fin du néolithique.

    A Carnac, on trouve tous les types de construction : les alignements sont formés de menhirs isolés, mais aussi de cairns qui forment les tumulus de pierres plates que constituent les dolmens ainsi que des cromlechs. Surtout ces alignements s’étendent sur de très grandes longueurs (plus de 8 km),et surfaces
    On y trouve plus de 3 000 pierres,(et à l’origine, il devait y en avoir plus de 10 000)
réparties en trois ensembles.
        - Un cromlech en demi-cercle ouvre celui du Ménec. Là, répartis sur 11 rangées, s’élèvent 1 169 menhirs, hauts de 60 cm à 4 m, sur une longueur de 1 170 m
        - L’alignement de Kermario se limite à 10 rangées et à 1 029 menhirs, de 50 cm à 7 m de haut. sur une longueur de 1 120 m
        - L’alignement de Kerlescan est constitué de 13 files de 880 m de long qui regroupent 594 pierres hautes de 80 cm à 4 m, précédé d’un cromlech en demi-cercle
    En dehors des alignements, le site de Carnac comprend le grand tumulus Saint-Michel à l’intérieur duquel on trouve plusieurs chambres funéraires. Il semble postérieur aux alignements. Enfin, de très nombreux dolmens et menhirs isolés sont disséminés hors de la zone d’alignement.

    On ne sait pas comment les hommes préhistoriques dressaient les menhirs qui pèsent plusieurs tonnes, mais des essais ont été faits et montrent que cela était possible.
    L’extraction de pierres peut se faire, comme pour les obélisques égyptiennes, avec des coins de bois que l’on fait gonfler avec de l’eau et font éclater la pierre.
    Il faut ensuite beaucoup de bois pour confectionner des rouleaux et des traineaux.
    Il faut surtout des cordes de très bonne qualité. Les outils utilisés étaient des haches de pierre emmanchées sur des bois de cerfs et surtout …..la force humaine.
    Les leviers devaient être connus mais pas les moufles qui décuplent la force , car il n’y avait pas de poulie. Il est probable qu’un trou était creusé sous le menhir et qu’il basculait dedans à l’aide de cordes. Un plan incliné en terre était érigé pour monter la pierre d’un dolmen, puis la terre retirée ensuite.


Lundi 12 mai 2014 à 8:04

Paysages

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    Puisque nous sommes à Carnac, un petit article sur les alignements célèbres dont nous voyons ci dessus une photo prise d'un ULM : les alignements dits du Ménech. à l'entrée du bourg,
    Aujourd'hui quelques photos, demain je publierai un petit article sur ce que l'on sait de ces grosses pierres en granit.  
    Il y en a des petits et des grands, mais ils ont tous la tête aussi dure, comme les Bretons lol.
    La plupart sont debout, les menhirs,  quelques uns fatigués sont tombés, couchés sur le sol, et d'autres soutiennent une grosse pierre qui sert de toit : un dolmen.
    Les photos ci dessous sont celles des alignements de Carnac, (Menec, Kermario et Kerlescan), sauf les deux dernières qui sont celles d'un alignement et d'un grand Menhir au lieu dit "Kerzerho", à l'entrée du bourg d'Erdeven.

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