Lundi 30 juin 2014 à 8:19

Drogue, alcool, addictions

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/2900.jpg    Les documents de l’observatoire européen des drogues et toxicomanies (EMCDDA) et son homologue français (OFDT) sont toujours intéressants à lire.
On y trouve des articles sur les effets biologiques des drogues, mais aussi des statistiques quant à leur utilisation et les dégâts constatés, et l’apparition de nouvelles drogues ou de nouveaux types de réseaux.
   
    Les constatations sont inquiétantes :

    Plus de 80 millions d'Européens, soit un quart de la population adulte de l'Union européenne, ont consommé une drogue illicite à un moment de leur vie; 1,3 million d'Européens sont des consommateurs d'opiacés à problème, et 700.000 usagers ont reçu un traitement de substitution en 2012.
    Les opiacés représentent les trois quarts des surdoses mortelles, soit 2,6% des décès des 15-35 ans, avec 6100 morts par surdoses toutes drogues confondues, (mais cependant 1000 de moins qu'en 2009).
    Environ 74 millions de 15-64 ans (22% de la population) ont déclaré avoir expérimenté le cannabis, qui reste la drogue la plus consommée en Europe. Quatorze millions des Européens entre 15 et 34 ans en ont pris dans l'année.
    Les Français sont 32% à avoir testé le cannabis, mais surtout à 18% à en avoir consommé lors des 12 derniers mois, ce qui fait de la France le plus gros consommateur européen, avec le Danemark.
    Toutefois la drogue la plus mortelle n’est pas recensée : c’est la nicotine. La France est le mauvais élève avec 28,3 % de fumeurs quotidiens (26,4 % Dans l’UE), et 5,9 % de fumeurs occasionnels.
    On estime qu’en France le tabac est responsable de 200 morts par jour.
    Nous examinions il y a quelques mois, les décès intervenus dans ma promotion de l’X, la plupart étaient des fumeurs et sont morts de crise cardiaque d’AVC ou de cancer du poumon.

    Pour ceux qui ne le savent pas, je rappelle que les opiacés sont une famille de produits obtenus à partir de l’opium, produit sédatif provenant de cultures de pavot.
    La morphine, l’héroïne, la codéine, la méthadone et la buprénorphine sont, entre autres, des opiacés. Une de leurs caractéristiques majeures est leur capacité à induire une dépendance psychique et physique. L’héroïne est l’opiacé le plus recherché en tant que drogue; ses propriétés pharmacologiques de l’héroïne, substance sédative et antidouleur, sont comparables à celles de la morphine mais elle agit plus vite, plus intensément et plus brièvement; elle reste la drogue la plus addictive, celle qui cause le plus de décès, de maladies et de patients en traitement.
    En termes de consommation, la cocaïne arrive en deuxième position, avec 14 millions de personnes (4,2%) qui en ont déjà consommé, dont plus de 3 millions (0,9%) dans l'année. On la retrouve principalement dans l'ouest de l'Europe, et la France ne fait pas exception, avec une plus faible proportion de la population ayant testé la cocaïne au moins une fois (3,7%) par rapport à la moyenne européenne, mais davantage de consommateurs dans l'année (1,9%).
    La consommation d'ecstasy et d'amphétamines est stable ou en baisse chez les jeunes adultes., mais leur dosage dans les produits vendus, comme dans celui du cannabis, a augmenté, les rendant plus dangereuses.
    Par ailleurs on voit apparaître de nouvelles drogues de synthèses, en général plus dangereuses, des circuits de distribution plus difficiles à détecter sur internet, sans parler de coutumes dangereuses comme fumer de l’hortensia.

    Une mention toute particulière doit être faite pour la métamphétamine, qui était très marginale jusqu’à présent, mais devient de plus en plus courante, car les organisation terroristes utilisent sa vente pour financer leurs actions.
    Il faut d’ailleurs savoir que les terroristes, par exemple au Mali, ou lors d’attentats suicides sont souvent drogués grâce à ce produit, qui donne de l’énergie de l’assurance, rend agressif, fait oublier fatigue et danger, et même la douleur est amoindrie en cas de blessure.
    Mais elle a été utilisée par les pilotes alliés à plus faible dose, pendant la dernière guerre sous l’appellation de  Méthédrine, par les allemands , appelée pervitine, par les japonais sous le nom de Philopon et par les russes, bien qu’ils aient toujours prétendu préférer la vodka!.
    Les pilotes américains utilisaient en Afghanistan de la Ritaline, produit destiné à les maintenir en éveil, mais qui a provoqué un grave inciden,ts quand ils ont tué des soldats canadiens en les prenant poour des talibans.

    Je me demande quand les hommes se rendront compte que les drogues, y compris le tabac, sont des produits très dangereux.
    Quand on est vieux comme moi, on se félicite de n’en avoir jamais pris, car cela me permettra de vivre quelques années de plus.

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Dimanche 29 juin 2014 à 8:38

Oiseaux

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      Sur les petits murets de mon jardin sur le toit, et dans une petite sphère de verre percée de deux trous, je mets tous les jours des graines de tournesol et un mélange de graines diverses pour tourterelles, notamment du lin et des morceaux de maïs, ainsi qu'une boule de graisse.
     J'ai évidemment du succès auprès des oiseaux : des couples de pigeons, un couple de tourterelles, parfois des perruches énormes toutes vertes (celles de l'aéroport d'Orly, importées par un avion) et parmi les petits oiseaux, une grive, des mésanges, des verdiers, des moineaux et un rouge gorge, mais lui n'aime pas les graines et vient manger les cloportes ou des escargots et limaces (j'en tue pour préserver mes fleurs et je lui dépose les corps pour autopsie. Ils disparaissent dans la journée !).
    Ci après, en intermède, quelques photos. Les dernières sont celles d'une maman verdier dans la boule de verre, décortiquant les graines de tournesol et donnant la graine à son gros bébé qui attent paresseusement à l'entrée (dans la dernière photo, bébé tient la graine dans son bec).

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    Nous avons défini hier ce que pouvait être l’inconscient, mais cela ne nous définit pas son rôle.
    L’importance de l’inconscient dans notre comportement est très grande.


    Nous avons vu hier que nous enregistrons, pour des temps très courts ou plus longs, des images, sons et autres sensations de nos cinq sens.
    La plupart de ces informations ne nous servent pas et d’ailleurs sont détruites ensuite (les connexions ne sont pas renforcées et disparaiussent d’elles même notamment au cours du sommeil).
    Certaines images, certains sons, certaines autres sensations sont cependant conservées (notamment celles qui ont un  grand impact émotionnel, dont beaucoup sont conscientes, mais certaines inconscientes sont aussi mémorisées à notre insu). Ces sensations peuvent ensuite dans certaines circonstance surgir consciemment, ou même avoir une influence sur nos décisions ou comportements, sans que nous nous en rendions compte, car d’innombrables connexions se produisent à tout instant à notre insu, quand un processus conscient est engagé.
    Certaines études ont confirmé qu’un geste inconscient ou un mot anodin peut déclencher un « amorçage », et orienter une décision, un choix, un comportement. Elles
mettent en évidence que des motivations subliminales (sensations au dessous du seuil de perception conscient), utilisent les mêmes processus mentaux - la mémoire de travail et les fonctions exécutives - que les actes conscients, et que les gens se méprennent souvent sur les raisons de leurs comportements, car ils sont influencés par des pulsions inconscientes.

    Un autre domaine d’action de l’inconscient est celui de tous les automatismes et actes réflexes. C’est évidemment vrai pour des réactions réflexes physiologiques, au niveau de la moelle épinière (réaction à la brûlure, à la douleur…), au niveau du cervelet (faire du vélo, conduire une voiture…) ou du cerveau lui même (réaction d’évitement devant un danger..).
    Mais cela est vrai pour des réactions beaucoup plus intellectuelles et émotionnelles.
Il nous faut exercer un effort volontaire et conscient pour nous défaire de nos préjugés. Plus l’influence de l’inconscient est forte, plus le contrôle cognitif conscient doit être important pour la surmonter.
    Cela concerne par exemple les addictions, la perception que nous avons d’autrui, le jugement sur notre environnement ou sur une situation donnée.
    Par exemple, lorsque nous rencontrons quelqu’un que nous ne connaissons pas, une première impression est présente en nous avant même que nous n'ayons commencé à lui parler. Nous notons la couleur de sa peau, son sexe, son âge…, caractéristiques qui, une fois perçues se connectent automatiquement à des stéréotypes sur la façon dont les membres de ce groupe sont supposés se comporter. Ces croyances relatives à un groupe social sont souvent inexactes pour l’individu en cause, qui n'a généralement rien fait
pour mériter aucune de ces impressions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
    Les gens ont du mal à connaître la cause de leurs sentiments positifs ou négatifs, et se trompent souvent, quelque soit leur rôle et leur intelligence ou leur professionnalisme.

    Mais l’action de l’inconscient est plus vaste que les stéréotypes et les préjugés. Il influence nos actes.
    En particulier nous avons une propension innée qui est d’imiter autrui, non seulement dans ses expressions, mais aussi dans ses comportements.
    Et nous avons tendance à essayer inconsciemment à la place d’autrui, pour mieux le comprendre : c’est le rôle inconscient des « neurones miroirs ».
    Les centres d’apprentissage, qui sont aussi les centres du plaisir, et dont j’ai parlé souvent (voir en particulier mes articles des), agissent la plupart du temps de façon inconsciente, nous donnant la motivation de l’action. Ils calculent automatiquement le bénéfice de certaines actions et nous poussent vers la satisfaction maximale, de façon le plus souvent inconsciente.
    Mais si ses centres nous dictent un comportement égoïste, d’autres nous amènet à avoir un comportement altruiste et sont sensibles aux impressions que nous font les autres et à ce que nous pourrions faire pour eux.
    Les sentiments et les jugements inconscients que nous avons pour ou sur une personne, nous dictent notre comportement, parfois consciemment, mais le plus souvent sans le savoir.
   
    Des études ont montré que lorsque nous avions un problème à résoudre, dans de nombreux cas, la réponse était intuitive, ce qui ne veut pas dire qu’elle était réflexe, mais en fait une réflexion inconsciente et rapide, menée par le cortex émotionnel et probablement en partie par de cortex préfrontal.
    Et l’on pense actuellement que lorsque nous refléchissons aux solutions d’un problème, derrière la partie rationnelle consciente de recherche de solution, se cache une consultation du cerveau émotionnel par le cortex préfrontal, qui lui demande une « simulation émotionnelle » des conséquences des diverses sortes de décisions conscientes.
    En définitive, le rôle de l’inconscient est beaucoup plus important que ne le pensait Freud, car il n’est pas limité à nos désirs et pulsions, mais intervient dans tous nos actes.
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   Il m’arrive souvent de discuter avec mes correspondant(e)s de l’inconscient et de son rôle, car lorsqu’on essaie de comprendre les problèmes, les causes que l’on peut avancer ne sont pas toujours ce dont es consciente la personne qui les rencontre.
    Mais cela n’a rien à voir avec la psychanalyse, dont même Freud, écrivait à Jung, qu’elle n’apportait que bien peu de chose dans le traitement des malades.
    Bien que les cours de Psycho en France fassent encore une grande part à Freud et ses disciple, alors que ce n’est plus le cas ni dans les pays anglo saxons, ni même en Allemagne, la notion d’inconscient et de ses modes d’influence, a totalement évolué et ne correspondent plus aux théories de Freud, qui certes étaient ingénieuses, mais ne tenaient pas compte du fonctionnement physiologique du cerveau, alors presque inconnu.

    La théorie de Freud avait le mérite d’être simple : il voyait trois instances régissant le comportement de l’homme :
    Le « moi » désigne la partie de la personnalité assurant les fonctions conscientes : ancré dans la réalité, et en partie dans le rationnel, il assure la stabilité de la personne, l’empêchant de céder à ses pulsions.
    Le « ça », au contraire, est  le non conscient, inorganisé et sans volonté rationnelle, il s’efforce de satisfaire les besoins pulsionnels, en se conformant au principe de plaisir, même si parfois il réalise ses pulsions de façon détournée en les sublimant (comme l’artiste); c’est le réservoir des instincts humains, des désirs inavoués et refoulés au plus profond de nous mêmes.
    La neuropsychologie moderne si elle admet les pulsions inconscientes, tempère énormément l’importance des refoulements (que de plus Freud considérait comme essentiellement sexuels), et surtout a montré que la théorie de Freud sur l’enfance et les parents et notamment le complexe d’œdipe, est fausse.
    Le « surmoi » enfin représente les règles, notamment morales que l’on a acceptées, mais il les voyait comme une conséquence des interdits parentaux, une sorte de loi morale qui agirait sur nous sans que nous comprenions son origine.
    La théorie de Freud était simple et ingénieuse, mais elle avait le défaut d’être bâtie à partir de constatation sur des malades mentaux, dont beaucoup étaient des viennois(es) ayant des problèmes sérieux au plan sexuel, alors qu’elle aurait dû avant tout tenir compte de la mentalité des personnes normales.

    Pour la neuropsychologie moderne, l’inconscient est avant tout un réservoir de tout ce que le cerveau enregistre de nos sensations, mais qu’il ne juge pas utile de transmettre au cortex préfrontal, siège de la pensée et donc de la conscience.
    En effet tous les quarantièmes de seconde, le thalamus coordonne les sensations provenant de nos cinq sens, relatives à notre environnement et à ses perceptions. Mais la plupart n’ont pas d’intérêt pour l’orientation de nos actions et donc, soit le cerveau les élimine, soit les conserve pendant une durée assez brève, soit même les stocke, au cas où elle pourraient se révéler utile par la suite, mais en général il les élimine au cours des sommeils suivants.
    De même le cerveau reçoit des informations de nos membres, de nos muscles, de nos viscères, mais ils ne sont pas transmis au cortex préfrontal, sauf lorsqu’il y a problème, par exemple souffrance ou anomalie de fonctionnement et nécessité d’action pour y remédier.
    Enfin, notre cerveau émotionnel est le siège de très nombreux échanges internes, émotions et sentiments, simulation des conséquences de projets d’action, intentions qui en découlent, voire pulsions plus immédiates et violentes. Ce ne sont pas des processus rationnels comme dans le cas du cortex préfrontal, mais les propositions et actions qui en découlent, ne sont pas pour autant forcément néfastes pour l’individu et elle interviennent souvent en complément de processus réfléchis et rationnels.
    En fait la quantité d’information inconscientes est des millions de fois plus importante que les informations consciente. Par contre la plus grande partie d’entre elles n’est pas mémorisée.

    La psychologie actuelle, quand elle est basée sur l’observation neurophysiologique, a relégué le Ça et le Moi aux oubliettes de la psychanalyse, et adopté une vision plus pragmatique de ce qui définit le soi non conscient : la différence entre ce que nous faisons de façon automatique et ce que nous controIons de façon rationnelle, grâce à notre cortex préfrontal.
    Les processus de pensée automatiques doivent être rapides, efficaces et hors du domaine de la pensée consciente, dépourvus de délibération ou de planification qui sont lents. Ils ne requièrent qu’un simple stimulus, alors qu’un mécanisme de réflexion qui nécessite des aller-retour entre de nombreux centres du cerveau.
    Par exemple la lecture de cet article et la compréhension des mots, se font de façon fluide, automatique, presque inconsciente, alors que notre attention est centrée sur la compréhension des phrases et des idées qu’elles contiennent.
    De même quand vous rédigez, vous pensez rationnellement et lentement à ce que vous voulez dire, à l’organisation de vos phrases, mais ensuite votre main écrit ou tape sur le clavier, les lettres de façon automatique, tellement inconsciemment que vous faites des fautes de frappe sans vous en apercevoir, notamment en inversant des lettres si vous tapez trop vite.
   
      Tout comme le Ça et le Moi de Freud, le système automatique et le système contrôlé se complètent mais, dans le même temps, ils s'opposent parfois.
    J’étudierai demain avec vous quelques uns de ces processus, pour montrer l’importance dans notre comportement des processus inconscients, même dans nos décisions courantes.

Jeudi 26 juin 2014 à 8:12

Sculpture, musées, peinture

De temps en temps, je publie des photos de chats, car j'aime bien les attitudes de ces bêtes.
      Par hasard j'ai trouvé sur internet des portraits de chats peints par des peintres connus.
     J'ai pensé que cela pourrait faire un intermède : vous trouverez dans l'ordre des tableaux de Mariette, Bachelier, Henriette Ronner, Steinlen, puis quatre œuvres moins classiques de Karin Zeller, et enfin une plaisanterie de Burton Silver.

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Mercredi 25 juin 2014 à 7:57

Actualité

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    Je suis souvent étonné du manque de bon sens des gens, alors qu’ils ne sont certainement pas idiots, et notamment des jeunes, qui font n’importe quoi, pour épater le copain; cela dit des adultes font parfois la même chose.
    Quand je vois le nombre d’accidents d’auto et de moto, et le nombre de jeunes qui se tuent, parce qu’au sortir d’une boîte de nuit où ils ont trop bu et fumé du cannabis, et ceux qui s’enivrent en groupe à celui qui boira le plus et finira en coma éthylique, je me demande s’il leur arrive de réfléchir un peu aux conséquences de leurs actes.
    Alors que les jeunes de 18 à 24 ans ne représentent que 9% de la population, leur morts correspondent à 24% des tués sur la route.
    Je me pose aussi des questions sur l’éducation que leur ont donnée leurs parents, et je vois encore une fois combien maintenat l’influence des copains est supérieure à celle des parents.

    Mais je suis encore plus horrifié par la bêtise de ceux qui font n’importe quoi, parce qu’on leur a dit « t’es pas cap » sur internet ou qu’isl ont fait un pari sur Facebook.
    L’alcool ou la drogue n’obscurcit pas leur cerveau et ils sont entièrement conscient de leurs actes.
    J’ai vu avec effarement les images de la noyade de ces jeunes, l’un qui a sauté à l’eau avec son vélo et qui a été entraîné au fond de l’eau par son poids, parce qu’il avait attaché le vélo à sa jambe pour pouvoir le récupérer, l’autre parce qu’il a plongé d’un plongeoir alors que la mer était basse et qu’il n’y avait que très peu d’eau au dessous, que l’on a sauvé mais qui est estropié pour la vie.
    Un troisième est parti en mer à vélo, à marée basse sur une plage très plate (ci dessus) et a failli se noyer quand la marée est montée; il a été sauvé par un  pécheur.
    Comment peut on être bête à ce point à 18 ou 19 ans ?
    Mais on a montré aussi une femme d’une cinquantaine d’année, qui à la suite d’un même pari, s’étalait sur des rochers et d’était blessée au dos.
    Le « défi » consiste à se jeter dans une eau glaciale dans les 48 heures, parfois sous des prétextes humanitaires. Celui qui relève le pari doit ensuite poster la vidéo de ses exploits et inviter d'autres à le faire, seuls ou en groupes, via les réseaux sociaux. Si le gage n'est pas accompli, le perdant doit offrir un dîner au restaurant.
    En moins de dix jours, début juin, ce défi a été proposé à grande échelle sous forme de tags sur Facebook,
    Bien sûr on dit que Facebook est responsable, car de nos jours, l faut toujours trouver un responsable a tout
    Je ne suis pas un défenseur de Facebook, que je n’apprécie guère, mais un site qui permet à tous de s’exprimer, ne peut censurer les participants, ni même savoir ce qu’ils disent, car trop nombreux.
    Une personne censée devrait réfléchir et ne pas se laisser entraîner dans des jeux aussi stupide - de même que lorsqu’on joue à s’étrangler, se mettre un sac de plastique sur la tête ou qu’on maintient la tête d’un copain sous l’eau, pour voir combien de temps on peut tenir sans respirer.
    Il faut que dans ce domaine, on apprenne un peu de biologie au début du collège, et que, si on arrête de respirer, l’évanouissement vient brutalement sans prévenir, et que si on ne vous ranime pas rapidement, le cerveau meurt.

    Je sais bien que les Shadocks, s’insurgeant contre des propos de Descartes et Pascal sur l’intelligence humaine, disent que la connerie de l’homme est la chose la mieux partagée dans le monde actuel.
    L’homme est dit on « un animal doué de raison », mais les animaux ne feraient jamais des choses aussi absurdes.
    On a parfois l’impression que, dans notre monde moderne, le progrès scientifique apporte toujours beaucoup, mais le cerveau humain, lui, marche à reculons.

Mardi 24 juin 2014 à 9:08

Actualité

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    J’avoue que je commence à avoir ras le bol du foot.
    Je comprends très bien que certains soient passionnés par le foot et qu'ils puissent voir leurs matchs préférés sur un certain nombre de chaînes définies, d'autant plus que l'équipe de France a de réelles qualités, cette fois..
     Mais toutes les chaînes de télé ne nous parlent que de cela et  la moitié des journaux télévisés sont consacrés aux mêmes images du Brésil et des Bleus.
     Du coup, les producteurs étant persuadés que tout le monde ne regarde que cela, il n’y a plus d’émission convenable à la télé, à part des réédition de films et séries déjà vus, même plusieurs fois.
    J’avoue que personnellement les images de buts du journal télévisé me suffisent amplement, et je me contenterais de voir un bon film ou une bonne série jusqu’à 22H 30 et de ne voir que les 30 dernières minutes des matchs de l’équipe de France et encore parce que cette année, ils sont intéressants à regarder.
    Heureusement j’ai quelques DVD que je veux bien revoir.

    Ce qui m’agace un peu aussi, c’est le mercantilisme associé. Passe encore le grand boum de vente des téléviseurs. Après tout, si j’avais besoin de changer le mien, je profiterais des rabais actuels et je regarderais autre chose que le foot.
    Mais les marchands de meubles vendent des fauteuils « foot », on offre en prime des ballons partout, on m’a proposé au moins 10 maillots de supporteur, je reçois tous les jours 20 mails de réclame basées sur le foot, et 500 m2 d’Auchan à Velizy étaient consacrés à la vente de tous les amuse- gueules, fruits secs et gâteaux d’apéritifs, glaces et boissons que l’on pouvait manger sur un plateau avec des copains, en regardant un match de foot, les yeux exorbités rivés sur l’écran, n’osant même pas aller aux toilettes, de peur qu’un but soit marqué pendant ce temps.
    Ma seule consolation : ils vont beaucoup grossir et se plaindront ensuite lol

    Evidemment même les marques qui n’ont aucun rapport avec la coupe du monde, se servent de son image qui traîne maintenant dans toutes pubs, y compris celles de voitures, qui sont toujours aussi idiotes. Il faut croire que le bon sens n’est plus présent pour que de telles sommes dépensées en pubs très peu convaincantes, voire nuisibles, aient plus d’impact qu’une baisse des prix, si on ne dépensait pas ces sommes en pub.
    L’homme moderne est devenu un mouton.

    Mais le pire c’est un journaliste qui disait sérieusement que la cote de popularité de Hollande remonterait en fonction des succès au Brésil de l’équipe de France.
    Personnellement je préfèrerais que l’équipe de France perde ses matchs et que le chômage baisse !!
    Je me souviens en sixième, avoir appris l’histoire de la décadence de Rome : « Panem et circenses ».
    La France serait elle décadence.?

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Lundi 23 juin 2014 à 7:11

Histoires drôles

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Les histoires drôles trouvées sur internet vous ayant amusé(e)s il y a trois jours, en voici quelques autres :

    Ce matin j'étais sur l'autoroute en route pour le bureau. J'ai regardé à gauche et il y avait une femme dans une BMW toute neuve. Elle roulait à 130km/heure et elle se regardait dans le rétroviseur pendant qu'elle appliquait son mascara. J'ai détourné le regard quelques secondes et tout à coup, elle était à moitié sur ma voie, toujours en train de se maquiller ! Cela m'a fait tellement peur que j'en ai laissé tomber mon rasoir électrique, qui a fait tomber le peigne que j'avais dans l'autre main.
Dans toute cette confusion, j'ai essayé de redresser le volant avec mes genoux, mais mon téléphone cellulaire est tombé dans le café que je tenais justement entre mes genoux; le café chaud s'est répandu et m'a brûlé les cuisses, mon téléphone est fichu, et j'ai perdu la communication pendant un appel important.
J'ai failli avoir un accident à cause de cette idiote !

    A l'aéroport une très grande vedette est accueilli par des milliers de personnes. Elle demande aux policiers qui repoussent la foule :
- Pourquoi vous faites ça ?
- C'est pour des raisons de sécurité.
- Sécurité ? Je ne voulais pas leur faire mal !

    L'accordeur de pianos se présente chez Madame Teuteufe
- Mais j'ai jamais demandé d'accordeur !
- Vous non mais vos voisins oui
   
    Une dame enveloppée va visiter son médecin :
- Docteur, je voudrais bien perdre du poids.
- D'accord vous allez commencer par me dire vos habitudes alimentaires.
- Oh ! Je ne mange pas beaucoup, je ne bois jamais d'alcool et je fais de l'exercice tous les jours.
- Avez-vous d'autre chose à ajouter ?
- Oui, je mens souvent.

    Deux copains se croisent dans la rue :
- Dis donc ?! Comment fais-tu pour avoir toujours des super manteaux et imperméables, en revanche tes pantalons laissent à désirer.
Ben, je n'ai pas encore trouvé de restaurant où les clients accrochent leur pantalon au portemanteau.

    Au restaurant, un client dit au serveur
- Attention ! Vous mettez votre doigt dans ma soupe !
Celui ci répond :
- Ne vous inquiéter pas elle n'est pas chaude !

    Un homme est attaché à un poteau dans une tribu cannibale.
Un cannibale s'approche et lui demande:
- C'est quoi ton nom?
Alors l'homme lui répond:
- Pourquoi me demandes-tu ça?
Le cannibale lui répond:
- C'est pour le menu !

    Deux amis discutent :
- Tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé, la peur de ma vie, je me suis retrouvé face à un lion, il y a quelques jours. J'étais seul et sans pistolet...
- Qu'est-ce que tu as fait ?
- Que pouvais-je faire ? D'abord, je l'ai regardé droit dans les yeux, mais il s'est lentement approché. Je me suis écarté, mais il s'est encore rapproché de moi...Je devais rapidement prendre une décision.
- Comment t'es-tu enfuie ?
- Je l'ai juste laissé, et je suis passé à une autre cage...

    Les locataires du cinquième sont impossibles. Hier, ils ont frappé du pied sur le plancher pendant une demi-heure.
- Ils vous ont réveillé ?
Non, heureusement ! A cette heure là, je jouais de la trompette !

    Un curieux pénètre un magasin de musique.
- Bonjour monsieur, vous désirez ?!
- Oh je regarde vos cuivres. Combien ces trompettes...
Il s'avise alors que le magasin est ouvert sur l'armurerie voisine et reste bouche bée de stupéfaction avant de s'offusquer :
- Comment ? Vous, commerçant d'art, vendez aussi des armes ?
- Que voulez-vous ? Il faut bien vivre ! Au moins quand je vends un instrument à un débutant, j'ai bon espoir de vendre un pistolet à son voisin !

Enfin, celle ci, horrible :

    C'est un gars qui en revenant de la chasse de la jungle dit à son ami :
- J'ai tué 10 éléphants, 11 serpents, 7 lions, 3 panthères et 9 pânou-pânou.
Son ami lui demande c'est quoi ça des pânou-pânou ?
- Je sais pas trop, il y avait dans le fond de la forêt des cris qui faisaient : "PÂNOU-PÂNOU"

Dimanche 22 juin 2014 à 8:09

Notre personnalité

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     « Connais toi, toi même »   était inscrit sur le fronton du temple de Delphes et Socrate en avait fait sa devise et disait à ses étudiants : « connais toi toi même et tu connaitras l’univers et les dieux » (C’est ce qu’on dit, est ce vrai ?).
    On pourrait aussi rappeler la phrase bien connue de Descartes « Je pense, donc je suis », qui renvoi tà l’être qui existe, au moi, à sa pensée indépendante.
    Mais en fait on peut donner deux sens un peu différents à cette phrase :
        - connais ta personnalité, ton « moi », tes comportements. C’est de la psycho.
        - s’interroger sur soi, sur ce que l’on veut vraiment : ses désirs, son avenir, mais aussi la vérité, la morale (le surmoi de Freud), le bien et le mal, la conduite à tenir : c’est de la philosophie.

    Connaître sa personnalité :

    Vous pouvez lire les articles que j’ai faits sous la rubrique « préférences cérébrales », qui partent de théories psychologiques connues : types psychologiques de Jung, MBTI de mesdames Myers et Briggs, tests de Gordon, perception immédiate de Plutchik, et le Big five, très utilisé aux USA.
    On peut assez facilement, sans être spécialiste, connaître ses préférences cérébrales et avoir une idée assez précise de sa personnalité. Cela permet de mieux comprendre certaines de ses réactions, mais aussi ses forces et ses faiblesses, et essayer de s’améliorer.
    Mais cela permet aussi d’avoir une idée de la personnalité des personnes que l’on connaît et donc de mieux communiquer et comprendre leurs comportements.
   
    De façon plus générale, connaître les préférences cérébrales d’un groupe, permet de lui expliquer de façon plus pertinente, de mieux négocier, de connaître les forces et faiblesses d’une équipe et de mieux la composer, de mieux orienter les activités notamment professionnelles et les choix de métiers, de comprendre et de régler les conflits entre personnes, ou ceux d’un couple ou entre parents et enfants.

    S’interroger sur soi et son devenir :

    Se connaître soi-même est une démarche positive et critique qui implique une réflexion sur ce qui donne du sens à notre vie.  
    Nous avons tous une personnalité, des connaissances, des sentiments, des désirs, des qualités et des défauts, mais aussi des opinions et des préjugés. Chacun a ses potentiels, mais aussi ses limites.

    C’est donc essentiel pour soi même de connaître ces données, mais ce n’est pas aussi simple, car on ne peut « sortir de soi « , se voir de l’extérieur. On n’est conscient de soi que par sa propre pensée et son langage; on est donc juge et partie,  et la connaissance que nous pouvons avoir de nous par l'introspection passe à travers le filtre de l'opinion que nous nous faisons de nous même.
    Alors nous pouvons faire appel au jugement d’autrui. C’est un aspect indispensable, mais pas toujours facile, car nous admettons mal d’être jugé. Et la vision de l'autre, si elle a le mérite d'être différente de la nôtre, n'est pas non plus objective : son jugement peut être déformé par l'amitié ou l'antipathie qu'il éprouve pour nous. Surtout sa critique est incomplète, puisqu'elle ne peut s'appliquer que sur les traits de notre caractère que nous laissons transparaître, consciemment ou non, notre « persona » selon Jung.

    Et heureusement nous évoluons; la connaissance de soi ne peut donc être à la fois totale et définitive : notre manière d'être, notre rapport aux choses, nos convictions, peuvent varier en permanence dans notre vie à, et notre expérience personnelle joue un grand rôle sur ce que nous sommes, en influençant l'évolution de nos pensées conscientes et inconscientes.

    On peut tirer les enseignements du passé, mais celui ci est irrémédiable et ne se reproduira pas. Le présent est plutôt réservé à l’action, et l’avenir suscite crainte, désirs et espoirs. Certains sont rationnels, d’autres conscients et émotionnel, mais beaucoup sont inconscient et n’en ont pas moins une grande influence sur nos pensées.

    Une partie de moi même est en relation avec les autres et une partie de la connaissance de moi est aussi la connaissance des autres et des relations que j’entretiens avec eux.. La difficulté est plus grande encore.

    Même si toute connaissance définitive de soi est à jamais hors de portée de nos investigations, il est nécessaire de parvenir à une approche aussi complète que possible. Cette connaissance permettrait de faire en nous-mêmes la distinction entre ce qui procède de l'habitude, de l'éducation, des réflexes, du conditionnement social et ce qui procède de notre volonté et de nos pensées conscientes et indépendantes.
    Je crois que c’est encore plus important aujourd’hui, où les jeunes n’ont plus pour modèle les parents et les adultes, mais leurs camarades, et ont trop souvent adopté comme opinions et pensées personnelles, celles du groupe ou de la société, et finissent par avoir un comportement essentiellement moutonnier, tant dans leurs idées, que dans leurs jugements, leurs désirs, leurs décisions et leurs actions

    Un point qui me paraît également important, à la lumière de tous les problèmes de mes correspondant(e)s, c’est que, pour vivre tant soit peu heureux, il faut d’abord s’accepter soi même. Il faut donc commencer par se connaître, mais ensuite il ne faut pas se lamenter de ne pas être un autre. Il faut essayer de s’améliorer, mais en étant conscient que c’est difficile et que l’évolution a des limites : ce ne sera jamais une révolution. La confiance en soi passe par cette acceptation et donc cette connaissance de soi.
    Mais la connaissance des autres et l’acceptation de ce qu’ils sont est tout aussi fondamentales dans nos relations avec autrui. J’ai vu beaucoup de couples se séparer car chacun ne voulait pas accepter l’autre tel qu’il était, mais aurait voulu le transformer en ce qu’il aurait souhaité qu’il soit. C’est déjà difficile de se transformer soi même, cela est presque impossible de transformer autrui, et en général cela ne peut se faire qu’en le persuadant de l’intérêt de cette évolution, et en lui donnant soi-même l’exemple.

Samedi 21 juin 2014 à 7:36

Enseignement, école, fac

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    Il me reste à parler des sujets de ES
    Ils étaient horriblement « bateaux », mais le premier était à mon avis très difficile parce que trop philosophique.
        « Suffit-il d'avoir le choix pour être libre ? »
        « Pourquoi chercher à se connaître soi-même ? »

    Je traiterai aujourd’hui le premier sujet.


    La liberté est un sujet qu’adorent les profs de philo, car c’est une notion aux facettes multiples où l’on peut mettre ce que l’on veut, de la thèse la plus matérialiste à celle la plus métaphysique.
    "Tu dois donc tu peux", a écrit Kant. Selon le philosophe, la liberté chez l'homme, c'est de choisir la loi que l'on se donne à soi-même.  C’était un moraliste et un idéaliste rationnel. La liberté est celle de la raison.
    « Aime et fais ce que tu veux » disait Saint Augustin.

    Le sens originel de liberté est celui de l’homme libre qui n'appartient pas à autrui, qui n'est pas un esclave.
    Pour le commun des mortels aujourd’hui, l’homme libre est celui qui n’est pas soumis à un régime outrageusement autoritaire ou qui n’est pas en prison : il n’est pas « enfermé » sans pouvoir agir comme il le souhaiterait, physiquement et en pensées.
    De façon générale, la liberté est un concept qui désigne la possibilité d'action ou de mouvement. C’est l’action sans contraintes.
    En philosophie et en sociologie elle désigne l’aptitude des individus à exercer leur volonté et leurs choix, mais ce n’est pas aussi simple que cela.

    Les philosophes parlent souvent de la « liberté du vouloir » : on est libre quand on a pu décider et faire une action sans contraintes extérieure. Une action faite par pulsion interne est libre si on part de cette définition. La justice adopte cette position quand elle estime que la personne ivre ou sous l’empreinte d’une drogue est quand même responsable, car elle avait la liberté de ne pas absorber ce qui a troublé sa raison momentanément.

    Mais en fait c’est un peu une utopie, car il y a toujours des contraintes extérieures qui influent sur nos actes. Un  gouvernement ayant la majorité et même un tyran ont finalement peu de marge de manoeuvre, car de nombreuses contraintes existent au plan économique, climatique, démographique, et surtout financier.

    Cela se complique encore quand on fait intervenir des contraintes issues d’autorités divines. Le Destin, chez les Grecs guidait le cours des événements.
    Dans la religion musulmane, le fatalisme est important. Les événements ne se produisent que si Allah l’a voulu. Au 17ème siècle les discussions ont été vives sur la prédestination, autour de Pascal et des Jansénistes. Encore maintenant on compte sur Dieu pour modifier le cours des choses. On n’a plus de liberté si tout est écrit d’avance.

    Le déterminisme est hérité des sciences expérimentales : c’est la conformité aux lois de la nature, aux lois qui régissent le fonctionnement de l’univers et des sciences.
On est donc obligé de respecter ces lois. Mais, pour certains comme Leibnitz, l’homme peut ainsi apprendre à connaître ce qui est possible et décider en fonction de ces lois et, à la limite, s’il connaissait le fonctionnement de son cerveau, et donc de ses passions et de ces désirs, il pourrait par la même, les surmonter.

    Mais la science moderne a transformé ce déterminisme. L’étude de l’infiniment petit, les nanotechnologies, la physique quantique et celle proche du zéro absolu (-273 d°C), ont introduit une certaine indétermination, seule une approche statistique de groupe étant possible. L’univers comporte une certaine indétermination.
    Par ailleurs la relativité a bouleversé la notion de temps, donnée presque métaphysique et le temps est devenu aussi malléable que l’espace, au moins en théorie.

    Les philosophes ont l’art de parler de choses importantes de façon incompréhensible. Je me souviens d’un cours sur Descartes et la « liberté d’indifférence » pour lequel nous nous demandions si le prof l’avait lui même compris !
    C’était pourtant simple, mais très théorique : l’indifférence est « l’état dans lequel est la volonté lorsqu’elle n’est pas poussée d’un côté plutôt que de l’autre par la perception du vrai et du bien ». C’est un peu comme une sphère soumise à la pesanteur en équilibre instable sur le sommet d’un cône de révolution vertical : elle peut tomber selon n’importe qu’elle direction. C’est le plus bas degré de liberté, mais je doute que l’être humain le rencontre dans ses propres décisions.
    Mais Descartes en déduisait qu’il y avait un autre cas de « liberté éclairée », dans laquelle une contrainte incitait à choisir une direction pour nos décisions, et où nous choisissions de décider autrement : aujourd’hui, on appelle cela le « libre arbitre ».

    Je me souviens peu des cours que nous avons eu sur les conceptions matérialistes de la liberté d’Hegel et de Marx, liées évidemment à leurs idées sociales et politiques et à l’histoire. La liberté politique doit garantir les libertés individuelles.
    Tout aussi difficile à retenir à long terme les idées de Bergson qui essayait de définir la liberté par la psychologie, en montrant que les circonstances avant décision n’étaient jamais exactement les mêmes et que donc nous n’étions pas soumis psychologiquement au déterminisme, ou celles de  « l’Etrre et le Néant » de Sartre (très difficile à lire pour un pauvre scientifique !), qui pensait que l’homme était obligé de se construire lui même, qu’être c’était se choisir, mais qu’il était abandonné dans cette tâche et que c’était ce néant qui était la liberté. (J’ai relu un vieux cahier de philo et je ne sais toujours pas si j’ai compris; mes correspondantes philosophes, aidez moi !!!).
    Et par la suiteFreud ne parlait pas de liberté, mais ses thèses sur l’inconscient la mettait fort en doute.

    Pour moi j’avoue, que jeune, je m’intéressant à la philo, puisque ayant passé le bac S en juillet (il s’appelait maths-élem), je suivais en plus les cours de psycho des L (c’était le même prof) et j’ai aussi passé le bac L en septembre, mais que, par la suite, j’ai préféré le domaine plus concret des sciences.
    Alors je ne me pose pas de questions existentielles sur ma liberté.!
    Quand j’ai une décision à prendre, je rassemble des données, j’écoute des avis, puis je me décide, souvent en conformité avec certains des avis que je trouve pertinents.
    Et même si je sais que j’ai donc été influencé par ces données extérieures, comme je l’ai aussi été par mon inconscient, j’ai l’impression d’avoir choisi ce que je voulais : j’ai dit oui ou non à diverses solutions.
    Mais après, il faut que j’en assume les conséquences !!

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