Vendredi 20 juin 2014 à 7:48

Histoires drôles

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      Je reprendrai demain les sujets de philo du bac.
      Pour changer un peu, en intermède, quelques histoires drôles, glanées sur internet :

    Un homme vient de se faire renverser par un auto. Le conducteur sort de l'auto et dit:
- Vous êtes bien chanceux on est juste devant le bureau d'un médecin
- Oui ! sauf que le médecin c'est moi !

    Une jeune femme qui cherche à se marier vient s'inscrire dans une agence matrimonial. Elle précise à l'employée :
-je suis bien ennuyée ...Comme vous le voyez, je suis borgne. Ca sera sans doute difficile de trouver un parti...
- Mais non,ne vous inquiétez pas !
L'employée tape la fiche descriptive : « Jeune femme ,deux merveilleux yeux bleus, dont un en moins. »

    Un artiste-peintre se rend à la galerie qui expose ses oeuvres pour jauger de l'intérêt que suscitent ses toiles auprès des amateurs d'art.
Le responsable des lieux lui explique sans détour:
-En fait, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La bonne nouvelle, c'est qu'un investisseur est venu l'autre jour pour une évaluation globale des oeuvres que vous présentez chez nous. Il nous a demandé si vos toiles prendraient de la valeur après votre disparition.
- Et que lui avez-vous répondu ?, interroge le peintre.
- Nous lui avons dit que sans nul doute, les prix de vos oeuvres doubleraient après votre mort… Et il a acheté les 18 tableaux en exposition.
- Excellent !, réagit le peintre. Et la mauvaise nouvelle alors ?
Le propriétaire de la galerie explique, un peu hésitant:
- Hé bien, c'est que cet acheteur, c'est votre médecin généraliste !

    L'ouvreuse du cinéma met en garde le couple qui est venu à la séance avec son bébé :
- Si l'enfant pleure, vous devrez quitter la salle. Bien sûr, on vous remboursera !
Une demi-heure après le début du film, le mari se penche vers sa femme :
- Qu'en penses-tu ?
- Ce film est archinul !
- T'as raison, secoue donc le petit.

    Une dame fait des reproches à son boulanger :
- Je suis désolée de vous le dire, mais votre pain est rassis !
- Un peu de respect, Madame, je faisais du pain avant que vous ne soyiez née !
- Justement, ce que je vous reproche, c'est de ne le vendre que maintenant !

    Au restaurant, le garçon demande au client :
- Comment avez-vous trouvé le beefsteak ?
- Tout à fait par hasard, en soulevant une frite !

    Dans la rue, un homme demande à Madame Dupont :
- Vous n'auriez pas vu un policier ?
- Non.
- Alors donnez-moi votre sac à main.

    Deux hommes dans un bar parlent:
- C'est bien pour la santé de dormir la fenêtre ouverte !
- Pourquoi ? Vous êtes docteur?
- Non je suis cambrioleur.

Cette histoire horrible :

    Aux USA, un condamné à mort à la chaise électrique qu'on emmène pour son exécution. il demande au gardien :
- Qu'est ce qu'on va me faire?
- Du calme, asseyez vous sur cette chaise, on va vous mettre au courant !

Et celle là toute mignonne :

    Dans le grand océan, une petite vague est amoureuse du vent.
Celui-ci lui demande tendrement:
- Tu veux que je te fasse une bourrasque ou un ouragan ?
- Oh non, je veux juste une petite bise...

Et enfin cette devinette :

    Comment appelle-t-on un rassemblement d'aveugles ?
         "Le festival de cannes".

Jeudi 19 juin 2014 à 7:42

Enseignement, école, fac

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    Les profs cette année n’avaient pas d’imagination, étaient paresseux ou crevés.
    Les deux premiers sujets de L et de S portaient sur les œuvres d’art, les deux second sujets due le bonheur.
        "Doit-on tout faire pour être heureux ? » (L)
        "Vivons-nous pour être heureux ? »
(S)
    Au fond c’était à peu près le même sujet : « Etre heureux est ce un but en soi, dans notre vie? »

    Mais pour répondre à cette question, encore faut il savoir ce qu’est être heureux !! Et c’est à mon sens tout le problème, et effectivement c’est de la philo, car les grands philosophes ont tous traité un peu ce problème, avec des vues assez diverses, mais malheureusement mes souvenirs de philo sont loin (67 ans).

    J’ai eu le malheur de consulter mon “petit ami Robert” ou ma “petite amie la Rousse”, et j’ai trouvé que «heureux, c’est « ressentir le bonheur » et que le bonheur c’est « l'état de la conscience pleinement satisfaite : ce qui rend heureux » !!!.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/epicure.jpg    C'est donc un état de bien-être que nous ressentons, et si nous n'avons pas ce bien être, il n'y a pas de bonheur et donc le bonheur c'est d'abord l'absence de peine.
    C'est ce que disaient certains philosophes stoïciens ou épicuriens : "l'ataraxie", c'était "l'absence de troubles"; l'état mental, l'éthique, la paix intérieure, où l'on n'est plus atteint par ce qui se passe autour de nous, où toutes les préoccupations nous semblent étrangères et dérisoires.
    Bien sûr c'est de la philo et un peu utopique, mais il faut cependant d'abord chasser la tristesse et le stress pour être heureux
    En pratique il faut d’abord voir le passé autrement : ceux qui n'ont que remords (de ce qu'ils ont fait) et regrets (de ce qu'ils n'ont pas su/pu faire) ne peuvent être heureux. Il faut se dire que l’on ne peut plus rien changer du passé et qu’il faut donc voir le présent et l’avenir.
    Il faut voir le passé positivement;  j’ai le souvenir d'il y a plus de 60 ans, lorsque je faisais mes études d’ingénieur, d’avoir fait un stage ouvrier, très dur dans des ponts roulants, au dessus de fours d’une aciérie, et il faisait 45 d° dans la cabine ; j’avais voulu être logé avec les manoeuvres émigrés dans une cité dortoir.
    Non seulement j’ai appris ce qu’était une véritable “chaleur humaine”, mais toute ma vie d’ingénieur, j’ai été heureux de mon métier qui, m’épargnait un travail aussi pénible que ces tâches que j’avais un peu connues pendant deux mois, mais que des gens faisaient toute leur vie.

    Puis on peut se demander que faire dans le présent?

    Pour certains, c’est très à la mode, le bonheur c’est la recherche du plaisir. Pourtant Platon disait qu’il ne fallait pas donner libre cours à tous nos désirs, et Socrate pensait qu’une vie sans excès est préférable à une vie de jouissance sans limites. Epicure expliquait même que beaucoup de désirs sont vains et qu’il faut savoir les hiérarchiser et en refuser certains.
    Evidemment on peut même se rappeler que pour Kant l'existence des hommes n'est pas orientée vers le bonheur, même si tous les hommes y aspirent naturellement et qu’il faut le mériter et s'en rendre digne, mais je doute que mes jeunes lecteurs apprécient cette pensée.
    Certains philosophe ont cependant défendu la thèse du plaisir, en associant hédonisme, empirisme et matérialisme, comme Diderot; ils, considèrent que ce sont nos sens qui doivent être les critères du bien et du mal. (ce qui apporte satisfaction à nos sens est appelé " bien " et ce qui leur déplait est appelé " mal "), et reconnaissent donc que nous cherchons naturellement à satisfaire certains besoins corporels et que suivre nos désirs et nos plaisirs, permet d’établir les normes de l'action juste et morale.
    Pour eux, nos connaissances et nos idées nous viennent aussi des sens, de leur combinaison ainsi que de la répétition des expériences et des observations que nous faisons. (c'est l’empirisme du 18ème siècle).
    D’autres au 19ème siècle (Stuart Mill) ont défendu une thèse sociale : Il faut choisir, entre plusieurs solutions, celle qui apporte le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Il s’agit donc d’une éthique pragmatique prétendant, à partir du critère du bonheur du plus grand nombre (lui-même déduit des désirs, des plaisirs et des peines individuels), déterminer des lois et des politiques justes pour la collectivité.
   
    Mais si je vois les comportements actuels, c’est plutôt la satisfaction des désirs et pulsions personnelles et égoïstes qui est à la mode.
    Je ne pense pas que ceux ou celles qui s’enivrent régulièrement ou changent de partenaire toutes les semaines soient plus heureux. Pas plus d’ailleurs que les enfants gâtés dont les parents satisfont immédiatement toutes les envies.
    Le philosophe moderne Alain disait que c’était un devoir d’être heureux, mais qu’il fallait mériter le bonheur.
    Satisfaire toutes ses pulsions, toutes ses envies, fait que dès qu’on a obtenu ce que l’on souhaitait, on s’en désintéresse pour passer à une autre envie, on n’éprouve aucune joie de ce que l’on a acquis et qu’on est perpétuellement stressé  de ne pas avoir encore satisfaction sur ses nouvelles envies. Cela devient vite une véritable addiction et un dérèglement de notre système de récompense dans notre cerveau.
    On croit souvent que les riches sont très heureux et c’est souvent faux. S’il est préférable de ne pas trop manquer d’argent pour ne pas avoir trop de soucis, (l’ataraxie !!), l’argent ne fait pas le bonheur, car il tue les désirs puisqu’il permet de les satisfaire trop facilement et là encore l’addiction de vouloir toujours en amasser plus, nous guette.

    Goûter les joies du présent demande de regarder dans la bonne direction.
    Certaines de mes correspondantes ont tout pour être heureuse, mais elles ne regardent pas ce qu'elles ont, notamment les petites joies de la vie de tous les jours.
     Soit elles passent leur temps à regarder ce qu'a le voisin et qu'elles n'ont pas, soit elles attendent des grandes satisfactions, l'accomplissement de leurs rêves les plus fous, de choses extraordinaires. Certes cela arrive parfois, mais l'idéal est rarement atteint et le bonheur du présent est fait d'une multitude de petites joies quotidiennes.

    Il faut aussi être raisonnable dans ses souhait lorsqu’on regarde l’avenir et se fixer des objectifs réalistes.
    Parmi mes jeunes correspondantes qui pensent à l'avenir, certaines ne sont jamais satisfaites et se fixent des objectifs difficiles, dès qu'ils sont atteints, ne profitent pas de ce succès, s'en détournent pour vouloir atteindre dans l'avenir un objectif encore plus ambitieux. Ces personnes sont alors tout le temps dans l'avenir, à courir après un nouveau souhait et sont donc éternellement insatisfaites.
         Certaines également n'ont pas confiance en elles et en leur avenir, et doutent en permanence d'avoir fait le bon choix, remettant sans cesse en cause leurs décisions, se condamnant ainsi comme les précédentes à une éternelle attente du bonheur.

    Etant maintenant bien vieux avec une certaine expérience de la vie, je crois qu'il y a quatre ingrédients fondamentaux pour atteindre un peu le bonheur :
         - les souvenirs heureux du passé, mais avec une petite pointe de nostalgie, car on n'y peut plus rien et ce passé ne recommencera pas,
        - les plaisirs et les joies du présent, mais en hiérarchisant ses envies et en ne les satisfaisant pas trop vite, et en profitant de toutes les petites joies et les petits instants de bonheur de la vie quotidienne.
        - les espoirs du futur.
        - et le bonheur de ceux qui nous entourent.

    Et évidemment la recherche du bonheur personnel ayant un impact sur autrui, doit finalement être soumise à des règles morales et de comportement en société. C’est là un autre sujet de philosophie.
    On pourrait parler pendant des heures du bonheur. D’ailleurs j’ai dû faire dans mon blog, une cinquantaine d’articles sur ce sujet.

Mercredi 18 juin 2014 à 8:39

Enseignement, école, fac

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     Vous savez que chaque année, j’aime bien me rappeler mon enfance en me replongeant dans les sujets de bac, et en m’apercevant d’ailleurs que mes souvenirs des cours de philo s’estompent peu à peu, mes souvenirs sur ce que disaient les grands philosophes étant maintenant bien lointains.
    Je vais donc consacrer quelques articles à ces sujets. Loin de moi l’idée de présenter cela comme des corrigés. Ce sont de simples réflexions personnelles non scolaires.


    Deux sujets de L et de S traitaient des œuvres d’art; bien que différents, je vais les traiter ensemble :
        "Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?"  (L)
        "L'artiste est-il maître de son œuvre ? »
  (S)
   
    J’ai eu l’impression en lisant ces énoncés, que la personnes qui avait rédigé le premier pensait surtout à la peinture ou aux arts graphiques, à la rigueur à l’architecture.
    Bien que l’on n’ait pas parlé d’oeuvre d’art, le mot « perception » désigne surtout nos sens et un texte n’est pas « perçu » si ce n’est pour la lecture : il doit être compris et il fait appel à notre raison et à nos sentiments.
    C’est moins vrai dans le second sujet, mais l’écrivain et le poète sont ils des artistes.? Je pense que cela peut mériter une discussion.

    Dans le premier sujet, je considère que le mot « perception » concerne avant tout nos cinq sens  donc des oeuvres qui impressionnent notre vue, de la musique nous entendons, la cuisine d’un grand chef que nous sentons et goûtons. Le toucher est peu sollicité, encore que nous pouvons être sensible aux textures d’une sculpture ou de mobiliers.
    Mais se cantonner à nos cinq sens est très réducteur, et on ne peux passer sous silence l’impact émotionnel des œuvres, voire même une certaine réaction rationnelle, par exemple sur les techniques employées.   
   
    Il est certain qu’une œuvre quelle qu’elle soit, doit d’abord être perçue par nos sens et que ce que nous allons en penser va dépendre de cette perception, mais je ne pense pas qu’une œuvre soit faite pour l’éduquer.
    C’est un vaste sujet que de déterminer le but de l’artiste : gagner sa vie et donc vendre son œuvre et donc se préoccuper qu’elle plaise et de la façon dont elle va être perçue. Mais pour le véritable artiste, l’œuvre est avant tout une création propre, quelque chose qu’il sort de lui même, avec sa raison, ses émotions et sa créativité. Je crois que dans un premier temps il ne pense qu’à son œuvre, et ce n’est qu’ensuite qu’il souhaite qu’elle soit vue et admirée, qu’il veut la partager et que si cela ne se produit pas, il a l’impression d’un échec.
    Mais je ne crois pas qu’il ait dans l’idée d’éduquer les autres, sauf si par exemple, comme autrefois, le peintre célèbre était aussi un professeur qui dirigeait un atelier et enseignait à ses disciples.

    Mais il est certain que la première fois qu’on voit une oeuvre, sans avoir reçu aucune formation préalable, on ressentira peut être une émotion, mais on passera à coté de beaucoup de choses que l’on ne percevra pas, et qui donc ne provoqueront rien en nous. Peu à peu, quand on aura visité de nombreux musées, quand on aura entendu de nombreux morceaux de musiques, quand on aura goûté de nombreux plats, nos sens vont percevoir différemment, apercevoir des détails qu’ils n’auraient pas perçus au départ.
    Percevoir les œuvres stimule nos sens et notre imagination et provoque en nous des émotions singulières.
    On apprend à connaître la diversité, à apprécier de nouvelles choses : on dit que nous « formons notre goût » et que nous devenons « éclectiques ».
    Nous avons donc une certaine éducation de nos perceptions, en ce sens que nous apprenons à ressentir, connaître, à apprécier, parfois à ne pas aimer, à ressentir de nouvelles émotions, voire à nous intéresser aux techniques qui ont permis de réaliser l’œuvre.
    Mais ce que nous ressentons peut être très divers, car le mot œuvre recouvre bien des aspects. Certaines oeuvres peuvent être collectives et la création partagée de même que la réalisation : les cathédrales par exemple. Les œuvres qui nous rappellent un souvenir propre, qui nous touchent émotionnellement ont sûrement plus d’impact sur nous. Nous admirons davantage ce que nous nous sentons incapables de faire. Notre savoir intervient : un peintre ou un musicien amateur ressent différemment les œuvres des professionnels et maîtres, que le simple béotien, car il connaît les difficultés de réalisation et les nuances des couleurs ou des notes.
    La perception de nombreuses œuvres transforme donc sûrement notre perception, mais si ce n’était pas le but premier. Nous pouvons ainsi acquérir le sens du « beau » et former notre jugement.

    Le second sujet me paraît plus banal, mais tout me paraît dépendre de l’interprétation du mot « maitre ».
    On peut d’abord l’entendre au sens de maîtrise : peut il faire ce qu’il veut ? On touche d’une part à la motivation de l’artiste : mercantile, créatrice, notoriété, oeuvres diverses ou conserver un certain style, émotionnelle, sentimentale et par exemple dédiée à quelqu’un…..
    Maîtrise aussi technique : tout le monde n’est pas capable de faire du Rubens du Léonard de Vinci, du Renoir ou du Picasso.
    Et il y a des œuvres collectives, notamment en architecture.
    Mais on peut cependant dire que l’artiste détermine le but de son œuvre, sa composition, son style, et les moyens qu’il utilise.
   
    On peut aussi comprendre cette réflexion, au sens de « l’auteur reste t’il maître de son œuvre, après l’avoir produite ».
    C’est vrai tant qu’il la crée dans son atelier ou son bureau.
    Mais lorsqu’elle est exposée, publiée, connue du public, elle appartient alors en partie à celui-ci. C’est le public qui notamment fera la notoriété de l’œuvre et de l’artiste.
    L’artiste a voulu faire quelque chose, mais celui qui voit son œuvre peut l’interpréter autrement, l’artiste n’est plus maître de cette interprétation, de la façon dont on va la voir, de l’émotion que l’on ressentira.
    L’œuvre a alors une vie propre, et au bout de quelques siècles, si elle est encore appréciée, on en a presque oublié l’auteur.

Mardi 17 juin 2014 à 8:45

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/bitcoincircuitboard680x400.jpg    Nous avons vu hier que vous pouvez, en transférant des euros depuis votre compte en banque habituel dans une banque « réelle », acheter des bitcoins, monnaie virtuelle, dans une banque électronique fictive, dont l’ordinateur vous ouvre un compte électronique, à partir duquel vous pourrez payer des fournisseurs ou au contraire recevoir de l’argent en échange d’un service.
    On a vu comment générer une transaction à partir de sa clé privée, que vous êtes seul à connaître et de sa clé de vérification publique, pour payer un fournisseur qui vous a communiquer l’identifiant de son compte pour être payé, en échange de ce qu’il vous a fourni. Cette transaction comprend votre clé privée signature, qui prouve que c’est bien vous qui effectuez cette transaction, votre clé publique de reconnaissance par le réseau, le montant de la transaction, la preuve que votre compte est suffisamment approvisionné (ce sont les références des dernières précédentes transactions), et le numéro de compte de votre créditeur.

    Lorsque vous avez envoyé votre transaction dans le réseau, que se passe t’il ?
    Tous les utilisateurs du réseau Bitcoin vont maintenant maintenant pouvoir vérifier et valider la transaction que vous avez ainsi envoyée. Le système n’est ainsi pas géré par une autorité bancaire ou informatique centrale, mais par ses propres membres, dans ce qu'on appelle un réseau « pair à pair ».
     En fait, tous les utilisateurs ne vérifient pas toutes les transactions : il s'agit de volontaires, le plus souvent rassemblés en groupes, possédant des ordinateurs suffisamment puissants et les programmes informatiques nécessaires. Ces volontaires sont appelés « mineurs » (en référence aux chercheurs d'or car leur activité reçoit un paiement en bitcoins), et le processus de validation s'appelle le « minage ».
    Le processus de validation est complexe car il fait appel à des algoritmes très sophistiqués que vont utiliser les ordinateurs des mineurs, pour vérifier les données de chaque transaction.
    Quand cette vérification est faite par les divers mineurs sur un certain nombre de transactions, celles qui sont satisfaisantes sont rassemblées dans un bloc et les ordinateurs doivent alors se servir de certains paramètres des transactions dans un algorithme de validation, qui revient à tirer au sort celui des mineurs qui va déclarer bonne l’ensemble des transactions du bloc, et recevoir la récompense correspondante.
    Ce « vainqueur » va valider l’ensemble des transactions auprès de tous les membres du réseau et dès lors l’argent sera réputé transféré de votre compte sur celui de votre fournisseur.
    Bien sûr il n’y aura aucun transfert, ni aucune localisation des bitcoins : c’est l’information partagée et dupliquée au sein du réseau, qui indique à quel portefeuille d’utilisateur appartiennent les bitcoins.
    La différence avec une banque classique, c’est qu’il n’y a pas une agence qui tient vitre compte à jour, mais l’information est présente sur tout le réseau, dupliquée mainte fois. C’est ce qui assure sa sécurité et devrait;, d’après les partisns du bitcoin, donner confiance aux utilisateurs.

    A première vue ce bitcoin apporte bien des avantages pour les utilisateurs : facilité, sureté et anonymat.
    Les bitcoins peuvent être échangés rapidement dans le monde entier, sans conversion entre devises, et à priori à un tarif  qui devait être  nettement inférieur à ceux des carte de crédit, des systèmes de paiement PayPal ou autres.
    L'identité de l’utilisateur n’est demandée que lors de l’échange entre devises classiques et bitcoins.
    Tout paiement en bitcoins est irréversible, ce qui protège les commerçants contre les fraudes par opposition de paiement mais par contre l'acheteur risque toutefois quele vendeur ne livre pas l'objet acheté, sans pouvoir réclamer.
    Sur le plan de la sécurité, les procédés cryptographiques empêchent de truquer les comptes, de dépenser deux fois le même bitcoin ou de s’en créer frauduleusement. Mais on peut se faire voler son portefeuille si on vous vole votre clé personnelle et votre numéro de compte sur votre ordinateur.
    Enfin il y a une transparence que n’ont pas les banques puisque tout le système est public et peut être utilisé par chaque membre du réseau.

    Là où le bas blesse, c’est que le système, qui s’est rapidement développé, a surtout attiré les spéculateurs.
    Il en résulte pour le bitcoin a un gros inconvénient (à mon sens) : comme une monnaie étrangère, il n’a pas un cours fixe, mais celui ci varie en fonction de son utilisation et donc du gré des spéculateurs, comme pour la bourse.
    Certaines personnes pensent que le bitcoin va révolutionner la planète et être adopté par tous les internautes, comme les réseaux sociaux.
    Pour le moment je pense qu’il est encore peu connu, qu’il divise les économistes, inquiète les pouvoirs publics et notamment les banques centrales, passionne et affole les spéculateurs, car certains ont gagné beaucoup d’argent tandis que d’autres y ont laissé leur chemise.
    Je suis personnellement très méfiant vis à vis d’une monnaie dont le cours est très fluctuant et fondé sur des critères très subjectifs, car c’est une sorte de poker encore pire que la bourse, les joueurs n’ayant pour idée que de gagner de l’argent, et ce sont les utilisateurs lambas qui feront les frais de l’affaire.
    La monnaie virtuelle « Monéo » coûtait très cher, mais on savait combien en pourcentage; avec le bitcoin, tout est aléatoire, comme le montre cette courbe de la valeur du bitcoin par rapport au dollar.
    Vous pouvez en juger sur le graphique suivant qui montre son cours par rapport au dollar de 2009 à 2014.

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    Le premier pic correspond à la crise en Grèce, puis celui de fin 2013 à un engouement passager car certains utilisateurs avaient déjà gagné beaucoup d'argent en achetant des bitcoins à très bas prix dès leur création, et enIes « minant, quand peu de monde le faisait encore.
    Mais des entreprises se sont mises à fabriquer des cartes et des puces spécialisées dans le minage et la puissance informatique conscrée à cette opération est aujourd’hui énorme.
    Surtout la Russie a interdit toute transaction en bitcoins et la Chine a interdit à ses banques et organismes de paiement de « vendre » cette monnaie électronique. Les autres banques centrales sont plutôt hostiles à cette monnaie non régulée, craignet le blanchiment d’argent ou le financement terroriste, et ne garantissent aucun remboursement..
    De plus un des site d’échange de bitcoins a fait faillite à la suite d’un vol ou d’une escroquerie.
    Le cours du bit coin a fait une chute spectaculaire, et l’éclatement de cette bulle a ruiné certains spéculateurs
    Mais d’autres chercheurs sont en train d’imaginer des systèmes encore plus sophistiqués !
    

Lundi 16 juin 2014 à 7:46

Politique, économie, religion.

Savez vous ce qu’est le « bitcoin »? On en parle beaucoup actuellement, sur la télé et internet, et il suscite des polémiques.
    J’ai lu dans le numéro de juin de « La Recherche », un article très intéressant, toutefois écrit par des auteurs favorables à cette monnaie virtuelle. J’avoue être beaucoup plus réservé sur la question. Mais cet article explique bien les problèmes.
    Je vais essayer de le résumer, en deux courts articles, le premier qui définira ce qu’est cette monnaie virtuelle, le second qui précisera les mécanismes et les problèmes qu’ils posent (c’est là où mon opinion diverge avec les auteurs).

    Qu’est ce que le « bitcoin » ? : une monnaie virtuelle qui n’est utilisée que sur internet. Mais essayons de préciser d’abord son origine.
    En 2008, Satoshi Nakamoto (un peudo, qui cache probablement un chercheur américain), montrait dans un article que les progrès de la cryptographie et de l’informatique devraient permettre de créer une monnaie électronique décentralisée, gérée par des ordinateurs. Le 3 janvier 2009, il crée un système de monnaie « crypto-informatique », dont il appelle l’unité de compte, le « bitcoin ».
    C’est une monnaie qui n’est pas régulée par les banques d’Etat, qui ne peut être utilisée que sur internet et dont les transactions ne sont pas faites par l’intermédiaire des banques, mais sont contrôlées par le réseau d’ordinateurs, sans aucune intervention humaine.

    Le système utilise trois principes :
        - grâce à la cryptographie il génère une « clé privée »,
sorte de mot de passe, mais qui est en réalité un algorithme complexe, et qui représente la « signature électronique » de la personne qui achète des bitcoins et fait une transaction avec la monnaie achetée; cette clé est générée à chaque achat de bitcoins, et est indéchiffrable de telle sorte que personne ne peut attribuer à une personne les transactions effectuées, sauf les ordinateurs eux mêmes.
        - une clé publique qui est également spécifique de cet utilisateur car elle est associée à la clé privée ; mais elle circule sur le réseau en même temps qu’un transaction et assure une vérification de la validité de la clé privée.
        - un « moteur de cryptographie », qui va découper en petits éléments (un hachage), les diverses données, tout en les gardant associées aux clés, grâce à un algorithme mathématique où interviennent des données générées au hasard, de telle sorte qu’il soit impossible à des personnes qui s’introduiraient dans le système de reconstituer les données associées à une clé privée.

    Bien entendu, le système doit avoir un support : ce sont des ordinateurs en réseau dans le monde entier. Ils abritent des comptes, analogues aux comptes en banque, mais dont le personnel de cette espèce de banque numérique qui gère ces ordinateurs, ne connait ni les possesseurs ni leurs numéros de comptes. Ce sont les ordinateurs qui gèrent tout automatiquement (à condition de bien fonctionner évidemment, et c’est là le rôle de la banque fictive numérique).
    L’utilisateur connaît évidemment l’identifiant de son compte qu’il communiquera aux tiers qui lui transféreraient des bitcoins en échange d’un service.
    Au départ il y a évidemment l’intervention d’une banque pour virer les sommes en monnaie relle (par exemple en euros), de votre compte, vers votre compte de la banque fictive numérique, quand vous achetez des bitcoins (et toutes les banques n’acceptent pas ce rôle, car elles sont ensuite mises hors circuit.
    Bien entendu l’inverse est également possible, de changer des bitcoins en euros, comme si cela était une devise étrangère.
    Et il existe un protocole très strict pour contrôler les échanges d’argent numérique afin d’éviter les fraudes, qui est résumé dans le tableau ci dessous, qui est celui publié par le magazine La Recherche :

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     Votre clé privée vous sert à "signer" votre transaction, c'est à dire à l'authentifier, alors que la clé publique va permettre de reconnaître cette transaction tout le long de son parcours dans le réseau d'ordinateurs pour la vérifier et l'entériner.
    Pour payer votre transaction à votre fournisseur, il faudra que celui ci vous communique les données correspondantes : le prix et son numéro de compte sur le réseau,
   La transaction part alors dans le réseau pour un processus assez complexe que je vous expliquerai demain, en même temps que les avantages et les inconvénients du bitcoin..

Dimanche 15 juin 2014 à 8:15

Architecture

  Je vous avais montré en intermède les éclairages des monuments de la ville de Lyon.
     La ville de Chartres a copié cette idée et ses monuments sont également éclairés pour l'été.
     Bien entendu la célèbre et remarquable cathédrale, mais aussi la médiathèque, les arcades des ponts ou des anciens lavoirs, et certaines places de la ville.

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    On trouve souvent des articles de journalistes, tantôt machos, tantôt féministes, sur le différence entre le cerveau des femmes et celui des hommes, avec évidemment un certain nombre d’inexactitudes visant à favoriser l’un ou l’autre sexe.
    En fait jusqu’à présent on n’avait pas trouvé grand chose de différent.
    Mais l’étude est difficile. Les mesures de l'activité cérébrale réalisées à l’aide de techniques d'imagerie ne montrent que les régions cérébrales qui ont la plus forte activation pour une tâche donnée et non les détails concernbant de petits groupes de neurones.
    On sait par exemple que les divers centres du cerveau émotionnel sont en général impliqués dans tout ce qui est sentiment et émotions, mais ils participent aussi aux réflexions rationnelles; le chef d’orchestre de nos pensées, le cerveau frontal voit sa partie dans l’hémisphère droit plus fortement impliqué dons les réactions émotionnelles, alors que son homologue gauche est surtout impliqué dans la réflexion logique, l’organisation de nos pensées et de nos tâches, la planification, la décision et l’action.
            Les centres du langage sont localisés dons l'hémisphère gauche, mais l’hémisphère droit évalue l’aspect émotionnel d’une phrase.
    Parler d'hémisphère « émotionnel globalisant » droit par opposition à l'hémisphère « logique analytique » gauche ne correspond pas à la réalité, car les hémisphères gauche et droit travaillent en permanence ensemble et se complètent.
    Les différences physiologiques et psychologiques entre les hommes et les femmes doivent être analysées avec la même prudence.
   
    La seule partie vraiment différente est une toute petite partie du cerveau central qui régule notre vie, dans
l’hypothalamus : c’est un petit centre de l’hypothalamus qui gère notre sexualité, et gère notamment l’hypophyse, qui donne des ordres chimiques aux autres glandes et notamment contrôle les sécrétions hormonales.
    Il est donc normal que cette partie soit différente en fonction du sexe, puisque les hormones concernées le sont aussi.
    Chez une partie des hommes homosexuels, ce centre de l’hypothalamus ressemblerait plus à la version féminine qu’à la version masculine, ce qui pourrait peut être expliquer en partie leur orientation.

    Les deux hémisphères du cerveau travaillent toujours ensemble, mais suivant les tâches, l’un peut avoir la priorité sur l’autre ; certains traitements se font plus particulièrement dans un hémisphère sans doute pour permettre des liaisons plus rapides entre neurones. Il semble que la prééminence d’un hémisphère sur l’autre lors d’une tâche particulière proviendrait d’une inhibition partielle d’un hémisphère par l’autre, via le corps calleux, qui est le faisceaux d’axones (200 à 800 millions) reliant les deux hémisphères.
            Mais chose curieuse, la pensée ayant chez l’être humain, pour support le langage, qui est surtout généré par l’hémisphère gauche, alors que les représentations spatiales et certaines représentations émotionnelles sont plutôt ressenties par le cerveau droit, il semblerait que le cortex frontal imposerait la version du cerveau gauche, en cas d’incohérence et de désaccord entre les deux hémisphères.

    Certains tests ont donné des résultats assez étonnants, mais toutefois peu précis.
    Il semblerait que, pour les femmes, l’inhibition du cerveau droit par le gauche, est maximale pendant la période menstruelle où les taux d’hormones sont faibles, diminue ensuite pendant la période de production d’estradiol et est minimale au moment de l’ovulation, et augmente à nouveau avec la période progestative.
            On constate en effet que pendant la période d’ovulation, les femmes résolvent mieux les problèmes (coordination plus grande entre les hémisphères qui s’associent et se partagent les tâches), mais le font plus lentement (échanges plus longs que dans une latéralisation plus poussée). Mais en fait il s’agit de tests simples expérimentaux et pas des tâches complexes de la vie quotidienne, et il serait faux de généraliser ces résultats.
    Les hormones ont d’ailleurs une importance qu’on ne soupçonne pas sur les différences de comportement entre hommes et femmes.
            Par exemple, après un stress les hommes sont plus agressifs et prennent plus de risques. Le stress a provoqué la production de cortisol, d’adrénaline, mais aussi de testostérone.
            Au contraire, chez les femmes, s’il y a aussi production de cortisol (l’hormone du stress) et d’adrénaline, par contre c’est l’ocytocine qui est sécrétée (c’est une des hormones du lien social et de l’attachement), et elles prennent davantage de précautions et moins de risques
   
    Les différences psychologiques entre les hommes et les femmes doivent être analysées avec la même prudence. Dons certains tests d'évaluation de l'intelligence, les hommes obtiennent statistiquement de meilleurs résultats que les femmes pour des problèmes de constructions spatiales, alors que les femmes réussissent souvent mieux dons l’expression liée au langage et les interprétations liées aux expressions des visages.
            Mais ces différences sont faibles, plus marquées chez les jeunes, et les différences entre deux personnes du même sexe sont souvent plus grandes que celles entre personnes de sexes différents.
            Les statistiques permettent de calculer des moyennes et des écarts types sur une nombreuse population, mais elles ne rendent pas compte des valeurs et des différences individuelles sur un petit nombre de personnes particulières.

    Une étude récente permet d’expliquer en partie ces résultats, menée sur les cerveaux de 428 hommes et 521 femmes, grâce à une technique spéciale d’imagerie cérébrale permettant de voir le « câblage » des neurones : la substance blanche composée des axones entourés de myéline pour en accélérer l’influx nerveux.
    Il semblerait que le cerveau masculin comporte plus de connexions à l’intérieur d’un même hémisphère alors que le cerveau des femmes comporterait davantage de connexions interhémisphères (leur corps calleux comprendrait davantage d’axones).
    Cela privilégierait donc chez les hommes les tâches qui s’effectuent uniquement dans un hémisphère et chez les femmes celles qui exigent une collaboration poussée entre les deux hémisphères.
    Mais il ne faut pas trop donner d’importance à cette différence et on ne sait pas, en particulier, si elle est innée ou acquise.
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     J’ai déjà fait divers articles sur notre mémoire et son fonctionnement.
    J’ai lu récemment des articles de trois chercheurs, Rodrigo QuianQuiroga, qui dirige un groupe anglais de recherche en bio-ingénierie, Itshak Fried, professeur de neurochirurgie à l’université de Los Angeles, et Christof Koch, directeur scientifique de l’institut Allen de Seattle pour les sciences du cerveau.
    Ces chercheurs ayant collaboré au traitement de personnes atteintes de graves épilepsie, incurables sans ablation de certaines zones du cerveau, de très fines électrodes ont été introduites dans leur cerveau, pour essayer de cerner les neurones qui subissaient des « courts circuits » et ainsi limiter les ablations toujours dommageables. Ces électrodes ont permis de repérer les fonctions de groupes de neurones beaucoup moins nombreux qu’on ne peut le faire en IRM, qui ne peut mesurer l’activité que de plusieurs millions de neurones, et donc de préciser le fonctionnement de certaines parties du cerveau.
    Ils ont découvert notamment que des groupes très restreints de neurones réagissaient chaque fois que l’on évoquait une personne donnée, soit par son nom, soit par son visage, soit par certaines caractéristiques très spécifiques. Et pour une autre personnes il s’agissait d’un autre groupe de neurones voisins.
    On peut donc penser qu’il suffit d’un petit nombre de neurones (quelques milliers ?) pour représenter en mémoire un « concept ».
     Un neurologue  Jerry Lettvin (1920-2011) avait déjà osé énoncer cette théorie, mais sans preuves autres que le fait qu’une minuscule ablation dans l’hippocampe avait uniquement enlevé pour un malade le souvenir de sa grand mère, et ses collègues avait tourné en dérision cette théorie, affublée alors du nom ironique de « l’hypothèse du neurone grand-mère ».

    Essayons de comprendre le phénomène à partir d’une perception d’une image par les yeux et de son interprétation par le cortex visuel à l’arrière de notre cerveau, partie occipitale au dessus du cervelet et de la nuque. (voir aussi mon article du 3/1/2014 ).
     L’information captée par les rétines de nos yeux est d'abord transmise, via le nerf optique, au cortex visuel primaire, où chaque petite zone de l’image entraîne l'activation d'un neurone spécifique lié à un neurone de la rétine, un peu comme s'il s'agissait d’un pixel d'une image numérique d’un appareil photographique. L’information de chaque neurone se combine avec d’autres pour créer une image composite et complète. Si cette image se modifie légèrement, certains détails changent et l'activation du groupe de neurones correspondant est aussi modifiée et d’autres neurones d’une deuxième « aire secondaire » vont alors transformer ces modifications en informations de mouvement.

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    Ces aires secondaires et tertiaires vont analyser ainsi l’image : forme, contraste, couleur, .… et vont ensuite faire travailler deux centres « associatifs » que l’on nomme le « Où »et le « Quoi », qui vont réaliser et mémorise pour le premier, des cartes de lieux et de l’environnement, et pour le second, des images d’objets ou de personnes.
    Une autre aire est spécialisée dans le reconnaissance des visages, à coté de celle qui reconnait les lettres de l’écriture.
    Les informations sont ensuite transmise au cortex frontal, avec d’éventuels informations ajoutées par l’hippocampe, comme un nom, une information verbale.
    C’est là où on peut essayer de comprendre ce qu’est cette notion de « concept ».
    C’est le fait que le même petit groupe de neurones réagisse à des stimuli corrélés, correspoodant à un même objet, une même personne, le constat d’une même action.
    Finalement, les neurones sont activés par Ie concept lui-même, quelle que soit la façon dont il est présenté; seul compte le fait que le stimulus lui soit lié.
    Plus le concept est abstait, donc moins dépendant d'une représentation particulière, moins le neurone a besoin d'information pour le coder, ce qui lui permet de devenir très
sélectif.
    Des logiciels de simulation de fonctionnement de neurone ont permis ainsi de montrer que de petits groupes de neurones pouvaient distinguer une personne ou un objet, même présenté de diverses façons.

    Ceci ne fait que confirmer le fait que, si le système sensoriel est indispensable, pour percevoir l’environnement, l’hippocampe joue ensuite son rôle essentiel de « professeur de la mémoire », en saisissant l'essentiel de situations particulières, et non en retenant une quantité de détails sans signification et en gardant en mémoire quelques points marquants de l’informations. Ainsi, les neurones de concepts ont tendance à
s'activer pour des éléments pertinents pour nous, tels ceux qui impliquent des individus ou des objets familiers; , et on évite ainsi de gaspiller des ressources dans la fabrication de souvenirs inutiles.
    Mais les souvenirs ne sont pas des concepts isolés. Le stockage d’un événement
complet en mémoire requiert des liens entre des concepts différents mais associés.
    Quand deux concepts sont liés, certains des neurones qui codent l'un tendent aussi
à s'activer pour l'autre. Cette coactivation serait le mécanisme physiologique par lequel le cerveau encode les associations et permettrait la création des souvenirs dits épisodiques (des événements vécus) e l’association d’une idée à une autre.
    Une telle association a l’avantage d’être rapide, par rapport à une mémoire qui associerait pas à pas tous les éléments ayant un rapport entre eux et se rapportant à un objet. Là on lie le concept restreint à un autre concept et celui ci peut appeler d’autres éléments seulement si c’st nécessaire. Cela permet de n’utiliser qu’un minimum de liens donc de neurones et de synapses;

    Les neurones de concepts pourraient constituer l'un des principaux fondements physiologiques des capacités cognitives humaines, reliant la perception à la mémoire et donnant une représentation abstraite d'une connaissance sémantique : les personnes les lieux les objetset tous les concepts qui sont importants pour nous.
    Ils constituent les éléments de construction de nos souvenirs personnels et permettent d'ignorer les innombrables détails sans importance et de dégager ce qui permet de fabriquer de nouvelles associations et de nouveaux souvenirs. Ils encoderaient donc l'essentiel de ce qu’est notre vie et notre expériences.

Jeudi 12 juin 2014 à 8:10

Dordogne, Périgord, Lot, Limousin

  Après la Bretagne, les deux coins de France auxquels je tiens, c’est d’une part la région de Pau où je suis né et où j’ai fait mes études jusqu’à 15 ans (après je suis allé en prépa de maths à Paris), et d’autre part la Dordogne, où habitait mon grand père paternel qui était paysan et sabotier, et où mes ancêtres étaient installés depuis 1750 (avant ils étaient sans doute en Bretagne, mais je n’ai pas pu retrouver leur trace, les actes de baptême des églises ayant été souvent brûlés à la révolution).
    Alors j’ai beaucoup parcouru les villes et villages de Dordogne et j’ai notamment séjourné quelques jours à Sarlat, qui est une jolie ville avec des maisons médiévales assez remarquables.

http://lancien.cowblog.fr/images/Dordogne/LaBoetieSarlat.jpg    Il y a notamment, en face de la cathédrale, la maison du philosophe et poète Etienne de la Boétie, ami de Montaigne, (autrefois on étudiait en 5ème, ces poètes et écrivains de la deuxième moitié du 16ème siècle et notamment Ronsard, et du Bellay, et j’ai eu à commenter ces quelques lignes du « Discours de la Servitude volontaire » de La Boétie :
 « Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. (...) s'ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même. Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d'esclaves qui leur appartient par nature. »).

    Sur le site de Sarlat, une abbaye a été fondée au 9ème siècle. La ville n’a eu son indépendance vis à vis de l’église qu’en 1300.
    Par la suite la ville s’est développée, les remparts ont été démolis et les fossés défensifs comblés.
    Après la révolution de 1789, Sarlat a perdu son évêché, mais le dernier évêque est devenu le premier maire de Sarlat et Sarlat a commencé son nouveau rôle en tant que centre de commerce, mais sa distance de grands axes routiers l’a empêché de jouer un grand rôle dans ce domaine, heureusement pour nous, car cela aurait probablement amené la destruction de beaucoup de ses bâtiments historiques dans le nom du progrès !
    Je ne vous montrerai pas la célèbre église Sainte Marie, qui date des 14 et 15ème siècles, mais a été rénovée par l’architecte Le Nouvel l’a affublée de deux immenses portes en acier gris foncé, que je trouve horribles dans un lieu aussi ancien.
    Par contre sur les photos ci dessous, vous pourrez admirer la grande place du marché, sur la troisième photo à gauche, dans le prolongement de cette place un coin où l’on peut manger de succulentes omelettes aux cèpes, de vieilles demeures du Moyen âge ou de la Renaissance, les rues en pente avec de vieilles maisons, et même sur les deux dernières photos, des maisons individuelles, mais qui ont quelques siècles.

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Mercredi 11 juin 2014 à 7:26

Actualité

On fait ces derniers temps beaucoup de bruit autour de la « voiture de Google ».
    Est ce vraiment une révolution et est elle la voiture de demain?


    On en parle beaucoup aujourd’hui, mais c’est une étude qui n’est pas nouvelle puisqu’elle date de 2005, initiée par l’Université de Stanford.
    La voiture au niveau carrosserie, moteurs et organes roulant n’a rien d’extraordinaire. Déjà en 2010 Google avait utilisé des voitures du commerce Toyota ou Audi.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/sergeybrincofondateurgoogleseptembre2012googleglass1529806616x380.jpg    L’originalité de l’étude de Google est le système de conduite, entièrement automatique et autonome : c’est la voiture sans chauffeur, qui peut naviguer au milieu d’une circulation et se diriger vers un lieu qui lui a été indiqué.
    C’est une étude qui se veut scientifique, mais il semble bien qu’il y ait pour le milliardaire patron de Google, Sergey Brin, original, utopiste et provocateur, (je n'ose dire un peu fou, photo ci contre) une envie de défier l’administration américaine, qui stipule que " Seul un être humain peut conduire un véhicule ».

    Depuis Google a réalisé une petite voiture électrique prototype, mais, llà encore elle n’a rien de sensationnel en tant que voiture électrique. C’est tout le système de capteurs, de microcontrôleurs et de processeurs informatique et le logiciel de robotique associé qui est l’originalité de l’étude.
    Il y a quatre ans il fallait que l’automobile soit conduite une première fois de façon classique sur l’itinéraire demandé, pour qu’elle mémorise certaines particularités et puisse ensuite se guider seule.
    Aujourd’hui, il semble qu’un conducteur ne peut plus reprendre la main, et le véhicule de Google est totalement autonome et dépend entièrement de ses capteurs, de ses circuits intégrés et des algorithmes qui tournent dans ses boitiers de contrôle électronique.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/000000013070.jpg    Pour créer une voiture sans conducteur suffisamment sure, il faut l'équiper d'un superordinateur, pas forcément dernier cri, mais surtout ajouter un grand nombre de caméras de différents types pour que la voiture puisse tout « voir ». Enfin, elle doit être capable de traiter les données en temps réel pour reconnaître les objets et déterminer un plan d'action immédiat. Il faut donc beaucoup de processeurs pour traiter ces algorithmes, ce qui n'est pas le cas des véhicules avec conducteur.
    L’habitacle de la voiture est donc sans conducteur, sans volant, sans accélérateur et sans pédale de freins. Tout est commandé par l’ordinateur.
    En fait au plan des principes, les méthodes sont connues, car elles découlent des domaines aéronautique et militaire.
    Sur le toit de la voiture, (on voit le pylône sur la Prius de la photo ci dessus, et la petite excroissance sur le toit des voitures électriques ci dessous), un radar tournant (un lidar) inspecte tout l’environnement pour voir tous les obstacles fixes ou surgissants; cela ressemble aux radars des aéroports qui inspectent l’espace aérien et guident les équipages d’avions, sauf que dans la voiture, il n’y a plus l’équivalent des contrôleurs aériens humains.
    Puis de très nombreuses caméras inspectent tout autour de la voiture les obstacles rapprochés.
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    Enfin de très nombreux capteurs mesurent en temps réel tous les paramètres physiques de la voiture (dont la vitesse est pour le moment limitée à 40 km/h pour des raisons de sécurité), et des actionneurs commandent les moteurs électriques des roues,  la direction et le freinage.
    Dirigée par un logiciel, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que la « Google car » emmène ses passagers jusqu'à leur destination en évitant les obstacles.
    C’est évidemment le rêve pour une future « autolib » que même les aveugles pourront emprunter, et pour laquelle on ne demande aucun permis.

    Evidemment Google chante les louanges de ce type de voitures.
    L'erreur humaine est responsable de 93% des accidents de la circulation. La prise en main de la voiture par un logiciel pourrait donc mettre fin à la quasi-totalité des accidents de la route, ce qui sauverait de nombreuses vies, et ferait économiser des milliards. La fin des accidents de circulation permettraient également de réduire substantiellement le poids des voitures, désormais débarrassées de leurs renforts en acier pour prévenir des chocs. Plus légères, elles nécessiteront moins d’énergie pour avancer.
    Interconnectées, les voitures autonomes seront capables d'adapter leurs parcours en fonction du trafic afin d'éviter la formation de bouchons, et l'automatisation permettrait de limiter les aléas de consommations dus aux habitudes de conduites, d’où de nouvelles sources d’économie.
    Actuellement, les routes sont conçues pour faire face aux comportements erratiques des automobilistes. Panneaux de circulation, voies extra-larges, glissières de sécurité, radars… Tout cela pourrait disparaître avec les voitures autonomes, dont la conduite sera prévisible et exempte de tout écart, et la circulation sur les routes actuelles pourra être plus importante.

    Mais on en est encore pas à ce niveau et il faut encore 10 à 20 ans d’études avant d’avoir une conduite absolument sure.
    Personnellement j’ai un autre doute. Personne ne parle de prix. J’ai bien peut qu’une telle voiture, qui utilise des technologie très sophistiquées de l’aéronautique, ne coûte le prix d’un avion !!!
    Je ne serai plus de ce monde quand cette voiture sera opérationnelle, mais je crois que je n’aurais pas aimé voyager dedans.!

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lancien

sortir de la tristesse

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