Mardi 10 juin 2014 à 15:48

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     Il m’est arrivé une petite mésaventure, pas bien grave, seulement gênants et qui m’ont fait perdre beaucoup de temps; alors je vais vous la raconter car cela peut vous arriver aussi.
    J’avais organisé une conférence sur les énergies marines, et je me rendais à Paris, par le RER B et le métro. Changement à Denfert Rochereau, où je sors du RER et je prends le métro parisien et j’ai pris un ticket dans mon portefeuille : je l’avais encore.
    En arrivant sur le lieu de la conférence, j’ai voulu sortir ma carte d’entrée et je me suis aperçu que l’on m’avait volé mon portefeuille. Dans le métro, il y avait beaucoup de monde, on était debout, serrés comme des sardines en boîte; j’avais un bras en l’air accroché à un barreau pour garder l’équilibre et ne pas être envoyé sur mes voisins, et je tenais mon cartable de l’autre main. On pouvait glisser la main dans mon veston entrouvert, en me bousculant un peu pour que je ne remarque rien, et effectivement, je n’ai rien senti.
    Heureusement je connais le numéro à appeler pour signaler le vol de ma carte bleue et j’ai tout de suite appelé. Le service est aimable et efficace et cinq minutes plus tard, l’usage de ma carte était heureusement bloqué. Sinon il est probable qu’on aurait commandé à ma place des affaires sur internet.
    Mais j’ai perdu, ma carte d’identité nationale,des cartes d’accès à certains organismes publics, mon permis de conduire (une relique en miettes qui datait de 1950!), la carte grise de ma C3, ma carte vitale, ma carte d’électeur, la carte d’accès à l’hôpital du Val de Grâce, et diverses cartes de réduction Auchan, FNAC, Truffaut, Monoprix, SuperU... ,  mais qui heureusement ne sont pas des cartes de paiement.
    J’avais quelques euros dans mon porte monnaie et j’ai pu racheter un ticket de métro pour le retour, sinon j’aurais dû faire la quête lol, ou téléphoner à un de mes enfants pour qu’il vienne me chercher !

    On ne s’imagine pas le problème immédiat. Heureusement aussi que ma femme a une autre carte bleue sur notre compte joint, car sinon, on n’a plus de carte bleue, et on ne peut ni faire de chèque, ni retirer d’argent puisque plus de carte d’identité. Alors comment vit on pour faire les quelques courses nécessaires pour subsister quelques jours.? Enfin je récupère au fond d’un tiroir un vieux passeport poérimé.
    On ne se rend pas compte non plus du parcours du combattant pour faire toutes les démarches, même en se limitant aux plus urgentes. J’y ai passé plus de trois jours.
    D’abord la première chose : déclarer le vol à la police qui vous remet un constat et une attestation de vol qui tient lieu de carte grise et permis de conduire pendant deux mois, et qui permet de demander tous les autres documents.
    Les services des chèques postaux sont formidables : trois jours après j’avais une nouvelle carte bleue. Maintenant il faut m’habituer au nouveau code (quarante ans que j’avais l’ancien !!! );
    La carte d’identité c’est facile : photos à faire, un imprimé à remplir, un timbre fiscal que la plupart des bureaux de tabac ne vendent plus parce que non rentable pour eux, et qu’il faut aller chercher à la trésorerie de la perception. Mais la dame de l’état civil est efficace et aimable, elle accepte mon passeport comme preuve d’identité, et ensuite il faut attendre 15 jours. Maintenant j’ai une belle carte toute neuve, valable jusqu’en mai 2O29 : me voilà paré, je mourrai avant à peu près sûrement.
    Carte grise, service efficace : carte on fait 3/4 d’heure de queue, mais la dame est très aimable, aide pour remplir les points que l’on n’avait pas su indiquer (ils étaient sur la carte grise volée, mais elle les a sur son ordinateur, accepte aussi mon passeport, et, deux jours après, on reçoit le duplicata par la poste.
    Par contre pour le permis, c’est le cirque : une trentaine de personnes attendent en regardant leur numéro : quatre guichet, mais l’un vide, et au troisième une personne qui n’est là que pour remettre des permis neufs à ceux qui viennent les chercher; Il ne fait rien, téléphone un peu, se ronge les ongles, sort de la pièce, mais il ne lui viendrait pas à l’idée d’aider ses collègues. Les deux autres dames font ce qu’elles peuvent.
    Au bout de plus d’une heure d’attente je dépose mon dossier pour qu’on me dise que l’on ne considère pas mon passeport comme une pièce d’identité valable, et que donc je devrai envoyer mon dossier par la poste avec une photocopie de ma nouvelle carte d’identité quand je la recevrai. Donc on ne peut remettre son dossier que 15 jours après et il faudra encore attendre pour aller retirer son permis, dans une quinzaine de jours. J’espère l’avoir avant de partir en vacances !!
    Autre souci ma carte vitale; il faut remplir un imprimé et envoyer avec des photos, mais je ne sais pas comment ils fabriquent ensuite la carte : il leur faut 3 semaine à un mois : peut être sèment ils une graine et la font ils pousser ? Heureusement que je n’ai pas besoin de médicaments en ce moment.

    Et puis la surprise : il y a quelques jours , je reçois une lettre de la préfecture de Police : soit mon voleur a mis le portefeuille dans une boite à lettre, à Montparnasse, soit dans une boîte à ordures et c’est la personne qui la vide qui a trouvé le portefeuille est l’a posté. La poste l’a remis à la police qui m’a écrit. Je suis allé le chercher au bureau des objets trouvés à la Préfecture de Police de Paris.
    J’ai retrouvé tous mes papiers et même ma carte bleue, mais c’était trop tard pour annuler les renouvellements. Il ne manquait que l’argent (peu 20 €) et les tickets de métro.
    Je suis content d’avoir retrouvé mes cartes de réduction dans les magasins et surtout ma carte de l’hôpital du Val de Grâce et mes cartes d’entrée dans des ministères. Alors je remercie mon voleur de ne pas avoir tout jeté. (cela m’étonnerait qu’il fréquente Cowblog, mais on ne sait jamais lol !!).
    Tout cela n’est pas bien grave, mais j’ai perdu beaucoup de temps et du coup je suis à la bourre pour tout le reste de mes travaux.
    Heureusement j’avais quelques articles d’avance pour mon blog.

Lundi 9 juin 2014 à 8:08

Bretagne

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          Dans le dernier intermède, je vous avais montré quelques images du début de la presqu'île de Quiberon; aujourd'hui je vous montrerai l'autre partie, et notamment le port de Quiberon (Port Maria, d'où partent les navires pour les îles d'Houat, Hoedic et Belle Isle en mer) et la côte sauvage.
          Quand on continue depuis Saint Pierre, vers Quiberon, on passe d'abord dans un gros village Saint Julien, où il y a surtout des maisons de vacanciers, qui y viennent depuis de nombreuses années, puis dans un port qui touche quiberon, ouvert sur la baie Par Haliguen, essentiellement destiné aux bateaux de plaisance et dériveurs. A signaler entre les deux, l'école nationale de voile du Beg Rohu, où s'entrainent les athlètes français.
          Si l'on continue vers la pointe de la presqu'île, on arrive à la première grande thalasso, fondée en 1964 par le champion cycliste Jean Bobet.
          Si au contraire on suit la route vers la ville de Quiberon, on finit par arriver à la plage en bord de mer qui jouxte Port Maria.
          Ci dessous des photos de cette plage, du port et d'un navire que nous avions pris pour aller à Houat.

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          Quand on poursuit la route pour revenir vers le continent par la côte sauvage et Portivy, on passe d"abord devant le célèbre "château Turpaud", qui a souvent été utilisé pour le tournage de films (il fait très château hanté !!).
          Puis on arrive sur la côte sauvage et ses falaises, supoerbe par tempête, mais où il faut alors être prudent, ne pas s'approcher des bords en haut, et ne jamais descendre sur les plages dans les criques par gros temps, car on risque de se faire emporter par une lame, et de nombreux curieux imprudents sont ainsi morts, brisée sur les rochers.

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Dimanche 8 juin 2014 à 7:55

Informatique, médias, internet

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    J’ ai eu récemment une difficulté fort gênante sur cowblog, due à la pub, et bien que je sois sur Premium.
    Je ne pouvais plus rien publier avec Firefox. Quand j’allais sur le site « cowblog.fr »,  j’aboutissait sur une fenêtre dans laquelle les caractères étaient anormalement grands, les lignes se mélangeaient, et si je cliquais sur « administration », la petite fenêtre de commande permettant notamment d’obtenir la liste des articles  ou d’écrire un article était seule et énorme en milieu de page et inopérant à tout clic de souris.
    J’avais essayé d’utiliser Safari (spécifique du Mac) ou Chrome, mais il est impossible de modifier la grandeur des images et de les positionner par rapport au texte avec ces deux navigateurs.
    Par contre le fonctionnement du blog lui même était satisfaisant et je n’avais aucun problème sur d’autres sites, y compris des blogs que je tiens pour diverses associations.
    J’avais signalé le problème au webmaster, mais celui-ci devait être fort occupé car rien ne se passait au bout de dix jours. Heureusement, j’avais quelques articles d’avance !!.

    J’ai donc pris mon courage à deux mains, et j’ai essayé de m’en sortir, en rechargeant Firefox 29.01, puis en reprenant sur un vieux mac, la version 20.00.
    La version rechargée de Firefox n’a rien changé, mais avec la vieille version, c’était lent et certaines fonctionnalités ne fonctionnaient plus, mais je pouvais m’en servir pour créer un article.
    J’ai alors examiné les différences sur les deux fenêtres, et j’ai alors découvert que le responsable de la déformation et du blocage du logiciel, était une image de pub sur cowblog.fr, (bien que je sois en Premium), appelée "choisissez votre pub", (qui permettait d’ouvrir des pubs successives diverses en cliquant dessus), qui déformait tout le texte, les lignes trop grandes se chevauchant, et qui masquait les cases de login et mot de passe.
    Pas moyen de se débarrasser à la souris de cette image qui bloquait tout. Chaque fois que je cliquais sur la case qui devait la supprimer, une autre pub surgissait à sa place.
    Cela m’a agacé et j'ai pu rétablir le fonctionnement en reprenant les préférences de Firefox, éliminant tout cookies et toute fenêtre pop-up, les caches et les préférences de sites et en installant un logiciel de blocage de fenêtres surgissantes.
          Depuis tout fonctionne correctement sur Firefox et le site de gestion de mon blog.

    Ce n’est qu’un incident, mais fort gênant, et il m’inquiète, car il montre que l’équipe de cow, qui veut réintroduire la pub dans sa version V4, y compris sur Premium (voir les discussions du forum), ne maîtrise pas la gestion de cette pub et ses répercussions sur les utilisateurs du site.
    J’espère que l’équipe de cow trouvera des solutions à de tels problèmes.
    Pour le moment elle a seulement répondu
"Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre message, et sommes ravis que vos problèmes se soient résolus par eux-mêmes.
Cordialement,"

     Ils sont bien mignons de dire que cela s'est rétabli tout seul par miracle!! Heureusement que je me susi pris par la main et que j'ai passé plus de deux heures à essayer de comprendre et de réparer leur bug. Evidemment ils sont ravis de n'avoir rien eu à faire !!
    Je ne suis pas prêt de rétablir l’autorisation que j’avais donné à Cowblog d’utiliser sur Firefox, les cookies et les fenêtres pop-up et je ne me séparerai plus de mon logiciel anti-fenêtres surgissantes. Cela m'obligera à taper chaque fois mon mot de passe, mais ce n'est que moindre mal.
    Par contre Safari et Chrome sont toujours inutilisables dès qu’on veut faire côtoyer image et texte dans les articles, car on ne peut pas les dimensionner avec la souris, et par ailleurs, la fenêtre d’édition ne représente jamais la position exacte du texte par rapport aux images. Mais je préfère de loin Firefox alors, pourvu qu’il fonctionne, tout va bien.
   
      Au passage , autre problème : une action qui m’a permis d’être tranquille, car je croulais sous les annonces de Google.
      Si vous lancez votre navigateur habituel et ouvrez la page www.google.com/ads/preferences/view et que vous regardez, dans les encadrés « Vos catégories » et « Vos données démographiques », vous voyez ce que Google sait de vos goûts et habitudes, d’après vos consultations. J’ai tout supprimé !  J’ai désactivé la diffusion d’annonces en bas de page.
    Dans les préférences de mes navigateurs, je désactive à chaque fin de session tous les cookies et bien sûr j’ai installé Adblockplus.
    Et bien sûr quand je reçois dans ma messagerie une pub, je vais désactiver l'inscription de mon adresse mail sur leur base de données.

    Que ne faut il pas faire sur internet pour être un peu tranquille !


Samedi 7 juin 2014 à 8:05

Inné et acquis

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    Vous savez que je m’intéresse au développement des enfants et notamment de leur cerveau.
    J’ai lu récemment, dans la revue « Pour la Science », un article assez affreux, mais néanmoins intéressant à ce sujet.

    Des « études ont été faites à plusieurs reprises dans les pays occidentaux sur le développement d’enfants dans des orphelinats, par rapport à celui des enfants adoptés ou , élevés par leur famille de naissance. Mais d’une part les populations d’études étaient faibles et d’autre part on pouvait craindre un artéfact, du fait que les jeunes adoptés étaient choisis, et que donc il pouvait y avoir une sélection entachant l’étude d’erreurs.
    Les neurosociologues ont pu faire une étude beaucoup plus valable sur des enfants roumains. Ce sont trois américains professeurs de pédiatrie et de neurologie, de psychiatrie ou de développement humain, Charles Nelson, Nathan Fox et Charles Zéanah, qui ont mené une étude sur des groupes de plusieurs centaines d’enfants, préalablement choisis pour être comparables et qu’il y ait le moins de biais possible.

    Le dictateur et président Ceausescu, pour augmenter la natalité de la Roumanie, fit interdire la contraception et l’avortement et imposa une taxe aux familles de moins de cinq enfants, entre 1965 et 1989.
    Le taux de natalité commença par grimper en flèche. mais, comme les familles étaient trop pauvres pour garder leurs enfants, elles en abandonnèrent plus de 170 000 enfants dans de grands orphelinats contrôlés par l’État.
    Malgré la chute du dictateur et les mesures prises par ses successeurs, le taux d’abandons demeurera important jusqu’en 2005. Toutefois, on essaya de confier certains enfants à des familles d’accueil, bien que certains dirigeants soient persuadés qu’élever les enfants dans ces orphelinats était meilleur pour eux que de les confier à des familles.
    Les chercheurs américains ont choisi trois groupes d’enfants, de profils médicaux voisins et n’ayant pas de trouble psychiatrique, dont l’un était constitué d’enfants élevés peu après leur naissance en orphelinat, l’autre d’enfants confié à des familles avant l’âge de deux ans et le troisième après l’âge de deux ans. Une comparaison a été faite aussi avec des enfants non abandonnés et restés dans leur famille de naissance. Les familles naturelles ou d’accueil étaient des familles très modestes pour que les conditions de vie restent comparables.
    Par ailleurs les orphelinats choisis pour l’étude, s’occupaient des enfants convenablement, sans mauvais traitement, mais évidemment sans l’affection de personnes d’une famille.
    Ces groupes d’enfants ont été suivis pendant plus de dix ans, par des chercheurs et des travailleurs sociaux, au plan du développement de leur cerveau et de leurs capacités mentales (on a en particulier évalué leur coefficient de développement mental sorte de QI pour jeunes enfants, à 3 ans et demi). Des examens de l’activité électrique de leur cerveau et en IRM ont également permis d’essayer de déterminer les conséquences cérébrales. Les travailleurs sociaux surveillaient aussi la façon dont ils étaient traités et des subventions modestes permettaient de réduire les écarts de traitement dûs au manque d’argent.

    Les tests sont très significatifs : les enfants restés en orphelinat ou placés en famille d’accueil après deux ans présentent un retard mental certain, alors que ceux placés avant deux ans présentent peu de retard au départ et sont devenus comparables à des enfants non orphelins après l’âge de 8 ans. (schéma ci dessous)

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    Les études d’activité électrique de leur cerveau montrent chez les enfants ayant séjourné plus de 2 ans dans les orphelinats, un fonctionnement beaucoup moindre du cerveau, des anomalies dans les ondes électriques cérébrales, et un développement du cerveau plus faible en volume, faible en nombre de neurones (substance grise) mais  surtout important en nombre de liaisons et connections (substance blanche, la myéline blanche entourant les prolongement des neurones, axones et dendrites, afin d’augmenter la vitesse de l’influx nerveux).

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    Une autre anomalie a été trouvée sur les chromosomes, les extrémités d’ADN, non codant de ceux-ci, (les télomères), qui les protège contre les contraintes subies lors de la division cellulaire, étant beaucoup moindres chez les enfants élevés en institution.
    On a également constaté parmi la population globale d’enfants élevés en orphelinat, un taux anormal d’anomalies psychiatriques, et surtout beaucoup de stress et d’angoisse, de façon beaucoup plus importante que pour les enfants élevés par des familles.

    Ces études ont donc montré nettement que, durant les deux premières années de la vie, maintenir l'enfant dans une institution impersonnelle a un impact dévastateur sur son esprit et son cerveau.
    Les chercheurs ont émis des hypothèses sur les causes de ce drame : les nourrissons apprennent par expérience à rechercher le récon{ort, le soutien et la protection auprès des personnes qui s’occupent réellement d'eux, que ces individus soient des parents naturels ou adoptifs, (des parents d’accueil), et notamment leur mère réelle ou adoptive.
    Des mesures ont été faites de cet attachement et des liens affectifs et elles ont montré que la grande majorité des enfants placés en institution, présentaient des relations incomplètes et anormales avec les personnes qui s'en occupaient.
    Quand les enfants ont atteint l'âge de 3 ans et demi, une autre évaluation a montré que les enfants placés en famille d'accueil présentaient des améliorations spectaculaires
dans la création de liens émotionnels. Près de la moitié d'entre eux avaient établi des relations solides avec une autre personne, alors que seulement 18 % des enfants placés en institution avaient fait de même. Chez les enfants qui n’avaient jamais été placés en institution, 65 %étaient solidement attachés à d’autres personnes. Les enfants placés en famille d'accueil avant la fin de la période sensible de 2 ans avaient plus de chances de nouer des liens solides, comparés aux enfants placés après cet âge limite.
    Il ne faut pas conclure qu'une période précise de deux années peut être définie
de façon rigide comme une période sensible pour le développement. Cependant, ces résultats montrent que, plus tôt les enfants sont confiés à des parents stables, investis émotionnellement, meilleures sont les chances ddes enfants de se développer normalement.
    Il ne faudrait pas non plus conclure que tous les accueils en famille sont bénéfiques et tous les institutions d’accueil mauvaises. Mais il faut que l’enfant ait l’impression d’exister auprès d’un adulte qui s’occupe suffisamment de lui, qui l’aime et qu’il puisse aimer. Un autre aspect très important est le développement du langage (qui n’est possible que par interaction), puis, dans les années qui suivent, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, ces notions étant indispensables au développement de l’intelligence.

Vendredi 6 juin 2014 à 8:08

Bretagne

Je ne vous ai jamais parlé de la presqu’île de Quiberon. Elle est pourtant tout près de là où j’habite en Bretagne, à Saint Colomban, (point rouge), comme le montre la carte ci dessous, à 2km de Carnac et dans l'anse du Pô et ses parcs à huitres, creuses et belons :

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    Cette terre rocheuse, qui s’avance de 14 km dans la mer, plein sud, est en fait une ancienne île, reliée au continent par un cordon de sable.

    Sur le continent, la route de Carnac à Lorient passe par le petit bourg de Plouharnel, qui marque l’entré de la presqu’ile, où après des landes et un petit aérodrome d'ULM, un isthme très étroit mesure moins de 100 m de large, et laisse juste la place pour la route à deux voies, et la voie unique du petit chemin de fer, « le Tire-bouchon » qui fait l’aller-retour cinq fois par jour l’été. Lors d’une forte tempête, en mars 1962, la mer a emporté tout la partie étroite de l’isthme, qui a dû être reconstruit et renforcé avec beaucoup de béton et d'énormes blocs rocheux.

    Juste après l'isthme, sur la gauche le fort de Penthièvre, bâti sur un escarpement en 1750, et qui sert encore à des manœuvres de débarquement de troupes.

    Puis la presqu’île s’élargit à nouveau, avec le village de Kerhostin et ses campings sur les « plages de sables blancs », puis, vers la baie la petite ville de Saint Pierre, et vers le large de l'océan, à l’ouest, un très mignon petit port avec de bons restaurants : Portivy.

     La petite ville de Saint Pierre abrite surtout des vacanciers l'été, avec sa grande plage de sable, et son église dont le clocher sert de repère à tous les voiliers et planches à voile navigant dans la baie.

     Ci dessous deux photos de l'isthme, la première, vu d'ULM en venant de Plouharnel (face au sud), et le même isthme détruit par la tempête en mars 1962 :  on voit la brèche qui coupait la route et l'isthme en deux : l'eau de l'océan passait à chaque marée !.
    Les deux photos suivantes sont celles du fort de Penthièvre et du port de Portivy, sur l'océan.
    Les deux dernières photos montrent l'église et de Saint Pierre, et sa plage.

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Jeudi 5 juin 2014 à 8:08

Animaux

Voici l’évolution de la solution du mystère du chat, qui défie les lois de la mécanique en retombant toujours sur ses pattes.
   
    L’explication n’a été possible que lorsqu’on a pu prendre des séries de photos à quelques millièmes de seconde. d’intervalle.
    Pour convaincre les savants sceptiques de l’académie des sciences, le premier à utiliser cette technique fut le physiologiste Marey qui disposait d’un appareil photographique imaginé par Muybridge, dénommé le « zoopraxiscope », et qui pouvait prendre 60 images par seconde.
    Ayant observé le mouvement du chat il élabora en 1894, la théorie suivante, schématisée ci dessous, mais qui ne s’avèrera pas tout à fait exacte, selon laquelle le chat se retournait par rotations successives des ses pattes avant et arrière :
    (1) il est lâché sans aucune impulsion.
    (2), il replie ses pattes antérieures (en bleu) et étend ses pattes postérieures (en rouge) ;
    (3). le train antérieur tourne alors d'un angle plus grand que le train postérieur, et dans le sens opposé, ces deux mouvements produisant des moments cinétiques qui s'annulent mutuellement;
    (4). Puis le chat étend ses pattes avant et rétracte ses pattes arrière
    (5), ce qui lui permet de compléter son retournement selon le même principe.       
     (6) et de retomber sur ses pattes.

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    En fait l’appareil photographique était trop lent et cette théorie était partiellement inexacte mais elle montrait que le retournement du chat était possible. Le calcul montrait que sans doute il aurait fallu plusieurs mouvements analogues du chat pour que le retournement soit complet, et de nouvelles prises de vue faites par Redmaker et Ter Braak, en1930, à la vitesse de 200 images/seconde, montrèrent que les pattes avant et arrière du chat ne se décalaient pas, ainsi que l’avait imaginé la théorie de Marey.
    La figure ci dessous explique le retournement du chat, les pattes arrières et avant étant remplacées par des cylindres de masses égales, et donc qui tournent à la même vitesse et dans le même sens, la rotation des pattes impliquant, du fait du principe de conservation des moments d’inertie, une rotation du reste du corps en sens contraire, ce qui donc fait tourner le chat autour d’un axe horizontal :

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    Depuis des modèles mathématiques sur ordinateur ont permis vérifier et de perfectionner cette théorie, en montrant que le retournement est un peu plus compliqué, car du fait de son diamètre et de sa masse plus importants, le corps offre une plus grande résistance à la rotation (son moment cinétique est plus important) que les pattes) et il tourne moins vite que les pattes, ce qui permet au chat de revenir en bonne position en temps voulu pour atterrir.
    Les informaticiens ont imaginé des modèles de chats virtuels, et ont cherché la méthode optimale de retournement. Ils n’ont jamais réussi à faire mieux que le chat réel !!!.

    Alors, physiologiquement, comment cela est il possible?

    Cette aptitude est sûrement le fruit d’une lente évolution, qui a abouti à un câblage du cerveau du chat, qui lie les signaux de son oreille interne (le gyroscope qui donne la position du corps), et les commandes des muscles entrainant les mouvements des pattes et aboutit à un réflexe qui déclenche les mouvements de rotation des pattes en quelques centièmes de seconde, mouvements totalement inconscients de sauvegarde.
    L’homme a des réflexes analogues : mettre les mains en avant s’il tombe, retirer la main si l’on se brûle ..…
    La nature est quelque chose d’extraordinaire.
    Et ces études servent en fait en robotique. Si j’avais encore longtemps à vivre je crois que je m’achèterais un chat robot !!
   
   

Mercredi 4 juin 2014 à 9:51

Animaux

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    J’ai lu sur le journal « La Recherche, un article très intéressant de Greg Gbur, professeur à l’université de Caroline du Nord et je vais essayer de vous le résumer.
    Le sujet au départ paraît très futile et il a pourtant passionné les plus grands savants, car, en apparence il défie les lois de la mécanique : c’est le mystère des chats qui retombent toujours sur leur pattes.
    En effet, même si vous lâchez d’une faible hauteur (10cm) un chat en le tenant par les pattes, dos en bas et sans lui donner aucune impulsion, en un dixième de seconde, le chat se retourne et retombe sur ses pattes.
    Je vais vous expliquer pourquoi cela pose problème et vous faire un peu d’histoire
Demain je dévoilerai le mystère avec l’explication en images.

    Il est certain que d’une aussi faible hauteur et sans vitesse, le freinage par l’air ne peut intervenir sur la rotation. Le problème est donc purement mécanique et c’est là où le bât blesse.
    Vous avez sûrement appris en physique au lycée que lors d’un choc entre deux boules de billard, par exemple, deux principes devaient être appliqués : la conservation de l’énergie et la conservation des « quantités de mouvements », la quantité de mouvement de chaque boule étant définie par le vecteur mV (m est la masse et v le vecteur vitesse).   
    On peut faire ainsi une théorie du billard, simplifiée car elle ne tient compte, ni du frottement sur le tapis, ni de la rotation des boules autour d’un axe vertical (« l’effet qu’on peut lui donner »).
    Dans les phénomènes de rotation, on peut définir des grandeurs analogues et notamment une « quantité de rotation ». Elle dépend aussi de la masse de l’objet, mais aussi de la façon dont cette masse de matière est répartie et de la vitesse de rotation (ou pour un mouvement  uniforme de la fréquence de rotation).
    En fait cette grandeur, en physique est appelée le « moment cinétique ». Ce sont Newton, puis Euler qui en ont posé les bases mathématiques et physique.   
    De même que la mécanique classique est régie par le principe de la conservation de la quantité de mouvement, elle l’est aussi par la conservation de la quantité de rotation (le moment cinétique).
    Quelle sont les conséquence pratiques de ces notions :
              - d’abord, plus la masse est loin du centre de rotation, plus le moment cinétique est élevé; donc si vous prenez une roue de vélo, dont l’essentiel de la masse est la jante et le pneu, plus son diamètre est grand, plus il sera difficile de changer sa vitesse ou la direction de sa rotation (plus il faudra fournir d’énergie).
              - par ailleurs, si on veut communiquer un mouvement de rotation à un objet, (donc lui communiquer un certain moment cinétique), en fonction du principe de conservation, il faudra enlever la même quantité de rotation à un autre objet.
    Par exemple quand vous faite virer votre voiture, vous lui communiquez une certaine quantité de rotation et vous enlevez celle ci à la Terre sur laquelle elle s’appuie. Mais évidemment vu l’énormité de la masse de la terre par rapport à celle de la voiture, cela ne modifie pas le mouvement de la terre (si, mais d’une quantité infime).

    C’est là où le problème du chat se pose. Il n’est en contact avec rien. On le lâche verticalement et linéairement. Donc il ne peut diminuer la quantité de rotation d’un autre objet, et donc il ne peut en acquérir lui même.
    Il est donc impossible mécaniquement que le chat se retourne pour tomber sur ses pattes.
   « Et pourtant il tourne » aurait dit Galilée.
    Je vous en donnerai demain l’explication en images.   

    Cependant cela à provoqué des migraines à de nombreux savants, qui ont essayé de comprendre, et pas des moindres !!
    Le premier est Maxwell, le père de la lumière et de l’électromagnétisme et du concept d’ondes, qui vers 1860 effectua de nombreux essais sur des chats, à tel point qu’il eut auprès de ses élèves la réputation de jeter les chats par la fenêtre, et d’avoir trouvé une méthode pour les empécher de retomber sur leurs pattes, allégations toutes deux inexactes.
    Le physicien Stokes, père de la mécanique des fluides et de compréhension de la viscosité, mais aussi théoricien de l’optique s’est aussi intéressé au problème, vers 1870 et s’est aussi cassé le nez sur ce problème, malgré tout son talent.
    En effet, ils n’avaient pas les dispositifs de mesure permettant de « voir » les mouvements du chat, ceux ci s’effectuant en moins d’un dixième de seconde, et l’œil humain n’est pas capable d’une analyse aussi rapide à cause de la persistance rétinienne et du temps d’analyse des images par le cerveau.

    Le problème ne sera résolu que lorsque au 20ème siècle, on disposera de caméras rapides, capables de donner quelques centaines d’images par seconde.
    Je vous en donnerai demain la solution.

Mardi 3 juin 2014 à 7:23

Bretagne

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           En intermède, je continuerai aujourd'hui à vous montrer quelques phares du Morbihan, en Bretagne sud.

           Quand on veut entrer de nuit à Lorient, il faut laisser à droite le phare des Birvideaux, qui est en pleine mer, comme je l'expliquais sur le précédent article.
          Il faut évidemment éviter l'île de Groix dont la pointe est très rocheuse et pour la signaler, il faut laisser largement à gauche le phare de la Pointe des Chats (première photo : il n'est pas haut 15m, mais porte à 35 km), puis celui de la Pointe de la Croix, qui est le plus petit phare de France, (4mètres photo 2), mais sur une falaise de 16 mètres de haut. A droite on voit le petit phare d'Etel, à l'entrée de la ria et de sa barre très dangereuse les jours de vent.
         En face on voit  sur la côte au delà de Lorient : celui de Lomeneur (feu rouge à 14mètre de haut, photo 3).
         Par contre le phare de Kerbel à Port Louis (30 mètres de haut) n'est plus en service : il a été transformé en hôtel

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http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/ploemeur.jpg





















         Si on veut rentrer de nuit à Lorient, il faut alors suivre une route complexe, comme le montre la carte marine ci-dessous, au milieu de 153 balises, dont beaucoup sont lumineuses la nuit, et qui marquent soit le chenal pour les plus grandes, soit un obstacle et le coté par lequel on doit les doubler.
         Vous avez ci dessous deux phoitos de telles balises.

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Lundi 2 juin 2014 à 7:49

Sciences et techniques

  Hier je vous ai décrit des imprimantes 3D « personnelles » à fil de plastique fondu et extrudé; aujourd’hui, je vais décrire deux types d’imprimantes industrielles à stéréolithographie et à frittage par laser, plus chères mais beaucoup plus précises, et certaines de leurs applications. (Les schémas de Bruno Bourgeois sont extraits de la revue La Recherche).

    Une deuxième technique consiste à déposer un liquide photosensible que vient ensuite polymériser un laser ultraviolet. À chaque passage du rayon sur le plateau d’impression, couche après couche, le liquide se transforme en résine solide jusqu’à former l’objet complet. La lumière peut être dirigée par puce très petite, de haute définition contenant un très grand nombre de miroirs microscopiques, comme celles utilisées dans les projecteurs d’images de microordinateurs.
    Cette technique de "stéréolithographie" permet d’atteindre des précisions de l’ordre de 10 à 15 micromètres, les objets restant en plastique mais conviennent à la réalisation de prototypes de grande qualité, permettant de vérifier les formes et dimension d’un objet en cours d’étude. Elles sont utilisées de façon courante pour créer des objets qui doivent être adaptés à des dimensions extérieures qui varient selon les cas, comme par exemple les prothèses dentaires ou auditive, ou bien par des désigners qui créent des modèles en bijouterie.
    Ces imprimantes coûtent de l’ordre de 3000 € (dix fois plus que celles à filage).
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/3Dlitho.jpg

    Une autre technique réservée à de la fabrication industrielle est celle du frittage de poudre, en utilisant un faisceau laser puissant pour échauffer localement la poudre et ainsi faire fusionner ses particules, couche après couche.
    Les imprimantes à frittage par laser sont de grande taille et coûtent plusieurs centaines de milliers d’euros quand leur     automatisme permet une production de série, par exemple de boitiers, de coques, de pièces de mécanismes, et notamment des pièces du domaine aéronautique ou spatial, précises et de très haute résistance..…
    Des machines moins chères, destinées à la fabrication de prototypes et non de séries, sont utilisées par les grands cabinets d'architecture
pour la construction de maquettes, par des artistes et des designers pour la création de sculptures complexes, ou par le secteur de la mode pour Ia réalisation de pièces sur mesure, mais aussi par des laboratoires de recherche notament dans le domaine des prothèses biologiques.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/3Dlaser.jpg    Le principal avantage du frittage de poudre est d'offrir un choix très vaste de matériaux d'impression. Dès lors que le matériau peut être réduit en poudre homogène, son impression 3D est envisageable.
    Le matériau plastique le plus courant est le polyamide, mais, surtout, il est
possible d'imprimer des métaux, ce que ne peuvent faire les techniques précédentes : titane, cobalt, chrome, acier inoxydable, mais aussi or, argent, bronze ou platine peuvent être imprimés par des machines 3D à frittage. On peut même fusionner par un procédé analogue du sable ou du béton.  Les machines ne sont évidemment pas polyvalentes, mais adaptée à un type particulier de poudre.
    Par ailleurs la poudre qui n’est pas utilisée est récupérée et peut reservir ensuite, ce qui est important avec des métaux précieux.

    Certaines machines ne procèdent pas par fusion de la poudre, mais, par encollage des couches par dépôt de colle que l’on polymérise.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Crane3D.jpg     On trouve souvent des articles sur des applications médicales, toujours spectaculaires. Par exemple un crâne entier a été reconstitué en plastique avec une imprimante 3D, avant d'être implanté sur une jeune femme aux Pays-Bas. La prothèse a été réalisée en plexiglas, transparent, résistant aux ultraviolets et à la corrosion, et léger. La forme a été élaborée à partir d'un scanner, et l’opération de mise en place a duré 23 heures. (voir la photo ci contre)

    Mais la recherche médicale va plus loin : elle cherche à construire des organes avec des cellules vivantes humaines, notamment des cellules souches. Des essais sont effectués pour réaliser des prototypes d’oreilles (à partir de cellules de cartilage), de tissus osseux ou de muscles. Des implantations ont été faites sur des animaux. Le problème sera celui à moyen terme du rejet, mais qui est moindre qu’avec des implants plastiques..


http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/3Dindus.jpg     L’impression 3D est donc porteuse de grandes promesses, et devrait peu à peu envahir notre monde comme les imprimantes numériques de bureau., pour textes et images. Leur prix va sûrement baisser lorsque les ventes vont sensiblement augmenter. (ci contre un e imprimante industrielle)
    Le principal frein restera le fait qu’il faut disposer d’un fichier 3D numérique de représentation des objets à réaliser.
    On commence toutefois à voir apparaître sur le marché des fichiers d’objets « standards » (par exemple des fourchettes cuillères couteaux…), ainsi que des sociétés qui possèdent un scanner et vendent donc de la « numérisation d’objet ».
    Je pense que mes enfants et petits enfants verront d’ici 10 à 20 ans un grand développement et une banalisation de ces techniques.
    Pour la réalisation de tissus humains utilisables couramment, ce sera peut être un peu plus long, car le problème n’est pas que technique, mais aussi biologique..

Dimanche 1er juin 2014 à 8:18

     Des correspondants m’ont demandé comment fonctionnaient les « imprimantes 3D ». Je vais essayer de vous l’expliquer le plus simplement possible en deux articles.

    L’impression « 3D » est un ensemble de techniques dans lesquelles la fabrication d’objets n’est pas réalisée par moulage ou par enlèvement de matière d’un bloc (usinage), mais par un apport de matière progressif, couche par couches, ces couches étant très fines.
    Le terme « d’impression » est donc trompeur. Certes on dépose les diverses couches comme on dépose de l’encre en couche très fine sur du papier, mais les machines sont très différentes des imprimantes de texte.
    Le matériau de base, qui peut être du plastique, du métal, du sable, etc., est déposé (ou non) par une « tête d’impression » sur un plateau horizontal. À chaque balayage horizontal de la tête d'impression, une couche est ainsi formée. Un déplacement vertical de la tête ou du plateau permet alors de passer à la couche suivante.
    L’objet est ainsi fabriqué couche par couche, avec des pertes de matière minimes, et la possibilité de réaliser des formes inaccessibles aux procédés habituels.
    Aujourd’hui, je parlerai de techniques simples, qui peuvent être utilisées par des particuliers et demain de machines à caractère industriel, beaucoup plus chères et complexes à mettre en œuvre.

    La première chose à savoir est que l’imprimante 3D n’invente pas une pièce, elle la reproduit à partir d’un modèle numérique. Si vous voulez faire une pièce donnée, il faut en posséder un dessin « 3D », c’est à dire une description numérique de la pièce, qui consiste à avoir toutes les coordonnées x,y,z des point de la pièce dans un espace à 3 dimensions.
    La machine va successivement se positionner sur toutes les hauteurs z et déposera de la matière sur tous les points de coordonnées x,y, pour chaque hauteur particulière. Peu à peu, la pièce sera ainsi construite, plan par plan horizontal, et sera terminée quand le dernier plan de hauteur maximale sera déposé.
   
Alors comment avoir cette description 3D de la pièce.?

    Plusieurs cas :
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/scanner3D.jpg         - la pièce est étudiée et conçue par un bureau d’étude à partir d’un logiciel de dessin 3D. L’ordinateur décrit alors la pièce par cet ensemble de coordonnées x,y,z, et il suffit alors que ces données soient écrites sous un format lisible par l’imprimante. Ce format s’appelle STL (Standard Tessellation Language).
        - on possède une pièce qu’on veut reproduire. On peut alors numériser sa forme grâce à un « scanner 3D » dont vous voyez une photo ci contre (empruntée à la revue « pour la Science »). Les caméras du scanner parcourent l’espace autour de l’objet, exactement comme lorsqu’on vous fait un scanner lmédical d’un organe, et le logiciel associé calcule à partir des données visuelles recueillies, tous les x,y des points de la pièces pour chaque hauteur z. Ce fichier est alors utilisable par l’imprimante. Mais ces scanners sont relativement très chers.
        - pour certaines pièces simples, des logiciels de déssin 3D gratuit ou peu onéreux existent, permettant de les décrire numériquement. J’en ai utilisé et ce n’est quand même pas évident pour quelqu’un qui n’aurait jamais fait de dessin industriel.

    Supposons donc que la machine ait reçu une description numérique de votre pièce; comment va t’elle faire ?
    Je vais décrire ici le processus d’une imprimante simple d’utilisation compacte, facile à réparer et bon marché, souvent proposées en kit à monter soi-même, mais évidemment moins précise, qui va réaliser des pièces en plastique. Elle fonctionne en déposant du plastique (acrylonitrile butadiène styrène ou de l’acide polvlactique) à partir d’un filament préalablement fondu dans une tête d’extrusion chauffante.(un peu comme dans les pistolets à colle).
    La tête se déplace horizontalement et dépose une première couche de l'objet désiré sur le plateau d'impression. Un déplacement vertical permet de passer à la seconde couche et ainsi de suite.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/3Dfilament.jpg

    La qualité d'une impression 3D dépend de deux principaux paramètres :
        - la résolution horizontale s’exprime, comme pour une imprimante de textes ou photos,en nombre de points par pouce (dpi) et correspond au nombre de particules de matière que la machine est capable de déposer par unité de surface.
        - la résolution verticale est l'épaisseur de couche, mesurée en micromètres ou en millimètres.
    Les pièces sont réalisées avec une précision de l’ordre de quelques dixièmes de mm avec ces imprimante à fil plastique, et dans un temps très court, (croissance de plusieurs centimètres par heure dans la direction verticale.
    Une telle imprimante est relativement bon marché, entre 300 et 500 € et les prix baisseront peu à peu.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/3Dbonmarche.jpg     Je connais plusieurs personnes qui avaient cassé une pièce qu’on ne trouvait pas dans le commerce, car appartenant à une machine qui n’était plus construite, et qui ont ainsi réalisé des pièces très satisfaisantes, le problème principal étant d’avoir le fichier numérique de définition.
    Les laboratoires de recherche scientifique utilisent  souvent des pièces et matériels spécifiques, produits à l’unité ou en petites quantités et qui reviennent donc à des prix assez élevés, et beaucoup d’entre eux peuvent être fabriqués en impression 3D. Acheter une telle imprimante permet alors aux laboratoires à la fois de réaliser ces pièces à des coûts inférieurs et d'avoir du matériel bien adapté à leurs besoins.
    L’image ci contre montre une imprimante qui date de quelques années, les premières étant apparues vers 1985.

    Demain je vous décrirai d’autres types d’imprimantes, plus industrielles, plus chères mais plus précises.

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