Jeudi 31 juillet 2014 à 8:13

Biologie, santé.

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    Une correspondante me demande ce que je pense de l’effet « placebo ». Un médicament qui ne soigne pas peut il avoir de l’effet.
    Je vais donc faire un article sur les effets « placebo » et « nocebo »


    Qu’est ce qu’un « placebo » ? : cela veut dire en latin « je plairai ».
    C’est un produit pharmacologiquement inactif, délivré lord d’un essai clinique.
    Pour tester un vrai médicament lors d'un essai, une partie des patients se voit administrer la vraie molécule active, une autre partie un placebo (simple mélange d'eau et de sucre par exemple).
    L'administration d'un placebo ne donne en théorie aucun résultat. Mais, dans la plupart des tests cliniques, médecins et chercheurs constatent un écart important entre l'effet nul attendu et l'effet thérapeutique réel. Des patients guérissent plus rapidement... bien qu'ils aient avalé ou se soient vus injecter une substance inerte !
    Environ 14 % des sujets sont sensibles à cet effet placebo de façon constante (sur un contexte particulier et 55% de façon intermittente (dans le même contexte). L'effet placebo a été observé à tous les âges de la vie. On ne note pas de différence sensible selon les sexes.
    Plus étonnant encore : on a observé l'effet placebo en médecine vétérinaire chez les animaux domestiques.
    L'efficacité du placebo dépend de la nature du patient et de sa maladie, ainsi que du rapport avec son médecin, ainsi que de la présentation du prétendu médicament.

    Il est évident que le placebo inactif ne peut tuer les microbes, pas plus que neutraliser un poison.
    Donc son effet ne peut être que psychique, soit que le psychisme soit en cause dans la maladie, soit que cet effet psychologique stimule la production par l’organisme du malade, de substances qui combatte la maladie.
    L’effet placebo est dont surtout effectif, pour les troubles psychiques et nerveux, pour lutter contre la douleur (sécrétion d’endorphines), troubles gastro-intestinaux, rhumes, allergie et asthme.
    Par contre l’effet placebo est très faible dans le cas de maladies microbienne, même s’il peut légèrement exciter les défenses immunitaires.
    Plusieurs facteurs font varier l'intensité de l’effet-placebo.
        - L’état d'esprit du malade joue un rôle important selon la nature de son attente, son degré de confiance voire de crédulité, son conformisme, sa volonté ou son espoir de guérir. Il semble par ailleurs qu’un gène prédispose à l’efficacité des placebos chez une personne : il régit la production de dopamine dans les centres de récompense.
            - Les relations du malade avec son médecin : l'effet placebo est d'autant plus prononcé que le praticien est engagé avec le malade, qu'il a bonne réputation, qu'il inspire confiance et se montre attentionné, et qu’il est optimiste.
            - La présentation du médicament, son coût et son mode d'administration (taille, forme, couleur, goût, fréquence d’administration, présentation et conditionnement…). Le vrai médicament et le faux doivent évidemment avoir la même présentation. L’effet placebo semble plus important avec des médicaments onéreux.
            - Le contexte de soins plus ou moins traumatisant (hôpital par exemple).
            - Et bien entendu l’information revue par le malade, tant des personnels soignants que de ses amis et connaissances, ou des rumeurs et croyances.

    Au plan cérébral, les études faites sur les placebo montrent que l’action se fait surtout, soit sur le système dopaminergique (circuit de récompense), soit sur le circuit de lutte contre la douleur avec libération d’endorphines. Il semble par ailleurs qu’un gène prédispose à l’efficacité des placebos chez une personne : il régit la production de dopamine dans les centres de récompense.
   
    Le placebo n'est pas efficace sur une seule prise,, mais, généralement, il a une action plus rapide que celle du médicament, et il peut aussi avoir des effets à long terme.
    Dans les expériences en cause, on ne mesure pas seulement le bien être du patient, mais de nombreux paramètres physiologiques.

    Chez l’animal l’effet est essentiellement fonction des relations animal maître et/ou vétérinaire.

    La communauté scientifique considère majoritairement que certaines médecines parallèles, comme l’homéopathie, relèvent principalement de l'effet placebo.

    A l’inverse du placebo, des substances inertes mais administrées dans un cadre médical peuvent aussi se révéler dangereuses : on parle alors d'un effet « nocebo ». (je déplairai).
    Les symptômes les plus souvent observés sont proches des effets secondaires des vrais médicaments : fatigue, somnolence, troubles gastro-intestinaux, mauxde tête, bouffées de chaleur, tremblements…
    Là encore, les effets étant psychiques, l'information dédramatisante au patient, l'accompagnement, l'empathie, la confiance vont diminuer cet effet nuisible. À l'inverse, l'inquiétude des soignants ou du malade et l'absence d'information augmentent les effets indésirables. Une personne très attentive aux effets négatifs d'un médicament, va donc risquer d'autant plus de percevoir de tels troubles.
    La peur de la douleur, suite à une mauvaise information, une rumeur ou des exagérations de proches, est souvent à l’origine d’un plus grand stress et d’une appréhension voire d’une douleur lors de l’acte médical (c’est souvent constaté en anesthésie).
    Ces effets psychologiques indésirables peuvent aussi se produire lors de la prise du vrai médicament et risquent d’en altérer l'efficacité thérapeutique ou d’entraîner l’arrêt du traitement par le malade.

   

Mercredi 30 juillet 2014 à 7:55

Bretagne

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    Mais évidemment Carnac est une station balnéaire, avec ses plages et son petit port de plaisance uniquement pour dériveurs et catamarans. Les quillards et multicoques soient s’ancrent au large des plages, soit vont au port tout proche de La Trinité.

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    Et autour des plages de très nombreuses maisons de vacances, dans des allées fleuries de genéts et de tamaris et bordées de pins et de cyprès, voire d’autres arbres tel cet acacia d’un vert éclatant.

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    J’ai lu sur le dernier numéro de la revue « Pour la science », un article sur l’influence de l’usage d’Internet et plus particulièrement de Google sur notre mémoire.
    Mais j’ai déjà fait allusion dans plusieurs articles au fait que nous confions nos données aux moyens modernes tels qu’ordinateur, tablette, téléphone et que nous n’avions plus besoin de mémoriser de nombreuses données (notamment adresses et numéros de téléphone), mis que d’une part nous étions démunis en cas de panne de nos appareils et que, surtout, nous n’exercions plus assez notre mémoire.
    L’article s’intéresse plutôt aux données courantes ou techniques, qui nous servent dans la vie, et pour lesquelles, internet a bouleversé nos habitudes.

    Jusqu’à 1980, l’ordinateur n’existant pas chez les particuliers (j’ai été parmi les premiers à avoir en 1980 un microordinateur Apple2), et les données étaient stockées soit sur du papier (mais c’est laborieux à trouver, même avec des fiches bien classées) et dans la mémoire humaine, le cerveau étant, de ce point de vue, un outil remarquable, mais à condition de l’exercer cela.
    Malgré tout, le savoir est trop volumineux et l’habitude, pour ne pas surcharger les mémoires et mieux utiliser les moyens disponibles, était d’utiliser les divers cerveau du groupe. On se répartissait les métiers et les données à retenir, et chacun faisait appel à celui qui avait données et compétences adéquates. Mais on essayait de conserver dans son propre cerveau les données les plus importantes, qui nous servaient le plus souvent.
    L’arrivée d’internet a complètement bouleversé la situation.

    En fait l’ordinateur a peu à peu remplacé les partenaires avec lesquels nous partagions des données. Nous pouvons trouver sur Google de nombreux renseignements et nous n’avons donc plus besoin d’autres personnes pour nous aider à les retenir et les restituer si besoin est.
    Mais nous avons aussi confié aux divers logiciels de l’ordinateur ou du téléphone, nos données personnelles (à part quelques unes qu’il vaut mieux garder à l’abri, comme les codes d’accès à certains sites bancaires ou autres), et nous ne les retenons plus. Je connais encore les numéros de téléphone de mes enfants carie les utilise souvent, mais je ne connais plus les autres numéros, alors qu’il y a 30 ans, j’en connaissais environ 200,qui me servaient dans ma vie personnelle et mon travail.
    Bien plus nous ne faisons plus k’effort pour les retenir. Des chercheurs ont fait une expérience de mémorisation de données apparaissant sur un écran, avec deux groupes de personnes; on avait dit au premier groupe que les données ne seraient pas mémorisées par l’ordinateur et au second qu’elles le seraient. Le second groupe s’est avéré beaucoup moins performant. La peur de perdre des données fait faire plus d’effort pour les mémoriser,  quand on ne peut pas compter sur la machine.
    Et recourir à internet est devenu un réflexe quand on ne sait pas ou on ne retrouve plus une notion, voire un mot. J’ai quatre dictionnaire chez moi et trois en Bretagne, et même si certains sont vieux, j’y avais recours plusieurs fois par jour il y a 30 ans. Maintenant, même si je ne fais qu’un mot croisé, ou si je veux vérifier l’orthographe d’un mou ou la conjugaison d’un verbe, je vais devant mon mac, et le dictionnaire ne me sert plus que rarement. Et chez mes derniers petits enfants, c’est pire : ils ne savent plus se servir d’un dictionnaire et mettent trois fois plus de temps que moi pour y trouver un mot.
    Nous allons peu à peuples loin dans ce chemin, faisant confiance à l’ordinateur pour nous rappeler certaines données de notre vie, les données « épisodique » et nous avons notre banque de donnée de photos numériques, voire notre journal intime, si ce n’est sur le net, au moins sur le disque dur.

    Ce changement a certains avantages : il est certain qu’internet emmagasine bien plus de données qu’un groupe de personnes, qu’on y a facilement accès, que l’ordinateur ou le smartphone sont toujours disponibles (ou presque),  et que les données sont mises à jour (ou datées) et qu’elles ne s’évanouissent pas dans l’oubli. Les souvenirs stockés sur la machine ne se transformeront pas, alors qu’à chaque réminiscence dans notre cerveau, nous réenregistrons un souvenir un peu différent de celui précédemment stocké.
    Donc sur le plan efficacité on peut s’attendre à un bilan plutôt positif.

    Certaines des conséquences sont inattendues. Des chercheurs ont fait répondre deux groupes de personnes, de formation scientifique, à des questions diverses difficiles, le premier groupe disposant d’internet et le second n’en disposant pas. Puis ils ont soumis les personnes à un questionnaire sur l’opinion qu’ils avaient d’eux mêmes.
    Le premier groupe avait mieux répondu aux questions scientifiques posées,ce qui est normal avec l’aide de Google et leur estime d’eux mêmes était très au dessus de celle des personnes du second groupe, alors que leurs réponse n’étaient que des copier-coller des données internet, alors que le second groupe avait dû faire preuve de réflexion et d’effort de mémoire. Le premier groupe était fier d’un travail pourtant peu valorisant et ne demandant que peu de qualités.

    Cette influence de l’informatique est pernicieuse, car elle aboutit à une espèce de fusion virtuelle entre le cerveau des utilisateurs d’internet et Google, et finalement ces utilisateurs finissent par être persuadés d’en savoir plus que tout homme d’il y a 20 ans, alors qu’ils ont en fait de moins en moins de connaissances. C’est en quelque sorte la conclusion de l’article, comme une mise en garde.

    J’ai toutefois un avis un peu différent sur le sujet.
    J’ai toujours fait appel à des données extérieures, mais « papier », qui étaient des revues scientifiques et des données d’articles et de documentation trouvées en bibliothèque.
    Aujourd’hui je lis toujours un certain nombre de revues scientifiques, mais j’ai accès, sans me déplacer, à bien plus d’articles d’universités dans les domaines qui m’intéressent.  Par contre je fais énormément appel à internet pour d’une part vérifier des données diverses si je ne me les rappelle plus, et d’autre part pour stocker les adresses des articles consultés.
    C’est donc vrai que je fais moins appel à ma mémoire et surtout je ne susi plus obligé de prendre de nombreuses notes, de faire des photocopies, et de classer de façon méticuleuse mes articles papiers.
    Par contre trouvant plus d’articles et certains n’ayant pas les mêmes conclusions, je suis obligé de réfléchir davantage pour comprendre ces données et de me poser des question sur la véracité et la qualité de ce que je consulte. Mon estime de moi n’a guère augmenté; j’ai simplement l’impression d’être plus performant parce que je dispose de meilleurs moyens, et du coup ma curiosité intellectuelle s’est plutôt accrue.
    Mais cet usage d’internet et de Google m’en montre les difficultés. si on veut trouver une information donnée un peu pointue, c’est difficile, car les moteurs de recherche ne sont guère performant, ne connaissant même pas la différence entre les commandes « et » et « ou ».  Il faudrait de meilleurs moteurs de recherche et surtout apprendre aux utilisateurs à s’en servir, pour trouver ce qu’ils souhaitent.
    D’autre part n’importe qui peut mettre n’importe quoi sur internet, et donc la qualité de ce qu’on y trouve est discutable. Il faut du bon sens pour faire un premier filtre, puis rechercher plusieurs versions que l’on puisse comparer, pour estimer au mieux la valeur des éléments recueillis.

Lundi 28 juillet 2014 à 8:29

Vue, ouïe, toucher...

 J’ai fait récemment trois articles sur l’oreille et l’audition et Maud, notre chevrette franco-canadienne, m’a donné l’adresse d’un article très intéressant sur l’évolution des os de l’oreille interne, depuis nos ancêtres préhistoriques aquatiques jusqu’à nos jours.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/StephenJayGouldbyKathyChapman.png    Je n’ai pas résisté à l’envie de résumer cet article, qui a été fait à partir de l’oeuvre du paléontologue américain Stephen Jay Gould (1941-2002), professeur à Harvard, qui a beaucoup contribué à la vulgarisation des lois de Darwin sur l’évolution et écrivait des articles hebdomadaires dans la revue « Natural History ». J'espère qu'il intéressera ceux ou celles de mes correspondant(e)s, qui font médecine ou une licence de biologie.
    Les articles sur ses réflexions concernant l’histoire naturelle, ont été rassemblés dans un livre « Les huit doigts de la main » et l’un d’entre eux, « un coup de gueule plein les oreilles” », traite de l’évolution qui a abouti aux os de notre oreille actuelle.
    Le titre de ce livre est une boutade, car Stephen Jay Gould nous dit que, si nous avions eu huit doigts au lieu de dix, nous compterions aujourd’hui dans un système à base 16, et peut être aurions nous imaginé plus tôt l’informatique.
    L’une des grandes idées de Stephen Jay Gould est que, au cours de l’évolution, un organe peut avoir plusieurs fonctions mais également qu’une fonction peut être remplie par plusieurs organes. Ceux-ci se différencient peu à peu.
    

    Revenons aux oreilles, mais, à l’origine, au système auditif des poissons préhistoriques. 
    Ces premiers poissons n’avaient pas de mâchoires. De cette lignée il reste quelques poissons telle la lamproie, qui fait partie du groupe des poissons « agnathes » (sans mâchoires). 
    Ces poissons avaient ce que l’on appelle une « ligne latérale », organe sous la forme d'une ligne, continue ou non, parcourant les flancs du poisson, et qui permet la perception des vibrations de l’eau, et ainsi, entre autres, la perception du son.

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    Sur la photo de la lamproie, on voit les ouvertures des branchies, chacune d’entre elles étant soutenue par deux arêtes en forme de < . De part et d’autre des muscles permettent au poisson de bouger ces arêtes et le tissu qui les entoure, afin de contracter ou de dilater les ouïes des branchies.
    C’est à partir de ces arêtes que sont peu à peu apparus les os de la mâchoire.

    Chez les poissons, il y a environ 500 millions d’années, une carapace écailleuse est apparue, à l’extérieur du corps, puis des cartilages qui sont devenus os. Ces os ont formé d’abord l’épine dorsale, puis il y a 400 millions d’années, la mâchoire est apparue, s’articulant comme les arêtes des branchies, et les muscles des mâchoires sont organisés comme ceux qui permettent les mouvements des ouïes des branchies.
    Un os de consolidation, dérivé des structures de soutien des branchies, a relié les mâchoires aux os du crâne (il porte le nom horrible « d’hyomandibulaire », qui aide les branchies à se remplir ou se vider de leur eau, en servant d’accrochage aux muscles.

    On retrouve cet os, devenu robuste et épais, chez les premiers tétrapodes terrestres, dont on a retrouvé des fossiles datant d’environ 350 millions d’années dans le Groenland, (voir la photo d’un « Ichthyostega »). Cet os servait de renfort entre mâchoire et crâne, mais aidait probablement également la respiration. Il devait en outre avoir un rôle dans l’audition.
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/IchthyostegaBW.jpg    Par la suite,comme cela s’est produit indépendamment dans plusieurs lignées de vertébrés terrestres, la mâchoire supérieure s’est fermement soudée à la boîte crânienne. L’hyomandibulaire n’ayant alors plus d’utilité pour lier la mâchoire au crâne, il a alors pu se perfectionner dans son rôle auditif. C’est lui qui est devenu « l’étrier » de l’oreille interne (son nom médical est le « stapes »).

 http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/4298156.jpg   Comme je l’ai décrit dans mon précédent article, il y a trois os dans l’oreille interne : le « marteau » (nom biologique le «malleus), « l’enclume » (« l’incus ») et l’étrier (le stapes).
    Le marteau et l’enclume, faisaient partie des mâchoires chez les premiers vertébrés, où Ils jouaient un rôle dans leur articulation, et c’est toujours leur fonction chez les amphibiens, les reptiles et les oiseaux actuels. (on les appelle os carré et os articulaire).Les oiseau n’ont en effet pour leur audition qu’un seul os, un « stapes » (ou étrier), issu de l’ancien os hyomandibulaire.
    Ce qui est assez extraordinaire, c’est que au cours de la formation embryonnaire d’un vertébré, les différents organes se différencient et cette différenciation se fait de façon analogue à celle subie au cours de l’évolution. On peut ainsi montrer que l’étrier est issu des mêmes tissus qui donnaient naissance chez les poisson,s à l’hiomandibulaire, et que la mâchoire inférieure provient d’un cartilage, qui se différencie en donnant également le marteau, alors que l’enclume dérive du même cartilage que la mâchoire supérieure.
    Et chez les kangourous, le bébé initial encore proche de l’embryon qui va vivre quelques temps dans la poche ventrale de sa mère,a encore des osselets auditifs soudés aux mâchoires et ils ne se séparent qu’au cours du développement dans la poche maternelle.
    On a trouvé aussi quelques fossiles ayant en fait une double articulation dans les mâchoire, à la fois entre os carré et os articulaire, et entre les os actuels de la mâchoire (os dentaire et os squamosal). Ce doublon ne pouvait pas subsister et ces mammifères ont disparu, les os carré et articulaire évoluant vers leur spécialisation actuelle de marteau et d’enclume. Ce double emploi a été constaté chez des animaux aux doux noms de Morganucodon, et de Megazostrodon, dont les photos sont ci dessous.

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    Ces animaux vivaient, il y a 200 millions d’années.
    Les premiers mammifère avec une oreille interne munie des trois osselets sont apparus, il y a 150 millions d’années.

    Et pour faire plaisir à Kaa, un petit mot des serpents : n’ont ni oreille externe, ni tympan, si bien que de façon un peu anthropocentrique, on a longtemps cru qu’ils étaient sourds. En réalité, la majeure partie de leur corps est sensible aux vibrations sonores, et celles-ci semblent être transmises à l’oreille interne par l’intermédiaire de leurs poumons (de grandes dimensions) mais également grâce à leur mâchoire inférieure en passant par le carré, puis le stapes.
    D’autres expériences directes sur plusieurs espèces de lézards avaient également montré que les sons étaient transmis au cerveau par cette voie.

    J’ai toujours été fasciné par l’évolution qui est un processus extraordinaire, où l’on voit les organes évoluer, remplir une nouvelle fonction en même temps que l’ancienne, se perfectionner et se dédoubler, puis se différencier pour ne pas faire double emploi, mais se perfectionner dans cette autre fonction. C’est ce qui est arrivé à certaines des arêtes des branchies des poissons, devenus os de la mâchoire, avant de se différencier pour devenir les os de l’oreille interne des mammifères.
    Mais il ne faut oas être pressé, il faut pour cela des millions d’années.


Nota : les photos d'animaux ci dessus sont celles de l'article de Podcast Science que m'a signalé Maud :
http://www.podcastscience.fm/dossiers/2012/01/04/histoire-evolutive-de-laudition-chez-les-vertebres/

Dimanche 27 juillet 2014 à 8:49

Absence et retour

Carnac petit bourg construit autour de son église, sa mairie et le musée de la préhistoire, regroupe autour de la place de l’église beaucoup de boutiques pour touristes, dans un environnement très fleuri.
    En voici quelques photos.

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Carnac, ce sont aussi de nombreux hôtels et restaurants, dont certains ressemblent à de coquettes maisons bretonnes.

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Samedi 26 juillet 2014 à 8:49

Psychologie, comportement

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     Tout va trop vite dans notre vie actuelle et notre cerveau manque de temps et prend des habitudes qui peuvent ensuite être très nuisibles. Que faire ?
    Les remèdes qui viennent à l’esprit sont très divers et beaucoup d’entre eux ne dépendent pas de nous, mais sont au niveau de notre société.

    D’abord les gens ignorent le fonctionnement du cerveau humain et notamment la formation de celui des enfants. C’est pour cela d’ailleurs que je fais beaucoup d’articles sur ce sujet, espérant toucher quelques centaines de personnes; c’est peu, mais il faut commencer un jour. Même les médecins sont peu recyclés sur ce sujet.
    Comme je l’ai déjà dit, chaque enfant nait avec un énorme potentiel cérébral, mais ensuite, ce sont les parents et l’école, le collège, le lycée, l’enseignement supérieur ou l’apprentissage qui développent son intelligence et ses aptitudes. C’est donc aussi le travail personnel de l’enfant et de l’ado et du jeune adulte qui permettront de recevoir ce bagage, certes de connaissances, mais surtout d’habitudes et de savoir faire.

    Actuellement les parents s’occupent beaucoup moins qu’autrefois du développement de leurs enfants. Pris par leur travail, ils les confient à la crèche, la maternelle, puis à des garderies, clubs et associations de toutes sortes, parce qu’ils en ont pris l’habitude, pour être plus libre aussi.
    La plupart des parents et jeunes que je connais n’ont plus guère d’activités en commun, et le jeune n’a plus guère, ni formation, ni modèle.
    Dans les crèches et maternelles, les dirigeants ont peur qu’il y ait un certain attachement entre enfants et employés, et ils limitent jalousement le travail à la vie et au confort matériel des enfants, ce qui est une grosse erreur, dont pâtissent les enfants.
    Il faudrait former ces personnes à la psychologie et notamment au fonctionnement des centres d’apprentissage du cerveau, ainsi qu’à la pédagogie, et leur demander de veiller à l’éveil et au développement des enfants, non seulement de leur intelligence, mais aussi de leur ouverture pratique sur leur environnement, et même essayer de leur donner des goûts culinaires et artistiques, et cela en fonction de la personnalité de chacun. et évidemment de leur donner des habitudes de respects de certaines règles de vie en société, puisque malheureusement beaucoup de parents oublient de le faire.
    C’est aux parents de ne pas faire des « enfants rois » insupportables, en les gâtant atrocement et en ne leur refusant rien parce qu’ils ne peuvent supporter leurs caprices. Comme je l’ai déjà dit, une chose que l’on obtient sans l’avoir longtemps désirée, n’apporte qu’un plaisir restreint très vite oublié. Pour que le plaisir soit durable, il faut avoir rêvé, imaginé, penser à ce qu’on en fera, et enfin l’obtenir après l’attente. C’est aussi au parents de sur apprendre le sens de l’économie, du coût des choses et du travail, et le refus du gâchis. C’est à eux de former leurs enfants dès le début du collège sur les dangers de l’alcool, du tabac et des drogues.

    Au niveau de l’enseignement, ce n’est pas mieux.
    On demande à tous les professeurs un mastère, ce qui est inutile au primaire et au collège, mais on ne leur a plus fait de cours de pédagogie et ils ont appris à enseigner, comme ils le pouvaient, sur le tas.
    Les professeurs sont sûrement consciencieux mais ils ne sont plus formés à leur métier, alors que les parents se déchargent en partie sur eux pour l’éducation de leurs enfants. Autrefois les professeurs avaient un comportement différent avec chaque élève, car il avait appris à tenir compte en parte de sa personnalité, mais les parents respectaient les professeurs et avaient appris aux élèves à le faire aussi, ce qui n’est souvent plus le cas aujourd’hui. Le nombre d’élève était moins nombreux et le niveau plus homogène.
    Mais par ailleurs l’enseignement , croyant que c’était un moyen d’en augmenter le niveau, est devenu plus théorique, plus abstrait, moins près de la pratique et des réalités.
    Les maths n’ont plus pour but de servir d’outil à la physique, les exercice d’économie en ES sont totalement irréalistes vis à vis du fonctionnement de l’industrie, les cours de L voient plus en détail certains auteurs, mais ne donner plus une vue sur l’ensemble de la littérature et ne forment plus la culture générale.
    Les élèves peu doués ne sont pas soutenus et de dégoûtent demeures échecs, les parents les obligent à continuer l’enseignement général, alors qu’ils faudrait le plus souvent aller vers l’apprentissage, les bons élèves s’ennuient et on les laisse s’ennuyer et se trouver des activités externes à l’école. En définitive bien rare sont ceux qui ont pris de nos jours l’habitude du travail, et développé leur mémoire et leur curiosité intellectuelle.
    Autrefois c’était là, le but des professeurs. Les habitudes prises par les jeunes dans le primaire et le secondaire sont souvent catastrophiques, alors qu’ils réussissent tous au bac (ou presque), et, comme le niveau du supérieur est resté le même, le nombre de défections y est énorme.
    Ce n’est pas tellement les programmes qu’il faudrait modifier, ni les horaires ou les vacances, comme s’entêtent à le faire les ministres successifs, mais recentrer les activités sur l’essentiel, augmenter les exercices pratiques, proches de la réalité, et surtout former les professeurs et leur demander d’aider les moins doués par des cours de soutien, et donner un travail de plus haut niveau en supplément aux plus doués pour qu’ils ne s’ennuient pas.

    Reste le problème des technologies nouvelles.
    L’action devrait être triple : parents, enseignement et concepteurs de jeux, mais on ne peut compter sur ces derniers pour lesquels seul le gain financier est important.
    L’action des parents est la plus importante car ce sont eux qui dès la petite enfance donnent aux enfants les habitudes de vie. et qui doivent contrôler leurs actions (dont ils sont responsables) au moins jusqu’à leur majorité.
    Il faut notamment contrôler leur activité vis à vis des nouvelles technologies. A mon avis aucun adolescent ne doit avoir d’ordinateur dans sa chambre avant le lycée (et encore!) et il peut se servir de l’ordinateur commun dans une salle de séjour. De même le téléphone portable n’est pas nécessaire et est nuisible avant 14/15 ans. Ne pas suivre ces règle, c’est développer les mauvaises habitudes des enfants.
    Si les parents s’y connaissent suffisamment, ils devraient initier leurs enfants au microordinateur et notamment à l’usage d’internet. Je ne parle pas du contrôle des relations pour éviter des personnes indésirable, cela est normal, mais aussi de les orienter : il vaut mieux avoir un blog où l’on peut écrire des textes, montrer des photos ou des dessins, bref montrer son intelligence et ses qualités par des actions personnelles et plus complètes (ce qui n’empêche pas le dialogue), que de discuter bêtement de billevesées et de lieux communs sur Facebook ou sur Twitter, pendant deux minutes, avec des centaines de soi-disant amis qu’on connaît à peine.
    C’est aux parents (et grands parents), de donner les habitudes de relations plus complètes, plus durables, plus utiles, plus formatrices, d’essayer de montrer aux jeunes l’intérêt de découvrir et de bien connaître quelqu’un, et de connaître de vrais sentiments, et non des relations éphémères dans l’urgence et la rapidité.
    Sur le plan des jeux, le mieux serait que les parents jouent avec leurs jeunes enfants et les incitent plutôt, en leur en montrant l’intérêt (éventuellement sous forme d’une compétition intellectuelle), de jeux autres que les jeux d’arcades, mais nécessitant une réflexion, ou montrant des aspects intéressants de la vie ou du monde. Beaucoup se trouvent gratuitement sur internet.
    Les parents et l’école devraient apprendre aussi aux enfants à se servir d’internet pour y trouver des renseignements ce qui est peu fait aujourd’hui (il est vrai que même Google et autres moteurs de recherche, ne mettent pas en oeuvre les quelques commandes dérivées de l’algèbre de Boole, choses pourtant très simples et intuitives et fort utiles en matière de recherche de documents).
    Mais cela exige aussi des enfants et des jeunes qu’ils fassent effort et apprennent à être maîtres de leur temps.

Vendredi 25 juillet 2014 à 9:00

Informatique, médias, internet

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     Les nouvelles technologies avaient pour but de nous faire gagner du temps ou de nous rendre plus autonomes.
    J’étais incapable de me servir d’une machine à écrire classique, vu le nombre de fautes de frappe que je faisais; donc j’écrivais à la main et on tapait mes textes. L’ordinateur m’a permis de corriger mes fautes, mais au début l’essai était timide et j’épelais inconsciemment mes mots pour les taper. Puis j’ai acquis vitesse et fiabilité et aujourd’hui je tape bien plus vite sur le clavier que je n’écris à la main.
    Puis l’ordinateur m’a apporté un autre gain : la facilité d’écrire sans raturer un brouillon : on peut taper un plan, des morveux du texte, les corriger, les changer, modifier leur contenu ou leur ordre, bref constituer un document par approximations successives associées à vos réflexions. c’est un gain de temps et de méthodes énorme.
    Il est certain que prendre un billet de train ou d’avion sans se déplacer, gérer ses comptes sur internet, sans aller à la banque, fait gagner du temps. Encore plus dans une recherche documentaires si vous pouvez consulter des documents sans aller dans une bibliothèque ou un laboratoire de recherche, peut être à l’autre bout du monde.
    Il est certes agréable d’avoir toutes mes adresses et mes numéros de téléphone sur mon appareil téléphonique et mon ordinateur, et qu’ils les composent à ma place, de même pour les adresse. Seulement je ne me rappelle plus un seul numéro ni adresse, à part ce qui me concerne moi même.
    Pour les jeunes qui n’ont connu que ces moyens, on trouve tout sur le net si on cherche bien, alors pourquoi retenir ce qu’il est facile de trouver. Oui mais du coup la mémoire ne sert pas, on ne l’entraîne plus et elle ne sait plus retenir;
    Les nouvelles technologies ont un autre revers important : le temps que l’on va passer sur facebook, sur son téléphone portable à discuter souvent de pas grand chose, à lire sur internet des tas de documents qu’on n’aurait jamais regardé si on n’avait pas cette facilité, vous prennent très vite lus de temps que ce que vous avez gagné, sa,s parler du téléphone portable de l’entreprise, qui fait qu’on vous rappelle le soir quand vous êtes en famille, ou pendant vos vacances.
    Les technologies nouvelles nous attachent en fait, au présent à l’immédiat, aux actions peu importantes, rapides et diverses, pour lesquelles il n’est pas nécessaire de réfléchir aux conséquences futures et en faisant beaucoup moins appel à la mémoire.

    Un autre problème est posé par la télévision, mais surtout les jeux vidéos.
     ils font appel à un environnement d’image et ne mobilisent le plus souvent l’attention que sur des actions rapides et des événements aux conséquences immédiates. Les jeux vidéos en outre font appel de façon permanente  aux centres de récompense et mobilisent l’attention plus sur des réponses réflexes, et rarement sur des raisonnements. Le cerveau prend l’habitude de la récompense, de l’hypersollicitation et de l’hyperréactivité, sans mémorisation ni réflexion, et de plus d’un monde irréel où les événements habituels de la vie ne servent plus de référence..
    L’attention est uniquement visuelle ou presque et elle résulte d’un stimulation artificielle, où toute l’initiative et la créativité est réservée à l’ordinateur. Le cerveau s’habitue à suivre plutôt qu’à précéder.
    Alors quand après le jeune jouer se retrouve devant le professeur de maths, dans un cours ou la sollicitation est plus auditive que visuelle, où il faut aller lentement en réfléchissant pour comprendre, où il faut retenir ce qui précède pour comprendre la suite, le cerveau n’est plus habitué à ce type de fonctionnement dans lequel il y a très peu de stimulation et où pourtant il faut une forte concentration, et il ne suit que très difficilement.

    L’amitié et l’amour (ou ce qu’on croit l’être) sont également soumis à ce rythme. Les sentiments galopent, se font se défont, sans passer par la réflexion et la mémorisation qu’exige la connaissance de l’autre. Et cette dépendance de l’enfant au réseau et aux machines l’éloigne de ses parents et le modèle parental est remplacé par celui des copains sur le web ou au bout des SMS.

    Il ne faut pas rendre les nouvelles technologies responsables de tous les maux.
    L’éducation actuelle des parents, eux mêmes surbookés et stressés, ne va pas dans le bon sens. Ils ,
n ‘ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants et ont tendance à utiliser ordinateur et télévision pour les occuper. Surtout, par peur de ne pas être aimés, ils ont tendance à passer tous ses caprices à l'enfant puis à combler l’ado de tout ce qui’l désire et de le satisfaire au plus vite. Ils ajoutent ainsi à la satisfaction immédiate des centres de récompense et à l’impulsivité et n’éduquent pas l’enfant à la patience.

    L’instruction a l’école ne réagit pas non plus contre ces inconvénients. Beaucoup de notions sont enseignées de façon théorique, sans contact avec la réalité, sans exercices pratiques qui raccrochent au réel et montre l’utilité des connaissance. On ne fait presque plus appel à la mémoire qui n’est plus entraînée. Enfin le maligne de niveau aboutit à nivellement par le bas, à l’échec des plus défavorisés et à l’ennui des meilleurs, ce qui les incite à l’inattention, à l’habitude de ne pas travailler, à la facilité et à l’impatience.
    Par ailleurs une bonne utilisation des nouvelles technologies n’est pas vraiment enseignée.

    Il n’est pas question, parce qu’elles ont de gros inconvénients , de refuser l’utilisation des nouvelles technologies. Je les utilise énormément, même si je joue assez peu et plutôt à des jeux de réflexion
    Mais si l’on n’apporte pas des correctifs à l’éducation actuelle et à la formation et l’instruction, notamment au nouvelles technologies, on risque de rendre les jeunes incapables de réagir devant les problèmes de la vie, qu’ils rencontreront à l’âge adulte.
    Je souhaiterais réfléchir à ces questions demain.

Jeudi 24 juillet 2014 à 8:45

Bretagne

  Beaucoup de gens ont entendu parler de Carnac, mais essentiellement de ses alignements de menhirs et peut être de sa thalasso, (la première photo ci-dessous), qui maintenant est plus connue que la première à Quiberon, fondée par le coureur cycliste Jean Bobet.

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    Mais Carnac, c’est aussi une petite ville, environ 4 000 habitants dans le bourg et 7 000 dans la commune, alors que l’été, avec les estivants, la population avoisine les 50 000.
    Le bourg est rassemblé autour de l‘église Saint Cornély, qui date du 17ème siècle, est relativement belle de l’extérieur, avec des peintures au plafond assez remarquables et un chœur et une chaire aux belles boiseries massives foncées, qui était bien conservés, jusqu’à ce qu’une « grenouille de bénitier du 21ème siècle » ait rajouté une estrade en chêne clair et des meubles en plastique translucide !!
    A coté de l’église et de sa place, centre du Bourg, la mairie aux toits originaux et le musée Miln de la préhistoire.
    (suite dans 3 jours)

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Mercredi 23 juillet 2014 à 8:36

Psychologie, comportement

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     Je disais hier que les jeunes étaient particulièrement sensibles à cette diminution de la patience,cette augmentation de leur impulsivité et au besoin de tout avoir tout de suite, ce qui est évidemment impossible et entraîne souvent le stress. Ce sera le sujet d’aujourd’hui.

    La société du « tout tout de suite » a des effets très dommageables : nous finissons par croire que tout nous est dû et nous ne supportons plus la contrainte la plus courante : l’attente, or, savoir tolérer un manque, une frustration est nécessaire, si l’on veut vivre en société.
    L’accélération de la vie, associé à une dégradation de l’éducation et de l’instruction, ont entraîné la multiplication des « enfants roi » irascibles, devenus aujourd’hui des « adultes roi », au comportement tout aussi aberrant.

    Les jeunes partent avec une grande promesse mais aussi un handicap certain.
    Grande promesse car le cerveau de l’enfant qui naît est presque « vide », car seuls les processus vitaux sont en place, mais par contre, il a une immense potentialité. Certes il existe des différences innées de potentiel de capacités et d’intelligence, mais elles sont faibles ( 20% ?) et la plupart des capacités que l’enfant acquerra sont fonction de l’éducation des parents, de l’action de ses professeurs et de ses efforts propres.
    Handicap car son cerveau n’est pas mature, qu’il évoluera jusque vers 25 ans, que des jonctions entre synapses se formeront et au contraire disparaîtront en fonction de l’acquit, et que la formation des capacités ne s’obtient que par la répétition, qui apparaît donc comme un certain travail et donc nécessite effort.
    Par ailleurs le cortex préfrontal est la zone du cerveau qui mettra le plus de temps à se former et donc, la capacité de l’enfant et de l’adolescent de contrôler ses pulsions et de prévoir les conséquences de ses actions est limitée.

    Le constat que l’on peut faire aujourd’hui chez les ados, mais aussi chez de jeunes adultes, c’est une généralisation de l’individualisme, le « je peux faire ce que je veux quand je veux » et les conséquences, on n’y pense pas, ni pour soi, ni pour les autres. Et tout obstacle au « tout tout de suite » est inacceptable : c’est le refus de toute frustration et donc de la réalité, car souvent les philosophes ont affirmé que la vie ne faisait pas de cadeau.
    Et les jeunes égocentriques sont en train de devenir les adultes de demain, soumis à l’obligation de la jouissance immédiate et sans frein.
    On constate que l’absence de contrôle de l’impulsivité dont nous parlions hier, entraîne une énorme diminution du bon sens. je vois tous les jours des jeunes qui ont un bagage voisin de bac+5, faire des âneries que jamais un de mes grands-pères n’aurait faites, lui qui n’avait que le certificat d’étude et était paysan sabotier, mais ses parents et ses instituteurs, puis les difficultés de la vie, lui avaient donné un bon sens certain. Et il réfléchissait avant d’agir aux conséquences de ses actes, et c’était devenu, chez lui, une habitude.
    Aujourd’hui, chez beaucoup d’ados, comme chez certains adultes, on ne réfléchit plus à ces conséquence : le plaisir immédiat prime, et on boit de l’alcool jusqu’à l’ivresse, on fume du cannabis ou du tabac, tout aussi nocifs que d’autres drogues. On s’étonnera ensuite des trous de mémoire, des mauvais résultats en classe, et ultérieurement des gros ennuis de santé (avec quelques camarades, j’ai constaté par exemple que sur notre promotion et les promotions voisines, presque tous les camarades qui fumaient plus d’une dizaine de cigarettes par jour, étaient morts avant 80 ans d’un cancer du poumon ou d’un infarctus).
    Et le plaisir immédiat ordonnera de se trouver tout de suite un(e) petit(e) ami(e), et de s’apercevoir ensuite que ce n’était pas la personne adéquate, ou que la satisfaction répétée s’émousse, et donc on en change régulièrement. Sur le moment je pense que cela vaut mieux, mais l’habitude étant prise, on continue plus tard à changer régulièrement de compagne ou compagnon, et j’ai pu constater certaines conséquences catastrophiques de séparations et divorces sur la psychologie des enfants ou ados.
    Et dans cette ambiance de consommation immédiate, on a tendance a être de moins en moins tolérant pour tous les petits incidents de la vie, à piquer des colères disproportionnées à la moindre contrariété, de n’accepter aucune frustration.
    pourquoi ces colères, parce qu’autrui et l’environnement ne répondent pas au critère que tout doit se passer « comme on le veut et quand on le veut » : c’est le refus de la réalité et de la moindre frustration.
    Chez certains plus fragiles, le stress entraînera une véritable angoisse et à la limite une dépression et des troubles psychiatriques.
    Chez les Inuits, la colère n’existe pas : ils considèrent que c’est uns manifestation d’infantilisme : ils n’ont pas tort, car c’est le fait que le cerveau préfrontal ne fait pas son travail de contrôle, qu’il n’est pas mature et que donc on n’est pas devenu adulte.
    L’homme d’aujourd’hui n’a jamais été plus fragile dès que la réalité ne correspond pas à se désirs et en soi il est reté infantile.

    Et si l’homme ne peut plus supporter les aléas de la réalité, il demande un remède pour l’aider à supporter les frustrations intolérables que cela entraîne. Il ne se satisfait pas de ce qu’il a et, à peine il l’a obtenu, il s’intéresse et désir un nouveau produit de consommation. Il a un comportement identique aux personnes qui souffrent d’addiction.
plus il refuse les frustrations de a réalité, plus il cherche des remèdes, plus il lui en faut, et plus il obtient ce faux nirvana, plus il est frustré et moins il apprend à accepter la réalité.

    Comme pour les drogués, le retour à la normale ne peut que passer par la désintoxication et donc la rééducation.
    Dans mon prochain article, je voudrais essayer d’aller plus loin dans la recherche des cause et par la suite, des remèdes.

Mardi 22 juillet 2014 à 8:58

Psychologie, comportement

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    Tout le monde ou presque, aujourd’hui, se plaint que la vie et le monde vont trop vite.
    Moi même, bien qu’étant en retraite, et aimant assez être dans l’action et un peu débordé, je le constate. ALors j’aimerais faire quelques articles sur ce sujet.
    Les conséquences sont assez diverses et elles touchent tout les créneaux de notre vie, et on pourrait le résumer très brièvement ainsi : « nous ne savons plus attendre !».
    Nous avons de plus en plus de mal à attendre à un guichet ou chez un commerçant, nous sommes impatients d’avoir ce dont nous avons envie, et nous maîtrisons mal nos pulsions.
    Cela a l’air banal, mais c’est devenu tellement répandu qu’on peut se demander à quoi cela correspond au plan des mécanismes cérébraux. Pour cela il nous faut regarder du coté de l’impulsivité.

    Les psychologues distinguent deux sortes de mécanismes mettant en jeu l’impulsivité :
         - ceux qui intervient pour contrôler ou amoindrir nos pulsions ou nos actions automatiques, qui se présentent sans réflexion cognitive préalable.
        - et ceux qui peuvent intervenir dans les choix de nos décisions et actions, dont les conséquences n’interviendront que plus tard, en raison de ces choix.
    En fait, lorsque nous sommes en situation d’attente, notre cerveau est dans un équilibre contradictoire :
        - d’un coté les centres de récompense dont j’ai souvent parlé, et qui sont en grande partie à l’origine de nos désirs et motivations, nous poussent à l’action, car elle sera conséquence de plaisir (et de libération de dopamine dans ces centres).
        - d’autre part, le cortex frontal (notamment ventro-médian), et les centres qui l’aident dans ses décisions, (notamment le striatum - voir le schéma), sont plutôt partisans d’une réflexion, qui pèse le pour et le contre de nos actions, en fonction notamment de leurs conséquences, dont le plaisir qu’elles apportent, mais aussi leur coût et leur efficacité. Et il faudrait donc attendre ce choix rationnel, mais qui ne concerne que les conséquences presque immédiates des actions.
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    Par ailleurs plus l’action bénéfique est inattendue et plus nous en tirons de bénéfice dans les centres de récompense, et plus le temps de réflexion sur les conséquences augmente, plus l’action des éléments rationnels modérateurs diminue.
    Mais, à contrario, toute action qui se répète, entraîne de moins en moins de plaisir et exige, pour en obtenir un plaisir équivalent, une augmentation de son intensité. C’est la base de toutes les addictions, notamment celles à l’alcool, au tabac et autres drogues.
    Mais un autre système va intervenir : le cortex frontal dorsolatéral  aidé du cortex pariétal. Ils vont freiner l’action, en cherchant à savoir notamment si nos n’aurions pas intérêt à différer un plaisir immédiat, mais finalement peu important, pour obtenir à terme un plaisir plus important (ou éviter des désagréments importants).

    Evidemment les individus sont différents et leurs sensibilités sont différentes. L’équilibre entre les deux parties du système de contrôle de nos pulsions n’est pas le même d’une personne à l’autre et le système de réflexion sur les conséquences à moyen et long terme a plus ou moins d’influence.
    Cela peut tenir à des raisons innées (pas forcément héréditaires, mais intervenues dans la formation du cerveau - je rappelle qu’après une croissance orientée, les dernières jonctions entre axones et dendrites des autres neurones - donc les synapses - se font au hasard, indépendamment des gènes), mais surtout en fonction de notre éducation et de notre instruction, puis du fait de notre vécu et de l’expérience qui en résulte.
    On peut donc se demander l’impulsivité peut évoluer au cours de notre vie et pourquoi.

    Une autre partie du cerveau peut jouer un rôle important : les « mémoires de travail » (J’en ai parlé dans mes articles sur la mémoire).
    Elles permettent de conserver présent à l’esprit pendant quelques secondes les objectifs et données nécessaires à la réflexion en cours avant de les effacer avent de passer à l’étape suivante : par exemple quand je veux écrire cette phrase, je garde à l’esprit les idées et concepts que je veux y introduire. Il y a deux mémoires de travail bien distincte : la mémoire lexicale, qui travaille avec le langage, et la mémoire représentative, qui retient des schémas, des images, des cartes.
    Les mémoires de travail sont donc essentielles, pour tout travail intellectuel, et notamment pour l’évaluation des conséquences de nos actes.
    Ces mémoires sont limitées et ne peuvent emmagasiner à la fois que 5 à 7 données et on peut donc les saturer artificiellement dans des expériences, pour mesurer les conséquence de leur baisse d’activité.
    Les chercheurs ont ainsi montré qu’une faible activité des mémoires de travail handicapait fortement la capacité des systèmes qui essaient de prévoir les conséquences de nos actes, et diminue alors nos capacités d’attente, entraînant un besoin accru d’instantanéité.

    Il est certain que l’instruction actuelle, qui fait beaucoup moins appel à la mémoire qu’autrefois, et les facilités de stockage que procurent les moyens informatiques (ordinateurs, tablettes, téléphones… ) font que nos mémoires actuelles sont beaucoup moins performantes que par le passé.
    Par ailleurs les interruptions fréquentes de notre activité, (télévision, internet, téléphones, sms…), diminuent non seulement notre attention, mais aussi le recours à nos mémoires de travail, qui sont donc peu entraînées et dont ont perd l’habitude de les utiliser.

    Enfin le stress a une action sur notre système de récompense, et il contribue à accroitre la demande et donc à diminuer notre patience et augmenter notre impulsivité, et réciproquement cette augmentation de pression pour obtenir ce que nous voulons est source de stress, d’où un cercle vicieux..
    Réapprendre la capacité de patience et d’attente serait nécessaire à notre hygiène de vie

    Cela est particulièrement vrai pour les jeunes et ce sera le sujet de mon prochain article.

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lancien

sortir de la tristesse

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