Dimanche 31 août 2014 à 9:05

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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    Autre curiosité de nos sens : les perceptions subliminales.

    Nous sommes conscients d’un certain nombre de perception de notre vue ou de notre ouïe. Nos perceptions traversent le thalamus, puis vont dans des centres spécifiques d’interprétation. Le thalamus les rassemble ensuite de façon régulière et en transmet certaines au cortex préfrontal, le chef d’orchestre du cerveau. Il arrive aussi que celui-ci, qui pense, réfléchit et prévoit, demande qu’on lui transmette certaines informations.
    Lorsque le cortex frontal reçoit ces informations, nous en sommes alors conscients et nous savons en quoi elles consistent.
    Mais pour que cela puisse se faire, il faut que le stimulus de la perception soit supérieur à un certain seuil au dessous duquel le cortex frontal ne les prendra pas en compte.
    Cependant les organes d’interprétation des sensations les reçoivent quand même et ces informations restent alors inconscientes on les appelle des « sensations subliminales » (au dessous du seuil). En matière de vision, ce seuil est variable selon les personne, mais on considère que le seuil de perception minimal est de l’ordre de 20ms., et qu’au dessous de ce temps de passage de l’image, on ne la perçoit plus consciemment.

    Mais il ne faut pas croire que toutes les informations au dessus du seuil soient conscientes, bien que perçues et interprétées. On parle alors de « perception implicite », c’est à dire d’une perception au dessus du seuil, mais qui reste inconsciente.
     Par exemple, quand vous êtes en voiture, vous surveillez de nombreuses choses : le tableau de bord, le bruit du moteur, le paysage environnant et notamment les obstacles éventuels. Vous avez conscience d’une partie de ce que vous voyez ou entendez, mais pas de tout : vous ne voyez pas forcément consciemment les affiches le long des rues, ou du moins leur contenu, le bruit normal du moteur, le bitume de la route à courte distance…
    Il m’est même arrivé un jour de congé, de me retrouver sur le chemin de mon travail, parce que je parlais à mon passager et que je ne faisais pas assez attention.

    Donc au dessous d’un autre seuil minimal, plus bas, l’environnement ne peut plus être perçu du tout par nos sens, mais au dessus de ce seuil minimal  et en dessous du seuil de perception consciente, nos sens perçoivent l’information, mais de façon inconsciente, et on parle de « perception subliminale ».
    Et ces informations qu’elles soient implicites ou subliminales, sont touttes stockées provisoirement en mémoire, dans la mémoire de travail d’abord et pour une partie d’entre elle, dans la mémoire épisodique, pour une journée environ, jusqu’à ce que la plupart d’entre elles soient éliminées au cours du sommeil.
    Le problème est de savoir dans quelle mesure le cerveau la traite quand même et donc si une telle perception subliminale peut néanmoins nous influenc
er.

    Différentes équipes ont montré que l'on perçoit de façon subliminale des objets, des images, des lettres et des nombres. Concernant les mots, il a été établi que le cerveau perçoit leur structure de façon inconsciente, mais on n'était pas certain qu'il déchiffre leur sens.
    Récemment, les neurobiologistes Lionel Naccache et Raphaël Gaillard de l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris (unité INSERM 562), ont montré que l'on est également sensible au sens émotionnel d'un mot montré de façon subliminale, et que par conséquent, on en avait compris le sens.
    D’autre chercheurs ont également montré que les perceptions subliminales pouvaient servir de déclencheur pour faire remonter en mémoire d’autres souvenirs ou pour aider un raisonnement.
    Par exemple, on posait des questions à deux groupes munis d’écouteurs, et l’on avait suggéré aux membres de l’un d’entre eux, de façon subliminale, des éléments voisins des solutions aux questions. Ce groupe avait un taux de bonnes réponse très supérieur au groupe auquel on n’avait rien communiqué. 
            
    Diverses expériences ont été faites avec l’inclusion d’images subliminales dans des films ou dans des projections de diapositives, images en général incitatives.
    Elles montrent que l’on peut influencer quelqu’un sur des questions sur lesquelles on n’a pas d’idée préconçue, mais qu’on ne modifie guère le opinions que l’on a déjà.
    On constate aussi que l’influence dépend de notre situation mentale et physiologique du moment : par exemple des images de boissons subliminales peuvent influencer notre choix, si nous sommes assoiffés alors qu’elles ne le feraient pas en temps normal.
    En France comme aux USA, l’utilisation d’images subliminales en publicité est interdit.

    Mais dans la vie de tous les jours des images subliminales ou implicites sont utilisées couramment par notre cerveau : par exemple nous nous faisons une idée de ce que ressentent nos interlocuteurs, par un examen inconscient de leur visage et de leurs mimiques.

Samedi 30 août 2014 à 9:05

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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    Avant hier, je vous ai parlé des « hallucinations sur commande », aptitude de personnes à voir volontairement des couleurs, là ou il n’y en a pas ou une autre couleur que la sienne d’un objet etles neurologues ont vérifié qu’elle voyait réellement cette couleur puisque les centres du cerveau correspondants étaient activés.
    Mais il existe bien d’autres sortes d’hallucinations.
    Les hallucinations touchent tous les sens : les hallucinations visuelles, bien sûr, mais aussi auditives, verbales (entendre des voix), gustatives ou encore de l'équilibre et de I'orientation. Certaines mélangent même plusieurs types de sensations.
    Les neurobiologistes disent que c’est « un état mental dont le contenu est conscient, involontaire, et sous certains aspects semblable à la perception ou au rêve ».
    On s’imagine que ce sont surtout les gens atteints de maladies mentales ou ceux qui ont consommé alcool ou drogues, qui sont sujets à ces manifestations.
    En fait c’est beaucoup plus courant chez des personnes tout à fait en bonne santé physiologique et psychologique : 50% des hallucinations se produisent dans un état de semi-conscience transitoire entre l’éveil et l’endormissement, 37% survenant quand on s’endort et 13% au réveil.
     Le manque de sommeil, le manque d’oxygène, le manque de nourriture favorisent leur apparition. De même une sous-utilisation ou une surcharge d’un de nos sens. Egalement des conditions extrèmes physiques ou psychiques peuvent les déclencher (exploit sportif, accident, décès d’une personne aimée, fatigue ou douleur intenses, dépression, voire euphorie).
    Certaines personnes ont des hallucinations, mais s’en rendent compte et les différencient de la réalité, mais dans la majorité des cas les personnes hallucinées croient avoir vécu leur ressenti, contrairement à ce qui se passe dans les rêves.

    J’ai déjà fait un article le 2 février 2014sur les diverses hallucinations; je le résume ici :
        - Les hallucinations visuelles restent le plus souvent élémentaires : éclairs de lumière et couleurs, figures géométriques plus ou moins organisées, points, quadrillages, cercles, bruits indéfinis, grondements, vibrations, sensations de picotement.
    Elles se produisent aussi bien les yeux ouverts que les yeux fermes. Lorsque les yeux sont ouverts, des motifs élémentaires peuvent être combinés avec des éléments de la scène environnante. La forme, la taille, la perspective, la brillance et les couleurs des éléments présents dans le champ visuel sont déformées. Les objets semblent parfois animés d’un mouvement de pulsation périodique.
    Dans certains cas rares, les hallucinations visuelles peuvent être si intenses que la personne ne voit plus du tout la scène environnante, bien que ses yeux soient ouverts.
    Les hallucinations visuelles peuvent aussi, dans certains cas, être assez complexes et mêlées à des sensations autres que visuelles : animaux, paysages, scènes humaines, paroles, chants, sensation de main qui nous agrippe, odeurs…. Ces scènes ont en général lieu lorsque les yeux sont fermés.

        - Les hallucinations auditives sont, le plus souvent, des sons simples (bourdonnements, grondements, frottements, chocs, sifflements, bruits mécaniques), mais aussi de sons complexes (eau qui coule, cloches, claquement de porte, bruits de casse d’objets, chuchotements, gémissements, bruits de pas, musique, voix). Elles peuvent être localisées dans I'espace ou sembler provenir de I'intérieur du corps.
    Dans des cas plus rares des sons de voix, connues ou inconnues peuvent devenir des paroles cohérentes, ou du moins ayant un sens. Dans certaines maladies mentales, les personnes croient entendre des voix, amicales ou hostiles, qui leur dictent leur conduite, ou leur font compliments et reproches.

        - Les hallucinations tactiles et kinesthésiques peuvent être « externes » et « superficielles », (sensations thermiques, de viscosité, picotements, impression d'être piqué par des aiguilles, d’être touché, fourmillements…), ou semblent venir de l’intérieur du corps et notamment viscérales (douleurs, lourdeurs, expansion ou contraction des organes, palpitations).
    Une hallucination kinesthésique se manifeste par une simple sensation de tremblement, par l’impression d'être situé sur un disque rotatif, la sensation de s'enfoncer dans le sol ou de s'élever dans les airs. Egalement la sensation de distorsion et d'élongation des membres, de membres surnuméraires ou manquants.

        - Les hallucinations olfactives et de goût sont le plus souvent liés, I’odorat jouant un rôle primordial dans l'appréciation gustative.
    Les témoignages parlent odeurs de putréfaction et de décomposition, de pneus brûlés, des odeurs de rose, de cannelle, et même d’odeur « sainteté » (je pense que ce sont des personnes naïves qui croient sentir de l’encens ou des odeurs de cierges). Quant aux hallucinations gustatives, sont mentionnés les goûts d'huîtres, d'oignons, de métal ou encore des sensations stomacales, qui s’apparentent plus aux sensations tactiles.

    Pour une explication des hallucinations au niveau du cerveau, je vous renvoie à mon article du 3/2/2014. Je vous donne juste ci après une explication générale des hallucinations auditives :
    Lorsque nous écoutons quelqu’un la parole est déchiffré par le centre de Wernicke.
    Quand nous pensons, nous utilisons aussi des mots mais seul notre cerveau travaille et il n’y a rien à entendre. Le cerveau bloque donc l’activité du centre de Wernicke.
    Mais chez certaines personnes, ce blocage ne se produit pas toujours complètement. Elles entendent alors leurs propres pensées, et croient qu’il s’agit de paroles venant de l’extérieur : elles entendent des voix et il s’agit de leur propres idées, conscientes ou inconscientes.

    Quelques mots enfin sur des hallucinations psychiques, sans rapport avec nos sens et où seules les pensées du sujet entrent en jeu.
    Elles peuvent avoir une incidence sur les états mentaux, cognitifs et émotionnels et peuvent bouleverser le sens du temps et de l’espace, l'attention ou encore les notions d'individualité et de contrôle conscient.
    De façon plus générales, elles perturbent la notion du « moi », de la distinction entre soi-même et d’autres personnes réelles ou imaginaires, ou entre son corps, soi-même et son environnement (par exemple entre la personne et l’objet qu’elle voit).
    Il peut y avoir confusion entre le visible et l’invisible, mais aussi mélange entre le conscient et l’inconscient.

Vendredi 29 août 2014 à 8:21

Bretagne

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    Je ne pouvais pas parler de Locronan qans faire un article sur son église.
    J'ai emprunté la plupart des photos au site   http://www.infobretagne.com/locronan-eglise.htm ,  car elles étaient mieux que les miennes, qui ont été faites sans éclairage et sans flash.
    Vous y trouverez une description détaillée de l'église et de tous les trésors qu'elle renferme.

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    Comme vous l'avez vu dans mon article, il y a trois jours, l'église est sur une belle place, aux vieilles maisons de granit du XVIIème siècle, tandis que l'église est encore plus ancienne, de style gothique flamboyant, édifiée entre 1420 et 1480, grâce aux donations des ducs de Bretagne, en remplacement d'une église romane qui datait de 1030.

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    L'intérieur est imposant, bien que l'église n'ait pas les dimensions d'une cathédrale, mais on peut surtout admirer de très nomnreuses statues de bois polychrome représentant des saint(e)s ou la Vierge Marie, qui datent du XVIIème siècle, ainsi qu'une chaire, en bois teinté de vert, qui comporte des médaillons racontant l'histoire de saint Ronan.

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   Les confessionnaux sont aussi en bois sculptés et de bannières sont exposées en attente d'une procession.

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    Dans une chapelle contre l'église, le tombeau de saint Ronan, dont les bas reliefs, sculptés dans le granit, sont intéressants, de même que des statues en bois et une descente de croix siselée dans le granit, toutes deux polychromes et du XVIème siècle, très expressives.

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     Les vitraux méritent également un regard attentif.

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   Bref on est étonné de trouver dans un si petit village (800habitants), une aussi grande église renfermant tant de trésors d'avant la révolution.

Mercredi 27 août 2014 à 8:53

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

  Vous allez voir ici un éléphant rose !http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/ess12p076081Page1Image0001w1.jpg

    Nous avons vu hier à quoi correspondait la sensation de « couleur ».
    Ce sont des sensations produites par l’activité de certains neurones de nos centres d’interprétation de la vue, nous les appelons « couleur » et nous donnons un nom particulier à chacune de ces sensations.

    Dans ces centres cérébraux, nous trouvons des neurones particulièrement sensibles aux photons correspondants aux couleurs que nous nommons bleu, vert et rouge, et les objets que nous voyons réfléchissent en des proportions caractéristiques les photons correspondant à ces trois couleurs et le mélange des trois sensations correspondante caractérise une couleur à laquelle nous donnons un nom.
    Et plus une personne s'exerce à affiner la mémorisation des diverses proportions RVB (rouge-vert-bleu) de ses sensations, plus elle affine sa perception des couleurs. C'est le cas d'un peintre ou d'un infographiste.
    Ma fille, qui a fait une école de métier d'art, puis de la décoration et de la peinture, voit des différences de nuances de couleurs que je distingue à peine !

    Mais il y a bien plus curieux :
    William McGeown et ses collègues, de l'Université de Hull, au Rogaume-Uni, ont montré qu' il suffit que le cerveau se déconnecte de ses entrées sensorielles, pour que les perceptions changent.
     Ainsi, une personne hypnotisée dont les sensations sont déconnectées de la conscience et de la réflexion, peut parfaitement voir une tomate mûre verte, l'herbe rouge et la neige violette. Si leur hypnotiseur leur suggère, elles pourront voir un même objet, successivement de couleurs différentes.
    Ces chercheurs ont même montré que certaines personnes très suggestibles n'ont même pas besoin d'hypnose pour imaginer des couleurs. ll suffit qu'elles décident de voir des taches de couleur sur un écran gris, pour les voir pour de bon, et sur instruction de l'expérimentateur, elles voyaient sur l'écran gris, des taches jaunes, vertes, bleues ou rouges et modifiaient donc volontairement les sensations de leurs centres d’interprétation de la vision..
    Mac Geown a montré que, lorsque de tels individus se persuadent qu'un écran est rouge alors qu'il est gris, l'activité des neurones « rouges » des zones visuelles situées à l'arrière de leur cerveau et recevant habituellement les informations "rouge" en provenance des yeux, devient importante, et dépasse même très nettement celle d'autres personnes "normales" placées devant un écran coloré en rouge.
    Sous l'effet de la volonté, les zones de perception semblent ainsi capables de produire "sur commande" ce que la personne, à la sensibilité particulière, désire voir.
    De telles personnes sont très suggestibles et influençables et elles peuvent aussi entrer très rapidement dans un état de transe hypnotique après quelques instructions de l’hypnotiseur.
    Cela montre que leurs centres d’interprétation des sensations peuvent plus facilement se déconnecter des orgenes de nos sens et obéir alors à des impulsions provenant d’autres centres du cerveau, soit par leur propre volonté, soit à la suggestion d’une tierce personne.
    Les neurologues appellent cela des « hallucinations sur commande ».

    Notre cerveau peut donc confondre ses propres constructions intérieures et les messages issus de la "réalité" et don nous faire croire à une réalité autre, soit imaginée par nous mêmes, soit suggérée par d’autres.
    Au cours de l'histoire humaine, des individus ont prétendu voir des apparitions, des signes célestes, ou des soucoupes volantes. Le cerveau d'une personne très suggestible, lorsqu'il se persuade intensément d'une chose, a le pouvoir de lui donner un caractère de "réalité perceptible" qu'il devient difficile de distinguer de la "réalité vraie".

      
     J'avais écrit, il y a quelques années, un article, qui m’avait valu quelques mails d’étonnement et d’autres de protestation, article dans lequel je montrais que la notion de couleur est une création de notre cerveau.
    Je vais reprendre ce sujet en plusieurs articles, car je voudrais ajouter d’autres notions sur les constructions de nos sens.
    Comme je vous l’avais dit «  les couleurs, cela n'existe pas » !!!

    Ce qui correspond à la sensation d’une « couleur », c'est l'arrivée sur notre rétine d'une particule sans masse, le photon, qui possède une certaine énergie déterminée et selon la valeur de cette énergie, nous avons une sensation différente.
    La réalité de départ c’est donc le photon qui, pour régir sur l’oeil, doit avoir une énergie caractéristique très faible comprise entre 2,5 et 5 10-19 joules.
    Heureusement la lumière que nous recevons contient beaucoup de photons.
    Donc sur notre rétine arrivent des photons, sur des cellules nerveuses en forme de bâtonnets et de cônes. Ces cellules contiennent des protéines, qui réagissent sous l'effet de l'énergie laissée par les photons et déclenchent un influx nerveux dans les axones des cellules rétiniennes.
    Les bâtonnets sont sensibles à des luminosités très faibles et permettent une vison très précise alors que certains cônes ont une réaction électrique maximale quand ils sont éclairés avec des radiations dites « bleues », d’énergie 4,2 10-19 joules, d'autres ont une sensibilité  maximale avec des radiations dites « vertes », d’énergie 3,7 10-19 joules et une troisième catégorie qui présente une réponse maximale pour les radiations dites « rouges » d’énergie 3 10-19 joules.
    Des photons correspondant au bleu n'excitent donc que les cônes “bleus”, ceux correspondant au vert les cônes “verts”  et ceux correspondant au rouge les cônes “rouges”. S'il s'agit d'une couleur intermédiaire, l'excitation est transmise aux trois sortes de cônes dans des proportions qui dépendent de l'énergie du photon incident.
    C'est un peu comme votre imprimante qui ne “tape” que des points bleus verts ou rouge, mais par leur mélange en proportions différentes reproduit des millions de couleurs différentes.
    Ces signaux de la rétine sont envoyés sur des neurones spécialisés de notre cerveau, dans les centres d’interprétation de la vue, (à l'arrière du crâne au dessus de la nuque) qui vont “mesurer” la proportion de signal provenant des cônes bleus, verts et rouges et donner ainsi une caractéristique de la lumière reçue.
    Nous mémorisons cette perception et ce sont nos parents (et frères soeurs, nounous, professeurs...) qui nous disent : cette sensation s'appelle « bleu », celle ci « rouge », celle là « verte », cette autre « jaune », « orange » ou « marron ».
    Bref la couleur cela n’existe pas, c’est un codage des sensations de notre cerveau par le langage. Le réel c'est le flux de photons et notre sensation nerveuse mémorisée correspondante.

    C'est un peu plus compliqué car nous ne regardons pas des photons, mais des objets.
    Pourquoi un « poisson rouge »  est il rouge ? : parce que sa nature en surface (ses écailles), est telle qu'il réfléchit tous les photons « rouges » et absorbe les photons des autres longueurs d’onde, donc couleurs.
     En fait nous ne savons pas ce que voit réellement notre “professeur” qui nous a dit que c'était un poisson rouge. Peut être son influx nerveux est il légèrement différent du nôtre, mais c'était le même poisson rouge. Donc nous avons appelé rouge la sensation produite par ce poisson quel que soit le flux nerveux individuel que nous ayons ressenti l'un et l'autre. C'est le principal : reconnaître la couleur de l'objet caractérisée par ce code “rouge”, c'est à dire sa capacité à réfléchir les photons d'énergie « rouge ».

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     Quand les photons réfléchis par l'objet correspondent à un mélange de photons d'énergie différentes, la proportion d'influx provenant des cônes bleus, verts et rouges est caractéristique de cette propriété de réflexion de l'objet.
        Cette caractéristique de réflexion des photons est la “couleur “de l'objet.    

    Nous mémorisons cette sensation et on nous apprend ensuite que c'est du violet, de l'indigo, de l'orange, du bleu de Prusse…
    Là encore la réalité, c’est l’objet et les photons qu’il absorbe et réfléchit, et la sensation dans notre cerveau après que les photons réfléchis par l’objet, aient atteints notre rétine. Ensuite nous codons en mémoire cette sensation par un mot de notre langage, et l’ensemble des mots correspondant à ces sensations est dénommé « couleur ».

    Mais la réalité est encore plus bizarre : demain je parlerai de suggestion de couleurs et de ce que les psychiatres appellent des « hallucinations sur commande »

Mardi 26 août 2014 à 9:48

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   Il existe un petit village dans le Finistère, à 18km de Quimper, qui ne compte que 800 habitants, mis qui est une merveille; il s'appelle Locronan.
   La « montagne de Locronan » (289 mètres d'altitude) est l'un des points les plus élevés du massif des "montagnes noires". Elle a été occupée par des hommes dès l'âge de bronze, puis à l'äge de fer; le village a été au carrefour de deux voies romaines, et Locronan a éét un lieu de culte druidique. Saint Cronan y installa son ermitage;au VIème siècle.
   Le village connut la prospérité au XIVème et XVème siècles, en cultivant le chanvre et en fabriquant des voiles pour les bateaux des ports côtiers autour de Douardenez.
   La place du village a été érigée à cetteépoque, et ses maisons en granit autour de l'église Saint Ronan, sont remarquables au plan architectural.
   Locronan est célèbre pour la fête de la "Grande Troménie", procession de 12 km, qui a lieu tous les 6 ans, le deuxième dimanche de juillet. (Le mot « troménie » est une francisation du breton tro-minihi, littéralement tour (tro) du minihi, dérivation du latin monachia (espace monastique au Moyen Age).
   L'église Saint Ronan est un patrimoine remarquable et j'y consacrerai le prochain intermède.

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Lundi 25 août 2014 à 8:30

Notre personnalité

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    En dehors des mois de vacances, j’organise tous les mois des conférences techniques ou scientifiques pour des ingénieurs. Il me faut donc trouver un conférencier sur un sujet donné, puis m’assurer que l’exposé correspondra bien au sujet et surtout qu’il sera compréhensible par des personnes, ayant une culture technique, mais non spécialistes de la question. Et je constate que les spécialistes surestiment toujours les connaissances d’autrui, et trouvent évidentes et ne méritant pas d’explications, des connaissances qui sont loin d’être familières à des personnes ne travaillant pas dans le même domaine.
    Il m’est souvent arrivé de choisir un cadeau parce qu’il me plaisait, et sans être sûr qu’il plairait à la personne à qui je l’offrais.

    Nous attribuons souvent aux autres les mêmes idées ou croyances, les mêmes désirs que les nôtres : les psychologues appellent cette propension le « biais égocentrique ».
    Les psychologues pensent qu’alors, lorsque nous voulons comprendre autrui, nous procédons en quatre étapes :
    - nous cherchons de l’information sur l’autre et sur le contexte et l’environnement;
    - nous essayons de nous mettre à la place de l’autre en fonction des informations recueillies.
    - nous nous demandons comment nous réagirions à sa place, qu’elles seraient nos émotions, nos raisonnements, nos décisions.
    - nous attribuons à l’autre ces sensations et actions que nous aurions à sa place.
    Bien entendu les informations que nous avons sont partielles, et elles ne sont pas les mêmes que celles que possède l’autre.
    Mais surtout chacun ayant sa propre personnalité, nos réactions nous sont propres et correspondent à notre façon d’être.
    C’est pour cela que l’on appelle cette attitude un biais, car elle peut souvent nous induire en erreur.

    A l’inverse, autrui peut avoir une influence sur nos pensées et notre comportement, même dans les cas où nous pensons qu’il a tort. Le psychologues appellent cela le « biais altercentriste ». Nous pouvons même croire aveuglément une personne, ou vouloir partager les idées et habitude d’un groupe, ou suivre une mode sans réfléchir.
    En définitive, il peut nous arriver d’être « sous influence ».
    Le cas extrême est celui de la personne qui obéit à une autre quelles que soient ses opinions personnelles, par une sorte de soumission, d’esclavage affectif et intellectuel.
     Le plus souvent ces personnes sont peu instruites.
    L’instruction littéraire et scientifique est en fait le meilleur moyen d’acquérir une certaine indépendance d’esprit; la philosophie et la littérature permettent de confronter et de comparer de très nombreuses idées, et la science habitue à la logique, à la critique, au doute et à la vérification des théories.

    L’examen des préférences cérébrales permet de diminuer le « biais égocentrique », comme  le « biais altercentriste ».
    Connaître ses propres préférences cérébrales et donc tout un pan de sa personnalité permet de mieux identifier ses propres pensées et comportements. Mais on peut assez facilement connaître aussi celles de ses interlocuteurs et cela permet de différencier les leurs par rapport aux vôtres et donc de diminuer le biais égocentrique.

    L’analyse de la préférence cérébrale « indépendance d’esprit », permet de savoir dans quelle mesure on est influençable. J’en rappelle succinctement le contenu.
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  En général, une personne influençable (préférence Influ.) :

- se préoccupe en permanence du jugement d'autrui;
- attache une très grande importance à son aspect et à ce qu'elle parait;
- est soucieuse des modes;
- se conforme sans discussion aux règles morales et sociétales;
- est influençable aux opinions et actions des autres;
- suit facilement un meneur ou un conseiller ;
- a du mal à maîtriser ses émotions causées par autrui;
- a une idée floue de ses propres limites et n'a pas confiance en elle.

          En général, une personne indépendante ( préférence Indép.) :

- est plutôt soumise à son propre jugement et ne se préoccupe que faiblement de l'opinion des autres;
- ne se préoccupe que modérément de son image;
- n'admet ses règles de vie qu'après réflexion et choix personnel (ce que Freud appelle le "surmoi");
- n'a pas l'esprit moutonnier et se soucie peu de la mode;
- ne se laisse pas facilement influencer par les discours et les actes;
- a une indépendance d'esprit vis à vis de meneurs ou de conseillers;
- arrive à contrôler les émotions provoquées par autrui;
- a une idée précise de ses limites et une certaine confiance en soi.

           Ce qui différencie principalement 'Influençable de l'Indépendant :

    L'influençable a un souci permanent de l'idée que les autres se font de lui (ou de ce qu'il croit être cette opinion), craint le jugement d'autrui et donc se conforme sans discuter aux règles du groupe ou de la société. Il se laisse influencer et a donc une liberté d'esprit toute relative et un comportement plus ou moins moutonnier.
    L'indépendant, tient compte de l'opinion d'autrui, mais ne craint pas  en permanence ce jugement et sait passer outre s'il le juge nécessaire. Il est donc peu influencé par la mode et n'accepte les règles morales et sociétales qu'après avoir jugé par lui-même de leur opportunité.
Il est indépendant d'esprit et tout en pouvant tenir compte de l'opinion des autres, il ne le fait qu'après discussion et réflexion. Il maîtrise les émotions causées par autrui et a conscience de ses limites, de ses qualités et défauts. Par contre il tient souvent trop à ses opinions

Dimanche 24 août 2014 à 8:14

Notre cerveau : intelligence; langage

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    J’ai lu un compte rendu de recherche intéressant concernant la dyslexie.

    Savez vous ce qu’est ce trouble, qui rend l'enfant presque incapable malgré son adaptation à la classe, d'apprendre à lire, à écrire, à s'exprimer oralement.
    Il peut apparaître dans les premières années de vie, lorsque vers 3/4 ans, l’enfant fait de fréquente erreurs d’élocution des mots, mais le plus fréquent est l’apparition de difficultés au CP lorsque l’enfant apprend à lire.
    L'enfant confond alors à la lecture, certaines lettres de formes voisines ou proches phonétiquement; il inverse l'ordre des lettres, de certaines syllabes, de certains mots; il omet certains sons, ou en ajoute d’autres. Ces confusions ne sont pas systématiques et selon les moments, l'enfant peut lire correctement ou effectuer ces erreurs.
    Dans les cas sérieux, la lecture est hachée, hésitante, incompréhensible. L'enfant ne réussit pas à transformer les symboles écrits en phonèmes.

    Les raisons peuvent être diverses :
          - Ce peut être un manque d’attention, mais alors cellui-ci intervient aussi dans d’autres apprentissages.
          - Un environnement socioculturel et économique défavorable peut intervenir, mais agit également dans d’autre domaines.
          - Une lésion mineur du cerveau, essentiellement des centres de la parole.
          - Un déficit intellectuel, mais il a des répercussions autres.
          - Des méthodes d’apprentissages de la lecture inadaptée (méthode globale seule).
          - Des troubles psycho-affectifs, mais ils peuvent être décelés par ailleurs.
           - Des anomalies oculaires, notamment un trouble de la vision binoculaire ou des saccades oculaires.
          - Des troubles de l’audition, mais le langage est alors perturbé aussi au niveau oral.
          - Un trouble de l’élocution au niveau de l’émission des sons.
    Il est donc nécessaire d’effectuer notamment des examens oculaires et auditifs.

    En général on réserve le terme de dyslexie à des défauts chez un enfant intelligent qui a des résultats convenable dans d’autres matières, et qui ne souffre pas de  troubles psychologiques. Toutefois l’échec ressenti dans l’apprentissage de la lecture peut déclencher de tels troubles.

    Souvent la dyslexie est suivie de dysorthographie.
    Ce terme désigne les erreurs orthographiques qui font suite à la dyslexie. Elle se manifeste non par l'ignorance d'une règle grammaticale mais par la difficulté ou l'impossibilité de considérer la phrase comme un ensemble organisé.

    Pour beaucoup d’enfant le trouble de dyslexie n’est pas trop important et on arrive à le réduire et même l’éliminer grâce à des stimulations spécifiques des sons et de la vue des mots : stimuli de voix humaine ou de musique enregistrés sur bande magnétique, des stimulations de coordination des rôles respectifs de chaque hémisphère en donnant la même information aux deux oreilles avec des filtres différents, des stimulations grapho-auditives, dictées spéciales de mots voisins de ceux sur lesquels l’enfant fait des erreurs.…

    L’étude que j’ai lue, a été menée par des équipes de l’INSERM, du CNRS, de l’EHESS et de l’Ecole Normale Supérieure, sur des enfants atteints de fortes dyslexies, en analysant tout le système d’écoute et d’interprétation des sons.
    Les chercheurs ont observé les oscillations électriques produites par chaque hémisphère cérébral en réponse à des sons de différentes fréquences.
    Chez les sujets non dyslexiques, le cortex auditif gauche réagit en émettant des oscillations électriques à un rythme de 30 à 40 par seconde, ce qui correspond à la fréquence des phonèmes, et le cortex auditif droit à 4 à 5 hz, au rythme des syllabes.
    Chez les enfants dyslexiques, le cortex gauche oscille à 50 Hz, très au dessus du rythme des phonèmes, donc sans lien avec le langage, et le droit oscille à 30 Hz.
    De plus à 50 Hz, il semble que l’analyse des données sonores à cette fréquence de 50 Hz sature probablement la mémoire de travail des enfants.
    La lecture est alors perturbée, car elle suppose de savoir découper mentalement les sons de la parole. Ces anomalies pourraient être d’origine génétique,
    Ces études seront poursuivies pour connaître leur degré de généralité.
    De telles observations pourraient conduire à distinguer plusieurs types de dyslexie, certains sujets présentant un défaut très net de la répartition des tâches entre les hémisphères droit et gauche, et d’autres beaucoup moins.

Samedi 23 août 2014 à 9:30

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        Je n'ai jamais parlé de l'île de Groix, qui est à quelques km au large de Lorient. On la voit très bien en détail de la côteet bein entendu il faut prendre un bateau pour y accéder. De grande vedettes font le voyage plusieurs fois par jour en partant de la rade de Lorient, jusqu'au petit port de Port Tudy. La ville principale au centre de l'île s'appelle d'ailleurs Saint Tudy, le patron de l'île.

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     C'est la seule île où il y a vraiment des cultures, mais les côtes restent escarpées et à chaque extrémité de l'ïle, un petit phare.

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Vendredi 22 août 2014 à 8:51

Energie, nucléaire, économies

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    La production de l’énergie produite par les courants en milieu marin, est suffisamment importante pour être traitée de façon spécifique.
    Comme l'éolien, l'énergie des courants de marée est intermittente avec des variations d'intensité liées au cycle de la marée (le courant est faible quand la mer est étale, soit quatre fois par 24 heures) et de son coefficient. Mais cette force du courant n'est pas dépendante de la météo mais de la lune : on peut donc faire des prévisions des années à l'avance et estimer avec précision la production d’électricité.
    C'est un domaine assez prometteur puisque l'on estime que, pour s'en tenir aux seules hydroliennes, la puissance installée dans le monde serait de l'ordre de 2-3 gigawatts en 2020 et entre 20 et 30 gigawatts en 2030.
    Pour notre seul pays, le potentiel d'exploitation est de l'ordre de 2,5 gigawatts (c'est le second en Europe, après celui des îles Britanniques), correspondant à un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros en 2020 et de 10 milliards d'euros en 2030.
    Le développement de ces technologies se fera en trois étapes avec des enjeux différents.
    Le premier enjeu est d'ordre purement technologique, pour faire des démonstrations à l'échelle unitaire. Il est actuellement réalisé dans la firme française DCNS et ses filiales.
    Le deuxième enjeu est industriel, celui de la ferme pilote, pour faire marcher plusieurs machines ensemble avec un coût de l'énergie pertinent et un développement commercial.

    DCNS veut faire de Cherbourg, où le groupe naval construit des sous-marins, son site de fabrication d'hydroliennes. Situé à quelques encablures du Raz Blanchard, c'est l'un des plus gros gisements mondiaux de courants de marée.
    Il s’agira, à terme, de produire à Cherbourg 100 hydroliennes par an, (donc tous les deux jours) une machine de la taille d'un immeuble de 7 étages.
    Cherbourg est un établissement où sont produits depuis plus de cent ans, les sous-marins et il est donc habitué aux études de grosse mécanique, de moteurs et de production de courants électriques.
    Le projet serait de construire un millier d’hydroliennes de 2,5 MW, dans le Raz Blanchard (2,5 Gw est équivalent à 1,5 centrale nucléaire.
    Situé entre La Hague et l'île anglo-normande d'Aurigny (Alderney pour les Anglais), ce passage d'une quinzaine de kilomètres est l'un des sites côtiers français où les courants de marées sont les plus forts, et le "troisième gisement mondial", après la baie de Fundy à l'est du Canada et un site au nord de l'Ecosse.
    L'autre atout de ce site est sa proximité avec la centrale nucléaire de Flamanville : les hydroliennes pourront en effet être "branchées" sur le réseau électrique de la centrale, moyennant sa "mise à niveau" par EdF pour le rendre capable de recevoir l'énergie supplémentaire.

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   La filiale Openhydro de DCNS a mis au point une turbine sous-marine, à axe horizontal avec génératrice périphérique à aimants permanents, complètement intégrée dans la carène qui supporte l’hélice. La machine est fixée sur un tripode métallique par 30 mètres de fond. L’arrimage au sol est en effet un problème difficile. La hauteur totale est de 21 mètres au dessus du fond et le poids de la machine est d’environ 700 tonnes.
    La turbine fait 16 mètres de diamètre. Son centre ouvert laisse un passage à la faune marine. La turbine est réversible, pour s’adapter au changement de sens du courant.
    La roue, constituée de pales fixes et bi-directionnelles, est en fibre de verre et présente la particularité d'être évidée en son centre, permettant ainsi le passage des poissons et mammifères marins dans un n orifice de 3 mètres de diamètres. Le maintien et le guidage de l'ensemble roue / rotor dans son logement sont assurés par des paliers pour les faibles vitesses puis par la création d'un film d'eau à vitesse nominale.
    Openhydro a déjà réalisé en 2011 une turbine expérimentale pilote pour l’EDF, de 0.5 MW, à Paimpol-Bréhat, qui fonctionne depuis 2011. Deux nouvelles turbines de 16mètres de 2,5 Mw vont être testées, raccordées au réseau, pour pouvoir démontrer la fiabilité à long terme d’une technologie totalement innovante en situation réelle. Cette phase pilote permettra le déploiement à partir de 2016 de fermes pré-commerciales et le développement d’une filière industrielle de l’hydrolien en France.

    Openhydro a également été sélectionnée par le Ministère de l’Energie de Nouvelle-Ecosse, au Canada, pour la réalisation d’une ferme pilote d’hydroliennes sur le site expérimental du Centre de recherche FORCE (Fundy Ocean Research Centre for Energy).
    OpenHydro va procéder au déploiement d’une ferme pilote d’hydroliennes d’une puissance de 4 MW qui sera intégralement raccordée au réseau électrique en 2015. Ce système sera composé de deux turbines de 16 mètres (2,0 MW). Ce projet sera réalisé par un consortium dirigé par OpenHydro, conjointement avec la société d’énergie Emera basée en Nouvelle-Ecosse
    A terme, ce sera le premier système au monde d’hydroliennes interconnectées d’une capacité de plusieurs mégawatts permettant de fournir de l’électricité à plus de 1 000 habitants de la Nouvelle-Ecosse.
    La réalisation de telles installations est complexe, car à coté des matériels eux mêmes, il faut faire de nombreuses études d’interférence avec le courant pour optimiser le rendement des machines.
   

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