Jeudi 21 août 2014 à 8:46

Energie, nucléaire, économies

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    Depuis longtemps je voulais faire des articles sur les énergies marines, et surtout les hydroliennes.
    Les journalistes ne font guère mention que de l’éolien situé en mer sur des plateformes ancrées ou flottantes. (éolien offshore).
    Ils ne parlent plus de l’énergie marémotrice, due aux mouvements de flux et de reflux des marées, et de la centrale de la Rance. C’est une technique mature, mais qui ne semble pas avoir un grand avenir, car elle est d’un coût efficacité élevé et peu de sites naturels sont susceptibles de l’utiliser.
    Ils s’intéressent peu aux autres techniques :
            - l’énergie hydrolienne, exploitant les courants marins;
            - l’énergie houlomotrice, produite par le mouvement des vagues;
            - l’énergie thermique des mers, exploitant les gradients de température entre les eaux de surface et les eaux profondes;
            - l’énergie osmotique, basée sur les différences de salinité des eaux douces et salées, qui en est au stade recherche et ne sera donc utilisable qu’à long terme.
    Une nouvelle industrie va naître d'ici à quelques années. Le stade de la commercialisation est prévu entre 2016 et 2018.
    La France est le seul pays avec les États-Unis à être présent dans tous les segments; elle est l'actuel leader mondial, avec plus de 500 millions d'euros d'investissement par an.
    Les énergies marines renouvelables pourraient ainsi permettre de créer 80 000 emplois directs et indirects en 2030.

    La France dispose d'avantages certains dans ce domaine avec ses façades atlantique et méditerranéenne, et fait des efforts importants, principalement grâce à la DCNS, sous l'égide d'un de ses directeurs, Frédéric Le Lidec.
    La Direction des Constructions Navale (DCN) était un organisme industriel d’Etat, chargé de l’étude, la construction et l’entretien des navires militaires de la Marine, française, et outre un service Technique et le Bassin des Carènes, en région parisienne, l’établissement d’Indret spécialiste des chaufferies marines, notamment nucléaires, et la forge à canons de marine de Ruelle, comprenait surtout quatre « arsenaux » à Toulon, Brest, Cherbourg et Lorient, créés par Richelieu en 1631, puis Colbert sous Louis XIV.. Elle exportait aussi certains de ses navires.
    En 2001, la DCN change de statut pour se transformer en société de droit privé à capitaux publics, (l’Etat en possède 64%, l’autre principal actionnaire étant Thalès), et en 2007 devient DCNS, qui n'est plus qu’un sigle. Elle emploie 13 650 collaborateurs et a un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.
    DCNS a actuellement 8 filiales dont la société irlandaise Openhydro, spécialisée dans les hydroliennes.
    Il y a, d’un point de vue technologique et industriel, de grandes synergies entre ce domaine et le naval de défense, métier historique de DCNS. Les savoir-faire du groupe, ses moyens industriels et son expertise permettent à DCNS de jouer un rôle moteur sur l’ensemble du cycle de réalisation de ces nouveaux systèmes, depuis la conception jusqu’à la construction et la maintenance. DCNS a l’ambition de réaliser un tiers de son chiffre d’affaires à terme de la décennie, dans le secteur des énergies marines.
           
    DCNS investit dans quatre des principales technologies d’énergies marines renouvelables :

    - l’énergie du vent en mer, captée à l’aide d’éoliennes flottantes installées au large.
    En décembre 2013, le gouvernement français a lancé une demande d’information en vue d’exploiter le potentiel français de l’éolien flottant en mer, en vue de la réalisation de fermes pilotes en 2018, puis de fermes commerciales à partir de 2020.
    DCNS ambitionne de réaliser un premier démonstrateur multimégawatts en 2017.
    Toutefois elle est une source variable en fonction du vent et non prédictible et a donc les mêmes inconvénients que l’éolien terrestre, mais avec des vents plus forts et plus réguliers.
    Outre la résistance mécanique en mer, la variation de la position de l’éolienne par rapport à la verticale est une des difficulté rencontrées. Les éoliennes actuelles admettent environ 10d° degrés d’inclinaison.
    Contrairement aux éoliennes en mer classiques, fixées sur fondation au plancher marin, les éoliennes flottantes sont maintenues grâce à un système d’ancrage à câbles.
et peuvent être construites sur des fonds marins jusqu’à 200 mètres (contre 40 pour les éoliennes offshore fixes).
    Le problème reste une question de coût de l’investissement et donc du kwh produit, qui est actuellement le triple du coût de l’éolien terrestre.

    - l’énergie des vagues, dont le principe est de récupérer l’énergie de la houle.         La France est également bien placée pour l'houlomoteur, avec 2 projets parmi les 10 premiers.
    DCNS évalue actuellement plusieurs technologies houlomotrices en collaboration avec la firme finlandaise Fortum, et contribue actuellement au déploiement, à La Réunion, du projet « Houles australes », permettant de tester une technologie de la société australienne Carnegie. C’est aussi une source variable dans le temps, tributaire de la météo.
    Un projet d’une installation en baie d’Audierne d’un démonstrateur de 1,5 MW est également à l’étude. Installée à l’horizon 2016, la ferme pilote sera composée de grands battants sous-marins, posés sur le fond de mer à environ 20 mètres de profondeur.

    - l’énergie thermique des mers (ETM) exploite la différence de température entre les eaux de surface, chaudes dans les mers tropicales, et les eaux froides des profondeurs, pour produire du courant électrique en continu. C’est une source continue et prédictible.
    A la surface, grâce à l'énergie solaire, la température de l'eau est élevée (elle peut dépasser les 25 °C en zone intertropicale) et, en profondeur, privée du rayonnement solaire, l'eau est froide (aux alentours de 2 à 5 °C), et la densité volumique de l'eau s'accroît lorsque la température diminue, ce qui empêche les eaux profondes de se mélanger aux eaux de surface, et de se réchauffer. Cette différence de température peut être exploitée par une machine thermique, utilisant respectivement l'eau venant des profondeurs et l'eau de surface comme sources froide et chaude .
    Les industriels français occupent la première place mondiale sur l'énergie thermique des mers.
    Il y a deux principaux acteurs dans ce domaine dans le monde : DCNS et Lockheed Martin. Les quelques projets actifs en sont encore au stade de pilote.
    La puissance unitaire de centrales devrait être de l'ordre de 10 MW. Il s'agit d'une technologie qui n'a pas encore atteint le stade de la maturité et qui serait adaptée à des marchés à coût local élevé de l’énergie.
    Elle suppose la conception et la tenue de la conduite de quelques mètres de diamètre d'amenée d'eau froide, puisée à plus de 1000 mètres de profondeur, sans commune mesure avec ce que connaît l'industrie pétrolière, qui doit permettre le pompage de 1000 m3/heure. Elle nécessite en outre des échangeurs thermiques résistant à l'encrassement et une efficacité du cycle thermodynamique.

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/EMDemonstrateurterre300x217.jpg    DCNS a installé début 2012, un prototype énergie thermique des mers à l’Université Saint Pierre à la Réunion. Cette reproduction à échelle réduite du système de production d’énergie d’une future centrale ETM, contribue à confirmer l’intérêt de cette technologie. Les DOM-COM français, les Caraïbes et l’Asie pourraient bénéficier d’offres de centrales flottantes clés en main dès 2014. DCNS développe parallèlement une solution à terre, qui pourra également être proposée en 2014.
    Il s’agit d’une reproduction, à échelle réduite, du système de production d’énergie d’une future centrale ETM (cf photo ci contre). Le système simule les arrivées d’eau chaude et d’eau froide, nécessaires à son fonctionnement. Le prototype à terre est avant tout un outil de recherche et développement ayant pour but principal de tester différents éléments clés du système de production d’énergie (échangeurs de chaleur, cycles thermodynamiques). Il vise également à optimiser les enjeux technologiques et financiers liés à l’ETM. Le prototype à terre ETM a été construit et qualifié dans le centre DCNS de Nantes-Indret. Il a ensuite été transféré et mis en fonction début 2012 sur le site de l’université de Saint- Pierre, à La Réunion.

    - l’énergie des courants de  marées, captée à l’aide de turbines sous-marines, appelées « hydroliennes », qui transforment l’énergie des courants marins en électricité.    
    L’ambition de DCNS est de réaliser un chiffre d’affaires d’au moins un milliard d’euros à l’horizon 2025 sur le marché de l’énergie hydrolienne. Plusieurs dizaines de milliers de turbines devraient être installées à terme à travers le monde.
   
    Je traiterai ce sujet dans l’article de demain.

Mercredi 20 août 2014 à 8:48

Bretagne

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      Quelques vues de la côte de Belle Isle en Mer, très découpée, superbe à voir mais dangereuse les jours de grosse mer, surtout sur la partie vers l'océan.

      A l'extrémité nord de l'île, la pointe des Poulains, et son petit phare, où l'actrice Sarah Bernhardt a séjourné, dans un fortin militaire qu'elle avait acheté.
      Cette pointe doit son nom à un rocher en forme de tête de cheval (photo de droite).

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      En allant vers l'oest, on trouve la grotte de l'Apothicairerie, que j'ai eu autrefois le privilège de visiter. Assez dangereuse d'accès, malgré des balustrades le long du sentier intérieur rocheux en surplomb, et aussi parce que les visiteurs n'étaient pas raisonnablkes, elle est aujourd'hui fermée au public, par peur d'accidents. Dommage, c'était superbe et impressionnant.

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 Un peu plus à l'ouest, les aiguilles de Port Cotton, impressionnantes par gros temps.Par beau telmps on peut y faire du canoë.

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      Puis la crique de Goulphar, qui est d'un abord très difficile par gros temps ou de nuit, mais qui s'évase ensuite permettant un moullage abrité. En haut de la crique, plusieurs hôtels et surtout le grand phare, datant de 1830, que l'on peut visiter (mais il vaut mieux ne pas avoir le vertige, sur la passerelle autour de la lampe, à 52 m de haut et après avoir gravi marches. Sa portée est de 50 km.

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     Et, dans la campagne avoisinante, on peut admirer de jolies maisons bretonnes, bien rénovées.

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Mardi 19 août 2014 à 8:34

Notre cerveau : émotions

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      Je fais souvent des articles concernant le stress et la lutte contre l’angoisse, car ce sont des situations que je rencontre souvent chez mes correspondantes.
    Lutter contre le stress est effectivement une capacité importante pour la santé : les psychologues l’appellent la « résilience ».
    Le mot résilience désigne de manière générale la capacité d'un organisme, un groupe ou une structure à s'adapter à un environnement changeant. Les ingénieurs connaissent bien la résilience d’un métal, qui est la capacité à absorber de l’énergie à la suite d’un choc ou d’une déformation, et éventuellement à revenir à l’état initial.

    Au plan physiologique, la résilience est la capacité à récupérer face à l’adversité et elle dépend surtout, d’une part de certains centres du cerveau, et d’autre part de certains neurotransmetteurs.
    Les circuits concernés sont le circuit du stress, qui est principalement controlé par les centres amygdaliens, et le circuit de récompense (apprentissage, plaisir), dont le principal initiateur est le noyau accumbens. Le cortex préfrontal médian est également concerné, car il contrôle et coordonne les autres circuits.
    En fait ce n’est pas aussi simple : l’amygdale intervient aussi dans le fonctionnement des centres de récompense et le contrôle des émotions, le noyau accumbens est aussi concerné lorsqu’il s’agit de rapport sociaux et la sociabilité.
    Le cortex cingulaire intervient aussi dans le contrôle des émotions, l’hippocampe va chercher des souvenirs en mémoire et de nombreux autres centres peuvent intervenir.
    Le cortex préfrontal gauche par exemple a un rôle inhibiteur de l’amygdale et limite donc le stress, en calmant l’anxiété et en permettant au cortex préfrontal de reprendre le contrôle de la situation..
    Plusieurs neurotransmetteurs ou hormones interviennent également :
    Pour le stress une petite protéine, le neuropeptide Y et le cortisol. Une forte concentration en cortisol annonce une grande anxiété, voire l’approche d’une dépression, alors qu’une forte concentration de neuropeptide Y accompagne en général une lutte contre l’anxiété.
    La noradrénaline aide à réagir contre une menace, mais si une forte concentration perdure, elle mène à l’anxiété chronique. La dopamine intervient dans tout le circuit de récompense et la sérotonine dans la régulation des humeurs et elles aident donc à réagir contre les situations négatives.
    On ne connaît pas ces processus physiologiques dans le détail, mais néanmoins leur connaissance permet de définir des comportement pour augmenter sa résilience et mieux maîtriser les situations négatives.

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    Si l’on se place au niveau comportemental, et par exemple celui des préférences cérébrales, il est certain que certaines configurations de personnalité favorisent la résistance au stress et que d’autres rendent plus vulnérable.
    La préférence qui favorise le plus la résilience est l’optimisme, alors que le pessimisme la diminue fortement. L’indépendance d’esprit est également favorable car elle donne une meilleure confiance en soi, et un souci moins grand de l’opinion d’autrui.
    La préférence de décision « logique » permet en général une appréciation plus indépendante et plus sereine des situations. C’est moins certain pour le préférence « jugement », car si la personne qui essaie raisonnablement de maîtriser à l’avance les situations est en général moins stressée, la personne fortement J, qui veut tout maîtriser et n’y arrive pas peut être très angoissée à cette idée.
    La personne de préférence de perception G, orientée vers l’avenir a souvent une meilleure résilience que celle de préférence S, si le passé est trop présent.

    Si maintenant on se pose la question : comment augmenter ma résistance au stress et mon retour à la normale après un événement traumatisant, on retrouve des recettes classiques, qui découlent d’ailleurs de ce qu’on a dit au plan physiologique.
    La conduite la plus efficace est de s’entraîner à ne pas se lamenter sur ce qui est arrivé, à ne pas avoir de remords de ce que l’on a fait et de regrets de ce qu’on n’a pas osé faire, et d’essayer d’analyser les situations le plus objectivement possible.
    C’est ensuite d’essayer de minimiser le mauvais coté des choses et de penser au contraire à ce que la situation, même stressante peut apporter de bon.
    Si on arrive à bien surmonter une épreuve, on acquiert davantage de confiance en soi, davantage d’expérience, et la vie paraît en général ensuite plus facile et heureuse.
    Il faut arriver à maitriser ses émotions, à repousser les pensées négatives pour les remplacer par des positives.
    L’autre remède très efficace est l’action : si on est très occupé, si l’on fait du sport qui permet de se détendre mais aussi de se dépenser et de relever des défis, les soucis stressant passent au second plan : on a moins de temps pour y penser; ils sont statiques alors que l’action vous emporte par son dynamisme.
    Les relations sociales sont aussi un facteur d’augmentation de la résilience, car elle favorise le fonctionnement du noyau accumbens, et la sécrétion de sérotonine. Les centres amygdaliens participent aussi à cette fonction, car on y distingue trois groupes de neurones qui respectivement nous incitent à être amène vis à vis d'une personne ou au contraire à la repousser, ou à s'associer avec d'autres.

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    J’ai souvent vu des jeunes personnes au bord de la dépression, guérir subitement parce qu’elles avaient un nouvel ami ou petit ami qui s’occupaient d’elles.
    Il faut se dire que dans ce domaine, le « moral » est prépondérant : je connais des personnes qui n’ont guère de vrai problème, mais qui s’en créent de façon permanente dans leur esprit, alors que d’autres personnes atteintes d’une maladie chronique, arrivent à surmonter leur handicap et à vivre de façon très positive et pratiquement normale.

Lundi 18 août 2014 à 8:47

Politique, économie, religion.

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     Je regrette parfois dans mon blog que le « bon sens » semble de moins en moins présent aujourd’hui, bien que les gens soient en moyenne plus instruits, et un de mes grands pères, qui n’avait que son certificat d’étude, n’aurait jamais cru n’importe quoi, ni agit n’importe comment.
    Et même des personnes sensées avoir des responsabilités importantes, comme nos hommes politiques, ont parfois des réactions aberrantes. On constate que souvent on prend une décision sans avoir réfléchi aux conséquences et on s’en aperçoit ensuite lorsqu’on l’a mise en pratique. Le résultat est parfois bon, mais parfois très médiocre et malheureusement la dépense est engagée et il est trop tard pour reculer.
    J’avoue être très surpris de la politique suivie depuis quelques années, par la mairie de la ville de Carnac.

    Carnac est difficile à gérer, car la commune environ 7 000 habitants permanents, mais 50 000 l’été et près des 2/3 des estivants sont hébergés dans des maisons individuelles, tout autour de la ville. Les impôts communaux des propriétaires des résidences d’été sont un revenu essentiel pour la municipalité.
    La ville est assez bien équipée pour recevoir ce supplément de vacanciers, mais rues et canalisations autour des résidences secondaires sont dans un état assez lamentable.
    La ville disposait d’un casino, d’un centre municipal, de deux salles de conférences et de concerts, sans compter les concerts tous l’été dans les églises des diverses communes, de trois salles de cinéma, d’une bibliothèque municipale plus une autre tenue par une association. Tout possesseur d’une maison peut mettre en place internet (même seulement pour deux mois d’été) sur sa ligne téléphonique ouverte pour cette même période (c’est ce que je fais depuis 8 ans), et des antennes relais permettent l’utilisation de la 3G et maintenant de la 4G.
    Mais la ville a tenu a faire réaliser une médiathèque, (l’espace culturel Terraqué), qui a coûté fort cher, (nettement plus d’un million d’euros), et qu’on a réalisée sans se soucier des frais de fonctionnement. Résultat, vu son coût, elle n’est ouverte que deux heures par jour et un peu plus grâce à des étudiants l’été; la salle de théâtre est peu utilisée, quatre PC ne sont guère utilisés que l’été, et si la bibliothèque est mieux que l’ancienne, on peut se demander si le coût en valait la chandelle, car on a dû augmenter les impôts pour payer l’investissement.
    De plus elle a été construite sur l’emplacement du marché, qui a dû s’étendre dans les rues, ce qui rend la circulation des acheteurs très difficile les dimanches d’été, compte tenu de l’affluence et de l’étroitesse des allées entre commerçants.

    Autre idée saugrenue de la municipalité, le syndicat d’initiative. Carnac en possède deux bien organisés et achalandés, l’un au milieu des plages, et l’autre sur la place de l’église, dans le bourg à environ 1,5 km. Les employés sont aimables et assez nombreux l’été, grâce à l’apport d’étudiants.
    Mais la directrice considère qu’elle n’a pas un espace suffisant, avec salles de conférences, et elle a déclaré un jour dans Ouest France, que peu importe le coût, pourvu que le service soit de grande qualité. C’est facile à dire quand c’est l’argent du contribuable.! Et la mairie avait fait le projet de supprimer les deux petits bâtiments actuels pour en construire un grand, là aussi sur le place du marché, qui n’est pas au centre de la ville et qui est à plus d’un km des plages. Devant les hurlements des plaisancier et le coût de l’opération, le projet semble enterré ou au moins reporté.
    Et pas moyens de connaître le programme des festivités des communes voisine. Chaque commune garde jalousement ses propres informations, alors que l’union fait, dit on, la force.

    Autrefois les ordures ménagères étaient ramassées trois fois par semaine l’été, ainsi que des sacs par les objets plastiques. Des conteneurs existaient en plusieurs endroits le long des plages et à la ville pour déposer ces déchet lorsque l’on partait de sa résidence et pour y déposer aussi les journaux et revue, ainsi que les bouteilles en verre.
    Le lundi un camion passait relever les déchets verts que l’on mettait dans des sacs papiers que l’on pouvait acheter à la commune, et une fois par quinzaine un camion emmenait les objets encombrants.
    Ces deux derniers services ont été supprimés et il faut emmener soi même ces objets et sacs en voiture à la déchetterie (comment font les vieilles personnes qui n’ont pas de voiture ?). Le relevé des ordures ne se fait plus que deux fois par semaine, et il faut emmener ses poubelles au bout de la petite rue, car le camion ne veut pas perdre de temps à manœuvrer.
    Les conteneurs ont peu à peu été supprimés et des conteneurs enterrés ont été mis en place …. encore sur la place du marché. Ils ne sont pas suffisamment ramassés en période estivale et des ordures traînent à leurs pieds et au plan hygiène, les jours de marché, ce n’est pas très salubre !
    On pourrait penser que le coût du ramassage d’ordures a baissé dans les impôts. Pensez vous cela a augmenté, bien que ce soit nous qui fassions le tri et que l’on revende sûrement verres et plastiques.
    A Paris j’ai toujours le même service que j’avais initialement à Carnac et je ne paie pas plus cher pour toute l’année que pour 3 mois environ de séjour à Carnac.
    Dernière invention de la mairie, des puces électroniques sur les poubelles et il est envisagé de faire payer les ordures au nombre de relevés. Certes ce sera moins cher pour les estivants comme moi, mais j’imagine la pagaille : ceux qui mettront leurs sacs dans la poubelle du voisin, ceux qui les amèneront deux fois par semaine les jours de marché, dans les conteneurs de la place du marché, qui n’en déborderont que plus, les gens qui garderont leurs ordures &( jours jusqu’à ce qu la poubelle soit pleine (bonjour les odeurs !). La mairie est tout étonné quand on lui parle de ces possibilités de difficultés.

    Autre belle invention les nouveaux sens interdits : si l'on veut prendre la route habituelle en venant des plages pour aller à la petite ville, on tombe sur un sens unique qui vous en éloigne, alors on tourne à la première à droite deux fois, pour revenir, mais on retombe sur un sens unique, qui vous ramène sur le premier.
    Alors on reprend la deuxième à droite, mais même topo : on est ramené au point de départ. Cela ressemble à du Raymond Devos.
    On peut s'en sortir en tournant à gauche plus loin et en suivant un itinéraire compliqué, réservé aux seuls initiés et sans aucune indication.
    J'ai expliqué cela à un touriste anglais, complètement perdu et las de tourner en rond. Il m'a dit que la municipalité de cette ville était "loony" (cinglée).
    Les commerçants de la ville sont consternés car ils n'ont que peu de clients et des pétitions circulent partout, mais la mairie est sourde.
    Et ce serait trop simple de rétablir le double sens : en début d'année, la mairie veut faire une rue piétonne, dont le coût est estimé à presque un million d'euros : Bravo les impôts !

    Et la ville s'endette, et les impôts communaux augmentent de façon importante.
    Des services communaux incompétents qui ne savent pas discuter des marchés et font appel à n'importe quel conseiller, aucune concertation avec les habitants, et une absence totale de bon sens. Il serait grand temps qu'il y ait une "Cours des petits comptes" pour contrôler les finances des communes, et qu'on oblige les élus à suivre une formation sur la gestion financière, la négociation de contrats, et la communication avec leurs administrés.

    Enfin la dernière invention pour l'avenir, tout aussi absurde.
    Il y a 3 supermarchés à Carnac, un à la ville, un à la plage et un entre les deux. Mais celui de la plage, le plus grand, draine toute la clientèle; presque tous les estivants y vont tous les jours (il y a un excellent traiteur avec des plats préparés pas trop chers). Un autre supermarché de la même marque est également très apprécié à Plouharnel, à 2 km de la ville et 3 km des plages.
    Il y a une dizaine d'années la mairie a créé une zone à 6 km de la ville et 8 des plages, pour des artisans : garages de marques, ateliers municipaux, artisans du bâtiment, locaux divers. Puis, en leur promettant de développer la zone,  elle y a attiré deux magasins de décoration, mais qui périclitent, faute de clients. Pourquoi aller aussi loin.
    Alors la mairie a conçu un projet génial : elle aide financièrement à déménager dans la zone et à agrandir le supermarché de la plage et il pourra revendre le terrain au prix fort, pour faire des immeubles.
    Parfait sur le papier, mais on n'a pas consulté les habitants.
    Venant à Carnac depuis 1950, je connais bien les habitudes du coin, et je n'ai pas encore trouvé quelqu'un qui me dise qu'il ira à cet endroit, en faisant tous les jours le double de kilomètres, pour retrouver ce supermarché, déplacé entre la déchetterie et le funérarium. Tous m'ont dit qu'ils achèteraient un peu plus aux marchés des mercredi et dimanche, et qu'ils achèteraient le complément dans les deux autres supermarchés ou à celui de Plouharnel, lesquels se frottent les mains en espérant récupérer la clientèle du supermarché de la plage, une fois déplacé.
    Pas besoin de grande étude de marketing pour cela; c'était évident.
    Encore une affaire qui va se planter, avec l'argent des contribuables !

     Heureusement les carnacois ont viré leur maire aux dernières élections du printemps.
     Espérons que le maire qui vient d'être nommé cette année, se montrera plus intelligent que ses prédécesseurs.

Dimanche 17 août 2014 à 9:09

Bretagne

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    Dans la baie de Carnac ou au large de Lorient quatre îles : Houat, Hoedic sur lesquelles vous trouverez déjà des articles sur mon blog, et Groix et Belle Isle en Mer, que chante Voulzy.   
    Belle Isle en Mer est la plus grande et si on veut vraiment la visiter, il faut louer une voiture ou des vélos si on est courageux car il y a des creux et des montées, et malgré cela on met trois jours à la connaître un peu.
    Je vais y consacrer deux intermèdes pour vous en montrer quelques beaux endroits de l’île. Pour vous repérer la carte ci dessous.

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http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/NB.jpg    Pour y aller on part du port de Quiberon, dans un gros bateau qui le plus souvent transporte aussi des voitures, ou de la Trinité sur mer dans une petite vedette.
    L’île est à 14 km de la côte à partir de Quiberon car on arrive au port situé vers la terre : le Palais (photo en tête d'article). De petites vedettes joignent aussi Quiberon ou Lorient au petit pord en bout d’île : Sauzon.
    Le Palais est la principale ville et son port est partagé en deux : l’ancien port (photo gauche), accessible en permanence en passant entre les deux phares, mais très occupé et où accostent les gros bateaux et les bateaux de pêche, et l’arrière port de plaisance, fermé par une digue et accessible à moyenne et haute mers (photo droite).
  

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   En bordure la citadelle, érigée par Vauban et que l’on peut visiter.

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     Le deuxième port, Sauzon, n’est pas aménagé pour le trafic maritime, et s’assèche aux basses mers. La petite ville est très jolie et on y trouve de bons restaurants.

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Samedi 16 août 2014 à 8:40

Animaux

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     L’homme est fier des performances de son cerveau, grâce à ses 100 milliards de neurones et son million de milliards de connexions (10 puissance 15 synapses).
    Mais des animaux qui n’ont qu’un bien petit cerveau, ont cependant des performances notables, notamment des insectes comme les abeilles ou les araignées.
    Les araignées n’ont que quelques milliers de neurones et pourtant savent s’orienter, tisser une toile, reconnaitre et attaquer une proie, la digérer, et affronter des situations imprévues.
    Les chercheurs ont notamment étudié une araignée dont vous pourrez voir la photo ci dessus (si vous avez trop peur, voyez comme elle a de beaux yeux bienveillants !!), la « Portia Africana » bien velue et qui possède huit yeux et une vision excellente.
    ils ont notamment découvert qu’elle était capable d’une mémorisation des proies très efficace. Ils montraient des proies (d’autres araignées), qu’elle n’avait pas vues précédemment, et l’araignée, après une observation prudente, l’attaquait et s’en nourrissait. Si on lui représentait la même proie, elle l’attaquait immédiatement. Si on changeait un aspect, par exemple la couleur en la teignant, l’araignée l’observait de nouveau un temps avant de l’attaquer.
    Par contre, elle reconnaissait la même proie vue sous un angle différent, ce qui suppose une reconnaissance après une certaine rotation dans l’espace.
    Les chercheurs ont en particulier déterminé qu’elle avait une mémoire de travail assez proche de celle de l’homme avec un temps de conservation de l’ordre de la minute.
    Ils pensent que les araignées avaient la capacité de savoir approximativement le nombre de leurs congénères voisins d’elle, notamment lorsqu’ils partagent une toile.
    Et lorsqu'elle descend le long de son fil, l'araignée doit éviter de tourner dans tous les sens, pour rester face à ses éventuels adversaires; certes son fil a des qualités anti torsion, mais elle a aussi le sens de l’orientation et de l’équilibre, pour conserver sa position.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/img1224578142206.jpg    Mais chose curieuse, une équipe de chercheurs de Costa Rica a examiné neuf araignées de 6 espèces d’araignées tisseuses et a constaté que plus petite est l’araignée, plus gros est son cerveau par rapport à sa taille. Dans certaines araignées, le système nerveux central prenait près de 80 % de l’espace de leur corps, et même dans leurs pattes. Le noyau des cellules du cerveau contient les gènes de l'araignée et celles-ci prennent donc pas mal de place. Le diamètre des fibres nerveuses ne peut pas être réduit non plus, sinon le flot des ions pourrait être interrompu et les signaux ne seraient alors pas transmis correctement, d’où la place prise.
    Ces grands cerveaux peuvent expliquer pourquoi les araignées, certaines très petites avec moins d’un millimètre de diamètre, sont tout aussi performante à la chasse que les grosses.
    Certaines araignées ont perdu la capacité de fabriquer des toiles et, pour subsister, volent d’autres araignées, ce qui demande d’être sournois et furtifs et requiert un certain niveau de débrouillardise, et donc, les araignées voleuses semblent être tout aussi intelligente que leurs homologues tisseuse de toile.

    Maintenant, pour les courageu(x)ses, voilà une anatomie de l’araignée trouvée sur une encyclopédie. J’avoue que cela m’a appris des choses :

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Vendredi 15 août 2014 à 8:28

Animaux

  J'ai trouvé sur internet des photos de mignons petits hérissons. Voyez cela en intermède.
     
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Jeudi 14 août 2014 à 8:30

Actualité

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    Maintenant que nous avons vu d’une part la signification des mots « sexe » et « genre », et d’autre part, très succinctement les différences importantes entre hommes et femmes au plan de la génétique, des hormones et du cerveau, nous pouvons aborder à nouveau la polémique concernant la « théorie du genre », qui en fait n’existe pas.
    La théorie du genre, c'est soi disant une idéologie dans laquelle femme et hommes seraient semblables notamment sexuellement, ce qui est idiot et ce que personne n'a jamais soutenu
    Ce fantasme d'une « idéologie du genre » est venu des Etats-Unis et des groupes ultraconservateurs, qui ont inspiré leurs homologues en Europe. En réalité, la loi prévoit l'enseignement de l'égalité homme-femme à l'école depuis 1989, et des cours d'éducation sexuelle sont prévus à l'école depuis une loi de 2001, mais on n'enseigne aucune « théorie du genre » dans les écoles, pour la bonne raison qu’il n’y a pas de théorie.
    De plus il y a toujours eu de cours de biologie au lycée et j’ai eu en terminale des cours sur la « biologie humaine », y compris bien sur les organes sexuels et la procréation. Cela ne s’appelait pas (il y a 67 ans !) non pas encore SVT, mais « sciences naturelles.
    La polémique qui a sévi il y a peu de temps, résulte d’une part de malentendus, et surtout d’une ignorance de la signification du vocabulaire, et également d’une volonté de certaines personnes, soit de critiquer le gouvernement en général et plus particulièrement l’actuel, soit de s’opposer à des évolutions de la société en matière de condition féminine et de laliberté et de la sexualité de la femme. Il s'agit le plus souvent de groupes d'extrême droite, d'intégristes catholiques et de musulmans radicaux, plus des gens auxquels on fait croire n'importe quoi.
   
    Il est certain que certains milieux conservateurs sont opposés à l’enseignement sexuel à l’école (comme ils sont opposés à la contraception), et ils ont diffusé intentionnellement des rumeurs aussi ridicules que fausses, par exemple, que l’on enseignait à l’école la masturbation et l’homosexualité.
    Je suis en contact avec de nombreux jeunes et il m’est arrivé de parler avec eux de contraception et en général ces sujets en cause n’étaient pas abordés, sauf si les élèves eux mêmes demandaient des précisions sur la signification de ces mots. Cela me paraît normal qu’à notre époque, on sache ce que sont ces notion à partir de la puberté, c’est à dire dans la deuxième partie du collège.
    Je connais effectivement certaines personnes, ainsi très traditionalistes et qui sont ultraconservatrices, et je me suis toujours demandé ce qui se passerait si une de leur filles était homosexuelle (ce qui peut arriver quelle que soit l’éducation de départ), ou si elle tombait enceinte faute d’éducation sexuelle.
    Autrefois beaucoup de parents se chargeaient de cette formation, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, et le faire à l’école est un problème de salubrité publique.
    Mais il s’agit de « sexe » et pas de « genre », et personne n'a contesté la différence biologique entre homme et femme, qui est un fait scientifique avéré.

    En 2013 l'éducation nationale a testé, dans 600 classes de 275 écoles, de la maternelle au CM2, des séquences pédagogiques sur les questions d'égalité homme-femme, les « ABCD de l'égalité ». Ils ne parlent pas de sexualité et donc encore moins d'homosexualité. Ils consistent en des séries d'exercices et d'activités destinés à interroger sur les rôles masculin et féminin en société : pourquoi les filles jouent à la poupée et les garçons au ballon, etc.
    J’ai eu l’occasion de voir certains des documents ou exercices correspondants, et il n’y a rien de scandaleux ni tendancieux. C’est relativement du bon sens, mais effectivement les gens en ont de moins en moins.
    Toutefois, personnellement, je suis assez sceptique sur l’utilité pratique de ces exercices, et je pense que des discussions plus sérieuses seraient plus utiles en fin de collège et au lycée en philosophie.

    Une institution a fait l’objet d’une polémique, l’association « Ligne Azur ». Cette association, dérivée depuis 10 ans environ de « Sida info service », aidait des personnes qui souffraient de doutes sur leur sexualité, et, suite au constat alarmant d'un taux de suicide plus élevé chez les jeunes homosexuels souffrant de leur orientation et des sarcasmes de leur environnement, un partenariat a été mis en place avec l'éducation nationale, qui affiche le numéro de « Ligne Azur » dans les collèges et lycées, et Ligne Azur ne fait pas d'interventions scolaires. Parler à ce sujet d’incitation à l’homosexualité est donc ridicule et tendancieux et ridicule.

    Jean François Coppée aurait mieux fait de se taire, et de vérifier les faits, lorsqu’il est parti en guerre contre un livre qui s’intitulait « tous à poils », qui expliquait les différences physiologiques entre sexes (rien à voir avec le genre). Ce livre n’a jamais été au programme, mais a été listé par des parents d'élèves dans le cadre d'une bibliographie d'ouvrages, proposée dans quelques documents pédagogiques. Ce livre date d’ailleurs de 2011.
    Cela a fait de la pub à ce livre et je l’ai donc feuilleté; j’avoue que personnellement j’aurais choisi surtout un autre titre et j’aurais préféré des explications pédagogiques, à une suite d’images de personnes nues ayant des occupations normales diverses : cela fait un peu camp de nudistes !.    Il y a un certain humour dans ce livre, mais des enfants trop jeunes y sont difficilement sensibles et peuvent peut être être gênés par ces images, qui risquent par ailleurs de provoquer des plaisanteries déplacées.
    Mais ce livre n’est pas un livre d’enseignement !

    Cela dit cette polémique bien inutile n’est pas la première et ne sera pas la dernière.
    Il y a souvent derrière des arrières pensées politiques.
    Il y a surtout toujours des gens qui ne veulent pas admettre que la société évolue, avec effectivement des évolutions bonnes et mauvaises, que les habitudes et la façon de vivre changent, et qu’il ne faut pas vouloir obliger tout le monde à avoir la même morale et la même conduite, que celle que l’on estime devoir suivre soi-même.
    Il est normal que les parents enseignent des règles à leurs enfants, mais il faut qu’ils aient une information complète, sans occultation volontaire de certaines notions, pour pouvoir ensuite choisir eux même leur voie, lorsqu’ils seront adultes et indépendants.

Mercredi 13 août 2014 à 8:47

Actualité

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   J’ai déjà fait plusieurs articles sur les différences entre hommes et femmes au niveau du cerveau (voir notamment 14/6/2014)
    En fait les différences sont importantes à trois niveaux : génétique, certains centres du cerveau et hormonal. Ce sont les différences physiologiques en fonction du « sexe » et non du « genre ».

        Au plan génétique, tout le monde sait que l’homme possède un chromosome X et un chromosome Y alors que la femme possède deux chromosomes X. Evidemment ces chromosomes transportes des caractères propres à chaque individu, mais certaines caractéristiques sont spécifiques.
    Ces chromosomes commandent à l’origine le développement du corps et donc du cerveau, mais aussi de l’appareil hormonal et sexuel. Ils sont donc à l’origine des différences correspondantes et notamment celles ci dessous.
    L’homme et le singe possèdent un patrimoine génétique de base, commun à 98,4 % ; ce qui laisse 1,6 % de différence seulement… contre environ 5 % de différence génétique entre l’homme et la femme, mais il ne faut pas en conclure pour autant qu’Ainsi, un homme mâle est physiologiquement plus proche d’un singe mâle que d’une femmeet pire que les femmes sont plus proches des guenons ! (même si j’appelle certaines de mes correspondantes mes « guenons », mais parce que je me considère comme un vieux singe et que c’est finalement un mot d’amitié).

        Au plan hormonal, les différences hommes-femmes sont bien connues en biologie et si toutes les hormones sont présentes chez les uns et les autres, elles le sont en quantité différentes et intervient à des moments très différents.
    L’intervention de la testostérone et des oestrogènes sont bien connues. par contre on connait moins bien l’intervention d’autres hormones ou neurotransmetteurs.
    Par exemple l’ocytocine chez les femmes, qui peut agir sur les glandes mammaires et l’utérus, intervient dans l’accouchement, dans l’allaitement, mais aussi dans le développement de l’instinct et de l’attachement maternel, mais aussi dans le développement des liens sociaux.
    Le stress ne semble pas sécréter de la même façon les neurotransmetteurs, même si le cortisol est produit par les deux sexes.

        Au plan du cerveau :
    La seule partie vraiment différente est une toute petite partie du cerveau central qui régule notre vie, dans l’hypothalamus : c’est un petit centre de l’hypothalamus qui gère notre sexualité, et gère notamment l’hypophyse, qui donne des ordres chimiques aux autres glandes et notamment contrôle les sécrétions hormonales.
    Il est donc normal que cette partie soit différente en fonction du sexe, puisque les hormones concernées le sont aussi.
    Mais on constate certaines différence générales :
    Les deux hémisphères du cerveau travaillent toujours ensemble, mais suivant les tâches, l’un peut avoir la priorité sur l’autre ; certains traitements se font plus particulièrement dans un hémisphère sans doute pour permettre des liaisons plus rapides entre neurones. (la langage est surtout traité par l’hémisphère gauche, bien que ses aspects émotionnels soient traités par l’hémisphère droit).
    L’imagerie montre que certaines structures n’ont pas la même taille dans les cerveaux féminins et masculins et que la façon dont les diverses structures interviennent entre elles pour certaines tâches données, n’est pas la même.
    Il semblerait que les cerveaux masculins aient 10% de neurones (matière grise) de plus que les cerveau féminins, mais que les femmes aient davantage d’axones et donc de connexions (matière blanche). Surtout les connexions seraient plus nombreuses chez les hommes dans un même hémisphère alors que les femmes auraient davantage de connexions dans le corps calleux qui connecte les deux hémisphères.
    On constate des différences plus particulière, par exemple en matière de perception :
    Par exemple, les femmes, (en moyenne statistique, bien entendu, et avec de larges variations individuelles), entendent deux fois plus fort (2,3 fois, en moyenne) et, dans une conversation avec un homme, elles l’entendent donc « crier » — et le croient agressif ou en colère - tandis que les hommes ont le sentiment qu’il parle de manière « confidentielle et complice »…
    Par ailleurs compte tenu des différences de connexions, les hommes écouteront davantage avec j’hémisphère gauche verbal, logique et donc critique, alors que les femmes mettront davantage en jeu les deux hémisphère et donc les aspects émotionnels : eElles entendent ce que l’on dit, mais surtout comment on le dit et elles sont plus sensibles aux inflexions de la voix, au rythme de la respiration….
    On constate que les hommes sont en moyenne plus performant dans les représentations spatio-temporelles, mais que les femmes sont plus douées en matière d’expression de compréhension surtout des aspects émotionnels

    Ces différences sont plus importantes chez les adolescents entre 1 » et 18 ans, puis s’atténuent ensuite, ce qui montre qu’il y a au départ une cause génétique, puis qu’ensuite l’éducation et la formation interviennent.

    Il faudrait en outre citer également des différences provenant de l’évolution, du fait que certaines orientation innées mettent des millénaires à évoluer. Nous avons hérité de la préhistoire des prédispositions ou incitations inconsciente, qui évidemment sont variables d’un individu à l’autre. Par exemple l’instinct maternel est plus influent que l’instinct paternel, la femme attend de l’homme une certaine « protection » que l’homme est enclin à lui apporter.

    Il faut cependant prendre ces différences avec beaucoup de précautions. Elles résultent de statistiques et de moyennes, valables en général, mais il peut y avoir de beaucoup plus grandes différences d’un individu à l’autre.
    Par ailleurs si on constate des différences au plan strictement physiologique, les conclusions que l’on peut en tirer au plan du comportement sont beaucoup plus aléatoires.
    La plupart de ces différences au niveau du cerveau et surtout des comportements, ayant été constatées chez des adultes, il est souvent difficile de savoir si elles sont innées et d’origine génétique ou si elles sont acquises.

    Surtout il ne faut pas en déduire des jugements de valeur, notamment au plan intellectuel.
    Il est certain que le fonctionnement du cerveau est très nettement différent dans certains domaines, chez les garçons et les filles. Mais il ne faut pas en déduire que les uns sont « supérieurs aux autres » dans ces domaines, et surtout transposer des résultats généraux à des cas particuliers.
    Par exemple, une femme est plus douée en moyenne que les hommes sur une certaine tâche, cela ne veut pas dire qu’un homme particulier ne réussira pas encore mieux, et vice versa.
    Il n’est donc absolument pas justifié de se baser sur de telles
    Les neurosciences sont en quelque sorte en avance sur le débat public aujourd’hui. Elles mettent en avance des différences cérébrales entre hommes et femmes, dans un monde où la justice sociale a encore du progrès à faire. Nous votons des lois qui instaurent et préservent l’égalité de droit entre hommes et femmes, et le risque est de voir ces découvertes fragiliser la volonté d’équité et de parité.

    Je reparlerai demain de la polémique ridicule sur la « théorie du genre ».

Mardi 12 août 2014 à 8:37

Actualité

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    Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé il y a quelques temps ce que je pensais de la « théorie du genre ».
    C’est une question difficile à traiter car ce terme est employé dans des sens très différents, qui n’ont aucun rapport avec l’origine des études socioéconomique sur le « genre », et de plus le problème a été déformé et monté en épingle à des fins politiques ou même simplement pour se faire remarquer ou mettre la pagaille.
    Il en résulte des malentendus flagrants.

    Il faut remonter à l’origine pour avoir des idées claires et en particulier à la définition du mot genre, au sens sociologique du terme.
    Dans de telles études, le mot « sexe » fait référence aux différences biologiques entre hommes et femmes, alors que le mot « genre » se rapporte aux différences démographiques, sociales, économiques et politiques, et éventuellement psychologiques, encore que la psychologie n’est pas indépendante de la biologie.
    Ce sens est dérivé en 1955, du sens grammatical du mot genre, mais qui comporte masculin, féminin et neutre (le pluriel n’en fait pas partie).
    Mais entre 1955 et 1970, les psychologues et sociologues ne différencient pas toujours les deux termes.
    Dans les années 70, de nombreuses études notamment aux USA se sont intéressées aux différences sociales entre femmes et hommes, et notamment aux inégalités dans le domaine du travail, des responsabilité et de l’économie ou des domaines préférentiels ou réservés aux femmes et aux hommes, dans les activités sociales.
    Beaucoup d’études sont également faites par des mouvements féministes.
    En France, le mot genre est peu utilisé et le mot « sexe » sert indifféremment aux études biologiques et socio-économiques.

    En définitive le genre concerne donc le rôle social des hommes et des femmes, sans relation avec la biologie et la sexualité.
    Les psychologues se sont intéressés aux différences de comportement en société, et donc au lien entre celui ci et l’éducation et la formation. Mais également aux « à priori », aux pratiques traditionnelles et culturelles, et à la répartition des tâches.
    Il est certain que les préjugés et stéréotypes concernant le comportement des hommes et des femmes influe sur l’éducation, voire l’instruction, qui elles mêmes, réagissent fortement sur les comportements ultérieurs.
    L’un des problèmes est que la division des rôles entre hommes et femmes est souvent perçue comme une hiérarchie, voire un jugement de valeur, et que l’exclusion des femmes de nombreuses actions est vécue dans certains pays comme un asservissement, qui paradoxalement est encore plus mal accepté par les société où il n’est pas en vigueur.
    C’est le cas notamment des différences des pays musulmans ou en Inde.
    De plus si l’on se place au plan politique, en terme de rôle et de pouvoir, le genre n’est qu’un élément parmi d’autres tels que la race, la classe sociale, l’âge… et avec des interférence avec l’éducation et la famille, l’instruction et l’enseignement, les métiers et les rémunérations, les comportements et activités en général, et les répercussions que cela peut avoir sur la politique économique et sociale, et les investissements publics et privés, et par conséquent tous les aspects financiers correspondants.

    Et la « théorie du genre » dans tout cela qu’est ce ?
    La théorie du genre, c'est soi disant une idéologie dans laquelle femme et hommes seraient semblables notamment sexuellement, ce qui est idiot et ce que personne n'a jamais soutenu.
    En fait cela n’existe pas.
    L'expression « théorie du genre » est essentiellement utilisée en France par ceux qui contestent l’aspect scientifique et la bonne foi des études de genre et  pour les critiquer.
    Pour certains cela résulte de l’évolution de la société depuis 50 ans et notamment l’accélération de la vie, la prédominance de l’argent, le chômage, les divorces et  la hausse continue du nombre de familles recomposées ou la progression du travail féminin, la crainte d'une disparition du schéma familial traditionnel, l ‘évolution du comportement des jeunes qui ne reconnaissent plus les modèles et l’autorité traditionnelle….
    Pour d’autres personnes (surtout des hommes), tout est fait pour gommer les différences hommes-femmes, (et évidemment les prérogatives des hommes).
    Et puis pour les excités, la "théorie du genre" devient un épouvantail politique pour lutter contre des réformes sociales, voire un prétexte et un moyen pour mettre la pagaille !.

    Demain je reprendrai ce thème en différenciant bien les problèmes de différences biologiques entre hommes et femmes, donc fonction du « sexe », qui sont indéniables, et les évolutions sociétales, face aux stéréotypes, qui concerner le « genre ».

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lancien

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