Lundi 11 août 2014 à 9:07

Chiens

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000567.jpg

     La chienne labrador de mon fils Joël est venue aussi en vacances en Bretagne, et elle n’a que 3 mois, alors elle est d’un tempérament joueur, et il ne faut pas grand chose pour s’amuser : un caillou, une pomme de pin, une balle, ou les trois à la fois, un bâton et elle déménage toutes les pommes de pin que je stocke dans des cageots, pour le barbecue.
    Mais le plus amusant, c’est un balai, ou mieux encore, un pot en plastique que l’on peut lancer en l’air et secouer dan tous les sens. Mais elle va alors tellement vite que je n’arrive pas à la prendre en photo.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000569.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000603.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000593.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000605.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000600.jpg































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000609.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000613.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/P1000624.jpg

Dimanche 10 août 2014 à 8:12

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/batsoupblamedasdeadlyebolavirusspreads032714670x440.jpg

    Puisque je parlais de virus hier, autant continuer : on m’a demandé ce que je pensais de l’épidémie Ebola, en Afrique, et de ce qu’en disaient les journalistes.

    La fièvre hémorragique Ebola, qui est apparue récemment (en 1976), est une des maladies virale les plus dangereuse : il n’existe aucun vaccin et le taux de mortalité moyen est très élevé (de l’ordre de 605 à 70%, mais le taux peut, à certains endroits dépasser 90%), car il n’y a pas de médicament vraiment efficace.

    A l’origine, une maladie transportée par les chauve-souris, qui transmettent le virus au singe et le virus peut ensuite se transmettre à des personnes qui vont dans les forêts où vivent les singes. Dans certains cas aussi elle peut être transmise si on mange des chauve-souris.
    Le virus n'a cependant jamais été retrouvé chez les chauves souris (bien qu’elles soient aient des anticorps dans leur sang), ce qui prouverait que ces animaux sont porteuses du virus sans pour autant être malades, les désignant alors comme réservoir naturel potentiel du virus Ebola
    Il n’est pas exclu que d’autres mammifères puissent également abriter le virus, les porcs en particulier.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/13058virusebola.jpg    La maladie est due à un virus à ARN, ayant la forme d’un filament : un « filovirus »
    Le génome du virus Ebola contient sept gènes qui codent neuf protéines différentes.
    On distingue cinq types de virus, dont deux sont responsables des cas humains.
    La transmission la plus courante d’une personne à l’autre, se fait par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée
    La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts avec la peau du malade (sueur par exemple), et des habitudes funéraires de certaines populations d'Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt.
    Mais des études récentes ont montré que le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol et est doncalors transmissible par voie respiratoire.

    La période d’incubation pendant laquelle le virus se multiplie, est assez variable : de 2 jours à 3 semaines.
    En cas d’infection d’une personne, rapidement des dizaines d'individus sont atteints de manifestations diverses : maux de tête, épisodes de fièvre, douleurs musculaires, puis abdominales, des diarrhées et des vomissements. Les malades sont rapidement fatigués, apathiques et désorientés. Puis des hémorragies multiples, touchant tous les tissus conjonctifs : la peau, le tube digestif, les poumons, les gencives, les yeux.
    La peau est particulièrement attaquée par le virus. De grandes plaques rouges apparaissent (des hémorragies sous cutanées), puis les sous-couches de la peau meurent et se liquéfient ce qui provoque des bulles blanches et rouges , et le simple fait de toucher la peau la déchire tant elle est amollie.
    La plupart des malades atteint d’hémorragie mourront.
    Après quelques semaines ou quelques mois, l'épidémie s'éteint, laissant parfois derrière elle des centaines de victimes, mais le virus reste présent dans la nature.
   
    Actuellement Il n'existe aucun traitement curatif et il semble que le virus soit capable d’inhiber l’action d’antivirus tels que l’interféron.
    Un vaccin vivant atténué expérimental donne des résultats encourageants chez le singe et un sérum a été expérimenté sur deux américains, mais on ne peut actuellement rien dire sur son efficacité.
    La seule façon de lutter contre la maladie est l’abattage et l’incinération des animaux contaminé, l’isolement des personnes atteintes et des personnes avec lesquelles  elles ont pu être en contact, la modification de certains rites funéraires, la quarantaine, et une protection accrue des personnels soignants.
    Il est certain que de telles mesures sont plus faciles à appliquer en Europe que dans les pays africains et à fortiori dans la brousse, en dehors des hôpitaux.
    Des tests biologiques permettent de déceler les personnes contaminées mais leur manipulation est un risque très important de transmission et doit donc nécessiter un matériel spécifique.
    Mais bien entendu les mesures d’hygiène normale, si elles ne sont pas suffisantes, sont indispensables, comme dans toute épidémie microbienne et à fortiori, virale.

Samedi 9 août 2014 à 9:52

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/foie.png

     Une correspondante qui doit subir des examens obligatoires pour aller dans une université d’Asie, me demande quelle différence il y a entre les hépatites A, B et C.
    Je vais essayer de répondre le plus brièvement possible, et vous pourrez avoir des renseignements supplémentaires dans Wikipédia ou sur
http://www.soshepatites.org/info-hepatites/le-foie-et-les-hepatites/
   

    Les virus d’hépatite attaquent le foie des humains. Trois principaux types de virus sont assez rencontrés mais on connaît aussi des virus D et E, plus rares, et plus récemment des hépatites F et G. La lettre n’a pas de signification et sert uniquement de repère. Il existe également des hépatites ayant d’autres origines, notamment médicamenteuses ou alcoolique.
    Ces diverses hépatites présentent des dangers très différents.

    L'hépatite A se transmet essentiellement par l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés (notamment lors de séjours ou de lavage dans l’eau), souillés par des matières fécales. Une hygiène permet en général d’éviter la maladie, mais les risques sont donc plus élevés au cours de voyages dans certains pays. Et surtout, pour se protéger du virus, le vaccin contre l'hépatite A est très efficace.
    Le virus provoque des lésions inflammatoires du foie. On compte 10 000 à 30 000 nouveaux cas par an en France.
    Certaines hépatites A passent inaperçues, notamment chez l'enfant : le sujet ne se sent pas malade, mais des examens sanguins permettent de trouver des anticorps, témoins d'un contact avec le virus.
    Les symptômes quand ils existent sont une grande fatigue, maux de tête, douleurs abdominales, nausées, anorexie, douleurs articulaires et urticaire. Puis, 15 à 45 jours après le contact avec le virus survient l'ictère (jaunisse) : le patient a la peau et les yeux jaunes, ses urines sont peu abondantes et foncées.
    Dans de très rares cas, l'hépatite A peut être très grave (forme fulminante), elle se traduit alors par des troubles de conscience puis un coma. Le patient doit être hospitalisé en urgence.
    Sauf exception, la guérison sera complète.

    L’hépatite B est extrêmement contagieuse. Pourtant un vaccin très efficace existe depuis 20 ans, mais il n’est pas assez utilisé et depuis 2005, le nombre de cas est en constante augmentation. On compterait en France 300 000 porteurs chroniques de l'hépatite B, et dans le monde environ 350 millions.
    Le virus de l'hépatite B, très contagieux, se transmet principalement par le sang et les sécrétions sexuelles, mais aussi par le lait maternel. Pour être contaminé, il faut avoir un contact avec des sécrétions ou du sang infecté : rapport sexuel non protégé avec une personne porteuse, partage d'aiguilles ou de seringues contaminées, transfusion ou soins et tatouages ou piercings effectués dans de mauvaises conditions d'hygiène, usage de matériel familial contaminé (brosse à dents, rasoir, coupe-ongles, boucles d’oreilles, ..). C’est le même risque de transmission que le virus du sida, mais il est encore plus contagieux.
    Cette maladie donne peu de symptômes même lorsqu'elle est aiguë, éventuellement des signes initiaux ressemblant à une grippe (fièvre, douleurs musculaires et articulaires), puis une grande fatigue générale avec une possible jaunisse    
    Ces signes disparaissent ensuite progressivement (en 2 à 6 semaines), l'hépatite B virale aiguë évoluant alors soit vers la guérison, soit vers la chronicité. Dans plus de 90 % des cas, le virus s'élimine naturellement après l'infection, sans passage à la chronicité.
    Dans de très rares cas, l'hépatite B aiguë provoque une atteinte neurologique et un risque de coma et de décès.
    Les traitements antiviraux permettent le plus souvent d’éviterles complications graves, mais il existe à long terme, un risque d’évolution de l’hépatite B chronique vers un cancer ou une cirrhose du foie.
    Il faut éviter pendant la maladie tout ce qui sollicite trop le foie, notamment l’alcool et les médicaments non indispensables.
    Le vaccin est très efficace. Il est recommandé de la pratiquer systématiquement dès l'âge de 2 mois et avant l'âge de 13 ans, c’est la meilleure prévention.

    L’hépatite C est dangereuse parce que sournoise : environ 5 000 nouveaux cas par an, et le nombre de personnes infectées par l'hépatite C atteindrait près de 800 000,  mais un tiers à la moitié d'entre-elles ignorent être affectées par ce mal qui peut se traduire en cancer ou en cirrhose du foie.
    La transmission se fait comme pour le virus B poar le sang et les sécrétions sexuelles. Il n’y a pas de risque de transmission par la salive et encore moins par la respiration (comme pour le sida).
    Il n'y a pas de symptôme spécifique lorsque l'on est contaminé par le virus de l'hépatite C. Le principal signe est une fatigue excessive, mais ce n'est pas particulier à cette maladie. Parfois, des démangeaisons au niveau du foie peuvent apparaître.
    Seul le dépistage peut détecter l’infection et contrairement aux autres hépatites A et B, il n’existe aucun vaccin contre l’hépatite C, d’où son grand danger.
    Le traitement est lourd par biothérapie (presque aussi lourd que pour le sida) et il n’est pas efficace à plus de 55% en moyenne. Elle dépend de la nature du virus (il existe plusieurs virus d’hépatite C avec des a génotypes différents) et de la résistance du malade.

    L'infection par le virus de l'hépatite D (VHD) est rare en France (autour de 5 000 cas). Autrefois appelé hépatite delta, l'hépatite D est due à un co-virus, c'est-à-dire qu'il infecte l'organisme uniquement en association avec l'hépatite B.
    Le vaccin contre l’hépatite B protège aussi contre l’hépatite D.

    Le VHE, virus de l'hépatite E a été identifié en 1990 et il n'existe actuellement pas de vaccin pour s'en protéger. Il se transmet essentiellement par voie orale. La maladie est aigüe, mais elle guérit généralement spontanément sans laisser de séquelles (sauf chez la femme enceinte qui peut avoir une hépatite fulminante, détruisant alors massivement les cellules du foie).

    L'hépatite F reste pour l'instant hypothétique et ses caractéristiques potentielles sont très restreintes.

    L'hépatite G, est très répandue. Ce virus, qui a été découvert en 1995, se transmet essentiellement par voie sanguine. Les principales personnes touchées sont les patients transfusés et les utilisateurs de drogues injectables.
    L'hépatite G peut-être aiguë ou chronique. Cependant elle n'attaque pas le foie et les malades n'ont généralement pas de symptôme.

    Les dépistages de ces maladies se font essentiellement par détection dans le sang d’anticorps.
    Il faut être conscient que les vaccins contre les hépatites A et B sont très efficaces et leur usage devrait être généralisé, mais que contre l’hépatite C, la prévention et précautions sont analogues à celles du Sida.
   

Vendredi 8 août 2014 à 8:37

Bretagne

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/recorddaffluenceauxjoutesdulochdeskiwanis.jpg
     En intermède quelques images des « joutes du Loch » organisées par le « Kiwanis club » de la ville d’Auray, à 15 km de Saint Colomban où j’habite l’été.
    30 équipages composés de six rameurs, un barreur et un jouteur, armé d’une longue lance en bois, en découdront deux par deux, jusqu'à déterminer un vainqueur, et les joutes du Loch sont les seules de la région Bretagne à opposer des équipages féminins.
    Et on peut aussi remporter un « prix du déguisement ».
    C'est coloré, joyeux, amusant et c'est gratuit. Pas étonnant que ça attire beaucoup de monde, des autochtones aux estivants.
Nota : ce ne sont pas mes photos, mais celles de la presse locale.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/photodarchivesletelegramme2017388.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/P4623244D2378886Gpx640.jpg






























http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10062867914554bateauv125a.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/labatailleprometunenouvellefoisdetreacharneephoto2000224.jpg





































http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/recorddaffluenceauxjoutesdulochdeskiwanis0.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/auraylagrandefoulesaintgoustanpourlesjoutesduloch.jpg



































http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/auraypluneretremportelesjoutesduloch.jpg

Jeudi 7 août 2014 à 7:57

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/6859536unenouvelleespecedefourmininjaesclavagisteidentifiee.jpg

    De très nombreuses scènes de panique ont eu lieu depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, entraînant des bousculades et des victimes, étouffées par la foule.
    Certaines sont restées célèbres, comme le heurt en 532, dans un stade de course de chevaux de Constantinople, de deux groupes des ancêtres des hooligans elles spectateurs, en voulant fuir, ont été étouffés par la foule, ce qui a été un grand scandale de l’époque. On cite souvent aussi le 30 mai 1770, soir où la ville de Paris avait organisé un grand feu d’artifice en l’honneur du mariage de Louis XVI et de Marie Antoinette. Des artifices sont retombés dans la foule et sur les notables qui ont fui en carrosses, et dans la panique de nombreuses personnes ont été écrasées.
    L’important, en cas de panique, c'est de garder le contrôle de la foule afin d'éviter qu'elle se transforme en une masse impossible à diriger. Mais ce résultat est bien plus facile à imaginer qu'à réaliser, et un rassemblement d'individus en proie à une peur, inconsidérée ou non, devient vite impossible à contrôler.
    Le risque de panique est directement proportionnel à la densité des individus composant une foule. Alors qu'une surface disponible de 2,3 m² par personne est nécessaire pour assurer un déplacement sans heurt, la marche devient incommode à partir de 0,9 m². A 0,5 m² la capacité maximale est atteinte et en deçà seuls les déplacements d'ensemble sont encore possibles, mais accompagnés de panique et d’absence de contrôle .
    Pourtant, dans certains cas, on a pu constater que la foule s’évacuait calmement et rapidement par des issues étroites, comme les nombreuses personnes qui ont pu évacuer les tours de New York, le 11 septembre 2001.
    Les psychologues s’intéressent donc aux problèmes de panique et étudient comment essayer d’éviter les catastrophes dues aux bousculades.

    J’ai lu avec intérêt une étude de chercheurs australiens, dirigés par Nirajan Shiwakoti, qui ont essayé, faute de pouvoir expérimenter sur des foules réelles, d’étudier le comportement des fourmis tropicales, dont on connaît aussi la propension à se déplacer en groupes de plusieurs milliers, voire millions d'individus dans les forêts équatoriales
    Selon les chercheurs, ces fourmis semblent maîtriser complètement l'art du déplacement en groupe, et leur comportement devrait inspirer les architectes lors de la conception d'espaces à haute concentration humaine.
    Par exemple, lorsque un évènement imprévu survient au sein d'un rassemblement de fourmis en cours de déplacement, il ne sème pas autant la panique parmi ses membres, qui ne se mettent pas à s'égailler en tous sens comme le feraient des humains. Au contraire, ces insectes adoptent aussitôt un comportement de groupe organisé, allant jusqu'à ralentir leur marche, en se mettant à suivre physiquement plusieurs voies parallèles.
    Mais si la perturbation est très importante, les mouvement de foules de fourmis et d’humains sous l’effet de l’affolement sont assez voisins : les mouvements sont désordonnés dans tous les sens et surtout il suffit qu’une partie de la foule se dirige vers un point, pour que les autres suivent.

    Le physicien Ernesto Altshuler, de l’université de Cuba a en particulier étudié le problème des issues des bâtiments, en comparant également les réactions des fourmis et celles des humains, enfermés dans une grande salle, suite un événement perturbant, perçu comme un danger important provoquant chez fourmis et humains un affolement voisin.
    Il a montré qu’ainsi, quand il y a une sortie au milieu d’un mur, on peut y venir du centre, de droite ou de gauche. Les temps d’arrivée sont voisins et les gens s’entassent donc et ceux qui sont derrière paniquent et poussent ceux qui sont devant.
    Lorsqu’il n’y qu’une sortie sur le coté, les temps d’arrivés sont plus étalés et l’embouteillage est moindre.
    Mettre une ou deux colonnes devant la sortie, qui canalisent les flux, améliore également la situation.

    La conclusion finale est que ralentir, et surtout disperser la foule dès le début de l'évacuation, par exemple en disposant des obstacles sans toutefois entraver sa marche. pourrait éviter des bousculades dangereuses qui pourrait par exemple se réaliser en installant des rails ou des séparations dans les couloirs afin de canaliser le déplacement, à la manière de ce que font naturellement les fourmis
    La meilleure solution serait un service d’ordre qui canalise les flux en fonction de la disponibilité des sorties. Il arrive que les fourmis aient ainsi une action dirigiste pour faciliter les déplacements de leurs cohortes.

   

Mercredi 6 août 2014 à 8:20

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/bignone.jpg

    J’ai toujours beaucoup d’intérêt pour la formation du cerveau et des capacités des enfants, notamment très jeunes.
    Récemment un article de Olivier Houdé et Grégoire Borst, du CNRS, expliquait l’approche de la réalité par leur cerveau, et notamment les expériences de Piaget et les études qui ont montré que le cortex préfrontal, qui est encore en cours de développement, ne savait pas encore inhiber certains réflexes naturels, issus de nos sensations.
    Piaget pensait que l’approche de la réalité pour les enfants entre un et six ans, comprenait trois stades importants :
        - la permanence de l’existence d’un objet;
        - le nombre d’objets et la comparaison de ces nombres;
        - la classification des objets en catégories.

    Piaget avait remarqué que s’il cachait plusieurs fois un objet au même endroit, un enfant, entre un et deux ans, qui ne voyait plus l’objet dans le pièce, le recherchait, ce qui prouvait qu’il avait une notion de son existence et de la permanence de cette existence.
    Mais s’il changeait l’objet de cachette, l’enfant allait avoir dans la cachette première et était tout étonné de ne pas y voir l’objet. Cette permanence dépassait donc l’objet, mais concernait aussi le lieu où il pouvait être.

    Dès un à deux ans, sans connaître a numération, un enfant a une idée des grandeurs. Pour lui ce sont les sensations de perceptions qui dont primordiale et il se représente donc le nombre d’objets par la longueur oula surface qu’ils occupent.
    Une expérience de Piaget, devenue classique pour les psychologues, est celle ou l’on aligne deux rangées d’objets de même longueur, contenta le même nombre d’objets.
L’enfant interrogé répond qu’il y a le même nombre d’objets dans chaque rangée.
    Sans changer le nombre d’objets, on les déplace pour qu’une ligne soit plus longue que l’autre. L’enfant qui ne sait pas compter, ou celui qui sait compter, mais répond trop vite intuitivement, dit qu’il y a davantage d’objets dans la ligne la plus longue.

    La troisième expérience est de montrer dix photos de chats, trois photos de chiens et de demander à l’enfant quel est le plus grand nombre de chats ou d’animaux. Alors que le jeune enfant saura dire qu’il y a plus de chats que de chiens, il sera embarrassé par cette question, s’il n’a pas encore assimilé la catégorisation hiérarchique animaux = chiens et chats. Là nous sommes dans un stade plus avancé, non plus de sensation, mais de compréhension du langage.

    Les moyens expérimentaux ont fait de grands progrès depuis Piaget, et on sait aujourd’hui, mesurer les réactions du cerveau, à quelques millisecondes près; on s’aperçoit alors que l’enfant qui répond correctement aux deux première tests met environ 150 ms de plus que l’enfant qui se trompe, ayant fait confiance pour répondre, à ses sens et à l’habitude de leurs perceptions.
    Que se passe t’il pendant ce délai ?
    L’IRM permet de voir que pendant ce délai c’est le cortex préfrontal qui est sollicité, et c’est une zone dont les neurones ont pour action d’inhiber une première réponse, qui est celle délivrée par l’automatisme, l’habitude et l’intuition, et qui obligent le cortex préfrontal à reconsidérer la question, à réfléchir et à appliquer une autre stratégie : dans le premier cas se rendre compte que l’objet est peut être ailleurs et le chercher, dans le second cas inhiber la réponse « longueur » et compter les objets des deux rangées.
    L’enfant naît avec un cortex préfrontal capable de remplir cette mission, mais qui n’est pas mature, et qui doit apprendre ce processus d’inhibition du réflexe initial de ne pas faire confiance absolue aux sensations, et de reconsidérer le problème.

    Le troisième cas est plus complexe, mais il relève du même processus, car l’enfant à qui on a appris le sens du mot « animaux », met aussi environ 150 ms de plus à comparer le nombre animaux/chats que le nombre chats/chiens. Il lui a fallu inhiber le premier réflexe, de comparer des concepts analogues de même niveau, et reconstituer la hiérarchie animaux par rapport à chats et chiens et faire l’addition chats + chiens.
    Mais le cortex préfrontal n’est pas seul en cause;le cortex pariétal gauche, qui préside au langage, et notamment le centre de Broca, sont aussi sollicités.

    En définitive, on voit que le développement de l’enfant passe d’abord par celui de ses sens, d’abord apprendre à manipuler des objets et ensuite faire des opérations plus abstraites, à partir des perceptions, et les mécanismes mis en place par l’apprentissage sont très puissants, de telle sorte qu’ils peuvent induire en erreur le cerveau.
    il faut donc que le cortex préfrontal apprenne à inhiber ces réflexes intuitifs pour se demander s’ils sont corrects et éventuellement rechercher une autre stratégie. Notre cortex préfrontal va ainsi mettre, peu à peu, depuis la naissance, de l’ordre de 20 ans à devenir mature.

Mardi 5 août 2014 à 8:06

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/GAZ2P.jpg

      Les enfants qui s'intéressent aux dinosaures vont être gâtés, s'ils ont fini leurs vacances : une exposition "De l'ère des dinosaures à l'ère de glace", est ouverte porte de Versailles, à Paris, jusqu'au 31 août, où l'on peut voir 75 animaux préhistoriques plus vrais que nature, datant (enfin pas leurs reproductions !), de plus de 150 millions d'années, animés dans une jungle reconstituée.
      Il y a même le son : cris hurlements et rugissements de toutes sortes (y compris ceux des jeunes visiteurs).
      Au centre de la pièce trône un gigantesque Mégathérium, sorte de paresseux géant, dressé sur ses pattes arrières, au cou de 7 mètres de haut.
      Mais c'est aussi intéressant au plan historique : sur 7000 m2 d'exposition, 28 scène reproduisent l'environnement et la végétation de l'époque. Les enfants s'en donnent à cœur joie. Mais ils ont aussi parfois la frousse, face à deux tyrannosaures en latex au hurlement guttural. Pourtant ils ne sont qu'en latex !!
      Puis on franchit un tunnel et on se retouve dans l'ère glaciaire, avec des hommes de Cromagnon, des mammouts couverts de laine, et un tigre à dents de sabre.
      Dommage que je sois en Bretagne, j'y aurais bien emmené mes petits enfants (faut bien une excuse !)

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/75DinosauresparisporteVersailles04450x439.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/expodinosaureseredeglaceParis3600x393.jpg





















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/75DinosauresparisporteVersailles15.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/3978573111229751744545x341.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/650din2c446.jpg




























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/dinosaure2expoporteversailles.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/650din2f45df.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/26222358681.jpg

Lundi 4 août 2014 à 8:47

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/Bioethique01.gif

     J’ai lu sur le « Courrier International », un article de Kate Brian, du Daily Telegraph, qui m’a amusé, mais qui montre aussi les différences de culture et d’habitudes de vie d’un pays à l’autre.
    Je vais essayer de vous le résumer brièvement et j’ai rajouté quelques données sur la loi française dans ce domaine.
    L’article décrit d’abord de grandes salles de banque de Copenhague, où sont rangés de très nombreux conteneurs, véritable usine frigorifique où sont congelés des éprouvettes de sperme. C’est la plus grande banque mondiale. Le patron de cette « Cryos International Sperm Bank », déclare qu’il veut devenir « le McDonald’s du sperme » !!!
    Son pays offre une telle concentration de blonds aux yeux bleus qu'il rêve déjà d'une marque déposée, note le Wall Street Journal. (Cela me rappelle désagréablement les grands ariens blonds d’Hitler !).

    Puis on nous parle d’une jeune homme à la beauté nordique, qui vient donner trois fois par semaine sa semence pour la somme de 45 € chaque fois. Mais ce n’est pas l’argent qui compte le plus pour lui, mais le fait de rendre service.
    Les contrôles sanitaires sont sévères, les donneurs triés sur le volet.
    Un donneur danois peut concevoir jusqu'à 25 bébés. Il peut garder l’anonymat, mais le catalogue donne de nombreuses informations sur les donneurs potentiels : antécédents médicaux, personnalité, études, mode de vie, hobbies, et même des photos de quand ils étaient bébés, mais aucune photo récente, nom ou adresse..

    Les clients de cette banque : plus de 25 pays, mais surtout la Grande Bretagne.
    La demande y est en effet en très forte augmentation depuis quelque années (23% entre 2010 et 2011).
    Les donneurs ne sont pas assez nombreux; le nombre de procréation est limité à 10 et leur rémunération plafonnée à 150 €. Et de plus seul un candidat sur 10 est déclaré apte à être géniteur.
    Alors la Grande Bretagne se tourne vers le Danemark, qui satisfait à une part importante de la demande. Et le Daily telegraph d’ironiser avec un certain racisme : « C’est un peu comme l’invasion des Vikings en l’an 800 ! Bientôt, toutes les adolescentes anglaises voudront devenir jeunes filles au pair, et nos enfants erreront dans les supermarchés en quête de rollmops ».
    Toutefois les lois sont différentes et les donneurs doivent être connus, car leur identité pourra être révélée à leurs « enfants », à leur majorité.
    Ils risquent donc de recevoir beaucoup de courrier dans les prochaines années.

    La banque danoise lorgne sur le marché américain, en se rapprochant de la banque américaine de sperme Xytex, mais le rapprochement a échoué. Xytex, qui fournit des vidéos sur le donneur écoule un tiers de sa production au Canada.
    Alors Cryos va se rabattre sur l’Europe, mais en France le don de sperme est très encadré par la loi bioéthique de 1994.
    La gestion des dons de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) est régi en France par la Fédération Nationale des CECOS (Centre d'Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains), qui regroupe tous les centres publics autorisés à recueillir et à distribuer les paillettes de sperme.
    Le don de spermatozoïdes est volontaire, anonyme et gratuit. Il ne peut être utilisé pour la naissance de plus de 10 enfants. ll n’est possible que pour un couple hétérosexuel en âge de procréer et ne pouvant avoir d'enfant pour causes médicales.
    Le don aussi bien que la demande sont gardés secrets
    Le donneur doit être âgé de moins de 45 ans et doit déjà être père (restriction levée en juillet 2011, selon la nouvelle législation, en attente du décret d'application). Il ne doit pas être porteur de maladies génétiques ou de maladies infectieuses transmissibles par le sperme.
    Le choix du sperme s'effectue en tenant compte des caractéristiques physiques comme la couleur de la peau ou des cheveux et des groupes sanguins du couple receveur., ceci afin d'éviter un trop grand contraste d'apparence physique entre l'enfant et ses parents et ainsi rendre possible le maintien du secret sur le mode de conception.
    Pour le moment, les couples homosexuels ne peuvent avoir recours à la procréation assistée, mais évidemment ils peuvent aller au Danemark et rien ne les oblige à dire comment ils ont conçus leur enfant.

Dimanche 3 août 2014 à 7:59

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/imgcreativite.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/EtreCreatifdemandedutemps.jpg
 
















    Je vois souvent sur Cow des blogs dont les auteurs publient des dessins des nouvelles ou des photos de diverses nature.
    Certains me paraissent très bien et méritent qu’on les regarde ou qu’on les lise. J’ai vu avec plaisir certaines photos ou dessin de jeunes qui me paraissent doués.   
    D’autres ne sont pas très bons, mais c’est tout de même une heureuse initiative, car donner libre cours à son imagination, sortir quelque chose de soi est bénéfique, et cela vaut beaucoup mieux que de se lamenter et de ressasser des idées noires.
    Le seul problème alors est de ne pas se prendre pour un grand artiste.
    Le pire dans ce domaine sont ceux qui se croient grands musiciens, alors qu’ils composent à partir d’un ordinateur et c’est lui qui fait tout l’accompagnement et qui veille à ce que certaines règles d’harmonies soient respectées, de telle sorte que le musicien je pourrais sans doute en faire autant sur mon Mac, qui est vraiment très doué pour cela. Mais ni lui ni moi n’écrirons une symphonie comme celles de Haydn ou Beethoven.

    Il m’arrive assez souvent de discuter de la créativité et je m’aperçois qu’on n’enseigne plus ce qu’elle est dans les cours de philo de terminale.
    On s’imagine en général que la créativité c’est faire du nouveau à partir de rien. C’est inexact. Pas plus que pour les bactéries de Pasteur, la génération spontanée n’existe pas; ce n’est qu’une impression, une illusion, un mythe.

    Comme pour toute action, pour être créatif il faut être motivé. Par ailleurs l’environnement : famille, amis, éducation, expérience, personnalité, peuvent avoir une influence.
    Mais un facteur important provient de ce qu’on a acquis, car Il faut disposer d’un minimum de connaissances dans un domaine pour pouvoir être créatif, car la création provient du rapprochement d’idées que l’on a déjà en mémoire (et que d’autres n’ont pas rapprochées (au moins à notre connaissance).
    Le fait d’avoir beaucoup de connaissances est important, mais une spécialisation excessive comporte le risque de s’enfermer étroitement dans les connaissances acquises et se ressemblant, et de ne plus être en mesure de sortir des chemins déjà tracés.

    Parmi les capacités intellectuelles, deux qualités, la pensée divergente et la flexibilité mentale, jouent un rôle important dans la créativité :

    La « pensée divergente » est un processus mental qui permet de produire de nombreuses idées à partir d’un stimulus unique. Plus une personne livre d’idées
quand on lui pose un problème, plus elle a de chances de découvrir, dans le lot, une idée
nouvelle et originale.
    La pensée divergente semble faire intervenir les lobes frontaux notamment le cortex préfrontal. Certains chercheurs pensent que les personnes très créatives disposeraient d’une plus grande quantité de « neurones dits associatifs » dans le cortex,
neurones établissant des connexions entre les six couches corticales; la pratique de la créativité pourrait développer de telles connexions.

    La « flexibilité mentale » est la souplesse et la mobilité d’esprit qui permettent de trouver différentes solutions à un problème et d’envisager un problème sous des angles différents, de changer d’angle d’attaque, de se dégager des habitudes de pensées.
    Un neuromédiateur, la noradrénaline module l’étendue des réseaux neuronaux consacrés à une tâche mentale et un grand nombre de réseaux associatifs stimulerait les associations d’idées, lesquelles permettent de trouver des solutions inédites à un problème en associant des idées d’une façon nouvelle. En outre, les neurones qui libèrent
de la noradrénaline, localisés dans le locus coeruleus, ont des prolongements qui atteignent le cortex cérébral et plus particulièrement les lobes pariétaux inférieurs qui participent au stockage de données mémorisées.
    Enfin, la qualité de la communication entre les deux hémisphères cérébraux serait déterminante chez les personnes présentant de très hauts niveaux de créativité. Il semblerait que les faisceaux de communication entre les deux hémisphères comprises dans le corps calleux, soient plus nombreuses pour elles.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/encours.jpg

    En matière de comportement et de personnalité, plusieurs facteurs jouent :
    D’abord la créativité représente un effort : il faut donc ne pas être rebuté par le travail, et être motivé. Elle nécessite aussi attention et concentration.
    Par ailleurs la curiosité intellectuelle est très importante, car elle est la condition nécessaire pour acquérir des connaissances, en s’intéressant à ce qu’on apprend, mais elle est aussi une conséquence de la flexibilité mentale, car elle consiste aussi à s’intéresser à des domaines et des idées diverses.
    En ce qui concerne les préférences cérébrales, les personnes de préférences de perception « global » G, sont en général plus créatives, car par rapport à la personne de préférence opposée « sensitive » S, qui analysent les éléments de façon séquentielle analytique et détaillée, alors que les G, percevant globalement, sont plus susceptibles de pensées divergentes associant des données de natures différentes.

    Les psychologues ont souvent des avis divergents sur le rapport entre la créativité et le respect de règles, du fait que la créativité exige que l’on sorte des sentiers battus. Cependant la liberté totale n’est pas favorable, car on perd de vue l’objectif poursuivi et l’esprit diverge alors dans tous les sens. Un certain respect des règles est nécessaire, pour orienter les idées dans le biut recherché.
   
    Mais une chose est certaine, on peut s’exercer à être créatif; le résultat sera différent selon les qualités des personnes dans ce domaine, mais il y aura progrès dans tous les cas

Samedi 2 août 2014 à 8:53

Photos, photos comiques

  L'internaute a publié dernièrement des photos assez extraordinaires, car le photographe n'a pas eu le temps d'aller chercher son appareil, et c'est presque par hasard qu'il a appuyé à temps sur le bouton de son appareil.
Vous en trouverez quelques unes ci dessous, en intermède : (j'aimerais bien avoir le cerf-volant de la deuxième photo)

http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217818poussezvousjarrive.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217735cerfvolantgeant.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217808tonnerredezeus.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217487eclairssurtoronto.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217701kayakacrobatique.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217740envolaudessusdesnuages.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217768plancheavoileextreme.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/2217776motovolante.jpg

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast