Samedi 20 septembre 2014 à 8:42

Zoologie, botanique, évolution

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      J’ai dirigé à mes débuts d’ingénieur, un laboratoire dans lequel nous avions une animalerie bien sûr beaucoup de rats, mais aussi des lapins des porcs et des singes.
        Parmi eux des chimpanzés et les vétérinaires qui les soignaient étaient en admiration devant leurs moyens de communication.

En liberté, ils vivent en groupes, mais en captivité, ils s’intéressent à leurs partenaires, singes ou hommes et cherchent à échanger.

Certes, ils n’ont pas la parole, mais ils crient, grognent, rugissent voire même ululent un peu comme une chouette. Et ils apprécient cette communication qui a sûrement une signification pour eux, mais que nous ne savons pas déchiffrer. Ils emettent au moins une trentaine de sons différents.

Ils peuvent aussi communiquer à distance en tambourinant sur les murs ou sur les tronc d’arbres.

Mais surtout ils ont des mimiques extrêmement expressives et il est certain qu’elles expriment diverses émotions et qu’elles servent à communiquer entre eux. Nous pouvons en déchiffrer certaines : douleur, envie, colère, 

joie, amitié…

Les vétos qui les soignaient connaissaient leur personnalités et disiant qu’à partir de leurs expressions de visages, on pouvait savoir s’ils étaient introvertis ou ouverts et communicatifs, agressifs ou doux, dominant ou effacés…

Il est probable que ces qualités leur viennent de la préhistoire et de nos ancêtres communs.

 

Le chimpanzé de peut parler car sa gorge et son système de cordes vocales ne peut articuler les sons humains, mais son cerveau possède un embryon des centre du langage que j’ai déjà décrits chez l’homme.

Il ne peut donc pas parler, mais il peut comprendre et s’exprimer par des mots, si on lui donne un moyen d’expression. Il peut même utiliser une syntaxe simplifiée : sujet, verbe, complément, adjectif.

Deux procédés ont été utilisés : l’un consistait à utiliser un ordinateur avec un clavier complexe (un genre de tableau avec des idéogrammes) et ces signes étaient associés à des objets ou a des actions, comme le sont les mots.

On arrivait à enseigner ainsi 150 à 200 mots représentant objet personnes ou verbes d’état ou d’action et faire dire par exemple « moi faim, toi donne banane ».

Mais surtout il a été possible d’enseigner aux plus doués le langage des signes des sourds-muets, et il est possible alors de leur enseigner plusieurs centaines de mots.

Bien sûr il s’ agit de concepts pratique de la vie quotidienne, mais on peut arriver à leur inculquer quelques notions abstraite (une guenon américaine se regardant dans une glace, avec un chapeau qu’on lui avait mis sur la tête, « disait » qu’elle était belle.

Et le plus extraordinaire est qu’une femelle chimpanzé qui avait appris la langue des signe l’enseignait à son enfant pour communiquer avec lui.

 

Nous nous croyons très intelligents car nous avons une certaine créativité, mais les singes supérieurs ont une énorme faculté d’apprentissage, et ils arrivent à se créer seuls des modes opératoires, voire des outils.

Dans ce domaine les chiens sont aussi assez doués. La petite chienne labrador de mon fils qui a 3 mois aime jouer avec un bâton et je luien avais donné un assez long qu’elle trimballait maladroitement en le prenant dan sa gueule par un des bout. Elle le trainait avec difficulté dans le jardin de Bretagne, l’autre bout freinant dans l’herbe.

J’ai alors pris le bâton et lui ai mis le milieu entre les dents. Elle a eu l’air toute étonnée, a fait quelques mètres, a posé le bâton, l’a regardé et ensuite… elle le prenait toujours par le milieu.

Vendredi 19 septembre 2014 à 9:41

Paysages

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     Je ne sais pas si vous connaissez le "Parc des arches", aux USA, dans l'Utah.
      C'est un parc, relativement désertique, où l'on peut voir des arches de grès rouge étonnantes, car on se demande, en les voyant comment elles ont pu se former sans s'écrouler, comme vous pourrez le constater sur les photos ci dessous.
      Le grès est formés de grains de sables, agglomérés lors d'évaporation de l'eau, les sels présents dans l'eau cristallisant alors et formant un ciment assez fragile, qui ne résiste pas à l'érosion par la pluie et le vent.
      Mais si l'on applique une forte pression à un bloc de grès plongé dans l'eau, le centre du bloc devient, sous l'effet de la contrainte, plus cohérent et donc plus résistant. Le pourtour s'érode donc, mais ce centre résiste davantage et peut demeurer presque intact.
      Lorsqu'un bloc de grès présente une fissure horizontale, la pression est faible autour de la fissure, mais très forte aux extrémités.
L'érosion creuse donc au niveau de la fissure, laissant les extrémités intactes. AInsi se forme peu à peu une arche.

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Jeudi 18 septembre 2014 à 9:04

Le bonheur

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     Mes correspondant(e)s me parlent souvent des ennuis qu’ils rencontrent sur Facbook, principalement, mais éventuellement sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Ces instances semblent créer plus de mal que de bien.

    Les principaux maux sont le harcèlement, la frustration et la jalousie.


    Le harcèlement n’est pas propre à ce type de moyen de communication.
On a toujours entendu parler de harcèlement direct, au lycée, dans un couple, au sein d’une famille ou entre amis. Tout le monde sait ce qu’est un  « corbeau », qui écrit des lettres malveillantes. Le téléphone a longtemps été une calamité à ce sujet.
    Internet n’est donc pas un moyen nouveau, mais c’est aujourd’hui privilégié, car cela permet de toucher bien plus de personnes et de susciter la curiosité des gens, alors que les autres moyens n’avaient qu’un audience limitée.
    Par contre internet n’est pas aussi anonyme que l’on croit. On peut, par l’adresse IP remonter à l’origine des messages et donc, si vous faites l’objet de harcèlement, il ne faut pas hésiter à mettre votre entourage au courant et à éventuellement porter plainte.

    Frustration et jalousie, proviennent en général du fait que sur les réseaux sociaux, beaucoup ont tendance à se mettre en avant et à raconter leur vie sous un jour flatteur (et souvent faux ou exagéré).
    Comme cela est connu de tous, la personne qui, en comparaison, a moins d’avantage, peut se sentir frustré, et ceux d’autant plus qu’elle a peu à raconter sur internet.
    Ce type de sentiment a toujours exister, mais les réseaux sociaux l’amplifient, d’une part par la place qu’ils font à l’image et d’autre part , par leur audience et les répercussions que leur lecture peut avoir au sein de groupes de camarades ou d’amis.

    Je suis frappé par le fait que ce sentiment de malaise est bien plus fort chez les jeunes d’aujourd’hui que quand j’étais jeune, et pourtant les mêmes comparaisons pouvaient se faire.
    Mais c’était la guerre et on était sous le joug allemand, on ne pouvait parler ni agir librement, et le régime politique d’alors était plus dictatural que démocratique. ALors on ne racontait pas sa vie, et les inégalités passaient au second plan. La camaraderie et la solidarité étaient beaucoup plus franches qu’aujourd’hui et quelle que soit la différence de conditions entre individus, mais par contre la sélection scolaire était beaucoup plus grande (mais tout le monde trouvait un emploi).
    Dans notre monde occidental, nous sommes habitués aujourd’hui à la démocratie et à la liberté, et donc à l’égalité de tous, ce qui n’est pas vrai dans la réalité et donc toute différence est plus pesante et traumatisante, même si elle n’a guère de conséquences graves et réelles.
    Le sentiment d’avoir le droit d’obtenir la même chose que les autres, et l’envie d’avoir toujours plus et tout de suite, sont la base de la frustration.
    En fait les réseau sociaux ont apporté une très grande évolution dans le nombre de personnes mises en scène, le nombre de personnes touchées par leurs récits, et la facilité avec laquelle on peut déformer les propos à son avantage (y compris par l’image que l’on peut manipuler facilement).

    Mais il ne tient qu’à nous de ne pas être traumatisés.
    D’abord essayons d’être plus indépendants d’esprit et moins influençables.
    Puis rien ne nous oblige à ne pas trop aller sur les réseaux sociaux. Personnellement, en dehors de cowblog, je n’y mets guère les yeux et je ne m’en porte pas plus mal.
    Et puis rien n’empêche de choisir ses amis : simples, qui ne fassent pas d’épate, qui ne passent pas leur temps à se mettre en exergue.
    Avoir aussi confiance en soi. Ce n’est pas parce que certains ont plus dans certains domaines que l’on est défavorisé et que l’on doit se sentir frustré. Chacun a ses qualités et ses défauts; et avoir tout ce qu’ont les autres ne rends pas heureux pour autant, au contraire. On est bien plus satisfa-it de ce que l’on a attendu, espéré, gagné par son travail et enfin obtenu.
    Les réseaux sociaux, c’est un peu un miroir aux alouettes, si l’on ne choisit pas avec qui on va discuter.

Mercredi 17 septembre 2014 à 8:55

Biologie, santé.

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    Notre cerveau a besoin de se reposer, c’est une exigence physiologique.

    Le repos principal est le sommeil. Il est important pour trois raisons : d’abord u car il permet à l’organisme de reconstituer son stock de produits chimiques et notamment les protéines utiles au cerveau.
    Il permet aussi au cerveau de faire le ménage : d’évacuer toutes les perceptions engrangées dans la journée, consciemment et surtout inconsciemment, et qui ne servent plus à rien. Le cerveau essaie aussi d’atténuer les souvenirs néfastes qui nous hantent, et par contre consolide les souvenirs utiles.
    Il permet enfin à notre corps, fonctionnement automatique, comme fonctionnement volontaire des muscles par exemple, de se reposer : le cœur bat plus lentement, la pression artérielle baisse, on consomme moins d’énergie, les substances nocives sont évacuées (l’acide lactique de nos muscles par exemple), et les réserves énergétiques se reconstituent.
    Sans sommeil, on va vers la mort. Des expérience de privation de sommeil ont montré qu’au bout de 3 ou 4 jours, on sombrait dans la démence, et l’issue suivante serait fatale.
    Après une simple nuit sans sommeil, nous ressentons de la fatigue et nous avons du mal à concentrer notre attention.

    Mais le problème ne se limite pas au temps de sommeil, car ce n’est pas la seule forme de repos. Il y a des moments ou nous diminuons l’apport de notre cerveau. Il diminue alors l’énergie qu’il consomme, en ne mettant plus en jeu que le » réseau par défaut ». C’est tout un ensemble qui ne s’active que lorsqu’il y a « non activité »; (le cerveau, qui ne représente que 2% du poids du corps, consomme 20% de son énergie).
    Il s’agit d’un ensemble de régions cérébrales interconnectées parfois sur de grandes distances (à l’échelle du cerveau) qui sont activées préférentiellement lorsqu’un individu n’effectue aucune tâche précise. On ne sait pas encore à quoi sert exactement cette activité mentale par défaut, mais les régions impliquées dans ce circuit sont déjà connues pour être plus actives quand notre esprit vagabonde, quand il évoque des souvenirs, qu’on essaie de se projeter dans des scénarios futurs ou de comprendre le point de vue des autres.
    Ce circuit comporte une partie du cerveau préfrontal frontal médian (il faut bien garder un certain contrôle (analogue à l’astreinte), le cortex pariétal arrière impliqué dans les rappels de mémorisation épisodique autobiographique, le cortex cingulaire antérieur qui conserve un certain contrôle de nos émotions.

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    Actuellement nous avons tendance à diminuer nos temps de sommeil, principalement pour le passer devant des écrans : télévision, internet, smartphone, jeux sur ordinateur…. Cela est d’autant plus dommageable que les individus sont jeunes.
    Mais nous avons tendance à ne plus mettre notre cerveau en veilleuse pendant les temps de pause, les temps d’attente, les temps de parcours.
    La pression dans notre travail, celle aussi de la vie quotidienne, nous font penser à tous nos problèmes, au lieu de mettre notre cerveau en veilleuse.
    Mais surtout, même si nous avons un instant de repos, nous préférons le consacrer à regarder internet, facebook, à écrire des sms. Je constate même que dans le métro, certains regardent la télévision sur leur tablette ou leur téléphone portable.

    Notre société est d’ailleurs coupable : la pression est mise autour du rendement dans le travail, et les téléphones portables donnés par les sociétés permettent de vous joindre à tout heure. Les « trois-huit » rentabilisent les gros investissements.
    Il n’y a pas que nos sociétés dirigées maintenant par des financiers, qui n’aient que le profit comme objectif. La société de consommation veut que tout achat soit vite obsolète et que l’on veuille se procurer tout, tout de suite , sans avoir le temps de le désirer et donc du plaisir de l’acquisition; il en résulte une certaine avidité humaine, dès qu’il y a de l’argent à gagner.
    Le temps de sommeil ou de repos et de rêverie ou réflexion n’est pas rentable, donc pas souhaitable dans notre société.
    Cela va au delà d’ailleurs du repos : la nourriture est consommée de façon continue par beaucoup, au cours de grignotages réguliers et presque continus, ce qui est nuisible à notre santé et générateur notamment d’obésité.

    Les perturbations de nos rythmes cérébraux naturels (sommeil, repos), représentent un facteur de risque pour notre santé, et les neurobiologistes commencent à attirer notre attention sur ce fait, comme l’ont fait il y a quelques années les climatologues.
    Les évolutions sociologiques et techniques, associées aux forces dérégulatrices de la société marchande, sont en train de perturber fortement l’écosystème de l’espèce humaine, comme l’activité industrielle sans contrainte va perturber fortement le climat.
    L’homme prend peu à peu conscience du danger, mais il ne modifie pas ses habitudes pour autant, se préparant ainsi une vie à problèmes à la fin de ce siècle.

Mardi 16 septembre 2014 à 13:23

     Suite des panneaux routiers originaux, en intermède :`


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Pour le passant, il y a de quoi se perdre, mais je plains aussi l'habitantqui a ces panneaux devant sa porte.













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Interdit de chanter ou de sifflet, ou d'écouter votre baladeur !










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Toute pollution est interdite !












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Heureux présage, nous irons tous au Paradis !








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Interdit à superman et sa compagne !









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Je crois que je vais ettre cette pancarte dans les espaces verts des immeubles où j'habite !










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Au moins là, il y a du travail dans le bâtiment !











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Attention aux voleurs : ne rien laisser dans sa voiture.
J'ai connu cela à Naples !

Lundi 15 septembre 2014 à 7:54

Actualité

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   Je viens de lire un  article du « Courrier International », qui m’a fait sourire.
   
    La Grande Bretagne estime que ses professeurs de mathématiques ne sont pas bons et que l’enseignement dans ce domaine est déficient.
    A l’inverse, Shangaï est en tête des bons résultats dans l’enquête de l’OCDE (classement PISA : programme international pour le suivi des acquis des élèves).
    Le test était centré sur les mathématiques et passé par des élèves de 15 ans.
    Du coup après un voyage d’étude en Chine, la Grande Bretagne a demandé à des professeurs de maths de Shangaï, de venir apprendre à ses professeurs comment enseigner les mathématiques.
    Jusque là c’est banal, mais ce qui est amusant c’est de connaître l’avis des chinois sur la question. Ils sont très flattés de la demande britannique mais sceptiques sur son utilité, car d’après eux les résultats des élèves chinois ne sont pas dus aux méthodes pédagogiques, mais à la culture chinoise, et aux parents chinois.

    les parents chinois pensent (peut être sous l’effet d’une propagande appropriée car la Chine veut être en 2050 la premier nation scientifique du monde) que la maîtrise des mathématiques, de la physique, la chimie et la biologie, ouvre toutes les portes et assure un métier certain.
    Alors les parents surveillent leurs enfants et leurs études et les poussent à beaucoup travailler les sciences et notamment les mathématiques et les aident éventuellement. Si l’enfant n’a pas d’assez bonnes notes, il paient des cours supplémentaires. Ils leur font souvent faire en fin d’année le programme de l’année suivante pour leur faciliter la tâche ultérieure.
    De nombreux enfants étudient même les mathématiques avant l’âge scolaire et la plupart des jeunes français seraient recalés aux examens d’entrées des meilleures écoles primaires de Shangaï
    Les instances éducatives de Shangaï avaient décidé d’alléger les programmes surchargés du primaire et du secondaire, mais les enfants continuaient à consacrer leur temps libre à faire des exercices, de maths notamment.
    Les jeunes accumulent ainsi des connaissances, souvent sans usage pratique ey-t leurs professeurs se plaignent qu’ils manquent de sens critique et de créativité.
    Mais, pour être admis dans une université, il faut de très bonnes notes, et on trouve ensuite facilement du travail. ALors les chinois considèrent que cela vaut l’effort fait.

    Je plains les enfants chinois, ce ne doit pas être toujours agréable de travailler au lieu de jouer aussi.
    Je pense aussi que certes c’est très bien d’étudier les sciences, mais la littérature, la philosophie, cela développe le cerveau et le sens critique.
    Par contre, dans ma jeunesse, et même celle de mes enfants, les parents surveillaient plus les études de leur progéniture et le travail en primaire, au collège et au lycée (ou leurs équivalents)était beaucoup plus important, notamment en matière d’exercices, que ce sit en sciences ou en lettres. Il y avait certes beaucoup moins d’élèves formés dans le cursus général du bac, mais ils étaient beaucoup plus aptes à suivre l’enseignement supérieur, et comme on vient de le voir pour les chinois, pas tellement grâce à ce qu’ils avaient appris, mais surtout parce qu’ils avaient pris l’habitude de travailler et d’appliquer ce qu’ils avaient appris dans des exercices et la discussion. C’est le seul moyen de développer esprit critique et créativité.
    Aujourd’hui on constate que l’on forme beaucoup plus de jeunes, ce qui est bien; mais comme on ne veut surtout pas faire de tri de capacités, car contraire dit on aux chances pour tous, le niveau moyen est forcément plus bas, et les « bons élèves » arrivent au bac avec de très bonnes notes sans avoir travaillé. Ils ont donc pris l’habitude de ne rien faire et de la facilité, et sont ensuite débordés dans le supérieur et une proportion non négligeable va à l’échec, par manque de travail.
    Le modèle chinois est certes excessif, mais il met aussi en lumière les défauts de notre système actuel éducatif.

Dimanche 14 septembre 2014 à 9:02

Notre cerveau : intelligence; langage

 J’ai toujours beaucoup d’admiration pour la nature et l’évolution qui font des merveilles dans le fonctionnement des animaux, et notamment dans celle du cerveau humain.
    J’ai déjà fait plusieurs articles sur la lecture et l’écriture et leur apprentissage. Mais aujourd’hui, je vais voir un mécanisme plus amont, celui de la reconnaissance des lettres et plus généralement des formes.

    Le bébé apprend très vite à reconnaitre la voix, puis le visage de sa mère, puis ceux de ses autres parents frères ou sœurs. Il voit les objets et reconnait peu à peu tous ceux qui lui sont familiers ou utiles, à commencer évidemment par le biberon, puis les divers jouets qu’il va peu à peu apprendre à saisir.
    Il y a donc dans le cerveau des centres qui concourent à la reconnaissance des formes, des objets et des visages.
    En fait quatre régions du cerveau sont principalement concernées, mais évoluent avec l’âge et les apprentissages successifs.

    Il y a forcément le chef d’orchestre du cerveau, le cortex préfrontal, siège de la pensée et organisateur de nos activités, qui est tenu au courant de ce qui se passe dans le cerveau et c’est lorsque l’information lui parvient que nous en avons conscience. Si elle ne lui parvient pas, elle reste inconsciente.
    Mais ce n’est pas parce qu’elle est inconsciente qu’elle n’existe pas.


    A l'arrière de notre cerveau un énorme centre interprète les signaux visuels envoyés par les neurones de la rétine. Les couches arrières traitent les signaux les plus élémentaires constituant les images, puis des couches plus en avant traitent peu à peu des notions plus complexes : couleur, forme, mouvement…
    Le schéma ci dessous représente les divers centres intervenant dans le langage et notamment la zone de Geschwind, dans le lobe pariétal inférieur gauche, qui d’une part interprète les données d’interprétation auditive donnée par le centre de Wernicke et d’autre part les données visuelles concernant les mots. Cette zone compare ces données à un « dictionnaire » de mots en mémoire, et va donc reconnaitre s’il s’agit d’un mot connu et quelle est sa signification.
    L’aire de Geschwind va être active dès la naissance, mais elle n’agira vraiment qu’avec l’apprentissage du langage et des mots.
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    Les données visuelles concernant les mots proviennent d’un centre particulier de la partie occipito-temporale, près des centres d’interprétation visuelle, représenté en rouge sur le schéma,
    Cette zone au début de notre vie, ne connaît évidemment pas l’alphabet et n’a pour rôle que la reconnaissance des visages d’abord (il faut reconnaitre sa mère et sa famille; en jaune sur le schéma), puis la reconnaissance des objets familiers (son biberon, ses jouets; en bleu sur le schéma). La mémoire correspondante est l’homologue de la zone de Geschwind, mais dans l’hémisphère droit.
    Puis quand le bébé va marcher et donc se déplacer, une partie de cette zone et des zones de mémoire, vont se consacrer à la reconnaissance et au stockage des images et des « cartes » de notre environnement. (en vert sur le schéma)
    On arrive à l’empilement du schéma ci dessous.

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    Et lorsque l’enfant apprend à lire et à écrire une chose extraordinaire se produit :
une partie de la zone destinée à la reconnaissance des visage et des animaux se transforme en une zone de reconnaissance des lettres et des mots écrits (en rouge sur le schéma).

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Un autre phénomène extraordinaire va se passer.
    Pour pouvoir identifier des visages ou des objets vus sous divers angles, ces centres ont l'habitude de considérer que deux images symétriques "en miroir" correspondent à un même objet. Par exemple sur l'image ci contre le vélo et le triangle.
    Il y a donc un petit problème, car ce n'est pas vrai pour les lettres (b et d) et les mots (ioup et quoi), par exemple.
            Il faut donc que l'enfant inhibe la réaction automatique de ces centres pour leur faire acquérir l'apprentissage de reconnaissance des lettres.
    Son cerveau frontal apprend à envoyer un signal qui bloque la fonction de miroir quand il décide de vouloir lire !
    Et il est possible que chez les enfants dyslexiques, qui ont du mal à différencier les lettres symétriques, cette fonction de blocage soit partiellement déficiente.

Samedi 13 septembre 2014 à 13:22

Photos, photos comiques

   J'aime bien chercher sur internet des panneaux de signalisation curieux, photographiés par des particuliers et envoyés à divers sites et notamment l'Internaute. Je vous en montre quelques un sur cet intermède et sur le prochain dans 3 jours :
   Heureusement sur celui ci dessous, des flèches indiquent des directions différentes :
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Je me demande ce qu'on peut bien faire d'un automate dans une chambre d'hôtel. Est ce un hôtel pour robots ?


















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C'est gentil de prévenir les autruches qu'il est dangereux de traverser les routes. Leur fait on des passages cloutés ?


















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Attention aux dinosaures ! et ce n'est pourtant pas à Jurassic Park !!











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Tout aussi curieux ce passage clouté en ville pour... éléphants.
Il y a peut être un cirque permanent ?










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Au cas où l'automobiliste n'aurait pas compris tout de suite !!






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Surtout, ne saoulez pas votre voiture, elle ne roulerait plus droit !!












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Ce panneau je l'ai vu dans le Val d'Oise; Enfer y est un  tout petit hameau et il y a un gite assez connu des jeunes.

Vendredi 12 septembre 2014 à 10:00

Zoologie, botanique, évolution

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    J’ai lu récemment un article qui m’a amusé, bien qu’il soit très sérieux, puisqu’il concerne des recherches de biologie.
    Elles ont lieu sur un ver « rond » très particulier, au nom un peu snob de « Caenohabditis elegans ».
    Il y a des vers annelés, comme le lombric que vous voyez dans la terre, (voir mon article du 24 juin 2010 « la girafe et le ver de terre »), des vers plats qui si on les coupe en morceaux donnent autant de nouveaux vers et les vers ronds cylindriques.

    Le Caenohabditis elegans est transparent et ne mesure qu’environ un millimètre de longueur. La plupart des individus sont hermaphrodites et produisent à la fois des œufs et des spermatozoïdes. Il y a néanmoins quelques rares mâles. Ce nématode se reproduit environ tous les trois jours, et sa durée de vie est d'environ trois semaines.
    C’est un animal qui, depuis 1970 a été étudié en génétique et c’est un des premiers animaux dont on a connu de façon complète le génotype : 97 millions de paires de bases puriques de l’ADN, réparties en six chromosomes, codant 19.099 gènes et 40% d'entre eux auraient des équivalents dans le patrimoine génétique humain.
    Une équipe de Boston, dirigée par le professeur Robert Horvitz a déterminé comment les divers gènes produisaient des protéines et l’effet de certaines mutations.
    Ce ver est intéressant car c’est un organisme simple, qui , lorsqu’il naît ne comporte qu’un peu plus d’un millier de cellules (1090) et il y a ensuite réduction du nombre de cellules, comme cela se produit chez presque tous les organismes vivants sur certains types de cellules : certains gènes contrôlent la mort « programmée » de 131 cellules et le ver adulte n’en comporte plus que 959 cellules.
    Des mutations provoquées sur ces gènes donnent des vers anormaux qui conservent leurs cellules initiales.

    L’article que j’ai lu s’intéresse à un autre aspect : le cerveau de ce petit être bizarre.
    En effet le cerveau de ce ver est démesuré puisqu’il comporte 302 neurones, situés dans le pharynx. C’est très peu par rapport aux 100 milliards de neurones du cerveau humain, mais énorme par rapport aux 959 cellule du corps (le tiers environ).
    Les chercheurs sont particulièrement intéressés par l’étude d’un cerveau aussi simple, d’autant plus qu’il est possible de mesurer des signaux électriques à l’aide d’un appareil adapté, qui donne des électroencéphalogrammes, comme pour l’homme. (j’avoue que je voudrais bien voir le chercheur en train de mettre des micro-électrodes sur le cerveau d’un ver de 1mm de long !!) .
    L’équipe du professeur Jean Jacques Rémy, à Marseille, a mis en évidence un intéressant phénomène d’apprentissage olfactif chez ces vers. Si on soumet ces petites bêtes, durant leur vie larvaire, à certaines odeurs particulières (divers produits chimiques bien identifiés), on développe chez eux une appétence particulière pour ces produits.
    Les chercheurs ont trouvé que deux neurones servent de récepteurs et relient ensuite deux populations de neurones, que codent des gènes particuliers. Ces gênes codent l’identification par les neurones des substances et la réaction du ver.
    Ils ont ainsi créé des vers qui avaient une attirance et développaient une certaine résistance à l’alcool. Ils ont également pu les sensibiliser à certains psychotriopes ou à des neuromédiateurs telle la sérotonine.
    Les chercheurs pensent que l’on peut, peut être, mieux comprendre l’action de ces substances sur le cerveau humain, en étudiant les propriétés génétiques qui agissent sur le cerveau du Caenohabditis elegans

Jeudi 11 septembre 2014 à 14:16

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    Je vous ai souvent parlé dans ce blog du cerveau et d’une zone particulière qui intervient notamment dans les émotions, peur, colère, stress : les centres amygdaliens ou plus simplement les amygdales (du cerveau à ne pas confondre avec les glandes au fond de la gorge), en rouge sur le schéma ci dessous.
    La fonction essentielle de l'amygdale est de décoder les stimuli qui pourraient être menaçants pour l’organisme et de préparer celui ci soit à faire face, soit à fuir..
    L’amygdale est directement connectée avec les structures corticales qui lui envoient des informations visuelles, auditives, somato-sensorielles, olfactives et gustatives provenant de l’environnement. Lorsque ces informations sont analysées comme dangereuses pour l'organisme elles vont transmettre l’information à l’hypothalamus et au tronc cérébral, qui vont activer le système endocrinien, via l’hypophyse, le système nerveux autonome sympathique et les voies associées aux émotions.
    Le corps va alors mobiliser les réserves énergétiques, augmenter lka circulation sanguine et la respiration et préparer les muscles à l’action.
    L’amygdale a alors une action sur tout les système émotionnel et sur la mémoire, pour faciliter pour l’avenir la reconnaissance d’un danger.

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    Le rôle des centres amygdaliens a été très étudié et a fait l’objet de nombreux articles en 2010/2011, avec l’étude du comportement dune femme de 43 ans dénommée S.M., dont une partie des centres amygdaliens avaient été détruits depuis son adolescence, du fait d’une maladie génétique très rare. Cette femme n’avait peur de rien.
    Non seulement elle pouvait voir des films d’horreurs ou visiter la nuit un site réputé hanté, sans manifester d’émotion, mais elle n’avait aucune conscience du danger.
    SM s’est placée régulièrement dans des situations dangereuses mettant sérieusement en balance ses chances de survie: elle a subi plusieurs agressions, elle a failli notamment être égorgée par un inconnu, qui avait plaqué un couteau contre sa gorge, a été menacée de mort et habite un quartier dangereux, sans réticence.
    Dans les expériences avec les chercheurs, elle a tenu un serpent pendant plus de 3 minutes et a même poussé l’inconscience jusqu'à lui toucher la langue. Elle a même demandé au vendeur si elle pouvait recommencer avec ses spécimens les plus dangereux, ce qui lui a été refusé, et il a fallu l'arrêter quand elle a voulu toucher une mygale.
    Par contre SM manifeste les autres émotions telles que la joie, le dégoût;, la colère, la surprise, pour lesquelles l’amygdale n’est qu’une des parties prenantes.
    QSon organisme réagit aussi si on diminue la quantité d’oxygène dans l’air, car là il ne s’agit plus de stimuli externes de danger, mais d’une stimulation interne de l’hypothalamus, qui est informé en permanence des constantes de fonctionnement de l’organisme, et donc de kla teneur du sang en oxygène.

    La communauté scientifique c-veille soigneusement sur la sécurité de SM, qui est un cas presque unique de fonctionnement du cerveau sans une partie importante de l’amygdale (deux soeurs jumelles sont également victime de la même maladie, et présentent les mêmes réactions que SM.)

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lancien

sortir de la tristesse

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