Vendredi 31 octobre 2014 à 7:38

Actualité

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      Des correspondants me demandent ce que je pense de l’accident du barrage de Sivens : est ce qu’une grenade des forces de l’ordre a pu tuer ce jeune manifestant.
    Je ne suis pas un expert des grenades ni un médecin, mais, lors de mon service militaire j’ai eu des cours à l’Ecole des officiers du Génie, et pendant les six autres mois de mon service, j’en ai manipulé et j’ai même fait de l’instruction.
    Certes c’est vieux (1954/55), mais les grenades n’ont guère changé depuis.
    Alors voilà ce que je sais.

    Il existe plusieurs sortes de grenades : les grenades « offensives » et « défensives », qui sont utilisées dans l’armée, et les grenades lacrymogènes et de désencerclement, utilisées par les forces de l’ordre.
    Il existe d’autres grenades lancées avec un fusil, mais uniquement à usage en temps de guerre.

  http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/grenadeMk2.jpg   Les grenades lacrymogènes et de désencerclement, qui projettent de minuscules billes de plastiques, contiennent très peu d’explosif et sont pratiquement sans danger. Elles peuvent néanmoins blesser si on les ramasse et qu’elles explosent dans votre main.   

  La grenade défensive est aussi uniquement une arme de guerre. Constituée d’un corps épais en acier quadrillé, et contenant une quantité notable d’explosif, elles créent, lorsqu’elles explosent des éclats d’aciers qui peuvent provoquer, dans un rayon d’une dizaine de mètres, des blessures graves voire mortelles.


    Les grenades offensives, malgré leur nom sont peu dangereuses. Elles sont destinées à faire peur, http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/160211800757C1-copie-1.jpgpar le bruit et le souffle provoqués par leur onde de choc. Leur corps est constitué d’une tôle très mince, et elles contiennent peu d’explosif, du TNT. (trinitro toluène).
    Elles sont peu utilisées dans un conflit, et alors sans précaution, mais par contre, on doit obéir à des règles strictes dans le cas d’un usage de maintien de l’ordre (ou d’exercice et de formation militaire).
    A très courte distance, l’explosif qui détone et la tôle peuvent provoquer des blessures, légères si on est à courte distance, mais graves, si on prend par exemple la grenade dans la main quand elle explose. La détonation est alors suffisante pour arracher des doigts, voire la main.
    Elles sont lancées à la main : on enlève la goupille (le petit cercle métallique) de la « cuillère », en gardant celle ci pressée contre le corps de grenade. Lorsque l’on jette celui-ci, la cuillère, poussée par un ressort s’ouvre et allume un relais pyrotechnique qui fera exploser la grenade trois ou quatre secondes plus tard.
    Les grenades sont lancées en l’air (trajectoire en cloche sous l’effet de la pesanteur), et en principe explosent en l’air, et sontt alors pratiquement sans danger.
    L’explosion envoie quand même quelques éclats de tôle et la cuillère, à trois ou quatre mètres, et à l’instruction militaire, on spécifiait qu’il ne fallait pas envoyer de grenade à moins de 10 mètres d’une personne, au cas où le relais pyrotechnique fonctionnerait mal et où la grenade exploserait à terre.

    Qu’est il arrivé dans le Tarn : je n’en sais rien.
    Si j’en crois la télévision, on aurait constaté des blessures très graves dans le dos du jeune Rémi Fraisse et des traces de TNT sur ses vêtements.
    Il me semble très peu probable qu’une grenade offensive, mêmeexplosant à moins d’un mètre de quelqu’un, puisse lui causer des blessures aussi graves.
    Mais si par malchance, comme certains le disent, elle se serait coincée entre son dos et son sac à dos, il y a alors un risque très important de blessures graves et de choc cardiaque. Cet effet pourrait en outre être renforcé si son sac contenait des produits pyrotechniques, des bombes aérosols, ou une petite bouteille de réchaud à gaz, qui détoneraient alors en même temps que la grenade.
    Pourquoi la grenade n’a t’elle pas explosé en l’air, y a t’il eu une anomalie de fonctionnement, une imprudence de lancement?  je n’en sais rien.

    Pourquoi utiliser de telles grenades.? C’est effectivement assez exceptionnel et ne se fait que si vraiment la situation dégénère. Mais les images que j’ai vues à la télé, filmées par les manifestants eux mêmes, montraient que les gendarmes recevaient de nombreux cocktails incendiaires et de très gros pavés et il fallait faire face à cette menace.
    Je n’ai pas d’opinion sur l’opportunité du barrage qui devait procurer de l’eau à des agriculteurs de la région, je ne connais pas le dossier.
    Mais je constate que, dans la plupart de ces manifestations, notamment écologiques, qui au départ ont un but pacifique et se déroulent dans le calme, les organisateurs et manifestants sont vite débordés par des provocateurs et des casseurs, dont le but est de faire parler d’eux, qui prennent plaisir à causer des dégâts et à attaquer les forces de l’ordre, et se moquent complètement du but initial de la manifestation. Les images des manifestations de Nantes en sont la démonstration.
    Même s’il y a eu imprudence de la gendarmerie, je pense que la faute de ce triste accident incombe avant tout à ces personnes violentes, qui ont déclenché les échauffourées.

   

Jeudi 30 octobre 2014 à 7:58

Actualité

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     Des correspondants me demandent ce que je pense des clowns dont on parle beaucoup à la télé en ce moment.

    A  Agde, 14 adolescents habillés en clown et porteurs de pistolets, de couteaux et de battes de base-ball ont été arrêtés le 23 octobre, et ont passé 48 heures au poste de police.
    Dans l’Hérault, le 24 octobre un jeune homme grimé en "clown agressif", avait endommagé la voiture d'un automobiliste avait été interpellé samedi. Il avait confié lors de son audition avoir succombé à la mode des "clowns qui attaquent" lancée sur les réseaux sociaux depuis les Etats-Unis.
    A  Montpellier, un piéton a reçu 30 coups de barre de fer, le 25/10, donnés par un homme grimé en clown, qui a été interpellé,
    Le 10 octobre, un jeune de 17 ans, déguisé en clown, avait été arrêté à Périgueux, après avoir fait peur à des passants, et avoir effrayé une jeune femme en brandissant un couteau en plastique sous son nez, avant de la suivre jusqu’au gymnase où elle se rendait.
    Le 20 octobre, un jeune homme de 19 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis à Béthune), pour avoir, lui aussi déguisé en clown. Il avait effrayé un petit voisin de 6 ans, déguisé en clown, avant de faire peur à un groupe d’ados rassemblés dans un parc en pointant  sur eux un bout de bois comme s’il s’agissait d’une arme. Poursuivi par le gérant d’une friterie qui avait été alerté par les ados en question, le clown a sorti un pistolet d’alarme avant d’être interpellé.   
    Le phénomène a pris suffisamment d'ampleur pour que la police nationale diffuse, sur sa page Facebook et son compte Twitter, des messages préventifs recommandant : « Si je croise un clown, je fais le 17 ».
    On a même aussi interpellé des « chasseurs de clowns ».

    Je n’ai heureusement pas rencontré de clown, mais tout cela me laisse perplexe.
    Que des jeunes veuillent s’amuser en se déguisant en clown et fassent des grimaces, à l’approche d’Halloween, je veux bien l’admettre, bien que je ne trouve pas cela intelligent.
    Que l’on veille faire peur à des gens, souvent âgés ou à de jeunes enfants, tout cela pour pouvoir s’en vanter sur facebook ou autre réseau sociaux et publier films et photos, cela montre le degré de débilité des auteurs, qui peuvent considérer comme valorisant de telles bêtises
    Heureusement la publication sur internet est très repérable et permettra sans doute de les arrêter.
    Le comble de la bêtise, je l’ai trouvé dans un site « la brigade activiste des clows ».
Que de soi-disant écologistes sortent de telles âneries sous prétexte de défendre le climat, c’est à se demander s’ils ont un cerveau. Sans doute se croient ils humoristes.

    Il y a quelques semaines, la même chose se produisait à 10 000 km de là, en Californie, où des clowns munis de machettes ou de battes de base-ball terroriseraient les habitants. Un seul d’entre eux a été arrêté : un ado de 14 ans qui avait poursuivi des habitants grimé en clown, sans machette ni batte de base-bal
    La psychose est alimentée par des photos de clowns diffusées largement sur les réseaux sociaux. il s’agirait au départ d’un projet artistique monté par un couple, le phénomène aurait pris des proportions inattendues, des internautes relayant depuis des photos de clowns. Sur Youtube, depuis des mois, sont postées des centaines de vidéos mettant en scène des caméras cachées impliquant des personnes déguisées en clowns.
    Je me demande souvent où est passé le bons sens. Quel intérêt y a t’il à imiter les USA; Ils n’ont pas les mêmes mœurs que nous et ne sont pas plus intelligents.
    Et quand arrêterons nous de considérer qu’internet et les réseaux sociaux sont le centre du monde et que ce que l’on y voit est parole d’évangile.
    N’oublions pas qu’internet abrite les plus grand réseaux d’arnaques du monde.
    Je ne comprends vraiment pas que certains jeunes adorent et se croient très forts de montrer ou d’écrire les pires débilités sur les réseaux sociaux, sans se rendre compte qu’ils montrent ainsi leur stupidité et leur manque de réflexion. Et hélas, les entreprises ne se privent pas de consulter leur site avant de ne pas les embaucher.
    Malheureusement cela donne aussi des idées à de vrais casseurs ou truands, qui vont se déguiser en clown, faisant ainsi porter le chapeau de leurs turpitudes, à des imbéciles, qui ne réfléchissent pas deux secondes aux conséquences de leurs actes.
    Et les gens cèdent bêtement à la peur des clowns. les signalements de clowns auprès de commissariats de police abondent, mais ne débouchent bien souvent sur rien.
A Douai, les équipes de police, dépêchées à chaque signalement, ne voient quasiment jamais la moindre trace d’un clown.

Mercredi 29 octobre 2014 à 7:53

Enseignement, école, fac

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    Vous savez que je m'intéresse beaucoup au cerveau, à sa formation, et à l'éducation et à l'instruction des enfants. Ce sont donc les mécanismes d'apprentissage qui m'intéressent.
    J'ai fait plusieurs articles sur les centres du cerveau qui constituent le système d'apprentissage (voir mes articles des 12 et 14 janvier 2009), mais aujourd’hui, je voudrais m'intéresser à l'aspect psychologique et comportemental, en examinant qu'elles sont les capacités intellectuelles nécessaires pour pouvoir apprendre et suivre des études.

    Les animaux supérieurs (pas uniquement les mammifères, les poulpes et certains oiseau par exemple… ), sont capables d'apprentissage, assez peu avec l'aide de leurs parents, beaucoup par eux mêmes et surtout grâce à l'homme qui les éduquera.
    Mais l’être humain a la possibilité de prendre en partie la direction de sa propre éducation, grâce à son système d’apprentissage et de récompense, qui gratifie ses efforts en libérant de la dopamine. Il apprend à saisir des objets et à les manipuler, à marcher en équilibre sur deux jambes, à parler, à lire et à écrire, puis toute l’éducation des parents et l’instruction des professeurs. Mais s’il a ainsi des guides, une partie de son apprentissage est essentiellement dû à des efforts personnels et à la répétition des exercices pour améliorer ses comportements, son expérience  et ses connaissances.
    Bref l’être humain est fait pour apprendre et, si son cerveau ne comporte guère, à la naissance que les moyen de survivre, il a par contre un énorme potentiel, et il ne tient qu’à lui, aidé par des adultes, de l’utiliser au mieux.

    Pour ainsi se développer l’homme a six grandes capacités cérébrales :
        - La capacité de représentation : imagination et créativité.
        - La flexibilité mentale : tri des informations et des idées.
        - La planification, qui permet l’organisation des tâches.
        - L’initiative qui permet de décider et d’agir.
        - L’attention sans laquelle les tâches sont mal faites.
        - La régulation des émotions et des pulsions.
    Elles sont contrôlées par le cortex préfrontal, en liaison avec les autres centres du cerveau
    Les trois premières fonctions donnent une prise sur le temps, et les deux suivantes un pouvoir sur l'espace. La dernière, la modulation émotionnelle, permet de réguler son niveau d’émotivité pour tirer le meilleur parti des situations d’apprentissage.

        La capacité de représentation :

    Nous sommes faits pour évoluer dans le réel et à tout moment nos sens nous renseignent sur ce qui se passe autour de nous dans l’instant présent. Mais pour vivre dans de bonnes conditions nous avons besoin d’anticiper, d’imaginer ce qui peut arriver et les conséquences de nos actes. Cette projection dans l’avenir nécessite un apprentissage et le but de l’enseignement et notamment des exercices est justement d’améliorer cette capacité. De façon très simple nous pouvons nous exercer à voir, les yeux fermés, des objets et leur mouvement. Cette aptitude à « voir » dans l’espace, pourra ensuite être utilisée dans des exercices de mathématiques et de physique, pour comprendre la réalité.     Mais les travaux que nous ferons en français et dans l’apprentissage des langues étrangères, nous apprendrons la même capacité de réprésentation dans le langage et la langue écrite et orale. S’exprimer exige que l’on anticipe sur la représentation des idées que l’on veut transmettre.

        La flexibilité mentale :

    Nous devons pouvoir nous séparer d’anciennes représentations mentales pour nous adapter aux nouvelles données des situations. Notre cerveau est doté de cette capacité, mais il peut y avoir des difficultés, des blocages, en général en provenance du cerveau émotionnel, et de nombreux tabous et préjugés.
    Il faut d’une part se dégager de l’emprise des certitudes et des réactions d’orgueil et d’égoïsme, et d’autre part lutter contre la crainte de se tromper et augmenter la confiance en soi. Il faut lutter contre remords et regrets, savoir tourner la page après avoir analysé ses erreurs pour essayer de ne pas les commettre à nouveau.
    L’un des enseignements essentiel poure acquérir cette flexibilité est la revue des auteurs de la littérature et des philosophes français et étrangers, pour se familiariser avec la diversité des pensées.

        La planification :

    Là encore notre cortex frontal a cette capacité qu’il faut développer et qui peut être plus ou moins grande suivant que notre préférence cérébrale est J ou P ( voir mes articles des 15/3 et 24/9 2010).
    Pour cela il faut avoir une idée claire de la tâche à accomplir et des objectifs à atteindre, une représentation des actions futures, une décomposition en tâches élémentaires, une certaine logique d’organisation et une idée du déroulement dans le temps. Là encore l’enseignement devrait nous permettre d’accroitre nos capacités.

        L’initiative :

    Elle nous permet de devenir peu à peu autonomes.
    Animaux et humains sont capables d’obéir à des ordres qui conditionnent une action donnée ou de réagir à des conditionnements instinctifs ou innés. Dans ce cas les lobes frontaux sont inactifs
    L’homme est beaucoup plus capable d’actions autodéterminées. Elles supposent une réflexion préalable et l’utilisation des capacités précédentes pour pouvoir prenbdre la décision d’agir.
    Une bonne éducation dans ce domaine devrait nous permettre de diminuer notre tendance moutonnière et notre influençabilité, et d’accroitre notre indépendance d’esprit.

        L’attention :

    C’est notre capacité à maintenir l’esprit sur un projet, sur une tâche, en s’abstrayant de l’environnement et des événements qui s’y passent. C’est une mobilisation de nos sens et du cortex préfrontal sur l’examen de la situation, des solutions décisions et actions à faire. C’est une capacité qui se développe par l’entraînement car le problème est de pouvoir garder cette attention constante pendant une durée suffisante.
    Elle implique le cortex préfrontal, mais aussi certains centres du cerveau émotionnel.

        La régulation des émotions :

    Les émotions sont importantes car ce sont les sources de motivation, ce qui donne de l’énergie ou en prive. Il faut donc les conserver, mais il ne faut pas qu’elles aient le pas sur le raisonnement et le contrôle. Le cortex frontal doit rester le maître.
    Ce n’est pas chose facile et l’enseignement est muet sur ce problème, alors que les parents dont c’était un des rôles éducatifs, ne s’en préoccupent plus guère aujourd’hui.
    C’est non seulement le contrôle de ses propres pulsions, mais aussi la compréhension des sentiments et émotions d’autrui, qui est une des conditions fondamentales de notre vie en société.

    Ces diverses notions mes grands-parents et mes parents puis mes professeurs me les ont apprises, et mes beaux parents, qui étaient dans l’enseignement, les appliquaient dans leur métier. Il est regrettable qu’aujourd’hui, alors que les connaissances sur le cerveau ont fait de gros progrès, on ne forme plus les éducateurs, parents comme enseignants à en tenir compte pour élever et instruire les enfants.
    Je pense refaire quelques articles sur ce sujet.


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Mardi 28 octobre 2014 à 8:17

Le bonheur

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      Aujourd'hui ce sera un intermède très particulier.
     J'ai retrouvé quelques lignes que j'avais trouvées, il y a quelques années, sur un blog (je ne susi pas sûr que ce soit sur Cow), et je les avais gardées car je les avais trouvées intéressantes.
     Alors je vous les fait partager. C'est "le chemin du bonheur"
    Malheureusement je ne me rappelle plus qui en était l'auteur. Si une personne qui lit ce blog, a écrit ce texte, je serai heurteux de discuter avec elle.

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Lundi 27 octobre 2014 à 7:15

Enseignement, école, fac

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    On reparle beaucoup à la télé des enfants surdoués et de leurs échecs scolaires.Cela me surprend toujours car c’est vraiment un phénomène récent. Quand j’étais enfant ou que mes enfants étaient petits, on parlait simplement d’un enfant intellectuellement précoce, (EIP), c’est à dire qu’il était provisoirement plus doué que les élèves de son âge.
    Quand j’étais jeune, en sixième les élèves passaient des tests et on établissait leur QI; étaient dits EIP ceux qui avaient un QI supérieur à 130.
    En fait ils n’étaient pas intrinsèquement plus intelligents que les autres, mais leurs parents et leurs professeurs avaient su les intéresser suffisamment pour qu’ils apprennent plus vite plus vite à lire à écrire, des rudiments de mathématiques, avaient su les motiver pour lire et consulter des livres qui décrivaient le monde et finalement ils avaient acquis plus tôt que d’autres, non seulement des connaissances, mais aussi l’habitude de raisonner et surtout une grande curiosité intellectuelle.
    Cela faisait que c’étaient de bons élèves et que si leurs habitudes ne changeaient pas, ils continuaient à se montrer relativement doués. Mais s’ils perdaient l’habitude de travailler, leur avantage provisoire cessait et les autres élèves les rattrapaient.
    Cependant pour certains d’entre eux, le fonctionnement de leur cerveau était un peu différent de celui des autres enfants. Ils étaient plus attentifs et comprenaient plus vite les explications. Les chercheurs pensent que peut être la myélinisation de leurs axones était plus précoce et meilleure, et que donc, les transferts entre centres du cerveau étaient plus rapides (la myéline est une substance blanche graisseuse qui entoure les axones, les isole et accroit considérablement la vitesse de l’influx nerveux).
    Une autre caractéristique était celle de leur mode de raisonnement : d’une part ils étaient relativement logiques, et d’autre part ils n’appréhendaient pas les données pas à pas et successivement. Ils avaient tendance à raisonner en arborescence, en « feux d’artifice », en envisageant simultanément de nombreuses ramifications et en les explorant, ce qui donnait l’impression qu’ils sautaient « du coq à l’âne », et de ce fait leur pensée était parfois difficile à suivre, car on n’arrivait pas à suivre leur arborescence d’idées.
    Mais lorsque je préparais les concours des grandes écoles, j’ai connu des dizaines de jeunes qui étaient ainsi « surdoués », et aucun n’était malheureux, et par ailleurs, très rares étaient ceux qui estimaient être des prodiges.

    Je crois que si certains dits « surdoués » sont aujourd’hui malheureux et en échec, c’est à la fois la faute de leurs parents et de leurs professeurs et, par la suite d’eux mêmes.
    Les parents se sont persuadés que leur gosse était un génie et ils le lui ont tellement dit que l’enfant a fini par le croire. A partir de là, il est persuadé qu’il peut réussir sans rien faire, et même, pour certains d’entre eux plus fragiles, ils se sentent anormaux, et en souffrent. L’âge affectif ne suit pas toujours l’âge intellectuel et certains enfants, en avance intellectuellement, n’ont pas la maturité émotionnelle correspondante.
    En classe ces enfants s’ennuient car ils comprennent beaucoup plus vite que les autres et, s’ils sont consciencieux, font leur travail plus vite. Par ailleurs l’enseignement est devenu trop théorique, trop déconnecté du réel, notamment en mathématique et en physique, et les enfants, trop attirés par ailleurs par l’ordinateur, les jeux, internet, les réseaux sociaux et le téléphone, ne s’intéressent plus à ce qu’ils apprennent.
    Il est certain qu’autrefois, les « IEP » ne pouvaient s’ennuyer : les professeurs leur donnaient des travaux supplémentaires, leur prêtaient des livres sur la nature ou la physique de la terre, leur demandaient d’aider ceux qui suivaient plus difficilement, et parfois, les envoyaient au tableau, refaire une partie du cours à leur place.
    Surtout l’enseignement était beaucoup plus en rapport avec les choses pratiques et les professeur avaient eu une formation pédagogique, et ils savaient nous intéresser à ce qu’ils enseignaient.
    Les gouvernements successifs ont, pour des raisons budgétaires, supprimé les écoles normales et demandes aux professeurs des diplômes trop élevés par rapoport à ce qu’ils enseignent. De ce fait ce sont de bons théoriciens, mais une partie d’entre eux ne sait ni enseigner de façon intéressante, ni faire en sorte que les élèves ait de la curiosité intellectuelle et aiment la classe.
    On voit parfois des méthodes bizarres, comme le professeur de maths d’un de mes petits enfants, qui leur demandait de faire des exercices sur des sujets dont il n’aavit pas encore fait le cours, sous prétexte de « développer leur créativité ». C’est pédagogiquement absurde, d’autant plus que la créativité, c’est l’art de rapprocher certaines notions qui ne le sont pas habituellement, à partir de choses connues ou en mémoire, mais ce n’est jamais de créer ex nihilo.

    Bref je suis étonné de voir des « surdoués » en échec scolaire. Je ne susi pas sûr que ce soit parce qu’ils sont surdoués. Je pense qu’il y a d’autres raisons qu’on n’a pas vu ou qu’on ne veut pas voir. En général les jeunes en échec scolaire le sont, soit parce qu’ils ne sont pas doués intellectuellement, mais surtout parce qu’ils ne sont ppas motivés pour travailler, et/ou qu’on n’a pas su les intéresser à ce qu’on leur demandait d’apprendre, et qu’on avait oublié de les persuader de l’intérêt des études.
    Il est par ailleurs évident que chacun ne peut suivre toutes les orientations possibles et là encore, les professeurs étaient autrefois formés pour aider les jeunes à s’orienter dans leurs études et leur futur métier.
    Il faut reconnaître aussi que la tâche des professeurs est plus difficile aujourd’hui, d’une part en raison de la mauvaise éducation des enfants, et malheureusement de celle des parents, et du fait qu’ils n’ont pas été formés pour se trouver dans de telles difficultés.
    Enfin je constate qu’alors qu’autrefois l’élève doué était respecté par ses camarades qui avaient besoin de lui pour les aider, alors qu’aujourd’hui, on le traite bêtement « d’intellectuel » et on se moque de lui. Evidemment les jeunes qui se livrent à ce jeu méchant ne sont pas eux, très intellectuels.

Dimanche 26 octobre 2014 à 7:29

Psychologie, comportement

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    Les biologistes et les psychologues aiment bien comparer nos comportements et ceux des singes, nos antiques cousins.
    Il le font notamment en ce qui concerne la réflexion et la manière de faire les choix.
    Les psychologues de l’université du Mississipi ont fait une expérience amusante qui s’appelle « le paradoxe du restaurant ».

    Ils ont constaté que lorsqu’une personne hésite entre deux plats A et B au restaurant, qui lui plaisent tout autant, et finit par se décider our le plat A par personne, et que par malchance, il n’y en a plus, la logique voudrait qu’elle choisisse alors le plat B;
    Il semble qu’il n’en soit rien, mais que la plupart des personnes reprennent la carte et choisissent un autre plat C.
    Les psychologues appellent cela une « dissonance cognitive » : lorsque l’on a choisi difficilement entre deux actions et que celle qu’on a choisi ne peut être réalisée, on de résout très rarement à choisir la seconde, comme si on avait un préjugé contre elle, et on en préfère une troisième.

    Les psychologues ont soumis divers animaux à un test simplifié. Il n’était évidemment pas question de lire un menu, mais on leur présentait deux mets qu’ils aimaient et s’il en choisissaient un, on le leur enlevait et on leur représentait le second plus un plat qu’ils aimaient nettement moins. Paradoxalement tous les singes évolués choisissaient plutôt le troisième, bien que moins apprécié, et donc étaient eux aussi sujets au syndrome de la « dissonance cognitive ».
    Par contre les ours ou les perroquets ou corbeaux ne faisaient pas ce choix curieux.

    Il semblerait que ce soit la conformation du cerveau qui joue, les singes évolués ayant une configuration de mémoire voisine de celle de l’homme, avec notamment le rôle de l’hippocampe.
    Ils gardent, comme l’homme le souvenir de leur choix passé, alors que ours et oiseau, une fois le premier choix fait, l’oublieraient.
    Heureux les amnésiques, puisque leur défaut fait leur bonheur en matière de nourriture !
   
    Depuis que j’ai lu cet article, je me suis évidemment testé, mais juste en faisant des choix de dessert devant mon frigo. Bizarre, je n’ai pas constaté de « dissonance cognitive ». Est ce moi qui suis anormal ou bien seul le restaurant serait il dissonant ?

Samedi 25 octobre 2014 à 8:11

Histoires drôles

   L'internaute a publié, sur internet, il y a quelques temps, des photos de ses correspondants montrant des devantures de restaurants et cafés, qui étaient originales ou humoristiques.
    Pour vous faire sourire je vous en montre quelques unes en intermède.
    Celui là est un restaurant du Sud Ouest à Paris, dans le 17ème. J'y ai mangé une fois : c'est très bon, mais assez cher.

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Ce restaurant de Caen a un nom amusant, mais cela incite t'il à aller y manger ?

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Ce café de Deauville nous apprend l'orthographe :

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Là on se croirait en train de regarder Zorro !

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Certains ont de l'imagination pour être original :

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Bien sûr il y a les animaux que l'on mange :

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 ou les plantes que l'on utilise :

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et en Bretagne les crèperies,  

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mais aussi les restaurants japonais :

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Vendredi 24 octobre 2014 à 8:10

Psychologie, comportement

 
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    J’ai reçu un mail pas très gentil d’une dame, qui est semble t’il psy, grande admiratrice de Freud, et qui me prend à partie parce que j’ai dit, paraît il, du mal de ce « grand homme » et que je n’ai pas foi en la psychanalyse, ce qui évidemment est un crime qui va m’envoyer à l’enfer des psys, même si je ne fais pas partie de leur congrégation, n'étant qu'ingénieur . Cela ne me gêne pas qu’on ne soit pas d’accord avec moi, c’est normal, (au contraire la discussion apporte des idées), mais par contre, on peut me le dire poliment !
    C’est vrai qu’il m’arrive de ne pas apprécier certains psys, qui sont totalement inefficaces, voire aggravent la souffrance de leur patient et les bourrent de médicaments. Mais il existe aussi de bons psys qui sont utiles. J’ai correspondu avec une psy qui intervenait auprès des personnes qui avaient subi une agression, un gros malheur, un accident, et elle leur apportait beaucoup.
    En ce qui concerne la psychanalyse, c’est vrai que je suis un mécréant devant cette religion : je ne crois pas à son efficacité, et Freud lui même écrivait à Jung (avant qu’ils ne se fâchent), que le peu d’efficacité de cette technique l’avait déçu !!
    Par contre je n’ai jamais dénigré Freud en tant qu’homme; j’ai même toujours dit que je l’estimais, même s’il m’apparaissait parfois un peu obsédé par le sexe. Mais par contre j’ai dénoncé certaines de ses théories, qui ne sont pas exactes, ce que l’on sait grâce aux progrès de la biologie. Ce n’est pas Freud que je critique alors, mais les personnes et notamment les psys, qui croient encore à ces théories parce qu’ils n’ont pas su se recycler.
    Moi aussi quand j’étais en classe de terminale, notre prof de philo nous a parlé pendant 4 heures des théories de Freud, et j’y avais cru, en bon élève, mais mes lectures de biologie m’ont montré depuis qu’il fallait revoir ma copie.
    En fait Freud était un bon scientifique, qui essayait de tirer des leçons des cas des malades qu’il voyait. Il avait beaucoup d’idées et certaines étaient géniales. Mais il avait deux handicaps :
    - d’une part les connaissances en biologie, et notamment concernant le cerveau et les hormones, étaient très faibles, et donc il ne pouvait pas s’appuyer sur des connaissances scientifiques.
    - d’autre part il n’avait pas un panel de malades représentatif. Il soignait surtout des bourgeois(e)s de Vienne qui avaient des problèmes sexuels, et donc avait affaire à une population de malades particulière, ce qui a orienté ses théories.
    C. Jung, qui exerçait à la même époque dans un hôpital normal, avait un éventail de patient beaucoup plus varié et des théories qui, pour la plupart restent encore d’actualité.
    Freud a voulu, au prix de gros efforts et d’études importantes, expliquer par des théories générales, ce qu’il constatait chez un groupe particulier de malades; il est normal que ses théories présentent des erreurs. Le problème c’est qu’aujourd’hui les psys ne devraient plus y croire, et quand je vois un psy, assimiler au nom de Freud, les abeilles vues dans un rêve par une patiente, à des phallus, cela m’amuse beaucoup, mais me laisse un doute sur la compétence du psy. J’ai lu aussi que certains pratiquaient la « dallasothérapie » où les patients jouent un jeu de rôle en s’identifiant à un personnage de Dallas, et qu’on soigne ainsi leurs phobies !!!

    Les développement de l’inconscient par Freud sont en fait géniaux pour leur temps, mais évidemment ils ne pouvait s’appuyer sur des connaissances physiologiques. il faisait en particulier la différence entre l’inconscient verbalisable et calme, et les pulsions, plus instinctives et dynamiques. Aujourd’hui on sait que l’hypothalamus, qui règle une grande partie de notre fonctionnement corporel, est notre machine à pulsion; mais il n’y a pas que le sexe, mais aussi la faim, la soif, le sommeil, et en relation avec les centres amygdaliens, la peur, la fuite, la colère.
    Freud avait lié ces pulsions au « principe de plaisir ».
    Mais nous savons aujourd’hui que les centres d’apprentissage et de récompense, et leur circuit complexe, sont à la base des plaisirs que nous ressentons et constituent un stimulateur important dans nos actions. Mais c’est un mécanisme très général et qui n’a pas, comme le disait Freud, les pulsions sexuelles à son origine.
    Lorsque Freud émet l’hypothèse de l’inconscient verbalisable, que l’on atteint par l’analyse, et notamment par l’interprétation des rêves, il n’y avait ni la connaissance des centres du langage ni celle des centres d’interprétation de la vision, et on ne savait pas que les rêves ne sont qu’un aperçu, lors d’un microréveil des sensations que le cerveau recycle, remémorise et élimine en partie. Il n’y a aucune symbolique des rêves : ce sont des sensations en désordre liées à nos souvenirs et à nos préoccupations. (voir mes articles sur tous ces sujets). Les fondations de la psychanalyse sont donc branlantes.
    Autre erreurs de Freud, se théories sur le développement de l’enfant qu’il décrit en proie à des pulsions sexuelles dès son enfance, aboutissant au célèbre complexe d’Oedipe, dont o,n sait aujourd’hui qu’il n’est qu’un mythe. On sait d’une part que les pulsions sexuelles sont liées aux hormones et donc n’apparaissent vraiment qu’à la puberté, on connait mieux le développement du cerveau du jeune enfant et on peut expliquer simplement sa jalousie pour le père qui est aussi l’objet d’attention et du temps de sa mère qu’il voudrait exclusivement à son service, de même qu’on peut expliquer logiquement certains tabous, notamment sur les organes sexuels, liés à notre système éducatif.
    Freud s’était intéressé à « l’amnésie infantile » : nous n’avons que très peu de souvenirs avant 3 ans et peu avant six ans.C’est exact mais sa théorie selon laquelle c’est dû à la répression de sa sexualité par ses parents, est un beau roman. On connait un peu le fonctionnement de la mémoire, de la consolidation des souvenirs et de l’oubli, le fait qu’aavnt la maîtrise du langage les souvenirs sont pures images et donc plus instables. On connait la fragilité, l’influençabilité et la transformation des souvenirs, même chez les adultes. Si Freud avait vécu de nos jours sa théorie n’existerait pas.
    Autre erreur les phobies, pour lesquelles Freud avait décrit la phobie des chevaux d’un petit garçon et l’avait interprété à la lumière du complexe d’œdipe et de la peur de la castration. En fait l’enfant avait été témoin d’un accident et de la mort d’un cheval qui tirait une diligence, mort assez terrible avec des convulsions et une grande souffrance. La phobie de cet enfant était simplement dû au choc traumatique.
    En fait on peut soigner ces phobies par l’accoutumance faite progressivement et en s’approchant peu à peu de l’objet des criantes.
    A l’inverse les théories de Freud sur le « moi » sont restées d’actualité avec simplement quelques évolution, et le terme de narcissisme qu’il a inventé correspond à une donnée réelle : l’estime de soi, qui peut être insuffisante, ou au contraire trop grande chez certains et qui est fortement remise en question lors d’échec, de chômage ou de revers affectifs.

    Finalement, Madame qui m’avez écrit bien méchamment, ce n’est pas votre faute : vous avez subi des cours où Freud était le Dieu de la psychologie, qui est la vérité et ne peut se tromper. Il faut que vous sachiez que, dans les cours de psychologie américains, Freud ne fait l’objet que d’une demi-page, et on ne cite que brièvement ses théories du moi. Les jeunes psys de la plupart des pays, sauf en France, n’ont jamais entendu parler du complexe d’Oedipe, sauf peut être en faisant des mots croisés, et la symbolique des rêves les ferait sourire et ne sert plus qu’aux diseuses de bonne aventure.
    Donc je persiste et signe : la psychanalyse a été remplacée aujourd’hui, par des techniques comportementales beaucoup plus efficaces, et elle n’est plus guère qu’une référence historique pour les professeurs de philosophie. Mais dans tous les domaines, il y a toujours des nostalgiques qui croient toujours au passé révolu.

Jeudi 23 octobre 2014 à 7:30

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/cestquoicesnotes.jpg

   J'ai vu récemment avec étonnement, à la télévision, des parents d’élèves et des professeurs discuter très vertement, en venir presque aux mains sur un sujet brûlant : faut il noter les élèves, notamment à l’école primaire et au collège.
    Certains exigeant des notes, d’autres les refusant catégoriquement.

    un point m’a cependant frappé : les enfants de ceux qui refusaient les notes avaient plutôt de mauvaises notes, et les enfants de ceux qui les exigeaient plutôt de bonnes notes !!!
    Cela m’a rappelé quand j’étais jeune ingénieur, les polémiques en entreprise sur le Taylorisme et les mesures de productivité sur une chaine de travail et les primes associées.
    En fait ces problèmes de notation et de mesure du travail, ont pour origine les théories  d’un psychologue américain béhavioriste, Clark Leonard Hull vers 1930.
    Il se basait sur le fait que les rat de laboratoire ne voulaient bien faire des progrès dans l’apprentissage des trajets de leur labyrinthe, que dans la mesure où ils avaient faim et où on leur donnait une récompense en nourriture. Il en avait conclu que le comportement au travail et la motivation dépendaient au départ d’un besoin, qui devait être accru par le « renforcement ». Le renforcement pouvait être positif (la récompense) ou négatif (la punition).  Mais l’absence de récompense peut être une punition, dans la mesure où le besoin existe.
    Les primes de rendement au travail et les méthodes de Taylor, et les notes à l’école découlent de cette théorie.

    Mais les psychologues ont fait depuis d’autres expériences sur des élèves et des étudiants. Toutefois il ne s’agissait pas de cancres, mais d’élèves qui réussissaient plus ou moins bien.
    Ils ont comparé les progrès de groupes pour lesquels il n’y avait ni sanctions ni récompenses, d’autres pour lesquels il y avait surtout des sanctions, d’autres pour lesquels il y avait surtout des récompenses, et enfin des groupes avant récompenses et sanctions tirées au sort, sans lien avec le travail
    Ce dernier cas développait un sentiment d’injustice, même chez les récompensés.
    Pour les autres groupes, les progrès étaient peu important, sauf pour ceux qui étaient récompensés, qu’ils travaillent bien ou mal, mais évidemment davantage s’ils travaillaient bien.
    La conclusion était donc que les renforcements négatifs sont inefficaces, que seuls les renforcements positifs le sont, et qu’il doivent correspondre à une certaine justice et à des règles précises.
    Une autre leçon est celle du sport.
    Si vous voulez faire des progrès, par exemple en athlétisme, il faut connaitre votre niveau de performances pour essayer de les améliorer : il faut savoir en combien de secondes vous courrez le 100 mètre, ou combien vous sautez en hauteur…
    Ce sont en quelque sorte des notes.

    Evidemment, quand on est face à un élève qui ne fait rien et qui en plus trouble la classe, on a envie de le sanctionner.
    C’est normal de le faire s’il empêche les autres de travailler ou se dissipe.
    Mais cela ne sert pas à grand chose de sanctionner son mauvais travail par de mauvaises notes; cela ne fait qu’aggraver son échec et son sentiment d’impuissance.
    Donc la « notation sanction » n’est pas une mesure efficace pour motiver les élèves.
    Par contre la « notation évaluation permet de situer son niveau et de l’améliorer.
    Comment voulez vous améliorer votre orthographe, si vous ne savez pas les fautes que vous faites, ou mieux réussir en mathématiques si vous ne voyez pas vos erreurs de raisonnement ou d’absence de connaissances.
    Cela ne sert à rien de dire à un élève qu’il est un cancre, il faut lui montrer comment s’améliorer.
    Les notes sont des chiffres; elles n’y sont pour rien.
    Ce sont les comportements des parents et des professeurs qu’il faut chenger : il faut encourager au lieu de décourager les élèves. Les notes restent les mêmes, ce sont les conclusions que l’on en tire qu’il faut modifier dans le sens des encouragements et des moyens pour s’en sortir.
    Quant à remplacer de 0 à 20 par ABCDE, c’est une vaste hypocrisie, une fumisterie. Je ne comprends même pas comment des gens intelligents ont pu croire que cela changerait quoique ce soit !!

    Autre tabou, le classement. C'est vrai qu'il ne sert guère qu'à exciter les parents, en bien ou en mal. Mais forcément l'ordre des notes est un classement. Alors on part en guerre contre une volonté de compétition comme aux USA.
    Il ne faut pas exagérer. Qu'il y ait une compétition dans les classes de préparation des grandes écoles, ou pour les professions médicales, c'est vrai, mais c'est dû au fait qu'il y a un concours pour y entrer. Mais il n'y a d'esprit de compétition au collège, au lycée ou à la fac, que pour ceux qui s'en font une obsession, et les détracteurs de cet esprit sont en général ceux qui n'ont pas envie de travailler.
   Malheureusement ils seront déçus plus tard, car dans la vie, et notamment les entreprises, comme les places sont limitées et que la pyramide a le sommet vers le haut, il y aura immanquablement compétition.

Mercredi 22 octobre 2014 à 7:57

Paysages

    Suite de l'intermède sur les ponts de Paris. Aujourd'hui : les ponts modernes.
Les renseignements ont été puisés dans un blog qui s'intitule "Histoire en Ligne"

Le Pont National

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/national1.jpg
   Premier construit sous le Second Empire en 1852, le pont "Napoléon III" deviendra « National » à la chute du régime; il a une largeur de 15,40 m.
    Pour passer la partie routière du pont de 5,60 à 16,5 mètres, un nouvel ouvrage en béton armé sera accolé en amont du pont existant en 1953.
    A ce jour le pont compte cinq arches de 34,50m, identiques aux arches en maçonnerie, il fait une longueur de 108,5 mètres et a une largeur utile de 34 mètres. Il est composé de deux trottoirs ayant respectivement 5 et 3,5 mètres de large. La chaussée mesure 16,50 mètres et la partie ferroviaire 9 mètres.

Le Pont d'Austerlitz

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/doc19.jpg
     Pour faire franchir la Seine par la voie ferrée, un concours est lancé en 1903, pour réaliser un viaduc qui ne comporte pas de pilier au milieu du fleuve. Est retenu le projet d 'un pont en acier doux laminé d’une seule travée de 140 m  (record des ponts parisiens).
    Le viaduc d’Austerlitz est constitué de deux grands arcs paraboliques avec trois articulations, une au sommet et deux proches des rives, et un tablier de 8,50 m de large placé à 11,30 m du niveau de la Seine. Les culées, qui supporteront les extrémités des arcs du viaduc sur les rives, seront établies sur des massifs en maçonnerie de 22 m de long et 18 m de large et seront surmontées chacune de deux pylônes de 15 m de haut.
   Des piles provisoires et un pont-échafaudage en bois sera installé pour pouvoir s-assembkler et raccorder les pièces métalliques.
    Le viaduc d’Austerlitz sera renforcé en 1936 pour permettre une augmentation de la charge des trains.

Le Pont Amont

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/pontamon.jpg
     Le pont amont du boulevard périphérique est relativement récent et n’a pas vraiment d’histoire et a été édifié entre 1967 et 1969.
      Il est en béton précontraint, a une longueur totale de 270 mètres pour une largeur de 42 mètres, et comporte quatre travées de 58,5 mètres, 90 mètres, 65 mètres et 56,5 mètres de portée. Il est en fait constitué de deux ponts accolés. Cet ensemble supporte deux chaussées à sens unique de 17,50 mètres, 2 trottoirs de 2 mètres et un terre-plein central de 3 mètres de large.

La passerelle Simone de Beauvoir.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/PasserelleGB1.jpg
     La passerelle Simone de Beauvoir a été inaugurée le 13 juillet 2006. Elle relie l’esplanade de la bibliothèque nationale de France François Mitterrand au jardin de la mémoire à Bercy, mais devait desservir quatre points différents.
    Elle est composée d’un pont à ruban qui forme deux passerelles. L’une est en forme d’arc tendu, l’autre est suspendu se dédoublant en deux allées latérales. Un espace de 700 m² situé entre les deux croisées reçoit des aires de repos, d’animation et de vente. Sa longueur totale (passerelles de liaison comprises) est de 304 mètres dont une portée (franchissement de la Seine) de 190 mètres.  Sa largeur est de 12 mètres. Sa hauteur au niveau des berges est de 6 mètres tandis que sa hauteur au niveau de la « lentille » centrale n’est que de 3,2 mètres. Le poids total de sa charpente représente 1600 tonnes, et un plancher de chêne de 4000 m2 la recouvre.

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lancien

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