Mardi 21 octobre 2014 à 8:54

Psychologie, comportement

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   J’ai souvent fait des articles sur le langage car c’est avec la mémoire les conditions essentielles de l’intelligence humaine. Sans le langage nous ne somme même pas aussi intelligents que les grands singes.
    Dans un article du 24 août je vous parlais des enfants dyslexiques, et je disais que chez les gens normaux, au repos en l’absence de paroles entendues, les neurones du cortex auditif droit oscillait au rythme de 30 à 40 par seconde, c’est à dire au rythme des syllabes, tandis que ceux du cortex auditif gauche oscillait au rythme de 4 à 5 par seconde, celui des unités de langage c’est à dire des phonèmes, voire des mots.   
    Cette différence d'activité résulterait d'une plus grande concentration de grandes cellules pyramidales dans le cortex auditif gauche, lesquelles auraient la propriété de décharger à Ia fréquence de 30 à 40 hertz.
    Il semble que cette différence soit faite pour que le cerveau entende syllabes et phonèmes parmi les sons et sache ainsi que quelqu’un parle son langage. C’est une alerte qui met alors le cerveau dans un état d’attention pour comprendre ce qui se dit.
    Des neuroscientifiques de l'INSERM et de l'École normale supérieure, à Paris, ont enregistré des IRM et des électroencéphalogrammes de sujet qui regardaient et écoutaient, sur des films, des personnes en train de parler, et ils pouvaient ainsi mettre en lumière l’activité de certaines zones, et la fréquence d’oscillation de leurs neurones
    Lorsque l’on écoute quelqu’un parler, le cortex auditif gauche non seulement continue à osciller pour certains neurones à 30/40 hertz, mais commence aussi à émettre à 4 à 5 hertz. Il veut à la fois comprendre sylalbes et phonèmes.
    Mais ces chercheurs ont aussi constaté que des neurones du cortex moteur oscillait aussi à la fréquence de 4 à 5 hertz, et en concordance avec ceux du cortex auditif. Ces neurones correspondaient à la commande du mouvement des mains.
    Ils ont alors remarqué que c’était la fréquence des mouvements de la main de personnes qui parlaient.
    Alors la question se pose, est ce la parole de celui qui parle qui active ses mouvements de mains à ce rythme et sont ce ces mouvements de la main qui aident le cortex auditif gauche de celui qui écoute à se synchroniser ainsi sur cette fréquence ?
    La première assertion ne semble pas exacte, car, quand on parle, il y a un blocage lancé par le centre de Broca, qui empêche de s’écouter parler et donc d’activer le cortex auditif et le centre de Wernicke. C’est probablement le cortex frontal qui gère la pensée et qui envoie des ordres au centre de Broca pour qu’il élabore la parole, qui commande aussi les gestes des mains, une partie étant probablement aussi commandée de façon inconsciente par Broca.
    Rappelons au passage que si les gens ont des hallucinations auditives, c’est à dire qui « entendent des voix », c’est en général parce que ce blocage entre Broca et Wernicke n’existe pas, et ils entendent donc des réflexions internes de leur propre cerveau.
    Par contre la deuxième conclusion semble exacte, et d’ailleurs les propos des personnes qui font des gestes en parlant sont en général mieux compris.
    Les mains seraient donc en quelque sorte, le métronome de nos communications orales.
    Il est d’ailleurs difficile de parler sans faire des geste, et par ailleurs les gestes sont le support du langage des sourds-muets… et des bébés

Lundi 20 octobre 2014 à 7:56

Actualité

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    Probablement parce que j’ai fait des articles sur le réchauffement climatique, des lecteurs me demandent ce que je pense du système d’écotaxe et de son abandon.
    Sur le plan technique et économique je n’ai pas étudié la question et donc le seul avis que je pourrai donner est personnel.

    Je ne pense pas que le système d’écotaxe élaboré lors des accords de Grenelle de l’environnement, soit essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique, car il ne diminuera pas sensiblement la pollution engendrée par les camions.
    Certes le coût pour les transporteurs amènerait peut être une progression plus lente des transports, mais la SNCF n’ayant rien fait pour améliorer le trafic de marchandise, et le transport de la gare chez le client restant toujours à faire, je ne pense pas que les rejets de CO2 soient diminués pour autant. Dans ce domaine c’est la mise à la casse des vieux camions qui serait bénéfique.
    L’écotaxe carbone, n’était donc qu’un impôt de plus destiné à financer les infrastructures routières dans l’optique : « celui qui use paie les réparations ».

    Je comprends que les routiers soient mécontents d’un impôt supplémentaire, mais je n’approuve pas les bonnets rouges : d’abord on ne casse pas les infrastructures : faire des dégâts ne résout rien et coûte de l’argent à la collectivité.
    Leurs arguments de concurrence étrangère et de non compétitivité ne sont pas valables, car les camions étrangers devaient être soumis à la même taxe et il n’est pas normal que camions français et étrangers usent peu à peu les infrastructures routières et que ce soient les contribuables qui payent pour eux.
    Donc sur le plan des principes, je trouvais que l’écotaxe était justifiée.

    Par contre, techniquement son organisation me paraissait démente et je me demande qui a pu concevoir une telle usine à gaz et une opération aussi onéreuse.
    Le système de portiques est très complexe de même que le système informatique qui l’exploiterait.
    On aurait pu commencer par instituer un péage plus important pour les camions, sur les autoroutes et imagoiner une collecte plus simple des informations dans les entreprises
    Par ailleurs je pense que le marché passé à la société chargée de ce travail était beaucoup trop avantageux pour elle et ne préservait pas les intérêts de l’Etat, de même d’ailleurs que les concessions faites aux sociétés autoroutières.
    Il y a là une manquement grave de l’administration et des politiques.

    La suppression de l’écotaxe et le recul devant les manifestations est une décision purement politique; je n’ai pas les éléments pour en juger.
    Mais trois problèmes se posent :
        - est il normal que les poids lourds français et étrangers puissent circuler et user les infrastructures sans rien payer, alors que cette écotaxe existe dans les autres pays d’Europe ?
        - il y aura une perte sèche importante du fait des portiques installés pour rien et de la concession de relevé de l’écotaxe faite à la société Ecomouv, du temps de Sarkozy. On parle d’une perte de 2 milliards d’Euros et c’est l’argent de l’Etat donc des contribuables.
        - comment financer alors les infrastructures ? Deux pistes semblent être retenues : relever les prix du gaz-oil et faire payer les sociétés auto-routières.
    Je doute que les sociétés concessionnaires acceptent de diminuer leurs énormes bénéfices et donc de ne pas augmenter leurs tarifs.
    En définitif ce serait les automobilistes qui paieraient la note, et chose scandaleuse, le gaz oil ne serait pas augmenté pour les camions, pas plus que leurs tarifs d’autoroute, mais peut être, les députés vont ils revenir sur cette décision.
    On était habitué avec le précédent quinquennat à ce que ce soient toujours les défavorisés qui payent les pots cassés et non les riches et les entreprises, mais voir que sous un gouvernement de gauche, c’est encore plus le cas, est étonnant et je comprends que beaucoup de gens soient déçus et découragés.

Dimanche 19 octobre 2014 à 8:02

Paysages

Suite de l'intermède sur les ponts de Paris. Les renseignements ont été puisés dans un blog qui s'intitule "Histoire en Ligne"

   Le Pont des Arts

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    C'est en fait une passerelle pour piétons édifiée entre 1802 et 1804, à péage jusqu'en 1849.
   C’est le seul pont de Paris à avoir un tablier rigoureusement horizontal et légèrement surélevé par rapport aux quais. La passerelle était constituée de 9 arches ayant chacune 17 mètres d’ouverture.
   Lors de l’élargissement du quai Conti en 1852 deux des arches ont été remplacées par une arche unique en acier puddlé*. Sa largeur était de 10 mètres. Gênant la circulation fluviale ses piles étant fréquemment heurtées par des péniches, elle a été démolie en 1981.
   En 1979, le pont s’effondre en partie après avoir été heurté par une barge.
   L’actuelle passerelle édifiée de 1982 à 1984 est large de 11 mètre et longue de 155 mètres; elle est constituée de sept arches en acier de 22 mètres appuyées sur des piles et des culées en bétons armé, d’un tablier composé de 5 poutres en acier de 152 mètres qui supportent un plancher en bois exotique.

Le Pont de Bercy


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    Avant 1832 la traversée de la Seine à la hauteur de Bercy s’effectue avec un bac. Il est remplacé par un pont suspendu de trois travées (45m, 44m, 45m).  La traversée de ce pont est payante jusqu’en 1861.
    Lors de la remise en état globale des ponts de Paris dans le cadre de la rénovation de la capitale lancée par Napoléon III et le préfet Haussmann, le pont est reconstruit en 1863. Il fait 175 mètres de long pour environ 20 mètres de large.
   C’est en 1903 que le pont de Bercy est élargi pour la première fois de 5,5 mètres, pour permettre la construction du viaduc constitué de 41 arcades en plein cintre de 4,5 mètres, supportant la ligne 6 du métro. Ce viaduc est terminé en 1909.
   Pour améliorer la circulation, la largeur va être portée à 40 mètres, en construisant un nouveau pont en béton armé, qui va être accolé à l’ancien, côté amont. L’habillage en pierre de taille va donner l’illusion parfaite d'un pont unique.

Le Pont de Sully

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     Ce pont qui porte le nom du ministre d’Henri IV est en fait une succession de deux ponts construits  de 1874 à 1876, dans le prolongement l’un de l’autre, chacun prenant appui sur l’extrémité amont de l’île Saint-Louis et la reliant aux deux rives de la Seine.
     Le premier pont dit du « petit bras » a une longueur de 93 mètres, pour une largeur de 20 mètres. Il est composé d’une arche centrale de 42 mètres en fonte et de deux arches latérales de 15 mètres en maçonnerie. Il a remplacé la passerelle suspendue pour piétons de Damiette, construite en 1836, détruite en 1848.
     Le second pont dit du « grand bras » a une longueur de 163 mètres pour une largeur de 20 mètres. Il est composé de trois arches en fonte d’un largeur respective de 46 mètres, 49 mètres, 46 mètres. Il à remplacé le pont à péage de Constantine, construit de 1636 à 1638 en aval et qui s’est écroulé tout seul le 8 octobre 1877.

Le Pont de Tolbiac

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    C'est également un pont du quartier de Bercy, lié au développement au XIXème siècle du négoce des vins, et à un prpjet d'urbanisation du quartier, qui commencera en 1876 par la construction d'un grand entrepôt et s'étalera sur 70 ans
    Ce pont sera construit de 1879 à 1882.
   Il a une longueur de 168 m et une largeur de 20 m. Il comporte une chaussée de 12 mètres de large encadrée par deux trottoirs de 4 mètres chacun. Ce pont à arches surbaissées est constitué de cinq arches elliptiques en maçonnerie de 29, 32, 35, 32 et 29 mètres d’ouverture. Les piles reposent sur un bloc de béton de 1,80 mètre d’épaisseur.
    Le pont de Tolbiac sera le dernier grand pont parisien réalisé en maçonnerie de pierre. Gustave Eiffel avait proposé pour ce pont un projet beaucoup plus audacieux, en acier, mais il a été refusé.
    Aucun événement n’a marqué la vie de ce pont, à l’exception d’un avion anglais qui s’est écrasé sur lui pendant la seconde guerre mondiale.

Samedi 18 octobre 2014 à 7:57

Vue, ouïe, toucher...

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Nous avons vu hier les diverses zones du cortex pariétal, concernant la commande des mouvements, le toucher et la kinesthésie.
    Je vais parler de ces deux dernières zones.


    Si nous examinons de façon plus détaillée le cortex sensoriel , les divers centres qui le composent correspondent aux diverses parties du corps. (voir le deuxième schéma)
    Mais toutes ne sont pas représentées de la même façon: la place consacrée à la représentation du visage, par exemple, est plus importante que celle des jambes, ce qui donne l'image d'un homme déformé, (la grosseur de ses partie ayant été représentée proportionnellement à l’importance des centres nerveux correspondants.). Les neurologues le nomment "homonculus" (3ème schéma).

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   Comme dans le cas de la vision, « l’image spatiale » de la sensation à la surface de la peau est retransmise à des neurones spécifiques, car il y a connexion d’une ensemble de détecteurs sensoriel à un endroit donné, via toujours les mêmes fibres nerveuses et les mêmes relais dans le thalamus, à toujours les mêmes neurones, qui reçoivent donc la sensation à cet endroit précis.

    L’organisation détaillée du cortex sensoriel présente une certaine analogie avec le cortex visuel : Il existe un cortex primaire, qui analyse les informations brutes et notamment celles du toucher. Certains de ses centres traitent plutôt les informations de pression, d’autres les informations tactiles des doigts et permettent l’analyse des textures et des formes. Les information de pression, tactiles, de température, sont analysées par des neurones différents et une zone particulière traite en suite de la synthèse des sensations complexes.
    Ce cortex primaire est également organisé en colonnes.

    Ensuite un cortex secondaire effectue des synthèse au niveau de tout le corps, et intègre des information du schéma corporel. Il a de nombreuses liaisons avec le cerveau émotionnel et le cortex frontal.
    Enfin le cortex pariétal postérieur, appelé aussi le cortex sensoriel associatif permet d’avoir une image mentale de notre corps, mais aussi une imùage mentale des objets que nous touchons. Le cortex pariétal postérieur permet d’acquérir une connaissance consciente de notre corps ou de ses parties dans l’espace, au repos ou en mouvement.

    Le « schéma corporel » est l’ensemble des perceptions de notre corps, presque totalement inconscientes, et qui permettent à notre cerveau , d’une part de percevoir l’environnement par notre toucher, et d’autre part de coordonner mos muscles et l’action de nos membres (en liaison avec la vue de l’environnement et le toucher).
     A ce titre le schéma corporel est stable et automatisé, non contradictoire, mais en perpétuel changement chaque fois que notre corps bouge dans l’espace.
    Le schéma corporel  a donc pour fonction de rendre possible la réussite des actions les plus simples qui nous permettent d'agir dans notre environnement quotidien. Il joue un rôle essentiel, puisqu'il sert à naviguer dans l'espace, à marcher ou à courir sans trébucher ni se cogner contre les objets environnants, à localiser des cibles mouvantes dans l'espace et à les suivre à la trace, à percevoir la profondeur, la distance, ou encore à lancer ou attraper une balle.    
    Il est inconscient et préorganisé, c’est à dire qu’il a des logiques préexistantes du fait de la constitution de notre corps et l’image que nous nous faisons de nous-même repose sur un ensemble de représentations qui peuvent entrer en conflit, et il en découle parfois des illusions amusantes.
        Les positions relatives des doigts sont ainsi préalablement fixées pour que le schéma corporel puisse fonctionner. C'est la raison pour laquelle vous aurez l'impression qu'un objet touché par deux doigts croisés se dédouble.
        Vous pouvez le vérifier en posant le majeur et l'index de votre main droite sur votre nez, après les avoir croisés. Dans le schéma corporel, le majeur est supposé se trouver à gauche de l'index (si vous regardez la paume de la main droite). Mais l'information tactile causée par le contact du nez et des doigts croisés contredit ce schéma : si l'on suppose qu'un seul objet est la source de ces informations reçues par les doigts croisés, cet objet doit se trouver à droite de l'index, et à gauche du majeur - ce qui est évidemment impossible si le majeur est toujours à gauche de l'index. Pour résoudre cette incohérence, notre cerveau suppose à tort que deux objets (deux nez) sont présents, ce qui explique l'illusion.
    La connexion étroite entre les centres d’interprétation du schéma corporel et les centres moteurs permet de manipuler les objets

Nota : j'ai oublié de préciser sur les schémas, que je n'ai représenté que l'hémisphère gauche du cerveau, qui est lié au coté droit du corps; l'hémisphère droit est en tous points symétrique et s'occupe du coté gauche du corps. Ils sont liés entre eux, par un faisceau nerveux qui s'appelle le "corps calleux".

Vendredi 17 octobre 2014 à 8:48

Vue, ouïe, toucher...

  Vous m’avez demandé d’essayer de vous exposer comment notre cerveau interprétait les informations de nos cinq sens. J’ ai tenté l’expérience pour notre vision (articles des 23, 24, 26 et 27 septembre 2014).
    Je vais essayer de continuer en parlant du toucher dans les articles suivants.


   
    Avant de parler du toucher, il faut d’abord voir quels sont les nerf présents sur la peau; le schéma ci-dessous le résume.

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    Juste sous l’épiderme, très près de la surface du derme, des récepteurs qui sont sensibles aux très faible pressions et un simple effleurement déclenche un influx nerveux.
Ce sont les véritables récepteurs du toucher. Ils sont aussi sensibles aux vibrations.
    Plus bas dans le derme, des récepteurs sensibles aux très fortes pressions; ils détectent des appuis très forts et des chocs.
    Mais une pression trop forte pourrait détruire les tissus si une alerte ne nous faisait pas retirer le membre. Il y a donc, très près de la surface également, des terminaisons libres, qui sont les récepteurs de la douleur (mais il y a des récepteurs analogues dans les muscles, les viscères, les tissus vasculaires et articulaires). J’ai décrit le cheminement des informations de la douleur dans mes articles des 10, 11 et 16 octobre 2012.
    Ces « nocirécepteurs » de douleur peuvent être activés par toutes sortes de stimuli qui peuvent potentiellement altérer les tissus, et pas seulement des stimulations mécaniques comme les pinçures, les piqûres ou les morsures. Des températures extrêmes, des chocs électriques, un manque d’oxygène ou encore des expositions à des substances toxiques peuvent également les activer. Si certains nocicepteurs sont plus sensibles à un type de stimulus qu'à un autre, la plupart sont toutefois polymodaux, c'est-à-dire qu'ils peuvent répondre à plus d'un type de stimulus.
    Par ailleurs se trouvent également dans le derme, des récepteurs de la chaleur, sensible aux élévations de température.
    Enfin, pour être complet, un nerf se trouve à la racine du poil et en détecte les mouvements. C’est un complément des récepteurs du toucher.
    La densité de tous ces récepteurs varie beaucoup d'un territoire à l'autre. Le visage et les extrémités sont très richement innervées : il y a 2500 récepteurs par cm2 rien qu'au niveau de la pulpe des doigts.

    Nous pouvons détailler un peu les cellules du toucher qui comprennent principalement :
    - les cellules de Merkel, qui répondent à de faibles pressions localisées. Cette réponse est maintenue tout le long du stimulus ce qui permet à ces cellules de distinguer deux points en relief proches. Ce sont ces cellules qui permettent àaux doigts d’un aveugle de lire l’écriture Braille.
    - les corpuscules de Meissner sont situés immédiatement sous l'épiderme et particulièrement représentés sur la face palmaire des doigts.. Ils répondraient surtout aux frôlements et sont particulièrement sensibles à la vitesse du stimulus. Cette caractéristique explique que nous n'avons plus conscience de la présence de nos vêtements quelques minutes après les avoir mis.
    - les corpuscules de Ruffini , situés dans le derme et les articulations, qui sont des récepteurs sensibles aux vibrations et à l'étirement de la peau et des tendons.
    - les corpuscules de Pacini, qui sont des mécanorécepteurs présents dans le derme profond et l'hypoderme, sensibles uniquement aux variations rapides d'intensité de déformation.
    - les bulbes de Krause qui sont de petits corpuscules situés dans le derme de tissus muqueux tel dans le blanc de l'oeil, les paupières, la langue et les muqueuses génitales externes. Ils seraient également des mécanorécepteurs.

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     Les corpuscules de Pacini, Ruffini et Meissner envoient leurs informations à des vitesses de 30 à 60 mètres/sec, (celle d’une voiture de formule 1), via de grosses fibres myélinisées. La plupart des terminaisons libres et celles associées aux poils, utilisent de plus petites fibres myélinisées pour transmettre leurs informations à une vitesse de 6 à 15 mètres/sec (un coureur cycliste).
    Ces récepteurs transmettent aussi les vibrations. Les plus rapides tels les corpuscules de Pacini permettent de distinguer des vibrations jusqu'à 400-500Hz. Mais d'autres, comme les corpuscules de Meissner, qui s'adaptent moins rapidement, répondent mieux aux vibrations de moins de 80Hz.

    Ces sensations arrivent dans le cerveau dans des centres situés sur le dessus du crâne, dans le cortex pariétal, qui présente différentes zones  (voir schéma ci-dessous), après avoir subi un relais comme presque toiutes les sensations, au niveau du thalamus.:
        - Au centre les perceptions envoyées par les terminaisons nerveuses de notre peau : les sensations du “toucher” (en vert clair)
        - A coté, vers l’avant du cerveau, les centres de commande des mouvements des différents muscles de notre corps. Il y a trois sortes de centres :
        • le cortex prémoteur qui prépare nos mouvement en rassemblant les renseignements nécessaires sur les positions spatiales notamment. (en bleu foncé).
        • le cortex moteur qui transmet les ordres aux muscles (en rouge).
        • le cortex moteur supplémentaire qui régit des mouvements complexes ou très précis. (en violet)
        - A coté, vers l’arrière du cerveau, les centres de “kinesthésie”  (en bleu clair), qui transmettent en permanence au cerveau les données sur l’équilibre de notre corps et ses postures, les positions de nos membres, les états de contraction de nos muscles, les efforts qu’ils supportent et leur fatigue.

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    Je parlerai demain des centres de perception et de la kinesthésie.


Jeudi 16 octobre 2014 à 7:50

Paysages

  J’aime bien les ponts de Paris, quand il fait beau, se promener dessous et dessus.
    Dans un livre sur Paris, leur histoire est racontée. Alors je vais en faire trois intermèdes.
    Les renseignements ont été puisés dans un blog qui s'intitule "Histoire en Ligne".
    D'abord les plus vieux, même s'ils n'existent plus sous leur forme originelle :

Le Pont Notre Dame :

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   Dès l’antiquité les Romains construisirent un pont sur pilotis appelé Grand Pont . Il fut détruit par les Normands au IXéme siècle et remplacé par une passerelle en bois qui fut emportée par les crues de 1406.
   Le 31 mai 1413, Charles VI pose le premier pieux de la construction d'un pont en bois, mesurant 106m de long, sur 27m de large, qui fut achevé en 1421. Le 25 octobre 1499, malgré les avertissements d’un charpentier, il s’effondre brutalement entraînant les soixante maisons dans sa chute.
   Un nouveau pont en pierre de six arches fut mis en chantier, de 124m de long sur 23m de large et il porte 68 maisons, trente quatre de chaque côté, toutes semblables, faites de briques et de pierres, C’était un des endroits les plus élégants de Paris. Il fut restauré en 1660 pour l’arrivée à Paris de Marie-Thérèse d’Autriche, l’épouse de Louis XIV.
   Suite aux grands travaux du Baron Haussmann, le niveau du sol de la rue Saint Martin et de la rue de Rivoli dut être abaissé, ce qui imposait la construction d’un nouveau pont en maçonnerie, composé de cinq arches de 17m à 19m d’ouverture, qui est alors implanté sur les fondations du précédent, mais il ne convient pas aux mariniers car à cet endroit, au moins 35 accidents sont à déplorer, ce qui lui vaut le surnom du « pont du diable ».
  Finalement, pour améliorer l’écoulement du fleuve, les trois arches médianes furent remplacées par une seule arche métallique de 60m de long. L’ouvrage ainsi transformé est inauguré en 1919 par le président de la République Raymond Poincaré.

Le Pont Neuf :

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  C’est le premier pont lancé à travers l’intégralité de la largeur de la Seine. Les travaux commencent en 1578 et se terminent en 1602. Sa conception recèle des nouveautés : des trottoirs (ce sont les premiers de Paris), des demi-lunes en retrait sur chaque pile qui sont autant d’espaces pour des camelots divers et l’absence de maisons bordant le pont.
    Pour la première fois une effigie est exposée sur la voie publique, celle de Henri IV, qui fut détruite en 1792 et remplacée lors de la Restauration,  par le monument actuel.
   En dehors de restaurations légères, la structure est demeurée la même malgré les crues du fleuve, jusqu'à nos jours.

Le Pont Royal
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   C’est l'un des plus vieux ponts de Paris, qui en 1632 avait remplacé un bac qui reliait les deux rives de la Seine. C'était un pont en bois, à péage,  réservé aux piétons et aux cavaliers,  et on raconte qu’un client trouvant le péage abusif, sortit son épée et transperça le percepteur !
   En 1642, il fut coupé par les eaux, refait en 1651, incendié en 1654, emporté en 1656, refait en 1660, il fut de nouveau emporté par la crue de 1684 !
   Louis XIV décide alors de faire construire entièrement à ses frais entre 1685 et 1689, un pont de pierre, qu’il appellera Pont Royal.
   De 1792 à 1804 il se nomma Pont National, de 1804 à 1814, Pont des Tuileries. C’est sur ce pont que Bonaparte fit disposer des canons qui devaient assurer la défense des Tuileries où siégeaient alors la Convention et le Comité de Salut Public.
   Ce pont a été restauré, abaissé et élargi, il mesure 16 m de large, 133 m de long. Ses cinq arches en plein cintre mesurent respectivement 20m, 22m, 23m, 22m, 20m.

Le Pont de la Tournelle

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    A cet endroit se trouvait le pont de l’île Notre-Dame (île Saint-Louis), construit en bois en 1369, qui fut emporté par les eaux.
    De 1618 à 1620 fut reconstruit un pont provisoire en bois  qui fut détruit par la débâcle des glaces en 1637.
A nouveau reconstruit en bois, il est partiellement détruit par les inondations de 1651. De 1654 à 1656 on reconstruit à nouveau ce pont en pierre cette fois. Il sera restauré, abaissé et élargi de 1847 à 1848. Mais une fois de plus, il subira les crues de 1910. Sans être vraiment détruit, son infrastructure subira de nombreux dégâts. Il sera démoli en 1918.
    Construit de 1923 à 1928 en béton armé recouvert de pierre la longueur du pont actuel est de 122 mètres pour une largeur de 23 mètres. Il est constitué de trois arches de portées 12,50 mètres, 74 mètres, 11 mètres.
   Il est surmonté d’un pylône de 14 mètres supportant la statue de Sainte-Geneviève patronne de Paris.

Mercredi 15 octobre 2014 à 8:05

Biologie, santé.

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     Les biologistes qui étudient notre horloge circadienne voudraient bien savoir ce qui risque de la dérégler, afin de nous protéger contre les conséquences néfastes que cela induirait.
    Travailler sur le cerveau des humain n’est pas possible quand on rechercher une nuisance et les chercheurs de l’Université de Berkeley, en Californie, ont fait plusieurs études sur des hamsters.
    Ces animaux ont été dressés à se souvenir de parcours dans des labyrinthes, et ils ont été, pour certains ‘entre eux, soumis à des perturbations de leur sommeil et de leur vie, équivalentes à deux voyages par semaine, avec un décalage horaire de six fuseaux horaires.
    Cela serait assez proche de ce que subissent des hommes d’affaires et même inférieur aux conditions de vie des équipages d’avions internationaux.
    Certaines de ces personnes se plaignaient de troubles de mémoire.
    Les biologistes ont constaté que chez les hamsters, la mémoire des chemins de labyrinthes était très fortement perturbée.

    Les biologistes ont alors constaté que le décalage horaire simulé, réduisait de 60% la capacité de l’hippocampe de ces animaux, qui est le « professeur de la mémoire », la formation de nouveaux neurones. Ils n’ont pas réussi à déterminer la cause exacte de ce phénomène, mais on sait que le décalage horaire augment la production de cortisol, l’hormone du stress, et sa libération  dans le sang et que cela peut avoir une conséquence sur la neurogénèse..

    Les méfaits du décalage horaire fréquent ont été souvent relatés. On parle beaucoup de fatigue, de perturbations du sommeil et de l’appétit, et de stress.
    Pour les femmes, on a souvent constaté des troubles du cycle hormonal et notamment des inefficacité de la contraception par prise de pilule.
    En général les troubles correspondant à un voyage unique durent trois ou quatre jours, voire une semaine.
    On constate une élévation de la concentration dans le sang de corticoïdes et principalement du cortisol, notamment pour les personnels navigants et sur des décalages horaires au moins égaux à 4 heures.
    Des tests de mémoire ont été effectués sur de tels personnels et ont révélé une réaction nettement plus lente lors de tests de mémoire.
    Cela dit, il est possible que les décalages horaires entraînent des troubles du sommeil et que ce soit ceux-ci qui soient ensuite responsable de l’augmentation de cortisol et de la diminution de la mémoire.

    Les individus réagissent différemment au décalage horaire et il faut observer les diverses réactions de son corps et adapter ses habitudes en fonction de celles-ci.
    Il n’est pas toujours judicieux de s’ajuster à l’heure locale pour de brefs séjours de 2 à 3 jours ou moins.
    Il m’est personnellement arrivé de faire des séjours de plusieurs semaines au Pacifique, avec des décalages horaires de 11 ou 12 heures. Certes cela perturbe le sommeil : on n’a pas envie de dormir la nuit et on dort un peu debout la journée pendant 3 à 4 jours. Mais surtout on crève de faim à minuit, alors que a de la peine à manger à midi.
    Il faut essayer de dormir autant que d’habitude par 24 heures. On estime qu’il est nécessaire de dormir un minimum de 4 heures durant la nuit locale pour permettre à l’horloge interne de l’organisme de s’adapter à la nouvelle heure. Et il est bénéfique, si possible, compléter le temps total de sommeil en faisant un somme chaque fois que l’envie s’en fait sentir le jour.
    Le cycle lumière/obscurité est l’un des facteurs les plus importants pour le réglage de l’horloge interne de l’organisme. L’exposition à la lumière du soleil une fois arrivé à destination facilite généralement l’adaptation.
    Et en général la prise d’alcool aggrave les effets du décalage horaire, alors qu’une bonne consommation d’eau aide à diminuer la concentration de cortisol. Fumer est tout aussi néfaste.

Mardi 14 octobre 2014 à 8:33

Biologie, santé.

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    Plusieurs correspondant(e)s sont inquiets de voir des malades en Europe et ils me demandent comment on diagnostique la fièvre Ebola et s’il faut craindre une épidémie.
    Je ne suis pas médecin, mais ayant fait autrefois un peu de bactério et virologie, je peux vous rassurer.

    La contagion :

    Malgré ce que l’on voit en Afrique et le nombre important de cas, la fièvre Ebola n’est pas très contagieuse. En matière d’épidémie, on a l’habitude de mesurer un facteur important qui est le nombre moyen de personnes saines, contaminés par un malade. Il est faible pour Ebola, de l’ordre de 2, contre 3 pour la grippe, 10 pour les oreillons et 15 à 20 pour la rougeole. 5Si R était <1, la maladie s’éteindrait toute seule).
    Toutefois ce taux peut être différent selon les divers virus d’une même maladie, et surtout suivant le mode de vie et l’hygiène d’une population.
    La transmission humaine ne se fait pas par voie respiratoire, et le virus ne peut pas vivre dans l’air, donc on ne risque rien si on n’approche pas un malade.
    La transmission se fait par les liquides corporels : salive, sueur, sang, selles, sperme. Ce sont donc les personnes en contact direct avec un malade et notamment le personnel soignant qui ont un risque d’infection.

    Par ailleurs il y a un temps de latence de quelques jours (jusqu’à 3 semaines), pendant lequel le malade n’a pas de symptômes et n’est pas contagieux, car le virus ne s’est pas encore assez multiplié.
    La prévention repose donc sur un diagnostic précoce et l’isolement du malade dans une chambre close en dépression pour que le virus ne puisse sortir, où les soignants rentrent en combinaison étanche, et où tout ce qui sort est détruit après décontamination ou brûlé.
    Le problème est celui du diagnostic.

    Les symptômes; le diagnostic :

    L’ennui est que les signes cliniques ne sont pas très forts au début de la maladie, ni très spécifiques. Ils ressemblent à ceux d’une grippe : fatigue, maux de tête et de gorge, courbatures ou douleurs articulaires, et une fièvre qui assez rapidement devient supérieure à 38 d°C. (Ce pourrait être aussi le paludisme, la typhoïde ou une méningite).
    Les vomissements, diarrhées et hémorragies ne surviennent que plus tard.
    Un test sanguin , qui est un dosage immuno-enzymatique, permet de détecter la présence du virus. On peut ensuite, si la personne est reconnue infectée, faire un test plus précis pour savoir la catégorie du virus Ebola en cause : l’ARN du virus est d’abord converti en ADN, grâce à une enzyme, après quoi le fragment d’ADN ainsi obtenu est démultiplié en millions de copies identiques, étape nécessaire pour pouvoir ensuite le décrypter et identifier le virus à partir de son matériel génétique.
    Comme le sang contaminé est un liquide très dangereux au plan contamination, il est transporté dans des conteneurs étanches spéciaux et le test ne peut être fait que dans un laboratoire très protégé, dit P4. Il n’en existe que deux en France, l’un au laboratoire Mérieux à Lyon et l’autre au Centre militaire du Bouchet.
    Mais on ne peut faire de tels tests pour tous les gens atteint d’un simple fièvre et on ne va pas faire un e prise de sang à tous les gens qui ont mal à la tête !!. Il faut donc faire un tri préalable.
    Le critère principal est la présence ou non, préalable aux symptômes, dans un des pays où sévit l’épidémie, à savoir, à ce jour : Sierra Leone, Guinée (Conakry notamment), Libéria, Nigéria et dans la République démocratique du Congo (« Congo-Kinshasa »), la province de l’Equateur au nord-ouest.
    On considère que toutes les personnes qui ne viennent pas de ces pays ou n’ont pas  cohabité avec quelqu’un provenant de ces pays, ne peuvent avoir été en contact avec le virus.
    Toutefois un événement important est le pèlerinage à la Mecque où des personnes originaires de ces pays peuvent se trouver en contact avec d’autres et un contrôle très sévère est prévu à la descente d’avion en Arabie Saoudite.

    Le risque d’épidémie en Europe :

    Il est faible, car les personnes qui reviennent des pays où sévit la maladie, sont identifiées et elles subissent un examen par un médecin à leur arrivée à l’aéroport.
    Si elles n’ont pas de fièvres, elles ne sont pas contagieuses.
    Evidemment les symptômes peuvent se déclarer ensuite; il faut que ces personnes consultent alors immédiatement et elles sont alors mises en quarantaine, ainsi éventuellement que les membres de leur famille avec lesquelles elles ont été en contact.     Plusieurs hôpitaux français sont capables de soigner Ebola et les risques de contamination y sont très faibles.
    Et par ailleurs les personnes qui sont obligées d ‘aller dans ces pays pour leur travail doivent être prévenues des risques et appliquer les consignes valables pour toute épidémie, c’est à dire une hygiène rigoureuse, notamment des mains.
    Il ne faut donc pas nous affoler, notamment lorsque cet hiver nous verrons apparaître rhumes et grippes. Nous n’avons aucune chance de contacter Ebola, si nous ne sommes pas en contact avec une personne qui revient depuis moins d’un mois, des pays où sévit l’épidémie.

Lundi 13 octobre 2014 à 7:52

Animaux

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      Je vous ai présenté il y a trois jours des poissons d'eaux chaudes, voici aujourd'hui des animaux de mers que l'on peut aussi y voir :
      Ci dessus une image d'un que je trouve extraordinaire : une vraie décoration. Je ne sais malheureusement pas son nom
      D'abord notre bon vieil hippocampe, deux belles  belle anémones, un doris, une étoile de mer, deux méduses bien différentes, un animal bizarre des profondeurs, une arobase de mer (pas celle de votre messagerie), et enfin cette crevette transparente, mais qui existe aussi en Bretagne, mais pas aussi grosse.

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Dimanche 12 octobre 2014 à 7:52

Politique, économie, religion.

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    On nous répète tous les jours qu’il faut manger fruits et légumes à chaque repas, et que le monde ne produira plus assez de viandes.
    Mais s’est t’on demandé si nous aurons encore des fruits et légumes.?
    En effet les fruits et graines, cela ne pousse pas tout seul : il faut comme pour les animaux qu’il y ait fécondation de la fleur, ce qu’on appelle aussi pollinisation.


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    La pollinisation consiste à transporter du pollen depuis l'étamine jusqu'au stigmate du pistil. C'est la fécondation indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs car sans elle, la production de graines serait impossible. Et elle favorise l'apparition de nouvelles espèces naturelles et la conservation des plantes déjà existantes.
    Bien sûr le vent peut jouer un rôle, mais avec seulement certaines plantes, car il faut alors une quantité très importante de pollen pour arriver à ce qu’une petite partie arrive au but.. Cela ne représente qu’environ 10% de la pollinisation, notamment celle des graminées (et c’est ce qui provoque chez les humains le rhume des foins). Il faut aussi que les stigmates réceptionnent facilement les supports qui transportent le pollen.
    Les oiseaux peuvent jouer un rôle, mais seuls de très petits oiseaux vont chercher avec un long bec et transporter du pollen (les oiseaux mouches par exemple). Les oiseaux interviiennent beaucoup dans la naissance des plantes, mais en transportant des graines, ou par la présence de certaines dans leurs excrétions. C’est donc un stade ultérieur.
    Des bêtes diverses, rongeurs, chauves-souris… ) peuvent transporter du pollen, mais ce n’est pas un facteur très important.
    Finalement ce sont surtout les insectes volant et qui se nourissent de nectar qui assurent la reproduction des plantes : principalement abeilles et insectes analogues, et les papillons.

    Mais l’homme n’est pas sérieux. Il répand sans retenue des insecticides pour protéger ses récoltes, mais il tue ainsi également les insectes utiles.
    Autrefois en Bretagne, je voyais beaucoup de papillons dans mon jardi. Aujourd’hui il n’y en a presque plus l ‘été.
    Il y a encore abeille et bourdons ainsi que sur mon jerdin sur le toit, en région parisienne, car je n’utilise pas d’insecticides (j’élève des coccinelles pour manger les pucerons). Mais partout à la campagne les apiculteurs se plaignent.
    En France, depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent. Ce phénomène touche d’autres pays d’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Cette surmortalité alarmante s’est accélérée depuis le milieu des années 1990, des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années.
     L’usage intensif de produits phytosanitaires intoxique les abeilles, favorise en diminuant les défenses immunitaires les infections parasitaires, et de plusEt l’apparition d’un nouveau et terrible prédateur est apparu : le frelon asiatique.
    La reproduction de plus de 80 % des espèces végétales dépend des pollinisateurs et principalement des abeilles". Sans elles, plus de fruits, plus de légumes, plus de café, d'épices ni de chocolat. Et bien entendu, plus de miel, qui est pourtant récolté par l’homme depuis plus de 17 000 ans !
    La production de miel en France a chuté de 50% en deux ans, et ectte année a été encore plus catastrophique. La pluie et le froid des derniers mois ont obligé les abeilles à rester confinées dans la ruche. Il a fallu faire de nombreux essaimages successifs pour diviser les colonies d'abeilles et empêcher la prolifération des maladies dans les ruches. Certaines reines, accompagnées d'abeilles, ont même quitté les ruches et ont donc affaibli les colonies. La production de miel en 2013 a été de 15 000 tonnes contre 33 000 tonnes en 1995, et la mortalité des abeilles a augmente é de 30%. Elle risque en 2014 d’être de moins de 10 000 tonnes.

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    Afin de remédier à la disparition des abeilles, au lieu de se remettre en question, les hommes préfèrent s'appuyer sur les nouvelles technologies. Ainsi, des chercheurs de l'Université Harvard et de la Northeastern University ont inventé le Robotbees (voir mon article du 28 avril 2013). Ce petit drone, pas plus long que le diamètre d’une pièce de monnaie, est là pour sauver la vie sur notre planète en cas de disparition des insectes qui pollinisent et notamment les abeilles.
    L’homme ferait mieux de limiter sérieusement l’usage des insecticides et de ne pas en utiliser qui soient nocifs pour les abeilles.
   

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