Samedi 11 octobre 2014 à 16:40

Psychologie, comportement

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    Je me suis amusé en lisant un article d’un professeur de psychologie clinique sur la peur du dentiste.
    Il m’a appris que 90% des personnes avaient peur d’aller chez le dentiste, mais que 10% avaient en fait une vraie phobie et que certaines en avaient tellement peur, qu’elles repoussaient sans cesse les rendez vous de façon néfaste à leur santé. La seule pensés de se trouver chez le dentiste provoquaient chez elle une accélération de leur rythme cardiaque et des sueurs froides !
    Certes ce n’est jamais agréable de se trouver sur le fauteuil du dentiste, la bouche grande ouverte, à la limite de la crampe.
    Mais si je compare les séances d’aujourd’hui et celles d’il y a 60 ans, c’est le jour et la nuit. La roulette qui est commandée aujourd’hui par un fluide sous pression, n’est bien sûr pas agréable, mais guère douloureuse. Autrefois les fraises utilisées, analogues à celles servant à la coupe des métaux, faisait une vibration énorme qui vous emplissait toute la t^pete et résonnait dans les os du crâne. C’est tout juste si elles ne faisainet pas trembler le fauteuil sur lesquels vous vous agrippiez désespérément pour échapper au tremblement de terre.
    C’est pourquoi les personnes stomatophobes sont essentiellement les jeunes jusqu’à 40 ans environ, les personnes plus âgées se rassurant en se disant que c’est bien moins terrible qu’autrefois.
    De plus ces personnes ne se limitent pas à la peur de la roulette et des piqûres, mais ont en outre honte de l’état de leurs dents et de leur peur du dentiste.
    Il semble que ces peurs pourraient être « soignées » si on les prenait rapidement en charge, mais il est difficile de savoir leur origine, car les études reposent sur des déclarations à postériori, après les soins, alors qu’il serait intéressant de prendre les gens « sur le fait ».
    Et plus la personne est restée sur ses peurs passées et plus le temps depuis lequel elle n’a pas été voir un dentiste est important, et plus grande est la crainte.

    La plupart des personnes parlent d’une expérience douloureuse.
    C’est vrai pour certains, mais actuellement les moyens de lutte contre la douleur sont efficaces, et la douleur est souvent due à une carie avant d’aller chez le dentiste, plus qu’à l’intervention elle même.
    Mais une séance peut être éprouvante pour d’autres raisons. Certains enfants (voire adultes) qui s’agitaient outre mesure, ne permettaient pas les sonis et il a fallu les immobiliser sur le fauteuil, ce qui est certainement traumatisant.
    Le fait que les parents aient aussi peur du dentiste, influe sur le comportement des enfants, et certaines personnes paniquent rien qu’à la vue du fauteuil et à l’odeur du désinfectant.
    Il est possible que le fait d’’être plus sensible à la peur en général, soit héréditaire : ce serait une plus grande activité des centres amygdaliens.

    En fait il faudrait se confronter peu à peu à ses peurs, les énoncer, en avoir conscience, les évaluer en importance - comme pour la douleur. Des personnes auxquelles on faisait voir des films de soins dentaires, en commençant par les plus supportables, s’habituaient à cette vue et avaient beaucoup moins peur ensuite , en situation réelle.
    Il faut aussi surmonter sa peur en luttant contre elle : remplacer les idées négatives - je vais avoir très mal - par des idées positives : ce ne sera pas long et je n’aurais plus mal après.
    Il faut aussi lutter contre des idées erronées sur les traitements, et les « histoires drôles » qui circulent notamment sur tout ce qui aurait été enfermé dans les dents pour oubli du dentiste, ou sur les dentistes qui se sont fait de grandes canines pour jouer au vampire !!!!
    Enfin des techniques de décontraction fonctionnet, exactement comme pour l’accouchement sans douleur.
    Et puis évidemment il y a des dentiste sympas et d’autres moins attentionnés.
    Personnellement j’ai une dentiste sadique, qui sait que je m’intéresse à la technique et me détaille donc tout ce qu’elle va me faire, mais justement, cela m’intéresse et on parle de la façon dont fonctionnent ses instruments, et aussi des études de dentiste, car c’est non seulement un métier de chirurgien qui doit avoir des connaissances scientifiques, mais aussi être particulièrement adroit de ses mains, et travailler à l’envers à partir de l’image dans un tout petit miroir, demande un entraînement qui est loin d’être évident.
    ALors ma dentiste sait m’intéresser et du coup je ne stresse pas de ce que l’on va me faire, même si je ne trouve pas cela des plus agréables, et qu’évidemment j’aime mieux me servir de mes dents pour un bon goûter avec mes petits enfants.

    Mais connaissez vous le poème de Boris Vian « la peur du dentiste » qu’a chanté Henri Salvador sous le titre « Le blues du dentiste dans le noir »?
    En voici les paroles :

Ce matin-là
En me levant
J'avais bien mal aux dents
Oh, là là là
J'sors de chez moi
Et j'fonce en pleurant
Chez un nommé Durand
Mm... Mm...
Qu'est dentiste de son état
Et qui pourra m'arranger ça

La salle d'attente
Est bourrée d'gens
Et pendant que j'attends
Oh, là là là
Sur un brancard
Passe un mec tout blanc
Porté par deux mastards
Mm... Mm...
Je m'lève déjà pour fout'le camp
Mais l'infirmier crie : au suivant

Je suis debout devant le dentiste
Je lui fais un sourire de crétin
Il m'pousse dans l'fauteuil et me crie "en piste"
Il a des tenailles à la main
Oh oh oh oh, maman
J'ai les guibolles en fromage blanc
Avant même que j'aie pu faire ouf Il m'fait déjà sauter trois dents

En moins d'une plombe
Mes pauvres molaires
Sont r'tournées dans leur tombe
Oh, là là là
Voilà qu'il m'plombe
Mes deux plus bell'dents
Cell'que j'ai par devant
Mm... Mm...
Il m'grill'la gueule au chalumeau
Et il me file un grand verre d'eau

Il me dit faut régler votre dette
Je venais d'être payé la veille
Ce salaud me fauche toute mon oseille
Et me refile cinquante balles net
Oh oh la la, maman
Et il ajoute en rigolant
J'suis pas dentiste, j'suis plombier
Entre voisins, faut s'entr'aider

Oh, oh
Et moi, je gueule, ce soir
L'blouse du dentiste, dans le noir...
       

Vendredi 10 octobre 2014 à 8:58

Animaux

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     Je vous avais montré, il y a quelques jours, des photos des habitants des rochers de la plage de Saint Colomban, en Bretagne.

     Aujourd'hui vous verrez quelques photos de poissons qui ne sont pas bretons, mais que l'on trouve surtout en Méditerranée, et dont j'ai trouvé les photos sur internet..

     Sur la photo ci-dessus, il semble que ce soit une variété particulière de grondin; j'avoue que j'aurais bien voulu en voir un car ce bleu me paraît magnifique.
     Ci dessous, la rascasse aux aspérités bien connues, un poisson grenouille, un mignon petit poisson clown, qui se cache dans
une anémone, un antennaire, avec son curieux habit d'écaille comme grillagé, deux poissons bizarres des profondeurs, dont je ne connais pas le nom, et enfin une tête de murène qui dépasse du trou de camouflage qu'elle s'est creusé.

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Jeudi 9 octobre 2014 à 7:50

Psychologie, comportement

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     Dans les discussions que j’ai avec mes correspondant(e)s, je constate souvent combien il est difficile de nouis contrôler, de résister à nos envies et nos pulsions.
    Quand j’étais jeune, sans doute les privations de la guerre de 39/45 nous avaient appris en partie à le faire, bon gré, mal gré, mais aujourd’hui, les jeunes sont habitués à toujours regarder ce que possède le voisin et à avoir tout tout de suite.
    Alors c’est plus difficile qu’autrefois de se contrôler, même si c’est contraire à nos propres intérêts.

    En fait toutes nos décisions sont, en simplifiant beaucoup, un compromis entre deux forces : les systèmes qui règlent nos émotions et ceux qui contrôlent notre pouvoir de réflexion.
    Il y a en nous une impulsivité qui est créée par le système émotionnel et qui se sert de notre système de récompense émetteur de dopamine. Il explore l’environnement à la recherche de stimuli qui déclencheraient des réactions positives et donc agréables, du système de récompense, et cherche à déclencher les actions correspondantes. Il répond à la fois à des stimuli d’origine organique (j’ai faim ou soif par exemple), ou émotionnelle et sentimentale et évidemment des expériences antérieures mémorisées.
    A l’opposé le cortex préfrontal est à l’origine de la réflexion, de la logique, de la planification, et il intervient dans les objectifs poursuivis et la prévision des conséquences de nos actes. L’inconvénient et que son action prend plus de temps et mobilise plus de ressources que les pulsions émotionnelles.
    Les deux systèmes sont en compétition dans nos décisions et c’est le plus activé qui gagne. Le système impulsif a l’avantage de la rapidité, la réflexion nous montre ce qui risque d’être nocif pour nous, mais encore faut il que nous prenions le temps de l’écouter.

    De nombreuses études ont eu lieu sur ce sujet et elles montrent notamment que le stress, la fatigue, l’alcool et le cannabis sont des facteurs qui rendent beaucoup plus difficile de résister aux tentations et aux pulsions.
    De même si vous avez eu une tâche qui mobilise votre énergie et votre attention, la consommation d’énergie fera que vous résisterez moins bien dans les instants suivants à des envies et pulsions. On a tous ressenti, après un exal$ment ou un concours, l’envie de manger, de se désaltérer et de se distraire.
    Des expérience de stress ont montré que les personnes stressées renonçaient plus vite à une tâche qui exigeait d’elles une réflexion consommatrice d’attention et d’énergie.
    Il est bien connu que l’alcool et le cannabis troublent nos capacités de réflexion et donc nous suivons alors sans réfléchir nos impulsions, ce qui peut conduire aux pires bêtises.

    Que faire pour augmenter notre capacité de contrôle de nous même?
    Evidemment il faut éviter la prise d trop d’alcool et de drogues.
    La solution serait que la personne arrive à comprendre les risques qu’elle prend et les conséquences de ses actes. Mais ce n’est pas si facile que cela à obtenir.
    J’ai par exemple constaté que mettre en avant les risques de cancer du tabac ou les conséquences du cannabis sur la mémoire et l’attention, ont très rarement convaincu un jeune d’arrêter de fumer, alorsq ue ce sont les risques majeurs.
    En fait on est amené à raisonner par petites étapes successives et surtout à essayer d’apprendre à maîtriser son impulsivité.

    J’ai trouvé, dans un article de Wilhelm Hoffmann, professeur de psychologie à l’Université de Chicago, les dix conseils suivants que je vous livre :
    - Transformez les objectifs généraux ou absiraits en éaopes immédiates.
    - Formulez des résolutions « si... alors » pour foire face aux situations critiques.
    - Augmentez votre engagement personnel, par exemple en parlant de vos objectifs personnels à vos amis.
    - Sachez apprécier les succès partiels et quand vous franchissez les étapes intermédiaires avec succès.
    - Prenez conscience des risques et des conséquences négatives à court et long terme des comportements indésirables.
    -  Identifiez les situations qui présentent un risque particulier et évitez-les autant que possible.
    -  Remplacez vos vieilles habitudes mauvaises, par de nouvelles, meilleures.
    - Transformez vos pulsions en apprenont à associer la vue des objets tentants
avec des risques et des stimuli négatifs.
    - Entraînez votre mémoire de travail à court terme.
    - Planifiez suffisamment de pauses et temps de relaxation pour éviter I'épuisement
de vos ressources mentales.

    Certes ce ne sont que quelques conseils, mais cela peut être un commencement  pour un meilleur contrôle de soi.

Mercredi 8 octobre 2014 à 10:49

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    J’ai déjà fait plusieurs articles sur le rêve, notamment du 25 au 29 janvier 2010.
    Je vais en reprendre quelques explication avant de vous parler d’un phénomène bizarre et encore inexpliqué.

    Toute la journée, nos sens et principalement notre vue, accumulent toutes les secondes, des sensations inconscientes, sur lesquelles notre attention n’a pas été attirée parce que les centres d’interprétation,  leur coordinateur le thalamus, et le cerveau émotionnel, notamment les centres amygdaliens, jugeaient inutile de transmettre l’information au cortex frontal, notre chef d’orchestre et siège de la pensée.
    Mais ces données restent en mémoire plus ou moins longtemps, de quelques secondes ou minutes à quelques jours, au cas où elles pourraient être utiles.
     Le cerveau a des souvenirs conservés mais sans grande importance, ou qui font double emploi ou sont trop nombreux. Ils correspondent à des liaisons entre groupes de neurones peu renforcées, que le cerveau va essayer d’affaiblir encore ou de faire disparaître pendant le sommeil.
    De même le cerveau cherche à éliminer des souvenirs qu’il juge néfastes ayant trait à des sensations ou préoccupations présentes consciemment, voire inconsciemment au moment de s’endormir.
        Nous avons en outre des préoccupations et problèmes conscients ou inconscients qui sont lancinants. Les connexions entre groupes de neurones sont alors fortes et le cerveau revient assez souvent de façon inconsciente sur ces souvenirs ou sujets de préoccupations. C’est le cas notamment de souvenirs traumatiques (décès accidents, agressions…) et le cerveau cherche donc, pour nous protéger à affaiblir ces connexions, en les rappelant inconsciemment en mémoire pendant le sommeil (s’il le peut, mais il peut y avoir blocage), et en les enregistrant à nouveau de façon affaiblie.
    Le cerveau rappelle donc toutes ces informations pendant le sommeil pour les éliminer ou les affaiblir, mais ce faisant les souvenirs correspondants excitent les centres responsables des sensations (vue, ouïe, odorat, toucher, goût, kinesthésie), comme si nous étions éveillés, mais ce ne sont pas nos sens qui envoient des informations externes, mais le cerveau qui y envoie des données en mémoire.
    Toutefois, durant le sommeil un blocage intervient sur tous nos muscles, de telle sorte que nos membres ne peuvent pas agir en fonction du souvenir correspondant.
Seuls des mouvements oculaires sont fréquents et parfois quelques réactions (par exemple on se retourne dans le lit), mais alors il se produit un réveil de quelques secondes..

    Tant que l’on dort, ces perceptions et sensations qui remontent vers les centres d’interprétation des sensations de façon aléatoire et en se mélangeant, ne sont jamais conscientes et sont donc ignorées.
    Mais si l’on se réveille, ne serait ce que pendant une seconde lors d’un « micro-réveil », alors que le cortex frontal commence à fonctionner mais que toutes les fonctions de critique et  de raisonnement logique ne sont pas encore actives, certaines de ces perceptions sont transmises aux cortex frontal et préfrontal et ceux ci les prennent pour des perceptions réelles, venues de l’extérieur, alors qu’elles sont purement internes.

    Ils vont donc chercher à en trouver des explications cohérentes de ces informations incohérentes et qui n’ont pas de lien entre elles.
    Ils “inventent” donc en partie ces explications et c’est normal qu’elles soient incohérentes et farfelues, puisqu’ils veulent faire une histoire réelle de ce qui n’est qu’une succession de données aléatoires de notre mémoire, sans lien logique.
    Et on n’a pas conscience du rêve au moment où il a lieu mais on se rappelle en partie sa teneur quand on est totalement réveillé.
    Les rêves n’ont donc contrairement à ce que croient certaines personnes, aucune valeur prédictive et aucune symbolique d’interprétation.
    Mais évidemment il y a des personnes crédules et des charlatans qui les exploitent. Et une correspondante m’a même parlé d’un  psy, qui considérait que les abeilles dans un  rêve étaient le symbole d’un pénis !! Il devait être obsédé !

    Il y a quand même des choses assez extraordinaires et que l’on ne sait pas encore bien expliquer. C’est déjà le cas du somnambulisme, dans lequel le blocage des membres pendant le sommeil n’existe plus, et où les centres d’interprétation des snes reçoivent et traitent les signaux venus de l’extérieur, bien qu’on soit endormis.
    Mais il y a mieux chez quelques rares personnes : elles peuvent avoir une action sur le déroulement de leur rêve : on les appelle des « rêveurs lucides ». En fait contrairement aux autres personnes, leur cortex prend conscience de ce qui se passe dans le rêve pendant le micro-réveil.

    Des neuro-scientifiques de l’institut Max Planck ont réussi à observer six rêveurs lucides et avaient convenu avec eux, alors qu’ils étaient éveillés, ils ouvriraient la main dans leur rêve, puis la fermeraient. Par ailleurs ils devaient indiquer le moment de cette action rêvée, par des mouvements des yeux de gauche à droite et de droite à gauche, renouvelés plusieurs fois (muscles des yeux étant les seuls qui ne soient pas bloqués pendant le sommeil.
    Au moment où Ie rêveur a remué les yeux, les chercheurs ont vu s’activer les zones du cerveau qui commandent les mouvements de Ia main, et les sensations perçues au niveau de la main. C'était donc la preuve que le sujet était en train de rêver qu'il ouvrait et fermait sa main. La zone du cerveau qui s’active sur le dessus du crâne, est la même que lorsqu’on bouge réellement la main, mais la zone activée est plus réduite.
    Il est probable aussi que ces personnes ont un cortex frontal qui s’active un peu plus vite au moment du réveil mais on n’a pas pu le constater.

Mardi 7 octobre 2014 à 9:53

Animaux

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    Au dernier intermède, je vous avais montré des poissons que l'on trouve dans les rocher sur la plage de Saint Colomban. Aujourd'hui je vous montrerai des photos de crustacés ou autres animaux marins, que l'on peut pêcher à proximité des parcs à huitres.
    Sur la photo ci dessus une bête rare, je crois que cela s'appelle dans la région un "lèche doigt" (ce n'est pas son nom scientifique !!)
    Ensuite, crevette, langoustine, araignée de mer, tourteau, étrille, hippocampe, oursin et étoile de mer.

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Lundi 6 octobre 2014 à 8:05

Sexualité, Homosexualité

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     Il y a eu encore hier une manifestation, théoriquement contre le mariage pour tous, (ce qui après le vote de la loi, est un refus de la démocratie, et la volonté d'une minorité d'imposer ses opinions à la majorité), mais qui, en réalité, pour avoir plus de monde, a rassemblé tous les mécontents de la politique familiale actuelle du gouvernement, et notamment de la baisse des allocation et la hausse des impôts des familles, ce qui est une toute autre question.
     Des correspondantes me disent que des tribunaux ont accepté de légaliser la a filiation d’enfants de femmes lesbiennes, nés après insémination artificielle, alors que ce n’est pas dans la loi, et elles me demandent ce que j’en pense.
    J’avoue que je ne suis pas au courant de ce fait, ce qui ne m’empêche pas d’avoir une opinion sur la question.
    L’insémination artificielle n’est pas le recours à une mère porteuse
    Autant je suis contre le recours à une mère porteuse parce que je trouve que ce mode d’achat d’un enfant comme si c’était du bétail est dégradant, et que d’autre part, une femme qui a porté un enfant pendant 9 mois y est forcément inconsciemment attaché, et que le séparer d’elle, cause un traumatisme, autant j’ai un avis différent dans ces cas, concernant l'insémination artificielle (procréation médicale assistée).

    Je ne vois pas pourquoi une femme qui aurait droit à se faire inséminer quand son mari est stérile, n’aurait pas ce droit parce qu’elle n’a pas de mari, mais vit avec une autre femme.  Par ailleurs rien ne l’empêcherait d’adopter un enfant ou de s’en faire faire un par un homme qui l’accepterait. Je trouve plus normal, par respect pour sa compagne, et pour ne pas compliquer encore les problèmes de l’enfant qui aurait alors trois parents, qu’elle ait recours à l’insémination d’un donneur anonyme.
    Je ne vois pas quels inconvénients aurait cette solution, et je pense que les juges, considérant que le bien de l’enfant était qu’il valait mieux qu’il ait deux parents, pour ne pas être envoyé à la DAS au cas où sa mère mourrait, même si ce deuxième parent est une femme et que l’enfant soit né par insémination artificielle.

    Je trouve d’ailleurs ces polémiques autour de l’homosexualité bien vaines et je n’ai jamais caché mes opinions sur le sujet sur ce blog. Je pense que les homosexuels discrets qui n mettent pas en avant leur orientation et ne font pas de prosélitisme, sont bien moins dérangeants que les politiques qui passent leur temps à nous casser les pieds pour qu’on vote pour eux, ou que tous les commerciaux qui vous téléphonent pour vous vendre leurs produits, sans parler de toutes les arnaques par mail sur internet.
    J’avoue ne pas comprendre tous ceux qui participent aux manifestations anti-homosexuels, car cela ressemble à des manifestations racistes : personne ne leur demande heureusement d’être homosexuels - là je serais de leur coté pour hurler - alors pourquoi ne pas respecter la liberté des autres qui ne leur demandent rien et ne leur imposent rien et souhaitent qu'on ne fasse pas attention à leurs particularités.
    Pourquoi ne ferait on pas aussi des manifs contre les femmes qui se teignet les cheveux en rouge, bleu, vert ou en balle de tennis jaune; après tout ce n'est pas naturel, encore moins que l'homosexualité.
    Pourquoi se marier entre personnes du même sexe serait pire que de vivre ensemble sans être mariés ?
    Tous les gens que je connais et qui sont contre le mariage homo, sont en fait des gens très coincés sexuellement, qui sont choqués non par un problème religieux ou moral, mais en fait et peut être inconsciemment- par l’image de deux personnes du même sexe faisant l’amour ensemble.
    J’avoue que je serais curieux de voir leur réaction, si ces personnes avaient un enfant ou un petit enfant homosexuel. Cela serait tout à fait possible, car ce n’est pas une question uniquement d’éducation, mais aussi de conformation, notamment de l’hypothalamus. Alors l’admettraient ils ou le renieraient ?
    Mais j'ai connu des parents assez bêtes pour traiter de lesbienne leur adolescente qui avait 14 ans, parce qu'elle avait une petite amie qu'elle aimait beaucoup et très platoniquement, comme cela arrive souvent à l'adolescence quand on s'éveille au désir, qu'on cherche sa voiie et qu'on a un peu peur des garçons. L'affinité de goûts et de personnalité, le manque d'affection des parents fait alors rechercher une amitié qui soit véritable et attachante. Où est le mal ? Il y a toujours des gens qui le voient où il n'est pas et qui préfèrent dénoncer la paille dans l'œil du voisin que  de voir la poutre dans le sien.
  Je trouve que vouloir ainsi imposer son opinion à la majorité est une attitude intégriste, analogue à celle des intégristes musulmans ou juifs.
   Et par ailleurs je suis indigné de voir des parents assez irresponsables pour emmener de très jeunes enfants - même en poussette -, à une telle manif, avec tous les risques de débordement et dangers que cela comporte, si des casseurs venaient à profiter de la situation.
   

Dimanche 5 octobre 2014 à 8:25

Psychologie, comportement

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    J’ai souvent parlé de la peur et des réactions de notre cerveau, et notamment des centres amygdaliens, qui sont à l’origine de ces peurs.
    En fait c’est une réaction biologique salutaire, qui mobilise notre attention et notre énergie, face à un danger. Elle évite des situations risquées, et dans le cas de danger effectif, elle permet de se défendre au mieux ou de fuir.
    Certaines réactions qui ont sauvé la vie des hommes dans la préhistoire, telle la peur des serpents ou des grosses araignée, ou de certaines bêtes sauvage, restent ancrées dans le cerveau de certains d’entre nous, alors que ces dangers n’existent guère plus dans les conditions normales de vie, et que ces animaux sont bien moins dangereux qu’une automobile.
    Mais il existe des peurs spontanées qui peuvent tout à coup nous submerger alors qu’aucun danger n’est présent, et pour des raisons inconscientes que nous n’analysons pas. En général nous arrivons à surmonter ces situations par le raisonnement, en arrivant à nous persuader que le danger est effectivement imaginaire et n’existe pas, et que donc nous n’avons rien à craindre.
    Certaines viennent de croyances erronées : fantômes, prédictions, (rappelez vous l’an 2000), phénomènes paranormaux, craintes dues à des connaissances erronées sur un sujet…
    D’autres peurs ont leur origine dans un traumatisme que l’on a tendance à revivre ou à craindre de revivre. Accident, attentat, viol, témoin d’une mort ou d’une épidémie…
Il est très difficile de se défaire de ces traumatisme et de leur séquelle, car ils sont ancrés dans notre mémoire, qui a tendance à faire resurgir les souvenirs, que nous essayons au contraire de bloquer dans notre inconscient.
    Des problèmes de neuromédiateurs sont à l’origine de ces manifestations, (notamment l’acétylcholine qui active les centres amygdaliens, et les thérapies qui existent  consistent le plus souvent à faire remonter à la surface les souvenir, mais dans des conditions particulières, pour en atténuer peu à peu les effets et les faire accepter. Certaines actions physiques peuvent aussi agir sur l’action des neuromédiateurs, comme par exemple dans l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing ), où l’on accompagne la thérapie d’action sur les mouvements des yeux, et dans laquelle la baisse de la charge émotionnelle permet au cortex frontal de reprendre peu à peu les commandes.

    Plus mystérieuses sont les peurs phobies qui interviennent dans la vie de tous les jours et sont à l’origine d’anxiété, voire d’une véritable infirmité.
    A coté de la peur très répandue de grossir et qui résulte d’une aversion de son corps due à des raisons autres très diverses, j’ai discuté avec des personnes qui paniquaient si elles étaient enfermées dans un ascenseur, ne pouvaient voyager en avion, ne pouvaient se trouver au milieu d’une foule ou même dans un amphithéâtre de fac ou cinéma bondé, ne pouvaient aller sur un balcon ou monter sur une échelle…..
    Je ne parle pas de la personne extrêmement pessimiste, qui a peur de tout, (les gaulois avaient bien peur que le ciel ne leur tombe sur la tête), mais de celles pour lesquelles il s’agit d’une vraie panique, qui les paralyse, induit accélération du coeur, sueurs froides, tremblements, voire évanouissements.
    Souvent ces malaises ont une raison physiologique, en particulier hormonale et des sooins médicaux qui ramènent à la normale atténuent peu à peu ces phobies, mais il arrive aussi qu’elles aient uniquement une origine psychologique et que c’est cette panique qui cause les problèmes physiologiques.
   
    Alors que faire ?

    La première action est d’essayer de faire raisonner la personne : essayer de savoir ce que craint exactement la personne, et ce n’est pas facile car le plus souvent cela reste très flou. Ensuite il faut savoir pourquoi cette peur; un événement est il à son origine.
   
    On peut ensuite essayer de raisonner  de façon logique : la cause de cette peur est elle réelle, les circonstances existent elles souvent ou jamais;il faut se confronter à la réalité, voir quels sont les risques réels, leur probabilité.
    Bref au lieu de dire « je vais m’évanouir », orienter l’esprit vers un raisonnement une réflexion. On peut ainsi faire des progrès, avoir de moins en moins peur et prendre conscience qu’on peut vaincre cette phobie.

    Mais le raisonnement ne fonctionne pas toujours. L’amygdale est trop excitée et le corps également pour ne pas réagir. Il faut donc le calmer et toutes les formes de relaxation sont bénéfiques. Une technique à manier avec précaution est de respirer pendant quelques dizaines de seconde dans un sac en plastique (que l’on peut enlever facilement) : l’équilibre entre oxygène et dioxyde de carbone dans le sang redevient normal et calme l’excitation qui mène à la panique.
   
    En fait l’anxiété vient en partie de la peur d’avoir peur, et des séquelles que cela entraîne, beaucoup plus que de la situation concrète qui engendre la peur !!  C’esyt en quelque sorte comme la peur de la douleur, qui vous rend beaucoup plus sensible à une douleur bénigne. Redouter qu’une crise survienne augmente la probabilité qu’elle arrive !
    Il faut essayer d’aider la personne à accepter cette peur, à lui montrer que la crise n’est pas certaine et qu’elle l’est moins si elle ne la craint pas. Et il faut apprendre à accepter cette peur sans réagir.
    On peut en particulier gérer sa peur en se distrayant, mais c’est d’une protée limitée.

    La peur de subir la panique suffisant donc à déclencher la crise, une personne évite donc une situation ou un objet à cause de ces craintes de malaise. Une solution consiste à traiter le mal par le mal et à confronter la personne à cette peur. C’est une démarche qui exige beaucoup de volonté, mais qui renforce l’estime de soi.
    Il faut évidemment accompagner la personne, l’aider, qu’elle se sente entourée. Les meilleurs aides sont l’être aimé, les amis, la famille. C’est difficile à faire à distance (par exemple sur internet); il faut être présent réellement à ses cotés, la « prendre par le main ».
    On peut se confronter progressivement à des situations de lus en plus difficile, mais le meilleurs résultat est souvent de se confronter à une situation maximale si on arrive à la supporter. Mais on est amené à répéter souvent ces exercices, et les progrès se font peu à peu, pour arriver à surmonter sa peur.
   
    Surtout il ne faut jamais se moquer des personnes qui paniquent ainsi, car leur souffrance est très réelle et c’est beaucoup moins facile que l’on ne croit de les aider.
    Mais par contre si elles arrivent à surmonter leur handicap, elles en sortent grandies et beaucoup plus sûres d’elles mêmes.

Samedi 4 octobre 2014 à 8:38

Animaux

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     Au bout d’un mois de retour en région parisienne, et malgré le beau temps, j’ai un peu la nostalgie de la Bretagne. J’aime bien aller fureter en bord de mer à la recherche de coquillages et de bêtes diverses, poissons et crustacés.
    Alors je vais montrer en intermède quelques photos des poissons que l’on trouve entre les rocher de la plage de Saint Colomban, quand on va à la pèche aux crevettes.
    Je ne connais malheureusement pas le nom de la plupart d’entre eux.
    Le premier (photo ci dessus) est cependant très connu : un rouget barbet, dont les filets sont excellents, à la poêle avec des rondelles d’andouille de Guéméné.
    Le second est un silure ou « poisson chat ».
    Le troisième est une équille ou « poisson règle », qui devient tout raide et tout dur quand vous le prenez dans les mains.
    Les autres, je ne sais pas; je crois que celui au milieu des moules s’appelle un blennie.
    Sur la dernière photo on devine une petite sole, enfouie dans le sable. Quand on se promène dans l’eau chauffée par le soleil en bord de sable, on marche parfois dessus et elle part brutalement et le sable se dérobe sous vos pied, alors, avec la surprise, on tombe souvent assis dans l’eau !!

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Vendredi 3 octobre 2014 à 9:12

Drogue, alcool, addictions

     Une correspondante constate que la France est un des pays où l’on consomme le plus de tranquillisants, qu’on en donne aux jeunes quand ils sont anxieux, qu’on en donne aux adultes quand ils sont stressés et pour les faire dormir, et qu’on en bourre les personnes âgées pour qu’elles se sentent moins oppressées étaient moins peur de la vieillesse et de la mort.
    Elle me demande ce que j’en pense et si je prends des benzodiazépines.

    Je la rassure tout de suite, j’ai la chance d’être en bonne santé et je ne connais guère comme médicament que l’aspirine, du paracétamol, et du sérum physiologique dans le nez avec un petit désinfectant (du prorhinel, quand j’ai le nez bouché).`
    Cela m’étonnerait beaucoup que je prenne un jour une benzodiazépine, car je n’apprécie pas ce type de médicament et je préfère être très optimiste pour éviter le stress.

    Regardons d’abord comment agissent les benzodiazépines, qui sont essentiellement des tranquillisants.

    Rappelons d’abord que les neurones peuvent envoyer dans leur axone un influx nerveux positif ou négatif, qu’ils communiquent (à travers une synapse par l’intermédiaire d’un neurotransmetteur chimique), aux dendrites des neurones avec lesquels ils sont en contact. Ces neurones font la somme de tous les influx qu’ils reçoivent et ils ne déclenchent eux mêmes un influx nerveux que si cette somme atteint un  certain niveau.
    Un influx positif est déclenché lorsque le neurotransmetteur entraîne une libération d’ions positif, en général, calcium Ca++ dans la dendrite du neurone suivant et un influx négatif lorsqu’il s’agit de la libération d’ions chlore Cl- (article du 24/10/2006)
    La plupart des neurotransmetteur entraînent la libération de Calcium et le principal neurotransmetteur qui entraîne celle de chlore est le GABA (l’acide gamma-amino butyrique) : on l’appelle donc un neurotransmetteur inhibiteur, puisqu’il diminue ou supprime l’émission d’un influx positif, du fait de son apport négatif.

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    L’action du GABA est très importante car il modère l’action des autres neurotransmetteurs, notamment le glutamate, qui sont des excitateurs positifs.
    Le GABA empêche donc une surexcitation du cerveau dans la mesure où un équilibre existe entre son action et celle des autres neurotransmetteurs.

    L’effet des benzodiazépine est schématisé sur les deux schémas ci dessous, qui représentent un canal ionique, protéine laissant passer des ions à travers la membrane cellulaire, sous l’effet des neurotransmetteurs qui se fixent sur des récepteurs latéraux
    ici le récepteur est sensible au GABA :

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    Sur celui de gauche, le Gaba s’est fixé sur son récepteur, il active l’ouverture du canal et des ions chlore traversent la membrane.
    Sur celui de droite la benzodiazépine vient aussi se fixer sur le récepteur de Gaba, car elle a cette possibilité chimique. Le canal ionique est davantage ouvert et la quantité d’ions chlore franchissant la membrane est plus importante.
    En définitive, la benzodiazépine augmente l’effet inhibiteur du GABA, qui compte des récepteurs un peu partout dans le cerveau. Donc elle ralentit le fonctionnement du cerveau.
    Si la personne qui prend des benzodiazépine était quelqu’un ayant des troubles importants d’anxiété, et cela par manque de GABA, alors le traitement est normal, à condition d’agir par ailleurs pour que la personne finisse par maîtriser son angoisse, car il est recommandé de ne pas prolonger ce type de traitement au delà de trois mois si possible.
    Mais on prescrit souvent des benzodiazépines à des personnes qui n’ont pas des troubles importants et ce traitement est alors dangereux.
    En effet ces médicaments agissent sur les centres de récompense. La personne se sent bien et donc apprécie ce « confort ». Mais les centres de récompense s’habituent et il leur faut davantage de médicament pour produire le même effet (libération de dopamine).
Il y a donc création d’une addiction.
    Les personnes souhaitant ce confort prennet donc davantage de médicament et cela en permanence, bien au delà des 3 mois. Il y a alors un ralentissement permanent du cerveau. La personne est moins attentive, moins active, moins motivée et surtout l’action au niveau de l’hippocampe, ralentit les performances de mémoire.
    Les chercheurs ont appelé l’attention sur le risque accru de maladie d’Alzeimer, et l’aggravation des pertes de mémoire, notamment chez les personnes âgées, traitées aux benzodiazépines.
    De plus les benzodiazépines ne sont pas des somnifères. Certes elles peuvent améliorer le sommeil en empêchant en partie de penser à ses préoccupations, mais l’action est très différente d’une personne à l’autre, et dans beaucoup de cas elles ont très peu d’effet sur le sommeil
    De plus ces produits ont un effet analogue au cas où vous prendriez trop de paracétamol, pour atténuer la douleur au moindre bobo. En fait l’organisme lutte naturellement contre la douleur grâce à la production d’endorphines. Le fait de prendre trop souvent du paracétamol diminue cette production et il vous faudra de plus en plus de paracétamol, à effet équivalent.
    De même le corps lutte contre une insuffisance de GABA et donc des anomalies émotionnelles, en produisant des neurostéroïdes. Ceux ci se fixent aussi sur les récepteurs du GABA, augmentant ainsi son action. L’utilisation trop fréquente de benzodiazépines va friner la production de ces neurostéroïdes, qui luttent naturellement contre nos peurs et nos angoisses.

    Certes les produits psychotropes, et notamment les benzodiazépines sont utiles lorsqu’il y a vraiment dépression ou maladie psychiatrique. Mais par contre, leur utilisation abusive comme médicament de confort est dangereux, et les médecins ne devraient pas céder aux demandes de leurs patient, dans les cas où ce traitement n’est pas indispensable..

Jeudi 2 octobre 2014 à 8:45

Psychologie, comportement

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 J’ai toujours été étonné par la diversité des réactions de mes correspondant(e)s.

    Beaucoup n’ont pas confiance en eux ou elles, ce qui n’est pas étonnant car d’une part quand on est jeune on manque d’expérience, et puis le monde actuel est relativement hostile et stressant, et les médias font tout pour renforcer cette impression négative.
    Mais pourtant certain(e)s se sentent confiant malgré tout et même quelques uns ont une assurance et une confiance en eux démesurée, qui peut même parfois être dangereuse. Il existe même des mégalomanes qui se croient parfaits !!
    Il est certain que la société actuelle ne nous aide pas à avoir confiance en nous :
le chômage pousse des milliers d’individus à se juger inutiles, donc méprisables, le « tout pour paraître » et le culte du groupe et des copains de l’apparence incite hommes et femmes à détester leur propre image, le culte de la performance exige de chacun d’être le meilleur, la manie des parents et des psys à demander à devenir soi-même et à s’épanouir par ses propres moyens, sans repères sur lesquels s’appuyer, tout cela contribue à déstabiliser.
    La nécessité de s’aimer suffisamment soi-même pour réussir dans l’existence a depuis longtemps été confondue à tort avec « narcissisme »(cf.Freud), et « égocentrisme ». Or s’aimer revient à accepter ses défauts, ses échecs sans en trembler de honte, sans croire que l’avenir sera pareil.
    L’ennui c’est qu’on se voit avec ses convictions, ses préjugés sur soi et pas avec une vison objective.
    Beaucoup de mes jeunes correspondantes se trouvent trop grosses. Elles me disent leur poids et leur taille, qui sont normaux et leur photo est en général celle d’une jeune femme relativement mince et agréable à regarder. Et j’ai beaucoup de mal à les en persuader. En fait leur image n’est pas celle qu’elles voient dans le miroir, mais dans leur cortex émotionnel.
    Nul ne porte d’emblée un regard positif sur lui-même. Un enfant à qui l’on demande trop – être aussi raisonnable qu’un adulte, le premier en classe, le meilleur en tout – aura sans cesse l’impression de ne pas être à la hauteur. A l’inverse un enfant que l’on couve et aux caprices duquel on cede sans cesse n’est jamais satisfait, n’est pas heureux et doute inconsciemment tout autant de lui même et de sa capacité à être autonome. Sans qu’aucun reproche n’ait été formulé, un benjamin peut être écrasé par l’image qu’il a de son aîné ou avoir l’impression de ne pas exister entre ses frères et sœurs.
   
    Les chercheurs ont essayé de connaître les liens génétiques de la confiance en soi.
Les hommes ou les femmes, au caractère dominateur qui exercent un leadership, un charisme, une séduction, transmettent ils cette caractéristique à leurs descendants?
    Des chercheurs de Cambridge ont monté, dans une étude sur la souris, que le père transmettait un gène qui avait une influence sur la dominance sociale. Ils ont trouvé un gène allèle (analogue) chez la mère. Mais le gène paternel pouvait avoir une influence sur le développement du cerveau, alors que celui de la mère intervenait dans le reste du corps. Mais le gène n’intervenait pas obligatoirement : il fallait qu’une modification épigénétique intervienne pour qu’il s’exprime. Donc la confiance en soi est transmise par le père, mais le gène peut rester endormi dans le cerveau de l’enfant… enfin chez la souris !

    C’est toujours difficile d’aider une personne à avoir davantage confiance en elle.
    Aussi paradoxal que cela soit, plus on se force à ne pas penser et plus on pense; plus on se force à ne pas ressentir le stress et plus on est stressé; plus on se force à ne pas ressentir de timidité et plus on est timidité; plus on se force à avoir d l’estime de soi et moins on en a. Et si je vous dis « Arrête de te dire que tu es nul, moche ou bête ! », vous allez penser que vous êtes nul, moche ou bête !!!
    Cela peut quand même servir de penser à ses défauts si on est capable, avec l’aide de quelqu’un de les remettre en perspective, de les juger à leur juste valeur et d’y trouver des remèdes.
    Mais il faut surtout penser positif, à ses qualités, voir ce que l’on a réussi, ce qu’on aimerait faire, ce qu’on saurait faire. Il faut rêver, puis voir ce qu’il y a de possible dans ces rêves, puis en faire des projets et s’en donner ensuite les moyens.

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lancien

sortir de la tristesse

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